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  • il y a 7 mois
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.

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00:00C'est la tribune, présente
00:01Le 18-19 d'Edvie Chevrillon
00:06Vous êtes bien dans le 18-19 avec mon invité, c'est l'homme qui veut rouvrir les maisons closes.
00:14Bonsoir Jean-Philippe Tanguy.
00:16Merci d'être avec nous, plus sérieusement vous êtes, remarquez c'est très très sérieux.
00:19Très important.
00:20Sauf qu'ici on va peut-être plutôt parler d'économie parce que vous êtes le monsieur économie du Rassemblement National
00:25et vous êtes député de la Somme et très intéressant surtout aujourd'hui.
00:30Vous étiez, vous faisiez partie de la commission mixte paritaire donc qui a échoué.
00:35La loi spéciale, une loi spéciale est en préparation, les consultations sont encore à Matignon.
00:41Pour vous c'était écrit d'avance non ?
00:44Écoutez oui, on peut vous redire que c'était écrit d'avance mais ce qui est surtout écrit d'avance
00:48c'est cette facilité qu'a le gouvernement et leurs alliés socialistes à faire payer par plus de déficit et plus de dettes.
00:56On va en revenir sur la commission mixte paritaire, sur le fait d'échouer à trouver un accord entre le Sénat
01:02qui lui ne voulait pas des hausses d'impôts et l'Assemblée Nationale qui avait voté beaucoup de hausses d'impôts.
01:07Tout à fait mais si je reviens là-dessus c'est parce que les deux étaient d'accord pour faire du déficit.
01:11C'est-à-dire comme la grande nouvelle qui est venue du Sénat et je vais vous dire à mon étonnement même
01:15c'est l'aggravation du déficit de 0,3 point par les sénateurs qui s'ajoutaient, sénateurs LR, sénateurs qui sont quand même
01:22soi-disant sous les ordres.
01:25Ils ne voulaient pas de hausses d'impôts ?
01:27Non mais si vous ne voulez pas de hausses d'impôts vous baissez les dépenses.
01:29Les sénateurs ont encore alourdi les dépenses et les seules économies qu'ils ont faites c'est des économies sur l'avenir.
01:34Notamment par exemple le programme France 2030 alors qu'est un programme c'est pas le mien.
01:37Enfin c'est un programme d'investissement dans le nouveau nucléaire, dans l'industrie de demain.
01:41S'il y a bien un endroit où il ne fallait pas couper c'était ça.
01:44Il y a quand même, et vous le savez bien Madame Févrillon, il y a 57% du PIB dans la dépense publique.
01:49Donc on parle de plus de 1500 milliards de dépenses de l'État.
01:53Ils ne sont pas capables de trouver 10 milliards.
01:54Non enfin écoutez tout ça n'est pas sérieux.
01:56En fait c'est l'enlisement de gens qui gouvernent ou prétendent gouverner depuis 30 ans qui sont totalement en échec.
02:03Moi c'est ce que je leur ai dit à la CMP quoi.
02:05C'est vraiment, on est dans le fond de cuve du système.
02:07Est-ce que vous renvoyez dos à dos les sénateurs et les députés ?
02:10Totalement, totalement.
02:12Et c'est ce que Marine Le Pen avait appelé en son temps l'UMPS.
02:15Alors aujourd'hui c'est le PS et l'LR.
02:17Et la Macronique est un peu la caricature des deux.
02:20Mais après 8 ans de gouvernement, des dépenses que la Cour des comptes qualifie de hors contrôle.
02:26Le fait qu'ils soient incapables de trouver des économies.
02:29Moi je ne sais plus quoi dire.
02:29Vous voyez Madame Montchalin, ministre des Comptes publics, avait annoncé l'année dernière.
02:33Je crois que c'était dans votre groupe.
02:36Réduire d'un tiers les dépenses des agences.
02:39Finalement il n'y a rien.
02:40Il n'y a rien.
02:40Ils en sont pas capables.
02:41Mais surtout c'est que la Cour des comptes a notamment démontré que ça n'a rapporté pas grand chose.
02:45Parce que la Cour des comptes confond la suppression des agences et la suppression des budgets qu'ils contrôlent.
02:50C'est sûr que si vous supprimez que la com et les structures, vous faites 500 millions à 1 milliard d'économies.
02:57Si on s'attaquait aux dépenses stupides, par exemple ma prime Rénov', parce que là j'ai vu que tout le lobby s'agitait.
03:04J'ai même le communiqué là devant moi.
03:06Ah bah vous voyez, les grands esprits se rendent compte.
03:08Donc la prime Rénov', on nous explique que c'est scandaleux, à partir du 1er janvier, il n'y aura plus d'argent.
03:13Mais enfin écoutez, ma prime Rénov', c'est une gabegie monumentale, c'est un lien à fraude, ça ne fonctionne pas.
03:18C'est pour ça que le gouvernement l'avait suspendu.
