- il y a 4 mois
Ce mardi 2 septembre, Christian Parisot, conseiller économique pour Aurel BGC, Paul Marcel, co-fondateur de l'Atelier des options, Stanislas de Bailliencourt, gérant chez Sycomore Asset Management, Frank Benzimra, responsable de la stratégie Actions en Asie chez Société Générale CIB, Sylvain Goyon, gérant actions chez Montpensier Arbevel, et Laurent Chaudeurge, membre du comité d'investissement chez BDL Capital Management, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00L'actualité économique et financière continue sur BFM Business, dans un instant l'ouverture des marchés européens.
00:14Une ouverture après une séance, Étienne, bon il ne s'est pas passé grand chose hier, il n'y avait pas de marché américain, du coup les volumes étaient faibles.
00:20Il manque les acteurs américains, vous avez des volumes qui sont en effet largement en dessous de la moyenne habituelle.
00:26Il y avait moins de 2 milliards d'euros négociés hier soir à la Bourse de Paris, alors qu'habituellement on avoisine les 3 milliards.
00:31Néanmoins c'était du vert, plus 0,3% pour le CAC 40, qui tergiverse depuis des semaines, des mois, plus de 3 mois maintenant sur cette zone des 7700 points.
00:40Le CAC 40 qui continue de sous-performer par rapport aux autres indices européens et bien sûr des indices américains qui étaient la semaine dernière.
00:46Le niveau record est donc reprise des cotations tout à l'heure à 15h30, à suivre bien sûr dans BFM Bourse.
00:52Hier c'était la fête du travail aux Etats-Unis.
00:54Des investisseurs qui vont bien sûr attendre plusieurs choses cette semaine, dont bien sûr une décision de la justice américaine par rapport à Lisa Cook,
01:03gouverneur de la fête que Donald Trump souhaite limoger.
01:06Et puis l'emploi américain, ça sera vendredi après-midi à 14h30.
01:09Christian Paris-Odé, il y a quelques instants, il n'y a qu'une chose à regarder, c'est l'inflation.
01:12C'est le seul sujet qui intéresse les marchés américains pour l'instant.
01:16Un mot quand même des marchés obligataires.
01:18On a eu une petite augmentation des taux ces derniers jours.
01:20Il y a eu une émission jeudi, grosse émission.
01:22Entre 8 et 10 milliards d'euros qui seront levés par la France à échéance longue, c'est-à-dire échéance supérieure à 10 ans, comme chaque premier jeudi du mois.
01:31Ça sera un moment important pour le marché obligataire puisque c'est la première fois que la France va lever de l'argent à long terme depuis ce nouveau choc politique en France.
01:39Regardez le 10 ans français ce matin, il continue de pousser, gentiment mais sûrement, 3,56, mais ce sont l'ensemble des taux qui montent ce matin.
01:46Quand vous regardez le 10 ans allemand, il prend également 2 points de base.
01:50Quand le 10 ans italien prend également 2 points de base, donc on a un écart de taux entre la France et l'Allemagne
01:55qui est toujours proche des 10 points de base.
01:57Nous sommes à 8 points de base exactement.
01:59Entre l'Allemagne et la France, nous sommes à 79 points de base.
02:03Pour rappel, nous étions à 88 au mois de décembre lorsque le gouvernement Barnier est tombé.
02:08Mais avant la dissolution, nous étions à 40, 50.
02:12Donc on voit quand même que le problème de la dette française est toujours présent depuis plus d'années.
02:15Mais on a déjà quasiment tout émis sur les marchés, donc il ne nous reste pas grand-chose à financer finalement.
02:2075% de la dette à long terme a été émise depuis le début de l'année puisqu'historiquement, la France émet beaucoup de dettes en début d'année et moins en fin d'année.
02:28Donc la bonne nouvelle, entre guillemets, c'est que cette crise politique intervient en septembre.
02:32Vaut mieux en septembre qu'au mois de mars, mais il faut quand même suivre de près cette situation
02:35avec notamment la dette française qui est toujours au-delà des 3 000 milliards d'euros.
02:39Ouverture dans quelques secondes, on suivra bien sûr le titre Nestlé avec ce changement à la tête du groupe.
02:44Avec hier soir, Nestlé qui a annoncé Limogé, tout simplement son directeur général,
02:49qui n'était pas là depuis très longtemps, depuis seulement un an,
02:51parce qu'il a eu une relation amoureuse dans l'entreprise avec une collaboratrice.
02:55Et ça, eh bien Nestlé ne fait pas de cadeau, dit c'est dans le code.
02:5836 pages le code.
02:59Voilà, et dedans c'est écrit noir sur blanc que vous ne pouvez pas avoir de relation amoureuse,
03:03même si elle est consentie dans l'entreprise.
03:05Et donc c'est le patron de Nespresso qui va prendre la relève avec prise à effet immédiat.
03:11Le CAC 40 qui ouvre à l'instant 7 725 points, une petite hausse de 0,21%.
03:16Après donc une hausse de 0,3% hier, le CAC 40 qui reste de justesse au-delà des 7 700 points,
03:227 734 points.
03:23A noter le secteur du luxe qui est encore une fois en soutien.
03:27Rendez-vous compte, LVMH a pris plus de 15% l'espace de trois semaines.
03:30Le titre gagne 2,7% à l'ouverture à 517 euros.
03:33Kering plus 2,6% quand Schneider Electric de son côté prend 2,8%.
03:38A l'inverse, les valeurs défensives sous-performent un petit peu ce matin.
03:42A l'image de Danone, Orange ou encore Thalès, trois titres qui cèdent 0,4% ce matin à l'ouverture.
03:49Quand le titre Nestlé donc cède désormais 3,5% à la bourse de Zurich sous les 74 francs suisses.
03:55Un mot dévalorisation, vous en parlerez de Revolut.
03:5875 milliards de dollars, c'est colossal pour une valorisation.
04:02C'est colossal.
04:02C'est non coté.
04:03Oui, c'est non coté.
04:04Revolut qui appartient à des fonds d'investissement.
04:07Et donc comme souvent, notamment l'été, il regarde un petit peu à combien la valorisation se porte
04:12en fonction des résultats du premier semestre et en fonction des blocs d'action qui sont cédés.
04:16Et donc là, Bloomberg évoque que désormais, Revolut est valorisé 75 milliards de dollars.
04:21C'est une hausse de 60% par rapport à l'an dernier.
04:25Si on regarde la rentabilité l'année dernière, c'était 1 milliard de profits.
04:28Donc vous avez une boîte qui est valorisée 75 milliards pour 1 milliard de profits.
04:32Donc ça se paye 75 fois, entre guillemets, les résultats passés.
04:35Si on regarde en bourse, alors certes, la bourse, ça valorise toujours moins les sociétés que l'on en coté.
04:40Le secteur bancaire, entre 7 et 9%.
04:43C'est le tarif des banques par rapport à leurs résultats.
04:45Du côté des États-Unis, on est entre 13 et 15 fois.
04:48Ça montre quand même l'écart énorme.
04:50C'est-à-dire qu'aujourd'hui, Revolut n'est pas valorisé tel qu'une société bancaire,
04:54mais tel qu'une start-up.
04:55C'est-à-dire qu'ils ne regardent pas les résultats à 1 an, à 2 ans, mais d'ici 5, 10 ans.
04:59Et bien sûr, dans le non-coté, c'est cela qui compte.
05:01C'est la croissance à très long terme.
05:04Dans un instant, votre émission, Good Morning Market.
05:07Au menu.
05:08Christian Parézot, dans 5 minutes, nous reviendrons notamment sur Lisa Cook et sur ces incertitudes qui planent à la Fed,
05:16avec notamment Donald Trump qui met de plus en plus la pression à Jerome Powell pour baisser les taux.
05:21Et puis, nous reviendrons également dans le focus du jour à 9h30.
05:24Nous sommes mardi.
