- il y a 12 heures
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00Business et la Tribune présente
00:01Le 18-19 d'Edvie Chevrillon
00:06Bonsoir à tous, bienvenue dans Le 18-19.
00:13Mon premier invité sera Michel Picon, il est président de l'UDP.
00:17On le sait en ce moment même, Sébastien Lecornu fait face à deux motions de censure à l'Assemblée Nationale.
00:22Comment est-ce qu'il voit justement l'avenir politique de ce gouvernement ?
00:26On parlera bien sûr de croissance et d'activité.
00:28Comment en est-il pour les entreprises de proximité ?
00:31On parlera des ruptures conventionnelles qui sont trop onéreuses.
00:34On sait que l'UDP a signé une lettre avec le MEDEF et puis on parlera d'allégionement de charges.
00:40C'est le niet justement du côté de Michel Picon.
00:42Ensuite bien sûr on parlera de l'Iran alors qu'on a appris que normalement a priori il faut être très prudent sur les chiffres.
00:48La contestation aurait fait au minimum 3428 morts en Iran.
00:53La question c'est de savoir que va faire Donald Trump, que va le faire l'Amérique.
00:56Est-ce qu'il faut s'attendre à des frappes ? On en parlera dans le débat avec Faïmé Robiol qui est ancien ingénieur nucléaire en Iran et en France.
01:04David Rougoulet-Rose et Mathieu Jolivet de BFM Business.
01:07Mais tout de suite c'est le journal avec Sébastien Collot.
01:11Sébastien Stéphanie Collot.
01:12Il est 18h, bonsoir Stéphanie, ça y est le Premier ministre de BFM Business.
01:19Stéphanie Collot, on sait que les députés examinent en ce moment même les motions de censure qui ont été déposées par LFI et le Rassemblement National.
01:27Oui, celle de LFI a été rejetée par les députés.
01:31Ils examinent en ce moment la motion du RN, deux motions qui dénoncent l'accord de libre-échange entre l'Union Européenne et le Mercosur.
01:38Elles devraient être toutes les deux rejetées donc car ni le PS ni LR ne vont la voter.
01:45Les eurodéputés voteront dans une semaine le 21 janvier sur une éventuelle saisine de la justice européenne contre ce traité.
01:52Le vote final du Parlement européen n'est pas attendu avant février au plus tôt.
01:58Rencontre sous haute tension à la Maison-Blanche.
02:00Les ministres des Affaires étrangères danois et groenlandais s'entretiennent avec le vice-président américain J.D. Vance.
02:07Peu avant la rencontre, Donald Trump a répété que les Etats-Unis avaient besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale.
02:13Il est vital pour le Dôme d'Or, le projet de bouclier antimissile qui va être construit, écrit-il.
02:18Le Danemark répond et annonce renforcer sa présence militaire sur place en termes d'avions, de navires et de soldats, y compris ceux de l'OTAN.
02:27La Suède envoie, elle, du personnel militaire.
02:30De son côté, Emmanuel Macron prévient qu'une violation de la souveraineté du Groenland entraînerait des conséquences en cascade inédite.
02:37La situation au Moyen-Orient où, face à la montée des tensions avec l'Iran, les Etats-Unis évacuent une base au Qatar.
02:44C'est cette même base qui avait été ciblée par une frappe iranienne en juin dernier.
02:49Washington menace toujours d'intervenir en Iran.
02:52Téhéran réplique et se dit capable de riposter à une éventuelle attaque américaine.
02:56Le pays connaît sa 18e journée de manifestation.
03:00Une ONG évoque plus de 3 400 morts et 10 000 arrestations.
03:04Et puis une lourde amende pour Free, la CNIL inflige 42 millions d'euros d'amende à l'opérateur pour manquement à ses obligations de sécurité.
03:14Ça fait suite à un vol massif de données qui avait concerné 24 millions de contrats de clients en 2024.
03:21Une sanction qui est d'une sévérité inédite en matière de cyberattaque selon Free.
03:2718h02 sur BFM Business, les marchés.
03:29C'est votre rendez-vous avec Emirates.
03:34Avec Emirates. Voyager mieux.
03:40Les marchés avec Antoine Larigauderie. Bonsoir Antoine.
03:43Bonsoir Stéphanie. Bonsoir Edwitte.
03:44Bonsoir Antoine.
03:45Et le CAC termine en baisse ce soir.
03:46Oui, petite baisse, moins 0,19%.
03:488 330 points.
03:50Baisse plus prononcée du côté des autres indices européens, notamment l'Eurostock 50 qui perd 0,41%.
03:55Le DAX à Francfort, moins 0,53%.
03:57Madrid arrive à sortir la tête de l'eau, plus 0,05%.
04:00Mais on s'est vraiment mis en configuration de marché très défensif.
04:04Si on regarde les plus fortes hausses du CAC 40, c'est très significatif.
04:07Orange qui gagne 2,8% à 14,54%.
04:10Sanofi, plus 2,5% à 82,55€.
04:13Air Liquide, plus 2,28€.
04:14161,56€.
04:16Vraiment des valeurs sûres, des valeurs solides.
04:19Du côté de Sanofi, on peut aussi regarder que ça a bien marché du côté du secteur de la santé,
04:26vu qu'Ibsen signifie la plus forte hausse du SBF 120 à plus 6,9%, 136,30€.
04:32Mais d'un sel, plus 4,6% à 27,58€.
04:35Et à Bivax, plus 3,58€ à 108€.
04:37Plus forte baisse du SBF 120, c'est Air France-KLM qui perd 5,15% à 10,69€.
04:43Avec un abaissement de recommandations.
04:45Et à noter que c'est La Tech et Schneider Electric qui signent les plus fortes baisses sur le CAC.
04:49À moins 3,12% pour Schneider à 231€.
04:52Le CAC donc moins 0,19%, 8,330 points.
04:55Les volumes d'échange, assez significatifs, à 4,1 milliards.
04:59Merci beaucoup Antoine.
05:00Merci Stéphanie.
05:01Stéphanie Colos, c'est 19h, 19h30.
05:03Mais pour l'instant, le 18-19, premier invité, Michel Picon, le président de l'U2P.
05:08A tout de suite.
05:13Le 18-19, d'Edwis Chevrillon.
05:18Vous êtes bien dans le 18-19 avec mon premier invité, Michel Picon, le président de l'U2P, des entreprises de proximité.
05:25Bonsoir Michel Picon.
05:26Bonsoir.
05:27Merci d'être avec nous.
05:28Vous êtes toujours à CAC.
05:29Vous allez nous dire comment vous réagissez.
05:31On a appris à l'instant que la motion de censure du Rassemblement national et celle d'avant de LFI ont été rejetées à l'Assemblée nationale.
05:39Deux motions de censure qui ont été déposées sur le Mercosur.
05:43Des mots quand même assez durs, notamment employés par le premier ministre qui dit que vous êtes vos petits calculs politiciens primes sans cesse sur l'intérêt général.
05:54Et puis il a précisé que le 49-3 n'avait pas été évoqué en Conseil des ministres.
05:57Michel Picon, quand vous voyez ce spectacle, vous vous dites quoi vous ?
06:00C'est assez triste parce que d'abord ce sont deux motions de censure dont on s'attendait à ce qu'elles soient rejetées.
06:07Elles portent sur un sujet le Mercosur.
06:08Moi je voudrais affirmer ma totale solidarité avec les agriculteurs bien évidemment.
06:12Mais le Mercosur c'est la petite goutte d'eau qui vient sur un verre.
06:15Oui mais c'est un bouc émissaire en fait le Mercosur.
06:17Mais bien sûr parce que quand on regarde ce sujet, est-ce qu'il est plus important que ceux qui ne sont pas réglés depuis des années ?
06:24Je pense au coût du travail, à la concurrence des loyales, au poids des normes.
06:28Et bon, c'est cette affaire de Mercosur.
06:30Moi je voudrais dire une chose tout de même dans cette affaire-là, c'est que la France a perdu son autorité et sa crédibilité vis-à-vis de l'international.
06:41Et ça n'est pas un hasard avec la pagaille que nous vivons et que nous avons eue sur les yeux.
