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  • il y a 4 mois
Aujourd'hui, c'est au tour de Florence Portelli, vice-présidente des LR et maire de Taverny, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:03Maire de Tavernier mais surtout vice-présidente des Républicains, c'est à ce titre que Florence Portelli est avec nous. Bonjour.
00:11Bonjour.
00:11La dernière tendance, mais il faut être prudent, la dernière tendance c'est la gauche à Matignon.
00:16Si Olivier Fort devient Premier ministre ou Boris Ballot ou un autre, est-ce que vous demandez au LR, au groupe LR à l'Assemblée Nationale de censurer immédiatement ce gouvernement ?
00:27Écoutez, si on a des gens qui proposent l'abrogation de la réforme des retraites et des mesures qui mettraient le pays à genoux, je pense qu'il faut censurer parce que c'est une question de survie pour le pays.
00:36Et à un moment, il faut arrêter de délirer. On ne peut pas être de droite et accepter que des gens qui ont des positions qui ne sont même pas des positions raisonnables,
00:45qui de mon point de vue sont des positions qui seraient tragiques pour le pays, puissent continuer à le saccager.
00:50Donc comme je suis contre le saccage, binairement et bêtement, je vous dirais, on censure.
00:55Mais comment en est-on arrivé là ?
00:57Et pourtant, pardon, je le déplore. J'ai été biberonnée dans l'esprit de la Vème République avec une détestation évidemment des régimes parlementaires
01:08et des régimes des partis sous la 4ème et la 3ème. On en est arrivé là à cause d'un individu qui s'appelle Emmanuel Macron,
01:15qui a construit sa carrière politique sur le débauchage à droite comme à gauche et pas sur une vision pour le pays.
01:21Aujourd'hui, vous arrivez au bout d'un système de débauchage, ce qui fait que ça ne repose pas sur du fond,
01:27mais ça repose sur des trahisons, des compromissions et ça ne rime à rien.
01:32Donc moi, ça fait un an que je n'arrête pas de dire que la dissolution ratée ne peut aboutir qu'il y a des mauvaises solutions
01:37si le président de la République ne démissionne pas. Je suis constante avec ce que je pense.
01:41Il n'y aura que des mauvaises solutions s'il ne démissionne pas maintenant.
01:44Pour qu'il y ait des débauchages, il faut qu'il y ait des vendus, des débauchés.
01:46Je suis bien d'accord.
01:47Alors, Bruno Retailleau est un vendu, un débauché, alors.
01:50Pourquoi vous dites ça ?
01:51Parce qu'il est allé travailler avec Macron.
01:54C'était le roi du débauchage.
01:56Je ne suis pas d'accord avec vous.
01:57Ah bon ?
01:57Non.
01:58Vous avez le débauchage à géométrival.
02:00Il y a le bon et le mauvais débauchage.
02:01Non, je parle du débauchage qu'il y a eu quand Emmanuel Macron a été élu.
02:05On n'était pas dans une période où il n'y avait pas de majorité au Parlement.
02:08Enfin, où il y avait justement une majorité au Parlement, une majorité qui était macroniste
02:12et où les gens qui sont allés là-bas sont allés à la soupe macroniste.
02:16Aujourd'hui, on est dans une situation, pendant un certain temps, on a dit le pays est en train de couler.
02:20Il faut qu'on vote à budget.
02:22Essayons de trouver des points d'accord en mettant de côté les désaccords les plus sérieux
02:27avec des gens plus ou moins raisonnables.
02:30Aujourd'hui, on est allé au bout du bout de tout ça.
02:32Bayrou, ça a été catastrophique.
02:34Je dis depuis un certain temps qu'il ne faut pas qu'on y aille.
02:38Et je le disais déjà au moment de la nomination.
02:40Donc Bruno Retailleau, il y a eu tort de rester au gouvernement jusqu'au bout.
02:44Je vous disais qu'à partir du moment où le président de la République restait au pouvoir,
02:48on n'avait que des mauvaises solutions.
02:49Et tant qu'on est dans cette situation-là, soit on a une dissolution qui ne garantit même pas une majorité
02:54et même pas de la stabilité du péri, soit vous avez des gouvernements qui ne ressemblent pas à grand-chose
03:00et des gens se disent mais finalement tout ça c'est bonnet blanc et blanc bonnet.
03:03Donc on va arriver à des situations où il n'y aura que des mauvaises solutions.
03:06Mais excusez-moi, nous on n'est pas président de la République, il n'y a que lui qui peut décider de ça.
03:10D'accord, vous dites qu'il faut une présidentielle, malheureusement.
03:13Il n'y a qu'Emmanuel Macron qui peut le décider, c'est la présidentielle.
03:16Oui, ce qui m'inquiète aussi beaucoup c'est que comme ce président de la République
03:20n'a pas une très grande hauteur de vue et surtout de l'intérêt général,
03:24on peut très bien arriver à une situation d'échec permanent, peut-être une dissolution,
03:28toujours pas de majorité.
03:29Et là, s'il était acculé à la démission,
03:31on aurait peut-être un nouveau président de la République ou une nouvelle présidente de la République
03:34qui n'aurait pas non plus de majorité.
03:36Donc il est temps qu'il pense à l'intérêt du pays.
03:38On ne peut pas dissoudre deux fois dans l'année.
03:39On a un an d'écart, donc il faut vraiment que pour une fois,
03:42il pense à l'intérêt major de la nation.
03:44Pardon, mais nous sommes aujourd'hui mercredi.
