- il y a 1 an
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:11Rebonsoir, dans ce 18-19, on va parler évidemment de la situation en France, de cette journée bloquant tout.
00:17Est-ce que la France est paralysée ? Pas complètement, même s'il y avait évidemment des milliers de manifestants dans les rues.
00:23On va essayer de décrypter ce qui s'est passé, ce qui est en train de se passer.
00:26Est-ce qu'on va assister à un nouveau mouvement des gilets jaunes ou pas ?
00:30Et qu'est-ce qui se passe notamment dans les entreprises ?
00:32On va parler avec Pierre Ferracci. Bonsoir Pierre Ferracci.
00:34Bonsoir.
00:35Merci d'être là. On va rappeler que vous êtes fondateur du groupe Alpha.
00:37Le groupe Alpha, c'était le cabinet de conseil spécialiste dans les relations sociales.
00:42Donc vous êtes un expert en relations sociales, on en a bien besoin ce soir.
00:45Ça l'est toujours.
00:46Et puis, on va quand même parler un peu de football, puisque vous êtes président du Paris Football Club,
00:52que vous avez vendu en partie à la famille Arnaud.
00:55J'ai plein de questions à vous poser sur la fin du mercato, des RMC Sports, je peux vous dire, ils sont là.
01:01Tiens, j'ai des questions pour lui. Et moi aussi, j'en avais.
01:04Pierre Ferracci, plus sérieusement, Sébastien Le Cornu, qui a été nommé à Matignon, sur fond de tension sociale.
01:12Vous comprenez ce choix ?
01:14C'est un choix au moins qui est plus en phase avec ce que veut faire le président de la République.
01:18Je crois qu'il avait essayé de le nommer il y a un an.
01:22Et puis, Bayrou s'est imposé, plus qu'il n'a été choisi par le président de la République.
01:27C'est déjà assez compliqué en France.
01:29Pour qu'on soit de gauche ou de droite, il vaut mieux qu'il y ait un peu de cohérence entre le président et les premiers ministres.
01:35Et Sébastien Le Cornu est sûrement celui qui est à la fois très fidèle au président,
01:39et le plus en harmonie avec la politique qu'il veut mettre.
01:41C'est une politique économique et sociale qui est plutôt à droite.
01:44Autant mettre quelqu'un qui vient de la droite.
01:47Par ailleurs, c'est quelqu'un de déterminé.
01:49Je n'ai pas senti cette même détermination chez le précédent Premier ministre.
01:53François Bayrou, pour moi, c'est un peu la caricature du « en même temps », à force de ne pas choisir.
01:57Pardonnez-moi, sauf sur cette ligne dont il n'a pas voulu dévier,
02:01qui était de réduire la dette française.
02:04Oui, mais pour réduire la dette française, il faut s'en donner les moyens.
02:06Ce n'est pas en mettant la barre très très haut,
02:09pendant qu'on n'a pas fait grand-chose pendant quelques temps,
02:11et qu'on s'est trompé sur les prévisions, qu'on va convaincre les Français.
02:14Et puis, bon, les mesures budgétaires, l'ensemble des organisations syndicales, d'ailleurs,
02:19étaient assez hostiles au budget et se mobilisent le 18 septembre.
02:24Donc, il faut donner des signes à la communauté internationale,
02:27parce qu'autrement, les marchés vont réagir si on en est confiants.
02:29C'est déjà le cas.
02:30Mais c'est déjà le cas.
02:31Et malheureusement, ça va coûter cher aussi aux finances du pays.
02:35Mais il faut que ça soit acceptable.
02:37Il y a un problème d'acceptabilité pour tout homme politique.
02:39Et moi, je constate que depuis un an, la France n'a pas fait grand-chose,
02:42et qu'on est tombé dans l'immobilisme le plus total.
02:45Et surtout, qu'on est tombé dans l'incertitude.
02:47Et il n'y a rien de pire sur le plan économique.
02:49Encore une fois, quelle que soit l'option politique que l'on défende.
02:52Donc là, je pense qu'au moins, avec Sébastien Lecornu,
02:54alors, j'ai vu qu'il avait annoncé qu'il allait y avoir des ruptures.
02:57Il va falloir des ruptures, dans son discours extrêmement court,
03:00c'est-à-dire lors de sa passation de pouvoir.
03:02Je vais peut-être la parler deux minutes, on n'a jamais vu quelque chose de si court.
03:05Il faudra des ruptures, pas sur la forme, pas que sur la forme,
03:09des ruptures sur le fond.
03:11Oui.
03:11Alors, ça va être très compliqué.
03:13Oui.
03:13Encore un petit pouvoir.
03:14Tant mieux s'il le fait, et puis ceux qui s'y opposeront, s'y opposeront.
03:17Mais ça fait le septième Premier ministre depuis huit ans.
03:21Déjà, en matière de continuité de la politique publique,
03:24ça laisse un peu à désirer.
03:25Ça va aussi vite que les coachs dans les équipes de football.
