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Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.

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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:05Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19 de Patron, une patronne du mois.
00:16Mon premier invité c'est d'abord Alexandre Bompard, le président de Carrefour, qui sera notre invité.
00:20Beaucoup de questions à lui poser, évidemment sur les négociations commerciales.
00:23Mais surtout il vient de présenter son troisième plan stratégique.
00:26Est-ce que ça va convaincre les marchés ? Et avec lui on parlera, pardon, la question aussi du pouvoir
00:32d'achat des prix bas.
00:33On sait que c'est vraiment la première préoccupation des Français.
00:36Et puis ensuite c'est Stéphane Palaise, la patronne de FDG Younatut, qui sera notre invité.
00:40Des résultats un peu mitigés, soumis à des vents contraires et notamment à cause de la fiscalité.
00:46Mais tout de suite on retrouve Stéphanie Collot pour son journal de l'écho.
00:51Le journal
00:53Il est presque 18h, bonsoir Stéphanie.
00:56Bonsoir Edwige.
00:57Et on commence par le budget 2026.
00:59Il est plus équilibré mais il est entouré de risques.
01:02En tous les cas c'est, je cite la Cour des comptes.
01:05Oui, le plus difficile reste à faire, estime la Cour des comptes.
01:09Dans un rapport sur la situation des finances publiques,
01:11des risques subsistent autour de l'objectif de réduction du déficit public fixé à 5% du PIB cette année
01:18contre 5,4% en 2025.
01:21Le retour sous le seuil de 3% du PIB en 2029 n'est pas une option, ajoute la Cour.
01:27Le déficit commercial des États-Unis continue de se creuser.
01:31Il atteint un nouveau record à 1241 milliards de dollars.
01:35Les importations ont été plus importantes l'année dernière, malgré les droits de douane mis en place par Donald Trump.
01:42Donald Trump qui réitère ses menaces à l'encontre de l'Iran.
01:45Le président américain dit vouloir un accord pertinent avec Téhéran sans quoi de mauvaises choses arriveront.
01:51Il se donne 10 jours pour décider si un accord est possible.
01:55Dernier jour de visite officielle pour Emmanuel Macron en Inde.
01:59Avant de décoller, le chef de l'État s'est exprimé sur le SCAF, le projet d'avion de combat
02:03européen.
02:04Hier, le chancelier allemand évoquait un possible retrait du projet.
02:07De son côté, Airbus se dit prêt à une solution à deux avions.
02:11Mais Emmanuel Macron a tenu à rappeler l'importance d'un avion de combat commun entre les deux nations.
02:16Et puis, Pernod Ricard a nouveau plombé par ses ventes aux États-Unis et en Chine.
02:21Le bénéfice net recule de 18% pour son premier semestre.
02:25En Chine, le chiffre d'affaires recule de 28%.
02:28Et ça s'annonce compliqué même pour le nouvel an chinois.
02:32Le géant des vins et spiritueux se montre très prudent.
02:3618h sur BFM Business, on fait un point sur les marchés.
02:41Les marchés avec Antoine Larigauderie.
02:43Bonsoir Antoine.
02:44Bonsoir Stéphanie.
02:44Bonsoir Edwige.
02:45Bonsoir Antoine.
02:46Et le CAC termine en baisse.
02:47Vigilance sur le pétrole, Antoine.
02:48Oui, on est au plus haut depuis juillet dernier quand même sur le pétrole du fait des fortes tensions géopolitiques.
02:53On est à 71,87 dollars pour le Brent de Mer du Nord.
02:57Le CAC 40 lui a perdu 0,36%.
02:59Petite baisse après un double record hier en séance.
03:02On est à 8,398 points.
03:04Les volumes d'échanges plutôt copieux à 4,5 milliards d'euros d'actions négociées.
03:09Les meilleures performances du jour.
03:10Orange, plus 7,5%.
03:1218,14 euros.
03:13Très bon accueil des marchés au résultat du groupe.
03:16On a Air France KLM qui bondit de 11,7%.
03:20Là, on est hors CAC 40 à 12,98 euros.
03:22Et FDJ United aussi qui a gagné 8,2% à 24,72 euros.
03:28Les baisses du jour.
03:29Les résultats arbitrés négativement.
03:31On a Airbus qui a perdu 6,7% à 187,10 euros.
03:36Stellantis dans le sillage des mauvais résultats de Renault.
03:38Le titre perd 4,3% à 6,42 euros.
03:40Enfin, c'est la dégringolade pour Eramet qui a annoncé de mauvais résultats.
03:45Et en plus, une augmentation de capital.
03:47Le titre perd 23,7% à 46,10 euros.
03:51Moins 0,36 pour le CAC.
03:538,398 points.
03:55Et l'euro face au dollar a bien décroché.
03:5717,61.
03:58Merci Antoine.
03:59Merci Stéphanie.
04:00On vous retrouve.
04:01Ce sera à 19h, 19h30.
04:02Tout de suite, Alexandre Bompard, le patron de Carrefour, est notre invité.
04:11Le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
04:16Vous êtes bien dans le 18-19.
04:18Mon invité, c'est Alexandre Bompard, le président de Carrefour, le PDG de Carrefour.
04:23Bonsoir Alexandre Bompard.
04:24Bonsoir.
04:24Merci d'être là.
04:25Beaucoup de questions à vous poser.
04:26La question d'avoir un peu macro de fiscalité.
04:28Puis aussi les négociations commerciales.
04:31Puisque vous êtes aussi le président de la FCD, la Fédération de commerce et de la distribution.
04:35Et puis surtout, vous avez présenté, mardi c'était vos résultats.
04:38Et puis hier, vous avez présenté un plan stratégique, le troisième, depuis que vous êtes là.
04:43Avec quand même des objectifs très ambitieux.
04:46Est-ce que vous avez les moyens de les respecter ?
04:49En tous les cas, c'est les questions que se posent les investisseurs en bourse.
04:5325% de part de marché, c'est un grand saut.
04:56Mais je voudrais commencer effectivement d'abord, puisque vous êtes un grand patron.
04:59Est-ce que vous partagez ce ras-le-bol fiscal que dénonce un Patrick Pouyanné, le patron de Total,
05:06ou encore même le patron de Safran, voire le patron il y a encore quelques mois,
05:11Flore Ménégo de Michelin ?
05:13Est-ce que vous êtes dans cet esprit-là en disant, ça suffit ?
05:17Oui, d'ailleurs je l'ai dit assez tôt.
05:21Cette surtaxe, c'est quand même vraiment, d'ailleurs elle porte bien son nom,
05:23c'est vraiment l'impôt de trop.
05:26Et cette idée qu'à la fin de tout le processus budgétaire,
05:30le seul truc qu'on ait trouvé pour tenter d'atteindre les 5%,
05:33c'est la vieille idée.
05:35Tiens, surtaxons un peu plus les grandes entreprises,
05:38parce que personne ne va descendre dans la rue pour défendre leur feuille d'impôt.
05:40Je la trouve un peu désolante.
05:42Et surtout, elle dit une méconnaissance de ce qu'est l'économie
05:47et de l'interpénétration des grandes entreprises avec les petites entreprises.
05:52Elle dit la méconnaissance du fait que les grandes entreprises,
05:54ce sont celles qui créent le plus d'emplois, qui exportent,
05:57qui font le plus de recherches et qui ont le loisir de choisir des implantations.
06:02Moi, ce n'est pas mon cas, mes magasins et restaurants en France.
06:05Mais les grandes entreprises du CAQ, il y a plein d'entreprises
06:06qui se posent tous les jours la question de où est-ce que je vais investir,
06:09où est-ce que je vais installer cette usine, etc.
06:10Oui, la question se pose pour vous, parce qu'on verra.
06:12Vous recentrez, à la limite vous êtes sur la France, ok,
06:14mais vous êtes sur le Brésil avec des grandes ambitions.
06:16Elle peut se poser aussi sur des sujets pour nous.
06:18Et au fond, moi, j'étais un peu, tout à la fois, agacé
06:24et c'est un tête-à-queu de politique économique, au fond.
06:29Pendant la première partie des mandats Macron,
06:33on est revenu dans la moyenne européenne,
06:34c'était une performance d'être dans la moyenne européenne,
06:36on ne l'était pas depuis longtemps.
06:37Et puis à la fin, on dit, bon, on s'en fout d'être dans la moyenne européenne,
06:39mettons-nous à 10 points de plus,
06:40et c'est juste les grandes entreprises, elles se débrouillent.
06:42Mais non, elles ne se débrouillent pas, les grandes entreprises.
06:44Oui, elles peuvent se débrouiller, elles peuvent aller investir ailleurs
06:45et surtout, elles vont faire peser cette mesure-là
06:49aussi sur les grandes entreprises, aussi sur l'emploi, aussi sur l'innovation.
06:52C'est une très mauvaise mesure.
06:53Est-ce que vous êtes inquiet pour la France ?
06:54Lorsqu'on voit une enquête hier qui a été publiée par l'American Chambers,
06:58qui montre que les entreprises américaines
07:01sont très sceptiques quand même maintenant sur la France,
07:04ce qui est vraiment nouveau.
07:05Est-ce que vous êtes inquiet pour la France, pour votre pays, Alexandre Bompard ?
07:09Vous savez, quand à la fin du processus budgétaire, vous vous dites
07:11« J'abandonne la réforme que tout le monde estimait la bonne,
07:17qui est d'allonger le temps de travail.
07:18Est-ce qu'on peut ne pas plus travailler ? »
07:20La réponse est non.
07:21On a donc arrêté la réforme de retraite,
07:23qui avait été passée dans la douleur, on l'a arrêtée.
07:27Et puis on augmente les impôts des grandes entreprises,
07:29on envoie un signal aux grandes entreprises,
07:31mais aussi aux entreprises étrangères qui veulent investir en France.
07:34Donc je trouve que ce sont des signaux qui sont des signaux extraordinairement préoccupants.
07:39Après, il y a une vitalité des entreprises françaises,
07:43des entrepreneurs, des chefs d'entreprise, des équipes.
07:46Il y a beaucoup de dynamisme dans ce pays,
07:48il y a beaucoup d'innovation, il y a beaucoup de créativité.
07:50Mais ces mesures-là, elles vont à l'encontre du retour de l'entreprise France au premier plan.
07:57Oui, mais il y a toujours ce divorce avec l'entreprise,
07:59mais il y a aussi ce divorce.
08:00Une dernière enquête du Cevipop, j'imagine que vous l'avez lue,
08:03parce qu'elle est pleine d'enseignement sur le divorce entre les politiques et les Français.
08:09Et du coup, il se tourne vers certains chefs d'entreprise,
08:13et notamment, c'est votre concurrent, mais que vous connaissez bien,
08:15Michel-Édouard Leclerc, qui est sorti en tête des sondages.
