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  • il y a 4 mois
Aujourd'hui, c'est au tour de Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00Et c'est Marine Tondelier qui est avec nous, qui est secrétaire nationale des écologistes.
00:10Bonjour Madame Tondelier.
00:11Bonjour.
00:12On suit de près le jugement dans l'affaire du financement libyen de la campagne de Sarkozy.
00:19Nicolas Sarkozy qui a été justement relaxé pour corruption, pour détournement de fonds publics et pour corruption passive.
00:24Donc autrement dit, le tribunal estime qu'il n'a pas financé illégalement sa campagne par des fonds libyens.
00:31Néanmoins, il est reconnu coupable d'association de malfaiteurs.
00:35Alors on attend les peines qui n'ont pas été prononcées.
00:38Brice Hortefeux est également condamné, ainsi que Claude Guéant.
00:41En revanche, Éric Weert qui a été trésorier de cette campagne a été relaxé.
00:45Voilà où on en est.
00:47Finalement, j'ai envie de dire, Nicolas Sarkozy s'en sort plutôt bien.
00:50On va voir les peines surtout, et je vous rappelle que M. Sarkozy est contre l'aménagement des peines de plus de six mois.
00:57Donc on verra si le condamné Sarkozy, puisqu'il est condamné pour association de malfaiteurs,
01:02rejoint les mêmes préconisations que le candidat à la présidentielle M. Sarkozy.
01:06C'est souvent bien les politiques de voir quand ils sont mis face à leurs promesses et face à leurs déclarations
01:10et que ça les concerne eux, comment ça se concrétise.
01:12Ça va être compliqué de parler d'acharnement judiciaire derrière, alors peut-être, pour Nicolas Sarkozy.
01:17Oui, je pense qu'on ne pourra pas parler d'acharnement judiciaire.
01:19Mais vraiment, il faut attendre les peines.
01:20Enfin là, on a les culpabilités ou relax selon les chefs d'inculpation.
01:25Il faut attendre les peines pour voir ce qu'il en est.
01:27Alors, venons-en maintenant à la situation du monde.
01:28Vous avez entendu ce qu'a dit Sébastien Lecornu au syndicat hier ?
01:32Il a dit « Je suis le ministre le plus faible qui soit en ce moment, le ministre le plus faible de la Ve République ».
01:37C'est bien qu'il en soit conscient.
01:39C'est bien qu'il en soit conscient.
01:40Mais surtout, ce qui est hallucinant, c'est qu'il dit ça.
01:42Donc il est conscient du fait qu'il est très affaibli.
01:44Mais moi, ce qui me choque, c'est qu'il invite les syndicats, ça c'est très bien.
01:47Et il les reçoit avec toute une série de ministres, du coup, de ministres des missionnaires.
01:53Et j'étais avec une collègue syndicaliste dans les couloirs qui attendait par un plateau BFM.
01:57Et qui me disait, j'étais très surprise, parce que nous, on ne savait pas qu'ils seraient là.
02:01Et ces ministres des missionnaires nous parlaient de ce qu'ils allaient faire.
02:03C'est-à-dire qu'en fait, on a eu...
02:05Donc plus ils ne sont pas vraiment des missionnaires.
02:06Non, mais il y a eu un vote de confiance de l'Assemblée demandé par le Premier ministre.
02:09Le Premier ministre tombe.
02:10C'est la deuxième fois que ça arrive, à ma connaissance, sous la Ve République.
02:12Et ils continuent tous de travailler comme si c'était la continuité, comme si rien ne s'était passé.
02:18Donc c'est quand même un peu hallucinant.
02:20Et donc de recevoir des syndicats, c'est bien.
02:22Ils l'ont très très peu fait depuis que Macron est président, donc ça ok.
02:25Mais si c'est pour les recevoir, pour leur dire rien,
02:27et tout ce qu'ils leur disent et qu'ils vont continuer comme avant, c'est qu'ils ont raté un épisode.
02:31Vous avez compris la méthode Le Cornu, parce qu'on nous l'a vendue comme étant un habile négociateur,
02:35sachant parler à tout le monde.
02:37On a du mal à comprendre sa méthode, parce qu'effectivement, ça fait maintenant 15 jours qu'il est nommé.
02:41On n'a toujours pas de gouvernement.
02:43On n'a toujours pas précisément de mesures concrètes concernant le budget.
02:48On annonce peut-être d'ici demain les grands contours qui pourraient être définis par Le Cornu.
02:53Mais on nous dit que ça ne sera pas tellement précis.
02:55Est-ce que c'est la bonne méthode d'avancer prudemment, peut-être d'endormir un peu tout le monde ?
02:59Je pense qu'ils gagnent du temps.
03:01Vous savez, il vient d'un ministère, le ministère des Armées, qu'on appelle la grande muette.
03:07Donc je pense qu'en fait, il a retiré ça de son expérience là-bas.
03:11Et gagner du temps pourquoi ?
03:12Parce que tant qu'il ne dit rien, il ne fâche personne.
03:14Sauf que là, on arrive à la limite de l'exercice, c'est-à-dire qu'il finit par fâcher les gens parce qu'il ne dit rien.
03:18Et qu'en fait, on sait qu'il ne dit rien parce qu'il n'a rien à nous dire de positif,
03:21qui est réellement dans notre sens, ni des syndicats, ni des partis politiques progressistes.
03:26Et donc, moi, je lui ai dit au premier rendez-vous que je voyais bien que c'était beaucoup moins lunaire
03:30les rendez-vous avec lui qu'avec François Bayrou.
03:32Pourquoi c'était lunaire avec Bayrou qu'on comprenne ?
03:35Parce que c'était très désarçonnant.
03:38C'est-à-dire qu'il tapait des points sur la table en disant
03:39« Sur l'écologie, j'ai fait des pistes cyclables à Pau ! »
03:41et on disait « Mais nous, on parle au Premier ministre, pas au maire de Pau,
03:44donc on va savoir ce que vous allez faire. »
03:46« Vous n'étiez pas encore nés, j'ai déjà fait une centrale à chaleur ! »
03:48Ok, mais du coup, là, c'est très bizarre.
03:52Là, M. Lecornu, il a une forme de sérieux, de professionnalisme,
03:56sauf que son équation est impossible.
03:58Et nous, nous l'avons dit.
03:59On voit, vous nous donnez des intentions, très floues, mais au moins dans les intentions,
04:03mais nous, on voit votre équation.
04:05Et puisque vous êtes en train d'essayer de solidifier le socle commun avec la droite,
04:08on voit bien que ce que vous vous demandez, Retailleau, Dati, Darmanin, etc.,
04:14pour rester en poste, ils ne veulent pas juste leur ministère.