06:45À force de tirer sur le pilote qui conduit l'avion, de ne pas attendre qu'il ait atterri.
06:51C'est qui le pilote là ?
06:52Le pilote c'est le président de la République.
06:53Quand on affaiblit autant que ce que l'on le fait dans ce pays depuis des mois et des mois.
06:59Il ne faut pas s'étonner que son affaiblissement en France permette aux autres pays de ne plus l'entendre avec l'autorité qui était la sienne.
07:08Et moi je regrette qu'on n'attende pas l'atterrissage avant d'attaquer le pilote.
07:14Parce que franchement, on se met tous en danger.
07:16Le Mercosur en est une conséquence.
07:18Mais il y aura d'autres sujets.
07:20Je pense que la parole de la France, elle était forte.
07:23Le président de la République, pendant son premier quinquennat, tout le monde s'est éboui sur sa capacité à prendre le leadership.
07:30Qu'est-ce qui s'est passé depuis ?
07:31Depuis, il est affaibli constamment.
07:34Ce que vous nous dites, c'est qu'il est dangereux d'affaiblir le président Macron.
07:39Sur l'international et sur des décisions qui procèdent de la capacité de la France à se faire entendre, évidemment.
07:47Et donc, pour répondre à votre question sur ce qui s'est passé après-midi, c'est encore consternant.
07:52D'abord parce que les mêmes qui déposent une motion de censure contre Mercosur,
07:58c'est les mêmes qui empêchent les agriculteurs d'avoir des bassines pour irriguer.
08:02Tout cela n'est que de la politique politicienne de bas étage.
08:05Et moi, j'en ai assez.
08:06– Alors, vous en avez assez ? Ça veut dire quoi, Michel Picon ?
08:09Parce que derrière vous, il y a des milliers et des milliers d'entreprises.
08:12C'est pour ça que votre parole est toujours assez forte.
08:15Pour ne pas dire forte et pas assez forte.
08:19Est-ce que vous vous dites quoi ?
08:21J'en ai assez ? Ok.
08:23Donc, on fait quoi ?
08:23Vous vous dites qu'il faut un 49-3, si jamais il n'y arrive pas ?
08:26– Je dis qu'il faut un budget.
08:27– Le compromis, c'est bien beau, il y a un moment où il faut trancher.
08:29– Il faut un budget.
08:31Les débats ont eu lieu.
08:33Le Premier ministre a laissé le temps du débat.
08:35Il n'a pas utilisé le 49-3 comme d'autres avant lui l'ont fait.
08:40Il a laissé chacun s'exprimer.
08:42Aucune majorité n'arrive à sortir sur un budget.
08:45Eh bien, il faut qu'il reprenne les prérogatives qui sont les siennes
08:48et qu'il vote un budget avec un 49-3.
08:51Et puis, si les gens le censurent, ils le censureront.
08:53Chacun emportera la responsabilité qui est la sienne.
08:55Nous, nous avons besoin d'un budget.
08:58Un budget pour les artisans qui attendent les dispositions de la prime rénov',
09:03un budget pour les collectivités locales qui ont bloqué un certain nombre d'investissements,
09:09un budget aussi pour réviser les tranches d'imposition.
09:14parce que dans mes petites entreprises,
09:16beaucoup ne sont pas à l'impôt sur les sociétés.
09:19Elles sont au barème de l'impôt sur le revenu
09:22et elles vont payer plus d'impôts parce qu'on n'aura pas revalorisé les seuls.
09:27Donc, il faut absolument un budget pour qu'il y ait une révision du barème.
09:34Oui, mais ça veut dire que le 49-3, sur quelle version ?
09:37Vous voyez, c'est ça la complexité.
09:39C'est qu'il y a tellement de versions qu'on ne sait plus laquelle va être la base du 49-3.
09:46Oui, il y a celle que le gouvernement a présentée.
09:50Rien ne lui interdit de l'aménager en fonction d'un certain nombre de débats
09:54qui ont été peut-être utiles pour quelques sujets.
09:58Et puis, 49-3, et on avance.
10:02Enfin, on ne va pas faire ce cirque-là.
10:04Donc, il faut un 49-3, c'est ce que vous nous dites.
10:06Moi, je pense que... Mais c'est un outil de la Constitution.
10:08Bien sûr.
10:09Bon, ou alors il faut faire une révision constitutionnelle et le supprimer.
10:13Je suis assez atterré de ces débats.
10:16Il faut-il un 49-3 ? Oui, c'est utile et c'est nécessaire.
10:20La Constitution l'a prévu.
10:22Alors, la question maintenant qu'on peut se poser,
10:23c'est quel est l'impact de cette instabilité politique ?
10:25Je vous avais déjà posé la question, mais c'était il y a quelques semaines.
10:29Mais depuis, on est quand même maintenant en 2026.
10:31Le gouverneur de la Banque de France a dit ce matin,
10:34chez ma concierge de BFM TV, à Polyme de Malherbe,
10:36que la croissance au quatrième trimestre serait d'au moins 0,2%.
10:40Et donc, confirmé qu'à priori, de 0,9% sur 2025.
10:46Ça aurait été presque 1,1% s'il n'y avait pas cette question d'instabilité politique
10:51qui pèse et qui est en pute de 0,2% la croissance.
10:56Chez vous, 2025, ça se termine comment ?
10:58Chez les entreprises de proximité ?
11:00Dans le bâtiment, c'est difficile, c'est très difficile.
11:02C'est moins combien ?
11:03C'est moins 4, moins 5 sur le dernier trimestre.
11:06Et ça dure et ça va continuer.
11:08D'abord parce que les Français n'investissent plus.
11:11Le coût du crédit aussi, qui est assez rédhibitoire.
11:14Ils baissent, mais par rapport à ce qu'ils permettaient à des jeunes couples,
11:20à des gens qui sont un peu justes, de trouver du financement, ça c'est compliqué.
11:25Il y a aussi l'ensemble des services qui font l'objet de concurrence déloyale,
11:31notamment, on en a parlé, on en reparlera peut-être,
11:33de Cheyne et Tému, qui fracassent le petit commerce dans les villes.
11:37Et pourtant, c'est un échec.
11:39A priori, notamment, au BHV, ça ne marche pas.
11:42Oui, mais par contre, les colis...
11:44Les plateformes et les colis qui arrivent, ça, ça marche et ça tue tous les petits commerces.
11:49Donc le textile, moi, combien, vous avez dit, pardon ?
11:51Le textile, je n'ai pas le chiffre, mais bon, ils sont tellement effondrés depuis des années.
11:57Moi, je vois les gros dossiers que l'on gère à l'AGS,
12:01l'Association de garantie des salaires, c'est beaucoup d'établissements du textile.
12:05Les NAF-NAF, enfin, je ne vais pas les citer là, parce que ce n'est pas l'objet.
12:09Donc le textile ne se porte pas bien.
12:10Il y a l'alimentaire qui a à peu près maintenu, en fin d'année, une activité suffisante.
12:17Le sujet de ces petites entreprises, si l'activité s'est tenue,
12:201% de croissance en 2025 ou en 2026, ce n'est quand même pas beaucoup.
12:24Il faut se comparer à l'ensemble des autres pays.
12:27Mais le sujet de toutes ces petites entreprises, c'est que leurs marges ont été écrasées.
12:31Écrasées par l'augmentation du coût de l'énergie, écrasées par l'augmentation du coût des matières premières,
12:37écrasées aussi par le poids du coût du travail, des augmentations de salaires,
12:43qu'il a fallu faire en 2024 pour que nos salariés puissent subir, passer cette inflation.
12:48Tout ça a rendu les petites entreprises fragiles.
12:52Et ce que je dis, c'est malheureusement le constat aussi des défaillances.
12:56Alors, si on regarde le constat des défaillances, le chiffre, c'était à peu près 69 000 sur 2025.
13:02Donc, c'est les records absolus.
13:03Est-ce que vous confirmez ça ? Est-ce que pour vous, c'est même plus ?
13:07Non, oui, bien sûr, il y a 4% de plus de défaillances, 68 500 défaillances exactement,
13:14dont plus de 85% sont des petites entreprises de moins de 10 salariés un peu partout dans les territoires.