03:20Je recevais Jean-Christophe Repon, justement, qui est le président des artisans, la semaine dernière,
03:24qui a même défilé dans la rue en disant, mais c'est vrai que c'est une catastrophe pour nous,
03:27s'il n'y a pas ma prime Rénov'.
03:28Vous lui dites, c'est une gabegie incroyable.
03:30Oui, il faut totalement changer.
03:31Donc nous on a proposé un nouveau dispositif avec Marine Le Pen et Jean-Tan Bardella,
03:35qu'on a appelé 100% Rénov'.
03:37En fait on revient près à taux zéro, sans paperasserie, sans bureaucratie, sans critères incompréhensibles.
03:44Il faut bien comprendre qu'à chaque fois vous mettez des critères bureaucratiques,
03:47avec un machin, une agence, qui doit gérer tout ça.
03:50Forcément c'est un lien à fraude, et j'allais dire un lien à emmerde.
03:53Donc il faut supprimer tout ça, vous mettez un prêt à taux zéro,
03:56vous faites confiance aux acteurs économiques, aux forces de marché, à l'offre et à la demande,
04:00et ça se régule tout seul.
04:01Donc vous renvoyez les artisans dans leur but là ?
04:03Non, je les renvoie à leur métier.
04:05Et leur métier, vous faites un prêt à taux zéro,
04:07vous avez le système bancaire qui connaît les clients, qui sait qui est solvable, qui ne l'est pas,
04:11vous avez des artisans à Mont du Bâtiment qui fait son métier,
04:14tout ce petit monde s'est travaillé ensemble, et on n'a pas besoin d'une agence, si vous voulez, au milieu,
04:19un machin.
04:20Moi je connais des gens qui travaillent dedans, c'est n'importe quoi.
04:22Franchement, même les agents, les fonctionnaires, les contractuels qui sont là-dedans,
04:27ils ne s'en sortent pas, voilà.
04:28Donc c'est de la fraude, c'est du temps perdu.
04:30Alors, on va justement essayer de savoir...
04:32Vraiment une incapacité dans la réforme.
04:34Et vous allez voter la loi spéciale ?
04:35Bien sûr, on va la voter, parce que ne pas la voter, c'est la politique du pire.
04:39Donc on n'est pas pour la politique du pire.
04:40Oui, sur le budget, après on reviendra un peu sur...
04:44On va essayer de comprendre, sortir un peu du grand flou du programme économique du Rassemblement National.
04:49Alors du programme économique, mais même de votre contre-budget,
04:52enfin des différentes mesures, on reviendra sur la question de la réforme des retraites.
04:56Mais avant, je voudrais quand même qu'on reste un instant dans l'actualité, Jean-Philippe Tanguy.
05:00Quand on regarde, là c'est les dernières consultations à Matignon,
05:02vous allez être reçu à Matignon ?
05:04Écoutez, je ne sais pas, on devait...
05:06Vous deviez, oui ?
05:07Oui, oui, oui, je ne sais pas, je n'ai pas eu d'informations sur le rendez-vous.
05:11D'accord, ok, en tous les cas, ce n'est pas ce soir, ça sera plutôt demain.
05:13Non, visiblement non.
05:14Oui, visiblement non.
05:15On voit, vous avez raison de le dire, les dettes ne cessent d'augmenter.
05:17Là, l'INSEE a sorti des chiffres qui font un peu froid dans le dos.
05:20Oui.
05:2166 milliards d'euros en trois mois, on attend 117,4% du PIB.
05:26C'est un record historique, un nouveau pic historique, puisqu'il y a eu le Covid, évidemment.
05:31Est-ce que le fait de ne pas avoir de budget, est-ce que c'est grave, finalement ?
05:34Écoutez, on voit bien qu'en tout cas, le budget qui est censé être voté aggrave la situation.
05:39Moi, j'ai pris un chiffre simple.
05:41Entre la loi de programmation des finances publiques,
05:43qui prévoyait le redressement des comptes publics, qui était voté en 2023.
05:46Donc, après la guerre en Ukraine, après l'hyperinflation, après le Covid.
05:49Tous ces phénomènes n'ont rien à voir, en l'occurrence.
05:52Et aujourd'hui, il y a un écart sur la dette de 270 milliards.
05:56La dette est supérieure à 270 milliards de ce qui a été prévu.
05:59Donc, on n'est pas dans l'épaisseur du trait.
06:00Vous voyez bien qu'on est dans le phénomène que vous connaissez bien, qui est l'effet boule de neige,
06:04qu'a connu l'Italie ou d'autres démocraties européennes,
06:08où il y a un moment où il y a un effet d'emballement de la dette,
06:11et d'incapacité d'un gouvernement à contrôler le déficit, donc la dette,
06:16avec un emballement des taux d'intérêt.
06:18Et on voit bien que la dette est en train de grossir de manière beaucoup plus forte
06:21qu'est-ce qui était prévu.