04:16Ils demandent leur ministère et ils négocient sur une ligne politique précise.
04:19Et donc, je disais, à partir du moment où vous voulez solidifier ça,
04:22ok, sauf que du coup, ça va vous entraîner sur des lignes diamétralement opposées
04:25à ce que nous, on vous demande comme garantie.
04:27Donc, vous pouvez prendre le temps que vous voulez, tout ça, l'équation va être insoluble.
04:31Les mêmes causes entraîneront les mêmes conséquences que pour Barnier et que pour Bayrou.
04:36Donc, ça veut dire la durée de vie, selon vous, de Sébastien Lecornu,
04:38On ne l'a pas parce qu'il ne nous donne pas la date de son discours de politique générale.
04:41Et j'ai vu, d'ailleurs, dans la presse hier, que certains dans son entourage commencent à dire
04:45peut-être qu'il ne va pas en faire.
04:46Alors ça, je ne sais pas comment c'est possible de ne même plus faire le discours de politique générale.
04:50Mais vous voyez ce qui est quand même hallucinant ?
04:52C'est que, normalement, un président de la République, il nomme quelqu'un de très proche de lui Premier ministre.
04:56Puis, au fur et à mesure que ça ne marche pas, il lâche du lest en éloignant un peu le son de gravité.
05:01Lui, il a commencé par nommer Barnier, qui était un autre parti que le sien.
05:05Puis, il nomme François Bayrou, qui est un autre parti que le sien,
05:07mais très proche depuis 2017.
05:09Là, maintenant, il nomme Lecornu, qui est son proche proche de son parti.
05:12Et donc, du coup, on se dit, c'est quoi ? Après, il va nommer Brigitte Macauvoire ?
05:15Elle est plein pouvoir, peut-être.
05:16Alors, pardon, Marine Tondelier.
05:18Je vois qu'il y a un consensus sur ce plateau, c'est suffisamment rare pour être souligné.
05:21Manuel Bompard, pour la France insoumise, dit qu'il faut le censurer dès la semaine prochaine,
05:26lorsque va rouvrir l'Assemblée nationale.
05:29Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
05:30Est-ce qu'il faut le censurer dès la semaine prochaine, le Premier ministre Lecornu ?
05:34Mais nous, on est clair depuis le début.
05:35On n'a, aujourd'hui, aucune raison de ne pas le censurer.
05:39Mais la balle est dans son camp.
05:40Et quand je le vois à Matignon, on lui dit...
05:42Donc, ce n'est pas une censure automatique ?
05:43En fait, on lui dit, nous, on devrait être assis à votre place et vous en face.
05:45Bon, là, il se trouve que c'est vous qui êtes Premier ministre.
05:47Donc, la balle est dans votre camp.
05:48Vous nous dites que vous voulez un dialogue moderne, transparent, etc.
05:52Bon, ben, on attend.
05:53La balle est dans son camp, c'est sa responsabilité.
05:55Il a été nommé, il se débrouille.
05:56D'accord, mais là, soyons concrets, si d'ici mercredi, il n'a pas avancé vers vous, allant dans votre sens, est-ce que vous le censurez la semaine prochaine ?
06:04Aujourd'hui, c'est les députés écologistes qui décident.
06:06Aujourd'hui, on n'a aucun argument pour vous dire qu'on ne va pas le censurer.
06:09Et les socialistes ne sont d'accord avec ça ?
06:11Parce que les socialistes, ils sont dragués en ce moment.
06:13Ils prendront leur décision pour les socialistes.
06:15Ils sont dragués en ce moment, les socialistes.
06:15Moi, j'ai eu Olivier Faure hier soir au téléphone encore.
06:18Ni les socialistes, ni nous, écologistes, n'avons de date de prochain rendez-vous avec M. Lecornu.
06:22Ce qui montre bien qu'ils ne savent pas trop par quel sens prendre les choses.
06:27Et que nous, on lui avait dit que ce n'est pas la peine de nous redemander un rendez-vous, de nous donner une date, si c'est pour nous dire rien.
06:32Quels sont les deux, trois mesures qui lui éviteraient la censure ?
06:40Premièrement, il y a le sujet de la taxe Zuckmann qui est sur la table, dont on va peut-être reparler.
06:43Il n'en veut pas.
06:43Moi, il y a plein de choses que je ne veux pas et je les ai quand même à la fin.
06:47Il est Premier ministre, il est illégitime, il n'est pas majoritaire dans le pays.
06:50S'il ne veut pas changer de ligne politique, il ne va pas faire long feu.
06:52Donc, taxation des ultra-riches.
06:54Je rappelle que les ultra-riches, ces 30 dernières années, ont vu leur fortune multipliée par 14,
06:59pendant que la pauvreté explosait.
07:00Il y a aujourd'hui 9,8 millions de porcs.
07:03Il n'y en a jamais eu autant dans ce pays et jamais aussi pauvres.
07:05Donc, c'est impossible de continuer à défendre ça.
07:07Et on a gagné la bataille culturelle déjà sur le sujet.
07:10Ensuite, il y a les reculs environnementaux.
07:1143 reculs environnementaux depuis le début de l'année.
07:13Ça, en tant qu'écologiste, inutile de vous dire qu'on suit ça de très près.
07:17Ensuite, il y a les retraites.
07:19Réformes, totalement illégitimes, pas votées à l'Assemblée.
07:21Il faut l'abrogation ?
07:22Évidemment.
07:23Après, lui, il ne fera pas une abrogation.
07:25Mais s'il ne fait rien, on en prend acte.
07:28Mais tout ça, il faut regarder tout ça ensemble.
07:30Si par exemple, s'il rétablit l'ISF, parce que c'est quelque chose qui circule,
07:35il pourrait rétablir la prochaine.
07:36Je vais juste vous donner ma liste.
07:36Je regarderai sur chaque point, mais je vais parler d'un sujet qui est cher à Didier Guiraud,
07:42s'il était là, c'est le Mercosur.
07:44Parce qu'en fait, sur le Mercosur, Emmanuel Macron nous a fait des grandes déclarations
07:48comme quoi jamais il ne se coucherait, etc.
07:50qu'il y a des salons gens au travers des réunions.
07:51Donc, il faut dire non au Mercosur.
07:52Ils ont tout lâché, tout.
07:54Nous, si nous avions été nommés, on avait commencé à préparer avec nos collègues de gauche,
07:57le premier dossier, c'était le Mercosur.
07:58Et je dis aux agriculteurs de ce pays qui disent des fois, les écolos, on n'est pas d'accord avec ceux là-dessus.
08:03Et qui se mobilisent d'ailleurs demain.
08:04En fait, à la fin, sur vos sujets, chers amis, il n'y a plus que nous.
08:07Et on est là et on continuera à le dire.
