- il y a 4 mois
Aujourd'hui, c'est au tour de Jean-Michel Aphatie, journaliste, auteur de "T'es une merde frère", de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:03C'est Jean-Michel Apathy qui est avec nous, avec un livre d'humeur, mais une enquête aussi.
00:11Oui, je dis un livre d'humeur parce que vous exprimez ce que vous ressentez,
00:16mais une enquête aussi sur les années de Cyril Hanouna à la télévision.
00:20Le livre s'appelle « T'es une merde, frère », signé Hanouna.
00:23Enquête sur celui qui a créé la Trump Télé française aux éditions Robert Laffont.
00:26Bonjour Jean-Michel.
00:26Bonjour, bonjour.
00:27Jean-Michel, dans cette enquête, qu'est-ce que vous avez appris sur Cyril Hanouna qu'on découvre ?
00:45Qu'on découvre ? Moi, mon souci, c'était pas tellement...
00:48Enfin, j'aurais pu apprendre plus si toutes les personnes que j'ai sollicitées avaient répondu à mes sollicitations.
00:54les dirigeants de Canal, les dirigeants d'M6, pourquoi on a supporté Hanouna d'un côté,
01:02pourquoi on a embauché Hanouna de l'autre.
01:04Mais ce qui m'a paru important, en fait, c'est plutôt de mettre comme sur une corde à linge
01:08tout ce qui s'était passé de singulier sur le plateau de TPMP pendant 10 ans.
01:15Oui, dérapage, mais dérapage n'est pas un mot qui résume Cyril Hanouna.
01:19L'humiliation ? Un plateau de télévision, c'est un lieu que des gens observent,
01:25et quand on le voit à la télévision, ils se disent, si on le fait là-bas, je peux le faire moi, dans ma vie.
01:31C'est un lieu de légitimation.
01:33L'humiliation, c'est singulier.
01:35Humilier les gens comme les humilie Cyril Hanouna, c'est singulier.
01:38Les insultes ?
01:40Qui insulte parmi toutes les personnes qui prennent la parole publiquement ?
01:44Qui insulte ses congénères ?
01:47Qui ?
01:48Et puis, les menaces qu'il peut faire très tranquillement sur un plateau de télévision,
01:53et qu'il fait beaucoup en privé.
01:55Et j'ai voulu raconter ce personnage, mais ce n'était pas le personnage qui était intéressant,
01:59c'est ce qu'il dit de nous, de ce que nous supportons, des évolutions de la société.
02:03Et comme Cyril Hanouna a le désir de faire autre chose que de la télévision,
02:08mais qu'il a très envie d'être candidat devant le suffrage universel,
02:11il me semblait qu'il y avait un apport démocratique à décrire Cyril Hanouna.
02:14Mais vous avez dit, personne n'a voulu parler de lui dans son entourage ?
02:18C'est l'Omerta ?
02:18Tous les SMS que vous racontez que vous avez envoyés pour beaucoup sont restés,
02:21enfin quasiment tous d'ailleurs, sans réponse.
02:23C'est très difficile.
02:24Ségolène Royal a accepté d'être payé par Cyril Hanouna.
02:26Quelques mois après que Cyril Hanouna ait insulté Anne Hidalgo.
02:30Ségolène Royal a passé sa vie à défendre l'idée que les femmes en politique
02:34devaient être armées pour faire face à la violence spécifique qui leur était adressée.
02:40Et Marlène Schiappa alors ?
02:41Oui, alors Marlène Schiappa n'a pas été insultée.
02:44Et pourtant, enfin bon bref, Ségolène Royal accepte d'être payée par Cyril Hanouna.
02:51On a envie d'entendre Ségolène Royal.
02:54Comment elle peut être en contradiction avec ce qu'elle a porté elle-même pendant des années ?
02:58Donc ça, il faut faire son deuil.
03:00Les dirigeants de Canal+, qui sont des acteurs importants de la culture,
03:05financent des films et des spectacles vivants,
03:08qui sont à l'opposé de ce que fait Cyril Hanouna.
03:10On aurait envie.
03:12Vincent Bolloré ?
03:13Je défends les valeurs chrétiennes.
03:15Moi je trouve que les valeurs chrétiennes sont de belles valeurs.
03:18L'amour du prochain, la solidarité, l'entraide.
03:22Et Cyril Hanouna qui passe son temps à dégobiller sur tout le monde ?
03:25Enfin, M. Bolloré, comment vous expliquez ça ?
03:27Mais est-ce que c'est un livre règlement de compte ?
03:31Parce qu'on sait qu'avec Cyril Hanouna, c'est amouraine là.
03:35Non, c'est pas l'amouraine.
03:36Pas surtout haine ?
03:37Non, Cyril Hanouna a pu dire que, avant, je lui illustrais les glaouis avec des peaux de chamois.
03:43Ça, chez moi, ça ne déclenche pas de la haine.
03:45Je regarde ça un peu interrogatif, et au fond, je m'en fous.
03:49L'expression, elle est assez marrante, quand même.
03:51Ça te fait rire.
03:52Ça te fait rire.
03:54Oui, mais là, c'est SMS.
03:55C'est SMS, t'es une merde, frère, puisque c'est un SMS qui vous a envoyé.
03:58C'était à propos de quoi ?
04:00Ah, alors, le SMS, j'avais terminé l'enquête,
04:03et je n'avais pas envie d'entrer directement en contact avec Cyril Hanouna,
04:07parce que je savais bien que je ne serais pas bien reçu.
04:10Donc, j'ai envoyé un mail à son avocat, un mercredi après-midi,
04:14avec une liste de questions.
04:16Est-ce que M. Hanouna accepterait de répondre à ces questions-là ?
04:18Et le soir, il m'a répondu,
04:21ton livre, on s'en balèque,
04:23je ne traduis pas, on comprend un peu ce que ça veut dire,
04:25t'es une merde, frère.
04:26Ah non, il l'a dit en Verlant, t'es une de mère.
04:28Une de mère, voilà.
04:29Et j'ai montré ça à un copain,
04:31et en fait, c'est lui qui m'a dit,
04:32pourquoi t'en ferais pas un titre ?
04:34Et donc, du coup, j'ai vu l'éditeur,
04:36j'ai dit, pourquoi on ferait pas un titre ?
04:37Mais il y a une chose, juste avant de donner la parole
04:40à mes petits camarades,
04:41que vous dites, en fait,
04:44l'animateur va développer les traits de caractère
04:46que normalement, les animateurs de télé
04:48tentent de cacher sous des tonnes de sourires
04:50et de gentillesse affectées.