08:18Ça vous a fait sourire, ça vous a agacé,
08:21ou vous dites, bon, ça n'a pas de sens ?
08:24Non, je me suis dit deux choses.
08:25D'abord, c'est la reconnaissance du rôle qu'il a depuis très longtemps.
08:30Il connaît bien le pays, il défend le pouvoir d'achat,
08:33il a un rôle singulier, une parole singulière.
08:35Et puis, c'est aussi le signe, vous le disiez dans votre question,
08:38du fait que les chefs d'entreprise,
08:42la perception qu'ont les Français des chefs d'entreprise a changé.
08:44Ils attendent au fond de leurs chefs d'entreprise,
08:46ils aiment bien que leurs chefs d'entreprise donnent leurs idées.
08:48Ce n'était pas le cas il y a une vingtaine d'années,
08:50vous le savez, puisque vous avez ici joué ce rôle-là.
08:52Et donc, au fond, la vision des chefs d'entreprise,
08:54les attentes à l'égard des chefs d'entreprise ont changé.
08:56Ça, c'est positif.
08:57C'est-à-dire que les citoyens ont un rapport de leur entreprise
09:01et le rôle qu'elles jouent, c'est beaucoup accentué.
09:05Est-ce que vous avez rencontré Marine Le Pen ou Mardela ?
09:09Non.
09:10Est-ce que vous allez les rencontrer ou vous ne voulez pas les rencontrer ?
09:12Non, moi, je ne les ai pas rencontrés.
09:14Je pense que le lieu de rencontre naturel des candidats,
09:17c'est les organisations collectives, c'est les syndicats patronaux.
09:21Oui, mais vous présidez justement une fédération,
09:24la Fédération du Commerce et la Distribution.
09:26Donc, vous pourriez, à ce titre-là, les recevoir ?
09:29Est-ce qu'ils vous ont demandé à être reçus ou pas ?
09:31Non.
09:32Encore une fois, quand ça se fera, c'est pendant les campagnes.
09:35Moi, je pense qu'on a vocation à recevoir les candidats,
09:39que ce soit à la FEP ou dans d'autres cercles,
09:42ou au MEDEF, d'abord pour exprimer nos convictions,
09:46pour dire nos lignes rouges,
09:47pour dire ce dont on a besoin pour développer les entreprises.
09:51Mais c'est dans ce cadre-là, en tout cas,
09:53en ce qui me concerne, que c'est en compte.
09:54D'accord, au moins, c'est clair.
09:55Alors, rentrons un peu dans le viet du sujet.
09:57D'abord, c'est une négociation commerciale.
09:59On en parle sur ce plateau depuis plusieurs jours.
10:03Hier, vous avez dit, finalement, elle se passe plutôt bien.
10:06Moi, j'ai envie de dire, j'ai reçu le représentant des marques
10:08qui me dit que ce n'est pas possible.
10:09On reçoit le président de l'ANIA, qui était l'invité des RMC,
10:12qui dit, mais attendez, là, on est complètement dans le bleu.
10:16Ce n'est pas possible.
10:18Elle ne se passe pas bien, ces négociations.
10:19Vous savez, ça fait quelques années que je suis là.
10:22C'est un grand marronnier de la vie économique française.
10:24Oui, mais on a l'impression que ça se tend de plus en plus.
10:27Quand on est à 15 jours du 1er mars,
10:28on voit les représentants de l'ILEC, de l'ANIA,
10:31qui viennent tenir des propos très excessifs, chaque année.
10:34Et chaque année, je pourrais vous ressortir exactement ce qui se dit le 15 février.
10:38Qu'est-ce que c'est la réalité ?
10:39Je vais vous parler de la mienne, parce que je suis quand même un gros négociateur.
10:42On a aujourd'hui conclu 95% des contrats avec les PME,
10:46et on est en avance avec les grandes entreprises.
10:48Vous êtes à combien ?
10:49On est à deux tiers, plus de deux tiers, en gros.
10:52Et il vous manque quoi ?
10:53Ou qui, plutôt ?
10:54Il nous manque les grandes multinationales.
10:56Ce n'est pas qu'il nous manque,
10:57c'est qu'il nous reste 15 jours de discussion avec les grandes multinationales
11:00pour arriver à la même situation que les autres années,
11:03c'est qu'on aura signé 98% des contrats,
11:0699% et j'espère même 100%,
11:08mais je pense que 100% sera difficile, comme chaque année.
11:10Et à combien ?
11:11L'objectif, c'est d'être à 100%.
11:12Oui, non, mais je veux dire, à combien ?
11:14À combien ? L'inflation ?
11:16Alors maintenant, juste pour que tout le monde comprenne bien,
11:18je vous ai écouté hier, c'était très intéressant,
11:20mais à quoi ça sert ces négociations de temps en temps ?
11:22On me dit, non, mais alors,
11:23il paraît que la grande distribution vous est dure, etc.
11:25Si on ne négocie pas,
11:26admettons que je reste les mains dans les poches et que je me dise,
11:29prenons les tarifs des industriels,
11:31je vais prendre les tarifs d'Unilever, Procter, etc.
11:32Qu'est-ce qui se passe ?
11:34On a une inflation à 10% dans le caddie.
11:35Mais là, vous forcez le trait.
11:37Non, non, non, je ne force pas le trait.
11:37Vous forcez le trait, Alexandre.
11:38Oui, mais je ne force pas le trait.
11:39Si on ne négociait pas,
11:40on aurait une inflation du caddie,
11:42que je vois derrière moi,
11:43autour de 10%.
11:44Donc, on négocie avec les grandes multinationales
11:47pour arriver à redonner du pouvoir d'achat aux Français.
11:49Ça sert à ça, ces négociations.
11:51Et donc, on va arriver à une petite inflation,
11:54mon sentiment,
11:55autour de 1%.
11:56Je pense qu'on sera autour de 1%
11:58d'inflation alimentaire cette année.
12:01D'accord.
12:02Quels sont les produits qui vont augmenter,
12:03les produits qui vont baisser ?
12:04Ceux qui augmentent naturellement,
12:07c'est ceux dont les cours de matières premières
12:09continuent à augmenter.
12:11Les pâtes à tartiner,
12:13parce que la cacahuète continue à augmenter.
12:14Les sardines, parce qu'il y a de la pénurie.
12:16Le bœuf, parce qu'il y a des difficultés de la filière.
12:19Et puis, inversement,
12:20il y a beaucoup de produits qui sont baissés,
12:22parce que les cours ont beaucoup baissé.
12:24Les pâtes, la farine,
12:26ces produits-là, le sucre,
12:28ces produits-là sont en train de baisser.
12:29Il faut comprendre que
12:31les cours sont majoritairement baissés.
12:33L'énergie est à la baisse.
12:35Le transport est à la baisse.
12:37Donc, il y a beaucoup d'industriels,
12:39de grands industriels,
12:39à qui on dit,
12:40le plus sympathiquement possible,
12:42il faut qu'on soit à zéro,
12:44et si possible, le plus tôt négatif.
12:45Au total,
12:46ça fera autour de 1%.
12:48Est-ce que vous allez aller au salon de l'agriculture ?
12:50Oui, je vais aller au salon de l'agriculture la semaine prochaine.
12:52Pour dire quoi ?
12:52Vous n'avez pas peur de vous faire un peu huer ?
12:54Parce que c'est difficile pour les producteurs, les agriculteurs.
12:57Ces courses au prix bas,
12:58ça retombe quand même aussi sur eux.
13:02La relation qu'on a avec le monde agricole
13:03ces dernières années,
13:04elle s'est beaucoup améliorée.
13:06Quand je suis arrivé,
13:07je ressentais cette tension-là.
13:09Je ne vous dis pas que c'est parfait.
13:10Il y a pas de 30 carrefours qui arrivent.
13:11Mais la réalité,
13:12c'est que la relation s'est beaucoup améliorée.
13:14D'abord parce qu'on leur a donné des signes très forts
13:17du fait que l'approvisionnement
13:20était très majoritairement,
13:21pour ne pas dire exclusivement en français,
13:24les œufs sont français,
13:25le lait est français,
13:26la volaille est française,
13:2797% du bœuf est français.
13:29Ça, c'est le plus important pour eux.
13:30La deuxième chose qui est importante,
13:32c'est quand ils font des conversions de terres agricoles.
13:35J'étais en conventionnel, je suis en bio.
13:36Ils ont besoin d'avoir de la visibilité
13:39sur les prix et les volumes.
13:40Et on signe chez Carrefour
13:41un tiers des contrats,
13:43des fameux contrats pluriannuels,
13:44c'est nous qui les signons.
13:45Après, ils ont besoin qu'on les aide
13:47quand il y a la surproduction.
13:48Il y a des épisodes de surproduction.
13:50On a été présent,
13:50quand je dis on,
13:52là, c'est l'ensemble de la filière
13:53grande distribution,
13:54quand il y a eu une crise de surproduction
13:56récemment sur le poireau.
13:57Ça, c'est des éléments importants.
13:58Et puis après...
13:59Le chou-fleur, le chou-fleur...
14:00Et le chou-fleur, il y a...
14:0143 centimes, c'est sûr qu'on se dit.
14:02Et le chou-fleur, il y a quelques semaines.
14:03Comment ils peuvent s'en sortir ?
14:04Et après, la réalité, c'est que...
14:07Je suis souvent frappé, d'ailleurs,
14:08qu'on ne le mentionne pas plus.
14:09Et d'ailleurs, je crois qu'il y a un représentant
14:10de l'ILEC ou de l'ANIA
14:11qui l'admettait.
14:13La réalité, c'est que je ne négocie plus
14:14la matière première agricole.
14:16C'est un acquis d'égalime, d'ailleurs.
14:18Et moi, je serais les pouvoirs publics,
14:18je le dirais.
14:19L'acquis d'égalime,
14:20c'est que je ne négocie plus
14:22la matière agricole.
14:22Dès lors que je ne négocie plus
14:24la matière agricole,
14:25ma relation avec le monde agricole
14:27s'est beaucoup apaisée.
14:28Ils savent que je ne la négocie pas,
14:29cette matière première agricole.
14:37La matière agricole,
14:37dans la relation entre l'agriculteur
14:39et le transformateur,
14:41c'est tant, c'est X.
14:42Et ce X, je le connais,
14:43ce qui me permet de ne pas la négocier.
14:45C'est le cours au primat,
14:46c'est vraiment,
14:46vous me direz,
14:47c'est ce que demandent les Français.
14:48On voit bien, je le disais en introduction,
14:50le pouvoir d'achat,
14:50c'est vraiment la priorité
14:52des Français avec la sécurité.
14:54Cette course au primat,
14:56est-ce qu'elle n'est pas tirée
14:58par Michel-Édouard Leclerc,
14:59qui a décidé qu'il voulait absolument
15:00rester le leader là-dessus ?