06:22Parce que vous avez, à juste titre, dit 66 milliards sur le dernier trimestre.
06:25C'était 70 milliards sur le trimestre d'avant.
06:28Donc, on est quand même sur deux mois à 130, presque 140 milliards d'euros.
06:34Donc, sur un an, on a une tendancielle à 300 milliards d'euros par an.
06:37Je ne sais pas si on se rend compte de ce qui est en train de se passer.
06:39Or, à chaque fois là-dessus, vous savez qu'on a un stock de dettes
06:42qui était avec des taux très bas, autour de zéro, avec la politique de l'avance social.
06:46Là, ça s'enchérit, c'est clair.
06:47Voilà. Donc là, par contre, on emprunte entre 3 et 4 %.
06:49Oui, 3,6.
06:50Enfin, oui.
06:523 et 4 %.
06:52Oui, exactement.
06:53Donc, on prend 3,6.
06:55Donc, sur 150 milliards, ça veut dire qu'on est à presque 6 milliards,
07:01entre 5 et 6 milliards d'intérêts nouveaux, sur seulement 6 mois.
07:04Donc, c'est pour ça que là, il faut vraiment un plan de redraigement des finances.
07:07Il faut stopper cet effet boule de neige.
07:09C'était un peu, vous en avez parlé, le but de notre contre-but.
07:12Alors, justement, on va voir là-dessus, parce que, juste encore un point, Bercy, Amélie
07:17Monchalin a dit que la loi spéciale, le fonctionnement de la France avec une loi spéciale, ça coûtait
07:23à peu près 11 milliards d'euros, évidemment, sur un an, à supposer qu'on la prolonge.
07:27D'où viennent ces chiffres ?
07:29D'un cabinet noir, sans doute, de propagande, parce que même Philippe Juvin, rapporteur LR
07:34du budget ce matin sur BFM, sur l'entrée de BFM, a dit que c'était faux pour l'année
07:39dernière, les 12 milliards.
07:40Donc, au moins, ça fait un an.
07:41Non, je dois dire, j'ai entendu les propos de Philippe Juvin, rapporteur général du
07:46budget, avec une certaine satisfaction, parce que ça fait un an que je mène une croisade
07:49contre ce chiffrage de Bercy qui est faux, et entendre le rapporteur général qui a accès
07:53à toutes les données dire qu'effectivement, c'est un faux chiffre, ça m'a un peu rassuré.
07:57En fait, l'essentiel de ce que dit madame de Monchalin, c'est une incapacité d'augmenter
08:01les impôts ou de priver les gens de pouvoir d'achat, type désindexation des pensions
08:05de retraite.
08:06C'est comme ça qu'ils arrivent à ce chiffre.
08:07Or, ce n'est pas des mesures d'économie, ça.
08:09Voilà, piquer de l'argent aux gens, ce n'est pas des vraies économies.
08:12Si c'est que ça freine les dépenses, donc c'est un côté, en fait, c'est pas mal
08:16la loi spéciale, finalement.
08:17Oui, c'est ce qu'on a ravi dit la dernière.
08:19Alors, il paraît qu'il y a une note...
08:20Ça oblige le gouvernement à faire des dépenses malgré lui, non ?
08:23Alors, moi, je n'ai peut-être pas une mission, mais enfin un conseil à donner aux journalistes
08:27qui s'intéressent à ces sujets sur le fond.
08:29Il paraît qu'il y a une note de Bercy qui dit qu'en fait, la loi spéciale, c'est
08:325 milliards d'économies par les dépenses, je pense que ça gèle tout.
08:35Et je pense qu'on est plutôt dans cet étiage.
08:37D'accord, ok.
08:38Après, ce n'est pas non plus une grande gestion, je veux dire.
08:40C'est quand même un abandon total du politique.
08:42Moi, j'avais dit en commission, si la seule politique de ce gouvernement, c'est tout
08:46geler et rien faire, bon, autant mettre un Ouistiti à la tête du gouvernement, il
08:50fera plus d'économies, il coûtera moins cher.
08:51Jean-Philippe Tanguy, puisque vous parliez de Philippe Juvin ce matin, il a dit une chose
08:54intéressante, enfin, il était très intéressant en soi, mais il disait, en fait, il
08:59nous a manqué 4-5 jours pour trouver un accord avec le PS, un accord de non-censure,
09:05ce qui fait que le budget serait passé.
09:07Vous y croyez, vous, ou pas ?
09:08Alors, c'est vrai que l'ambiance en commission mixte pariétaire, vous savez que c'est
09:11à huis clos, donc il n'y a pas d'image, mais je rejoins le rapporteur général, il
09:15y avait une ambiance plutôt de compromis, pour ne pas dire de compromission, avec un
09:18parti socialiste qui mendiait un 49-3.