03:29Il n'y a pas beaucoup d'antériorité.
03:31On n'a pas fait de grandes réformes fiscales.
03:33Donc, du coup, le problème ressurgit en permanence.
03:35Et chacun tirant de son côté.
03:38On a une perversion des institutions qui fait que le Premier ministre
03:41ne pèse plus grand-chose depuis le quinquennat.
03:43Et j'espère que Sébastien Lecornu pèsera un peu plus lourd
03:47depuis le quinquennat et l'inversion du calendrier.
03:50On a voulu renforcer les droits du Parlement.
03:51On a surtout affaibli la fonction présidentielle.
03:54Moi, je suis pour un retour aux institutions de la Ve République.
03:56En tout cas, à l'esprit des institutions.
03:59On a mis de côté les partenaires sociaux.
04:01La démocratie sociale vit mal.
04:03Les syndicats, quels qu'ils soient,
04:04de la CFDT à Solidaire, en passant par la CGT,
04:07la CFE, CGC et les autres,
04:09ont vécu très mal le conclave.
04:11Ceux qui y sont restés et ceux qui en sont partis.
04:13Il n'en est rien sorti.
04:14Donc ça fait beaucoup de handicap.
04:15Moi, je trouve que ce n'est pas exact.
04:16On entend beaucoup ça.
04:17Mais il en est quand même sorti quelque chose,
04:19notamment pour les femmes, sur la pénibilité.
04:21Oui, d'accord.
04:21Il en est sorti quelque chose.
04:22Mais pas l'essentiel.
04:23L'essentiel était quand même de remettre
04:25au cœur du village une démocratie sociale
04:28qui est bien malade aujourd'hui.
04:29Pas parce que les partenaires sociaux
04:30ne discutent pas et ne négocisent pas entre eux,
04:32mais parce qu'ils ont été un peu snobés
04:34par le pouvoir politique.
04:35Et ça, il faut le corriger.
04:36Donc je suis en train de dire ça,
04:37mais je dis bon vent à Sébastien Lecornu
04:39pour que d'ici la présidentielle,
04:41il se passe des choses.
04:42Parce que le risque principal qu'on a,
04:44si on évite la dissolution,
04:46si on évite la démission du président de la République
04:48qui ne sont pas souhaitables,
04:50c'est d'avoir une majorité encore introuvable
04:51et qui fasse que...
04:53Sébastien Lecornu,
04:54j'ai évoqué les avantages que ça présente,
04:55je peux évoquer les inconvénients,
04:57c'est qu'étant marqué à droite,
04:58il va avoir du mal à aller chercher à gauche
04:59les voies qu'il lui faut
05:00pour faire passer telle ou telle réforme.
05:02Et en plus, certains disent
05:03qu'il est le clone, justement,
05:05du président de la République, Emmanuel Macron,
05:07qui est quand même,
05:08lorsqu'on regarde ses sondages,
05:09un code de popularité qui est au plus bas.
05:11Non, mais ça, je ne le crois pas.
05:12Il est sûrement quelqu'un qui épouse
05:14la politique du président de la République.
05:16Et ça, ça peut être contesté
05:17par l'opposition, bien évidemment.
05:20Mais je pense qu'il faut aujourd'hui
05:21quelqu'un de déterminé,
05:22je pense qu'il est,
05:23quelqu'un qui a les idées claires.
05:24Moi, j'attends de voir effectivement
05:25de quelle rupture il parle.
05:26Mais c'est vrai qu'il faut au moins
05:27donner le sentiment
05:28qu'on va sortir la France
05:30de l'immobilisme.
05:31Et moi, je le dis d'autant plus
05:32que quelle que soit
05:33la coloration politique
05:34des uns et des autres,
05:35la mienne ou celle des autres,
05:37il faut qu'on bouge, quoi.
05:38À côté, il y a Trump,
05:39il y a la Chine qui bouge beaucoup,
05:41il y a l'Europe qui est un peu en vadrouille,
05:43il y a la guerre en Ukraine,
05:44enfin, il y a encore des conflits
05:45dans le monde
05:46qui préoccupent aussi tout le monde
05:47et qui handicapent aussi l'économie.
05:49Donc, il faut que ça bouge
05:50et que ça bouge sérieusement.
05:52Alors, pour vous,
05:53s'il fallait qualifier un tout petit peu,
05:55justement, l'état
05:56des relations sociales
05:57en France actuellement,
05:58pour vous,
05:58elles sont dans un...
06:00Enfin, justement,
06:00elles sont complètement déchirées.
06:03Ça ne va pas si mal que ça
06:04entre les partenaires sociaux,
06:05entre patronat
06:06et organisations syndicales.
06:08Elles ne sont pas toutes d'accord,
06:09on l'a bien vu au moment du conclave,
06:10certaines sont restées
06:11jusqu'au bout
06:12donc on s'en sortit.
06:13Elles sont unies aujourd'hui
06:15pour...
06:15On le voit le 18 septembre.