15:03Et puis l'arrivée d'actions
15:04qui débarquent,
15:05et qui quand même, là aussi,
15:07vous bouscule un peu les cartes,
15:08non, on rebat plutôt les cartes.
15:10Non mais, il y a une compétition,
15:12il y a une compétition
15:13dans le marché français,
15:14et j'y prends ma part.
15:15Ah bien sûr.
15:15On a baissé 6 000 produits de 10%
15:18dans les deux dernières années.
15:19J'ai annoncé hier 200 produits
15:21à prix coûtant de marque propre
15:23à partir de la semaine prochaine.
15:25On y prend notre part,
15:26on est très actifs
15:27dans cette compétition-là.
15:28La réalité, c'est que ce n'est pas
15:29une compétition pour la compétition.
15:31C'est une compétition,
15:32et vous le disiez très bien
15:32dans votre question,
15:33parce que les Français
15:34veulent du pouvoir d'achat.
15:36On a une partie croissante
15:38de nos concitoyens
15:39qui souffrent,
15:40qui ont du mal,
15:41qui sont soit en précarité alimentaire,
15:43soit ont du mal
15:43à boucler les fins de mois.
15:44Et la réalité,
15:45c'est que notre rôle à nous,
15:47c'est de leur donner
15:47du pouvoir d'achat.
15:49Nous, on y adjoint le fait
15:50qu'on a des combats
15:51pour la qualité alimentaire,
15:52c'est pour ça qu'on est leader
15:53sur le bio,
15:54c'est pour ça qu'on est leader
15:55sur les fruits et légumes,
15:56c'est des combats très forts,
15:57on est à la fois leader
15:58et les moins chers.
15:59Mais la réalité,
16:00c'est que les Français,
16:01ils ont besoin
16:01de ce pouvoir d'achat-là
16:02et que notre mission,
16:04c'est de la leur donner.
16:04Le succès de Carrefour,
16:06de votre plan,
16:07on y arrive,
16:08Alexandre Bompard,
16:09ça passe justement
16:10par trouver votre place
16:13parmi tous ces compétitaires,
16:15toi numéro 1,
16:16enfin peut-être pas numéro 1,
16:17numéro 2,
16:18en tous les cas,
16:18sur les prix bas,
16:19c'est ça qui est vraiment
16:20votre objectif ?
16:22Il n'y a aucun schéma
16:23où vous êtes compétitif
16:25dans ce métier
16:26si vous n'êtes pas
16:27très compétitif sur les prix.
16:28Il n'y a aucun schéma.
16:29Donc la compétitivité prix,
16:31c'est une donnée.
16:32Si vous ne l'avez pas,
16:33vous sortez du marché.
16:34Après, il faut bien
16:35d'autres choses.
16:36Ce qui a failli vous arriver,
16:38enfin pas à vous,
16:38j'ai à Carrefour.
16:39Oui, bien sûr.
16:40Et d'ailleurs,
16:40c'est la raison pour laquelle,
16:41parce que j'avais besoin
16:42de rassurer aussi
16:43les investisseurs,
16:44je leur ai dit,
16:45chaque année,
16:46nous allons améliorer
16:46notre compétitivité prix.
16:48C'est un engagement
16:48que pour la première fois,
16:50un patron de Carrefour reprend.
16:51J'aurais dit,
16:51chaque année,
16:52il y a un indice,
16:53un indicateur prix,
16:54je vais l'améliorer.
16:55Pour vous dire que jamais,
16:57je ne vais dériver
16:58de la nécessité
16:59d'améliorer la compétitivité prix.
17:00Mais évidemment,
17:01ça ne suffit pas.
17:02Il faut à la fois
17:03avoir des combats forts,
17:05et nous,
17:05c'est des combats autour
17:06de la qualité alimentaire.
17:07Je citais le bio,
17:08je citais les fruits et légumes,
17:09je cite la marque propre
17:11qui est un élément
17:11très fort de différenciation.
17:1340%, je crois.
17:1340%,
17:14on était à 25,
17:15c'est 40%.
17:15Et notre marque propre,
17:16elle porte tous les combats
17:17de la marque.
17:18Elle porte les combats
17:19de la qualité alimentaire.
17:20C'est une marque propre
17:22qui est très qualitative.
17:23Et puis,
17:23il y a évidemment
17:24la croissance des formats,
17:25la croissance de la proximité.
17:27Tous ces combats-là
17:27font partie
17:29de ce qu'est Carrefour aujourd'hui
17:30et de la singularité de Carrefour
17:31par rapport à d'autres acteurs.
17:32Oui,
17:32on va revenir
17:34sur ce point important
17:35parce qu'on a vu,
17:36il y a une espèce
17:36de jeu de bonnes taux
17:37dans la grande distribution
17:38entre je te rachète
17:39les magasins,
17:40machin, etc.
17:41Vous-même,
17:42Carrefour,
17:43vous avez fait évoluer
17:44votre modèle.
17:44C'était,
17:44comme on dit,
17:45un modèle intégré.
17:47C'est-à-dire,
17:47vous avez en possession
17:48tous vos magasins.
17:49Vous êtes en train
17:50de franchiser
17:51de plus en plus
17:52ou en location-gérance.
17:53Oui,
17:53on a un modèle
17:54désormais très hybride
17:55avec la moitié
17:56de notre chiffre d'affaires
17:56en intégré
17:57et la moitié en franchisé.
17:58On va revenir
17:58mais je voudrais revenir
17:59sur l'annonce la plus forte
18:00que vous avez faite hier
18:01lors de votre point stratégique
18:03de dire
18:03je veux atteindre
18:04ces fameux 25%.
18:06Ce qui fait comme une hausse
18:07de près de 3,5%
18:09puisque vous êtes à 21,7%
18:11pour arriver jusqu'à 25%.
18:13Ça fait quand même beaucoup.
18:14Comment vous allez faire ?
18:15Parce qu'en bourse
18:17qui est un peu
18:18votre chemin de croix
18:19Alexandre Bompard
18:20on a vu qu'hier
18:21il y a une espèce
18:22de coup de semence
18:23parce que les investisseurs
18:25étaient très sceptiques
18:26sur la possibilité
18:29d'atteindre cet objectif.
18:30Aujourd'hui
18:31ça s'est repris un peu.
18:32Comment vous pouvez
18:33les convaincre ?
18:34Avant-hier
18:35on a
18:36juste une petite parenthèse
18:37on a publié nos résultats
18:39et donc
18:39la bourse d'hier
18:40c'était principalement
18:41les résultats.
18:42Aujourd'hui on a pris 3,5%.
18:43Mais là n'est pas la question
18:46exactement.
18:47On est assez sceptiques
18:49quand même.
18:49Là n'est pas la question
18:50ce qui est important
18:51on est reparti à la hausse
18:52aujourd'hui
18:52mais ce qui m'importe
18:53c'est ce qui va se passer demain.
18:54La réalité c'est que
18:55ce qu'on dit aux investisseurs
18:56et ce que je dis
18:57là je suis en train
18:57de rencontrer les investisseurs
18:58c'est le moment
18:59où vous parlez
19:00avec les investisseurs
19:00ce qu'on leur dit
19:01c'est deux choses
19:02c'est on va y arriver
19:03de deux manières.
19:04D'abord on y arrive
19:05parce qu'on est redevenu
19:06compétitif sur les prix
19:07et que structurellement
19:08on va continuer à l'être.
19:09Quand on est compétitif
19:10sur les prix dans ce métier
19:12on gagne des parts de marché.
19:14Ça c'est le modèle.
19:15Après on a des moteurs
19:16de croissance
19:17qui sont désormais
19:17tous allumés.
19:18Je disais la marque propre
19:19je disais la proximité
19:21le e-commerce
19:22dont on est devenu un leader
19:23le bio
19:24ce sont des moteurs
19:25de croissance
19:26qui étaient à l'arrêt
19:26quand je suis arrivé
19:27et qui sont maintenant
19:29tous allumés.
19:30Le frais exactement
19:32sur lequel on met
19:33particulièrement l'accent.
19:34Ces moteurs de croissance
19:35sont allumés.
19:35Et puis vous avez raison
19:37il peut s'ajouter à ça
19:38ce qu'on a fait d'ailleurs
19:39dans le dernier plan
19:40des opérations
19:42où soit on rallie
19:43des franchisés
19:44on a beaucoup de franchisés
19:45d'autres acteurs
19:46qui nous ont rejoints
19:47ces derniers mois
19:48notamment en proximité
19:48où on fait
19:50de la consolidation tactique
19:52de manière très sélective
19:53c'est-à-dire
19:54on acquiert
19:55telle ou telle partie
19:57d'un autre groupe
19:59et ça
20:00on ne s'interdit pas
20:00de le faire
20:01on a les moyens financiers
20:02de le faire
20:02parce qu'on est très solide
20:04en termes de bilan
20:05et puis comme on a
20:06beaucoup d'ambition
20:06et comme on veut
20:07de la croissance
20:07ça participe aussi
20:08du modèle
20:09mais on le fait toujours
20:10de manière très sélective
20:12moi je me suis gardé
20:13de faire toutes les grandes opérations
20:15qui excitaient un peu tout le monde
20:16parce que je me suis dit
20:17c'est pas les bonnes opérations
20:17pour Carrefour
20:18mais des opérations tactiques
20:19Donc pas question
20:20de la stratégie d'Intermarché
20:21parce qu'on voit
20:22qu'il est très très gourmand
20:22Thierry Cotillard
20:23En fait on a cru
20:25à peu près de la même manière
20:26avec Intermarché
20:27nous on a cru avec Cora
20:29et puis des petites acquisitions
20:31dans Casino
20:31oui exactement
20:32mais c'était attendu
20:33eux ils ont cru avec Auchan
20:34on a à peu près cru
20:35de la même façon
20:36deux ennemis chacun
20:37ce type d'opérations
20:38on peut continuer à les faire
20:39on peut continuer à faire
20:40des opérations tactiques
20:42sur tel ou tel actif
20:43qui viendrait à être cédé
20:44Et combien ?
20:46Non mais je ne sais pas
20:47vous avez déjà repéré
20:48combien vous pourrez
20:49être susceptibles
20:49de tomber dans votre escarcelle ?
20:50Non mais quand on regarde
20:52le marché français
20:54on voit bien qu'il y a des
20:55qu'est-ce qu'on a vu
20:56les dernières années ?