08:08Et je l'ai mis comme condition de la censure aussi à M. Lecornu.
08:12Et puis, il y a un autre sujet qui touche les artistes.
08:14On parle peu de culture, souvent sur les plateaux politiques.
08:18Il y a en ce moment avec l'intelligence artificielle.
08:20Il y a des œuvres.
08:21L'œuvre la plus écoutée sur Spotify, c'est une œuvre de l'intelligence artificielle.
08:25Donc, il y a moissonné tout ce qui existe sur Spotify, sur le web.
08:28Et donc, cette œuvre génère plein plein de revenus.
08:31Mais à qui vont les revenus ?
08:32On ne sait même pas dire de qui vraiment cette intelligence artificielle s'est inspirée.
08:35Et donc, nous, on travaille beaucoup avec la SACEM sur les droits d'auteur.
08:38Et on a dit à M. Lecornu qu'il fallait qu'il s'en occupe.
08:40Et qu'on avait du coup besoin, par exemple, d'une ministre de la Culture à temps plein.
08:44Pas d'une ministre de la Culture qui fait sa campagne à Paris la moitié de la journée.
08:47Donc, vous voyez, sur des points comme ça, on a posé des axes sur la décentralisation aussi, sur les collectivités.
08:52Donc, c'est plein de mesures qu'on a posées.
08:53Évidemment qu'on sait qu'il ne va pas faire tout exactement ce qu'on veut.
08:57Mais s'il ne fait rien ou seulement un petit bout de demi-ISF, de Tag Zuckman sans les biens pros et sans je ne sais pas quoi.
09:03Bon, ce n'est pas la peine qu'on discute.
09:05Barbara, Bruno et Abel.
09:07Donc, si on y revient, est-ce que vous, à un moment donné, parce que là, on est tous d'accord.
09:12Après M. Lecornu, vous avez d'ailleurs expliqué à très juste titre la façon dont se rétrécit le petit cercle.
09:19C'est-à-dire que maintenant, après M. Lecornu, qu'est-ce qu'il nous reste ?
09:22Donc, est-ce que vous êtes plutôt favorable à la dissolution ?
09:26Sachant que ça risque d'être compliqué.
09:27Le NFP, qui s'est quand même largement détricoté sur bien des sujets,
09:31même si on sait que les socialistes reviennent toujours à la casserole pour...
09:37Enfin, ils ne viennent pas à la casserole, enfin, ils viennent plutôt à la soupe.
09:40On s'appelle les social-traits, ce n'est pas pour ça.
09:41Oui, voilà.
09:43Mais où est-ce que vous êtes plutôt...
09:44Vous avez pas fait les lentilles, comme vous avez fait toutes les idées.
09:46Où est-ce que vous êtes plutôt démission du président de la République ?
09:48Parce qu'on ne va pas continuer à tergiverser encore comme ça.
09:50On a 18 mois à attendre.
09:52Je sais que 18 mois, c'est rien à l'échelle des mille ans de l'histoire de France.
09:56Mais enfin, 18 mois, c'est beaucoup.
09:5818 mois, c'est beaucoup quand on est encore à 3 400 milliards de dettes.
10:02Donc, est-ce que vous êtes plus team dissolution ou team démission ?
10:06Vous oubliez une option, quand même.
10:07Ah bon, laquelle ?
10:08Ça m'hallucine pour les mecs.
10:09Oui, nomination de Lucie Castet au gouvernement.
10:11Ça, on oublie.
10:11De Lucie Castet ou de n'importe quelle personne du Nouveau Front populaire.
10:13C'est-à-dire la force qui est arrivée en tête des élections.
10:15Mais Macron revient, resserre au maximum.
10:17Vous voulez que là, il aille chercher Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre ?
10:20Ça, c'est vous.
10:20Pourquoi pas Marine Le Pen, alors ?
10:22Et pourquoi pas Marine Le Pen ?
10:24C'est le premier groupe à l'Assemblée.
10:25Je parle de la force qui arrive en tête aux élections.
10:27Ah oui, mais moi, je vous parle du premier parti de France.
10:29Les insoumis ont plus de dépliquer que les autres.
10:31S'il y a une dissolution, il y a une dissolution.
10:33Nous y sommes prêts.
10:33Nous n'avons peur de pas grand-chose et surtout pas du vote des Français.
10:36Mais le problème aujourd'hui, ce n'est pas l'Assemblée nationale.
10:38Cette Assemblée nationale, elle est peut-être compliquée à gérer
10:41parce qu'elle est éclatée en trois blocs.
10:42Mais enfin, elle est résultat du vote des Français.
10:44Vote très légitime puisqu'il y a eu lieu il y a un peu plus d'un an.
10:46Ce n'est pas beaucoup pour une mandature.
10:48Et deuxièmement, avec un taux de participation inégalé depuis 1981.
10:52Donc l'Assemblée nationale n'est pas illégitime.
10:54Ce qui est illégitime aujourd'hui, c'est ce gouvernement.
10:57Et si le problème, vous le dites, la dette, etc.,
10:59le problème, c'est d'avoir un budget,
11:01une dissolution ne donnera pas plus de budget.
11:03Mais s'il y en a une, nous sommes prêts et nous la ferons.
11:05On ne sait pas ce que donnerait la dissolution.
11:07Les électeurs, peut-être, vont se dire, en réfléchissant,
11:11il faut donner une majorité.
11:12Ils vont dire qu'on re-vote tous pour Macron, finalement,
11:13on a changé d'avis pour la commande.
11:14Je pense qu'ils votent plutôt tous au Rassemblement national.
11:16Ils peuvent donner une majorité à l'Assemblée nationale.
11:17Et donc vous pensez qu'une majorité à l'Assemblée nationale
11:19fait passer un budget easy-peasy à l'Assemblée nationale ?
11:23S'il y a une majorité absolue, si, oui.
11:25S'ils ont une majorité forte, même si elle n'est pas absolue,
11:28et qu'il y a des négociations avec LR, avec d'autres,
11:31ils peuvent faire passer un budget.
11:32Et ça ne va être pas leur budget, ça m'intéresse.
11:34Ah non, mais moi, vous parlez du vote légitime des Français.
11:36Non, mais les Rassemblements nationales...
11:36Vous ne m'avez pas répondu sur la démission.
11:39Oui, mais sur la taille...
11:40Alors, avec eux, vraiment, les intérêts du peuple sont bien gardés,
11:42puisque, voyez-vous, ils expliquent, chez moi, à l'électorat des Hauts-de-France,
11:46qu'ils vont défendre les ouvriers, les précaires, etc.
11:49Et ils ne veulent pas faire la taxe Zuckman.
11:50Non, ils veulent faire une autre taxe.