03:47Il y a trois jours, Bruno Rotaillot était ministre dans un gouvernement
03:51quand même majoritairement plutôt marqué à droite,
03:54puisqu'il y avait des LR mais aussi des anciens LR.
03:56Il a décidé de s'aborder ce gouvernement
03:58parce qu'on lui a caché l'arrivée de Bruno Le Maire.
04:01Et là, on va peut-être se retrouver avec un gouvernement
04:04de gauche.
04:05Est-ce que c'était vraiment la bonne stratégie ?
04:07Vous imaginez quand même aller expliquer
04:09à nos concitoyens, à notre électorat,
04:12que Bruno Le Maire, qui a sûrement des tas de qualité,
04:14mais qui est quand même celui qui a porté
04:17la faillite du pays,
04:19on va aller gouverner avec ce monsieur.
04:21Et qu'en plus, ils ont été suffisamment cyniques
04:24pour ne pas dire à un des partenaires
04:26de ce bloc la vérité
04:28et avec qui on allait bosser.
04:30Mais ce n'est pas possible.
04:31Et ça veut dire d'ailleurs que ces champs-là
04:32sont complètement déconnectés.
04:33parce que quand on voit les réactions du terrain,
04:35alors je sais que la plupart d'entre eux
04:36sont très déconnectés,
04:37notamment le président de la République
04:38qui n'a jamais été élu local,
04:40on se dit, ils marchent sur la tête.
04:41On est d'accord avec ça.
04:42Ils sont en vase clos.
04:43Mais la conséquence du sabordage
04:46fait que c'est peut-être Olivier Faure
04:48qui va aller à Matignon.
04:49Et je me souviens que Bruno Rotailleau
04:50ne cessait de répéter,
04:52je vais travailler dans ce gouvernement,
04:53dans ces gouvernements successifs,
04:55pour justement empêcher
04:56l'arrivée au pouvoir de la gauche.
04:58La gauche, elle va arriver au pouvoir.
04:59Mais excusez-moi,
05:00empêcher l'arrivée au pouvoir de la gauche
05:02ou de la faillite macroniste ?
05:04Enfin, excusez-moi,
05:04on n'avait jamais dit
05:05qu'on allait cautionner
05:06le retour de Bruno Le Maire.
05:08Il y a quand même des limites
05:09aux sacrifices.
05:10Pendant un an, Bruno Rotailleau
05:11était à côté de Mme Borne,
05:13de Mme Pannier-Runacher,
05:15de M. Valls.
05:17Bon, ça ne gêlait pas.
05:19N'hésitez pas au ministère de l'Économie,
05:21mais je pense que Bruno Rotailleau,
05:22on ne peut pas dire quand même
05:22qu'il n'est pas un peu fait de bien
05:24aux idées de la droite.
05:25On a remis le régalien sur la table.
05:28Il y a eu de nouveau quand même
05:29des actes d'autorité qui ont été pris,
05:32aussi en matière migratoire, etc.
05:34Mais aujourd'hui, c'est bon.
05:35On a donné.
05:36Maintenant, moi, je vous le dis
05:37depuis un certain temps,
05:38stop, nada.
05:38On ne fait rien avec ces gens-là.
05:40Et Bruno Le Maire,
05:41ce n'était pas possible.
05:42Et Olivier Faure,
05:43c'est encore moins possible.
05:44Et donc, moi,
05:45je vous le dis très clairement,
05:46peut-être que tout le monde
05:46ne le fera pas chez l'ALR,
05:48moi, je vous le dis clairement,
05:48si c'est Olivier Faure,
05:50pour la survie du pays,
05:51parce que ces gens-là sont dangereux,
05:52et qu'en plus,
05:53ils ont été capables
05:53de se maquiller avec la France insoumise.
05:55Mais là, ils ne seront plus avec eux.
05:56Ils ne seront plus avec la France insoumise.
05:57Excusez-moi.
05:58Le Parti socialiste reste dangereux.
06:00Vous savez,
06:01les pudeurs épisodiques,
06:04j'ai du mal à y croire.
06:05J'aime bien l'inconstance en politique.
06:06En tous les cas,
06:07moi, c'est ma feuille de route.
06:08Ces gens-là, en tous les cas,
06:09n'ont pas hésité
06:10pour gagner des sièges à l'Assemblée,
06:12à se compromettre
06:13avec des extrémistes.
06:15Donc, à partir de là,
06:16la confiance pour moi,
06:17elle n'existe pas.
06:17Alors, question de nos GG.
06:22Je pense que la France a besoin
06:24d'une droite forte,
06:26libérale et conservatrice
06:28et que l'UMP
06:30puis les LR
06:32progressivement ont décliné
06:33et que c'est l'absence
06:34de cette droite forte
06:35dans le discours
06:36qui est pour partie responsable
06:38de la situation de notre pays
06:40et d'une dérive
06:41toujours plus à gauche.
06:42Mais si vous n'êtes plus
06:44à faire peser ces idées
06:46dans un gouvernement,
06:48comme l'a tenté
06:49M. Retailleau,
06:51on irait
06:53pour moi nécessairement
06:54vers une censure
06:55d'un gouvernement de gauche,
06:56vous l'avez dit,
06:57et donc on se retrouve là.
06:59Je pense qu'il y aurait
07:00une dissolution,
07:00il n'y aurait pas d'autre option
07:01et ce n'est pas LR
07:03qui fera une majorité demain.
