- il y a 2 mois
Aujourd'hui, c'est au tour de Marion Maréchal, président du parti Identité-Libertés, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:01RMC, face aux grandes gueules.
00:05Marion Maréchal, députée européenne et présidente d'Identité Liberté, bonjour.
00:09Laurent Nunes veut empêcher tout nouveau blocage d'agriculteurs et il dit maintenant ça suffit.
00:15Vous saluez la fermeté du gouvernement ?
00:17Écoutez, non, je ne peux pas la saluer parce que je pense qu'il y a un problème de méthode depuis le début dans cette affaire.
00:21C'est-à-dire qu'on a un État qui est amené à gérer une crise sanitaire extrêmement grave, il ne faut pas la minimiser,
00:27mais qui est aussi face à un désespoir, le désespoir d'une profession qui aurait dû conduire à de l'anticipation,
00:35ce qui n'a pas été le cas, un gros retard à l'annumage notamment sur la campagne de vaccination, de l'empathie, du dialogue.
00:40On aurait dû s'appuyer notamment sur les vétérinaires de proximité qui bien souvent dans les élevages et les fermes font partie un peu de la famille
00:47et qui n'ont pas été associées finalement à ce travail de pédagogie.
00:50Et donc on se retrouve finalement à envoyer des centaures et des hélicoptères face à une profession qui est démunie
00:55alors que dans le même temps elles ont un sentiment d'abandon, on y reviendra sûrement sur le sujet du traité de libre-échange avec le Mercosur.
01:00Donc je ne suis pas sûre que ce genre de signal de fermeté soit exactement ce qui est attendu dans les circonstances.
01:05En même temps il y a eu effectivement ce report du Mercosur obtenu, la dermatose, il n'y a pas de nouveau foyer,
01:13c'est la vaccination qui est privilégiée, donc ils ont obtenu des choses les agriculteurs.
01:16Non, écoutez, s'ils veulent envoyer un signal concret aux agriculteurs, qu'ils sont à leur côté,
01:22on ne peut pas se contenter d'un simple report, même si c'est une première victoire pour gagner du temps.
01:26Moi j'attendrai aujourd'hui du président de la République qui a beaucoup aussi, sur ce sujet du Mercosur,
01:30il s'est quand même bien moqué du monde, disons-le, pour se réveiller en dernière minute face à la montée de la crise.
01:35Moi j'attendrai par exemple aujourd'hui qu'ils prennent en main le fait d'obtenir une coordination des oppositions
01:42avec l'Italie, avec la Pologne, avec la Hongrie, notamment avec l'Irlande,
01:45dont on sait que ce sont des pays aujourd'hui qui sont opposés sur le fond à ce traité.
01:48Mais même au-delà de ça, je pense que le président de la République doit poser un acte fort
01:52et dire que si ce traité de libre-échange, qui est dramatique à terme pour notre agriculture française,
01:58devait aboutir, eh bien il mettrait fin à la subvention aujourd'hui qui est versée par la France auprès de l'Union Européenne,
02:04parce qu'on ne peut pas accepter aujourd'hui qu'Ursula von der Leyen s'assoie.
02:06La politique de la crise vide, si jamais le Mercosur passe.
02:09Oui, et là en l'occurrence du porte-monnaie vide.
02:11Mais en tout cas de menacer aujourd'hui que la contribution française sera suspendue
02:15si Ursula von der Leyen envisage de passer en force ce traité
02:18qui une fois de plus sera dramatique pour notre agriculture française.
02:20La France, puisqu'on parle de traité, la France n'est pas bien traitée,
02:24puisque la France est la deuxième puissance européenne, elle n'est pas bien traitée par ses traités.
02:29Non, la France...
02:30Elle a perdu de son influence.
02:31Oui, de fait, mais la France est surtout laissée mal traitée.
02:33parce qu'il aurait été possible d'obtenir plusieurs choses.
02:36Déjà, un, je vous en ai parlé tout à l'heure, une minorité de blocage au Conseil Européen.
02:39Rien n'a été fait par le président français pour coordonner cette minorité de blocage avec...
02:43On voit bien qu'avec l'Italie, ils essayent de trouver...
02:45Oui, d'accord, mais excusez-moi, en catastrophe, en dernière minute,
02:47on comprend bien que c'est quasiment pour des raisons de communication,
02:49puisque je rappelle qu'il y a quelques mois de cela,
02:51Emmanuel Macron disait au Brésil même, d'ailleurs,
02:53que ce traité de libre-échange était une opportunité.
02:55Donc on voit bien que...
02:55Il continue de le dire.