11:51Ils sont plus proches de vous, pardon, je vais vous fâcher,
11:54mais quand je regarde le programme économique du RN,
11:56ils sont plus proches de vous que du bloc central.
11:59C'est pas vrai, ils ne sont pas pour la justice.
12:00En fait, ils sont pour prenez la justice sociale.
12:02Ils sont contre l'attente des retraites comme vous.
12:03Ils sont pour une taxe des plus riches comme vous.
12:05Vous faites très bien leur pub, et je dis à vos auditeurs,
12:07qui sont peut-être dans la détresse et qui...
12:09C'est assez curieux, c'est que finalement, ils sont plus de gauche économiquement
12:12que le bloc central.
12:13Je dis à vos auditeurs, qui peut-être se laissent séduire
12:16à la Rassemblement Nationale,
12:17que quand ils sont sur les antennes, ils disent
12:18on va aider les plus précaires, on va faire la justice, etc.
12:21Mais dès qu'ils doivent appuyer sur le bouton pour taxer les plus riches,
12:24ils refusent de le faire.
12:25Ce sont des imposteurs.
12:27Ils veulent pas déranger les bons systèmes et les intérêts.
12:30Ils ne veulent pas toucher l'outil de production.
12:32La taxe Zuckman, pardon, mais la taxe Zuckman,
12:35quand même beaucoup disent que c'est n'importe quoi,
12:37et notamment les chaînes entreprises.
12:38À droite, oui, les gens à droite.
12:39À l'échelle d'entreprise, c'est quand même mieux placé que vous et moi
12:43pour dire si c'est une bonne chose pour les entreprises.
12:45Ils sont en conflit d'intérêts, monsieur.
12:46Il y a 1 800 personnes dans ce pays qui sont contre,
12:49et d'ailleurs, tous ceux qui vont devoir la payer ne sont pas.
12:51Tous les chefs d'entreprise, même ceux qui ne la toucheraient pas,
12:53disent que c'est une hérésie.
12:54Après, on peut ne pas écouter ceux qui sont au courant et qui sont en manette.
12:57Vous n'avez jamais travaillé dans une entreprise,
12:59donc c'est sûr, ni Gabriel Zuckman,
13:01ils n'ont jamais travaillé dans les entreprises.
13:03Quand on entend les chefs d'entreprise qui travaillent vraiment
13:05dans le tissu économique et disent que c'est une connerie,
13:07on peut les écouter.
13:08Écoutez, les chefs d'entreprise, je veux bien qu'ils se plaignent
13:10parce que je sais que la vie de certains est compliquée,
13:12mais je rappelle quand même que dans un pays où on discute
13:15tous les jours de l'intérêt de chaque euro public dépensé,
13:18et c'est légitime,
13:19on surveille ça pour tout, sauf pour les aides aux entreprises.
13:22Il y a un livre qui s'appelle Le Grand Détournement,
13:24qui est sorti la dernière dernière,
13:26qui montre qu'il y a 270 milliards par an d'aides aux entreprises
13:30dans un maquis.
13:31Bercy le dit.
13:32C'est la faute de Bercy, c'est la faute de l'État.
13:36C'est l'État qui est responsable, c'est pas les chefs d'entreprise.
13:39C'est comme l'agriculture, Didier, si tu te regardes,
13:41c'est pas normal que 80% d'aides de la PAC
13:43aillent à 20% des agriculteurs.
13:45Mais ça, c'est un défaut de l'État.
13:46C'est pareil.
13:47C'est pas le défaut des chefs d'entreprise.
13:47Et donc, les chefs d'entreprise,
13:49ils m'ont sifflé au MEDEF quand j'ai dit ça,
13:51parce que j'ai dit aide aux entreprises.
13:53Sauf que quand je leur dis,
13:54mais vous trouvez normal que LVMH touche 247 millions
13:58de l'État en 2023, sans aucune contrepartie.
14:01Moi, je trouve pas ça normal.
14:03Rabatrions les aides sur ce qu'il y a en dessous.
14:04Ils habitent la femme du président,
14:05donc ils ont peut-être ça comme contrepartie.
14:07Elle a des contreparties aussi.
14:08Dans les aides aux entreprises,
14:09vous avez des baisses notamment de TVA,
14:11vous avez des aides à la SNCF.
14:12Eh bien, parlons-en à la SNCF.
14:15Bah oui.
14:15Évidemment, ça faisait longtemps.
14:16Bah, ça fait partie des montants que vous citiez.
14:18Mais je vous dis juste une chose,
14:19la TVA, tout le monde en paye autour de cette table
14:22et dans tous vos téléspectateurs et vos auditeurs,
14:24parce que vous achetez une baguette,
14:26c'est 5% de TVA, des vêtements c'est 20%,
14:27le restaurant, les livres, tout.
14:29Vous payez de la TVA toute la journée.
14:30Et il y a un...
14:32C'est pas très juste en vrai,
14:33parce que que vous soyez riche ou pas,
14:34vous payez le même taux,
14:35mais il y a une sorte de consensus,
14:37on s'y est fait.
14:38C'est 200 milliards par an la TVA.
14:40Il y a quelques années,
14:42quand Macron devient président,
14:4492% des recettes de TVA
14:45servaient à financer le budget d'État
14:47et les services publics.
14:4892%.
14:49Donc ça, quelque part,
14:51ça allait à tout le monde.
14:52Aujourd'hui,
14:53ça ne finance plus qu'à 45%
14:56les services publics.
14:57Pourquoi ?
14:57Parce que quand on parle
14:58d'exonération de charges patronales,
15:00on dit, tiens, les patrons,
15:00hop, ils n'ont plus de charges,
15:01ils en ont moins.
15:03C'est vrai qu'on dit,
15:04bon, tant mieux pour eux.
15:05Ça a fait baisser le chômage.
15:07Sauf qu'en fait,
15:07pas autant que prévu.
15:09Mieux que quand la gauche est au pouvoir.
15:11Mais sauf que ces exonérations
15:11de charges patronales,
15:12l'argent qui finançait des choses,
15:14ces choses doivent encore être financées.
15:16Et donc, on prend la TVA
15:17pour aller compenser
15:18les charges patronales.
15:19Et donc, à chaque fois que vous achetez
15:20votre baguette
15:21ou vos vêtements
15:21ou ce que vous voulez,
15:22les fournitures scolaires
15:23de vos enfants,
15:24vous financez en fait
15:25à plus de 50%
15:26les exonérations
15:27de charges patronales.
15:28Vous voyez,
15:28les charges patronales,
15:29c'est un cadeau
15:29pour certains patrons.
15:30C'est légitime pour d'autres.
15:32Mais surtout,
15:32c'est tout le monde qui le paye
15:33à chaque fois qu'on achète
15:33un peu en France.