13:20Enfin, il suffit de se balader pour voir des rideaux qui ferment, parce qu'en plus des 65 000,
13:24ce que personne ne mesure aussi, c'est qu'il y a des tas de gens qui ne vont pas en défaillance au tribunal de commerce,
13:30qui un vendredi soir ont payé tout le monde, ont parfois même sorti les quelques économies
13:35qui leur restent pour ne pas avoir de dette nulle part.
13:38Et un vendredi soir, ils ferment le rideau et ne le réouvrent pas le lundi matin.
13:42Ils licencient leurs salariés, parfois parce que c'est compliqué de licencier pour des raisons économiques,
13:48on fait une rupture conventionnelle, on en parlera.
13:52Et ça, ça en rajoute au moins 70 000 de plus.
13:57Donc, ce n'est pas étonnant qu'on ait des rideaux qui fèrent.
13:5970 000 de plus, là, on est à 140 000, c'est ça que vous nous dites ?
14:02Oui, c'est ça. 140 000 petites commerces, petites entreprises.
14:0540 000 fermetures, d'une manière ou d'une autre ?
14:07Disparition d'activité, bien évidemment, bien sûr.
14:10Il y a les 68 000 de défaillance, ça c'est les gens qui ne peuvent pas payer leurs dettes,
14:15et donc ils vont au tribunal de commerce, et puis il y a ceux qui paient tout,
14:18qui paient tout ce qu'ils ont à payer, mais qui arrêtent leur activité.
14:23Vous savez comment on compare ces deux chiffres ?
14:25Par le nombre de cessations d'activité et le nombre de défaillances.
14:29Quand vous prenez le nombre de cessations d'activité, ça comprend les défaillances et ça comprend les autres.
14:33Voilà, donc c'est une situation, tout de même, qui ne peut pas durer,
14:38et moi je ne veux pas porter un message de pessimisme, parce que...
14:41On ne peut pas dire que ce soit un message optimiste, Michel Picot, je ne voudrais pas...
14:44Non, mais on est tellement habitués à se battre, les petites entreprises,
14:47depuis des années on va continuer à se battre.
14:50Il y a 310 000 petites entreprises qui vont devoir changer de main dans les 5 ans qui viennent.
14:56Des gens qui sont plutôt de ma génération qui vont s'arrêter.
15:00Eh bien, il ne faut pas qu'on effraie tous les jeunes qui pourraient reprendre ces affaires,
15:04parce que sinon, alors là, ce n'est plus 60 000 qui vont disparaître.
15:08Quels sont les secteurs ? Parce qu'il y a le secteur du service qui marche,
15:13il y a certains secteurs qui se menacent à la tête hors de l'eau quand même.
15:18Non, mais il y a des secteurs qui s'en sortent mieux que d'autres,
15:21et puis c'est normal, c'est darwinien, il y a des entreprises qui ont plus de talent que d'autres
15:27et elles réussissent quand d'autres ne réussissent pas parce qu'ils n'ont pas changé de modèle,
15:31ils sont sur un mauvais créneau, il faut qu'ils investissent pour changer,
15:35ils sont soit trop âgés ou pas assez capés pour le faire.
15:39Donc tout ça, il faut le prendre en compte.
15:42Quels sont les secteurs qui fonctionnent plus que les autres ?
15:45Moi, je ne peux pas faire un palmarès là aujourd'hui.
15:49En tout cas, le bâtiment, si on arrive à retrouver un peu de stabilité politique,
15:55qu'on ait un budget, que la prime rénov' reparte pendant des années,
15:58le bâtiment a été créateur d'activités.
16:00Donc moi, j'espère qu'on reviendra vers ça.
16:02On va revenir là-dessus, mais il y a des propositions qui ont été faites sur le bâtiment, sur l'immobilier.
16:09On sait que le Sénat a même un projet, on attend de voir ce qui se passe sur la prime rénov'.
16:14Évidemment, ça dépend du budget, s'il est adopté ou pas.
16:19Ce matin, Patrick Martin, le président du MEDEF, était devant l'Association des journalistes économiques et financiers.
16:25Il a dit, on l'interrogeait sur, je l'ai déjà fait, je l'ai déjà interrogé sur cette question,
16:30sur l'hypothèse d'une arrivée au pouvoir du RN.
16:32Il dit, autant il ne faut pas faciliter ce scénario,
16:35autant il faut essayer quand même de discuter avec eux pour essayer de comprendre leur doctrine.
16:42Oui, les entreprises se préparent, je cite, à l'arrivée du Rassemblement national.
16:46Mais est-ce que ça veut dire qu'elles le préparent ? Non.
16:49On ne peut pas ne pas intégrer ce scénario dans nos réflexions.
16:52Est-ce que pour autant, nous faisons le lit du RN ?
16:55La réponse est non.
16:57La seule chose, c'est qu'ils ne comprennent pas leur doctrine économique.
17:00Quelle est votre position ?
17:01Vous, vous m'avez dit, la dernière fois, je m'en souviens, ça a fait déjà pas mal de bruit,
17:05vous m'avez dit, ben oui, tout ça, c'est une situation un peu catastrophique,
17:09ça va se traduire dans les votes, les votes des arcisants,
17:13ça va être des votes du RN.
17:16Qu'est-ce que vous maintenez ?
17:18Comment vous réagissez aux propos de Patrick Martin ?
17:21Non, mais les propos qu'il a, moi, j'y adhère.
17:25Une organisation patronale n'a pas pour vocation d'exclure une représentation politique,
17:30représentation au Parlement, d'un nombre de parlementaires importants,
17:35et puis d'une force politique qui peut, demain, arriver au pouvoir.
17:39Donc, il est normal qu'on les rencontre.
17:41Moi, personnellement, je n'ai pas de contact avec eux,
17:44mais c'est pas parce que je n'en veux pas.
17:46S'ils me sollicitent comme d'autres m'ont sollicité,
17:49à l'autre échec, de l'autre bout de l'Assemblée,
17:53LFI nous a sollicité pour confronter un certain nombre d'idées.
17:58– Ah, et LFI vous a sollicité, mais pas le Rassemblement national ?
18:02– Pas le Rassemblement national, mais ça va venir.
18:04Vous savez, à l'approche des élections, tout le monde va venir,
18:07même ceux qui étaient difficiles à d'accès au rendez-vous du jour au lendemain,
18:11quand on rentre à campagne, les agendas se libèrent.
18:15Mais nous, moi, je les verrai, je leur expliquerai
18:18que dans les propositions qu'ils faisaient,
18:21notamment lors des élections présidentielles ou des élections législatives,
18:24ils avaient des mesures qui étaient mortifères pour les entreprises.
18:30Et donc, moi, nous jugerons au programme qu'ils proposeront,
18:35la même façon sur LFI, la même façon sur tous les groupes.
18:39Donc, on n'a pas à leur faire la courte échelle,
18:42pas plus aux uns qu'aux autres.
18:43– Non, mais est-ce que vous reconnaissez,
18:44parce que là, je trouve, par rapport à la dernière fois,
18:46vous êtes un peu en retrait.
18:47Est-ce que ça veut dire que vous vous êtes fait taper sur les doigts
18:48en disant qu'on allait plutôt voter RN qu'autre chose ?
18:52Vous êtes fait taper sur les doigts, Michel Picot ?
18:54– Non, qui peut me taper sur les doigts, non.
18:58Non, ce que moi, je veux dire, c'est que,
19:00et je l'ai dit d'ailleurs à LFI,
19:02le Rassemblement national, aujourd'hui,
19:05a pris le monopole de l'ordre et de la sécurité.
19:08Et bon, c'est un peu dommage.
19:10Et bien évidemment, nos entreprises, nos commerces,
19:14ils ont besoin de sécurité, ils ont besoin d'ordre.
19:17– Michel Picot, encore deux questions à vous poser,
19:19parce que c'est important, sur l'assurance chômage des négociations.
19:22Leudi dernier, il y a eu des négociations un peu houleuses.