07:05Et donc,
07:06dans cette logique
07:07où vous êtes allé
07:09dans un gouvernement
07:10de M. Macron
07:12pour faire peser
07:13les idées de droite,
07:14je ne comprends toujours pas
07:15pourquoi vous n'iriez pas
07:17dans un gouvernement
07:19Rassemblement National,
07:20pour faire peser
07:21les idées libérales
07:23dont le gouvernement
07:23du Rassemblement National
07:27aurait tant besoin.
07:27Je voyais le fantasme arriver.
07:29Je termine là-dessus,
07:31ça bouge un tout petit peu,
07:32on voit Mme Prima dire
07:33on n'est pas toujours
07:34en désaccord avec le RN,
07:35hier,
07:36si je ne dis pas de bêtises,
07:37et on voit M. Retailleau
07:38parler sur une législative partielle,
07:41pas une voix pour la gauche
07:42et le candidat en face
07:43c'est le Rassemblement National.
07:44Alors,
07:45est-ce qu'enfin
07:45on va sortir du piège
07:46où on est enferré
07:48depuis tant d'années
07:49et où la droite
07:50part diviser à chaque fois ?
07:51Je rappelle que plus de 50%
07:52des gens sont à droite
07:54aujourd'hui.
07:55Alors,
07:55le problème c'est que vous et moi
07:56on n'a pas la même définition
07:57de la droite,
07:58ce qui pose déjà
07:59un problème de principe.
08:00L'autre difficulté
08:01c'est qu'aujourd'hui
08:01comme le Rassemblement National
08:02vu l'état de décrépitude
08:04d'un paquet de partis politiques
08:05à le vent en poupe,
08:07on est souvent sur des plateaux télé
08:08face à des gens
08:09qui vous disent que
08:10finalement
08:10la logique
08:11c'est d'aller avec eux
08:12et de ne pas se poser
08:13plus de questions.
08:14Donc vous me parlez
08:15d'être libéral
08:15et conservateur.
08:16Moi je ne comprends toujours pas
08:17la position du RN
08:18sur les retraites.
08:19Je suis bien d'accord.
08:20Oui,
08:21donc je n'ai pas envie
08:22de m'aller avec des fantaisistes
08:24sur la question des retraites.
08:25Si il devait manquer
08:26quelques voix,
08:27vous négociez
08:28votre participation.
08:28Non mais on ne négocie pas
08:29avec des gens
08:29qui sont des charlots.
08:30Vous négociez votre participation
08:31en disant pas
08:32des charlots.
08:33On ne revient pas
08:34sur la fin du temps.
08:34Non mais attendez,
08:35il n'y a pas que ça.
08:35Il n'y a pas que ça.
08:37Excusez-moi,
08:38il n'y a pas que ça.
08:39Le Rassemblement National
08:40et le LR
08:41peuvent avoir
08:42des points communs
08:43en matière de sécurité.
08:44Encore je trouve
08:45le discours assez pauvre.
08:47Mais sur la question
08:48de l'éducation,
08:49sur la question du logement,
08:51sur la question
08:51de la propriété,
08:52sur la question
08:53des déserts médicaux,
08:54sur la question
08:54de la santé,
08:55tous ces sujets
08:56qui pour moi
08:56sont primordiaux,
08:57dont on ne parle plus
08:58depuis des mois
08:59voire des années
08:59parce qu'on est en train
09:00de commenter
09:01les marasmes institutionnels
09:03dans lesquels
09:03on est plongés.
09:04Vous n'êtes pas prête
09:04à travailler un jour
09:06avec le LR.
09:06Je ne suis pas prête
09:07à travailler
09:08avec des gens
09:08qui ne portent pas...
09:10Non mais pas moi,
09:11arrêtez,
09:11c'est bon,
09:11la caricature,
09:12j'en ai marre...
09:13Excusez-moi,
09:14j'en ai marre
09:14du discours du RN
09:15ou de ces avatars
09:16qui est de dire
09:16si vous n'allez pas avec eux
09:17c'est que vous êtes chez Macron,
09:19on est juste chez nous.
09:20Et moi je pense
09:20que vos auditeurs aujourd'hui
09:22en ont marre
09:22d'une classe politique
09:23qui n'assume pas ses idées.
09:25Je suis sûre
09:25qu'il y a des auditeurs
09:25qui ne pensent pas comme moi
09:26mais ils respectent sûrement
09:28le fait que j'ai
09:28une colonne vertébrale.
09:29Et moi ma colonne vertébrale
09:30elle me dit
09:38Justement en parlant
09:40de colonne vertébrale
09:41que pensez-vous
09:42de Madame Borne
09:43qui dit
09:44dans les colonnes
09:45du Parisien
09:46on peut effectivement
09:48suspendre la réforme
09:49des retraites
09:49sachant qu'elle l'a portée
09:50en tant que première ministre
09:51pendant deux ans
09:52c'est elle qui a bataillé
09:53notamment l'Assemblée nationale
09:54pour l'imposer
09:55cette réforme des retraites.
09:56Je trouve que c'est
09:57la manifestation,
09:58l'incarnation
09:58de la médiocrité en politique
09:59et du retournement de veste.
10:01C'est écœurant.
10:02C'est-à-dire
10:02vous avez expliqué aux gens
10:04pendant un bon bout de temps
10:05en disant
10:06que parce que vous êtes courageux
10:07et que vous pensez
10:08que c'est essentiel
10:08pour le pays
10:09parce qu'on sait très bien
10:10que si d'ailleurs
10:10on ne faisait pas cette réforme
10:12il manquerait au moins
10:1310 milliards
10:13et qu'on ne sait pas assurer
10:14le système de répartition.