04:52Pas lui, il a tout montré, c'est son originalité.
04:55Personne avec lui, avant lui,
04:57dans ce métier, ne l'avait fait,
04:58c'est probablement aussi son unicité.
05:01Donc, est-ce que vous lui reconnaissez
05:03un talent certain ou un certain talent ?
05:05Ah oui, il a du talent, oui.
05:07Pour arriver à construire ce qu'il a construit,
05:09il faut du talent.
05:10Et du travail.
05:11Il a beaucoup d'instincts,
05:11oui, du travail, bien sûr,
05:12de l'investissement.
05:13Il a beaucoup d'instincts,
05:15beaucoup d'une rapidité d'esprit réel.
05:17Mais hélas, il n'y a pas quelqu'un
05:19qui est capable de canaliser
05:22la violence dont il est porteur.
05:25Alors, vous avez lu le livre,
05:26Flora Guébali, Charles Consigny...
05:27Moi, j'ai lu le livre,
05:29mais j'ai surtout été insultée
05:30pendant toute une semaine
05:31par Cyril Hanouna l'année dernière
05:32parce que j'avais osé considérer
05:34la décision de l'ARCOM au GG
05:36comme légitime,
05:38ce qui était mon droit.
05:39Donc, il a dit que j'étais bête,
05:42vraiment débile,
05:43et puis la honte de la France.
05:44Et puis, bon, ça a duré
05:45pendant quelques jours.
05:46J'ai reçu...
05:47Je n'ai jamais reçu
05:47autant de messages de soutien
05:48de politiques,
05:50de journalistes,
05:51en privé,
05:52qui me disaient
05:53bonjour,
05:53que je connaissais ou non,
05:55bonjour,
05:55on est désolés de ce qui vous arrive,
05:57c'est vraiment très dur.
05:58Et je lui ai dit
05:58mais vous avez une voix,
05:59vous tous,
06:00journalistes politiques.
06:01Peut-être que si on était
06:02tous ensemble
06:03à dire la même chose,
06:05ça aiderait.
06:05Et puis là,
06:06plus de réponses,
06:06on n'a plus répondu.
06:08Et donc, ma question pour vous,
06:09c'est est-ce que vous avez...
06:10J'en ai détruit
06:11que tous ces gens-là
06:12avaient peur
06:12parce que s'attaquer à Hanouna,
06:14c'est s'attaquer
06:15à un monument
06:16de la télé française
06:17et aujourd'hui,
06:18on sait,
06:18le pouvoir,
06:19il est dans la fabrique
06:19de l'opinion
06:20et quand on est regardé
06:21tous les soirs
06:22par des millions de personnes,
06:23on a beaucoup de pouvoir.
06:24Donc, ma question pour vous,
06:25c'est est-ce que vous avez eu peur
06:27en faisant ce livre
06:28et est-ce que vous comprenez
06:30cette peur
06:30qui fait cette omerta
06:32dont on parlait à l'instant ?
06:33Non,
06:34je me demande,
06:35enfin,
06:36de quoi on parle les gens ?
06:37Qu'est-ce qu'il va leur faire ?
06:39Les insulter tous les soirs,
06:40c'est pas très agréable
06:41parce que derrière,
06:42il y a les réseaux sociaux aussi.
06:43Non, c'est pas agréable.
06:44Je raconte d'ailleurs
06:45la mésaventure psychologique,
06:48si je peux l'appeler comme ça,
06:49d'une chercheuse du CNRS,
06:50Claire Sekai,
06:51qui a étudié le contenu
06:53des émissions de TPMP,
06:54qui en fait un compte rendu
06:55à sa manière,
06:57universitaire,
06:58et elle voit
06:59comme critique
07:01son visage affiché
07:02derrière Cyril Hanouna
07:03et Cyril Hanouna
07:04a dit une phrase
07:05qui l'a beaucoup marquée,
07:06qui l'a déstabilisée.
07:07Au CNRS,
07:08tout le monde en honte d'elle,
07:08personne ne veut travailler avec elle.
07:10Il ne sait même pas
07:10ce que c'est le CNRS.
07:12Mais il balance comme ça
07:14et elle l'a très mal vécu.
07:16Ça l'a déstabilisé.
07:17Et quand on a le pouvoir
07:18qu'a Cyril Hanouna,
07:19un pouvoir de parole
07:20sur la place publique,
07:21on fait attention
07:22à ce qu'on dit.
07:22Mais de quoi les gens
07:23ont-ils peur exactement ?
07:24Qu'est-ce qu'il va faire ?
07:25À moi, qu'est-ce qu'il va me faire ?
07:26Il va me faire quoi ?
07:27Il va me dire...
07:28Il a déjà dit que j'étais
07:29trop vieux,
07:30trop con
07:31et trop moche
07:31pour faire de la télévision.
07:32Bon,
07:33qu'est-ce qu'il va dire de plus ?
07:34Bon...
07:34Donc,
07:35pourquoi est-ce que les gens ont peur ?
07:37J'ai trouvé aussi
07:38que beaucoup de gens
07:38avaient honte
07:39d'avoir travaillé avec lui.
07:40Alors,
07:40ils ne le disent pas forcément
07:42comme ça.
07:42Mais ils ont des réticences
07:43à parler du travail commun
07:45parce qu'ils n'assument pas
07:46le résultat du travail commun.
07:48C'est triste,
07:49je trouve.
07:49Charles Consigny.
07:50Alors,
07:51j'allais un peu
07:51à reculons vers ce livre,
07:53cher Jean-Michel Apathy.
07:55D'abord,
07:55parce que moi,
07:56j'aime beaucoup Hanouna.
07:57Je trouve qu'il a
07:58beaucoup de talent
07:59et j'avoue que
08:01cette télé
08:02un peu nitroglycérine,
08:04un peu sans foi ni loi,
08:06ne me déplaît pas.
08:06Je pense que ça fait partie
08:09de ce média,
08:10de ce métier.
08:12Et donc,
08:13je n'ai jamais été
08:14particulièrement choqué
08:15par les vulgarités
08:16qui pouvaient se dérouler
08:17sur le plateau
08:18de TPMP.
08:20Et je pense aussi
08:21qu'Hanouna est capable
08:23du pire comme du meilleur.
08:25Mais ça,
08:25je crois que vous êtes d'accord.
08:27Et notamment,
08:27son émission
08:28qu'il avait faite
08:29pendant la présidentielle
08:30face à Baba,
08:31qui était une émission
08:32étonnante quand même.
08:34Qui avait participé d'ailleurs.