05:25Le mardi, nous parlons d'Asie.
05:26Hier, vous l'avez vu, l'envolée de 18% d'Alibaba.
05:29Faut-il revenir sur la tech chinoise et s'alléger sur la tech américaine ?
05:33C'est la question que je poserai aux équipes de Société Générale CIB dans une demi-heure.
05:38Good Morning Market, c'est dans un instant.
05:40Je vous dis à demain.
05:41Bonne émission.
05:42Merci, Dan.
05:44Good Morning Market sur BFM Business.
05:50BFM Business présente Good Morning Market.
05:55Etienne Braque.
05:56C'est parti pour Good Morning Market en direct comme tous les matins sur BFM Business.
06:009h, 10h.
06:01Et puis ensuite, à 10h, vous retrouvez Les Experts avec Raphaël Legendre.
06:05Ouverture dans le vert pour la Bourse de Paris en ce mardi de septembre.
06:08Plus 0,3% grâce notamment au secteur du luxe.
06:12Avec notamment les niveaux techniques que nous regarderons d'ici une dizaine de minutes.
06:16Avec Paul Marcel qui sera avec nous de l'atelier des options.
06:19Mais tout de suite, c'est l'éclaireur pour débuter cette émission comme chaque jour.
06:23Et ce matin, notre éclaireur, c'est Christian Parizeau.
06:25Christian Parizeau, conseiller économique pour Aurel, BGC et président d'Altaïr Economics.
06:32Merci d'être resté avec nous aujourd'hui, Christian Parizeau.
06:35Nous allons notamment revenir sur la fête parce que c'est quand même, en ce mois de septembre, l'enjeu clé pour débuter ce mois.
06:43La Banque centrale américaine qui va se réunir dans 15 jours maintenant.
06:47Le marché qui anticipe à 90% une baisse de taux de 25 points de base.
06:51Mais là n'est pas la question.
06:52La question c'est de voir aujourd'hui comment Jerome Powell va pouvoir organiser un petit peu son équipe avec les pressions du président américain.
07:01On l'a vu en plein cœur de l'été, il a limogé Lisa Cook qui est une gouverneure de la Fed.
07:06Vendredi, le tribunal américain n'a pas rendu sa décision.
07:09Et cette décision pourrait être communiquée aujourd'hui ou demain.
07:13C'est quand même un choc pour la Banque centrale américaine qu'un président intervienne comme ça pour limoger un gouverneur de la Banque centrale.
07:21Oui c'est un choc parce que d'une part il y a toujours eu cette idée d'indépendance de la Banque centrale qui était très forte aux Etats-Unis.
07:27Donald Trump s'attaque vraiment au cœur de la Banque centrale.
07:30Il faut savoir que sur ceux qui votent la politique monétaire, vous avez au sein du FOMC 12 personnes qui votent et vous avez 7 gouverneurs.
07:38Et les 7 gouverneurs ont des mandats très longs et qui ne peuvent pas être normalement démis en fonction de l'actualité.
07:44Donc ce sont des gens qui sont là pour assurer la stabilité.
07:47Donc là il s'attaque vraiment au cœur de la Banque centrale avec peut-être des éléments un peu limites juridiquement.
07:56Mais on le voit qu'il met en tout cas une pression très forte en disant voilà moi je veux que vous baissiez les taux.
08:01Sinon je vais vous chercher des poux dans votre tête et je vous mets en risque.
08:05Donc il met quand même une pression qui n'est pas forcément bienvenue.
08:08Alors je suis assez étonné de l'absence de réaction des marchés obligataires.
08:11Les marchés actions même réagissent plutôt positivement parce qu'eux ils jouent le côté ça met une telle pression sur la Banque centrale qu'elle va baisser les taux.
08:18Mais attention retour de bâton parce que si on avait l'inflation qui repart, ça veut dire que la Banque centrale va laisser filer l'inflation.
08:23Et ça, ça pourrait faire se réagir les marchés obligataires.
08:25Mais pour moi c'est jamais bon en termes de communication.
08:28Ça crée de l'incertitude en tout cas très clairement pour ce quatrième trimestre.
08:33Et cette pression américaine quand même génère quand même un vrai risque pour les marchés obligataires.
08:37Donc à terme ça risque de se retourner un peu contre le président américain à mon avis.
08:4186 pour ce 10 ans américain avec les marchés actions qui ont bien progressé à la fin du mois d'août à la suite de Jerome Powell, de Jackson Hole pardon.
08:50C'est un grand symposium, un grand colloque des banquiers centraux.
08:54Là où justement Jerome Powell a laissé sous-entendre que si l'emploi continuait de se dégrader, en tout cas s'il se dégradait,
09:00eh bien alors il serait opportun de baisser les taux.
09:02Ça tout de suite, ça a plu au marché.
09:04Mais également une autre nouvelle qui est intervenue pendant ce temps, c'est la Fed qui visiblement va changer un petit peu ses calculs pour bien calculer l'inflation.
09:12Oui, alors c'est surtout que la Banque Centrale Américaine nous donne sa stratégie, comment elle va, sa fonction de réaction, pour faire simple, comment elle va réagir aux différents indicateurs.
09:22Et donc il y a un document qui a été publié, alors c'était l'autre partie de ce discours de M. Powell qui n'a pas du tout intéressé les marchés, je peux le comprendre,
09:28mais qui est très important pour savoir comment elle va réagir dans l'avenir.
09:33Alors il y a plusieurs modifications importantes qu'il faut avoir en tête.
09:35Première chose, pour la première fois, la Banque Centrale dit que la stabilité financière est un élément important de son mandat.
09:42Et ça c'est important, ça veut dire que si on avait des tensions sur les taux longs américains, jusqu'à un certain point,
09:46ça voudrait dire que ça pourrait rentrer dans le mandat de la Fed d'intervenir sur les marchés et de limiter, et donc aller prêteur en dernier ressort.
09:53Donc ça, elle renforce ce rôle finalement de stabilité financière, et ça c'est un message très important envoyé au marché,
09:58quoi qu'on en pense, elle sera là pour stabiliser les marchés financiers et éviter toute surreaction des marchés.
10:03Mais est-ce que ça, c'était déjà pas anticipé ?
10:05Alors maintenant c'est inscrit, c'est différent, ça fait partie de son mandat, c'est différent.
10:09C'était pressé, maintenant c'est fait.
10:11Voilà, c'est quand même un élément important pour les marchés.
10:13Alors après, il y a deux autres éléments qui sont plus ambigus.
10:15Premier élément qui peut être positif pour les marchés, c'est qu'elle nous dit qu'elle a une position,
10:19à un biais un peu différent selon si le taux de chômage est bas ou élevé.
10:25Si le taux de chômage est bas, ça ne veut pas dire forcément qu'on va mener une politique monétaire restrictive,
10:29puisque le taux de chômage ne va pas forcément induire plus d'inflation.
10:32Et ça, c'est un changement profond.
10:34Avant, c'était, on réagit en fonction du taux de chômage, mais on n'avait pas ce biais,
10:38en disant si le taux de chômage rebaissait trop bas, il fallait durcir la politique monétaire.
10:41Par contre, si le taux de chômage remonte, elle sera très réactive.
10:44Donc ça, c'est un point important, c'est pour ça que les marchés ont beaucoup réagi.
10:48C'est parce que si le marché du travail commence à vraiment réagir,
10:52il y a maintenant un biais pour qu'elle réagisse rapidement face à une dégradation du marché d'emploi.
10:56Dernier point, par contre, lui, qui est négatif pour les marchés,
10:59si l'inflation est maintenant là, au-dessus de 2%, strictement au-dessus de 2%,
11:05alors elle agira de manière très rapide et de manière très ample.
11:09Parce qu'avant, ce qu'elle nous disait, c'est qu'elle regardait l'inflation sur le cycle économique.
11:12Il fallait qu'en moyenne, on soit autour des 2%.