10:17Bon,
10:18elle nous explique ça
10:18pendant un certain temps
10:19elle bataille au Parlement
10:20elle utilise même
10:21les 49-3
10:21et maintenant
10:22elle vous explique
10:23que ça n'a aucune valeur
10:24mais les gens
10:25qui nous écoutent
10:26même ceux qui sont contre
10:27la réforme des retraites
10:28ils se disent
10:29mais c'est quoi
10:29tous ces invertébrés ?
10:30Mais c'est horrible !
10:31Moi je ne fais pas
10:32de la politique pour ça
10:33je ne fais pas de la politique
10:34pour trahir mes idéaux
10:36alors ça ne veut pas dire
10:37que j'ai raison sur tout
10:38mais ça veut dire au moins
10:39que je crois en quelque chose
10:40vous imaginez ce que c'est
10:41pour un citoyen
10:42de se dire aujourd'hui
10:43il y a une classe politique
10:43qui ne croit en rien
10:44qui croit juste à sauver
10:45pardon mais
10:46à sauver son portefeuille
10:48à sauver sa place
10:49à sauver son siège
10:50et moi je suis désolée
10:51en tant qu'élu local
10:52ça me révulse
10:53et j'espère qu'aujourd'hui
10:54la classe politique
10:54elle va être incarnée autrement
10:56Ça veut dire que vous faites
10:57en guirlandais
10:57tous les jours
10:58ou tous les week-ends
10:59par vos électeurs ?
11:02Non mais pas vous
11:03mais votre famille politique
11:04ou par les gens
11:05Mais de manière globale
11:06en fait le problème
11:07c'est que tous les gens
11:07et je ne dis pas que c'est le cas
11:08dans ma famille politique
11:09mais tous les gens
11:10qui trahissent des idées
11:11ou qui sont prêts
11:12à des compromis inacceptables
11:14et bien
11:14ils renforcent l'idée
11:17que la classe politique
11:18elle est pourrie
11:18et moi ça ça m'écœure
11:19vous parlez de l'association
11:20des maires de France
11:21je suis vice-présidente
11:21de l'association des maires de France
11:23les trois quarts des femmes
11:24et des hommes politiques
11:25c'est des élus locaux
11:26maires, conseillers départementaux
11:28régionaux
11:28qui en bavent
11:30qui adorent ce qu'ils font
11:30et qui sont prêts
11:31à sacrifier une partie de leur vie
11:32pour l'intérêt général
11:33et aujourd'hui
11:34on est jeté avec l'eau
11:35d'un bain assez sale
11:37et les gens se disent
11:38finalement
11:39ils sont tous pourris
11:39ou ils pensent tous
11:40qu'à eux
11:41ça me désole
11:43parce que c'est pas vrai
11:44mais en même temps
11:45ce qu'on voit
11:45c'est affligeant
11:46et je comprends
11:46en même temps
11:46que nos concitoyens
11:47soient écoeurés
11:48Alors on revient
11:50dans un instant
11:50avec les questions de Zora
11:51avec les questions
11:52de Zora Bittan
11:53avec les questions
11:53de Fatima, de Bounoua
11:55et d'Antoine Diers
11:56pour rester avec les grandes gueules
11:57notre invitée
11:58elle n'a pas sa langue
11:59dans sa poche
11:59elle dit ce qu'elle pense
12:00c'est la maire de Tavernier
12:01la vice-présidente des Républicains
12:02c'est Florence Portelli
12:04C'est Florence Portelli
12:25qui est avec nous
12:25vice-présidente des Républicains
12:27et puis elle est maire
12:28de Tavernier
12:29avec toute sa franchise
12:30dans le contexte politique
12:31que l'on connaît
12:32puisque si on se fie
12:33à ce qui est en train
12:35de se passer
12:35autour de l'hôtel
12:36de Matignon
12:37et bien visiblement
12:38on se dirige peut-être
12:39de toute façon
12:39c'est une hypothèse
12:40vers un premier ministre de gauche
12:43un gouvernement
12:43en tout cas
12:44qui mettrait la barre à gauche
12:45Alors question de Fatima
12:47de Bounoua
12:47et Zora Bittan
12:48Fatima
12:49J'aime bien le ras-le-bol
12:50au sujet des invertébrés
12:52et donc j'ai deux questions
12:54en une
12:54la première
12:54comment vous faites le ménage
12:56dans votre propre parti
12:57au sujet des invertébrés
12:58et des gens qui retournent
12:59leur veste
13:00et la deuxième
13:01est-ce que vous pensez
13:02Portelli 2027 ?
13:03Alors
13:06les invertébrés
13:07on en a déjà connu
13:08pas mal
13:09qui sont partis
13:09c'est l'avantage quand même
13:11des attraits
13:12parfois
13:12des sirènes du pouvoir
13:14ils sont partis
13:15en 2017
13:16ils sont partis
13:16en 2022
13:17d'autres après
13:18sont partis
13:19avec monsieur Ciotti
13:20donc au bout d'un moment
13:22ça fait quand même
13:23du tri
13:24donc c'est plutôt pas mal
13:25après j'espère que
13:27comment ?