19:25Vous avez écrit une lettre avec le MEDEF
19:27sur la question des ruptures conventionnelles,
19:29que vous trouvez beaucoup trop chères,
19:31beaucoup trop onéreuses,
19:33alors que le gouvernement demande 400 millions d'économies.
19:35Vous vous dites qu'il faut aller jusqu'à 1 milliard,
19:37parce que les ruptures conventionnelles, ça coûte 10 milliards.
19:40Et vous-même, vous disiez,
19:41nous, on a beaucoup d'artisans qui ont recours
19:43à ces ruptures conventionnelles.
19:44– Oui, comme beaucoup d'entreprises.
19:47Je pense que les ruptures conventionnelles,
19:49elles cachent un certain nombre de licenciements
19:52pour raisons économiques.
19:53– C'est évident.
19:54– Et qui, c'est plus facile de faire une rupture conventionnelle
19:58que de s'engager dans un licenciement économique
20:01quand vos affaires vont mal.
20:03Moi, ce que je pense là-dessus,
20:04d'abord, ce n'est pas 1 milliard sur les ruptures,
20:06pardon de rectifier,
20:08c'est 400 millions sur les ruptures,
20:09c'est ce que nous a demandé le gouvernement.
20:11Et nous, on a signé effectivement un courrier commun
20:14pour dire au gouvernement qu'il n'était pas très ambitieux,
20:17qu'on pouvait aller un peu plus loin.
20:18Je rappelle que le gouvernement Bérou
20:19nous avait demandé de faire 4 milliards.
20:22Entre 4 milliards et 400 millions,
20:24on doit pouvoir faire quelques efforts de plus.
20:27– Sur le fond, oui.
20:27– Sur le fond, 400 millions sur les ruptures conventionnelles,
20:31on va les trouver.
20:32Il faut identifier les sujets qui doivent être redressés.
20:35Ça ne sera pas la mort du petit cheval.
20:37Il ne faut pas casser les ruptures conventionnelles
20:38parce qu'elles apportent des solutions.
20:41Moi, je pose une question.
20:42Est-ce qu'il est normal de percevoir des indemnités chômage
20:45lorsqu'on a choisi de perdre son emploi
20:48plutôt que lorsqu'on l'a subi ?
20:50Il me semble qu'il peut y avoir des différences
20:52entre le chômage subi et le chômage choisi.
20:55Et puis, il y a d'autres sujets.
20:57L'autre sujet, c'est la durée d'indemnisation.
20:59Est-ce que 18 mois, c'est rendre service à quelqu'un
21:03de lui donner 18 mois de prestations chômage
21:05alors qu'on sait qu'au bout de 18 mois,
21:08vos chances de reprendre un travail se sont complètement effondrées ?
21:11Oui, ça dépend effectivement du secteur.
21:13Du secteur, de l'âge, de beaucoup de choses.
21:16Mais en tout cas, c'est des sujets.
21:17Il ne faut pas y aller à la tronçonneuse.
21:19Il faut y aller de manière chirurgicale.
21:22Un milliard.
21:23Franchement, si chacun y met un peu de bonne volonté,
21:26on le trouvera sans douleur.
21:27Dernier point, c'est la question des allégements de charges.
21:30Alors là, pour le coup, vous avez dit le niet de l'UDP
21:33parce que vous dites...
21:35Donc, c'est pour raboter les allégements de charges
21:37parce que ça coûte assez cher.
21:40Oui, ça coûte assez cher.
21:42Ça coûte cher au gouvernement.
21:44Mais la vraie question, c'est le niveau des charges.
21:46C'est le coût de notre protection sociale
21:48qui pèse trop sur le travail.
21:50Bon, donc ça, c'est un grand chantier.
21:52Enfin, nous, on a fait des propositions
21:54qui peuvent aller très vite.
21:56Mais s'il y a eu et s'il y a encore des allégements de charges,
22:00c'est bien la preuve que les cotisations,
22:03ce qu'on appelle les charges ou les cotisations,
22:05c'est la même chose.
22:06C'est mieux de dire les cotisations.
22:08Les organisations de salariés me rappellent chaque fois
22:11qu'il faut parler de cotisations.
22:12Donc, parlons de cotisations.
22:14Les cotisations pèsent trop sur le travail
22:16et sont trop lourdes.
22:17Le financement de notre protection sociale...
22:19Mais donc, on les baisse ou on ne les baisse pas ?
22:20Mais il ne faut pas les baisser.
22:22D'accord.
22:22On va envoyer des milliers d'entreprises au tapis ?
22:25Oui, mais les économies,
22:26ce n'est pas là-dessus qu'il faut les faire.
22:28D'abord, il faut peut-être arrêter de taper sur les entreprises
22:33parce que c'est aussi une forme de taxation supplémentaire
22:35de l'entreprise.
22:36Quand vous abaissez...
22:37Vous savez, les gens qui ont aujourd'hui...
22:39Si vous abaissez les charges, les exos de 10%,
22:42vous allez augmenter le coût du travail de 10%.
22:45Et c'est autant de disponibilité en moins
22:48qu'auront les entreprises pour rémunérer mieux,
22:51pour recruter, pour investir.
22:53C'est une folie de faire ça.
22:54Merci beaucoup, Michel Picon, d'avoir été avec nous.
22:57Michel Picon qui défend, en tous les cas,
22:59le président Macron en disant
23:00arrêtons de taper sur lui
23:01parce que ça le décrédibilise à l'étranger.
23:04Et puis surtout, qui dit
23:04attention sur la question du coût du travail.
23:07Merci d'avoir été avec nous.
23:08Dans un instant, le débat, on parlera de l'Iran.
23:11Est-ce que Donald Trump va ordonner des frappes sur l'Iran
23:15alors qu'on a appris que les contestations
23:17auraient déjà fait au minimum 3 428 morts ?
23:19C'est la tribune présente
23:21Le 18-19 d'Edwige Chevrillon
23:26On a atteint un point de bascule en Iran.
23:33Est-ce qu'il faut attendre à des frappes américaines ?
23:36On va en parler avec mes invités.
23:37Faïmé Robiol, qui est ancienne ingénieure nucléaire
23:39en Iran et en France.
23:41Bonsoir, madame.
23:42Merci d'être venue ici.
23:45En face de vous, David Rigolero,
23:47qui est chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique.
23:50Bonsoir, David Rigolero.
23:51Vous avez écrit un livre
23:53et puis vous êtes rédacteur en chef de la revue Orient stratégique
23:56chez L'Art Maintenant.
23:57Et puis avec nous, Mathieu Jolivet,
24:00éditorialiste international de BFM Business.
24:03Peut-être commencer par vous, madame Faïmé Robiol.
24:05On a eu des chiffres.
24:06Alors, il y a des chiffres qui sont...
24:07Il faut toujours faire très très attention.
24:09Il y a un chiffre qui dirait qu'il y a eu pour l'instant
24:113 428 morts,
24:14qui irait 12 000 blessés.
24:16Et il y a même des chiffres encore plus épouvantables
24:18qui sont sortis selon CBS.
24:19Donc, on ne va peut-être pas forcément tous les mentionner.
24:21Oui, mais pour vous, on est dans une situation aujourd'hui,
24:24critique évidemment,
24:26mais critique jusqu'où ?
24:27Comment est-ce que vous analysez ce qui se passe ?
24:29Est-ce qu'on est à un point de bascule ou pas ?
24:32Si vous permettez, quand même,
24:33je parle d'un chiffre,
24:35c'est beaucoup plus entre 12 000 et 20 000
24:39que 3 000 par rapport à les images qu'on a vues
24:42et la façon dont on entend
24:44qu'ils sont obligés avec des pelleteuses
24:46déplacer les corps.
24:48Donc ça, c'est une chose.
24:49Il y a eu un bain de sang.
24:50Pour moi, au même titre que la révolution,
24:53fin, vie, liberté,
24:54il y avait un avant et un après.
24:56Aujourd'hui, ce n'est plus possible
24:58de penser que ce régime pourrait maintenir.
25:07Je ne dis pas comme ça va tomber,
25:09mais ce n'est plus possible.
25:10Il est sur une pente extrêmement descendante,
25:14près de chutes.