06:17Bon, du côté du patronat,
06:18je vois de plus en plus
06:19de déclarations communes,
06:20le MEDEF,
06:21la CPME et U2P.
06:22Donc, il y a des choses
06:23à faire de ce côté-là.
06:24Mais s'il y a des choses à faire,
06:25il faut leur laisser le champ libre
06:27et faire confiance à leur autonomie
06:28et faire confiance aussi
06:29à leur esprit de responsabilité.
06:31Je crois que la crise
06:31des finances publiques,
06:32tout le monde a la conscience.
06:33Après, les modalités
06:34et les mesures à prendre
06:35pour la résorber,
06:36c'est sûr qu'il peut y avoir des bains.
06:38Oui, alors...
06:39Il y a justement un point là-dessus.
06:40Après, on essaie de voir
06:41comment on peut débloquer la France.
06:42Parce qu'il y a quand même
06:43quelque chose...
06:43On le voit,
06:44on le voit dans les manifestations.
06:45On le voit dans les manifestes,
06:48que ce soit celui du MEDEF,
06:49celui de l'ETI,
06:51des ETI.
06:52Il y a un côté un peu haro
06:53sur les entreprises,
06:54surtout aujourd'hui.
06:56Je pense que dans les entreprises,
06:57mine de rien,
06:58ça ne se passe pas si mal que ça
06:59en matière de dialogue social.
07:00Bon, la crise est là
07:01dans certains secteurs,
07:03donc ce n'est pas facile.
07:04Il y a des secteurs
07:04comme l'automobile
07:05qui ne vont pas très bien
07:06en ce moment
07:07avec un basculement non maîtrisé
07:08dans le véhicule électrique.
07:10Mais je pense qu'il y a du dialogue.
07:12Après, c'est sûr
07:13que dans une situation économique
07:14aussi critique que celle-là
07:15avec des finances publiques exsangues,
07:18il y a des tensions
07:18entre les partenaires sociaux
07:19et il faut les traiter,
07:21mais il faut leur faire confiance
07:21pour trouver les voies
07:22de la négociation.
07:23Justement,
07:24il y a Rodolphe Sadeh,
07:25vous savez qui est le président
07:26de CMA-CGM,
07:27qui est l'actionnaire,
07:28évidemment,
07:28des RMC-BFM.
07:30Il y avait en bas
07:31de la tour à Marseille,
07:33la tour CMA-CGM,
07:34il y avait Sadeh au bûcher.
07:37Et donc,
07:38il a fait toute une tribune
07:39pour expliquer
07:40les entreprises,
07:41en fait,
07:42nous ne sommes pas
07:43vos adversaires.
07:44Au contraire,
07:45on essaye de porter
07:47le rôle de l'entreprise
07:50et de porter,
07:51quelque part,
07:51le rôle de ses salariés.
07:52Si on en arrive
07:53à ce point-là,
07:54quand même,
07:55ça veut dire
07:56quelque chose.
07:58C'est à roue contre les riches,
07:59à roue contre
08:00les entreprises.
08:01La société française
08:04est extrêmement fracturée,
08:06un peu dévastée
08:06à certains endroits.
08:08On a bien vu,
08:09dans la journée d'aujourd'hui,
08:10il y a du monde,
08:10il faut prendre en compte
08:11la colère,
08:12mais les syndicats y sont,
08:13mais très partiellement.
08:15C'est pour ça que le rendez-vous
08:16du 18,
08:16pour eux,
08:17est important,
08:18d'autant qu'ils sont
08:18en intersyndical,
08:19tous réunis.
08:20Après,
08:21il y a l'expression
08:21des populismes,
08:22qu'on les qualifie
08:23de droite ou de gauche,
08:25qui vont loin
08:26dans la diatribe,
08:27dans la polémique,
08:28et dans parfois
08:29des slogans
08:30qui sont extrêmement rudes.
08:32Donc,
08:32il faut prendre en compte ça,
08:33il ne faut pas céder
08:34à toutes les violences,
08:35et ça me paraît évident,
08:36mais il faut laisser
08:37dans l'entreprise aussi
08:38une forme de démocratie
08:39et d'échange
08:40sur le partage de la valeur
08:41se développer.
08:42Parce qu'on a besoin aussi...
08:43Il faudra plus de justice,
08:44de toute manière,
08:45de justice fiscale ?
08:46Oui, bien sûr.
08:47Est-ce que vous encouragez
08:49Sébastien Lecornu
08:49à faire un geste ?
08:51Ou justement,
08:51sur les taxations
08:53des plus riches,
08:54sur les aides aux entreprises,
08:56peut-être mieux les répartir ?
08:58Il faut amorcer
08:59une grande réforme fiscale
09:00qui ne voit jamais le jour.
09:02On en parle toujours
09:03dans la préparation
09:03des élections présidentielles.
09:05D'ailleurs,
09:05Emmanuel Macron en avait parlé,
09:06elle n'est jamais venue,
09:08et tout met sur la table.