09:21C'est-à-dire qu'on a quand même des socialistes qui, publiquement, ont exigé que le gouvernement
09:25ne fasse pas de 49-3, donc ça veut dire que c'est le gouvernement qui ferait, en
09:28fait, les ajustements budgétaires à la place du Parlement et une version publique
09:33où ils ne voulaient pas le faire, mais c'est quand même une faillite totale de ce système,
09:37parce que quand ils ont fait barrage à la victoire électorale du Rassemblement National,
09:40ils avaient dit, vous allez voir, ne vous inquiétez pas, on a entendu le message, on va
09:44travailler ensemble, on va résoudre collectivement les problèmes.
09:47Bon, ben, ils en sont incapables.
09:48Et en particulier, il faut bien le dire, le Sénat, c'est quand même le Sénat qui
09:52expliquait depuis 30 ans que si on les écoutait, la France serait mieux gérée, ben
09:55ils ont eu le pouvoir là, et puis ils ont fait encore pire que l'Assemblée Nationale.
09:58On va avoir un 49.3 avant la fin de l'année, vous pensez ?
10:01Fin de l'année, je ne sais pas, mais en tout cas, ce sera sans doute le début d'année.
10:04Moi, je pense que M. Lecornu, effectivement, le message aussi des quelques jours qui manquaient
10:08pour l'accord, ils auraient pu faire une commission mixte paritaire au jour de biais, en fait.
10:11Alors, pourquoi ils l'ont fait vendredi ? Je pense que M. Lecornu, depuis le début,
10:15cherche toujours à gagner du temps. Alors, il en fait perdre à la France parallèlement.
10:18Mais lui, il cherche à gagner du temps. Alors, on voit bien que là, en empêchant que la commission mixte paritaire
10:23soit conclusive en faisant cette loi spéciale et en renvoyant les discussions à début janvier,
10:28il gagne encore un mois. Et je pense que toute la stratégie, en fait, visait à arriver aux municipales.
10:34Voilà, c'est ça, c'est ce que j'allais dire. L'objectif, c'est les municipales, en fait.
10:37Voilà, en fait, à rendre quasiment impossible un échec et les négociations et une dissolution.
10:42Parce que faire une dissolution pendant les municipales, politiquement, ça paraît compliqué.
10:45Alors, moi, je suis pour et je m'en fiche. Mais pour les autres forces politiques, sans doute,
10:48ce sera compliqué. Donc, on voit bien qu'on n'est pas du tout dans l'intérêt national.
10:52On n'est pas du tout dans la rationalité économique et budgétaire.
10:55On est dans une médiocrité qui vise à faire payer par la dette et l'endettement
10:59le fait de ne pas faire de dissolution.
11:02Vous savez que l'année dernière, quand même, le bilan de l'année 2025,
11:06c'est quand même 25 milliards d'impôts.
11:09Dont près de 45 votés par le Rassemblement national.
11:13On a fait le décompte ici à BFM Business.
11:18Je disais absolument la liste sous les yeux.
11:21Juste, on va rentrer dans le vif du sujet, parce que c'est intéressant que vous soyez là,
11:24Jean-Philippe Tanguy, parce que déjà, on voit bien qu'il y a un jeu de séduction de votre part.
11:32Enfin, de votre part, c'est de votre partie.
11:34Et notamment de Jordan Bardella vis-à-vis du patron des chefs d'entreprise.
11:37Est-ce que vous le ressentez ?
11:40Est-ce que vous en êtes un peu à l'offensive ?
11:42Est-ce que vous le regrettez, parce que vous êtes plutôt, peut-être,
11:45sur une ligne qui était peut-être moins pro-business que de ne l'est Bardella ?
11:49Comment est-ce que vous vous situez ?
11:50Est-ce que c'est vrai ce flirt, ce grand flirt entre le patronat et l'ERN ?
11:55Moi, je viens du monde de l'entreprise.
11:56Toute ma famille, c'est des entrepreneurs, à moitié c'est des entrepreneurs.
12:00Et moi-même, mon début de carrière, je viens du privé.
12:02J'ai fait l'essai, j'ai fait Sciences Po, dans le cadre d'une activité privée.
12:07J'étais dans l'industrie, je ne suis pas resté très longtemps à mon goût pour des raisons
12:11dont on ne va pas parler aujourd'hui.
12:12Moi, je viens du privé, je les connais par cœur.
12:14Donc, évidemment, c'est normal de vouloir expliquer notre programme
12:17et puis de prendre aussi des éléments intéressants
12:19qui viennent des différentes forces économiques.
12:20Ça peut être des grandes entreprises, c'est aussi des petites, des moyennes,
12:23toutes les idées qui viennent des forces économiques.
12:25Oui, mais c'est beaucoup plus pro-business qu'avant.
12:27Je pense que c'est surtout le monde patronal qui change de regard sur nous.
12:30Pourquoi ? Parce que comme, en fait, ils anticipent une possible arrivée au pouvoir,
12:34ils se disent, oh là là, on n'a jamais discuté avec le Rassemblement National.