13:28Vous êtes plus très nombreux
13:29d'ailleurs
13:29Mais parfois il vaut mieux
13:30être seul que le mal accompagné
13:32La politique c'est le nombre
13:33Oui mais vous savez
13:34dans les grands moments
13:36de l'histoire
13:36la résistance
13:37ça s'est incarné
13:38par des gens
13:38qui étaient minoritaires
13:39et c'est pas très grave
13:39au bout d'un moment
13:40vous devenez majoritaire
13:41Vous vous comparez
13:42au général de Gaulle
13:42dans votre situation
13:43je trouve ça audacieux
13:44Non je compare aux gens
13:45qui ont eu des convictions
13:46Je respecte l'idée
13:47d'avoir des convictions
13:48mais la politique
13:48aujourd'hui
13:48c'est réussir
13:50Il y a la deuxième partie
13:52Portelli 2027
13:53Après une poignée d'abeilles
13:54vaut mieux qu'un sac de mouche
13:55donc l'idée du nombre
13:56Donc proverbe arabe
13:58Merci papa
13:59Donc oui on vous écoute
14:01pour Portelli 2027
14:02Non mais je pense
14:03en tous les cas
14:03qu'il faut qu'à droite
14:05on incarne autre chose
14:06que les discours
14:08qu'on a depuis un certain temps
14:10qui sont très valables
14:10pour gérer un pays
14:11mais qui n'incarnent pas
14:13de mon point de vue
14:14encore une vision
14:14Moi si je suis à la place
14:16d'un de mes concitoyens
14:18qui se lève le matin
14:19qui se dit
14:20je travaille pas pour grand chose
14:21je suis même pas sûre
14:21d'assurer les études
14:23de mes enfants
14:23et d'ailleurs des études
14:24pourquoi
14:25puisque finalement
14:26ils risent de se retrouver
14:27au chômage
14:27ou d'avoir un avenir limité
14:29avec des gens
14:30qui accèdent à la propriété
14:31de plus en plus tard
14:32des gamins qui renoncent
14:33des gens qui disent d'ailleurs
14:34que comme ils sont pas propriétaires
14:36ils pourront pas financer
14:36leur fin de vie
14:37alors qu'il y a la longévité
14:38je pourrais vous citer
14:39des tas de sujets
14:40qu'aujourd'hui
14:40ne sont pas traités
14:41le sujet aussi de l'écologie
14:43quant à des positives
14:44quelle place
14:45comment on concilie ça
14:46justement
14:47avec le besoin de logement
14:48enfin tous ces sujets là
14:49j'aimerais qu'ils soient incarnés
14:50des sujets de société aussi
14:52on peut incarner
14:53un féminisme de droite
14:55il n'y a pas que
14:55le féminisme de gauche
14:57anti-homme
14:58complètement caricatural
14:59et violent
15:00après c'est la caricature
15:01qu'on va en faire
15:02mais comment
15:02est-ce que vous pensez
15:03que vous seriez suivi
15:05justement
15:05vous parlez de féminisme
15:06est-ce que
15:07la question
15:08le fait d'être ou non
15:09une femme
15:10est-ce que c'est un sujet
15:11je pense que ça
15:12il y a largement la chance
15:13il y a
15:14après des
15:15des conditions
15:17qui font que
15:17vous êtes
15:18plus mal parti
15:20que d'autres
15:22je prends l'exemple
15:22de Valérie Pécresse
15:23que j'ai soutenue
15:24on ne peut pas dire
15:24qu'elle ait été
15:25beaucoup aidée
15:26et quand
15:27certains font tout
15:28pour s'aborder
15:28une candidature
15:29pour se moquer aussi
15:30je pense que c'est une réflexion
15:31collective de la société
15:32pas que des partis politiques
15:33il y a beaucoup de choses
15:35qu'elle a dit
15:35dont on s'est moqué
15:36quand elle a parlé
15:37de cramer la caisse
15:38ça a été des ricanements
15:39aujourd'hui
15:40ça ricanne moins
15:40est-ce qu'il y a
15:42beaucoup de gens
15:42même côté journaliste
15:43pour dire
15:43on a peut-être été
15:44un peu hâtif
15:45un peu caricatural
15:46parce que c'était une femme
15:47je ne pense pas
15:49on a des pionnières
15:51comme ça
15:51mais je pense que
15:53il faut en tous les cas
15:54aussi que les femmes
15:54n'aient pas peur
15:55d'assumer ce qu'elles sont
15:56pourriez vous présenter
15:57à une primaire à droite
15:58ou pas ?