15:34Vous pensez que pour la compétitivité
15:35de nos entreprises,
15:35il faut les charger davantage ?
15:37Parce qu'ils sont déjà plus chargés
15:39que n'importe quel concurrent en Europe.
15:41Je dis juste,
15:41il faut pouvoir,
15:41comme pour chaque euro
15:42d'argent public,
15:43dépenser,
15:43et je l'entends beaucoup
15:44pour certaines dépenses
15:44et pas pour d'autres,
15:45qu'il faut regarder
15:46où va l'argent,
15:47à quoi il sert
15:48et quelle est la dépense efficace.
15:48Est-ce qu'il faut charger
15:49davantage les entreprises ?
15:50Ça dépend lesquelles.
15:51Je dis juste,
15:52moi j'ai vu Arcelor,
15:53ArcelorMittal,
15:54le nombre de pognons
15:55qu'ils ont touchés
15:56sans aucun engagement
15:57de délocalisation,
15:58sans aucun engagement
15:59de non-licenciement.
16:01En fait,
16:01à un moment,
16:02les entreprises,
16:03oui,
16:03elles ont le droit
16:03d'être aidées,
16:04ça fait partie
16:04de la politique de la nation,
16:05mais toutes les entreprises
16:06n'ont pas autant besoin
16:09d'être aidées
16:09les unes que les autres.
16:10Vous dites depuis 20 minutes,
16:12c'est jamais vous rediser les dépenses.
16:12De parité dans l'entreprise,
16:13d'égalité des rémunérations
16:14entre les femmes et les hommes,
16:16de non-délocalisation,
16:17des conditions environnementales.
16:18Mais quelles économies vous proposez ?
16:19Je viens de te le dire.
16:20Je viens de le dire.
16:20Non, non,
16:21ce n'est pas des économies.
16:22C'est-à-dire que
16:23vous voulez mettre
16:24des impôts supplémentaires,
16:25mais est-ce qu'à un moment donné,
16:26vous réduisez les dépenses ?
16:28Dans un budget,
16:28vous avez les dépenses
16:29et les recettes.
16:30Des exonérations de charges,
16:31c'est des recettes en moins.
16:32Vous ne parlez jamais des dépenses.
16:33Oui, mais c'est une dépense,
16:34on appelle ça une dépense fiscale.
16:36Non, non, non.
16:37Vous ne parlez jamais des dépenses,
16:38c'est ça ?
16:38C'est une dépense fiscale.
16:39C'est là où votre discours
16:41manque de crédibilité,
16:41parce qu'on peut mettre
16:42des impôts supplémentaires,
16:43mais si on ne baisse pas la dépense...
16:45Ce n'est pas des impôts supplémentaires.
16:46Mais si.
16:46Ces charges, elles existent.
16:47Ils en font exonérer.
16:49Donc si vous remettez,
16:50c'est des impôts supplémentaires.
16:50Non, mais elle vient de t'expliquer
16:51qu'il y a 220 milliards
16:52qui vont entreprimer.
16:53Arrêtons de leur donner.
16:54Oui.
16:54Ça, c'est une économie, par exemple.
16:56Après, tu leur mets moins de charges,
16:58donc, elle met de moins de charges.
16:59Ah oui, quand tu baisses les charges.
17:01Tu baisses les charges
17:01pour ceux qui ont besoin
17:02qu'on leur baisse les charges,
17:03pas tout le monde.
17:03Parce que si tu leur donnes
17:04sur 121,
17:05mais que tu leur redis
17:05de 50, 75 millions...
17:06Quelles sont les économies
17:07que Marie-Condelier reste avec nous ?
17:09Les aides aux entreprises,
17:10on les regarde de plus près
17:11et on garde celles qui sont utiles,
17:13qui créent vraiment de l'emploi.
17:14C'est votre objectif,
17:14c'est le mien aussi.
17:15Ce n'est pas le cas,
17:16toutes les aides aux entreprises.
17:16On est quand même relativement d'accord.
17:17Les grosses entreprises du CAC
17:19n'ont pas besoin de milliards d'aides.
17:21Deuxième consensus de la matinée,
17:22je suis émue, je vais m'évanouir.
17:23Oui, mais par contre,
17:24les TPE, PME,
17:25elles ont besoin de ces aides, madame.
17:26Il faut réorienter.
17:27C'est comme pour l'agriculture.
17:28Ah bah tiens,
17:28je crois que le Rassemblement National
17:29dit la même chose.
17:30Marine Tondelier.
17:31Non, mais vous êtes tous
17:32leur porte-parole, ce matin.
17:32Ils ont même besoin d'être un minaire.
17:34Il faut casser le consensus, Marine Tondelier.
17:35Marine Tondelier,
17:36reste avec nous.
17:38Elle est...
17:38Je n'allais pas partir.
17:39Elle est écologiste.
17:40A tout de suite.
17:47C'est Marine Tondelier
17:53qui est notre invitée
17:54pour son face au GG.
17:55Marine Tondelier,
17:56la secrétaire nationale
17:57des écologistes.
17:58Question, Bruno Ponset,
17:59Abel Boyi.
18:00Alors, moi,
18:01j'ai posé la même question
18:01à Yann Brossat
18:02et à Manuel Bompard.
18:04Je vais te tutoyer parce que...
18:06Ah bon,
18:06et entre camarades.
18:07Voilà, c'est ça.
18:08Quand tu sors,
18:08là, tu vas écrire un peu
18:09le programme commun
18:11pour la gauche.
18:12Alors, si c'est 2026
18:13ou 2025,
18:14parce qu'il y aurait peut-être
18:14des législatives en 2025,
18:16en 2026, on ne sait pas,
18:16ou potentiel.
18:18Parce qu'en fait,
18:18moi, je n'ai jamais voté
18:19de ma vie.
18:19Mais vu ce que, là,
18:21je vois arriver
18:22avec un RN
18:23de plus en plus puissant,
18:24moi, je voudrais bien
18:25voter un jour dans ma vie
18:26pour autre chose
18:27que contre quelqu'un.
18:28Je n'ai jamais voté,
18:29mais je n'irais pas voter contre,
18:30ça, c'est sûr.
18:31Mais moi, je voudrais bien
18:31voter pour.
18:32Moi, je vois bien
18:32que vous écriviez
18:32un programme commun.
18:33Alors, je sais qu'avec
18:34les socialistes,
18:34c'est quand même compliqué
18:35parce qu'écrire avec une girouette,
18:37c'est chaud,
18:38il y a trop de vent sur la feuille.
18:39Mais il faudrait qu'à un moment donné,
18:40il y ait un programme commun.
18:41Moi, je trouve que...
18:42Tu vois, moi,
18:42c'était le programme de l'Elefi.