02:56Il continue de dire qu'il est favorable au traité,
02:58mais qu'il veut, effectivement, des réciprocités.
03:00Évidemment, c'est toujours la même histoire.
03:02C'était vrai pour le traité de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande, avec le Canada.
03:06On nous expliquait qu'in fine, ce serait bénéfique
03:08parce qu'il y aurait de la réciprocité,
03:10ce qu'on appelle les clauses miroirs,
03:12des clauses de sauvegarde,
03:13et que donc, in fine, il y aurait des garde-fous pour protéger nos agriculteurs.
03:16À chaque fois, on a eu la démonstration
03:18que ces soi-disant contrôles,
03:19qui étaient la garantie, finalement, d'une équité
03:21entre ce qui était importé
03:23sur le territoire français
03:24et ce qui était imposé à nos agriculteurs
03:26en termes de normes
03:27seraient garantis.
03:28Et on voit bien que ces contrôles
03:29ne sont pas effectifs
03:30et que rentrent, de fait,
03:31à travers ces traités,
03:32des produits qui, aujourd'hui,
03:33ne respectent pas nos normes sanitaires
03:34ou même de bien-être animal
03:36sur le sol.
03:37Voilà, un bon nombre de compatriotes
03:38découvrent aujourd'hui le Mercosur.
03:39Ils apprennent tous précisément
03:42quasiment au jour le jour
03:42ce qui est en train de se passer.
03:44C'est quatre pays qui sont concernés,
03:45il faut le rappeler.
03:46C'est le Brésil, l'Argentine,
03:46l'Uruguay, le Paraguay.
03:47Et à la Bolivie aussi, cinq.
03:49Mais j'ai du mal à comprendre
03:50Giorgia Méloni,
03:52parce qu'il y a des industriels italiens
03:53qui sont pour le Mercosur.
03:55Elle est pour ou elle est contre ?
03:56Parce que c'est votre famille politique
03:57plutôt, Giorgia Méloni.
03:58Oui, oui.
03:58Vous savez, de fait, là,
04:00j'ai du mal à piger sa position.
04:01De fait, là, je vous mets très à l'aise.
04:02Ce qui est vrai,
04:02c'est qu'il y a des intérêts nationaux
04:03qui sont divergents face à cela.
04:05Et ce qui est sûr,
04:06c'est qu'aujourd'hui,
04:07l'industrie italienne,
04:08pour différentes raisons,
04:09est bien plus compétitive
04:10que la française.
04:11Donc, elle est plutôt pour ce livre de change.
04:12Ils n'ont pas le même cadre fiscal que nous,
04:15le même cadre de politique sociale que nous,
04:17les mêmes tout à fait normes que nous.
04:18Et donc, c'est une industrie
04:19qui reste très dynamique.
04:20L'Italie est passée aujourd'hui
04:20quatrième exportateur mondial.
04:22Donc, ils se sentent plus armés,
04:24si vous voulez,
04:25pour jouer dans la compétition.
04:26Ce qui est vrai,
04:26c'est que nous, Français,
04:28avec aujourd'hui le cadre fiscal délirant
04:30qui est le nôtre,
04:30le taux de prélèvement obligatoire,
04:32la surposition des normes européennes
04:35en droit français...
04:36Donc, c'est pas un problème de Mercosur.
04:37C'est bien un problème franco-français, en fait.
04:41Fortes, encore, comme les Allemands, les Italiens,
04:43peut-être qu'on serait aussi en position
04:45un peu plus offensive là-dessus.
04:46J'ai l'impression que...
04:47Pardon, mais la France,
04:48c'est devenu un village gaulois,
04:49retranché derrière des frontières
04:51qui n'existent plus.
04:52On s'accroche,
04:52et on a raison pour les agriculteurs,
04:54mais on s'accroche à ce qu'il reste encore à défendre.
04:57Mais on n'est plus...
04:57Oui, alors, excusez-moi,
04:59c'est pas qu'un problème franco-français,
05:01mais c'est aussi et surtout
05:02un problème franco-français, pardonnez-moi,
05:03parce que nous sommes quand même
05:04la première puissance agricole d'Europe.
05:06Tous les pays européens
05:11pour nous en particulier,
05:12qui est particulièrement importante
05:14et qui justifie, c'est bon,
05:15qu'on se mobilise.
05:16Et reconnaissez que les agriculteurs,
05:16leurs difficultés,
05:17c'est pas le Mercosur
05:19qui les a créés,
05:20les difficultés des agriculteurs,
05:21c'est les normes,
05:22c'est les prix,
05:24c'est le fait qu'ils s'en sortent pas
05:26avec la grande distribution,
05:27c'est ça les problèmes agriculteurs ?