11:15Maintenant, si l'inflation commence à véritablement accélérer,
11:18à véritablement donner une image d'être durablement au-dessus des 2%,
11:23là, elle agira fortement, puisque sa priorité, c'est d'encadrer les anticipations d'inflation.
11:28Donc, c'est un double message que nous envoie Powell.
11:30D'une part, je serai flexible.
11:32Certes, si les chiffres de l'emploi vendredi ne sont pas bons, je peux baisser les taux.
11:35Mais attention, si je pense que l'inflation revient véritablement,
11:38que les droits de douane régénèrent durablement de l'inflation,
11:42je pourrais aussi changer et être très réactif et remonter mes taux.
11:45Donc, c'est un peu un double message que nous envoie la Banque Centrale.
11:48D'un côté très accommodant, dans le sens, je suis prêt à soutenir les marchés,
11:51ne vous inquiétez pas, je soutiens le marché du travail.
11:53Mais de l'autre, attention, je ne laisserai pas filer l'inflation.
11:56Donc voilà, c'est quand même important de lire ça,
11:58c'est quand même important de l'avoir en tête.
12:00Ça montre qu'à mon avis, la Banque Centrale, aujourd'hui,
12:02est prête à être beaucoup plus réactive, beaucoup plus flexible.
12:05Ça ne veut pas dire que si elle baisse en septembre,
12:07elle peut remonter très rapidement l'année prochaine
12:09si elle estime qu'il y a un vrai risque inflationniste.
12:12Donc voilà, ça montre quand même,
12:14elle va s'adapter beaucoup plus rapidement que par le passé
12:18face aux éléments économiques, face aux données.
12:21Donc, data dépendante, oui,
12:22mais elle sera encore plus réactive face à ces datas.
12:25Et ça change quoi concrètement, aujourd'hui,
12:27en termes de prévision pour les baisses de taux ?
12:30Est-ce que vous avez des économistes qui ont changé leur copie
12:33par rapport à la publication de ce document ?
12:35Alors, je ne sais pas comment tous mes confrères vont l'interpréter,
12:37mais ça, c'est un élément de vision
12:39que nous donne la Banque Centrale de fonction de réaction.
12:41Ça veut dire qu'elle va être beaucoup plus flexible,
12:43ce que je vous disais.
12:44Pour moi, je le perçois comme ça.
12:46Et je pense que, globalement, tout le monde a en tête
12:48qu'il y a une forte chance qu'elle continue à baisser ses taux,
12:51qu'elle devient moins restrictive.
12:53Mais encore une fois, ça veut dire que, pour moi,
12:56ça renforce l'idée qu'il y a deux indicateurs importants,
12:59aujourd'hui, pour la Banque Centrale américaine.
13:01Le taux de chômage, et si ce taux de chômage remonte très vite,
13:06là, à ce moment-là, elle agira vite.
13:08Mais attention, à l'inverse, il n'y a plus, forcément,
13:11aujourd'hui, un durcissement de politique monétaire
13:13lié qu'au marché du travail.
13:15Et par contre, je pense qu'il faut quand même rester prudent,
13:17parce qu'on va rentrer dans une zone de turbulence
13:19sur l'inflation aux États-Unis,
13:20avec un débat qui va être ouvert,
13:21parce que les droits de douane, ils vont se répercuter
13:23sur l'indice des prix.
13:24Oui, ça va se voir, ça va prendre plus ou moins de temps,
13:26mais ça veut dire qu'on va avoir une inflation
13:28qui va rester résiliente.
13:29Et là, ça nous montre que la fonction de réaction de la Fed
13:32peut être beaucoup plus réactive que par le passé
13:34face à cette inflation.
13:35Donc, attention au stop and go qu'on risque d'avoir
13:37si on a des mauvais chiffres d'inflation.
13:39C'est pour ça que je dis que,
13:40plus que les chiffres de l'emploi,
13:41qui maintenant, on est plutôt sur l'idée
13:43qu'ils vont baisser les taux,
13:44le vrai risque, si vous le dire,
13:45un scénario à risque,
13:46aujourd'hui, pour M. Trump,
13:48pour notre perspective de marché,
13:50c'est plutôt l'inflation.
13:51Si l'inflation remonte
13:52et si on s'aperçoit qu'on est dans un risque
13:54d'inflation durable,
13:55là, on aura des réactions
13:57beaucoup plus fortes sur les marchés.
13:58Donc, s'il y a un indicateur à suivre encore et toujours,
14:01c'est l'inflation aux Etats-Unis
14:02et voir comment on va digérer, finalement,
14:05cette hausse des droits de douane.
14:06Idéalement, il faudrait que ça soit progressif
14:07et pas d'effet cumulatif.
14:09Mais attention, c'est à surveiller,
14:10en tout cas pour les prochains mois,
14:12ça sera l'indicateur phare.
14:12Sans compter qu'en plus des droits de douane
14:14qui, forcément, viennent alourdir l'étiquette,
14:17il y a l'inflation des services
14:18qui, là aussi, n'est pas neutre.
14:20Loin de là, c'est l'inflation
14:21qui est la plus collante aux Etats-Unis.
14:23Oui, si on prend le dernier PCE,
14:25c'est vrai que pour près de la moitié...
14:26C'est l'indicateur de référence de la Banque Centrale.
14:30Alors, c'est un indicateur large,
14:31donc qui est beaucoup moins sensible,
14:32par exemple, que les prix à la production
14:33qui sont un indicateur sur les prix des biens
14:36et qui pondèrent plus les biens.
14:37Donc, il est plus sensible.
14:38Si vous voulez voir l'effet droit de douane,
14:39vous regardez les prix à la production.
14:41Si vous voulez voir l'inflation globale,
14:43vous regardez plutôt les prix du PCE.
14:44Et ces prix du PCE, pour près de moitié,
14:47c'est l'inflation dans les services
14:49qui reste forte, qui reste dynamique.
14:51Alors, il y a une partie service financier
14:54qui est peut-être liée à la conjoncture boursière
14:56et à la bonne performance des marchés,
14:57indirectement.
14:58Mais il y a quand même une inflation
14:59qui reste résiliente.
15:01Et puis, surtout, on commence à s'inquiéter
15:02parce qu'on voit que les prix des biens
15:04s'accélèrent quand même.
15:05Et on peut se poser la question,
15:06c'est qu'il n'y a pas que l'effet droit de douane.
15:08Et ça, ça pourrait inquiéter la Banque Centrale.
15:10C'est qu'on commence aussi à avoir
15:11des hausses de prix dans les secteurs
15:12qui sont protégés maintenant
15:13par les droits de douane de M. Trump.
15:15Donc, est-ce qu'il y a sa part redonnée
15:16du pricing power aux entreprises ?
15:18Est-ce que ça ne les incite pas
15:19à plus remonter les prix ?
15:20En tout cas, voilà, ça intervient
15:22à un moment où la Banque Centrale
15:24n'a pas beaucoup de marge de main-d'oeuvre
15:25sur l'inflation.
15:26L'inflation est déjà au-dessus de son objectif.
15:28Donc, si ces droits de douane
15:30vont avoir un impact forcément positif
15:32sur l'inflation,
15:33mais derrière, ça crée encore plus d'incertitudes.
15:35Donc, voilà, l'incertitude inflationniste
15:37peut revenir aux États-Unis
15:38comme un sujet de débat central.
15:40Et de l'incertitude qui se rajoute
15:42à l'incertitude, d'une certaine façon.
15:44Merci beaucoup, Christian Parizeau,
15:45de nous avoir accompagné ce matin.
15:46Conseiller économique pour Aurel BGC
15:48et président d'Altaïr Économique.
15:50C'est donc l'emploi américain
15:51qui sera publié ce vendredi
15:53avant l'ISM des services.
15:55Ça sera jeudi.
15:56Et le manufacturier, ça sera cet après-midi.
15:589h16, tout de suite,
15:59on se plonge dans la séance du jour.