15:59pourquoi pas
16:00moi j'ai une question
16:03Florence
16:04vous avez parlé
16:05des élus locaux
16:05dont on parle très peu
16:07et on oublie toujours
16:09que les élus locaux
16:10c'est eux qui font la France
16:13et c'est eux qui tissent la France
16:14puisque chaque territoire
16:15est une addition du pays
16:16finalement
16:17alors évidemment
16:18dans les élus locaux
16:19il y a toujours des brebis galeuses
16:20et puis des gens
16:20dont on se passerait bien
16:22qu'ils soient maires
16:22mais il y a des tas de maires
16:23qui connaissent bien la France
16:24et moi pour vous connaître
16:26je sais que vous en faites partie
16:27vous faites partie
16:28de ces gens
16:28qui avaient des convictions
16:29déjà
16:30et ça ça fait du bien
16:31et des convictions
16:32que vous mettez en oeuvre
16:33des sujets qui me sont chers
16:35comme l'égalité
16:36comme l'accès à la culture
16:37comme la méritocratie
16:39ça se vit
16:39ça se vit pas à travers des discours
16:41ça se vit à travers des actes
16:43et je pense qu'aujourd'hui
16:44l'attente des français
16:45c'est d'avoir une classe politique
16:46qui incarne
16:47ce qu'elle dit
16:48et ce qu'elle fait
16:49et les élus locaux
16:50doivent monter au front
16:51doivent reprendre le pouvoir
16:53en tout cas pour ceux
16:55qui ont comme vous
16:55une colonne vertébrale
16:56qui n'ont pas honte
16:57de ce qu'ils sont
16:58parce qu'on n'a pas
16:59à avoir honte
17:00d'être de droite
17:01d'être de droite
17:03de cette droite sociale
17:04et humaniste
17:04moi je me souviendrai toujours
17:06de Valérie Pécresse
17:07à sa première candidature
17:09à la région
17:09et lorsque
17:11Claude Bartholone
17:12l'avait taxée
17:14de Versailles
17:14et moi j'avais fait un texte
17:16et j'aime dire que ça
17:16pardon
17:16candidate de la race blanche
17:17voilà
17:17alors moi j'avais répondu
17:18à un texte
17:19en disant que
17:19cette entre guillemets
17:21race blanche
17:22de Versailles
17:23c'est elle qui a fait
17:25mon chemin de l'assimilation
17:26c'est le secours
17:27catholique
17:28c'est les scouts
17:30c'est le catéchisme
17:32et plein d'endroits
17:32de cette droite humaniste
17:34qui disait que finalement
17:35il fallait proposer
17:38justement l'assimilation
17:39et là où vous devez
17:41vraiment
17:41vraiment monter au front
17:42c'est d'affirmer
17:43et d'assumer
17:44ce que vous êtes
17:45et j'allais dire
17:46l'identité même
17:47de la droite sociale
17:48et humaniste
17:49ce que les mecs
17:49ne font plus chez vous
17:50et ce qui est totalement
17:52dissous
17:52dans les discours
17:53des uns et des autres
17:54il n'y avait pas de question
17:56il n'y avait pas de question
17:57ah non il n'y avait pas de question
17:58non mais si
17:58non mais en revanche
17:59d'assumer une droite sociale
18:01par rapport à ce que dit
18:03Zora Bittan
18:04il y a quand même une chose
18:04même attention
18:05elle a dit monter au front
18:06mais pas dans le sens
18:06que vous l'entendez
18:07voilà
18:07merci
18:08c'était une blague
18:09c'était très drôle
18:11c'est pas grave
18:11sur le fait
18:14de vous parler
18:14de votre parcours
18:15et vous parlez aussi
18:16de l'assimilation
18:17je pense que
18:19c'est dommage aussi
18:20qu'on ne montre pas plus
18:21Sarkozy l'avait fait
18:22un petit peu
18:22je sais que je ne suis pas
18:23une Sarkozyste notoire
18:24mais il avait eu
18:26cette intelligence
18:26de montrer aussi
18:27des exemples
18:28qui donnent envie
18:28je suis effarée
18:30parfois quand je remets
18:30des dictionnaires
18:31dans certains quartiers
18:32de ma commune
18:33on me dit
18:34bon des gens me demandent
18:35si je suis riche
18:36quelle est ma voiture
18:36donc aujourd'hui
18:37la marque de ma voiture
18:38il y a une grande déception
18:39et en fait
18:40c'est quelle marque ?
18:42une Fiat 500
18:42une Fiat 500 ?
18:44non mais ils s'attendent
18:45à des Ferrari
18:45non mais parce qu'il y a
18:46ce rapport de fascination
18:47par rapport à l'argent
18:48et aux élus
18:49vos affaires
18:52c'est vous qui les avez payées
18:53ou c'est la commune ?
18:54Mango c'est moi
18:54et le coiffeur c'est moi
18:55vous habillez Mango ?
18:57c'est pas au contribuable
18:58d'assumer le fait d'être nul
18:59il y a une polémique
19:00sur les frais de représentation
19:01à Paris
19:02sur les mères d'arrondissement
19:03je termine juste là-dessus
19:04sur la fascination
19:05par rapport à l'argent
19:06mais de gamins
19:07dont le modèle
19:08si finalement
19:08ils voient des gens
19:09qui leur ressemblent
19:10à travers des clips de rap
19:11ou des matchs de foot
19:11ce serait bien
19:13qu'ils voient aussi
19:14des gens qui sont extraordinaires
19:15et qui ont réussi
19:16et qui sont des exemples
19:16de méritocratie
19:17et aujourd'hui
19:18c'est pas le cas
19:19et je pense que là-dessus
19:20la droite a aussi
19:20un travail à faire
19:21c'est pas une intéressante
19:22mais on est loin
19:23des problèmes actuels
19:23du pays
19:24de votre point de vue
19:25mais pas du mien
19:25après vous me avez posé
19:27une question sur mes vêtements
19:28sur les frais de représentation
19:29parce qu'on s'est aperçu
19:30que les maires à Paris
19:31arrondissement
19:32et la maire elle-même
19:33avaient une enveloppe
19:35importante pour s'habiller
19:36et en fait
19:36on faisait un peu
19:38ce qu'on voulait
19:38avec ces enveloppes
19:39il y a deux choses
19:40bon moi j'ai pas
19:40d'enveloppe de frais
19:41de représentation
19:42mes vêtements
19:43je me les paye
19:43le coiffeur je me le paye
19:44je disais
19:44je suis pas très doué
19:45pour me coiffer
19:46et c'est pas contribuable
19:47d'assumer le fait
19:47que je suis pas doué
19:48mais après on peut se faire
19:49prêter des vêtements
19:50on peut aussi se faire
19:51prêter des vêtements
19:51après il y a deux choses
19:53il y a des choses
19:53qui sont légales
19:54et avoir des frais
19:56de représentation
19:56c'est légal
19:57après moi
19:58à titre personnel
19:59mais j'en fais pas
20:00une jurisprudence
20:01et je n'ai pas
20:01de leçon de morale
20:02à donner à qui que ce soit
20:03personnellement
20:04je ne pratique pas ça
20:05je ne fais pas ça
20:06et à titre personnel
20:08ça me gêne
20:08qu'est-ce que vous faites
20:09rembourser alors
20:10en général ?