05:28Alors, tout ça participe,
05:29mais malgré tout,
05:30l'ouverture inconsidérée des frontières
05:32et la concurrence déloyale
05:33aggrave très largement cette situation.
05:35Je rappelle que pour la première fois
05:36depuis 50 ans en 2025,
05:38probablement notre balance commerciale agricole
05:40sera déficitaire,
05:41c'est une première
05:42et ça, évidemment,
05:42la concurrence déloyale n'y est pas étrangère.
05:44Alors, on peut changer de sujet.
05:46Question de nos GG,
05:47pour nos foncés,
05:48Laurent Varton-Martinez,
05:50Abel Boyy qui se lance.
05:51Oui, moi,
05:52je vais vous poser la même question.
05:53Déjà, bonjour.
05:55Bonjour.
05:55Je vais vous poser la même question
05:56que je pose à chaque fois
05:57que je rencontre un politique.
05:58Quelle va être,
05:59si demain,
06:00vous avez réellement
06:01du pouvoir
06:03aux hautes sphères de l'État,
06:04quelle sera votre politique
06:05envers la pédocriminalité
06:06et les violences faites aux femmes ?
06:08Ah oui, on passe complètement
06:09sur un autre sujet.
06:11Je vais vous dire,
06:12c'est un sujet sur lequel
06:12je me suis mobilisé
06:13il n'y a pas très longtemps
06:14puisque suite à l'affaire
06:15Shah in Chine,
06:16je ne sais jamais
06:17comment on prononce d'ailleurs,
06:18et l'affaire scandaleuse d'ailleurs
06:19des poupées à vocation
06:21pédophiles
06:23qui avaient été révélées,
06:25on a demandé un débat
06:26au Parlement européen,
06:27j'avais déposé
06:27un certain nombre d'amendements
06:28d'ailleurs
06:29pour permettre au niveau européen
06:30une coordination
06:31pour demander
06:32l'identité de ceux
06:34qui avaient acheté ces poupées
06:35et d'ailleurs également...
06:36Pardonnez-moi,
06:36mais là, vous commentez,
06:37vous ne me donnez pas des actions ?
06:38Bah si, je suis en train
06:39de vous dire typiquement
06:39c'est le genre d'action
06:40que j'ai défendue
06:41et je note d'ailleurs au passage
06:42que sur cet amendement
06:43qui devrait quand même
06:44être consensuel,
06:45la gauche et l'extrême-gauche
06:47au Parlement européen,
06:48donc Manon Aubry,
06:49Marie Toussaint,
06:50Raphaël Gloussouam
06:51ont voté contre.
06:51Ce qui veut dire
06:52que même sur ce sujet,
06:53malheureusement,
06:54parfois le sectarisme politique
06:55l'emporte sur le reste.
06:58Maintenant,
06:58en ce qui concerne
06:59la violence faite aux femmes,
07:00vous savez,
07:00il y a un sujet pareil
07:01dont on parle assez peu
07:02puisque,
07:03alors vous allez me dire
07:03que je reviens sur un sujet
07:05qui me semble très important,
07:07mais même dans les violences
07:08faites aux femmes,
07:09y compris intra,
07:10aujourd'hui conjugale,
07:11on se rend compte
07:12que le taux,
07:14comment dire,
07:15de viols conjugaux
07:16est deux fois plus élevé
07:17en proportion
07:17venant de personnalités étrangères
07:19que de personnalités françaises.
07:20Donc il y a aussi,
07:21derrière ce sujet,
07:22évidemment,
07:22de l'accompagnement des femmes,
07:24comment dire,
07:24de l'information
07:25et de la formation même
07:27du personnel,
07:28j'ai envie de dire,
07:28qui réceptionne les plaintes
07:31et qui accompagne
07:32dans la justice,
07:32la question aussi aujourd'hui
07:34de l'importation
07:35d'un type de violence
07:36à travers aujourd'hui
07:37cette politique
07:37d'immigration à contrôler.
07:38On a parlé cette semaine
07:39dans les grandes gueules
07:40de ce maire HSI
07:41en Seine-et-Marne
07:42obligé de marier
07:43un homme
07:44qui est en fait
07:45un OQTF,
07:47qui a donc obligation
07:47de quitter le territoire,
07:49obligé par la justice,
07:50donc il s'est dit
07:51je vais démissionner
07:52et il ne peut même pas le faire
07:53parce que la préfecture
07:54l'interdit de démissionner.