08:35Rien que le nom
08:35dans laquelle
08:37j'étais allé débattre
08:37avec Mélenchon
08:38et avec Marine Le Pen,
08:40c'était une émission
08:41très étonnante,
08:42rose fluo,
08:44avec des strass,
08:45des spots.
08:46Enfin,
08:47c'était étonnant
08:48pour la politique,
08:48mais ce n'était pas con
08:49puisque ça consistait
08:50à confronter des politiques
08:51à des contradicteurs,
08:53mais aussi à des soutiens.
08:55Bref,
08:56c'était intéressant
08:56et je trouvais
08:57qu'il avait bien mené ça.
08:58Mais je suis d'accord
08:59avec vous
08:59qu'il y a un certain
09:00nombre de débordements.
09:02J'y allais aussi
09:02un peu reculons
09:03parce que j'avoue
09:04que vous m'agacez
09:05assez souvent,
09:06notamment sur Twitter
09:07avec votre étonnant nom
09:09qui a le don
09:10de m'exaspérer.
09:12Je suis désolé.
09:13Vous aviez fait un tweet
09:14contre ma modeste personne,
09:15mais je ne sais plus
09:16ce que c'était.
09:17Ça ne m'a pas blessé
09:19parce que je ne m'en souviens plus
09:21et je ne l'ai pas retrouvé.
09:23Mais j'ai trouvé
09:24donc ce livre
09:24assez intéressant,
09:25je dois dire.
09:27Je trouve qu'on apprend
09:28certaines choses.
09:30Je crains quand même
09:31qu'il n'intervienne
09:32un tout petit peu tard.
09:33Alors,
09:33je comprends
09:34la corde à linge,
09:36etc.,
09:37le fait de faire
09:37une espèce de retour
09:38sur un phénomène
09:39qui, somme toute,
09:40n'existe plus
09:40parce que maintenant,
09:41c'est une autre chaîne,
09:42etc.
09:42Bon, enfin,
09:43disons que c'est différent.
09:45Je pense que c'est intéressant
09:47et je pense que,
09:48d'abord,
09:49honnêtement,
09:50je trouve que c'est
09:50assez bien écrit.
09:52Assez bien ?
09:53C'est bien écrit.
09:54Seulement assez bien.
09:55Est-ce que pour autant,
09:56ça valait la peine
09:57de fermer une chaîne ?
09:59Parce que c'était
10:00Cyril Hanouna
10:01qu'il fallait sanctionner
10:02à la limite
10:03de la part de l'Arcom,
10:03mais pour autant,
10:04fermer une chaîne.
10:06Je n'ai pas une opinion
10:08extrêmement définitive.
10:09Quand on regarde
10:10la décision de l'Arcom,
10:11l'Arcom dit
10:12les débordements
10:13de Cyril Hanouna
10:14sont un problème,
10:15l'irrespect du cahier
10:16des charges
10:17en termes de production
10:18est un problème
10:18et,
10:20parce qu'on dit
10:20que Cyril Hanouna
10:21c'est des audiences
10:23et donc de l'argent,
10:24les déficits chroniques
10:26de C8
10:26sont un problème.
10:28700 millions d'euros
10:28en vivant.
10:29Donc,
10:30projet non viable
10:31qui ne respecte pas
10:32le cahier des charges
10:33et qui,
10:34par son animateur...
10:35La plupart des chaînes
10:36de la TNT
10:36perdent de l'argent.
10:38C'est un argument
10:38qui est...
10:39Moi, je ne veux pas défendre...
10:39Mais ça ne m'a pas semblé
10:40aberrant que ça soit fermé
10:41après.
10:42Ça n'aurait pas été fermé.
10:43Vous dites Cyril Hanouna ?
10:45Oui, je vous en prie.
10:45Mais je le mets
10:46dans le livre.
10:47L'angle d'attaque
10:48de ceux qui ont contesté
10:50la fermeture de C8
10:51c'est la liberté d'expression.
10:53C'est une forme
10:55de totalitarisme
10:55qui s'installe.
10:56Je cite notamment
10:57Laurent Wauquiez
10:58qui,
10:58avec les excès
11:00qui lui sont coutumiers,
11:01mène là un combat
11:02qui ne me semble pas juste.
11:03Abel Boyi.
11:04Alors,
11:06pour corroborer
11:06ce qui vient d'être dit,
11:07le livre est assez intéressant
11:08parce qu'en plus
11:09il est très accessible.
11:10Et j'aimerais
11:11soulever 2-3 points
11:12et vous poser 2 questions
11:13très cash
11:14parce que je sais
11:14que vous n'avez pas
11:15votre langue dans votre poche.
11:17C'est une enquête
11:17mais l'enquête,
11:18reconnaissez qu'elle n'est pas neutre
11:19parce qu'on ressent
11:21votre ressenti
11:22de Cyril Hanouna
11:23quand vous dites
11:23à un moment
11:24qu'il parle comme Eric Ciotti
11:25quand il parle de son amour
11:27pour la France.
11:27À un moment,
11:27vous dites même
11:28qu'il parle comme Donald Duck.
11:29Donc voilà,
11:30vous parlez aussi...
11:32Ah oui,
11:32à un moment,
11:32vous dites qu'on dirait
11:33Donald Duck.
11:34Donald Trump peut-être ?
11:35Non, non, oui, oui,
11:36Donald, oui, oui,
11:37Donald, si, si, si, si,
11:38je l'ai lu en entier.
11:40Il faut que je fasse gaffe
11:41parce que parfois
11:41ce n'est pas moi
11:42qui ai écrit le livre.
11:42Et je trouve en fait
11:43que dans ce,
11:44je ne sais pas si on peut
11:44parler de ressentiment,
11:46de mépris ou autre,
11:47ou peut-être une volonté
11:48d'alerter,
11:49il y a quelques points
11:50en fait
11:50qui vous rabaissent
11:52un petit peu.
11:52Quand vous parlez
11:53de ses études
11:54et que vous dites
11:55qu'il a eu son bac
11:56au bout de la deuxième fois seulement,
11:58puis ensuite qu'il a eu
11:59un DEUG,
12:00un BAC plus 2,
12:01et qu'il s'est ennuyé,
12:02il a arrêté
12:02et vous dites
12:03que le constat est médiocre.
12:05Si on n'est pas au courant
12:05en fait
12:06de ce qui se passe
12:06pour Cyril Hanouna,
12:07si je suis un BAC plus 2,
12:09je peux me dire
12:09que c'est un petit peu
12:11dur comme jugement.