20:11ah bah rien
20:11enfin je paye mon essence
20:12je paye mes capsules
20:14même mes capsules de café
20:15non en fait
20:15ce que je peux rembourser
20:16c'est quand j'ai des repas
20:17qui sont faits
20:18des repas de travail
20:19et bien évidemment
20:20c'est payé dans le cadre
20:22mais c'est pas le problème
20:22c'est pas les frais
20:23de représentation
20:23c'est comme on l'utilise
20:25si on l'utilise
20:26pour partir en vacances
20:27ou déjeuner
20:29avec ses enfants
20:30ce ne sont plus
20:30des frais de représentation
20:31c'est ça qui est reproché
20:32à la façon dont l'enveloppe
20:34a été utilisée à Paris
20:34mais je tiens à dire
20:35encore une fois
20:35l'immense majorité
20:37des maires et des élus locaux
20:39ce sont des gens admirables
20:40certains ont même
20:41des indemnités misérables
20:43notamment dans les petits villages
20:45dans les petites communes
20:47où en plus
20:47ils sont obligés souvent
20:48d'assumer le travail
20:49de leur administration
20:50parce que
20:51moi je suis une ville
20:51de 28 000 habitants
20:52donc j'ai énormément d'agents
20:54je suis aidée
20:55je ne suis pas toute seule
20:56je suis des adjoints
20:57quand vous êtes maire
20:58d'un village
20:58de 400 habitants
21:00vous faites comment ?
21:01vous faites vous-même
21:02un paquet de choses
21:03que fait chez moi
21:04l'administration
21:05donc aujourd'hui
21:06il y a un vrai problème
21:06du statut de l'élu
21:07le problème c'est que
21:08quand on dit ça
21:09on se dit
21:09ben voilà
21:10c'est de l'entre-soi
21:11ils pensent qu'à eux
21:11tous pourris et tout
21:12justement c'est intéressant
21:13de vous avoir
21:14parce que vous êtes une maire
21:15vice-présidente de région
21:16il faut faire des économies
21:18la France est très endettée
21:19d'ailleurs ça fait des semaines
21:20qu'on parle de gouvernement
21:21la gauche, la droite
21:22enfin on oublie
21:23le sujet principal de la France
21:25c'est quand même
21:25son endettement
21:27et peut-être aussi
21:28le temps de travail
21:29c'est un...
21:30alors le temps de travail
21:30c'est lié
21:31si on travaille plus
21:32peut-être que
21:33les impôts rentreront mieux
21:35également
21:35il y aura plus de richesses
21:36plus de croissance
21:37mais est-ce qu'il faut
21:38supprimer une strata
21:39parce que
21:40la France c'est
21:41la commune
21:43les intercos
21:44la métropole
21:45le département
21:46les régions
21:47qu'est-ce qu'on supprime ?
21:48Déjà on ne comprend plus rien
21:49le problème aussi
21:50c'est le rapport du citoyen
21:52à la collectivité
21:53je pense qu'il y a des strata
21:54qui sont indispensables
21:55par exemple
21:56la strata mère
21:57c'est la commune
21:57parce que c'est le rapport
21:58de proximité directe
21:59après je vous dirais
22:00le problème c'est d'avoir
22:01une vision uniforme
22:02j'avais un regard
22:04assez sévère
22:05sur les intercommunalités
22:06ne serait-ce que parce que
22:08quand vous êtes
22:08dans une intercommunalité
22:10vous n'êtes pas
22:11élu sur un projet
22:12en fait
22:13c'est suite au municipal
22:14vous allez à l'agglo
22:15ou à l'intercommunalité
22:17et j'ai été
22:18dans une
22:19communauté
22:20d'agglomération
22:21à Mulhouse
22:21avec un président
22:23formidable
22:23et des mères formidables
22:24et chez eux
22:25c'est utile
22:25et en fait
22:26souvent ça fonctionne
22:27mieux en province
22:28que dans
22:29des grandes régions
22:30métropoles
22:31donc en réalité
22:32je pense qu'il ne faut pas
22:33avoir un discours
22:34uniforme
22:35il y a des réalités
22:36qui sont diverses
22:37il y a des endroits
22:38où l'intercommunalité
22:39c'est utile
22:39puis il y a des endroits
22:40où ça ne sert à rien
22:41et dans ce cas-là
22:41on devrait supprimer
22:42il y a aussi un paquet
22:43de syndicats
22:44en fait par exemple
22:45dans mon intercommunalité
22:47vous avez aussi
22:48trois syndicats
22:48de tri
22:49des déchets
22:50qui sont en doublon
22:51de l'intercommunalité
22:53et donc avec des fonctionnaires
22:54avec des indemnités
22:55c'est pas normal
22:56donc vous voyez
22:57tout ça il faut le toileter
22:58et redonner du sens
22:59donc il faut toileter
23:01parce que la droite
23:02a cramé la caisse aussi
23:04moi je veux bien
23:04Valérie Pécresse
23:05avait trouvé une bonne expression
23:06mais quand on regarde
23:07ces 20 ou 30 dernières années
23:08ou 40 dernières années
23:09la droite a autant
23:10cramé la caisse
23:11que la gauche
23:12elle a trop dépensé
23:14donc si la droite
23:15revenait au pouvoir
23:16on n'a aucune garantie
23:18que la France
23:19arrive enfin
23:20à vivre avec ses moyens