09:09C'est évident
09:10qu'il y a un enjeu aujourd'hui
09:11de développement
09:12des inégalités,
09:13il y a un enjeu
09:13de répartition des efforts
09:14qui est posé.
09:16Sébastien Lecornu
09:16va sans doute donner
09:17des signes de ce côté-là,
09:18mais il est temps,
09:20à quelques mois
09:20d'une future élection présidentielle,
09:22que les candidats
09:23prennent leur courage
09:24à deux mains
09:24et disent
09:25voilà ce que je vais faire
09:26en matière de fiscalité.
09:27C'est la mère
09:28de toutes les batailles.
09:29Enfin, il y en a plein
09:30de mères de toutes les batailles.
09:31Attention à la mère d'eux.
09:32Oui, oui.
09:33Non, non, mais c'est vrai.
09:34C'est sûr que vous faites exprès,
09:35vous connaissez.
09:35Non, non, pas du tout.
09:37Je pense qu'en plus
09:38de toutes les batailles,
09:39c'est l'éducation aujourd'hui
09:40qu'il faut prendre en considération
09:41avec le développement
09:42de l'intelligence artificielle.
09:43Il faut que les mômes
09:44dès le plus jeune âge
09:45soient sur un pied d'égalité.
09:46C'est là qu'on va combattre
09:47vraiment les inégalités.
09:48Après, il faut
09:49une grande réforme fiscale.
09:51On approche
09:51des élections présidentielles
09:52que chacun se dévoile
09:53et qu'on arrête
09:54d'y aller par tibou,
09:55morceau,
09:55avec des oppositions
09:56qui fracturent un peu plus
09:58la société encore.
09:59Mais Pierre Ferrati,
10:00tout à l'heure,
10:00vous avez dit, en fait,
10:01on voit bien
10:02qu'on est dans une période
10:03d'immobilisme,
10:04d'incertitude
10:05et qu'il faut absolument
10:06surmonter ça.
10:07Mais ce que vous dites,
10:08c'est parce que
10:08les grands choix
10:09pour l'avenir du pays,
10:11ça se fait quand ?
10:12Ça se fait au moment
10:13de l'élection présidentielle,
10:14bien sûr.
10:14Donc, ça veut dire
10:15que d'ici 2027,
10:16il ne va rien se passer.
10:17Donc, c'est un peu
10:18catastrophique
10:18pour la France
10:19et l'économie française.
10:21Non, mais je pense
10:21que le meilleur des programmes,
10:22le président ne sera pas candidat
10:24puisqu'il ne le peut pas,
10:24mais le meilleur des programmes
10:25pour ceux qui veulent
10:27donner des indications
10:28sur ce qu'ils feront
10:29après 2027,
10:30c'est déjà de faire
10:31des choses d'ici là.
10:32Qu'elles soient marquées
10:33à droite ou marquées
10:34à gauche,
10:35qu'elles soient sur le plan fiscal
10:36ou sur le plan
10:37du marché du travail,
10:38qu'elles concernent
10:38l'assurance chômage
10:39ou d'autres enjeux
10:40qui intéressent les Français,
10:42qu'elles concernent
10:42le pouvoir d'achat,
10:44qu'elles concernent
10:44la sécurité,
10:45il faut donner des signes.
10:46Les candidats
10:47ne sont plus crédibles aujourd'hui.
10:48Regardez la perte
10:49de légitimité
10:50qu'a le politique en général.
10:51Bien sûr,
10:51on en parlera tout à l'heure
10:52avec Jean-Pierre Jouillet.
10:53C'est absolument
10:54rétrécissant.
10:56Retrouver de la légitimité,
10:57c'est agir.
10:58C'est pas commencer
10:59à faire des progrès
11:00dont les Français pensent
11:01qu'elles ne seront jamais tenues.
11:02Donc, il y a des signes
11:03qui peuvent être donnés
11:03par ceux qui gouvernent,
11:05par ceux qui sont dans l'opposition,
11:07en appuyant ou en n'appuyant pas,
11:08mais que le programme
11:09soit un peu dessiné
11:10par l'action
11:11que vont faire
11:12les uns et les autres
11:12dans les 18 mois qui viennent.
11:13Pierre Ferratchi,
11:14pour vous,
11:14aujourd'hui,
11:15cette journée bloquant tout,
11:17alors c'est un peu difficile
11:18de dire
11:18si ça a été un échec ou pas.
11:21On voit bien
11:21qu'il y a eu
11:23beaucoup d'interpellations.
11:25Donc, il y avait
11:2580 000 policiers,
11:26donc il y avait
11:27des milliers de gens,
11:28mais la France
11:28n'a pas été bloquée.
11:29Le rendez-vous
11:30à vos yeux
11:31vraiment important,
11:32c'est le 18 septembre
11:34avec justement
11:35la terre syndicale
11:36qui descend dans la rue.