07:55C'est complètement ubuesque.
07:56Alors,
07:57les autorités ont réagi
07:58en disant
07:58oui, il y a un problème,
07:59même le président de la République
08:00s'en est ému,
08:01il faudrait changer la loi,
08:02mais qu'est-ce que vous pensez ?
08:03Oui,
08:04on est face à une schiznophrénie
08:06d'État,
08:06indéniablement,
08:07puisque donc on a un État
08:08qui impose au maire
08:09de marier un homme
08:10à qui il a lui-même
08:11obligé de quitter le territoire.
08:13Moi, c'est ce que j'appelle
08:14une forme de symptôme
08:15de l'anarcho-tyrannie,
08:17c'est-à-dire qu'en fait
08:17on a un État
08:18qui d'un côté
08:18est incapable d'assurer l'ordre,
08:20laisse prospérer l'anarchie,
08:21donc la violence,
08:22le non-respect des lois,
08:23et en même temps
08:24qui est dans une logique
08:25de répression
08:26de plus en plus poussée
08:27sur une part de la population
08:28et sur un certain nombre
08:30de sujets.
08:31C'est d'ailleurs
08:31pas totalement délié
08:32de ce qui se passe
08:33avec nos agriculteurs
08:33d'une certaine manière.
08:34Vous voyez,
08:34une forme d'impuissance d'État
08:35d'un côté,
08:36une forme d'ultra-répression
08:37de l'autre,
08:39ça, ça appelle évidemment
08:40à un changement
08:41de la législation
08:42qui, au-delà du fait
08:42qu'on ne devrait pas pouvoir
08:43marier un ÉQTF...
08:44C'est-à-dire qu'il faut interdire
08:45tout mariage
08:46de personnes en situation irrégulière.
08:49Et puis,
08:50il faudrait restaurer
08:51le délit de séjour irrégulier
08:53qui a été supprimé
08:54dans notre droit
08:54et qui transformerait
08:57de nouveau le fait
08:57de se maintenir illégalement
08:59sur le sol français
08:59comme un délit
09:00avec tout ce que ça induit
09:02en termes judiciaires.
09:03Ça ne règle pas le problème
09:04qu'on a du mal
09:05à renvoyer les gens
09:06qu'on ne veut plus
09:06dans leur pays d'origine ?
09:08Non mais si,
09:09parce que de fait,
09:10si ça redevenait un délit,
09:12ça permettrait à l'État
09:14de pouvoir prendre
09:14un certain nombre
09:15de mesures judiciaires,
09:16y compris de prévation
09:17de liberté
09:17et qui nous donnerait
09:18plus de temps aussi
09:19pour pouvoir de fait
09:20réagir sur ce sujet-là.
09:21Mais maintenant,
09:22vous avez raison de dire
09:22que c'est un problème
09:23plus global
09:24sur la masse
09:25aujourd'hui liée
09:26à l'immigration
09:26et d'ailleurs,
09:27vous parliez de l'Italie
09:27tout à l'heure,
09:28il y a un modèle
09:28qui me semble-t-il
09:29devrait être promu.
09:30Par exemple,
09:31aujourd'hui,
09:31Georgia Melody
09:32n'accorde des visas
09:33de travail
09:34qu'aux ressortissants
09:36de pays
09:36qui s'engagent
09:38à reprendre
09:38leurs clandestins
09:39donc à donner
09:40les fameux
09:41laissés-passer consulaires
09:42qui permettent
09:42de renvoyer les personnes.
09:43Si déjà,
09:44on mettait en place
09:44cette mesure de bon sens,
09:45typiquement,
09:46vous voyez,
09:46on n'accueillirait plus
09:47de travailleurs algériens
09:47puisque la Ligérie
09:48aujourd'hui refuse
09:49de donner les laissés-passer
09:50consulaires
09:50pour les clandestins.
09:51En parlant de ça,
09:53la France qui s'annonce
09:54ne va pas beaucoup vous plaire
09:54vu qu'en fait,
09:55on n'a plus de natalité
09:57et qu'en fait,
09:57il va falloir qu'on ait
09:58une immigration de travail
10:00certainement
10:00pour pouvoir faire
10:02la plupart
10:03de beaucoup de tâches
10:04en France
10:04vu qu'on a aujourd'hui
10:05un problème de natalité
10:06et qu'évidemment,
10:07comme l'a fait l'Italie,
10:08commence à faire de l'immigration.
10:09Moi, je me rappelle
10:09des discours de Mélonique.
10:10On ne voit pas assez
10:10de l'immigration,
10:11c'est ce que tu dis.