12:36Parfois même, une partie du grand, enfin, comment dire, du MEDEF
12:40ou d'un certain nombre d'associations très parisiennes, en fait,
12:43pas forcément représentatives du vrai monde patronal,
12:46étaient un peu dans le barrage contre le Rassemblement National.
12:49Donc, ils se rendent compte que tout ça n'était pas très rationnel pour leurs intérêts.
12:52Et ils découvrent que le programme de Marine Le Pen et de Jordan Bardella
12:54est un programme de production en France.
12:57Donc, il n'y a plus de taxe Zuckman, il y en avait l'année dernière,
12:59mais là, il n'y a plus de taxe Zuckman.
13:00Non, il n'y a pas la taxe Zuckman.
13:00Il n'y a plus de prélèvements forfaitaires uniques,
13:03parce qu'avant, on voulait augmenter le taux.
13:06Non, ce n'est pas mal.
13:06Puis là, il n'y en a plus maintenant.
13:08Mais, juste, je continue, un instant.
13:10Vous rencontrez, vous rencontrez, vous, Marine Le Pen, Jordan Bardella,
13:14vous rencontrez beaucoup de chefs d'entreprise ?
13:16Oui, oui, c'est vrai.
13:16Parce que quand on cherche à avoir des noms, machin,
13:18personne n'ose, c'est un grand secret.
13:21Oui, vous savez bien sur cette chaîne que, de toute façon,
13:23le monde patronal en général et le monde des affaires encore plus large
13:27n'aiment pas trop la politique.
13:28Et c'est vrai que ça fait un mauvais mélange
13:31et que c'est un monde qui n'aime pas trop que la politique
13:34ne vienne sur leur terre.
13:35Ce qui est d'ailleurs plutôt sain et plutôt normal,
13:37parce que, par exemple, le monde syndical salarié,
13:39où les politiques, en particulier les politiques de gauche,
13:41piétinent souvent l'indépendance syndicale.
13:44On voit que Mme Binet ou Mme Léon, CFDT, CGT,
13:48une espèce d'hybridation entre la gauche,
13:51le centre-gauche ou l'extrême-gauche
13:52et le monde syndical salarié.
13:54Vous diriez qu'il y a une hybridation entre le RN et le patronat ?
13:57Non, non, pas du tout.
13:58Mais justement, il faut que chacun reste dans son couloir.
14:01Mais est-ce que vous avez rencontré des grands chefs d'entreprise ?
14:03Oui, oui, moi j'en ai rencontré beaucoup.
14:05Ils vous invitent à venir chez eux ?
14:07Non, non, c'est toujours des lieux neutres
14:09parce qu'on n'est pas dans la compromission.
14:11Mais il y a plusieurs rencontres.
14:12On est dans le travail, oui.
14:13Mais aussi des PME, il ne faut pas négliger les PME
14:17et puis les ETI, parce qu'on en parle, c'est vraiment un milieu intéressant.
14:19On en reçoit très souvent ici, les représentants.
14:22Exactement.
14:23C'est pour ça que je me permets, je suis heureux de pouvoir en parler avec vous aujourd'hui.
14:25C'est important, si vous voulez, de se parler et d'expliquer et d'anticiper.
14:30Parce que nous, on part du principe qu'on peut gagner les élections pour le bien de la France.
14:34Donc, il faut anticiper l'application de nos mesures.
14:37Par exemple, quand on veut une grande simplification normative,
14:41je prends la question de la construction du logement.
14:43Le logement est aujourd'hui trop cher à fabriquer.
14:44Évidemment, les bonnes propositions pour faire la simplification normative,
14:49pour faire la différence entre une norme utile qui est protectrice pour tout le monde
14:52et des normes stupides ou coûteuses,
14:55c'est le BTP, c'est la CAPEB, c'est l'AFB.
14:59C'est eux qui savent tout ça, évidemment.
15:00Mais en même temps, vous étiez, si on regarde,
15:04il y avait votre programme que vous aviez présenté du reste,
15:09que tous les économistes avaient dit que ça coûtait extrêmement cher.
15:12On n'en entend plus parler, c'est la suppression de l'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans,
15:15la suppression de la TVA sur 100 produits de première nécessité,
15:18la nationalisation des autoroutes,
15:20l'augmentation de 15% des enseignants.
15:22Certains disaient, non mais attends, c'est pas réalisable,
15:25sans parler du dossier des retraites qu'on va traiter.
15:28Il y a deux choses différentes.
15:29Il y a des mesures qui, effectivement, sont plus...
15:31C'est un peu caduque, votre programme reconnaissait aujourd'hui.
15:33Non, mais il évolue aussi avec les difficultés économiques.
15:35Il évolue.
15:36Par exemple, aujourd'hui, c'est sûr qu'augmentaient les enseignants de 15%,
15:39ce qui était proposé en 2022, donc c'était quand même il y a 4 ans.