11:38Moi, je pense
11:38qu'un des signes,
11:39même si certains syndicats
11:40étaient dans la rue aujourd'hui,
11:41c'est le fait
11:42que les syndicats
11:43essayent de s'unir
11:43dans une situation
11:44assez critique.
11:46Bon, ce qui fait,
11:47on verra ce soir
11:48ce que donne cette journée,
11:49mais le fait
11:49que la France Insoumise
11:50ait mis la main dessus
11:51a sans doute gêné
11:52des organisations syndicales
11:54pour se lier
11:55à ce mouvement
11:55qui est parti à droite,
11:56qui termine plutôt à gauche,
11:57enfin à l'extrême droite
11:58ou à l'extrême gauche.
11:59Donc, les syndicats,
12:00c'est un signe important,
12:01le patronat également.
12:02Après, il va falloir
12:03que Sébastien Lecornu
12:04de ce côté-là
12:05donne des signes
12:06au patronat et au syndicat
12:07pour engager des réformes
12:09qui sont difficiles
12:10mais qui sont nécessaires.
12:11Et moi, je crois vraiment,
12:12pour revenir à votre question,
12:13que dans les 18 mois
12:14qui viennent,
12:15il faut que ça bouge
12:16d'une manière ou d'une autre.
12:17Après, les Français
12:18se font leur choix.
12:18Il faut que ça bouge
12:18sur quoi, Pierre Ferrati ?
12:19Que ça bouge
12:20sur l'économie et le social,
12:21que ça bouge
12:22sur la façon
12:23de redresser
12:23les finances publiques.
12:24Tout le monde est d'accord
12:25pour les redresser.
12:26Après, on n'est pas d'accord
12:26sur l'essentiel.
12:27Donc, il faut des choix forts.
12:29Je ne pense pas
12:29que ces choix forts
12:30soient apparus
12:31avec la prestation
12:32du Premier ministre précédent.
12:33Ce n'est pas en criant
12:34« Arros sur la dette,
12:35arros sur la dette »
12:36comme ça.
12:37On panique plus qu'on explique
12:38et je pense que ça manque
12:39de pédagogie
12:40et ça manque un peu
12:41de discernement
12:42dans les choix
12:42qui sont faits
12:42par le gouvernement.
12:43J'espère que Sébastien Lecornu
12:45fera des choix plus clairs
12:46et accessibles
12:47à une majorité
12:48déjà de parlementaires
12:49et puis à une majorité
12:49de citoyens.
12:50Ça ne va pas être facile
12:51mais il a des choix
12:52à faire très vite
12:53dans les semaines qui viennent.
12:54Dans quel état d'esprit
12:55vous trouvez les syndicats ?
12:57Vous qui les côtoyez
12:58quasi quotidiennement ?
13:00Très remontés
13:01par rapport à un budget
13:02qu'ils trouvent très injuste
13:04même si encore une fois
13:05ils prennent conscience
13:05de la réalité
13:06de nos finances publiques.
13:07Mais injuste sur quoi ?
13:08Sur les mesures
13:09qui sont prises.
13:10Il y a plusieurs façons
13:11de redresser
13:12les finances publiques.
13:13On peut avoir ce débat-là.
13:14Je pense qu'il n'a pas
13:14vraiment eu lieu
13:15ni entre l'opposition
13:16et le gouvernement
13:17ni entre le gouvernement
13:18et les partenaires sociaux.
13:21Et les positions du patronat
13:22ne sont pas celles des syndicats.
13:23Il y a rarement
13:24une telle unanimité
13:25des syndicats
13:25pour dire que ce budget
13:26a une coloration antisociale
13:29pour reprendre leur terme
13:30qui est assez forte.
13:31Donc il faut aussi
13:32un peu les écouter.
13:33Puis de temps en temps
13:34pour essayer d'atteindre
13:35un objectif
13:35il ne faut peut-être
13:36pas mettre la barre
13:37trop haut
13:38pour aller plus vite ensuite.
13:40Vous savez
13:40quand on a ignoré
13:41les partenaires sociaux
13:42on a eu les gilets jaunes
13:43dans la rue.
13:44Quand on met la barre trop haut
13:45en matière de réduction
13:46du déficit
13:47ça prend plus de temps
13:49et à l'arrivée
13:49on n'atteint pas
13:50l'objectif qu'on s'est fixé.
13:51Donc il y a un problème
13:51de rythme
13:52dans la réduction du déficit
13:53et dans le redressement
13:54des finances publiques.
13:55Et puis à faire un échange
13:56on peut dire un mot de football
13:57quand même ?
13:57Si vous voulez
13:58c'est plus fédérateur
13:59le football
13:59normalement.
14:00Voilà c'est vraiment
14:01ce qui reste très fédérateur
14:02et encore
14:03parce que lorsqu'on voit
14:04ce qui s'est passé
14:04entre le PSG
14:05Marseille
14:07même aussi avec
14:09le Paris Football Club
14:11avec toute une histoire
14:13on ne va pas revenir là-dessus
14:14mais en tous les cas
14:14ça a été très compliqué.