18:44Moi, je l'ai lu,
18:45le programme commun de l'Elefi.
18:46Je l'avais lu
18:46parce qu'en plus,
18:47j'avais travaillé sur 2-3 sujets
18:48avec eux au niveau ferroviaire.
18:49Je l'avais lu.
18:50Il y avait un programme.
18:51Moi, je voudrais bien
18:51qu'il y ait un programme commun
18:52d'une gauche avec un candidat.
18:53À la présidentielle.
18:54Là, aujourd'hui,
18:55ce que je vois,
18:55c'est que je vois
18:56Tondelier qui voudrait bien y aller.
18:57Je voudrais fort.
18:58Je pense que fort,
18:59il a les dents qui arrivent le parquet.
19:00Et puis bon,
19:01Mélenchon qui est toujours là
19:02alors qu'il avait dit
19:02qu'il n'y irait pas.
19:03Moi, je voudrais bien
19:04qu'il y ait un programme commun
19:04que vous êtes en train de lutter aujourd'hui.
19:06Non, mais vous ne pouvez pas m'enlever
19:07d'essayer de faire travailler
19:08tout le monde ensemble.
19:09Je pense que je suis la seule d'ailleurs
19:10qui discute avec tout le monde
19:11et avec des gens,
19:12y compris qui n'ont pas envie
19:13du tout de se parler entre eux.
19:14Donc nous,
19:15ce que les écologistes veulent,
19:16c'est effectivement
19:16qu'on ait une primaire
19:18parce que je pense
19:18que c'est aux électeurs de gauche
19:19et écologistes de choisir
19:20qui est le meilleur
19:21et que dans ce cadre de la primaire,
19:24on travaille aussi
19:25un programme commun
19:25pour la présidentielle.
19:27Mais ce travail de programme commun,
19:28ce n'est pas comme si
19:28on ne l'avait jamais fait.
19:29On l'a fait,
19:30moi la NUPES,
19:30je n'étais pas là,
19:31mais pour le nouveau Front Populaire,
19:33on s'est mis tous
19:33dans une salle 4 jours
19:34et on l'a sorti.
19:35Et je dois vous dire
19:36que sur certains sujets,
19:37heureusement que la France Insoumise
19:38était là.
19:38Quand on parlait d'écologie
19:39avec quelques communistes
19:41productivistes
19:42et certains socialistes
19:44qui sur la 69,
19:45sur les autoroutes
19:46et tout,
19:46ce n'était pas leur sujet
19:47de prédilection,
19:48ben ouais,
19:48c'était sur les sujets écologiques
19:52qu'on était plus proche de la FI.
19:53Sur d'autres sujets,
19:54non.
19:54Et donc moi,
19:55je trouve que ce travail
19:55de faire ensemble,
19:56pour gagner,
19:57il faut qu'on soit ensemble
19:58et donc on doit couverner ensemble
20:00et donc on doit se mettre d'accord
20:01sur le projet
20:01et je regrette que certains
20:02ont décidé qu'ils ne voulaient plus
20:03être dans la même pièce ensemble
20:04parce que ça complique ce travail.
20:06Mais du coup,
20:06on fait missi, dominici
20:07et on ne désespère pas.
20:07Oui,
20:08mais alors je ne comprends pas
20:08ce que vous allez faire ce week-end.
20:10Qu'est-ce que je vais faire ce week-end ?
20:11Vous allez à Bram,
20:13c'est ça ?
20:13Pour la cinquième édition
20:14des Rencontres de la Gauche
20:15qui réunira donc vous-même.
20:18C'est la rentrée de Carole Delga.
20:19Olivier Faure,
20:20Fabien Roussel,
20:21Raphaël Glucksmann,
20:22Carole Delga,
20:23mais pas d'insoumis.
20:25Je pense qu'ils ne sont pas invités.
20:26D'accord.
20:27Et ça ne vous gêne pas alors ?
20:28Si.
20:29Moi, je vais partout
20:30où je suis invitée.
20:31Même si tout le monde n'est pas invité ?
20:32Moi, je suis même invitée
20:33par Raphaël Glucksmann, etc.
20:34J'ai beaucoup de différences avec eux.
20:36Carole Delga,
20:37c'est la 69
20:37et j'en ai parlé suffisamment
20:38sur ce plateau
20:39pour que vous sachiez.
20:41Et surtout,
20:41Thierry Delga,
20:42elle pense qu'il ne faut pas faire
20:43de l'union avec les filles.
20:44Oui, mais je ne suis pas d'accord
20:45avec elle sur le point de la 69
20:46et sur beaucoup d'autres points.
20:47Mais je pense que
20:48mon rôle est aussi
20:49de convaincre toutes ces personnes
20:50que leur place est
20:51dans la primaire des écologistes.
20:53Raphaël Glucksmann ne veut pas en faire.
20:55Jean-Luc Mélenchon ne veut pas en faire.
20:56Mais ils ont tort.
20:56Parce que Raphaël Glucksmann
20:57et Jean-Luc Mélenchon,
20:58ils parlent de l'antifascisme
21:00avec beaucoup d'emphase
21:01et des trémolos dans la voix.
21:02Mais l'antifascisme,
21:03ce n'est pas juste de la rhétorique.
21:05C'est des actes aussi.
21:06Et si on ne se met pas en condition
21:08de choisir un seul candidat
21:10de la gauche et des écolos
21:10pour aller à la présidentielle,
21:12on se met en situation
21:13de ne pas être au deuxième tour
21:14et de laisser les fachos gagner.
21:15Parce que le Front Républicain
21:16entre Retailleau et Marine Le Pen,
21:18spoiler alert,
21:18il va bien marcher.
21:19Retailleau et les fachos ?
21:20Le Front Républicain
21:21entre Retailleau et les fachos,
21:23c'est compliqué.
21:24Vous ne choisissez pas Retailleau
21:26entre Retailleau et Bardella ?
21:27Moi, je sais toujours ce que je choisis.
21:28Mais je peux vous dire
21:29qu'il y a plein d'électeurs
21:29qui sont stigmatisés
21:30quotidiennement par Retailleau
21:32qui vont dire
21:32Est-ce que vous choisirez
21:33quand même Retailleau ?
21:34Moi, le Front Républicain
21:35s'est ancré en moi.
21:36Vous le savez,
21:37bien plus que chez les Républicains
21:38qui usurpent leur nom
21:40d'électeurs du Rassemblement National
21:41de fachos.
21:42Non, les fachos,
21:43je parle des candidats.
21:44Et les gens qui votent
21:46pour les candidats fachos
21:47sont quoi alors ?
21:47Il y a des fachos aussi.
21:48Peut-être que pourcentage quand même.