15:42Aujourd'hui, c'est plus compliqué.
15:44Il faut trouver des solutions pour dégager des marques de manœuvre.
15:46Cette année, on ne les a pas.
15:48Par contre, limiter la TVA, supprimer la TVA sur 100 produits de première nécessité,
15:53c'était maintenu dans le contre-budget.
15:57Supprimer l'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans,
16:00on verra si c'est maintenu.
16:02Nationalisation des autoroutes ?
16:02Nationalisation des autoroutes, c'est toujours dans le programme.
16:04Parce qu'en fait, pour nous, on rend de l'argent aux Français comme ça.
16:08C'est une opération qui est gagnante pour les finances de l'État.
16:10Mais en même temps, vous avez vu les critiques sur le budget
16:13tel qu'il a été discuté longuement à l'Assemblée nationale.
16:17Quand on regarde, nous, on a chiffré 45,
16:20certains disent 53 milliards d'impôts qui ont été votés par vous,
16:24par votre parti, que ce soit taxe sur les services numériques,
16:27l'impôt universel ciblé sur les multinationales,
16:30taxe sur les rachats d'actions pour porter le taux à 33%,
16:33ça fait plus de 8,4 milliards, c'est beaucoup.
16:36Lorsqu'on a eu qu'aux États-Unis, c'est taxé à 1%.
16:39Impôt sur la fortune improductive, 4 milliards.
16:43Taxe exceptionnelle sur les superdividendes, 1 milliard.
16:46Surtaxe d'impôt sur les sociétés, 6 milliards.
16:49Retour à modernisation sur l'exit taxe pour faire revenir les gens,
16:5570 millions d'euros, voilà, c'est un listing qui a fait Hugo Babel chez nous,
16:59ça fait quand même un chiffrage, bon, il lui dit 46 milliards,
17:02et encore, on ne parle pas du pacte d'Utreil, que vous êtes pour modifier.
17:05Ah non, non, le pacte d'Utreil, je ne sais pas où vous vous dire.
17:06Vous êtes pour modifier, non ?
17:07Ah non, non, je ne sais pas d'où ça vient.
17:08On le laisse, c'est le gueule ?
17:09Oui, enfin, à la limite, on veut le renforcer,
17:11c'est-à-dire détaxer encore plus les héritages familiaux d'entreprises,
17:16avec plus de détention, plus de durée de détention.
17:18Mais là, tout ce que j'ai dit est exact.
17:19Non, mais c'est-à-dire qu'en fait, si on avait voté tous les amendements d'URN,
17:23on baissait les impôts de 45 milliards d'euros.
17:26Le problème, non, mais Madame Févrillon,
17:27moi, je n'ai pas de difficulté à répondre sincèrement à cette question,
17:30c'est pour ça que vous avez laissé développer vos éléments qui sont vrais, si vous voulez.
17:34Mais le problème, c'est que comme nous sommes dans l'opposition,
17:37nos votes sont perdus, c'est-à-dire que toutes nos propositions de baisse d'impôts,
17:40baisse de TVA, vous en avez parlé,
17:42baisse sur les impôts de production de 20 milliards d'euros,
17:44baisse de l'impôt sur les sociétés...
17:45Mais sur la CVAE, ce n'était pas 20 milliards, c'était la baisse d'impôts de production.
17:48Non, mais nous, on faisait CVAE plus C3S plus CFE.
17:51Donc en tout, ça faisait 20 milliards.
17:52Qui ont déjà été baissés pour une partie.
17:54Pour la CVAE, oui, mais pas C3S et pas CFE.
17:57Donc, on était sur une baisse massive de 20 milliards d'impôts de production,
18:00et la baisse de l'impôt sur les sociétés pour les petites, moyennes entreprises
18:03et entreprises intermédiaires.
18:05Si vous voulez, tout ça, ça n'a pas été voté.
18:07Donc, c'est vrai qu'à la fin, les calculs sont un peu faussés.
18:10Le contre-budget qu'on a présenté, c'était bien une baisse de 45 milliards d'euros.
18:13Je viens de vous lister. Superdividend, rachat d'action...
18:17Alors, Superdividend, on ne l'a pas voté, c'est passé, parce qu'on s'est abstenu.
18:19Mais sur les rachats d'action et sur l'impôt sur la fortune improductive,
18:23il s'agit d'un petit ajustement, ça fait donc 9 milliards,
18:26un ajustement fiscal, ces deux-là, ça fait 9 milliards,
18:29un ajustement fiscal qui permet de financer les 50 autres de baisse.
18:33Donc, il y a 10 milliards d'ajustement fiscal, 40 milliards de baisse des dépenses,
18:37et ça fait 50 milliards à la fin.
18:39Oui.
18:39Donc, vous, vous direz quoi par rapport à la politique du RN ?
18:44Vous êtes venu...
18:45Parce qu'on voit bien qu'il y a...
18:46D'accord, il y avait la ligne un peu historique portée par Marine Le Pen.