25:15David Rigolero, est-ce que vous partagez ?
25:19J'ai presque envie de dire cet optimisme,
25:21je dis bien entre guillemets,
25:22ça voudrait dire qu'il y aurait eu un avant et un après.
25:25Rien n'est moins sûr.
25:26Il y aurait eu un avant et un après,
25:27parce que ce qui s'est passé là
25:28est totalement sans précédent.
25:30C'est-à-dire l'ampleur de la répression,
25:33avec la loi martiale d'ailleurs.
25:35Et donc, oui, le régime en tant que tel,
25:37de toute façon, il était déjà structurellement condamné
25:40après le décès de Massamini,
25:41dans la tête de la jeunesse iranienne.
25:44C'est-à-dire qu'on avait acté
25:46qu'il n'était pas réformable de l'intérieur.
25:48Ce qui n'était pas le cas de leurs parents.
25:50Les parents pensaient éventuellement
25:51qu'il y avait une possibilité.
25:52Après Massamini, c'est la jeune femme
25:55qui était décédée pour un port non conforme du hijab.
26:00Donc, effectivement, à partir de là,
26:04la répression, les manifestations qui avaient suivi
26:07avaient été réprimées sévèrement,
26:08mais ça n'a pas pris la nature de la sauvagerie actuelle.
26:13Là, c'est sans précédent.
26:14Effectivement, le nombre de morts,
26:15malheureusement, il sera effectivement
26:19beaucoup plus élevé que ce qu'on a pour l'instant
26:22parce qu'en plus, il y a des éléments
26:24dont on ne dispose pas dans les périphéries,
26:27en région kurde, etc.
26:28Donc, il est condamné.
26:30Dans sa forme actuelle, sa chute est programmée.
26:33Mais quand je dis ça, il faut être prudent.
26:34C'est-à-dire que ce n'est pas forcément
26:35la garantie d'un horizon démocratique.
26:37Dans sa forme actuelle, c'est-à-dire
26:39avec le principe du vélayat, du guide suprême.
26:42Et donc, le système de la République islamique,
26:44de toute façon, après ce qui vient de se passer,
26:46ne pourra pas rester tel quel.
26:48Mais la question, elle est effectivement
26:50par rapport aux contestations.
26:52Et donc, là, il y a deux volontés qui s'affrontent.
26:55Vous parliez de point de bascule.
26:57L'équilibre des forces n'a pas été rompu,
26:59mais il penche plutôt, aujourd'hui,
27:00au profit des autorités.
27:02Sauf s'il y a un game changer, comme Donald Trump.
27:05Oui, on va y venir.
27:06Peut-être Alirah Menei a toujours réussi à tenir.
27:09Là, ce qui est nouveau et ce qui change radicalement la donne,
27:12c'est que ce qui se passe depuis 18 jours,
27:15ça touche toute la société,
27:17toutes les villes et toutes les classes.
27:18Quand vous regardez les dernières manifestations
27:22qu'il y a eues,
27:23en 2009, c'était des grandes manifestations
27:25qui étaient plutôt cantonnées aux villes.
27:26En 2019, c'était autour des carburants et de la vie chère.
27:30Ça touchait surtout des catégories populaires.
27:33En 2022, c'était les villes, les étudiants,
27:36l'intelligentsia, autour du slogan
27:38« Femmes, vie, liberté ».
27:39Là, il y a tout.
27:40C'est un immense soulèvement.
27:42Et peut-être, dernière donnée
27:43qui change aussi un peu la dôme,
27:45c'est que ça touche toutes les villes
27:46et toutes les sociétés.
27:47C'est couplé aussi de menaces
27:49et de pressions extérieures
27:50qui n'avaient jamais été aussi fortes aussi avant.
27:53Alors, c'est la question qu'on peut se poser,
27:54Fahime et Robiol.
27:55Est-ce que pour vous, il y a effectivement
27:57déjà des ingérences,
27:59enfin des ingérences,
28:00en tous les cas, des interventions extérieures ou pas ?
28:03Et surtout, est-ce que vous attendez
28:06des frappes américaines ou pas ?
28:09On voit bien que là,
28:11l'espèce de tension qui monte,
28:12lorsqu'on écoute les propos hier
28:13du président Donald Trump,
28:15il y a eu une réunion au sommet,
28:18il est revenu, il a fait des déclarations.
28:20Quelle est votre position ?
28:22Moi, j'ai suivi justement
28:23ce qui se passe aux Etats-Unis.
28:28Je sais que l'envoyé spécial
28:30de président Trump
28:33au Proche-Orient,
28:36Bitkoff,
28:37a rencontré le prince Reza Pahlavi,
28:39que c'est un signe important,
28:41et que j'ai observé
28:45le discours de prince Reza Pahlavi
28:47hier, et à Mar-a-Lago.
28:51Donc, on a plein, plein d'informations
28:53dans ce sens-là.
28:55Il vaut mieux qu'au niveau français,
28:57on regarde un peu plus proche,
29:00côté des Etats-Unis,
29:01et de penser
29:02qu'est-ce qui va se passer ?
29:06Une frappe,
29:07parce que facilement,
29:08on dit une frappe.
29:09Donald Trump ne nous a pas habitués
29:12de faire
29:13des frappes,
29:16avant d'éclarer, etc.
29:18Mais ce qui va se passer,
29:19à mon avis,
29:20si on regarde ce qui s'est passé
29:21pendant la guerre de 12 jours,
29:23il va avoir des surprises,
29:25lesquelles,
29:26je n'en sais rien,
29:27mais il est certain.
29:29Il avait dit
29:31que si on tue
29:32les gens
29:33qui n'ont pas
29:34d'armes dans la main,
29:36qui font des manifestations
29:38pacifiques,
29:39on va les protéger.
29:41Donc là,
29:41on attend pour voir
29:42quelles mesures
29:44il faut prendre.
29:44Oui, surtout,
29:44c'est qu'on sait par les ONG,
29:46les organisations humanitaires,
29:49qu'il y a des pendaisons
29:50qui ont lieu aujourd'hui.
29:52Et donc ça,
29:52il avait dit
29:52que c'était hors de question,
29:53le président américain.
29:54Oui,
29:54rapidement.
29:55Là, il y a peut-être aussi
29:56deux signaux
29:57très factuels
29:58qui peuvent présager
29:59une intervention américaine.
30:01Premier signal,
30:02c'est que vous avez
30:02la base américaine de Doha,
30:04qui est la plus grande base américaine
30:06au Moyen-Orient.
30:0710 000 personnes,
30:08consigne a été donnée ce matin
30:10d'évacuer le personnel
30:11non essentiel.
30:12C'est sur cette base
30:13que l'Iran avait riposté
30:15juste à côté de cette base
30:16après les interventions
30:17en juin dernier.
30:18Et deuxième signal,
30:19c'est qu'on a vu se déplacer
30:21le Air Force One israélien,
30:23l'avion de Benjamin Netanyahou,
30:25qui a été déplacé
30:26de Tel Aviv
30:26jusqu'à l'aéroport
30:27d'Héraclion en Grèce,
30:29signe aussi
30:30qu'on se prépare peut-être
30:31à des représailles
30:32de tirs iraniens.
30:34David Rigoulet-Rose,
30:36quelle est votre position
30:36par ça ?
30:37Est-ce que vous vous attendez ?
30:38Parce que j'ai interviewé
30:39un autre spécialiste iranien
30:42qui disait
30:43qu'il s'attendait,
30:43qu'il est iranien lui-même,
30:45qu'il s'attendait
30:45à des frappes
30:45demain et après-demain.
30:46Le timing,
30:48c'est très difficile à dire.
30:49La question,
30:50ce n'est pas le si,
30:51c'est le quand.
30:52Donc,
30:53oui,
30:53la décision a vraisemblablement
30:55été prise.
30:56Mais quel genre de frappe ?
30:57C'est pour faire quoi ?
30:58Comme vous le disiez tout à l'heure,
30:59madame,
31:00est-ce que c'est
31:00ce qu'ils ont fait
31:02avec Israël
31:03sur le nucléaire ?
31:04C'est quoi ?