20:57C'est très très fort
20:58la polarisation de ce secteur
20:59la réalité c'est que
21:00sous la pression des leaders
21:02et parfois des nouveaux entrants
21:03vous avez cité Action etc
21:05il y a des acteurs
21:06qui n'ont pas la taille critique
21:07ou qui ne se sont pas transformés
21:08sont en difficulté
21:09quand vous êtes en difficulté
21:10il y a toujours un moment
21:11il y a toujours un moment
21:13où vous avez soit un actionnaire
21:14soit une situation
21:15qui fait que vous êtes à vendre
21:17ce jour-là on sera là
21:18il y a un plan de restructuration
21:19de manière très tactique
21:20et de manière très sélective
21:21il y a un plan de restructuration
21:22qui est en cours
21:23on ne sait pas très bien
21:24dans quel sens il va aller
21:25avec Daniel Chretinsky
21:27qui est quand même appelé
21:28et puisqu'appelé
21:29à remettre de l'argent
21:30dans le casino
21:31à un moment on a dit
21:32que vous étiez intéressé
21:34par reprendre
21:34ce qu'on appelle
21:35la proximité
21:36notamment en monoprix
21:37est-ce que vous êtes
21:38toujours intéressé ?
21:39aujourd'hui c'est pas avant
21:40si un jour ça l'était
21:41on regardera
21:42donc vous êtes toujours intéressé ?
21:44non mais on fait partie
21:45des acteurs naturels
21:46qui regarderaient
21:47mais aujourd'hui
21:48c'est pas à l'ordre du jour
21:49et ça peut ne jamais être
21:50à l'ordre du jour
21:50la proximité
21:51en tous les cas
21:52c'est quelque chose
21:53qui vous intéresse
21:54la proximité nous intéresse
21:56les supermarchés
21:57nous intéressent
21:58que ce soit en France
21:59que ce soit en Espagne
22:00au Brésil
22:00c'est plutôt le cachant de carie
22:01si on fait des opérations
22:03on les fait plutôt
22:04sur des formats
22:05qui sont des formats
22:06de croissance
22:07juste je reviens
22:08un instant sur le cours de bourse
22:09parce que vous êtes
22:10très très généreux
22:11avec vos actionnaires
22:12vous avez versé
22:13800 millions d'euros
22:14l'an dernier
22:16685 millions cette année
22:17plus 150 millions de dividendes
22:20et à la cession
22:20de la Roumanie
22:22grosso modo
22:23vous redistribuez
22:24deux tiers de ces profits
22:25à vos actionnaires
22:26vous êtes dans un métier
22:28très challengé
22:28la question qu'on peut se poser
22:29c'est tout cet argent
22:31parce qu'en fait
22:32vous versez plus que
22:34Walmart par exemple
22:35qui fait juste un tiers
22:37de ses bénéfices
22:39en distribution
22:40est-ce que
22:41et vous c'est les deux tiers
22:42cet argent là
22:42vous pourriez pas
22:44le garder un peu plus
22:46pour vous
22:46et investir justement
22:47dans vos magasins
22:48ou quoi ?
22:49d'abord
22:49moi je suis convaincu
22:51notamment dans un secteur
22:52d'activité
22:53qui n'attire pas naturellement
22:54tous les investisseurs
22:55de la planète
22:56qu'il faut un niveau
22:57de rémunération
22:58des actionnaires
22:58satisfaisant
22:59on est en gros
23:00on a un dividend yield
23:01qui est autour
23:02de 6 à 8%
23:04c'est un bon
23:05c'est un bon niveau
23:05de rémunération
23:06on espère d'ailleurs
23:07qu'on arrivera
23:08à attirer de plus en plus
23:09d'investisseurs
23:10ça veut dire qu'on est
23:11une valeur de rendement
23:12mais
23:12et c'est la deuxième partie
23:13de votre question
23:13le plan qu'on a présenté hier
23:15c'est un plan d'investissement
23:16en réalité c'est qu'on a dit
23:17on investira
23:182 milliards d'euros par an
23:20sachant qu'on a moins de pays
23:21pour
23:22digitaliser l'entreprise
23:23on a annoncé un très grand
23:24partenariat avec Vusion
23:26pour l'IA
23:27pour la modernisation
23:28de nos magasins
23:28pour la décarbonation
23:30de notre modèle
23:30donc en fait
23:31avec 2 milliards d'euros
23:32on a un plan d'investissement
23:34très soutenu
23:34qui est celui
23:35dont on a besoin
23:36pour piloter l'entreprise
23:37le fait d'avoir comme actionnaire
23:38des familles
23:39vous avez la famille
23:41historiquement
23:42si j'ose dire
23:42les Ousé
23:43enfin la Galerie Lafayette
23:44qui ont près de 9%
23:45vous avez maintenant
23:47les SAD qui sont actionnaires
23:48de BFM
23:49on va le rappeler
23:50qui ont à peu près 5%
23:51en son temps
23:52il y a eu les Arnaud
23:53est-ce que c'est eux
23:54cette pression familiale
23:56que vous avez sur vous
23:58pour verser du coupon
23:59comme on dit dans le jargon
24:00pour verser des dividendes
24:02je considère qu'avoir des familles
24:03de long terme
24:04qui vous accompagnent
24:05on a la famille
24:07Moulin-Ousé
24:07depuis des années
24:09à nos côtés
24:10Rodolphe Saadé
24:11et sa famille
24:11nous ont rejoints
24:12il y a quelques mois
24:13c'était aussi un deuxième signal
24:14très important
24:15moi je considère
24:15que c'est un actif
24:16de la vie de notre entreprise
24:17ça montre
24:18qu'il y a des familles
24:19qui croient en ce modèle
24:19et on sait combien
24:20le capitalisme familial
24:22est important dans notre pays
24:23et donc
24:24c'est un actif aujourd'hui
24:26ça nous apporte des choses
24:27dans la transformation
24:27ça dit aussi aux investisseurs
24:29que les intérêts
24:30de l'actionnaire
24:30sont pris en compte
24:31dans la manière
24:33dont l'entreprise est pilotée
24:34mais les familles
24:35ce qu'elles souhaitent
24:36c'est le développement
24:38de l'entreprise
24:38mais pas seulement
24:39c'est le développement
24:40de l'entreprise
24:40c'est que l'entreprise
24:41se porte bien
24:42soit leader
24:42et ensuite
24:44la rémunération
24:45de l'actionnaire
24:45va naturellement avec
24:46c'est un handicap
24:48d'être coté en bourse
24:49parce que lorsqu'on va
24:49émettre chez Édouard Leclerc
24:50Intermarché
24:51Thierry Cotillard
24:52facile pour eux
24:52ils ne sont pas cotés
24:53vous vous êtes coté
24:54c'est plus compliqué
24:55je suis coté
24:56et donc
24:57si c'était si difficile
24:59voilà je suis coté
25:00et j'y peux rien
25:01et c'est comme ça
25:02et je le prends
25:03et au fond
25:04c'est un bon challenge
25:05le challenge
25:06c'est de convaincre
25:06des investisseurs
25:07dans le monde entier
25:07ce qu'on est en train
25:08de faire en ce moment
25:09on va y arriver
25:10avec ce plan
25:10et donc c'est une donnée
25:11qui s'impose à moi
25:12mais qui s'impose à moi
25:13avec beaucoup de plaisir
25:15lorsque vous voyez
25:17on parlait des prix bas
25:18j'ai oublié de vous poser
25:19une question
25:20parce qu'elle est très très importante
25:21on en parlait hier
25:22vous l'avez mentionné
25:23les centrales d'achat européennes
25:25qui sont un peu dans le collimateur
25:26vous avez reçu
25:28c'était l'année dernière
25:29une amende
25:30là il y a quelques jours
25:31c'était Michoal et Édouard Leclerc
25:32vous avez rejoint
25:34Concordis
25:34avec Coopérative U
25:36Dominique Schellcher
25:37qui est souvent sur ce marché
25:38sur ce plateau
25:40et puis l'allemand
25:41RTG
25:42est-ce que c'est coopératif
25:44c'est
25:45est-ce que c'est
25:46vous dites
25:48votre argument
25:49est de dire
25:49mais regardez
25:49ça nous permet de lutter
25:50contre une multinationale
25:51d'autres disent
25:52ok
25:52mais ça vous permet
25:54de contourner la loi française
25:56alors
25:57plusieurs choses
25:58une parenthèse sur les amendes
26:00je voudrais juste vous le redire
26:01parce que c'est presque amusant
26:03on reçoit
26:04chaque année
26:05parfois une amende
26:06pourquoi on reçoit des amendes
26:07je vous le dis juste
26:07c'est parce que le 1er mars
26:09si vous n'avez pas conclu
26:11votre négociation
26:12la DGCCRF arrive
26:13et vous avez une amende
26:14on est le seul pays du monde
26:16où vous dites à un distributeur
26:17qui est en train de négocier
26:18avec Pepsi-Cola
26:19si le 1er mars
26:20tu n'as pas fini tes négociations
26:22c'est toi qui sera sanctionné
26:23pas l'autre
26:24toi
26:25c'est comme si vous achetez
26:26un appartement
26:26et si à la date même
26:27de la vente
26:29vous ne l'avez pas
26:30vous avez une amende
26:30ça n'a aucun sens ce schéma
26:32il n'y a que la France
26:33pour avoir inventé
26:33des réglementations pareilles
26:34moi je suis
26:35Unilever au Procter & Gamble
26:37je regarde monsieur Carrefour
26:38et je lui dis
26:39ben
26:39venez c'est vous
26:40qui avez la contrainte du temps
26:42à quoi elles servent
26:43ces négociations
26:44ces grandes centrales
26:45d'abord
26:46qui négocie
26:46on a 45
26:49grandes multinationales
26:50avec lesquelles on négocie
26:51pour combien d'entre elles
26:52il y a de la matière
26:52première agricole
26:533
26:55Danone
26:56Lactalis
26:56et Macken
26:57qui n'est pas très français
26:58mais qui a des usines en France
26:59est-ce qu'on négocie
27:00de la matière première agricole
27:02jamais
27:03est-ce qu'on respecte
27:04la loi française
27:04toujours
27:05est-ce qu'avec les 42
27:07qui n'ont même pas
27:07de la matière première agricole
27:09c'est bien
27:10que je négocie
27:11en position
27:11plus forte
27:12qu'en position
27:13plus faible
27:14oui
27:14est-ce que les français
27:15se disent
27:16que quand je négocie
27:17le prix du dentifrice
27:18c'est bien
27:19que j'obtienne un prix
27:20plus bas
27:20la réponse est oui
27:22oui mais le prix
27:22est différent en Allemagne
27:24qu'en France
27:25qu'ailleurs
27:25vous voyez
27:26donc de toute manière
27:27la négociation en fait
27:28elle est française
27:29même dans ces centrales européennes
27:30ben non
27:30l'objectif
27:31c'est quand on négocie
27:32avec des multinationales
27:34qui sont présentes
27:34dans tous les pays
27:35c'est de leur dire
27:36écoutez moi je veux juste
27:37le meilleur prix