14:16C'est sûr quoi ?
14:16Non non
14:16on est plutôt bien perçu
14:18aujourd'hui.
14:19Oui mais il y avait
14:20justement un supporter du PSG
14:21qui s'était mêlé
14:22au supporter
14:23du Paris Football Club
14:24On l'a exclu
14:25on a dit à nos ultras
14:28que ce n'était pas quelque chose
14:29qu'on acceptait
14:29chacun chez soi
14:30avec des rapports de qualité
14:32d'ailleurs
14:32on n'est pas l'ennemi du PSG
14:33on va cohabiter
14:35ensemble à Paris
14:36avec deux stades
14:38qui sont séparés
14:39par 40 ou 50 mètres
14:40donc c'est une compétition sportive
14:41ils sont très loin devant nous.
14:43Alors d'abord
14:43une question
14:43oui
14:44comment c'est fini
14:45le mercato pour vous
14:46combien ça vous a coûté
14:47vos ambitions
14:49avec ce mercato
14:50qui s'est terminé
14:50le 1er septembre
14:51et alors il y a eu des rumeurs
14:52absolument en tous les sens
14:53j'ai une liste longue
14:53comme ça
14:54de joueurs
14:55qui doivent venir
14:56pas venir
14:56alors où est-ce qu'on en est ?
14:58Ça c'est la vie du mercato
14:59on a fait un mercato
15:00je crois intelligent
15:01on a un effectif de qualité
15:02Oui c'est-à-dire ?
15:04On complètera
15:04on a un effectif de qualité
15:06pour jouer
15:07ce qu'on veut jouer
15:08pour une première année
15:09en Ligue 1
15:09essayer de se maintenir
15:11sans avoir trop d'inquiétude
15:12mais en étant conscient
15:13que c'est un championnat
15:14très difficile
15:15donc on a fait un recrutement
15:16que tout le monde juge équilibré
15:18on le complètera
15:19sans doute
15:19un petit peu en janvier
15:21peut-être on a le droit
15:22à un joker encore
15:23Otavio
15:24Benjamin André
15:25ils se font partie de...
15:25Non Benjamin André
15:26n'est pas venu
15:27Otavio est venu
15:27on a recruté 8 joueurs
15:29donc je ne vais pas en faire la liste
15:30il y en a quelques-uns
15:31qui sont sortis
15:32pour avoir du temps de jeu ailleurs
15:33donc on est content
15:34de ce qu'on a fait
15:35on a travaillé...
15:36Vous avez mis combien ?
15:36Vous avez mis combien sur la table ?
15:38Quelques dizaines de millions d'euros
15:39mais les chiffres sont sortis
15:40je ne les commande jamais
15:41Mais non mais parce qu'il y a des chiffres
15:42qui sont sortis
15:43mais justement...
15:43Mais Edwige
15:44sur le plan économique
15:44vous comprenez bien
15:46qu'un club qui arrive avec nous
15:47avec des moyens puissants
15:48c'est de la famille Hanno
15:49et de Red Bull
15:50mais qui recompose une équipe
15:51parce qu'on est en Ligue 1
15:52il investit beaucoup
15:54et il n'a pas beaucoup
15:55de choses à céder
15:56parce qu'on a gardé
15:57nos meilleurs joueurs
15:58donc notre balance
15:59est normalement déficitaire
16:00mais ça c'est normal
16:01il y a des clubs installés
16:02en Ligue 1 depuis longtemps
16:03qui achètent beaucoup
16:04Et puis on voit bien
16:05que Lyon
16:05c'est un peu ce qu'il a perdu
16:07mais qui transfèrent beaucoup
16:07alors je n'aime pas
16:08la notion d'achat et de vente
16:10pour des joueurs
16:10ce ne sont pas des marchandises
16:11des joueurs
16:12mais on acquiert
16:13et on cède
16:14et nous on est plutôt
16:15dans une phase d'acquisition
16:16donc on donne des chiffres
16:17effectivement
16:17on est plutôt en tête de gondole
16:19en matière d'acquisition
16:20Donc ça tourne autour
16:21de combien quoi ?
16:22Allez-y
16:22Je ne sais pas
16:24il y a des...
16:24Oui, donnez les chiffres
16:25qui circulent
16:26Il y a des chiffres
16:26on n'a pas atteint
16:27le plafond qu'on s'était fixé
16:29Alors allez-y
16:30Pierre Ferrati
16:31C'est quelques dizaines
16:32de millions d'euros
16:33C'est quoi ?
16:34C'est 18 millions ?
16:34C'est 20 millions ?
16:35Non, c'est un peu plus
16:36C'est 30 millions ?
16:37Autour d'une quarantaine
16:4040 millions de millions
16:41D'accord
16:41Et on s'était fixé
16:42une base un peu plus élevée
16:43et puis on va voir
16:45comment on la complète
16:45Et vous allez la compléter
16:46en janvier ?