31:05Quel genre de frappe ?
31:06Ça ne pourra pas être pareil
31:06parce que là,
31:07sur le nucléaire,
31:08c'était très ciblé
31:09et ça correspondait bien
31:10d'ailleurs à la pratique
31:11de Donald Trump,
31:12c'est-à-dire des frappes
31:13très courtes,
31:14très ciblées,
31:15très spécifiques.
31:16Là, évidemment,
31:17c'est pour ça qu'il a hésité
31:18jusqu'au dernier moment
31:19parce qu'il s'engage
31:20dans ce qui peut être
31:21une aventure dangereuse.
31:23On le sait
31:23parce que l'Iran
31:24est un pays sismique
31:25dans tous les sens du terme.
31:26Donc,
31:26quand on touche
31:27à ce qui se passe,
31:29il y aura des conséquences
31:29qui vont être considérables.
31:30D'où l'inquiétude
31:31des pétromonarchies
31:32qui l'ont manifesté
31:33de manière explicite
31:34parce qu'effectivement,
31:36il y aura une réplique
31:37et dans la mesure
31:38où le régime sait
31:39qu'il joue sa survie,
31:41il a dit que les répliques
31:42seront de nature illimitée
31:43et donc,
31:44c'est évidemment
31:44un sujet de préoccupation.
31:46Donc, le président
31:47a été briefé,
31:48il a choisi,
31:49il y aura tout un panel
31:50à mon avis
31:50d'options
31:52qui peuvent être combinées
31:53mais il est allé trop loin
31:55pour faire uniquement
31:57des options
31:57à caractère non militaire
31:58et donc,
31:59la question va se poser
32:00effectivement
32:01des conséquences
32:01que ça va entraîner.
32:02Vous êtes d'accord,
32:03Femmina Robial ?
32:04Moi, je dirais
32:05qu'aujourd'hui,
32:06la situation
32:06des gardiens
32:07de la révolution
32:09est nettement
32:11plus faible
32:12de ce qu'on a vu
32:13avant
32:15la guerre
32:16de 12 jours
32:16parce que les frappes
32:18justement très ciblées
32:19des Israéliens
32:20ont fait qu'il y a
32:22un certain nombre
32:23autre que nucléaire
32:25ont été dévastées.
32:27Plusieurs dizaines
32:29de têtes
32:29des gardiens
32:31ont été supprimées.
32:33Donc,
32:34c'est dans ce sens-là
32:36que c'est un bascule
32:37pour moi
32:37qui est en train
32:38de se faire
32:38petit à petit
32:40et qu'il est évident.
32:42Quant à
32:43les dossiers
32:44militaires
32:45dont vous avez parlé,
32:46il faut penser
32:47que les Iraniens
32:48ont fait appel
32:50à Trump
32:51en disant
32:52écoutez,
32:53pour montrer
32:53à notre population
32:54qu'on fait quelque chose,
32:55évacuer
32:57le site
32:58de Doha
32:59pour qu'on fasse
33:01semblant
33:01qu'on fasse quelque chose.
33:02Ils ont fait
33:02la même chose
33:03en Irak
33:03le site
33:04américain
33:05lorsque Trump
33:06a fait tuer
33:08Soleimani.
33:12Pour ça,
33:13je ne pense pas
33:13qu'aujourd'hui
33:14ils sont dans
33:15la mesure
33:16de faire
33:17des actions.
33:19C'est eux
33:20qui durcissent
33:20le conflit
33:21en tous les cas
33:21les passes d'Aran.
33:22Aujourd'hui
33:23c'est eux
33:23qui imposent
33:26cette réplique
33:29très très violente
33:30au peuple iranien.
33:32Si vous prenez
33:33le Venezuela,
33:35les Américains,
33:36l'administration Trump
33:37a pris des mois,
33:37un an,
33:38voire c'était même
33:38préparé avant
33:39à organiser,
33:41penser
33:41une transition
33:42sur place,
33:43un après,
33:44infiltrer
33:45les institutions
33:45et la société.
33:46Là je parle
33:47sous le contrôle
33:47de David Rigolero
33:48mais c'est totalement
33:49différent de l'Iran
33:50où en Iran
33:51vous avez une société
33:52qui est totalement
33:53cloisonnée
33:54notamment par les gardiens
33:55et mis à part
33:56les Israéliens
33:57qui ont réussi
33:59les services
33:59je crois
34:00à infiltrer
34:01certaines parties,
34:02les Américains
34:03n'y sont pas du tout.
34:04Donc on peut,
34:05c'est une opération
34:07militaire en Iran
34:08et bien plus hasardeuse
34:10que ce qu'on a pu voir
34:11par exemple
34:12au Venezuela.
34:13Donc il faut voir
34:13quel type ça pourrait prendre.
34:14C'était la question
34:15que j'allais poser
34:15David Rigolero
34:17à vous aussi
34:19Fahim et Robiol
34:20pour rebondir
34:20sur ce que vient de dire
34:21Mathieu Jolivet.
34:23Si on enlève
34:24je ne sais pas
34:25si elle-même
34:26genre d'opération
34:27sur Ramény
34:29est-ce que ça change ?
34:31Est-ce que l'édifice
34:32s'effondre ou pas ?
34:33L'édifice des Molas ?
34:34La situation
34:36n'est pas du tout
34:36la même d'abord
34:37parce que le Venezuela
34:38c'est l'arrière-cour
34:38des Etats-Unis
34:39c'est un contexte familier
34:40c'était une opération
34:42ciblée sur une personne
34:43là c'est un pays
34:44de 90 millions d'habitants
34:45très vaste
34:46avec ce qu'on appelle
34:48un système
34:48c'est-à-dire
34:49la figure tutélaire
34:50du guide
34:50mais de toute façon
34:52la figure du guide
34:53est condamnée.
34:54Il n'est pas exclu
34:55d'ailleurs que les passes
34:55d'Aran
34:56puissent prendre l'option
34:58pour se maintenir au pouvoir
35:00de mettre de côté
35:01le clergé
35:01dont le guide
35:02parce qu'ils savent
35:03que le clergé
35:04est devenu un boulet
35:04et ça pose le problème
35:06d'une transition
35:06effectivement
35:07parce que s'il y a
35:08une opération
35:08militaire américaine
35:10qui cible
35:10les passes d'Aran
35:11c'est pour aller jusqu'où ?
35:13Donald Trump
35:14n'a pas du tout
35:15l'intention
35:15de mettre des troupes
35:16au sol
35:16absolument pas
35:17donc le problème
35:18il va être celui-là
35:19c'est-à-dire
35:20aider les Iraniens
35:21mais sans que ça
35:22affecte aussi
35:23une réaction drapeau
35:25par rapport
35:26au sentiment national
35:27C'est ce qui se passe
35:27un peu aujourd'hui
35:28face à la contestation
35:29C'est le vrai problème
35:30y compris de la part
35:32de ceux qui détestent
35:33le régime
35:33on l'a vu
35:34lors de la guerre
35:35des 12 jours
35:35il y a eu
35:36effectivement
35:37une crispation
35:38nationaliste
35:39qui est une variable
35:40qu'on ne peut pas évacuer
35:41Il ne faut pas oublier
35:47qu'on a tous les signaux
35:48qu'il y a
35:50plusieurs milliers
35:51de défections
35:52côté l'armée iranienne
35:54et ça
35:54on n'en parle pas beaucoup
35:56pour leur sécurité
35:57et ça
35:58c'était
35:58ce qui a été dit
35:59dans son discours
36:00le prince hier
36:01qu'il y a
36:02plusieurs milliers
36:03C'est Arteche
36:04c'est pas les gardiens
36:05Pardon ?