21:50Et il y a des gens
21:50qui ne croient plus en rien.
21:51Les gens qui sont peut-être
21:52convaincés en broche.
21:53Vous trouvez ça bien
21:53ce genre d'anathème ?
21:55Vous subissez les anathèmes,
21:56vous de votre côté ?
21:57Vous en subissez autant.
21:59Attendez, Mme Lefebvre,
22:00on ne va pas créer
22:00le comité de soutien
22:01du RN qui est accusé
22:03d'être fachos.
22:03Vous avez eu leur programme.
22:04Mme Condelier,
22:05est-ce que vous ne pensez pas
22:06qu'on est arrivé à un stade
22:08où tout le monde
22:08se jette des anathèmes
22:09à la tronche ?
22:10D'ailleurs, j'en profite.
22:12Il y a Mme Rocaille-Adiallo
22:14qui m'envoie 50 SMS
22:15parce que tout à l'heure
22:16j'ai évoqué son nom
22:17en me trompant
22:17parce que ce n'était pas elle
22:18qui avait tenu ce genre de propos.
22:20Elle est complètement hystérique
22:21sur le téléphone.
22:21Vous l'avez diffamée.
22:22Non mais justement,
22:23non mais attendez,
22:24ok on peut se tromper,
22:25d'accord mais je parlais
22:27en général du discours
22:29décolonial en général
22:30que Abel d'ailleurs
22:31venait de souligner,
22:32le discours décolonial
22:33que Abel condamnait.
22:34Donc je veux dire,
22:35on est dans un monde
22:35où tout le monde
22:36jette des anathèmes.
22:37Les LFI c'est ça,
22:38les écolos c'est ça,
22:39les autres c'est des fachos.
22:41Non mais les autres c'est des fachos.
22:43Eh ben oui,
22:43puisque en retour,
22:45on se fait traiter
22:46de fachos pour un oui
22:47pour un non.
22:48J'ai gagné en justice
22:49pour avoir utilisé
22:49ce mot à leur sujet.
22:50Quand on n'est pas fachos,
22:51on est génocidaire,
22:53quand même madame.
22:53Vous mélangez tous les sujets.
22:55Mais c'est pas ça,
22:55c'est que vous participez.
22:57Ils m'ont attaqué plusieurs fois
22:58pour l'utilisation de ce mot
22:59et j'ai gagné à chaque fois
23:00en justice parce que c'est vrai.
23:01Non, ce n'est pas vrai,
23:02vous n'avez pas gagné en justice
23:04en les 13 ans de fasciste.
23:05Non, ce n'est pas vrai.
23:06Ils m'ont attaqué en diffamation,
23:07nous avons gagné.
23:08Oui, parce que c'était
23:09dans le cadre de l'attaque
23:09de la diffamation.
23:10Ça ne veut pas dire
23:11que la justice a dit
23:12qu'ils étaient des fascistes.
23:13Ils sont de l'extrême-droite.
23:14Ils sont de l'extrême-droite.
23:15Ils préfecturent les classes ainsi
23:16quand ils déposent des candidatures.
23:18En général,
23:18est-ce qu'on peut arrêter
23:19de coller des étiquettes
23:20et en particulier
23:21sur les électeurs, s'il vous plaît ?
23:22Mais c'est les électeurs.
23:23Je n'ai pas honte de ce que je suis.
23:24Moi, je suis cémogochiste.
23:25Oui, mais quand on dit
23:26que Mervert,
23:27on dit que Mervert...
23:27Ça, c'est diffamatoire.
23:29Vous n'avez pas recommencé,
23:30ce n'est pas possible.
23:31Non, ce n'est pas moi.
23:31Que je n'ai pas attaqué,
23:32mais je peux le faire.
23:33Non, mais vous menaciez
23:34sur le consigny
23:34de porter plainte
23:35parce qu'il n'est que Mervert
23:36et vous traitez de fachos.
23:38Donc, c'est pareil.
23:39C'est là où, Marine,
23:40vous n'êtes pas tellement logique
23:41et cohérente.
23:42La classification politique,
23:43c'est pas fachos.
23:44Il y a des centaines de milliers
23:45de personnes qui ont perdu la vie.
23:47Mais les fachos,
23:48ce n'est pas diffamatoire
23:49de traiter de...
23:49C'est une classification politique.
23:50C'est une classification politique.
23:51Non, ce n'est pas une classification politique, fachos.
23:53Elle ne les traite pas de nazis.
23:54Elle les traite de fascistes.
23:55Mais c'est pareil.
23:55Ah non, j'ai...
23:56Ah non, c'est pas pareil.
23:59C'est une classification politique historique.
24:01Mais non, attendez, attendez.
24:02De toute façon,
24:03on ne va pas aller très loin avec ça.
24:04Il y a une patrie de fascistes au niveau mondial
24:05et le prochain domino possible,
24:06c'est la France.
24:06Là, on tourne en rond.
24:07Moi, je vais vous poser une question
24:09que j'assume être égoïste
24:10parce que je suis éducateur.
24:12Oui.
24:12Et dans mon travail,
24:13je travaille beaucoup
24:14sur le sujet des violences sexuelles.
24:16Il y a quelque chose qui m'horripile,
24:17mais chez toute la classe politique,
24:20parce que la France,
24:21c'est ce merveilleux pays
24:22où quand même,
24:22toutes les trois minutes,
24:23on a un enfant qui est violé
24:24ou agressé sexuellement,
24:26c'est ce merveilleux pays
24:27qui est le troisième pays
24:28le plus consommateur au monde
24:30de contenu pédopornographique.
24:32Je vais y arriver.
24:33C'est ce merveilleux pays
24:34où dans toutes les classes,
24:35vous avez potentiellement
24:36deux à trois enfants
24:37qui sont victimes d'inceste.
24:38Je ne comprends pas,
24:39alors que tous les politiques
24:40disent aimer la jeunesse,
24:42vouloir investir dans les enfants de France,
24:44pourquoi le sujet
24:44de la pédocriminalité
24:46n'est pas un sujet
24:46qui fait consensus
24:47et dont on ne parle pas plus.
24:49Je ne pense pas
24:49que ce n'est pas un sujet
24:50qui fasse consensus.
24:51Je pense que c'est un sujet
24:52qui est invisibilisé comme d'autres.
24:53Pourquoi justement ?
24:54Tous les partis sont concernés.
24:56Mais figurez-vous
24:57que je sors un livre
24:58le 1er octobre
24:59qui parle de beaucoup de choses,
25:00mais je consacre
25:01un chapitre aux enfants.
25:02Ça s'appelle
25:02« Quels enfants laissons-nous
25:03à la planète ? »
25:04parce qu'on parle souvent
25:04de la planète qu'on laisse
25:05à nos enfants.