12:12Donc voilà,
12:13vous parlez ensuite
12:14et c'est la chose
12:14qui m'a le plus interpellé
12:15du rapport qu'il a
12:16au corps de ceux
12:18qui travaillent avec lui.
12:19C'est-à-dire que
12:20quand on travaille
12:21avec Cyril Hanouna,
12:22on ne s'appartient plus.
12:23Et c'est intéressant,
12:24même les mots
12:24que vous utilisez,
12:25vous parlez du rapport
12:26au corps
12:26et ensuite du rapport
12:27au vivant.
12:28Et je vais vous donner
12:29juste deux exemples.
12:30Le touriste
12:31qu'il a poussé
12:32dans l'eau à Venise,
12:33le souffle
12:34dans l'arrière d'un chien,
12:36ce qu'il a fait
12:36à Jordan Deluxe.
12:38Et moi,
12:38je lis le bouquin
12:39et je me dis
12:39mince,
12:40on risque d'arriver
12:42à une agression sexuelle
12:43à ce rythme-là.
12:45Et puis,
12:45il y a le cas
12:46Capucine à Nave
12:47que vous parlez,
12:47vous prenez même
12:49un témoin,
12:49une psychothérapeute
12:50si je ne me trompe pas,
12:51pour analyser
12:52en fait les faits.
12:54Donc,
12:54je me suis dit
12:55qu'est-ce qu'il y a
12:57entre vous
12:57et Cyril Hanouna ?
12:59Et à la fin,
13:00on arrive juste
13:00avant la conclusion
13:01où vous expliquez
13:02que vous êtes déjà allé
13:03à TPMP
13:03et que vous n'aviez pas
13:05de froid avec Cyril Hanouna,
13:07que dans les couloirs
13:07d'RTL,
13:08vous vous êtes rencontrés
13:09et que les rapports
13:10étaient bonjour,
13:11au revoir.
13:11Et puis,
13:12vous expliquez en fait
13:13ce qui vous a poussé
13:14à écrire le livre,
13:15c'est-à-dire suite
13:16à la mort de Lola,
13:17effectivement,
13:17la réaction qu'il a eue
13:18à TPMP
13:19où il a semblé
13:20mettre de côté
13:21l'état de droit.
13:22Et je me suis dit
13:25à avoir la même réaction
13:28que ce n'est pas possible,
13:30qu'il faut que les choses
13:30aillent vite
13:31et ce n'était pas forcément
13:32mettre l'état de droit.
13:33Donc,
13:34quelles sont mes deux questions ?
13:35Un,
13:35pourquoi avez-vous...
13:37Pourquoi avez-vous...
13:38Il fallait mettre
13:40le bruitage du tunnel.
13:41Bah oui,
13:41il aurait pu se prendre
13:42un petit tunnel.
13:42Pourquoi avez-vous écrit le livre ?
13:44Est-ce que vous êtes
13:44un lanceur d'alerte ?
13:46Donc,
13:46Cyril Hanouna nuit
13:47à la société française.
13:48Et deuxième question
13:49pour le cas de Capucine
13:51à Nav,
13:51très cash,
13:52est-ce que Cyril Hanouna
13:53est un agresseur sexuel ?
13:55Oui ou non ?
13:56Pourquoi est-ce que
13:57j'ai écrit le livre ?
13:58Parce que je pense
13:58que nous avons vu ailleurs,
14:00notamment aux Etats-Unis,
14:01que des gens pouvaient
14:02faire passer le capital
14:04qu'ils ont à la télé
14:05sur la scène politique.
14:06Comme Cyril Hanouna
14:08a dit,
14:09c'est un constat,
14:10qu'il souhaitait être
14:11candidat devant
14:11un suffrage universel,
14:12il le dit depuis longtemps.
14:13Depuis,
14:14il a un peu démenti quand même.
14:15Alors,
14:15il a démenti de l'être
14:16là tout de suite,
14:17mais déjà,
14:18en 2017,
14:19quand René Chiche
14:20publie son livre,
14:21il y a déjà l'hypothèse
14:22qu'il puisse faire
14:22de la politique.
14:23En fait,
14:23c'est une qu'il a
14:26depuis longtemps en tête.
14:27Et pourquoi pas,
14:28il a le droit,
14:28un citoyen qui a le droit
14:29de le faire,
14:30mais à ce moment-là,
14:31il y a une légitimité
14:32pour enquêter
14:32sur Cyril Hanouna.
14:34Comment il parle,
14:35ce qu'il est,
14:36quelle valeur il promeut.
14:38Son populisme
14:39méritait d'être disséqué,
14:40parce que
14:40c'est du populisme.
14:43Et donc,
14:43fondamentalement,
14:44c'est pour ça
14:44que j'ai écrit le livre.
14:46Il n'y a pas
14:46de ressentiment personnel
14:47pour répondre rapidement
14:48à votre question.
14:48Et si je cite Éric Ciotti,
14:50c'est parce que j'aime bien
14:51me moquer d'Éric Ciotti.
14:52C'était une balle perdue
14:53pour Éric Ciotti,
14:54ça n'a rien à voir
14:54avec Cyril Hanouna.
14:57Est-ce que c'est
14:57un agresseur sexuel ?
14:58Écoutez,
14:59la scène sur Capucine à Neuve
15:01qui est enregistrée...
15:02Il faut en rappeler,
15:03peut-être que tout le monde
15:04ne l'a pas vue.
15:05Il joue avec une fille
15:06qui s'appelle Capucine à Neuve,
15:08touche-moi des parties du corps,
15:09qu'est-ce que c'est ?
15:09Elle a les yeux fermés,
15:11bon voilà,
15:11et puis il lui met
15:12sa main sur son sexe.
15:15la main de Capucine à Neuve
15:16sur son sexe.
15:17C'est une scène
15:18qui a beaucoup choqué
15:19parce qu'elle est emblématique
15:20d'abord de ce que les hommes
15:21peuvent faire parfois
15:22avec des femmes,
15:24cette espèce de sentiment
15:26que ce sont des jouets sexuels.
15:28C'est une scène
15:29concernant Cyril Hanouna
15:30que l'on retrouve
15:31à d'autres moments
15:32de sa vie professionnelle.
15:34Je cite
15:34ce qu'il fait faire
15:36dans la rue à des femmes.
15:37Enfin, c'est quelque chose...
15:38Elle était consentante
15:39Capucine à Neuve.
15:40Non.
15:41Elle avait les yeux bandés.
15:42Elle n'était pas consentante.
15:42Mais il y a eu beaucoup
15:46devant l'ARCOM,
15:48devant le Conseil d'État,
15:49devant la Cour européenne
15:50des droits de l'homme.