36:06C'est Arteche
36:07c'est l'armée
36:07Justement
36:08C'est pas les gardiens
36:10de la révolution
36:10c'est ce que vous voulez dire
36:11Il y a même des basidji
36:12il y a même
36:13vous voyez
36:15aujourd'hui
36:16en haut
36:17de cette couche
36:19il y a
36:20les gardiens
36:21qui ont
36:23le monopole
36:24économique
36:24et militaire
36:26mais
36:26la situation
36:28économique
36:28aujourd'hui
36:29a fait
36:30que la couche
36:31inférieure
36:32a pratiquement
36:33son salaire
36:34couvre
36:35une semaine
36:37de vie
36:39et vous avez raison
36:39parce que
36:40le départ
36:40de ces manifestations
36:41c'est sur la question
36:43de pouvoir d'achat
36:44voilà
36:44et qui après
36:46c'est devenu
36:49tout à fait politique
36:50aujourd'hui
36:52ces mêmes couches
36:54je parle pas
36:55de la
36:55de cette
36:56sphère
36:57cette couche là
36:59ils voient
36:59que leurs enfants
37:00vont dans les rues
37:02et il y a leurs enfants
37:03qui ont été tués
37:04également
37:04donc vous voyez
37:05on a
37:06on peut pas dire
37:07c'est noir
37:08ou c'est blanc
37:09qu'ils sont toujours
37:10au pouvoir
37:11mais il est évident
37:12que c'est affaibli
37:13ce qui a aidé
37:14pour pouvoir
37:15tuer tant de personnes
37:16c'est qu'ils ont fait
37:17appel
37:18à Ashd al-Shabi
37:19en Irak
37:20les Hezbollah
37:21pour ceux qui
37:23étaient en Irak
37:25et Kata'eba
37:26et ces gens là
37:28qui étaient
37:29sur les toits
37:30pour
37:31avec les mitraillettes
37:32tuer tant de personnes
37:34qui ont tué
37:34parce que
37:35il est évident
37:37qu'on pouvait pas
37:38imaginer un benson
37:39comme ça
37:40un iranien
37:41en face d'un autre iranien
37:42est-ce qu'on peut
37:43imaginer
37:44je sais pas si c'est
37:44Mathieu ou vous
37:46David Rigolero
37:47est-ce qu'on peut
37:48imaginer qu'il y a
37:48une partie du
37:49du pays
37:50qui
37:50qui arrive
37:53à
37:54à débousseler
37:55à
37:55pardon je trouve pas
37:57l'expression
37:57vous voyez
37:57à
37:58à renverser
38:01merci
38:01voilà c'est des mots
38:02qui me bloquent
38:02à renverser
38:03le régime
38:04de Mollard
38:05une partie
38:05le sud
38:06il y a des villes
38:08qui sont très importantes
38:09très éloignées
38:09de Téhéran
38:10oui mais il y a
38:11une ossature sécuritaire
38:13quand même
38:13qui est très forte
38:14encore
38:14même s'ils ont été
38:15affaiblis
38:15ils sont toujours là
38:16et ils n'ont rien à perdre
38:17enfin
38:19ou plutôt
38:19la population
38:20n'a plus rien à perdre
38:21parce qu'elle n'a plus rien
38:22elle a perdu ses enfants
38:23mais eux
38:24ils ont tout à perdre
38:25donc en fait
38:25ils sont prêts
38:27à aller jusqu'au bout
38:27et on l'a vu
38:28avec la répression
38:29qui a été mise en oeuvre
38:30elle est sans précédent
38:32effectivement
38:33et donc on ne voit pas
38:34très bien comment
38:35la population
38:36qui est désarmée
38:37pourrait faire
38:39justement le point de bascule
38:40que vous évoquiez
38:41c'est toute la question
38:43c'est vraiment
38:44c'est le problème
38:44et la variable Trump
38:46va être déterminante
38:46effectivement
38:47vous avez 80 à 85%
38:49de la population
38:50qui est à cran
38:51et qui va en renversement
38:52de régime
38:53mais que face à elle
38:54vous avez 10 à 15%
38:55de gardiens
38:56remontés à bloc
38:57qui ont les cordons
38:58de la bourse
38:58qui ont les armes
38:59et qui eux sont
39:00dans une logique
39:01sacrificielle
39:02là on a clairement
39:04un cocktail
39:04de massacre potentiel
39:07ou d'ailleurs
39:07qui est en cours
39:08ou de guerre civile
39:09et de toute façon
39:10pour revenir
39:11à ce qui peut se passer
39:12sur Donald Trump
39:13ou une intervention américaine
39:15il y a aussi
39:15un autre signal
39:16quand même
39:16c'est que Donald Trump
39:17s'est assez engagé
39:19au niveau des mots
39:20et jusqu'ici
39:21il montrait bien
39:22que quand il dit quelque chose
39:23même si ça provoque
39:24une sidération
39:24il passe à l'acte
39:25et un de ses engagements
39:26était de dire
39:27si vous faites une pendaison
39:29d'un manifestant
39:30ça y est
39:30malheureusement
39:31j'interviens
39:33et voilà
39:34et il se trouve
39:35qu'aujourd'hui
39:36il y a une figure
39:36d'ailleurs
39:37c'est devenu une figure
39:37de cette oppression
39:38qui est un jeune iranien
39:39de 26 ans
39:41qui a été arrêté
39:43le 8 janvier
39:44qui a eu un procès
39:46sans avocat
39:48et qui est censé
39:50être pendu
39:51aujourd'hui
39:51donc ça c'est clairement
39:52pour Donald Trump
39:53une ligne rouge
39:54qui va être franchie
39:56un petit mot
39:57David Golero
39:58après faille mes revenus
39:59sur cette affaire
40:00le Donald Trump
40:01il joue son mandat
40:01ça n'a rien à voir
40:02avec le Venezuela
40:02parce qu'il avait toujours
40:04il a été élu
40:05sur le fait
40:06qu'il arrêtait
40:07les aventures
40:08militaires
40:09justement
40:10et là le risque
40:11c'est pour ça
40:11qu'il a hésité
40:12et il a pris
40:13une grosse responsabilité
40:14en appelant
40:15à l'insurrection
40:16la population iranienne
40:17donc
40:17appeler à l'insurrection
40:19ça suppose
40:20que c'est difficile
40:21de se dédire
40:21par rapport
40:22à une aide
40:23mais parce que l'Iran
40:24c'est spécial
40:26entre guillemets
40:27vous voyez ce que je veux dire
40:27il y a un passif
40:28il y a un passif
40:29bien sûr
40:30avec l'Iran
40:31qui est absolument
40:32énorme
40:33et s'il arrive
40:34s'il arrive
40:35à faire basculer
40:37le régime de Mola
40:38là où les autres
40:39présidents américains
40:40n'y sont pas arrivés
40:41voilà
40:42il assure sa réélection
40:44Donald Trump
40:44Donald Trump vient de cranter
40:45sa doctrine
40:46hémisphérique
40:47avec sa revue
40:48de sécurité intérieure
40:49où il dit clairement
40:50tout ce qui est loin
40:52des Etats-Unis
40:53tout ce qui est loin
40:55de moi
40:56est aux autres
40:57ah oui mais je
40:58bah oui mais enfin
40:59en tout cas
40:59l'Iran c'est assez loin
41:00il a sans doute
41:01il va intervenir
41:02et la Syrie
41:02ils sont intervenus
41:03avant-hier
41:04les américains
41:04il y a un mauvais souvenir
41:05c'est l'opération
41:06de Carter
41:06en 80
41:07Eagle Claw
41:08qui s'est mal fini
41:09donc il a quand même
41:10tout ça en tête
41:11est-ce que Redzap
41:12vous qui avez écouté
41:13vous qui avez écouté
41:14le chat
41:15Redzap à la vie
41:16est-ce que
41:17enfin vous me direz
41:17moi aussi je l'ai écouté
41:18mais est-ce que
41:19il a une chance
41:20est-ce que c'est lui
41:21qui peut faire
41:22éventuellement
41:23la transition
41:24écoutez
41:26ça fait 45 ans
41:27qu'il essaye
41:30oui
41:30et que
41:31il y a une adhésion
41:33sur trois points
41:34avec lui
41:35il dit que
41:37ceux qui veulent
41:38prendre le bus
41:39avec moi
41:39il faut qu'ils soient
41:40convaincus
41:41sur l'intégrité