18:51Maintenant, c'est plutôt la ligne...
18:53Jordan Bardella, vous qui êtes le monsieur économie du RN,
18:58vous aussi, comme vous dites, on a évolué.
19:00Vous êtes d'accord que vous avez évolué ?
19:02Est-ce que c'est un principe de réalité ?
19:03Ou est-ce que c'est simplement parce que vous avez des chances de remporter les prochaines élections,
19:09et que du coup, vous vous dites qu'il faut qu'on soit plus responsable ?
19:11Sincèrement, ça a toujours été un programme,
19:13le programme de Marine Le Pen a toujours été un programme de produire en France.
19:16Ce qui est vrai, c'est que depuis 2012,
19:18parce que la première campagne présidentielle de Marine Le Pen, c'est 2012,
19:21les choses ont changé.
19:22Non, mais là, je vous parle de 2023 à 2024.
19:24Contre budget, c'était le 24 septembre 2025.
19:29Oui, tout à fait, mais c'est le même programme,
19:30c'est essentiellement le même programme que 2022,
19:33avec, on a amélioré, si vous voulez, un peu la précision technique des mesures,
19:36parce que comme on a un groupe parlementaire,
19:38on a des capacités de travail en commission des finances qu'on n'avait pas avant,
19:40mais c'est vraiment le même état d'esprit,
19:42c'est-à-dire un choc de production,
19:44baisse massive des impôts de production,
19:46simplification normative, simplification des processus,
19:49avec notamment le rapport sur la réindustrialisation
19:51de mon collègue Alexandre Loubet, que BFM le visait à...
19:53C'est toujours le même programme.
19:55Oui, mais est-ce que ce n'est pas contradictoire
19:57de charger encore la barque pour les entreprises ?
20:00Non, mais là, on ne fait pas la barque.
20:01Sur des impôts en plus,
20:03et en même temps de leur dire,
20:04et quoi, on va fermer Brandt, c'est une honte,
20:07mais vous voyez bien que, quand même,
20:09quand on voit le différentiel, par exemple, d'impôts,
20:12d'imposition entre les Allemands et entreprises allemandes
20:14et entreprises françaises, c'est de l'ordre de 130 milliards.
20:16Vous avez raison, c'est pour ça qu'on a une baisse massive d'impôts de production,
20:19mais si vous voulez, l'impôt sur, par exemple,
20:20la taxe sur les rachats d'actions,
20:21ça concerne une dizaine de multinationales en France.
20:24C'est-à-dire que, pour alléger le fardeau fiscal
20:26de 99,5% des entreprises,
20:29il y a quelques ajustements qu'il faut faire,
20:31mais enfin, c'est à la marge.
20:32Et moi, si vous voulez, ce que je regrette un peu,
20:34alors c'est peut-être nous aussi qui devons améliorer notre communication,
20:36et je prends ma part dans l'amélioration qu'il faut faire,
20:38c'est qu'on n'arrive pas, visiblement,
20:40à montrer à quel point on baisse les impôts.
20:42Non, ça, j'ai qu'à...
20:43Oui, oui, mais pourtant, on a beau l'affirmer, le montrer...
20:47Parce qu'on a vu ce que vous avez voté,
20:48ou ce que vous avez réussi en vous abtenant à faire passer, quoi.
20:51Et dans les mesures que vous avez citées,
20:52il y a des mesures qui sont un peu,
20:54de la part du gouvernement, malhonnêtes,
20:56parce que la taxe, c'est pas une taxe d'ailleurs,
20:58la mesure sur la lutte contre la fraude fiscale,
21:01l'optimisation fiscale des multinationales,
21:03c'est pas une taxe.
21:04Ça veut dire qu'en fait, on nous dit que c'est 26 milliards,
21:05mais en fait, aujourd'hui,
21:07l'optimisation fiscale des multinationales,
21:09qui a été confirmée d'ailleurs par un rapport de l'OCDE
21:11qui est sorti il y a trois semaines,
21:12c'est 26 milliards d'euros.
21:13Mais il n'y a que...
21:14Personne ne prétend pouvoir recouvrir cette fraude.
21:16On peut essayer de récupérer quelques milliards.
21:18C'est pas une taxe.
21:19On peut parler, parce que ça passe vite,
21:22il nous reste deux, trois minutes,
21:23des retraites.
21:24On est passionnés.
21:25C'était la première mesure qu'on prendrait,
21:27c'est pas moi qui parle chez Marine Le Pen,
21:29si jamais on accède au pouvoir,
21:31c'est le retour de la retraite à 62 ans.
21:34Alors c'était, je vous l'accorde,
21:36c'était il y a deux ans.
21:36Est-ce que la retraite à 62 ans
21:40est toujours votre première mesure ?
21:43Oui, dans les premières mesures, oui.
21:45C'est dans les premières mesures essentielles.
21:47Parce que si vous voulez...