15:51Ce type de gestes
15:52faits sur la place publique,
15:54sur un plateau de télévision
15:55est un geste
15:56qui est condamnable.
15:57On ne peut pas le faire
15:58parce qu'on lutte
16:00contre tout ça
16:00tout de même
16:01depuis quelques années.
16:02Et donc Cyril Hanouna
16:03sait tout ça.
16:04Il faut essayer
16:04de le décrypter.
16:06Et je crois
16:07qu'il est important
16:08de ne pas perdre
16:08la mémoire
16:09de ces actes passés
16:10parce que ça date
16:11d'il y a une dizaine d'années.
16:12Est-ce que
16:13les messages véhiculés
16:14par Cyril Hanouna
16:15paraissent contestables
16:16et ne sont pas bons ?
16:17Mais Jean-Michel,
16:18vous qui suivez la politique
16:18depuis tant d'années,
16:19vous croyez qu'il a eu une chance
16:20s'il se présentait
16:20à une présidentielle ?
16:22Qu'il fasse des voix ?
16:23Oui.
16:23Alors je cite
16:24dans le livre
16:25les experts américains.
16:27En janvier 2016,
16:28les experts de la politique américaine.
16:30Quand Donald Trump dit
16:31je serai candidat
16:31aux primaires républicaines,
16:33mais il n'y en a pas un
16:34qui pense qu'il franchira
16:35l'étape des primaires.
16:37Et même tous disent
16:38qu'il n'ira pas
16:39jusqu'au bout.
16:40Vous voyez, tiens.
16:40Bien sûr qu'il fasse des voix,
16:43pas qu'il soit élu.
16:44Mais c'est du populisme.
16:46Quand même,
16:46on voit bien
16:46que la scène politique
16:47est détruite.
16:48Donc il y a un espace
16:49pour des populistes
16:50comme M. Lanouna.
16:50Vous restez avec nous.
16:51Bastien Thédier Riner,
16:52Cyril Hanouna,
16:53c'est peut-être ça
16:53la fiche de la présidentielle.
16:54Vous restez avec nous,
16:55Jean-Michel Apathy.
16:56On va continuer
16:56de parler du livre
16:57parce qu'il y a
16:58une petite anecdote.
16:59Vous racontez aussi
17:00la rencontre Cyril Hanouna
17:01et Jordan Bardella.
17:03Mais on va aller
17:04un peu au-delà
17:04de cette rencontre
17:05parce qu'il y a
17:06des petites choses
17:06qui ont été cachées
17:07là-dessus aussi.
17:08Vous allez nous raconter ça.
17:09Et puis on va voir avec vous
17:10ce que vous pensez
17:11du match en ce moment
17:12entre le service public
17:14et CNews.
17:15Avec la patronne
17:16du service public
17:17qui dit ce matin
17:17que CNews
17:18est une chaîne d'extrême droite.
17:19Ce sera intéressant
17:20de vous entendre là-dessus.
17:21Jean-Michel Apathy,
17:22vous restez avec nous.
17:24RMC.
17:25Alain Marshall.
17:26Olivier Truchot.
17:27Les grandes gueules.
17:28Jean-Michel Apathy
17:38est avec nous.
17:39T'es une merde, frère.
17:41Signé Hanouna.
17:42C'est tiré d'un SMS
17:43et le titre d'un livre.
17:44Ça me fait encore rire.
17:44Enquête sur celui
17:45qui crée la Trump télé
17:47à la française.
17:48C'est aux éditions
17:49Robert Laffont.
17:50Peu prêter à Cyril Hanouna
17:52des ambitions politiques.
17:53Dans le livre,
17:54Jean-Michel,
17:54vous racontez
17:55une rencontre.
17:57Jordan Bardella,
17:57Cyril Hanouna.
17:58Oui.
17:59Dans quelles circonstances ?
18:01Ils se sont rencontrés
18:02en 2021 sur le plateau,
18:03invités.
18:04Ils ont sympathisé.
18:05Ils ont 20 ans d'écart.
18:07Et ce qu'on m'a dit,
18:08alors je n'ai pas pu
18:09le vérifier moi-même,
18:11mais ils se marrent
18:11beaucoup tous les deux.
18:12Ils ont un humour
18:14semblable.
18:15Et du coup,
18:15ils ont noué
18:16une vraie relation d'amitié.
18:17Donc Jordan Bardella
18:18a passé une partie
18:19de l'été 2024
18:21dans sa villa à Saint-Tropez.
18:23Ils ont joué au paddard.
18:2423.
18:2523.
18:26Ils ont joué au paddard.
18:27Il y a une photo
18:28qui...
18:28Voilà.
18:29Moi, c'est ça
18:29qui m'intéresse.
18:30Quelqu'un a acheté
18:30les photos
18:31et elles sont bloquées.
18:34Mais Jordan Bardella
18:35a expliqué à des amis
18:36à lui au Rassemblement
18:37National,
18:37les photos,
18:38elles existent.
18:39Mais quelqu'un a acheté
18:40les photos,
18:40on a bloqué
18:41les photos
18:42de l'été 2023.
18:43Ça arrive.
18:44Pour des personnalités
18:45importantes,
18:46ce n'est pas la première fois
18:47que ça se passe comme ça.
18:47Mais ça prouve le poids
18:48de Cyril Hanouna
18:49et de Jordan Bardella
18:51ensemble.
18:51Oui, la connexion.
18:53Mais la connexion
18:54avec Bruno Retailleau
18:55est aussi assez intéressante.
18:56Pourquoi ?
18:57Ils se sont parlé
18:57la première fois
18:58en décembre dernier
18:59quand Bruno Retailleau
19:00est devenu ministre
19:00de l'Intérieur.
19:01Et depuis,
19:02je ne dirais pas
19:02qu'il ne se quitte plus,
19:03mais visiblement,
19:03le dialogue est nourri.
19:05Et Cyril Hanouna
19:06ne s'en cache pas.
19:07Je raconte,
19:07quelqu'un qui déjeunait
19:08avec Cyril Hanouna,
19:09le téléphone sonne,
19:10c'est Bruno.
19:11Allô ?
19:12Il n'a pas autre chose
19:12à faire,
19:12Bruno Retailleau ?
19:13Ça connecte bien.
19:15Et Vincent Bolloré
19:17et Bruno Retailleau,
19:17ça connecte bien.
19:18Mais politiquement,
19:19il pense quoi,
19:20en fait,
19:20Cyril Hanouna ?
19:21Parce que vous vous rappelez
19:22qu'il s'était plutôt engagé
19:23pour SES Racisme.