25:06Moi, je parle de
25:06« Quels enfants nous laissons
25:07à la planète ? »
25:08où j'attire l'attention
25:08sur ces sujets
25:09dont je ne comprends pas
25:10qu'on n'en parle pas
25:11tout le temps.
25:13Moi, je viens d'un département
25:14où le Pas-de-Calais
25:15ou l'aide sociale à l'enfance,
25:16c'est quand même catastrophique.
25:18Le centre de formation
25:20de la prostitution
25:21des mineurs
25:22et des délinquants sexuels.
25:23Et puis, y compris
25:24le chef du service
25:25au département
25:25qui est lui-même
25:26maintenant mis en cause
25:27et je ne croise
25:29que des travailleurs sociaux
25:30qui rendent du boulot
25:31la boule au ventre
25:32en n'osant même pas
25:33regarder leurs gamins
25:34dans les yeux
25:34parce qu'en fait,
25:35ils se disent qu'aujourd'hui,
25:36il y a tel, tel, tel enfant
25:37qu'ils n'ont pas réussi à aider.
25:38Oui, mais pourquoi
25:39la classe politique
25:40n'en parle pas plus ?
25:41Ce n'est pas normal.
25:41On a des milliers d'enfants,
25:42des dizaines de milliers d'enfants
25:43qui sont détruits chaque année.
25:45Je côtoie des victimes
25:46tout le temps.
25:47Je côtoie des mamans
25:48tout le temps
25:49qui sont perdues
25:50face à un système
25:50politico-économico-judiciaire,
25:54médiatique
25:54qui ne les comprend pas,
25:55qui les met de côté.
25:58Donc, pourquoi vous
25:59et les autres,
25:59vous n'en parlez pas plus
26:00alors que vous savez
26:01que c'est un fléau ?
26:01Les castings, c'est bien.
26:03Qui sera demain en poste ?
26:04Qui, voilà.
26:05Il n'y a pas de problème
26:05par rapport à ça.
26:06Mais vous avez entièrement raison.
26:07Mais le zèle que vous avez
26:07pour l'écologie,
26:08moi, j'aimerais que vous l'ayez
26:09aussi pour la pédocriminalité.
26:11Mais ce n'est pas un reproche
26:12que je ne fais qu'à vous
26:12parce que c'est un reproche
26:13que je fais à toute la classe politique
26:15et ce n'est pas normal
26:16qu'en France,
26:17pays des droits de l'homme,
26:18on mette les enfants
26:19victimes de violences sexuelles
26:21de côté.
26:21Mais pour le coup,
26:22vous avez raison
26:22et je peux vous dire
26:23que je pense que je suis
26:24la seule à l'avoir fait
26:24quand Gabriel Attal
26:25a été nommé Premier ministre.
26:27Vous savez,
26:27sa grande mesure,
26:28c'était de dire
26:29on va supprimer les allocs
26:30aux parents qui élèvent mal
26:31leurs enfants.
26:32Et j'étais allée dans son bureau
26:33comme on l'a fait
26:34avec M. Lecornu.
26:35Donc, on avait parlé
26:35écologie, tous les sujets
26:36que vous avez cités
26:37et j'avais parlé de l'ASE
26:38en disant,
26:38vous savez, M. Attal,
26:39en tant que Premier ministre,
26:40comme le Président de la République,
26:41c'est vous qui,
26:42en fait,
26:43les enfants de l'ASE
26:43ils sont sous votre responsabilité
26:45à vous.
26:45Et je dis,
26:45comment on fait alors
26:46on supprime vos invéliminités
26:48de ministres
26:49si vous vous occupez mal
26:50de l'ASE
26:51parce que l'ASE,
26:52ce que vous n'avez pas eu
26:53le temps de dire,
26:53donc je le dis,
26:54c'est que c'est des gamins mineurs
26:56des fois de 10-12 ans
26:57qu'on laisse tout seul
26:58dans des hôtels
26:59avec un bon kebab.
27:01On laisse sortir
27:01jusqu'à 4h du matin.
27:02C'est un bon kebab,
27:03ils ont un repas par jour,
27:05donc comment ils font
27:06pour se nourrir ?
27:06Après, ça donne
27:07de la prostitution,
27:08de la délinquance,
27:08il y a des gens
27:09qui meurent dans des kampings
27:10aussi,
27:10où ils mettent les gamins
27:11dans des campings.
27:12C'est la manière
27:13dont l'État français
27:14gère les victimes
27:16de l'ASE
27:17et l'excollibilité territoriale
27:19parce que l'ASE
27:19dépend de l'ASE
27:20Je signerai sur une autre
27:21pour vous dire
27:21qu'on fait des choses.
27:22La métropole de Lyon,
27:23vous savez que c'est écologiste,
27:24la métropole de Lyon
27:24est aussi un département.
27:25C'est le seul département
27:27qui a augmenté de 40%
27:28les crédits de l'ASE
27:29depuis 2020
27:30et il est écologiste.
27:32Ils ont y compris
27:32fait des cercles
27:33de décisions
27:34avec des jeunes de l'ASE
27:35qui discutent eux-mêmes
27:36des politiques faites
27:37et il y a un autre
27:38quantal sur l'ASE
27:39vous voyez que c'est un sujet
27:40que je connais bien
27:41c'est qu'à 18 ans
27:42c'est dehors
27:43et que du coup
27:43il y a des gamins
27:44qui toute cette année-là
27:45ont un tic-tac
27:46dans leur tête
27:47de encore 6 mois,
27:48encore 5 mois
27:48et leurs éducateurs
27:49pareil,
27:49vous le savez,
27:50vous le vivez.
27:51Et donc que du jour
27:51au lendemain,
27:52ça y est,
27:52on n'est plus dans l'ASE
27:53on se retrouve à la rue
27:54le nombre de SDF
27:55qui viennent de l'ASE
27:55est incommensurable.
27:56Il faut que ce soit
27:57un sujet important
27:57pour la prochaine présidentielle.
27:59Et donc il faut le faire
27:59comme à Lyon
27:59il faut faire une passerelle
28:00jusqu'à l'âge du RSA
28:0125 ans
28:02ne pas laisser ces jeunes
28:03dans le vide
28:03il faut faire ce fameux passerelle.
28:04Mais les anciennes victimes
28:05et les accompagnants de victimes
28:06ne se tairent plus
28:07il faut que ce soit un sujet
28:08Vous avez entièrement raison
28:08vous avez tout mon soutien
28:09et je serai là sur le sujet
28:10donc ce lapitri est consacré
28:12dans le livre qui sort en octobre.
28:13Merci Marine Tondelier
28:14secrétaire national des écologistes
28:17d'avoir été avec nous.
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