21:47Comment vous faites,
21:48si vous voulez être responsable,
21:49vous voyez bien qu'il y a plus de décès aujourd'hui
21:51que d'enfants qui naient,
21:54que vous savez que le nombre de cotisants
21:56est en train de diminuer,
21:58qu'il faut gérer les papy-bomers
22:00qui vont à la retraite.
22:02Comment est-ce que vous faites ?
22:03Ça coûte 43 milliards, votre proposition.
22:05Non, 43 milliards, ça me paraît totalement exagéré.
22:08C'est des économistes qui ont chiffré.
22:08Oui, mais d'accord,
22:09c'est les mêmes économistes qui avaient dit
22:10que suspendre la réforme des retraites,
22:12ça coûterait dès la première année
22:131,5 milliard,
22:14et puis 500 millions,
22:15puis finalement c'est 100 millions.
22:16Donc il faut quand même se méfier
22:17de certains économistes
22:18qui touchent leur petit billet du système.
22:20Mais au-delà de ça, si vous voulez,
22:22ça fait 10 ans
22:22que le débat économique en France
22:24est complètement pollué
22:25par cette réforme des retraites.
22:26On est d'accord.
22:26On n'avance pas sur le reste.
22:28Donc en fait, notre idée, c'est écoutez,
22:29on fait la réforme des retraites
22:31telle qu'on l'a présentée,
22:32qui fait un consensus
22:32dans la population française.
22:34Et comme ça, on avance sur les autres sujets,
22:35qu'on avance sur les impôts de production.
22:37On n'en a pas parlé.
22:37Ça bloque tout,
22:38ça bloque notre crédibilité.
22:40Vous voyez bien,
22:40je veux dire,
22:41à 62 ans,
22:43ce n'est pas gérable aujourd'hui.
22:45Mais tout le monde ne partira pas
22:46à 62 ans.
22:46En fait, c'est surtout une mesure
22:47de défense des carrières longues.
22:49Aujourd'hui, vous avez une grande injustice.
22:50C'est une grande nuance,
22:51vous voyez bien.
22:53Toute notre mesure
22:54est orientée vers ça.
22:55En fait, en garantissant
22:56ce départ à 62 ans,
22:57vous protégez les carrières longues.
22:59Parce qu'après,
23:00les personnes
23:00qu'on commence à travailler plus tard,
23:02elles ne partent pas à 62 ans.
23:03Elles partent à leur entrée
23:04dans le marché du travail.
23:06Si c'est 21 ans
23:06plus 42 ans,
23:08c'est 63 par exemple.
23:09Donc en fait,
23:10tout ça est un peu caricaturé
23:11par nos adversaires.
23:12Ça mérite de le préciser,
23:13vous êtes d'accord ?
23:14Oui, mais on le précise régulièrement
23:15et je vous remercie
23:16de me permettre de le faire à nouveau.
23:17Mais ce n'est pas 62 ans pour tous.
23:19C'est 62 ans
23:20pour ceux qui ont cotisé 42 ans
23:22et c'est par contre un peu moins
23:24pour ceux qui ont commencé
23:25à travailler avant 20 ans.
23:26En fait,
23:27considéré qu'il y avait une zone grise
23:29qui d'ailleurs explique
23:30l'échec de la réforme actuelle
23:31parce que c'est quand même un échec.
23:32C'est qu'en fait,
23:33on n'a pas traité,
23:33le gouvernement n'a pas traité
23:34cette zone grise
23:35des gens qui commencent
23:36à travailler entre 20 et 22 ans
23:38qui cotisent en fait
23:39plus que les autres,
23:40qui cotisent plus
23:40que les gens qui,
23:41comme moi par exemple,
23:42ont commencé à travailler tard
23:43parce qu'on a eu la chance
23:44de faire de grandes études
23:44et qui a fait à 67 ans
23:46n'a même pas cotisé 43 ans.
23:49Ok, donc c'est plus
23:50la durée de cotisation
23:51et ce n'est pas vraiment
23:52un âge pivot,
23:52c'est 62 ans
23:53pour les carrières longues.
23:54C'est des précisions
23:55quand même très importantes
23:56que vous nous donnez.
23:57Non, c'est entre 60 et 62 ans
23:58pour les carrières longues
23:58selon votre âge d'entrée
24:00dans la vie professionnelle.
24:01C'est pas 60.
24:02L'âge pivot n'est pas 62 ans.
24:04Ah, c'est pas 62 ans pour tout le monde.
24:04D'accord, ok,
24:05non, non, mais c'est une précision
24:06de taille.
24:07Merci beaucoup.
24:08Merci, Jean-Philippe.
24:09Bonne soirée et joyeux Noël.
24:10Joyeux Noël, absolument.
24:12Merci beaucoup d'être venu ici.
24:13Précisez,
24:14nous donnez
24:14quelques détails supplémentaires
24:16sur votre programme économique.
24:17Merci beaucoup.
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