27:38que vous appliquez
27:38dans un pays
27:39parce qu'il n'y a pas de raison
27:39que le prix soit différent
27:40on n'y arrive pas forcément
27:42mais c'est ça l'objectif
27:44juste là
27:45il faudrait mettre fin
27:46à ces négociations pluriannuelles
27:48pour éviter
27:49comme vous dites
27:49ce 15 février
27:50qui revient régulièrement
27:52après la Saint-Valentin
27:53oui alors ça manquerait
27:54à tous les observateurs
27:55qui adorent ce moment là
27:56mais honnêtement
27:57l'espèce d'hystérie
27:59que crée le fait
28:00d'avoir une date fixe
28:01etc
28:01moi je suis dans plein de pays
28:02comme vous le savez
28:03dans les autres pays
28:04ça se passe très bien
28:05ça se passe pas bien
28:07parce que les négociations
28:08sont simples
28:08mais comme il n'y a pas
28:09cette espèce de date coup près
28:11et ce scénario
28:12chaque année
28:13qui se réédite
28:14en réalité
28:15c'est beaucoup plus apaisé
28:16vous savez l'autre différence
28:17avec les autres pays
28:18c'est qu'en France
28:19on a fait 25 lois
28:20en 30 ans
28:21sur les relations commerciales
28:22et dans les autres pays
28:24il y en a eu
28:24entre zéro et une
28:25donc quand vous avez dit ça
28:27vous avez tout dit
28:28oui c'est sûr
28:30vos relations
28:31j'ai oublié
28:32de poser la question
28:32vos relations
28:33c'est en train
28:34de s'apaiser
28:35un petit peu
28:36avec les franchisés
28:36parce que vous avez
28:37une négociation
28:39ils ont refusé
28:39vous allez trouver un accord
28:41on a 5000 franchisés
28:43en France
28:46on augmente
28:47de 500 magasins
28:48par an
28:48la taille
28:49de notre parc
28:51il est impossible
28:52que les 5000
28:52aient une activité
28:54qui aille bien
28:54c'est impossible
28:55on est dans un métier
28:55à petite marge
28:56c'est impossible
28:57donc on a
28:57une minorité
28:59une grande minorité
29:00ou une toute petite minorité
29:01pardon
29:01un petit nombre
29:02de franchisés
29:02qui sont en difficulté
29:04qui sont réunis en association
29:06moi je me résous pas
29:07au fait qu'on ait
29:08un des accords
29:09de ce type là
29:09qu'on ait du contentieux
29:10c'est pas le contentieux
29:11lui-même
29:12qui est un problème
29:12c'est l'image que ça donne
29:14et puis j'aime pas
29:14qu'il y ait des gens
29:14qui aient investi
29:15chez Carrefour
29:15et qu'ils soient pas heureux
29:16etc
29:17et donc on est ouvert
29:18pour trouver des accords
29:19en permanence
29:20on leur dit
29:21un jour je suis sûr
29:22qu'on en trouvera un
29:23et qu'on réglera définitivement
29:24ce contentieux
29:25oui mais le jour
29:25n'est pas encore venu
29:26voilà c'est ça qu'on dit
29:27j'espère qu'il vient
29:27on va parler d'intelligence artificielle
29:28parce que ça aussi
29:29c'était un point important
29:31de votre plan stratégique
29:32c'était en fait
29:33de faire rentrer
29:34encore un peu plus
29:35l'intelligence artificielle
29:37dans vos magasins
29:38avec les étiquettes
29:39expliquez-nous
29:40en tous les cas
29:41vous faites un accord
29:42avec Vusion
29:43on a vu que ça avait
29:44fait pour le coup
29:45exploser le cours
29:46de bourse de Vusion
29:47est-ce que pour vous
29:48qu'est-ce que ça va changer
29:49en fait ?
29:50en termes d'économie
29:51ça vous fait n'importe quoi ?
29:53en fait ce que ça change
29:53c'est que ça rend
29:54le magasin
29:54beaucoup plus intelligent
29:57les rails
29:57les caméras
29:59les étiquettes électroniques
30:00les rails connectés
30:01et l'intelligence artificielle
30:02qui va autour
30:03ça va nous permettre
30:04de traiter des nœuds opérationnels
30:05c'est quoi les nœuds opérationnels ?
30:07c'est qu'on a des ruptures
30:08dans les magasins
30:09tout le temps
30:09et en fait ça détecte
30:11les ruptures
30:11c'est qu'on a des prix incohérents
30:13pour le client
30:13c'est horrible
30:14de voir un prix sur son catalogue
30:15c'est pas le bon etc
30:16ça détecte les incohérences de prix
30:18ça permet aussi
30:19d'améliorer le picking
30:20en magasin
30:20pour le drive
30:21ça permet de faire
30:22beaucoup de choses
30:23qui sont aujourd'hui
30:25les problèmes
30:26d'optimisation
30:26de notre modèle
30:27la réalité c'est que le magasin
30:29depuis 20 ans
30:29il n'a pas tant évolué que ça
30:30c'est un peu organisé
30:31comme avant
30:32alors on l'a un peu professionnalisé
30:33etc
30:34mais quand on met beaucoup de data
30:36quand on met beaucoup d'intelligence
30:38en réalité
30:38on améliore les processus
30:40au bénéfice des clients
30:41et des salariés
30:41c'est ce qu'a fait Walmart
30:42c'est ça
30:43j'ai une très bonne relation
30:44avec l'ancien patron de Walmart
30:45c'est un peu votre modèle
30:46on le sent
30:46parce qu'il y a une famille
30:48on a l'impression
30:49on les regarde de très près
30:51on a une très bonne relation personnelle
30:52j'ai des équipes
30:53qui sont allées passer du temps
30:54et ce qu'on a vu
30:55c'est qu'en 2 ans et demi
30:56ça avait totalement transformé le magasin
30:59le magasin est devenu intelligent
31:00c'est 18% je crois
31:01du reste le poids de l'IR
31:03chez Walmart
31:04et vous c'est 6%
31:06ça c'est le poids du e-commerce
31:07mais ils ont fait un travail
31:09absolument formidable
31:09et donc
31:10ils ont recouru
31:11à cette entreprise française
31:12qui est Vusion
31:12d'ailleurs Cocorico
31:13parle parfois des start-up
31:15on parle peu de Vusion
31:16qui fait un travail formidable
31:17et donc on a décidé
31:18d'être le partenaire européen
31:19de Vusion
31:19et on lance ce programme-là
31:21on a commencé à l'expérimenter
31:23autour de Villabé
31:23et je suis convaincu
31:25que ça va
31:26améliorer la productivité
31:27améliorer la vie
31:28de nos salariés
31:30améliorer la vie
31:31de nos clients
31:31et créer de la performance
31:33pour nos magasins
31:33et ça ça sera
31:34l'aune de 2030
31:36ou alors
31:36avant ?
31:37ah non
31:37on va à 2000 à l'heure
31:39donc c'est la fin
31:41vous revenez là
31:42dans un an
31:42dans un an
31:43je vous dirais
31:44qu'il y a déjà des magasins
31:45beaucoup de magasins
31:45qui sont déjà
31:47où c'est installé
31:48et dans les 3 ans
31:49il faut qu'on ait couvert
31:50l'ensemble du parc
31:51c'est à peu près le temps
31:52que ça a mis à Walmart
31:53ils auront mis
31:543 ans et demi
31:55pour couvrir l'ensemble
31:56de leur parc
31:56qui est plus grand
31:57mais ils ont un peu plus
31:57de puissance
31:58et ça ça doit vous apporter
31:59combien d'économies
32:00puisque vous avez fixé
32:00un plan d'économie
32:01d'un milliard
32:02alors ça contribue
32:03aux milliards d'euros
32:05d'économies qu'on a
32:06qui sont faites
32:07à la fois des négociations
32:08de toutes les négociations
32:10d'achats marchands
32:11et non marchands
32:11de tous les processus
32:13en fait on est devenu
32:14une entreprise
32:15qui est à la capacité
32:17chaque année
32:17à dégager des plans d'économie
32:18ces plans d'économie
32:20ils servent à quoi
32:20ce milliard d'euros
32:21qu'on va chercher chaque année
32:22ils nous permettent
32:23d'investir dans la compétitivité
32:24prix et dans l'expansion
32:25et donc on en a vraiment besoin
32:27et l'IA
32:28par la productivité
32:29qu'elle amène
32:29va y contribuer
32:30un mot sur le bio
32:31quand même
32:32parce que le bio
32:33c'est intéressant
32:34c'est qu'on avait vu
32:35ça avait explosé
32:36puis c'était devenu
32:37tellement cher
32:37que le bio
32:38surtout après le Covid
32:39a totalement disparu
32:40des rayons
32:41et là c'est en train
32:42de revenir un petit peu
32:43sur le devant de la scène
32:44et vous
32:44vous avez décidé
32:45de mettre le paquet là-dessus
32:46je suis content
32:46que vous parliez du bio
32:47parce que c'est mon grand combat
32:48depuis mon arrivée
32:49je voulais qu'on soit
32:50leader européen
32:51sur le bio
32:51à la fois
32:52dans nos grands formats
32:53mais aussi en ouvrant
32:54des formats spécialistes
32:56bio c'est bon
32:56il y a 10 magasins
32:57je crois
32:57il y a 10 hyper
32:58qui vont changer
32:58alors ça c'est un autre sujet
33:00c'est la partie
33:02et donc
33:04le marché a beaucoup souffert
33:06au moment de la crise
33:07du pouvoir d'achat
33:08et de l'hyperinflation
33:08le marché du bio
33:09est en train de repartir
33:10et donc à la fois
33:11nos magasins spécialistes
33:12et nos magasins généralistes
33:14qui ont des shop-in-shop bio
33:16bénéficient
33:17et participent
33:18de cette croissance
33:19c'est extraordinairement
33:20important
33:20parce que ça fait partie
33:22de nos combats
33:23pour la qualité alimentaire
33:24pour tous
33:252030 le cours de bourse
33:26sera à combien
33:26en conclusion
33:27Alexandre Bompard ?
33:28ma grande conviction
33:29c'est retrouver le niveau
33:30votre niveau
33:31quand vous êtes arrivé
33:32ma grande conviction
33:33c'est que
33:33si on délivre
33:35l'ensemble
33:35et on va délivrer
33:37l'ensemble des engagements
33:38qu'on a pris là
33:38on va avoir
33:40une valorisation
33:41boursière supérieure
33:42nettement supérieure
33:43j'y travaille
33:43et j'ai beaucoup
33:45de confiance pour ça
33:45et on va y arriver
33:47c'est votre principal défi
33:48quelque part
33:49oui il faut qu'on arrive
33:49à faire ça
33:50il faut que l'entreprise
33:51ait le leadership
33:52qui doit être le sien
33:53et puis qu'on aille
33:54chercher une valorisation
33:55boursière
33:56qui correspond aux performances
33:57à la solidité
33:58à la résilience
33:59et au potentiel de croissance
34:01de cette entreprise
34:01il n'y a jamais de tentation
34:02de jeunesse
34:03chez vous Alexandre Bompard ?