19:25C'est-à-dire qu'il est parti
19:27de la gauche vers la droite,
19:28c'est ça ?
19:28Il est parti de la diversité
19:30qui était celle
19:31de son enfance,
19:32de son adolescence,
19:33dans la banlieue,
19:34Sainte-Saint-Denis,
19:35les LILA,
19:36pour arriver à une position,
19:38après tout,
19:38beaucoup de gens
19:39connaissent cette évolution,
19:41moi aussi peut-être,
19:41donc je ne vais pas,
19:42une position où son patrimoine,
19:45sa notoriété,
19:45sa situation,
19:46lui font craindre
19:47que son monde
19:49étant menacé,
19:50il faut,
19:51en arriver à plutôt
19:54privilégier l'ordre,
19:56la sécurité,
19:58tout fou le camp,
19:59c'était mieux avant,
20:00enfin voilà,
20:00donc il est devenu un peu...
20:02En vieillissant,
20:02un peu plus conservateur.
20:03Mais sur une échelle
20:03gauche-droite,
20:05on ne peut pas le situer
20:06de manière classique,
20:07il est assez...
20:09Plus à droite quand même.
20:10Oui, à droite,
20:11mais il est très...
20:13C'est personnel aussi,
20:14ce n'est pas une démarche
20:15très nourrie intellectuellement,
20:17philosophiquement,
20:18idéologiquement,
20:18c'est plus du réflexe,
20:20c'est plus quelque chose
20:20comme ça,
20:21quoi.
20:21Pour aller au-delà
20:22du cas Hanouna,
20:22on a parlé de Vincent Bolloré,
20:24de la fermeture de C8,
20:25là, il y a en ce moment
20:26un combat
20:27entre C8 d'un côté
20:30et le service public
20:31de l'audiovisuel,
20:32CNews, pardon,
20:33CNews d'un côté
20:34et le service public
20:37de l'audiovisuel
20:38à propos de l'affaire
20:39Le Grand Cohen
20:41et Delphine Ernotte,
20:43dans les colonnes du Monde,
20:44vient de dire,
20:45la patronne de France Télévisions,
20:47que CNews
20:47était une chaîne
20:48d'extrême droite.
20:49Est-ce que CNews
20:50est une chaîne d'extrême droite ?
20:51Oui, ça, oui,
20:52ça ne me dérange pas
20:53de le dire.
20:54Oui, il faut écouter
20:55tous les jours
20:57un fait divers
20:58monté en épingle,
21:01trop d'immigrés,
21:02Pascal Praud
21:03qui dit que les punaises
21:04de lit,
21:04elles arrivent
21:04avec les immigrés.
21:05Ça fait un moment
21:06qu'elle est à l'extrême droite,
21:07oui, je ne sais pas.
21:07Moi, ça ne me dérange pas
21:08de le dire.
21:08Ce qui est spectaculaire,
21:10c'est l'intervention
21:11de la présidente
21:14de France Télévisions.
21:15D'habitude,
21:16les dirigeants
21:16de France Télévisions,
21:17ils restent plutôt cachés
21:19et ils ne mènent pas
21:20ce type de conflit.
21:21Qu'est-ce que ça veut dire ?
21:22Ça veut dire
21:23que CNews,
21:23un potentiel de...
21:25CNews impose des débats,
21:28donne une tonalité
21:30au débat public
21:31qui fait que déstabiliser
21:33le service public.
21:34Pardon, pardon,
21:34mais le service public...
21:35Complémentaire,
21:36est-ce qu'il est de gauche
21:37le service public audiovisuel ?
21:38Est-ce que France Inter
21:39est une radio de gauche ?
21:40Pas que France Inter.
21:42De gauche, oui,
21:43il doit y avoir une sensibilité
21:44plutôt de gauche
21:45que de droite,
21:46mais c'est assez mou,
21:47je trouve,
21:48c'est assez mollassant.
21:49Ah bon ?
21:49La gauche molle ?
21:50Et puis gauche,
21:50c'est la gauche sociale-démocrate
21:51parce que Jean-Luc Mélenchon
21:53les déteste
21:53et puis on ne peut pas dire
21:54que ça soit très efficace
21:55quand on voit l'état
21:56de la gauche sociale-démocrate.
21:57Par exemple,
21:58sur l'attaque Zuckman,
21:59moi j'ai retweeté là
22:00le programme médiatique
22:01de M. Zuckman
22:02ces derniers jours.
22:04France Inter,
22:05l'invité de 8h20,
22:06jeudi.
22:07France 5,
22:07c'est politique,
22:08dimanche.
22:09Zuckman,
22:09notre sauveur.
22:10France 2,
22:11Télématin,
22:12jeudi.
22:12France 3,
22:13dimanche en politique,
22:14dimanche,
22:14la chasse aux riches
22:15avec Zuckman.
22:16France 2,
22:17l'invité du 20h.
22:18France Inter,
22:19question politique,
22:19faut-il exterminer les riches ?
22:21France Culture,
22:22l'invité des matins,
22:23lundi,
22:23Zuckman 2027.
22:25France 2,
22:25complément d'enquête,
22:26jeudi,
22:27la taxe Zuckman,
22:27chance pour la France.
22:29France 5,
22:31France Info TV,
22:33radio,
22:348h30,
22:34France Info.
22:35France 2,
22:35vous avez la parole,
22:36jeudi,
22:3721h10.
22:37France 3,
22:38le 19-20,
22:39invité,
22:39mercredi.
22:40France 2,
22:404 vérités,
22:41lundi.
22:42France Inter,
22:43le 7-9,
22:43mardi.
22:44France 5,
22:45c'est dans l'air,
22:45mardi,
22:46taxé les riches,
22:46Zuckman a raison.
22:47France 2,
22:48l'événement,
22:48sa majesté Zuckman.
22:50France Culture,
22:50le grand entretien,
22:51le rêve Zuckman.
22:52France 2,
22:53le dimanche,
22:53édition spéciale Zuckman.
22:55C'est pas de gauche, ça ?
22:57Ça vient d'où, d'ailleurs, ça ?
22:58Ça, c'est tweeté,
22:59c'est l'émiléiste français
23:01qui a mis l'inventaire.
23:02c'est faux,
23:03parce que ça cite pas
23:05que les endroits
23:05où il est invité,
23:06ça cite aussi les endroits
23:06où on a parlé de lui.
23:07Et hier matin,
23:08au GG,
23:08on parle de lui.
23:09Hier matin,
23:09au GG sur RMC,
23:10on a aussi parlé de lui.