16:47En janvier
16:48où on a le droit
16:48à un joker
16:49on regarde
16:50mais on a un effet kiff
16:51aujourd'hui de qualité
16:52qui nous a permis
16:52de gagner notre premier match
16:53à Jambouin
16:54de tenir malgré le score
16:56la dragée haute
16:57à l'Olympique de Marseille
16:585-2 ?
16:58Oui mais on est repassé
16:592-0 à 2-2
17:00et puis on a failli marquer
17:01le troisième but
17:02et puis c'est l'aller du foot
17:03On n'avait pas l'effectif
17:04très complet à ce moment-là
17:05L'équipe est en train de se faire
17:06On a un staff de qualité
17:08On a un actionnariat de qualité
17:09On a des dirigeants de qualité
17:11et donc on est confiants
17:12pour la saison qui s'annonce
17:13même si elle sera difficile
17:14pour un promu
17:15Si à propos de dirigeants
17:16il y a des rumeurs
17:17vous connaissez ce milieu
17:19bien mieux que moi
17:20Président de la Ligue 1
17:22ça vous dirait ?
17:23De la Ligue 1 ?
17:24Pour l'instant je ne suis pas candidat
17:26Il y a une restriction
17:27Non mais c'est un truc
17:28que vous excluez ou pas ?
17:30Moi je n'exclus rien
17:31quand ça sert à quelque chose
17:32Si un jour
17:33mes collègues considéraient
17:34que je peux jouer
17:35un rôle utile
17:36dans la transformation
17:37de la LFP
17:39dans le changement
17:40de sa gouvernance
17:40qui est assez critiquée
17:41j'irais volontiers
17:43Moi j'ai envie de rassembler
17:45tous les clubs
17:45du PSG
17:46et de l'Olympique de Marseille
17:47à Rodez
17:48et à Pau
17:48pour prendre
17:49non pas des extrêmes
17:50parce que c'est tous
17:51des clubs valeureux
17:51Le football français
17:53a besoin aujourd'hui
17:53d'unités
17:54et il a besoin
17:55notamment de faire
17:57gagner la chaîne
17:58qu'il a mise en place
17:59pour aller chercher
18:00des droits audiovisuels
18:01qui nous manquent beaucoup
18:02on est tombé bien bas
18:03et le football français
18:05est en crise économique
18:05aujourd'hui
18:06donc si je peux être
18:07un jour ce rassembleur
18:08je le ferai
18:08mais aujourd'hui
18:09ce n'est pas d'actualité
18:10si certains collègues
18:11me poussent à regarder ça
18:12pardonnez-moi
18:14je vous écoute
18:15comme tous les auditeurs
18:15et les téléspectateurs
18:16c'est quand même
18:17un petit acte
18:18de candidature
18:19enfin candidature
18:20en tous les cas
18:21vous avez un petit projet
18:22non mais bien sûr
18:23que j'ai des idées
18:24tout le monde les connaît
18:25pour transformer
18:26la gouvernance
18:27mais j'aime bien
18:27le Paris FC
18:28j'aime bien y être
18:29et vous savez que
18:29et vous ne serez plus
18:30président
18:31dans quelques temps
18:32c'est incompatible
18:33oui
18:34ça tombe bien
18:35le calendrier
18:36il va dans votre sens
18:37Pierre Ferrati
18:38vous ne saurez pas dire
18:39que je suis candidat
18:40à la présidence de la LFP
18:41certains d'ailleurs
18:43qui ne sont peut-être
18:43pas toujours
18:44mes amis
18:45je n'ai pas d'ennemis
18:46dans le football
18:47mais on a parfois
18:47des positions différentes
18:49font peut-être
18:50circuler des bruits
18:51de façon un peu prématurée
18:52la question aujourd'hui
18:53n'est pas là
18:54il y a une gouvernance
18:55en place
18:55elle est assez critiquée
18:56vous le savez bien
18:57moi en tout cas
18:58je suis ami
18:59à faire ça
19:00je serais plutôt
19:01un fédérateur
19:02mais la question aujourd'hui
19:03n'est pas d'actualité
19:04on verra ce qui se passe
19:05dans les semaines
19:05la chaîne
19:07de télévision
19:08lancée par Nicolas Taverneau
19:10qui était avant
19:11aux responsabilités
19:13ici à BFM et RMC
19:14Ligue 1 Plus
19:16il s'était félicité
19:17mais c'était déjà
19:18il y a quelques semaines
19:19du nombre d'abonnements
19:21plus de 600 000
19:23j'imagine que maintenant
19:23on en est bien plus loin
19:25je ne sais pas
19:26si vous avez le chiffre
19:26est-ce que vous trouvez
19:27que c'est un bon départ
19:28ou est-ce qu'il manque
19:29quand même
19:29un acteur
19:30Canal Plus
19:31c'est un très bon départ
19:33moi j'ai longtemps défendu
19:35la relation avec Canal Plus
19:37et d'ailleurs aussi avec BIN
19:38puisque c'est deux chaînes
19:40qui ont porté
19:40surtout Canal