34:04non il y a un bonheur
34:05sans faille
34:05et répété
34:06et renouvelé
34:07d'être à la tête de Carrefour
34:08voilà
34:08le patron de Carrefour
34:09était donc notre invité
34:10le président
34:11directeur général
34:12Alexandre Bompard
34:13merci beaucoup
34:13d'être venu dans un instant
34:14on va parler de jeux
34:16de loterie
34:16je ne sais pas si vous voulez
34:17avec Stéphane Palaise
34:18la patronne de la FDJ United
34:20à tout de suite
34:22BFM Business
34:23et la Tribune
34:24présente
34:27le 18-19
34:28d'Edwige Chevrillon
34:32vous êtes bien
34:33toujours dans le 18-19
34:35mon invité
34:36c'est Stéphane Palaise
34:37elle est la présidente
34:38de FDJ United
34:38bonsoir Stéphane Palaise
34:40bonsoir Edwige Chevrillon
34:40merci d'être avec nous
34:41comme avec Alexandre Bompard
34:43on va commencer par la fiscalité
34:44mais cette voici
34:45la fiscalité
34:46qui vous concerne
34:47parce que
34:47vous avez présenté
34:49vos résultats
34:51ce matin
34:51on a bien vu
34:52que
34:53les résultats
34:54ont baissé
34:55un bénéfice net
34:57pardon
34:58en baisse de 55,9%
34:59voilà
35:00je cherchais le chiffre exact
35:01à 176 millions d'euros
35:04mais surtout
35:04ce qui est intéressant
35:05c'est que vous avez dit
35:06ben voilà
35:06en fait
35:07on a eu des vents contraires
35:08on a eu
35:09une fiscalité
35:10une hausse des impôts
35:11un peu partout
35:13expliquez-nous
35:14pourquoi ça a eu
35:15un tel impact
35:16sur vos bénéfices
35:16cela dit
35:17ce que vous avez dit
35:18a séduit les marchés
35:19puisque votre action
35:20a pris
35:20plus de 8%
35:21aujourd'hui
35:21tout à fait
35:22alors
35:24effectivement
35:24on a eu une année
35:262025
35:27tout à fait
35:28exceptionnelle
35:29en termes de
35:29hausse des impôts
35:31sur notre activité
35:33des hausses d'impôts
35:35sur l'activité
35:37de jeu d'argent
35:38alors ça a concerné
35:39la France
35:40ça a aussi concerné
35:42un certain nombre
35:43d'autres pays
35:43dans lesquels
35:43nous sommes aujourd'hui
35:44puisqu'aujourd'hui
35:45FDJ United
35:46est présent
35:47sur une dizaine
35:49de marchés européens
35:50donc
35:50aux Pays-Bas
35:52au Royaume-Uni
35:54en Roumanie
35:55donc
35:56des hausses de fiscalité
35:57assez générales
35:59et
35:59qui
36:00en plus
36:01je le dis tout de suite
36:02on l'a bien expliqué
36:03tout le monde
36:03l'a bien compris
36:04on a si je puis dire
36:06les premiers effets
36:07en 2025
36:07et on a
36:08des effets
36:10continus
36:11et même certains
36:12en augmentation
36:13sur
36:14sur
36:142026
36:14pour des raisons
36:16calendriers
36:16puisque le Royaume-Uni
36:17a annoncé
36:17en fait
36:18des augmentations
36:19en fin d'année
36:20qui vont s'appliquer
36:212026
36:222027
36:22en France
36:23ça a été
36:24voté par le Parlement
36:26en fait
36:26en 2025
36:27ça s'est appliqué
36:28sur la moitié
36:28d'année 2025
36:29et on va l'avoir
36:30en année pleine
36:30donc au total
36:32sur les deux années
36:33c'est 140 millions
36:35d'euros
36:36que nous versons
36:38en plus
36:38par rapport
36:39à un secteur
36:39qui est déjà
36:40un secteur
36:40qui est naturellement
36:42très taxé
36:42donc c'est 140 millions
36:43en plus
36:44oui
36:44et autant pas
36:45ça fait combien
36:45c'est 140 millions
36:47en plus
36:48je ne vais pas donner
36:50le total
36:50mais ce que je voulais
36:51juste expliquer
36:52c'est que
36:53on est un secteur
36:54qui est lourdement taxé
36:55avec des taux de fiscalité
36:57différents par pays
36:58mais dans lequel
36:59on peut avoir
37:00par exemple
37:01en France
37:01mon activité
37:02de loterie
37:03j'ai une fiscalité
37:04sur les jeux
37:05qui est supérieure
37:06à 60%
37:0769%
37:08ce qui encore une fois
37:10fait partie du modèle
37:11puisque c'est une activité
37:12qui est taxée
37:14par les états
37:15puisqu'elle est autorisée
37:17sous réserve
37:18effectivement
37:18d'une forme
37:19de prélèvement
37:20sur les jeux
37:21qui fait partie
37:21de son modèle
37:22mais en 2025
37:23on a connu une hausse
37:24par rapport à ça
37:25sur l'ensemble
37:26de notre activité
37:27et de nos pays
37:28et pourquoi
37:28est-ce que ça vient
37:30nous impacter
37:31assez sévèrement
37:32et juste pardonnez-moi
37:32mais pourquoi il y a eu
37:33cette hausse de fiscalité
37:34parce qu'on voit bien
37:35il y a une taxe sur
37:35tiens vous touchez
37:37évidemment
37:37alors par ailleurs
37:38nous avons la hausse
37:39de la fiscalité
37:40généralement quelconque
37:41oui oui bien sûr
37:42vous êtes comme
37:42un légende
37:42on a tout comme les autres
37:45c'est à dire
37:46le maintien
37:47de la contribution
37:48exceptionnelle
37:48etc
37:48vous pèse pour combien
37:49chez vous
37:51donc je crois
37:52que le montant
37:53ça doit être
37:53de l'ordre
37:54de 27 millions d'euros
37:55de fiscalité
37:55supplémentaire
37:56lié effectivement
37:58aux hausses d'impôts
37:59généralement quelconques
38:00sur les entreprises
38:01mais ce qui est
38:03important à comprendre
38:04c'est que dans notre
38:04dans notre activité
38:06en fait
38:07la base de notre activité
38:09c'est ce qu'on appelle
38:09le produit brut
38:11des jeux
38:11donc ça c'est
38:13c'est effectivement
38:14ce que
38:15ce que nous encaissons
38:18après avoir
38:19redistribué
38:20les gains
38:20aux joueurs
38:21et qu'en fait
38:22pour que ça se transforme
38:24en chiffre d'affaires
38:25donc ensuite
38:25vient s'imposer
38:27la fiscalité
38:27et donc
38:28quand on augmente
38:29assez brutalement
38:30et généralement
38:31les niveaux de fiscalité
38:32en fait
38:33on baisse notre chiffre d'affaires
38:34et on baisse
38:35notre profitabilité
38:36donc ça
38:37c'est l'effet
38:39négatif
38:39immédiat
38:40et qu'on ne peut pas
38:41compenser immédiatement
38:42alors qu'est-ce qu'on a fait
38:43et pourquoi est-ce que
38:44pourquoi est-ce que
38:44ça s'est bien passé
38:45même si
38:46encore une fois
38:47nous avons
38:48cette année
38:49en fait
38:49une année dans laquelle
38:50on a une baisse
38:51de notre chiffre d'affaires
38:53du fait de l'ensemble
38:54de ces facteurs
38:55c'est qu'on a tout de suite
38:57réagi
38:57en mettant en place
38:59un plan de performance
39:00alors on pourrait dire
39:01que c'est un plan d'économie
39:01en fait c'est un plan
39:02d'efficience opérationnelle
39:04la base du chiffre d'affaires
39:05pourquoi c'est un lien
39:06avec
39:07autant la fiscalité
39:08enfin je crois
39:09mes souvenirs
39:10parce que c'est une fiscalité
39:11qui vient
39:12nous prélever
39:13du chiffre d'affaires
39:14sur
39:16notre activité
39:16qui s'appelle
39:17le produit brut des jeux
39:18et qui est
39:21notre chiffre d'affaires
39:22dans le domaine
39:23des jeux d'argent
39:23alors tiens
39:24donc en fait
39:24ça vient
39:25nous manger directement
39:28une partie du chiffre d'affaires
39:29avant qu'on puisse
39:30effectivement dérouler
39:31l'ensemble du PNL
39:32juste pardonnez-moi
39:33je fais une petite parenthèse
39:35quand même
39:35pour ne pas être trop technique
39:38aujourd'hui
39:38vous avez racheté
39:39on s'en souvient
39:39vous êtes venu sur ce plateau
39:40nous expliquer pourquoi
39:41donc vous avez racheté
39:42United Kinderhead
39:43c'était le 11 octobre
39:46ça a été fini
39:47l'opération a été complète
39:49le 11 octobre 2024
39:51voilà
39:51donc nous sommes devenus
39:52propriétaires fin 2024
39:53est-ce que c'est pas
39:54en fait que
39:55c'est une très grosse acquisition
39:56pour vous
39:57l'acquisition
39:58elle est un peu
39:58la digestion
39:59est un peu difficile
40:00non alors
40:01je pense que c'est
40:02c'est tout à fait
40:03encore une fois
40:03les hausses de fiscalité
40:04elles sont complètement
40:06indépendantes de ça
40:07ah non mais bien sûr
40:07par ailleurs
40:09sauf que vous avez élargi
40:10votre périmètre
40:10on a élargi notre périmètre
40:12mais ça on en est
40:13enfin c'est tout à fait
40:15volontaire
40:15et ça correspond
40:16à une vision du secteur
40:18dans lequel
40:18tout le monde
40:19est en train de consolider
40:20donc
40:21si on veut
40:22être dans la cour
40:24des acteurs compétitifs
40:26sur le marché européen
40:27il est clair
40:28qu'en particulier
40:29dans le domaine
40:29des paris en ligne
40:30il faut être plus gros
40:32et c'est ce que nous avons fait
40:33avec Inred
40:33et c'est ce qui fait que par exemple
40:35en France aujourd'hui
40:36on a 25% de parts de marché
40:38on est le troisième acteur
40:38on a complètement changé
40:40de taille
40:41et on a complètement changé
40:42d'échelle
40:42donc ça c'était
40:43la raison fondamentale
40:45de cette acquisition
40:46pour répondre complètement
40:47à la question
40:47donc on a intégré
40:49cette activité
40:50et après
40:51on est en train
40:51de la transformer
40:52donc la transformation
40:53oui ça ça prend plus d'un an
40:55ça c'est vrai
40:56d'accord
40:56donc il vous reste encore
40:58les synergies
40:59vous êtes arrivés où ?