16:03Avec Paul Marcel,
16:04qui nous attend ce matin
16:05depuis l'Atelier des Options,
16:07cofondateur de l'Atelier des Options.
16:08Bonjour, Paul Marcel.
16:09Merci de répondre à l'appel de BFM Business
16:11où vous serez avec nous désormais
16:13tous les mardis dans cette émission.
16:15Bon, on l'a vu tout à l'heure,
16:16le CAC 40 a ouvert en hausse de 0,3%.
16:18Et puis là, il s'est très vite retourné
16:20dans le sens où désormais,
16:22il est parfaitement stable à 7703 points.
16:26Oui, tout à fait.
16:27Donc, le CAC 40 aujourd'hui est en légère baisse.
16:29Et il a baissé également la semaine dernière,
16:33comme la plupart des indices.
16:34Mais il a un peu plus souffert
16:36que les autres indices européens,
16:37comme le DAX ou l'Eurostox.
16:39Alors, la sous-performance du CAC 40
16:40n'est pas due à un problème fondamental,
16:42mais bien à l'incertitude politique
16:44qui règne dans notre pays.
16:45Alors, ce que les investisseurs détestent
16:47le plus en bourse, c'est l'incertitude.
16:48Donc, ils ont davantage allégé leur position
16:51sur le CAC 40,
16:52et notamment sur le secteur bancaire,
16:53qui est le secteur qui a le plus souffert
16:55la semaine dernière.
16:55Les marchés sont en attente
16:58du vote de confiance de l'Assemblée
16:59de la semaine prochaine,
17:00et ils attendent également la décision
17:01de l'agence de notation Fitch,
17:04qui va donner son verdict
17:05sur la note française le 12 septembre.
17:08Sur les produits dérivés,
17:09par rapport à mon passage sur votre antenne
17:11la semaine dernière,
17:12il n'y a eu qu'une légère baisse
17:13de la position ouverte sur les futurs.
17:15La baisse du CAC 40 n'est pas forcément
17:16soutenue par les opérateurs,
17:18à moins qu'ils aient déplacé
17:19leur protection sur les options,
17:21puisqu'on a un pouls de call ratio
17:22qui a fortement augmenté.
17:24A signaler que sur les dérivés
17:25de l'Eurostox,
17:26qui est quand même plus liquide
17:27que le CAC 40,
17:28on a également la même configuration
17:29sur la position ouverte sur future
17:31et le pouls de call ratio
17:32sur les options.
17:33Alors maintenant,
17:34d'un point de vue graphique,
17:35le CAC 40 reste calé
17:36depuis quatre mois
17:37dans un large range
17:39compris entre 7 546 et 7950.
17:44Alors aujourd'hui,
17:44avec un CAC à 7 700,
17:46on est un petit peu juste en dessous
17:47du milieu du range.
17:49Alors si on venait à casser
17:49ce range par le bas,
17:51nous aurions par duplication
17:52une cible à la baisse
17:53de 7 150 points.
17:55Et si on venait à casser
17:56par le haut du range,
17:58nous aurions par duplication
17:59toujours une cible
18:00à la hausse de 8 350.
18:02A noter que le CAC 40 peut dire
18:04merci à HSBC ce matin
18:05puisque la banque revoit
18:07à la hausse ses objectifs de cours
18:09sur Keering et sur LVMH.
18:11Ça porte ses deux valeurs.
18:12Keering gagne 3,3% à 237 euros
18:14quand LVMH de son côté
18:15est à 517 euros.
18:18J'en parlais en préambule
18:19au début de cette émission.
18:20A l'inverse,
18:20Nestlé plombe la bourse de Zurich.
18:23Le titre perd un peu plus de 3%
18:25avec donc le groupe
18:26qui a annoncé hier soir
18:28l'Imoge,
18:29tout simplement son directeur général
18:30qui a eu une liaison amoureuse
18:32dans l'entreprise.
18:33Si on regarde l'once d'or
18:34cette fois, Paul Marcel,
18:35comment vous regardez
18:36cette once d'or
18:37qui n'en finit plus
18:38de battre des records
18:38ces dernières semaines ?
18:40Encore ce matin,
18:41nous sommes sur un record historique
18:433 555 dollars
18:45pour ses 31 grammes d'or.
18:48Oui, tout à fait.
18:48Alors l'or est un rempart
18:49contre l'inflation
18:50et les marchés anticipent
18:51une baisse des taux de la Fed.
18:53Donc ces deux facteurs
18:53sont bénéfiques à l'or
18:54et de plus l'incertitude
18:56ne règne pas seulement en France
18:57mais également aux Etats-Unis
18:59avec Trump et les droits de douane
19:00Trump et son ingérence
19:02auprès de la Réserve fédérale américaine.
19:04Donc encore une fois,
19:05les investisseurs
19:05n'aiment pas l'incertitude
19:06ce qui bénéficie au métal jaune
19:08qui vient de battre
19:09tous ses records.
19:11Alors d'un point de vue graphique,
19:12l'or a évolué depuis avril
19:14au sein d'un triangle symétrique
19:15qui est sorti par le haut
19:17de ce triangle
19:17la semaine dernière
19:18en cassant la résistance
19:20des 3440
19:21et en réalisant ainsi
19:23des plus hauts historiques
19:24donc hier et aujourd'hui.
19:26Résistance qui va maintenant
19:27devenir support.
19:28Alors maintenant qu'on est sorti
19:29par le haut de ce triangle symétrique
19:31et qu'on a cassé la résistance,
19:33l'objectif par projection
19:34va être d'aller les chercher
19:35les 3717 dollars l'once.
19:38Donc c'est une configuration
19:39qui est favorable
19:39pour les gens qui ne sont pas
19:40familiers de l'analyse technique.
19:42C'est une configuration
19:43qui est favorable
19:44pour cette once d'or
19:44et c'est ce qui aussi
19:45entretient cette eos
19:46visiblement.
19:47Oui, oui, tout à fait.
19:49Donc quand on casse
19:50un triangle symétrique
19:51comme ça
19:51et une résistance importante
19:53donc elle va servir
19:54de support
19:55donc si on vient
19:55retoucher ce support
19:57il y a potentiellement
19:58un signal d'achat
19:59pour effectivement
20:00après trader un rebond
20:01qui va vous pousser
20:02jusqu'à 3717.
20:04Et l'once d'or
20:04qui prend un peu plus
20:05d'un pour cent ce matin
20:06donc au-delà
20:06des 3500 dollars.
20:08Merci beaucoup Paul Marcel
20:09de nous avoir accompagné
20:09ce matin
20:10cofondateur de
20:11l'atelier des options.
20:139h20 sur BFM Business
20:14tout de suite
20:14on va regarder
20:15ce qui se passe
20:16un petit peu
20:16dans les portefeuilles.
20:19Avec Stanislas de Bayancourt
20:21gérant chez
20:21Sycomore Asset Management.
20:23Bonjour Stanislas de Bayancourt
20:24merci d'avoir répondu
20:25à l'appel de BFM Business
20:26ce matin.
20:27Au début de cette émission
20:28nous parlions de la Fed
20:30des baisses de taux
20:31anticipées par le marché
20:32aux Etats-Unis.
20:34Comment vous regardez
20:34ce sujet vous
20:35en tant que gérant
20:36d'un point de vue
20:37valeur ?
20:38Comment aujourd'hui
20:38ces valeurs évoluent
20:40dans ce contexte
20:40où le marché croit
20:41coûte que coûte
20:42que la Fed va baisser ses taux
20:44et dans la zone euro
20:45c'est un petit peu plus complexe
20:47pour la BCE
20:47dans le sens où la BCE
20:48a déjà largement fait le travail
20:49ces derniers mois ?
20:51Bonjour Etienne.