23:21et pas juste ses moyens
23:22non mais je vous donne
23:23un exemple
23:23vous parliez de Valérie Pécresse
23:24quand même à la région
23:25je suis vice-présidente de la région
23:26on a fait des énormes économies
23:27170 millions
23:28l'année dernière
23:29on est très bien noté
23:30et d'ailleurs je rappelle quand même
23:32que quand vous êtes
23:33vice-présidente de la région
23:34moi j'ai pas le droit
23:34à un collaborateur
23:35ou à une assistante
23:36mais j'ai pas le droit
23:37à des collaborateurs
23:38et je crois qu'il y en a
23:38pas loin de 200 à la mairie de Paris
23:40et pourtant nous c'est 12 millions d'habitants
23:42donc il y a des tas d'anomalies
23:43comme ça
23:44après sur la dépense
23:48on a fait quand même
23:49à un moment des économies
23:50mais là je mets aussi
23:50en garde la droite
23:51quand on fait des économies
23:53il ne faut pas le faire n'importe comment
23:54parce que quand vous le faites
23:55de manière comptable
23:56et sans réflexion
23:57et bien ça donne des endroits
23:59où vous manquez de fonctionnaires
24:00Nicolas Sarkozy avec les policiers
24:02mais c'est pas que le problème
24:03des policiers d'ailleurs
24:04même avec
24:05même avec l'armée
24:07même avec
24:08donc en fait
24:09moi je suis pour la réduction
24:10de la dépense
24:11parce qu'en effet
24:12on est beaucoup trop gras
24:13mais il y a des endroits
24:15où on ne peut pas le faire comme ça
24:16il faut que ça ait du sens
24:17et de la réflexion
24:18et d'ailleurs je pense que
24:19le meilleur échelon
24:20pour faire des économies
24:21c'est justement
24:22au niveau des régions
24:23si on décentralisait plus
24:24c'est plus facile
24:25de se rendre compte
24:25à l'échelle plus petite
24:27de ce dont vous avez besoin
24:29et ce dont vous n'avez pas besoin
24:30qu'au niveau de l'État
24:31je ne pense rien
24:32qu'à l'éducation nationale
24:33mais par exemple
24:34au niveau de l'éducation nationale
24:35donc de plein de choses
24:36il y a un vrai scandale
24:37en ce moment
24:37autour des enfants handicapés
24:38j'attends toujours
24:39que l'État me rembourse
24:40sur les aides
24:41pour enfants handicapés
24:42qui sont dans les écoles
24:43et qu'il ne fait pas
24:44donc vous voyez
24:44c'est un peu plus complexe que ça
24:46il ne suffit pas
24:46d'avoir juste des slogans
24:47en disant
24:48on va réduire
24:48tel nombre de fonctionnaires
24:50il faut le faire
24:50mais lesquels
24:51comment pourquoi ?
24:52Ce qui coûte le plus cher en France
24:53ce sont les dépenses sociales
24:54est-ce que la droite
24:55est prête à assumer
24:56de supprimer des aides ?
24:59Mais moi je suis prête aussi
25:00à vous dire
25:00les yeux dans les yeux
25:01ce n'est pas normal
25:02même si ce n'est pas populaire
25:03qu'il y ait autant de gratuité
25:05parce qu'en plus
25:05il n'y a plus rien de sens
25:07je donne l'exemple
25:08dans une collectivité classique
25:10depuis qu'il y a
25:10la taxe d'habitation supprimée
25:12moi je suis contribuable
25:13évidemment ça fait du bien
25:14en portefeuille
25:15au pouvoir d'achat
25:15mais même moralement
25:17c'est une aberration
25:18parce que j'ai une partie
25:20de la population
25:20qui participe au même
25:21service public
25:22mais qui finalement
25:23se sent
25:24Il n'y a que les propriétaires
25:25qui contribuent maintenant
25:26Oui mais du coup
25:26en plus ça veut dire
25:27que vous déresponsabilisez
25:28une partie de vos concitoyens
25:29qui ne sont plus associés
25:30finalement à l'effort fiscal
25:31Vous voyez tout ça
25:32ça n'a pas de sens
25:33il faut remettre du sens
25:34dans les choses
25:35On va revenir là
25:36juste pour terminer
25:36à la situation politique
25:38du moment
25:38à l'instant Marine Le Pen
25:39a pris la parole
25:40puisqu'on se dirige
25:41peut-être
25:42peut-être
25:42par un premier ministre de gauche
25:44ou la gauche
25:45qui arriverait pour sauver
25:46le soldat Le Cornu
25:47mais elle a dit
25:48la plaisanterie a assez duré
25:50maintenant je sens surtout
25:51elle a raison ou pas ?
25:52Non mais attendez
25:52la plaisanterie
25:53j'ai rien compris
25:55à ses soutiens
25:56aux différents gouvernements
25:58ou pas
25:58parce que pour Michel Barnier
26:00on va quand même rappeler
26:01ce qui s'est passé
26:02au départ
26:03elle n'était pas partie
26:04sur le fait
26:05de renverser
26:05le gouvernement Barnier
26:06ça a été complètement associé
26:08à son calendrier judiciaire
26:09donc là aussi
26:10je suis désolée
26:11la grandeur d'âme
26:12elle peut se rhabiller
26:13Merci Florence Portelli
26:15maire Les Républicains
26:16de Tavernier
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