10:11Ah bah, c'est évident en fait.
10:12Et aujourd'hui,
10:13alors, vos statistiques
10:14sur le fait
10:16que les étrangers
10:16aient plus de violences
10:17intrafamiliales,
10:17je ne sais pas d'où elles sortent,
10:18mais moi, ce que je me sens,
10:19moi, c'est que tout le monde le sent.
10:20Ouais, je regarde l'INSEE.
10:21Oui, bah, allez-y,
10:22il n'y a pas de...
10:22Tout ça est public,
10:23pour le coup,
10:23je ne m'aventure pas
10:24à donner des chiffres
10:25sans source.
10:26Alors, vous avez raison,
10:27il y a un grave problème
10:28avec la natalité.
10:29Je ne comprends pas d'ailleurs
10:29que ce soit un sujet
10:30qui soit complètement absent
10:31de la question du budget.
10:33Vous êtes d'accord
10:33avec le Sarkozy,
10:34il faut faire l'amour
10:35et faire des bébés ?
10:36C'est ce qu'il a dit
10:37cette semaine sur RMC.
10:38C'est au moins une consolation
10:39par les temps qui courent.
10:41Donc, voilà,
10:41on ne va pas en plus
10:42se priver de ça.
10:44Mais plus sérieusement,
10:45c'est vrai que c'est un sujet
10:46dramatique.
10:48On parle beaucoup
10:48des finances publiques
10:49et du financement
10:49des comptes sociaux.
10:50Si on continue
10:51sur la trajectoire actuelle,
10:52il faut imaginer
10:53qu'on pourrait perdre
10:53jusqu'à 5 points de PIB
10:55d'ici 2050.
10:56Donc, on parle de plusieurs dizaines
10:58de milliards d'euros,
10:59c'est considérable.
10:59Donc, vous avez raison
11:00de dire cela.
11:01Maintenant, je ne considère pas
11:03aujourd'hui que l'immigration
11:04telle qu'elle est menée
11:05aujourd'hui soit la bonne solution.
11:08Pour une raison simple,
11:09c'est que dans la manière
11:10dont aujourd'hui
11:11nous organisons l'immigration,
11:12qui en fait est un peu
11:13une immigration ouverte
11:14aux quatre vents,
11:15d'ailleurs dans laquelle
11:15l'immigration de travail,
11:16vous le savez,
11:16n'est pas la première,
11:17comment dire, vague migratoire
11:20dans notre pays,
11:21on se rend compte qu'en fait,
11:22l'immigration aujourd'hui
11:24dans sa nature,
11:25pèse davantage sur les comptes sociaux
11:27qu'elle ne contribue
11:28à les réhabiliter.
11:29Quelques chiffres là encore
11:30qui sont intéressants,
11:31des chiffres de l'INSEE aussi
11:32pour le coup,
11:33on se rend compte
11:34qu'en moyenne,
11:35les personnes immigrées
11:36perçoivent deux fois plus
11:37de prestations sociales
11:38que les personnes
11:39sans ascendance migratoire.
11:40Un deuxième chiffre intéressant,
11:4157% des immigrés extra-européens
11:43récents en âge de travailler
11:44sont sans emploi
11:44contre 30% pour les Français.
11:46Qu'est-ce que je viens de dire
11:47en disant cela ?
11:48C'est qu'en fait,
11:48on se rend compte
11:49que la politique migratoire
11:50telle que nous la menons aujourd'hui
11:51vient au contraire
11:52grossir les rangs des inactifs
11:54et peser très largement
11:55y compris d'ailleurs
11:56dans aujourd'hui
11:58la présence
11:59dans les logements sociaux
12:00au détrivement
12:00bien sûr
12:01des personnes
12:01de la société française.
12:02Donc je pense
12:03que c'est une mauvaise solution
12:04et il me semble
12:05que la meilleure des solutions
12:06c'est d'abord
12:07de permettre aux femmes
12:07qui veulent faire des enfants
12:08de pouvoir le faire
12:09parce qu'on se rend compte
12:10qu'entre aujourd'hui
12:11le taux réel d'enfant par femme
12:121,4 enfant par femme
12:13et le désir d'enfant
12:15jusqu'à 2,3 enfant par femme,
12:17il y a un gap énorme
12:18parce qu'en fait
12:19on ne met pas en place
12:19des politiques familiales cohérentes
12:21qui permettent d'accueillir
12:22des enfants dans de bonnes conditions.
12:23Merci Marion Maréchal
12:24d'être passée par les GG
12:26par les Grandes Galles.
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