41:00on est en train
41:00on est en train
41:01de matérialiser
41:02les synergies
41:02sur la France
41:04puisque sur la France
41:05où on avait
41:06deux activités
41:08parions sport
41:09en ligne
41:10et Unibet
41:11on est en train
41:11de fusionner
41:12ces activités
41:13et donc
41:13de dégager les synergies
41:15donc ça c'est tout à fait
41:17matériel
41:17mais vous êtes à combien là
41:19vous êtes en ligne
41:20avec ce qui avait été annoncé
41:20on est tout à fait
41:22en ligne
41:22avec ce qui a été annoncé
41:23et sachant que
41:24notre plan stratégique
41:27sur Kindred
41:28c'est encore une fois
41:29de créer
41:30un grand opérateur européen
41:32avec des plateformes
41:34et des process
41:35qui sont mutualisés
41:36et qui peut ensuite
41:37se déployer
41:39sur une base compétitive
41:40sur de multiples marchés
41:41donc c'est pas en fait
41:42des synergies
41:43attendez pardon
41:43qu'est-ce que vous faites
41:44exactement aujourd'hui
41:45parce que justement
41:45vous êtes en train
41:46il y avait donc
41:47la France de Jules
41:48le Loto
41:49enfin on connaît
41:50mais maintenant
41:51il y avait Kindred
41:52vous avez acheté
41:53The Turf
41:53aujourd'hui concrètement
41:55vous faites quoi
41:56et où
41:56c'est bon balèze
41:57concrètement
41:58d'abord la France
41:59la France
41:59c'est quand même
42:00ce qui nous concerne
42:01puis c'est votre gros marché
42:02donc concrètement
42:03nous sommes aujourd'hui
42:05toujours
42:06majoritairement
42:07une entreprise
42:08de loterie
42:09et majoritairement
42:11une entreprise française
42:13les deux
42:14puisque en termes
42:14d'activité
42:15puisque
42:16en France
42:17nous avons à la fois
42:18donc notre activité
42:20de loterie
42:20qui est donc
42:21en monopole
42:21illustrée
42:22par ces tickets
42:23à gratter
42:24qui apparaissent
42:25derrière vous
42:25le Loto
42:27et avec
42:28avec une grosse
42:29transformation
42:29de cette activité
42:30à travers la loterie
42:31en ligne
42:31mais
42:32donc nous avons
42:33un coeur d'activité
42:34en France
42:34qui reste
42:34très fortement
42:35la loterie
42:36nous avions
42:37déjà à côté
42:37une activité
42:38de Paris en ligne
42:40en concurrence
42:41qu'on a
42:42renforcée
42:42et construite
42:43en se développant
42:45en rachetant
42:45The Turf
42:46qui est une activité
42:47de Paris
42:47en ligne
42:48en concurrence
42:49et sur cette activité
42:50nous l'avons complétée
42:52parce que dans le rachat
42:53de Kindred
42:54il y avait
42:54si je puis dire
42:56dans la corbeille
42:56de la mariée
42:57une activité française
42:58qui est Unibet France
42:59et donc
43:00ça nous a permis
43:01de franchir
43:02une nouvelle étape
43:02en termes
43:03de taille
43:04sur le marché français
43:04donc 25%
43:07de parts de marché
43:08sur le marché français
43:09donc notre activité
43:14sous monopole
43:15c'est 60%
43:16c'est principalement
43:17de la loterie
43:17et ensuite
43:18nous avons
43:19à côté
43:19de cette activité
43:20en monopole
43:21qui est donc
43:22en France
43:23essentiellement
43:23plus la loterie
43:24en Irlande
43:25où on est également
43:26en monopole
43:26nous avons une activité
43:27dans les paris sportifs
43:29dans les paris en ligne
43:31en concurrence
43:31qui est
43:32un peu en France
43:33et essentiellement
43:35en Europe
43:35puisque nous sommes présents
43:38sur 10 marchés
43:40donc nous sommes présents
43:40au Royaume-Uni
43:41aux Pays-Bas
43:42en Roumanie
43:43au Danemark
43:44etc.
43:45Juste le en ligne
43:47comme vous dites
43:47ça représente combien
43:48en France ?
43:49On va rester sur la France
43:50un instant
43:50Alors il faut distinguer
43:53le en ligne
43:54dans les activités
43:55de concurrence
43:56de loterie
43:56donc là c'est
43:5715% de notre activité
43:59de loterie
44:00est en ligne
44:00et en croissance
44:01cette année
44:02de 8%
44:02et on va continuer
44:03à développer
44:04cette activité
44:05en ligne
44:05en même temps
44:06que nous continuons
44:07à développer
44:08dans le réseau
44:08donc ça c'est
44:09sur nos activités
44:10de monopole
44:12et par ailleurs
44:13au niveau du groupe
44:14aujourd'hui
44:15on a
44:17donc des activités
44:18en ligne
44:19en concurrence
44:19qui sont principalement
44:21issues de Kindred
44:22mais aussi
44:22de nos activités
44:23en concurrence
44:24en France
44:24et qui représentent
44:25aujourd'hui
44:26presque 30%
44:28de notre activité
44:29quels sont
44:30les jeux
44:31qui à votre avis
44:34sont l'avenir
44:35de la FDJ
44:35enfin qui sont
44:36l'avenir
44:37du secteur
44:38c'est quoi ?
44:38Alors nous
44:39notre vision
44:41et notre pari
44:42si je puis dire
44:43pour un opérateur
44:44de jeux
44:44c'est que
44:45ce qui est important
44:46c'est d'offrir
44:48une gamme
44:49extrêmement diversifiée
44:51de jeux
44:51parce que
44:51ça correspond
44:52à différents types
44:53de publics
44:54et différents types
44:55de mécaniques
44:56de jeux
44:56et d'habitudes
44:57de consommation
44:58donc nous croyons
45:00dans la loterie
45:00qui reste une activité
45:02où on va chercher
45:03de la croissance
45:03et qu'on transforme
45:05en termes
45:06d'accès
45:06à de nouveaux joueurs
45:07et aussi
45:08de nouveaux jeux
45:09grâce à la loterie
45:10en ligne
45:10puisque dans la loterie
45:11en ligne
45:11on a à la fois
45:12deux nouveaux joueurs
45:13et on leur offre
45:13des jeux
45:13qui sont des jeux
45:15exclusivement en ligne
45:15et qui sont des jeux
45:16qui sont de plus en plus
45:18innovants
45:19grâce au fait
45:20que nous sommes
45:20dans le digital
45:21Demain c'est EuroMillion ?
45:22Demain ?
45:23Alors demain
45:24c'est EuroMillion
45:25honnêtement
45:26aujourd'hui
45:26j'étais dans mes résultats
45:27donc je n'ai même pas regardé
45:28le niveau
45:28d'EuroMillion
45:29on ne peut pas tout faire
45:31et j'ai heureusement
45:31des très bonnes équipes
45:32qui s'en occupent
45:33donc EuroMillion
45:34ça fait partie
45:35de nos grands jeux
45:35de tirage
45:36dans la loterie
45:37qui fonctionnent
45:39à la fois très bien
45:39dans notre réseau
45:40de points de vente
45:41physique
45:41et en ligne
45:42donc ça
45:43ça reste
45:44des jeux
45:44très fondamentaux
45:47dans notre activité
45:47et qu'on fait évoluer
45:49qu'on modernise
45:49mais voilà
45:50et à côté de ça
45:52notre vision
45:53c'est que
45:54et ce sont effectivement
45:56des jeux
45:56qui ont eu des croissances
45:57beaucoup plus dynamiques
45:58et qui sont
45:59en dehors
46:00des effets fiscaux
46:01en croissance
46:02pandémique
46:02on a des activités
46:04de paris en ligne
46:04donc les paris sportifs
46:06le poker
46:07le casino en ligne
46:08en dehors de France
46:09le poker ça représente
46:09combien aujourd'hui ?
46:10le poker c'est petit
46:11ça reste petit
46:12ça reste petit
46:13ce qui est
46:14le plus important
46:16dans notre activité
46:17aujourd'hui
46:17ce sont
46:18les paris sportifs
46:19en particulier en France
46:20le casino en ligne
46:21il existe
46:22en dehors de France
46:23et c'est une activité
46:24qui est assez développée
46:25en dehors de France
46:26donc
46:27et on en est où
46:28en France
46:28sur le casino
46:29en ligne ?