20:52C'est vrai que depuis Jackson Hole
20:53maintenant
20:54les marchés ont clairement
20:55intégré la guidance
20:57qu'avait donnée
20:58à l'époque le président
20:59de la Fed
21:00donc maintenant
21:00ça fait deux semaines
21:01et on attend
21:02plus de 80%
21:03de probabilité
21:04une baisse des taux
21:04de 25 points de base
21:06de la Fed
21:06à la prochaine réunion
21:07et possiblement même
21:09une deuxième baisse de taux
21:10avant la fin de l'année.
21:12C'est sûr que ça ouvre
21:14la voie pour la BCE
21:15ou en tout cas
21:16la possibilité
21:17également
21:17d'avoir une baisse de taux
21:19d'ici à la fin de l'année
21:20peut-être pas
21:20à la prochaine réunion
21:21mais un petit peu plus tard
21:22dans un contexte économique
21:24qui reste difficile
21:25une croissance à taux
21:26dans la zone euro
21:27dans certains pays
21:28comme la France
21:29une inflation
21:30qui est largement
21:30en dessous des 2%
21:32et donc tout ça
21:33peut permettre
21:34une poursuite
21:35du mouvement de baisse de taux
21:36également
21:36en zone euro
21:37avec un taux directeur
21:39qui pourrait passer
21:40de 2 à 1,64.
21:42Après le phénomène
21:43qu'on a vu depuis le début de l'année
21:44c'est quand même
21:44une forte quantification
21:45des courbes de taux
21:46c'est-à-dire que les taux longs
21:48ont peu bougé
21:48alors que les taux courts
21:49qui sont administrés
21:50par la BCE
21:51ont largement bougé
21:52et du coup
21:53certains secteurs
21:53qui traditionnellement
21:54bénéficient des baisses de taux
21:56par exemple
21:56le secteur immobilier
21:57ont eu des performances
21:59assez disparates
22:00pour les titres
22:00qu'ils composent.
22:02On a eu à la fois
22:03des entreprises
22:03comme Unibail
22:04qui ont publié
22:05de bons résultats
22:06qui poursuivent
22:07leur recovery
22:08avec notamment
22:09des trafics importants
22:10dans les soignes commerciaux
22:11une bonne tenue du commerce
22:13alors qu'il y a quelques années
22:14on prédisait
22:15avec le e-commerce
22:16un petit peu la fin
22:17de ces grands formats
22:18ce qui a permis
22:19à Unibail
22:20d'avoir un bon premier semestre
22:23une poursuite
22:23un désendettement
22:24qui se met en place
22:25qui certes met du temps
22:26pour Unibail
22:26parce que les cessions
22:27sont encore faibles
22:30dans ce domaine
22:30mais qui a permis
22:31de soutenir
22:32un autre titre.
22:32Ce titre Unibail
22:35ce matin
22:35c'est de la plus forte baisse
22:37du CAC 40
22:371,3%
22:38à 87,70 euros
22:40est-ce qu'il faut faire
22:40un lien
22:41avec le 10 ans français
22:42qui est à 3,57 ?
22:44Oui alors tout à fait
22:45tous ces titres là
22:46sont quand même
22:46assez sensibles
22:47au taux d'intérêt
22:48le 10 ans français
22:49comme vous l'avez vu
22:50c'est largement écarté
22:51au cours des dernières semaines
22:53on n'est plus qu'à 8 BP
22:54du 10 ans italien
22:55donc on est légèrement en dessous
22:57mais la différence
22:58est très faible
22:59on est à plus de 80 BP
23:00plus large
23:02que le 10 ans allemand
23:04donc il y a un net écart
23:06qui s'est creusé
23:06depuis maintenant un an
23:07mais qui perdure
23:08qui s'est même accentué
23:10et ces valeurs sont sensibles
23:11puisqu'elles portent
23:12une large partie de dettes
23:14pour financer
23:15les 6 achats d'actifs
23:16et par ailleurs
23:17la valorisation des actifs
23:18est souvent en lien
23:19ou en tout cas
23:20très sensible
23:21à l'évolution
23:21des taux d'intérêt
23:22donc pour toutes les valeurs
23:23de ce secteur
23:24c'est sûr qu'on a
23:25depuis deux semaines maintenant
23:27une pression plutôt baissière
23:28on la retrouve également
23:29chez Gécina
23:29qui détient des bureaux
23:31prime dans Paris
23:32qui depuis quelques années
23:33a fait un travail
23:34assez intéressant
23:34avec des fortes remontées
23:35des loyers
23:36donc du côté des revenus
23:37ça se passe très bien
23:37mais pourtant
23:38la valorisation du titre
23:40continue à marquer
23:41une forte décote
23:42aussi parce qu'il y a
23:43une défiance
23:44vis-à-vis de la France
23:46et des craintes
23:47sur les niveaux
23:47de taux d'intérêt
23:48Est-ce que c'est justifié
23:50dans le sens où
23:50ce sont des groupes
23:51qui sont internationaux
23:52typiquement
23:52Unibail est présent aux Etats-Unis
23:54donc ils ne se refinancent pas
23:55qu'à partir du 10 ans français
23:56il y a également bien sûr
23:57le 10 ans américain
23:58qui compte dans l'équation
23:59Alors c'est tout à fait vrai
24:01pour Unibail
24:02et ça mais surtout couplé
24:04à un business opérationnel
24:06qui a bien progressé
24:07a permis au titre
24:09malgré le contexte
24:10de taux français
24:11de progresser largement
24:12depuis le début d'année
24:13mais finalement
24:14cette quantification
24:15de la courbe de taux
24:16elle a aussi touché
24:18les valeurs allemandes
24:19si je pense par exemple
24:20à Vonovia
24:20qui là détient
24:22l'immobilier résidentiel
24:23en Allemagne
24:24c'est la plus grande
24:25entreprise foncière
24:26résidentielle allemande
24:26et même d'Europe
24:27elle a eu un parcours
24:29toujours très difficile
24:30parce que
24:30les taux restent quand même
24:32à des niveaux
24:32les taux longs
24:33à des niveaux relativement
24:34élevés
24:34malgré la baisse
24:35des taux courts
24:36et là en Allemagne
24:37pour des problèmes
24:38de réglementation
24:39les loyers augmentent
24:40mais de manière
24:41très progressive
24:42très lente
24:42et beaucoup moins
24:43que ce qui a été
24:43l'inflation au cours
24:44des dernières années
24:45et donc on voit également
24:46ce titre là
24:47relativement sous pression
24:49donc c'est pour ça
24:49que l'immobilier
24:50ce sont différents marchés
24:51et on voit que l'immobilier
24:53avec l'exposition internationale
24:54beaucoup plus diversifiée
24:56et finalement
24:57une bien meilleure tenue
24:58de son activité
24:59que ce qui avait pu être
25:00anticipé
25:01quelques années en arrière
25:02a quand même
25:03dans ce secteur
25:04pu performer
25:05après la problématique
25:06des taux d'intérêt longs
25:07et notamment la pression
25:08sur les taux longs français
25:09impacte complètement
25:11ce secteur
25:12Est-ce qu'aujourd'hui
25:14il faut regarder de près
25:15ces valeurs
25:15qui sont bien sûr
25:16liées à ce qui va se passer
25:17dans les prochaines semaines
25:18en France
25:19ou est-ce que c'est trop tôt
25:20pour revenir dessus ?