19:41mais aussi BIN
19:42le football français
19:42pendant des années
19:43bon aujourd'hui
19:44Nicolas constate avec nous
19:47que la négociation
19:48avec eux
19:48est très difficile
19:49donc notre objectif
19:51tous les clubs réunis
19:52c'est de faire en sorte
19:53que cette chaîne réussisse
19:54elle a plutôt bien démarré
19:55on se prête au jeu
19:57d'ailleurs la première série
19:58le premier documentaire
19:59qui va sortir
20:00nous concerne
20:01nous le Paris FC
20:01en quelques épisodes
20:03donc on joue le jeu
20:04on ouvre nos portes
20:05c'est pas toujours simple
20:06avec la partie sportive
20:08parce qu'il y a parfois
20:08des petits secrets
20:09qu'on veut garder
20:10mais on joue le jeu
20:11et nous on a envie
20:11que Nicolas de Taverneau
20:13qui est un grand professionnel
20:14réussisse avec nous
20:15et je pense que c'est plutôt
20:16deuxième partie
20:16pour que ce soit le cas
20:17mais il y a le PSG
20:18qui joue pas vraiment le jeu
20:19et pourtant la curiosité
20:23elle est surtout
20:24vis-à-vis du PSG
20:25je vais pas rentrer
20:25dans ce type de polémique
20:27je pense qu'il faut que
20:28tout le monde a choisi
20:30d'aller vers cette chaîne
20:31c'est pas facile
20:32chacun a des intérêts
20:34peut-être particuliers
20:35mais on est tous concernés
20:36par le succès collectif
20:37donc je pense qu'avec le PSG
20:39on trouvera les moyens
20:40d'avancer ensemble
20:41pour avoir une chaîne
20:43qui réussit
20:43et peut-être demain
20:44qu'ils renégocient autrement
20:46avec Canal, avec Bihine
20:47avec tous les Bihine
20:48et dans le foot d'ailleurs
20:49parce qu'ils ont un match
20:50de Ligue 1
20:51et puis ils ont la Ligue 2
20:52donc peut-être
20:52que la relation
20:53avec des distributeurs
20:54de haut niveau
20:55et des producteurs aussi
20:56de haut niveau
20:56s'améliorera
20:57mais pour l'instant
20:58l'objectif est de gagner
20:59la partie
21:00avec le lancement
21:00de cette chaîne
21:01Pierre Ferrati
21:02en conclusion
21:02pour revenir sur
21:03le début de notre entretien
21:05est-ce que vous êtes
21:07aujourd'hui
21:08vous êtes dans quel état d'esprit
21:09en fait
21:09avec la nomination
21:11de Sébastien Lecornu
21:12vous dites qu'il faut
21:12qu'il fasse des choses
21:13est-ce que vous êtes inquiet ?
21:15L'envie que ça boche
21:16parce que la situation
21:17de la France
21:17est très mauvaise
21:18et on peut penser
21:20ce qu'on veut
21:20de ce type de journée
21:21mais il y a une colère sourde
21:23il ne faut pas
21:24que la colère
21:25se termine par
21:26des choses
21:27que nous détestons
21:28de la violence
21:28donc il faut répondre
21:29à ces attentes
21:30ce n'est pas facile
21:31et puis en plus
21:32à 18 mois
21:33ou presque
21:34des élections présidentielles
21:35on voit bien
21:35que toutes les écuries
21:37sont sur la ligne
21:38de départ
21:38c'est pas toujours propice
21:40à des actions coordonnées
21:41mais moi je souhaite
21:42que le Premier ministre
21:43s'avance
21:43qu'il aille chercher
21:44l'opposition
21:45sur certains points
21:45l'opposition de gauche
21:47s'il le faut
21:47qui rassemble
21:49les forces de droite
21:50républicaines
21:51et qu'on sorte de là
21:53parce que pour l'instant
21:53il n'y a pas de majorité
21:54à l'Assemblée
21:54c'est très difficile
21:55d'être Premier ministre
21:56d'autant encore une fois
21:57qu'on a affaibli
21:58la fonction de Premier ministre
21:59je rappelle que dans la Constitution
22:00le Premier ministre
22:01définit et conduit
22:02la politique de la France
22:03ce n'est pas rien
22:03donc il faut lui laisser
22:04la chance d'avancer
22:06et puis que l'opposition
22:07joue son rôle d'opposition
22:08et qu'elle approuve
22:10les choses
22:10qui lui paraissent convenables
22:12pour aller de l'avant
22:12et arriver à l'élection présidentielle
22:14avec des signes tangibles
22:15pour les marchés
22:16mais surtout pour les Français
22:17pour les Français d'abord
22:19Merci beaucoup
22:20Merci beaucoup Pierre Ferrati
22:22il est toujours très intéressant
22:22d'avoir vos analyses
22:24Merci beaucoup
22:25Merci beaucoup
22:26Merci beaucoup
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