23:11Donc ça devrait être
23:12sur la liste.
23:12Mais pas dans les mêmes termes.
23:14Là, c'est que des éloges
23:15de la taxe Zuckman.
23:16Enfin, moi,
23:17la taxe Zuckman,
23:18je trouve que c'est
23:18une grosse connerie.
23:19Donc, au moins,
23:20il n'y a pas cet équivoque
23:21entre vous et moi,
23:23Zuckman est...
23:24Les médias consomment
23:25des gens nouveaux,
23:26des débats nouveaux.
23:27Donc, Zuckman,
23:28il est invité partout.
23:29– Oui, mais c'est pas
23:29social-démocrate,
23:30c'est ça que je veux dire.
23:31– On joue beaucoup avec lui.
23:32Les gens qui invitent Zuckman,
23:34ça ne veut pas dire
23:34qu'ils partagent ses idées
23:36ou qu'ils sont de gauche.
23:37– Pour faire l'audience.
23:37– Et puis,
23:38la deuxième chose,
23:39c'est qu'il faut voir,
23:41aujourd'hui,
23:41même le Rassemblement National,
23:42même la droite,
23:43oui, il faut taxer les riches.
23:45Voilà.
23:45C'est dans l'air du temps
23:47que Zuckman est porteur de ça.
23:49Ça ne dit pas quelque chose
23:50de l'engagement.
23:50– Oui, mais vous dites,
23:52vous dites, oui,
23:52mais c'est...
23:53– Du service public.
23:54– Oui, mais attendez,
23:54non, mais Jean-Michel...
23:55– Non, mais Jean-Michel...
23:56– Après, si on dit
23:57que le service public est de gauche,
23:58je m'en prie.
23:58– Non, mais c'est pas ça,
23:59mais c'est...
23:59– Moi, je ne travaille pas
23:59dans le service public.
24:00– Non, mais Jean-Michel,
24:01Jean-Michel,
24:02vous dites CNews,
24:03l'influence de CNews.
24:05Bon, CNews,
24:05c'est une chaîne
24:06qui fait, certes,
24:07des modes d'audience,
24:08mais qui fait 4,5 de PDA.
24:11À côté, le service public,
24:15c'est 7 radios
24:17et 5 chaînes de télé.
24:18Et l'argent du service public,
24:21c'est beaucoup plus
24:21que l'argent du privé
24:22dans du visuel.
24:23C'est 4 milliards.
24:24Téléphone n'a pas 4 milliards,
24:25ni M6, ni nous,
24:28dans ce groupe.
24:29– Et 10 000 salariés.
24:30– Donc on compare
24:30deux choses peut-être un peu...
24:32Dans ce match,
24:32on a l'impression
24:33que c'est la même chose.
24:34Le service public
24:34est plus présent
24:35en termes d'audience
24:36et de moyens.
24:37– On parle de l'influence
24:38intellectuelle.
24:39Aujourd'hui, CNews
24:39a une vraie influence
24:40intellectuelle.
24:41– Mais le service public
24:41peut-être.
24:42– C'est ce qui est intéressant.
24:43– Pour tout le système
24:43Bolloré.
24:44– Mais le service public
24:45peut-être.
24:45– Mais sinon,
24:46Delphine Ernotte,
24:47on n'aurait pas fait
24:47l'interview qu'elle a faite.
24:48– Elle le défend.
24:50– Oui, mais...
24:50– Elle a l'acte
24:52de l'influence
24:53de CNews et d'Europe 1.
24:55– De la même manière
24:56que vous n'avez pas
24:56de problème à dire
24:57que CNews est une chaîne
24:58d'extrême droite
24:59qui a de l'influence,
25:00c'est ça votre opinion
25:01sur le sujet,
25:03reconnaissez que
25:04le service public
25:05audiovisuel
25:05est une chaîne de gauche
25:07qui a beaucoup
25:08d'influence.
25:09– De gauche molle.
25:09– Qui irrigue.
25:10– De gauche inévitable.
25:11– Oui, mais regardez
25:11la promo à Zuckman.
25:13– Oui, j'y voulait.
25:14– L'affaire Cohen-Legrand
25:15parce que vous avez réagi
25:16sur les réseaux sociaux.
25:18Donc, on accuse
25:19nos confrères Thomas-Legrand,
25:21Patrick Cohen
25:22de complaisance,
25:23plus encore,
25:24de participer
25:25à des discussions
25:27de stratégie politique
25:28avec des responsables,
25:29c'est des responsables
25:30socialistes,
25:31ça serait la preuve justement
25:31que les journalistes politiques
25:33de France Inter
25:34et du France Télévisions
25:36sont de gauche
25:37et influence.
25:38Qu'est-ce que vous en pensez ?
25:38– J'ai trouvé,
25:39je l'ai écrit,
25:40ce que l'on voyait,
25:42alors on en voit
25:42un petit bout,
25:43mais ce que l'on voyait
25:44semblait suggérer
25:45que le journaliste
25:45n'était pas à bonne distance
25:46des deux hommes politiques.
25:47Oui, quand on entend
25:49la phrase de Thomas Legrand
25:50concernant Rachid Haddati,
25:52on se dit que là,
25:53on n'est pas tout à fait
25:53dans le journalisme.
25:54Donc, j'ai trouvé
25:55que cette vidéo
25:56dégageait un certain malaise.
25:58– Est-ce que ça abîme
25:59le métier de journaliste politique ?
26:01Vous qui l'exercez ?
26:02– Non, c'est le métier
26:03de journaliste politique.
26:03– Vous savez très bien,
26:04oui, les journalistes politiques,
26:06ils sont copains
26:07comme cochons
26:08avec les politiques.
26:09– C'est de tout temps.
26:10Moi, je me souviens
26:11la période Sarkozy.
26:13On a accusé
26:14les journalistes
26:15d'être des Sarkozy.
26:16C'était dégueulasse.
26:18On faisait l'élection
26:19de Sarkozy.
26:20Le seul qui n'y croyait pas,
26:21c'était Nicolas Sarkozy.
26:24Donc, si vous voulez,
26:26c'est un procès permanent
26:27qui est fait aux journalistes politiques.
26:28C'est dur de trouver
26:29la bonne distance
26:30avec les responsables politiques.
26:32C'est très dur.
26:32Si vous voulez des infos,
26:33vous êtes obligés
26:34d'être un peu copains quand même.
26:35Et si vous n'avez pas d'infos
26:37et si vos copains ont un nom,
26:38vos patrons vous disent
26:38« Qu'est-ce que tu fous ? »
26:39Donc, c'est très dur,
26:40mais voilà, après…
26:40– Et chez Quotidien,
26:42c'est la bien-pensance ?