25:22Alors ces valeurs
25:23et on le voit depuis un an et demi
25:24elles sont quand même
25:25très liées au contexte
25:26de taux d'intérêt
25:27il est quand même difficile
25:29d'espérer à court terme
25:30une amélioration
25:31de la situation
25:32en tout cas de la perception
25:33de la situation
25:34par les investisseurs
25:34sur la dette française
25:35et donc une forte baisse
25:36des taux longs français
25:37on voit bien
25:38qu'on rentre dans une période
25:39délicate
25:40qui va durer plusieurs semaines
25:41d'abord d'incertitude politique
25:43et ensuite
25:44sur la négociation du budget
25:45dans un contexte politique
25:46qui va être assez tendu
25:48dans ces conditions-là
25:49il y a très peu de raisons
25:51pour entrevoir
25:53une baisse des taux longs français
25:55sur cette période
25:56et donc un soutien assez valable
25:58je pense qu'elle risque
26:00de rester sous une certaine pression
26:02au moins au cours
26:03des prochaines semaines
26:04par contre une fois
26:05qu'on aura passé cette séquence
26:07là on peut avoir
26:08une phase plus favorable
26:10on retrouve une forme
26:11de stabilité sur les taux
26:12et donc un contexte
26:14d'investissement
26:14qui permet de se projeter
26:16dans l'avenir
26:17Une fois de plus
26:18bien sûr
26:18il faut de la visibilité
26:20Un dernier mot
26:20Stanislas de Bayancourt
26:22Cicomore Asset Management
26:23sur Renault
26:24ça a été l'un des mercatos
26:26de cet été
26:26avec Luca Di Mio
26:27qui a quitté la direction
26:28de Renault
26:29pour rejoindre les équipes
26:30de Kering
26:31comment vous regardez
26:31ce dossier Renault
26:33qui en plus
26:34est dans une période
26:35compliquée
26:35pour le secteur automobile
26:37Oui tout à fait
26:38alors d'abord
26:39il y a une problématique
26:40sectorielle
26:40c'est un secteur
26:41qui est sous forte pression
26:42il y a une baisse
26:43de la demande
26:44il y a également
26:45finalement des produits
26:46où il y a eu
26:47beaucoup d'investissements
26:48faits pour développer
26:49des gammes électriques
26:50et finalement
26:50au niveau mondial
26:51les consommateurs
26:52sont un peu moins
26:54en demande
26:54de ces produits là
26:55ou en tout cas
26:56un peu moins
26:56que ce qu'on pouvait attendre
26:57il y a un ou deux ans
26:58ce qui est intéressant
27:00c'est qu'au cours
27:00des derniers mois
27:01on a vu que finalement
27:01en Europe
27:02la demande pour l'électrique
27:03était un peu plus résiliente
27:04Renault avait eu un mois de juin
27:06assez difficile
27:07ce qui avait conduit
27:08à un nouveau profit warning
27:09au mois de juillet
27:10ce qu'on voit
27:12dans les chiffres de juillet
27:13c'est que les ventes
27:13s'améliorent plus tôt
27:14que l'électrique
27:15est plus résiliente
27:16en Europe
27:17que dans les autres
27:17zones du monde
27:19et donc ça
27:20pour Renault
27:21on va peut-être
27:22commencer à trouver
27:23un terrain
27:24un peu plus favorable
27:25de ce côté là
27:25et ensuite
27:26côté management
27:27et organisationnel
27:28donc François Provo
27:29le nouveau CEO
27:29a été nommé au mois de juillet
27:30on voit qu'une nouvelle équipe
27:32est en place
27:32avec maintenant un chiffre
27:34dédié à la croissance
27:35donc ça c'est assez intéressant
27:36on voit bien
27:37que c'est un sujet clé
27:38et également
27:39la tête de dossier
27:40a une arrivée
27:40en provenance de Mercedes
27:42donc ça
27:43ça y est
27:43la nouvelle équipe
27:44est en train
27:45de se mettre en place
27:46le secteur reste
27:48assez difficile
27:50la valorisation
27:51est relativement basse
27:52et reflète finalement
27:53cette incertitude
27:54et ce manque
27:55de visibilité
27:56mais si on commence
27:57à avoir une stabilisation
27:58des secteurs
27:59et aussi
27:59il faut quand même voir
28:00que c'est un secteur
28:01où les taux d'intérêt comptent
28:02donc si on a à nouveau
28:03une nouvelle baisse de taux
28:03de la BCE
28:04pour toutes les ventes
28:06à crédit
28:06en ligne
28:07etc
28:07ça va aussi redonner
28:09un petit peu
28:10de flexibilité
28:11à ce secteur
28:12et ça peut donner
28:13un peu d'amélioration
28:14de ce côté-là
28:15également
28:15et le moral des consommateurs
28:17bien sûr
28:17qui est très important
28:18merci beaucoup
28:19de nous avoir accompagné
28:19ce matin
28:20Stanislas de Bayancourt
28:21gérant chez
28:22Sycomore Asset Management
28:25pour faire un point
28:26donc sur le secteur
28:27des foncières
28:28et sur le dossier
28:29Renault
28:29qui perd un peu plus
28:30d'un pour cent
28:30ce matin
28:311,3%
28:32à 33,59 euros
28:34Renault qui est challengé
28:36notamment
28:36par les constructeurs
28:37asiatiques
28:38par les constructeurs
28:38chinois
28:39ça tombe bien
28:39dans un instant
28:40on sera depuis Hong Kong
28:41avec Franck Benzimra
28:42stratégiste action
28:44Asie-Bagé
28:44basé à Hong Kong
28:46pour Société Générale
28:47CIB
28:47nous reviendrons
28:48notamment
28:48sur les constructeurs
28:50automobiles chinois
28:51et sur les valeurs
28:52technologiques
28:52qui ont connu
28:53un très bel été
28:54on voit ça dans un instant
28:55à tout de suite
28:55Good Morning Market
28:58sur BFM Business
29:00BFM Business présente
29:05Good Morning Market
29:07Étienne Braque
29:09deuxième partie
29:09de Morning Market
29:10dans un instant
29:11le face-à-face
29:12avec nos deux invités
29:13Sylvain Goyon
29:13de Montpensier
29:14Arbevel
29:15et Laurent Chauderge
29:16de BDL Capital Management
29:17mais juste avant
29:18je vous redonne
29:19la tendance
29:20à la bourse de Paris
29:21plus 0,2%
29:22pour le CAC 40
29:23après une hausse
29:23de 0,3% hier
29:257724 points
29:26le secteur du luxe
29:27qui mène la danse
29:28plus 4,5%
29:29pour Kering
29:30à 240 euros
29:31LVMH
29:32prend 3,5%
29:33avec HSBC
29:35qui est positif
29:36pour ses deux valeurs
29:37et qui revoit
29:37la hausse
29:38son objectif de cours
29:39à l'inverse
29:40Unibail
29:40téléperformance
29:41et Renault
29:41ferme la marche
29:42avec des pertes supérieures
29:44à 1%
29:44Le 10 ans français
29:46prend 4 points de base
29:47ce matin
29:47à 3,57
29:48mais ce sont bien
29:49l'ensemble des taux
29:50qui grimpent ce matin
29:51puisque vous avez
29:52un écart de taux
29:52de 8 points de base
29:53avec l'Italie
29:54et de 80 points de base
29:56avec l'Allemagne
29:57du côté des devises
29:59l'euro dollar
29:59est à 1,1773
30:00quand sur le front
30:02des valeurs
30:03du côté de l'Europe
30:04il y a un titre
30:04à suivre ce matin
30:05c'est Nestlé
30:06qui perd quasiment
30:072,5%
30:08avec le groupe
30:09qui a annoncé
30:10hier soir
30:10que son directeur général
30:12Laurent Frex
30:12était tout simplement
30:14mis dehors
30:14puisqu'il avait une relation
30:15amoureuse
30:16avec quelqu'un
30:17au sein de l'entreprise
30:19tout de suite
30:19c'est le focus du jour
30:20focus du jour
30:24comme tous les mardis
30:25c'est l'Asie à l'honneur
30:27et j'ai l'honneur
30:27et surtout le plaisir
30:28d'être au téléphone
30:29avec Franck Benzimra
30:31qui est responsable
30:32de la stratégie action
30:33en Asie
30:34chez Société Générale CIB
30:35bonjour Franck Benzimra
30:37merci d'être avec nous
30:38en direct sur BFM Business
30:39alors si pour nous
30:40il est 9h30 à Paris
30:41pour vous il est bien plus tard
30:42dans la journée
30:43puisque vous êtes en direct
30:44avec nous depuis Hong Kong
30:45vous connaissez très bien l'Asie
30:47et c'est très important
30:48de vous avoir
30:49pour regarder un petit peu
30:50quel est le sentiment
30:51actuellement en Asie
30:52quel est le sentiment
30:53actuellement en Chine
30:54sachant qu'on a
30:56des marchés action
30:57qui ont fait
30:57un très bon début d'année
30:59notamment pour les valeurs
31:00technologiques en Asie
31:02et particulièrement à Hong Kong
31:03Franck Benzimra
31:08que l'on va retrouver
31:08dans un instant
31:09on a un petit problème
31:10de liaison
31:10donc Franck Benzimra
31:11qui est responsable
31:12de la stratégie action
31:13en Asie
31:13pour Société Générale CIB
31:16nous allons bien sûr
31:17parler dans un instant
31:18de la tech chinoise
31:20vous avez vu hier
31:21que Alibaba a gagné
31:22plus de 18%
31:23à la bourse d'Hong Kong
31:24avec notamment
31:25des informations
31:25du Wall Street Journal
31:26qui évoquait
31:27qu'Alibaba était en train
31:28de développer une puce
31:29dédiée à l'intelligence artificielle
31:32afin de notamment
31:32rivaliser avec Nvidia
31:34et de se passer
31:35de la technologie américaine
31:36souvenez-vous
31:37le titre Nvidia
31:38avait accusé un petit peu
31:39le coup
31:40après un très beau parcours
31:41il ne faut pas l'oublier
31:41ces dernières semaines
31:42Nvidia était en baisse
31:43de 3% vendredi soir
31:45à la clôture de Wall Street
31:46vendredi soir oui
31:47car il n'y avait pas
31:47de séance hier
31:48du côté des Etats-Unis
31:50c'était la fête du travail
31:51et donc ça sera important
31:52de suivre la reprise
31:54des quotations
31:54cet après-midi
31:55Franck Benzimra
31:55est-ce que vous êtes avec nous ?