41:42territoriale
41:43sur un système
41:46démocratique
41:46et laïque
41:47et que
41:48l'avenir du peuple
41:49sera choisi
41:51par eux-mêmes
41:51via des journaux
41:52donc là-dessus
41:53sur ces trois principes
41:55il y a beaucoup
41:56donc n'importe quelle
41:57je dirais
41:58tendance
41:59qui sont
42:00qui sont d'accord
42:01et
42:02pendant ces jours-là
42:03parce que
42:04je parle de persan
42:06et je comprends persan
42:07dans
42:08y compris
42:09dans les petites villes
42:10on disait
42:12vive
42:14le chat
42:15le roi
42:16et que
42:17par la vie
42:18donc la dynastie
42:19par la vie
42:19est de retour
42:20donc pour les
42:21pour
42:22je ne dis pas
42:23que lui
42:23il déclare
42:24ou bien
42:25prétendre
42:25de prendre
42:26la place
42:26de son père
42:27mais
42:28il dit
42:28moi en tant
42:29un guide
42:30je voudrais
42:31emmener
42:32de façon
42:32cohésive
42:33les gens
42:33vers les urnes
42:34mais alors
42:35c'était
42:35il y a quelques
42:35années
42:36maintenant
42:36j'ai reçu
42:37le chat
42:38et Zapp
42:39à la vie
42:39sur ce plateau
42:40et à l'époque
42:42quand même
42:43il était plutôt
42:44rejeté en Iran
42:45alors c'était
42:46il y a
42:46je ne sais pas
42:47je dirais
42:47il y a 3-4 ans
42:48donc évidemment
42:49tout ce qui se passe
42:50c'est un peu différent
42:51vous quelle est votre position
42:52oui il ne faut pas
42:53surinterpréter
42:54parce que le prince
42:54Palavi effectivement
42:55maintenant il est chat
42:56ah bah oui
42:58enfin non
42:58il ne règne pas
42:59et donc en plus
43:02il ne se présente
43:03pas comme étant
43:05automatiquement
43:06destiné
43:07à faire une restauration
43:09oui oui tout à fait
43:10mais je dis
43:11il ne faut pas
43:11surinterpréter
43:12parce qu'il y a
43:12une présence médiatique
43:13très importante
43:14mais il faut relativiser
43:15il y a eu des slogans
43:16Javitcha
43:17Rezacha
43:18reposant paix
43:19etc
43:19qui n'existait pas avant
43:21mais en même temps
43:23il y a une part de défi
43:24c'était des jeunes
43:25qui n'avaient pas connu
43:26l'ancien régime
43:26leurs parents
43:27ou grands-parents
43:28il n'y a pas forcément
43:29une adhésion
43:30il y a une adhésion
43:31par défaut
43:32à un leadership
43:33qui manque justement
43:34et qui est la faiblesse
43:35de l'opposition
43:36qui a toujours été
43:37extrêmement divisée
43:37en Iran
43:38à la fois à l'intérieur
43:39et à l'extérieur
43:39et donc ici
43:41bon je pense
43:42qu'il ne faut pas
43:43surinterpréter
43:43l'importance
43:45même s'il se
43:46aujourd'hui
43:46se présente
43:47comme l'incarnation
43:48faute d'alternative
43:50d'un lead
43:52pour assurer
43:53une transition
43:53qui est très incertaine
43:54on entend parler aussi
43:55d'une popularité
43:56de Reza Palavik
43:59comment dire
43:59une popularité
44:00algorithmique
44:01assez nouvelle
44:02qui a été notamment
44:03poussée
44:04par les réseaux
44:06iraniens à l'extérieur
44:07par la diaspora
44:08iranienne
44:09par les réseaux
44:10américains
44:10par les réseaux
44:11israéliens
44:12et faute de figures
44:14d'opposants
44:14au sein
44:15de la société
44:16iranienne
44:16aujourd'hui
44:16qui émerge
44:17et bien
44:18il y a un champ libre
44:19pour essayer
44:19de faire émerger
44:20une tête
44:20mais qui est vraiment
44:20poussé par les réseaux
44:21sociaux
44:22à l'extérieur
44:22je ne sais pas
44:23si ça reflète
44:24vraiment ce que veut
44:26la société
44:26iranienne
44:27aujourd'hui
44:27moi j'ai enseigné
44:30en Iran
44:31de 2009
44:33jusqu'à 2019
44:34dans l'université
44:35de Téhéran
44:35faculté d'ingénieur
44:36et j'ai entendu
44:38ce qu'il disait
44:39la jeunesse
44:40les jeunesses
44:41n'étaient pas
44:42comme ce qu'on entend
44:42ici
44:43la gauche
44:44la gauche
44:44la gauche
44:44etc
44:45il me disait
44:47off the code
44:47parce qu'on ne pouvait
44:48pas parler comme ça
44:49dans la classe
44:50madame
44:51qu'est-ce que vous
44:51n'avez pas eu
44:52avant la révolution
44:54que vous nous avez
44:55infligé
44:56cette vie
44:58sans perspective
44:59vous voyez
45:01depuis 2009
45:02je l'ai entendu
45:02en 2019
45:03et
45:03il rêvait
45:05d'une façon
45:06nostalgique
45:07projeté
45:08eux-mêmes
45:08vers une vie
45:10ressemblable
45:11à celle
45:12qui était
45:12avant la révolution
45:13qui était en même temps
45:14quand même
45:14un peu une dictature
45:15c'était quand même
45:17un peu une dictature
45:18avec le char
45:19on ne va pas refaire
45:20l'histoire
45:21parce qu'il nous reste
45:22deux minutes
45:22pardonnez-moi
45:25j'ai une question
45:25il nous reste très peu de temps
45:26mais comme vous connaissez bien
45:27la question du nucléaire
45:28est-ce qu'il y a un risque
45:29que ça soit
45:30une arme
45:31dont pourrait jouer
45:32justement
45:33le régime iranien
45:33aujourd'hui ?
45:34ce qui a été fait
45:37comme frappe
45:38par les
45:39d'abord
45:40sur
45:41sur le sol
45:42par les
45:43israéliens
45:44et vous avez raison
45:45ils étaient
45:45ils étaient présents
45:47et ils sont toujours présents
45:49et après
45:50complétés
45:51par les
45:52gros avions
45:52pour moi
45:54ce risque
45:55est extrêmement
45:56moindre
45:56d'accord
45:57vous êtes d'accord
45:58il y a quand même
45:58le risque
45:59des 450 kilos
46:00à 60%
46:01qui ne sont pas localisés
46:02et c'est un vrai risque
46:03a fortiori
46:04dans un contexte
46:05de conflit ouvert
46:05oui
46:07donc
46:08il y a une déclaration
46:10des iraniens
46:11qui disent
46:11qu'ils feront tout
46:12enfin
46:12que toutes les armes
46:14seront possibles
46:14pour lutter
46:15contre des attaques
46:16israéliennes et américaines
46:18on ne sait pas où sont
46:18ces 450 kilos
46:19c'est l'AEA
46:21notamment
46:21Raphaël Grossi
46:23vous voulez absolument
46:24savoir où c'est
46:24parce qu'il sait
46:25qu'il y a un problème
46:25majeur là-dessus
46:26pour terminer
46:27juste
46:27là en ce moment
46:29tout le monde à Washington
46:29même les plus proches
46:30de Trump au Congrès
46:31ne savent pas
46:32ce qui se passe
46:33dans la tête de Trump
46:34tout le monde se perd
46:34en conjecture
46:35même si on a des signaux
46:36qui ont l'air de montrer
46:37une intervention imminente
46:38ça reste quand même
46:39le suspense reste total
46:42merci beaucoup
46:44voilà à mon avis
46:45je pense qu'on aura l'occasion
46:47d'en reparler
46:47peut-être heureusement
46:49ou malheureusement
46:50je ne sais pas
46:51merci beaucoup
46:51Faïmé Roubial
46:52d'avoir été avec nous
46:53merci beaucoup
46:53David Rougoulé-Rose
46:54merci Mathieu
46:56je l'y vais
46:56tout de suite
46:57vous retrouvez
46:57Stéphanie Collot
46:58et nous on se retrouve
46:59demain bien sûr
46:59le 18-19
47:03d'Edwish Chevrillon
47:04sur BFM Business
47:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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