26:43C'est le camp du bien quotidien ?
26:45– Alors, chez Quotidien,
26:46je vais vous en parler
26:46de manière objective.
26:47les gens qui font cette émission,
26:51je pense à Laurent Bon
26:52qui dirige la boîte,
26:54Barthès présente,
26:55incarne,
26:56et Bon dirige,
26:56Laurent Bon,
26:57il est génial,
26:58formidable.
26:59J'adore travailler avec lui.
27:01Voilà.
27:01Et je trouve que c'est
27:02une très belle émission.
27:03Est-ce qu'elle est bien-pensante ?
27:05Sans doute.
27:06J'adore être bien-pensant,
27:08je m'en fous complètement.
27:09Après, en même temps,
27:10vous savez,
27:11quand je tiens des discours,
27:12j'en parlais tout à l'heure
27:12avec notre ami qui est là,
27:14sur l'Algérie ou d'autres sujets,
27:16on n'est pas toujours
27:16bien-pensant non plus.
27:18Donc, voilà.
27:19Comme ça,
27:20on fait ça à la louche un peu.
27:21– Mais c'est aussi
27:21une émission qui a de l'influence,
27:22quotidien,
27:22qui cartonne tous les soirs,
27:24qui fait quasiment
27:242 millions de téléspectateurs
27:26tous les soirs,
27:26depuis maintenant des années.
27:28Donc, quand on dit
27:29l'influence de CNews,
27:30en fait,
27:30toutes les émissions
27:31qui fonctionnent
27:32ont une influence,
27:32et Quotidien aussi
27:33a une influence.
27:34Elle est regardée beaucoup
27:34chez les jeunes,
27:35et c'est pas grave, en fait.
27:37– Je pense, Olivier,
27:38que CNews,
27:40avec une audience modeste,
27:43des moyens modestes,
27:45a aujourd'hui,
27:46parce que ça correspond
27:46à l'état de la société,
27:48une influence très importante.
27:49– Oui, mais vous inversez
27:50pas le truc, justement ?
27:51– C'est-à-dire,
27:52l'état de la société
27:53aujourd'hui est comme ça,
27:54et finalement,
27:54les gens ont trouvé
27:55une chaîne qui leur corresponde.
27:56– On est enfin
27:57une chaîne de droite,
27:58alors que j'avais
27:59que des chaînes de gauche,
28:00si je résume.
28:00– Ils captent quelque chose,
28:01un air du temps,
28:02et ils arrivent à le faire
28:04parce que les sujets
28:06qu'ils privilégient,
28:08systématiquement,
28:10aggravent,
28:12aiguisent,
28:12révèlent,
28:13une inquiétude,
28:14des peurs,
28:15voilà.
28:15– Mais qui était là ?
28:17– C'est un peu
28:17la chaîne de la trouille.
28:18– Qui était là,
28:19qui existait.
28:20– Mais si les responsables
28:22publics ne tempèrent pas,
28:24on va très vite
28:25à la catastrophe.
28:25– Attendez,
28:26pourquoi vous dites
28:27qu'il faut que les responsables
28:28publics tempèrent ?
28:29– Moi, j'ai discuté
28:30avec beaucoup de ministres
28:30de l'Intérieur,
28:31qui vous racontent très bien
28:33comment se passe la journée
28:34d'un ministre de l'Intérieur.
28:36Elle commence par une liasse
28:37de faits divers,
28:39de drames,
28:40de problèmes
28:41qui se sont passés
28:42dans la société.
28:43Et si vous n'avez pas
28:44un peu de recul,
28:45si vous n'avez pas
28:46un brin de fatalisme,
28:50vous pensez que rien
28:51ne marche en France.
28:52Et ça n'est pas vrai.
28:53Ce sont des réalités complexes.
28:56Ces news ne rendent pas compte
28:57de la complexité de la société.
28:59Ces news ne rendent pas compte
29:00de la complexité de l'immigration.
29:03Ces news ne rendent pas compte
29:04de la complexité des relations
29:06entre les hommes et les femmes
29:07quand on aborde ça
29:08que par le filtre
29:09et l'effet divers.
29:10Tout va mal.
29:11Tout va mal.
29:12C'est la catastrophe en France.
29:14Et donc,
29:14quand vous dites ça
29:15à longueur de journée,
29:17quelle solution politique
29:18vous apportez ?
29:19Eh bien,
29:20c'est pour ça que je dis
29:20que ces news
29:21est une chaîne d'extrême droite.
29:24– On peut terminer simplement
29:24parce que comme on a
29:25Jean-Michel qui connaît
29:26quand même très très bien
29:27la vie politique,
29:28quelle est l'espérance
29:29de vie selon vous
29:30de Sébastien Lecornu
29:31à Matignon ?
29:33– Deux mois ?
29:34– Deux mois.
29:35– Et d'Emmanuel Macron ?
29:37– Il y a deux mois
29:39d'espérance de vie
29:40pour Emmanuel Macron,
29:41pour Sébastien Lecornu.
29:42C'est-à-dire,
29:43s'il n'arrive pas
29:43à faire voter de budget
29:44et s'il y a une motion
29:45de censure,
29:46je pense que le dernier service
29:47qu'Emmanuel Macron
29:48rendra à la France,
29:49c'est de démissionner
29:50pour qu'il y ait
29:51une élection présidentielle
29:53le plus tôt possible
29:54afin qu'on puisse avoir
29:56un président de la République
29:57qui réclamera aux Français,
29:58quel qu'il soit,
29:59quel qu'il soit,
30:00qui réclamera aux Français
30:01une majorité
30:02à l'Assemblée nationale
30:03pour appliquer son programme.
30:05Parce que si Emmanuel Macron
30:07dissout l'Assemblée
30:08après une éventuelle censure
30:10de Sébastien Lecornu,
30:11nous repartons
30:12dans une situation
30:13où sans majorité,
30:15il n'y a pas d'action
30:15à l'Assemblée nationale,
30:17il n'y a pas d'action politique
30:18en France.
30:19Le dernier service
30:20que peut rendre aujourd'hui
30:20Emmanuel Macron,
30:22si Sébastien Lecornu
30:23est censuré,
30:25c'est de démission.
30:25Merci Jean-Michel Apathie
30:27de passer par les GG.
30:28T'es une merde,
30:28frère, signé à Nouda.
30:29Enquête sur celui
30:30qui a créé la Trump-Télé
30:31à la française
30:31aux éditions Robert Laffont.
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