46:30on en est aujourd'hui
46:31aujourd'hui nulle part
46:33parce qu'il y a eu
46:33des offensives
46:34comme toujours
46:34et puis
46:35aujourd'hui honnêtement
46:36vu l'état
46:38des débats parlementaires
46:40personne ne pense que
46:41c'est le moment
46:42d'adopter
46:43de discuter
46:44quelque chose
46:45qui est quand même
46:45qui serait un bouleversement
46:47assez important
46:47dans le secteur
46:48donc
46:48il faut le faire
46:50si on le fait
46:51il faut le discuter
46:51dans des conditions
46:52si je vous posais la question
46:52sur les jeux
46:53c'était un instant
46:54pour sortir des chiffres
46:54mais aussi
46:55c'est parce que
46:55l'année prochaine
46:57parce que 2025
46:58a été une année
46:59un peu en creux
47:00parce qu'il n'y avait pas
47:01de coupe du monde
47:02et il n'y avait pas
47:03de football
47:04et le football
47:04c'est quand même
47:05très porteur pour vous
47:06il y avait du football
47:07mais il n'y avait pas
47:08les plus grands événements
47:09il n'y avait pas
47:10les grands événements
47:10en 2024
47:11il y avait la coupe d'Europe
47:12et puis là
47:12il y avait la coupe du monde
47:14de football
47:14il y a les 50 ans
47:17du loto
47:17donc ça aussi
47:18et puis il y a
47:19c'est formidable
47:20il y a 3
47:21vendredi 13
47:21absolument
47:22parce que ça reste
47:23quand même
47:24le jour où les gens
47:26jouent le plus
47:26alors d'abord
47:27ça reste effectivement
47:30dans la société française
47:32parce qu'il y a des pays
47:32où ça porte malheur
47:33mais en France
47:34manifestement
47:34le vendredi 13
47:35c'est plutôt considéré
47:36comme un jour de chance
47:37et après
47:38notre savoir-faire
47:39c'est aussi
47:40de proposer ce jour-là
47:41des super lotos
47:42des animations
47:45de mettre en avant
47:47nos jeux
47:48et toujours
47:49encore une fois
47:50d'utiliser à la fois
47:50ces grandes marques
47:51qui sont celles
47:52que tout le monde connaît
47:53mais chaque fois
47:54en les renouvelant
47:56en les rendant
47:57en les mettant
47:58sur notre canal digital
47:59en renouvelant
48:01leurs caractéristiques
48:02donc c'est pour ça
48:04que quand on pense
48:06aux jeux de demain
48:06moi je pense que
48:07dans les jeux de demain
48:08il y aura probablement
48:09toujours l'auto
48:10EuroMillion
48:10mais il aura peut-être
48:11changé encore
48:12alors EuroMillion
48:13dans les changements
48:14que peut faire sur EuroMillion
48:15que nous avons fait en 2020
48:16et bien il y a
48:17voir à quel niveau
48:18est-ce qu'on peut
48:19éventuellement
48:20porter les jackpots
48:21donc ça
48:22ça fait partie
48:22des choses
48:23qu'on a faites en 2020
48:24aujourd'hui
48:25on a un EuroMillion
48:26qui en 2025
48:28a atteint six fois
48:29le jackpot maximal
48:30qui est 250 millions
48:32quand on voit
48:33ce qui se passe
48:34aux Etats-Unis
48:34avec Powerball
48:36et des jeux équivalents
48:38où il n'y a pas
48:39de plafond
48:39on voit qu'on a des jeux
48:41qui peuvent atteindre
48:42des niveaux beaucoup plus élevés
48:43donc EuroMillion
48:43peut-être un jeu
48:44dans lequel
48:45dans les années suivantes
48:46il y aura
48:47déjà quoi
48:48plus important
48:48avec des mécanismes
48:50aussi de jeux différents
48:51donc notre
48:52notre business
48:53encore une fois
48:54ça consiste à
48:54l'utiliser
48:55nos marques historiques
48:57pour les renouveler
48:58les digitaliser
48:59les moderniser
49:00et innover
49:01et par ailleurs
49:02encore une fois
49:03les paris sportifs en ligne
49:05vous l'avez dit
49:05et notamment à l'occasion
49:07des grands événements
49:08de foot
49:08mais pas seulement
49:09c'est un secteur
49:10qui est fondamentalement
49:12sur le binaire de croissance
49:12vous allez mettre le paquet
49:13parce que là
49:13comme tous les opérateurs
49:15tous les opérateurs
49:17tous les opérateurs
49:17comme vous êtes en face de moi
49:18j'en profite pour vous poser la question
49:19pardon
49:20oui
49:22l'intelligence artificielle
49:24est-ce que ça change quelque chose
49:25je vais poser la question
49:26là encore une fois
49:27à Alexandre Montpart
49:29ça va changer
49:30peut-être les algorithmes
49:32le jeu
49:32est-ce qu'il faut se méfier
49:33quand on est un joueur
49:35ou pas
49:35de ce que ça peut modifier
49:37alors ça c'est une question
49:38qui était très à la mode
49:40il y a quelques mois
49:42parce qu'il y avait des gens
49:43qui prétendaient
49:43qu'ils pouvaient gagner
49:46grâce à l'IA
49:47alors c'est pas vrai
49:48en fait
49:48je voulais quand même
49:49le dire tout de suite
49:50donc ça ça marche pas
49:51ça marche pas
49:52vous le dites
49:52haut et fort
49:53pas de faux espoirs
49:56de ce point de vue là
49:56donc ça reste
49:57ce sont des jeux de hasard
49:58et l'IA ne va pas
50:00vous faire gagner
50:00sur des jeux de hasard
50:01puisque
50:02on est sur
50:03des probabilités
50:04de la statistique
50:05donc l'IA
50:06ne peut pas vous aider là-dessus
50:07en revanche
50:08l'IA
50:08pour l'entreprise
50:08au MDJ
50:10c'est un instrument
50:11de transformation
50:12absolument fondamentale
50:15alors d'abord
50:16on s'est amusé
50:18ça c'était
50:18c'est un peu gadget
50:19mais ça montre
50:20quand même
50:20quelque chose
50:21qui est intéressant
50:22quand on était
50:23à Vivatech
50:24la dernière fois
50:25sur notre stand
50:27en fait
50:28on a montré
50:29à nos joueurs
50:30qu'ils pouvaient créer
50:31leur propre ticket
50:32à gratter
50:32avec leur propre personne
50:35grâce à l'IA
50:36donc ça c'est quelque chose
50:38qui était
50:38un peu
50:39une sorte
50:40d'innovation
50:41pour montrer
50:41ce qu'on pouvait faire
50:42c'est pas un jeu
50:43qui existe aujourd'hui
50:44mais on voit bien
50:45qu'on pourrait imaginer
50:46qu'on ait des jeux
50:47beaucoup plus personnalisés
50:48parce que les joueurs
50:50eux-mêmes
50:50en quelque sorte
50:51créeraient
50:51pas forcément
50:52la mécanique du jeu
50:54mais par contre
50:55pourraient choisir
50:57leur thématique
50:58d'une manière
50:59beaucoup plus flexibles
50:59et personnalisées
51:00donc ça c'est un exemple
51:01sur les jeux
51:02ce qui est beaucoup plus
51:03fondamental
51:04c'est que nous
51:05on est une entreprise
51:05qui gère une régulation
51:07qui est de plus en plus
51:10complexe
51:11peut-être parce que
51:12les risques
51:13sont plus
51:14compliqués
51:15aussi à appréhender
51:15dans lequel on nous demande
51:16de plus en plus
51:17d'avoir une approche
51:18extrêmement personnalisée
51:20des risques d'addiction
51:21et donc l'IA
51:22qu'est-ce que ça permet
51:23de faire ?
51:24ça permet en fait
51:24en l'introduisant
51:26dans nos processus
51:27de relations
51:27avec nos clients
51:28ça permet d'avoir
51:29une approche
51:30beaucoup plus personnalisée
51:31pour offrir
51:33à certains jeux
51:34parce qu'ils ont
51:35un comportement
51:35qui va
51:36et à d'autres
51:36ne pas le faire
51:37donc ça
51:38ça fait partie
51:38des choses
51:39qui vont changer
51:39juste un point
51:40puisque vous parlez
51:41que vous êtes
51:41effectivement
51:42une activité régulée
51:43du moins en France
51:44c'est pas le cas ailleurs
51:45c'est régulé partout
51:46c'est régulé partout
51:47c'est régulé partout
51:47alors après
51:48c'est régulé partout
51:50mais là-dessus
51:50puisque vous me
51:52vous me posez la question
51:53c'est régulé partout
51:54mais ce qui se passe
51:55c'est que
51:55quand c'est
51:57si je puis dire
51:57trop fiscalisé
51:59et trop régulé
52:00et bien qu'est-ce qui se passe ?
52:01le marché illégal se développe
52:02voilà
52:03donc c'est une activité
52:04où la régulation
52:05il se développe beaucoup ?
52:06il se développe beaucoup
52:07aux Pays-Bas
52:08dans lesquels
52:09on a eu à la fois
52:09une hausse très forte
52:11de la fiscalité
52:11et une restriction
52:13très très forte
52:14de la manière
52:14vous appelle les jeux
52:15le jeu illégal
52:17c'est-à-dire qu'on a
52:19des plateformes en ligne
52:20qui proposent aux joueurs
52:23d'aller sur ces plateformes
52:24mais qui ne sont pas fiscalisées
52:25qui ne sont pas contrôlées
52:26par la régulation
52:27qui ne respectent
52:28aucune norme
52:29en matière de jeu responsable
52:30mais quand
52:32quand la régulation
52:33devient trop stricte
52:34il y a une sorte
52:35d'effet assez naturel
52:39d'offre de jeux illégal
52:40où les gens vont jouer
52:42parce qu'ils trouvent
52:43que le système légal
52:45lui-même
52:45devient trop restrictif
52:47j'ai une question
52:48là-dessus
52:49c'est comment lutter
52:50contre l'addiction
52:51parce qu'on voit bien
52:53avec l'addiction
52:53aux réseaux sociaux
52:54TikTok etc
52:55enfin
52:56et pas que
52:57les offensives du gouvernement
52:58du président
52:59mais
53:00on sait que ça existe
53:01évidemment pour les jeux
53:02qu'est-ce que
53:03qu'est-ce que vous faites
53:04vous
53:04pour lutter
53:05contre ces addictions
53:06qui deviennent
53:07maintenant pour les jeunes
53:09qui deviennent
53:09de plus en plus importantes
53:10on fait
53:10on fait énormément
53:12si on prend la thématique
53:15des jeunes
53:16et en particulier
53:16en ligne
53:17et qui effectivement
53:18rejoint
53:19certaines thématiques
53:21qui vont bien au-delà
53:22des jeux
53:23c'est là où
53:24encore une fois
53:25moi je crois
53:25énormément
53:27à l'utilisation
53:28de la technologie
53:29de l'IA
53:30pour avoir
53:31un meilleur contrôle
53:33des joueurs
53:33c'est-à-dire que
53:33le jeu en ligne
53:34c'est vrai que ça peut être
53:35dangereux
53:36mais c'est aussi
53:36l'endroit où on a
53:38la meilleure capacité
53:39en réalité
53:40de contrôler le comportement
53:41des joueurs
53:42de contrôler leur âge
53:43etc
53:43si c'est bien fait
53:44donc moi je pense
53:45qu'on va
53:46encore une fois
53:47vers une régulation
53:47dans laquelle
53:48on va être
53:49de plus en plus
53:51vigilant
53:53et soucieux
53:54de contrôler
53:54le comportement
53:55des joueurs
53:55et notamment
53:56quand ils sont jeunes
53:56puisqu'on sait que
53:57ça comprend des risques
53:58particuliers
53:59c'est vrai
53:59et donc mot de la fin
54:012026 sera quand même
54:03meilleur que 2025
54:04malgré la hausse
54:05de fiscalité
54:06dont vous parliez
54:06au début
54:062026
54:07nous on compte
54:09on compte bien
54:10revenir
54:11à la croissance
54:12malheureusement
54:13cette croissance
54:14va être amputée
54:14par la fiscalité
54:15mais le train
54:16sous-jacent
54:17ça sera
54:17plus de croissance
54:18ça sera
54:19le déploiement
54:21supplémentaire
54:22de notre plan
54:22de performance
54:23qui va permettre
54:24de maintenir
54:25notre marge
54:25et de continuer
54:26donc à distribuer
54:28un dividende
54:28en augmentation
54:29ce qui fait partie
54:30de notre modèle
54:30et qui je pense
54:31a été salué
54:32aujourd'hui
54:32et qui a été
54:34largement salué
54:34aujourd'hui
54:35en France
54:36merci Stéphane Palaise
54:37d'avoir été avec nous
54:37donc la présidente
54:38l'atrice générale
54:39de la FDJ
54:40voilà c'est la fin
54:41de ce 18-19
54:43tout de suite
54:43vous retrouvez
54:44Stéphanie Collot
54:45pour son journal de l'écho
54:46bonne soirée
54:49le 18-19
54:50d'Edwige Chevrillon
54:51sur BFM Business
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