31:58Oui je suis avec vous
31:59Parfait
32:00donc je rappelle
32:00que vous êtes responsable
32:01de la stratégie action
32:02en Asie
32:03chez Société Générale CIB
32:04oui je vous demandais
32:06comment ça se passe
32:07du côté de l'Asie
32:08en ce moment
32:08sachant que
32:09le secteur technologique
32:10a connu un très beau parcours
32:12depuis le début de l'année
32:12Oui effectivement
32:15le secteur technologique
32:17se porte bien
32:18nous avons
32:19une forte hausse
32:21des marchés
32:22des marchés
32:22actions chinois
32:24et de Hong Kong
32:26alors si on regarde
32:27le marché de la technologie
32:29c'est très intéressant
32:30ce qui se passe
32:31parce que
32:31ce que l'on voit
32:33c'est que
32:33les progrès
32:35technologiques
32:36et le progrès
32:37dans les secteurs
32:38manufacturiers de pointe
32:39que l'on a
32:40depuis 2015
32:42qui est une grande priorité
32:43stratégique de la Chine
32:44commence à porter
32:45ses fruits
32:47sur les marchés
32:48actions
32:48et puis
32:49lorsque vous regardez
32:50de façon un peu plus fine
32:51sur les marchés
32:53de la technologie
32:53et notamment
32:54sur les marchés
32:54des semi-conducteurs
32:55vous commencez à voir
32:57un découplage
32:58dans le secteur
32:59qui vient en fait
33:02des politiques
33:04américaines
33:05de contrôle
33:06des exportations
33:07depuis 2017
33:08et vous avez
33:09aujourd'hui
33:10une industrie
33:11des semi-conducteurs
33:12sur lesquels
33:13les perspectives
33:14de croissance
33:14restent très fortes
33:16et c'est
33:16aujourd'hui
33:17ce que la bourse
33:18chinoise
33:18est en train
33:18de refléter
33:19Autre élément
33:21marquant
33:21la Chine
33:21ces dernières semaines
33:22bride un petit peu
33:23que ce soit
33:24ses mines
33:25on l'a notamment
33:26vu avec des mines
33:27de lithium
33:28qui ont été fermées
33:30afin de restreindre
33:30un petit peu
33:31l'offre à court terme
33:33idem du côté
33:34des usines
33:34alors à court terme
33:35forcément ça bloque
33:36un petit peu
33:37la croissance
33:37mais visiblement
33:38la Chine
33:39essaye de faire
33:40un pari
33:40sur le long terme
33:41par rapport à cela
33:42Oui
33:44alors ce que
33:45vous avez
33:46en fait
33:46il y a eu
33:47deux séquences
33:48sur les politiques
33:49chinoises récemment
33:50et la première
33:51ça a été
33:52priorité absolue
33:53pour développer
33:55les grands secteurs
33:55stratégiques
33:56ce qui a abouti
33:58à un certain nombre
33:59de surcapacités
34:00dans le marché
34:01des baisses de prix
34:02et un problème
34:03de déflation
34:04et puis
34:05vous avez
34:06depuis le mois
34:07de juillet
34:07une volonté
34:09des autorités
34:09chinoises
34:10de réduire
34:11ces surcapacités
34:12afin de lutter
34:14contre la déflation
34:15et d'éviter
34:17une concurrence
34:20qui soit
34:20trop irrationnelle
34:22donc là
34:23on le voit bien
34:24dans un certain
34:25nombre de secteurs
34:26dans le secteur
34:27du solaire
34:28dans le secteur
34:29minier
34:29et l'ambition
34:31c'est
34:32d'être capable
34:33de réduire
34:34l'ensemble
34:34des surcapacités
34:35donc ce qui a
34:36un impact
34:37à court terme
34:38sur l'économie
34:39chinoise
34:40mais qui
34:41sur le plus
34:43long terme
34:43pourra permettre
34:45c'est un des
34:46espoirs
34:47de lutter
34:49contre les pressions
34:50déflationnistes
34:50avec notamment
34:51la guerre commerciale
34:52qui bloque
34:54à court terme
34:54les exportations
34:55vers les Etats-Unis
34:56comment vous regardez
34:58la situation
34:58depuis Hong Kong
35:00par rapport à cette
35:00guerre commerciale
35:01qui touche
35:02actuellement la Chine
35:03on voit que
35:04depuis hier
35:04le président Xi Jinping
35:05reçoit ses homologues
35:07russes et indiens
35:08il essaye de trouver
35:09des débouchés
35:09notamment pour son industrie
35:11alors ce que
35:13ce que l'on voit
35:15depuis
35:15quelques années
35:16c'est que vous avez
35:17une croissance
35:18de la consommation
35:19qui est plutôt
35:20en berne
35:21alors que les exportations
35:23se portent très bien
35:24donc les exportations
35:25ont été le principal
35:26moteur
35:26de la croissance
35:28de la croissance
35:29économique en Chine
35:30et qu'aujourd'hui
35:31dans un contexte
35:32de tension commerciale
35:33comme vous le mentionnez
35:35cet élément
35:39d'exportation
35:39ne suffit plus
35:41à apporter
35:42la croissance
35:43donc qu'est-ce que
35:43ça veut dire
35:44deux choses
35:45depuis le début
35:48de l'année
35:48on commence à avoir
35:50une plus grande
35:51priorité
35:51donnée
35:53à un support
35:54de la consommation
35:55domestique
35:56donc c'est un sujet
35:57qui prend beaucoup
35:58beaucoup de temps
35:59qui est vraiment
36:00très graduel
36:01et puis
36:02comme vous le soulignez
36:04vous avez la recherche
36:05de nouveaux débouchés
36:06à l'étranger
36:07notamment
36:09dans
36:09les autres zones
36:11les autres zones
36:12émergentes
36:13sur lesquelles
36:14vous prenez par exemple
36:15le secteur automobile
36:16un certain nombre
36:16de secteurs
36:17il y a
36:18déjà
36:19un certain nombre
36:20d'avancées
36:21très importantes
36:22qui ont été
36:22faites
36:23Pour finir
36:24Franck Benzimra
36:25une dernière question
36:26en une minute
36:26comment aujourd'hui
36:27ça se passe
36:27en termes
36:28d'allocations
36:28chez vous
36:29quels sont
36:29aujourd'hui
36:30les secteurs
36:30que vous privilégiez
36:31chez Société Générale
36:32CIB
36:33Alors tout d'abord
36:36en termes de marché
36:37on reste surpondéré
36:39sur le marché chinois
36:40c'est notre marché favori
36:43on avait commencé
36:44en termes sectoriels
36:46à préférer
36:47les grandes valeurs
36:48de technologie
36:49et aujourd'hui
36:51on est en train
36:52d'avoir une vision
36:54un peu plus large
36:56des secteurs
36:57et donc de pas seulement
36:58rester sur les secteurs
37:00de technologie
37:01mais de regarder
37:01d'autres types
37:02de secteurs
37:03notamment la consommation
37:05sur lesquelles
37:06vous avez
37:06des décotes
37:08qui sont importantes
37:09par rapport
37:09à l'historique du marché
37:10par rapport
37:11à la concurrence
37:12étrangère
37:14et on trouve
37:15des opportunités
37:16d'investissement
37:17intéressantes
37:18Merci beaucoup
37:18Franck Benzimra
37:19Donc hors de Chine
37:20Oui
37:20hors Chine
37:23je voulais mentionner
37:23la Corée
37:24qui est un autre marché
37:26très décoté
37:27sur lequel on commence
37:28à avoir des revalorisations
37:29Merci beaucoup
37:30je rappelle que vous êtes
37:31responsable de la stratégie
37:32action en Asie
37:33chez Société Générale
37:35CIB
37:35en direct
37:36avec nous
37:36depuis Hong Kong
37:37c'est le focus du jour
37:39chaque mardi
37:39en direct
37:40depuis l'Asie
37:41afin de regarder
37:41d'un peu plus près
37:42ce qui se passe sur place
37:43tout de suite
37:44à 9h40
37:45c'est le face à face
37:46De face à face
37:49deux invités
37:49pendant un peu plus
37:50de 15 minutes
37:51afin de regarder
37:51la situation
37:52sur les marchés
37:53avec ce matin
37:54Sylvain Goyon
37:55qui est avec nous
37:56gérant action
37:56chez Montpensier Arbevel
37:57bienvenue
37:58merci d'être avec nous
37:59ce matin en plateau
38:01vous êtes accompagné
38:02de Laurent Chauderge
38:03membre du comité
38:04d'investissement
38:04chez BDL
38:05Capital Management
38:06bienvenue également
38:07merci d'être avec nous
38:08Laurent Chauderge
38:09pas mal de sujets
38:10à aborder sur les marchés
38:11avec un été
38:12qui on l'a vu
38:13a été riche en nouvelles
38:14grâce ou à cause
38:16du président américain
38:17on va regarder
38:18ce qui se passe
38:19bien sûr
38:19du côté de la Fed
38:20avec l'emploi américain
38:21qui sera publié
38:22vendredi
38:23l'indépendance
38:24des banquiers centraux
38:24c'est un sujet
38:25bien sûr
38:26que vous regardez
38:27Laurent Chauderge
38:27comment vous le regardez
38:29comment vous l'appréhendez
38:30ce sujet
38:30de l'indépendance
38:31de la banque centrale
38:32américaine
38:32de la Fed
38:33je pense qu'il y a deux choses
38:34il y a l'indépendance
38:35au sens systémique
38:36et puis les conséquences
38:38d'une prise de contrôle
38:39on va dire
38:40par Donald Trump
38:41à court terme
38:41et ce qui peut
38:42paraître surprenant
38:43c'est que les marchés
38:44finalement actions
38:44n'ont pas réagi
38:45tant que ça
38:46à ce qui s'est passé
38:46cet été
38:47sur la banque centrale
38:48américaine
38:48je pense que la raison
38:49principale
38:50c'est que les marchés
38:51actions sont pragmatiques
38:52et ils voient d'un côté
38:53le risque systémique
38:54à long terme
38:54mais ils voient qu'à court terme
38:56si Trump
38:58de facto
38:59prend le contrôle
38:59de la Fed
39:00les taux vont baisser
39:01très rapidement
39:01et ce sera bon
39:02pour l'économie
39:02et les marchés actions
39:03de manière plus systémique
39:05je pense qu'il n'y a pas
39:06de surprise au fait
39:07de ce qui se passe
39:08sur l'indépendance
39:09de la Fed
39:09comme il n'y a pas de surprise
39:10sur la politique tarifaire
39:11ni sur le dollar
39:12parce que
39:12si vous regardez
39:13Stephen Mirand
39:14qui est le chef
39:15des conseils économistes
39:16de Donald Trump
39:17l'année dernière
39:18il vous publie un papier
39:19qui est public
39:19au mois de novembre
39:20et qui vous explique
39:21ce qui va se passer
39:22au premier semestre
39:22notamment il vous dit
39:23que le problème
39:24des Etats-Unis
39:24c'est le dollar trop fort
39:25et qu'il va falloir
39:26faire baisser le dollar
39:27et il va falloir réduire
39:28le déficit américain
39:30et il explique que
39:31notamment pour faire ça
39:32si la Fed
39:33pouvait être manipulée
39:35en gros ce serait mieux
39:36donc depuis le début
39:37c'est ce qui se passe
39:38les tarifs sont augmentés
39:38le dollar baisse
39:40et maintenant on passe
39:40à la troisième étape
39:41de comment influencer
39:42la Fed
39:43et par rapport à cela
39:45est-ce qu'aujourd'hui
39:45c'est un scénario
39:46avec lequel vous êtes à l'aise
39:47en termes d'allocations
39:49parce que tout est
39:51un jeu d'équilibriste
39:51on le voit
39:52que ce soit sur la guerre
39:53commerciale etc
39:54à chaque fois
39:54la situation n'est pas idéale
39:56mais la bourse arrive
39:57à s'en accommoder
39:58d'une façon quand même
39:58spectaculaire
39:59c'est ce que je dis
40:00tout d'ailleurs
40:01vous avez d'un côté
40:01les chiffres économiques
40:02qui restent bons
40:03la perspective de baisse des taux
40:05qui augmente
40:06donc ça c'est positif
40:08à court terme
40:08et effectivement
40:09de manière plus long terme
40:10il y a le risque systémique
40:11nous nous concernant
40:12on a profité de l'été
40:13pour réduire un peu
40:14notre exposition
40:14au marché d'action
40:15et on reparlera d'allocations
40:16tout à l'heure
40:16juste sur ce sujet
40:17de l'indépendance
40:18des banquiers centraux
40:19et de la Fed
40:19comment vous regardez
40:20la situation
40:21Sylvain Goyon ?
40:22En fait
40:22ce qui est assez
40:23frappant
40:25je trouve que c'est
40:25la différence de réaction
40:26qu'on peut avoir
40:27du côté obligataire
40:27et du côté action
40:29on a un marché obligataire
40:30qui se montre quand même
40:31beaucoup plus concerné
40:32qui peut être
40:32en train de nous dire
40:33qu'il y a potentiellement
40:34une erreur de politique monétaire
40:35qui peut être faite
40:36justement via
40:37cette réduction
40:39de l'indépendance
40:39de la Fed
40:40et en fait moi
40:41l'épisode historique
40:42auquel j'aurais tendance
40:44à faire référence
40:45c'est plutôt celui
40:45des années 70
40:46on avait en fait
40:47des interactions
40:48très très nombreuses
40:49entre l'administration
40:50Nixon et la Fed
40:51à l'époque
40:51pour justement
40:52pousser à la baisse des taux
40:53à un moment donné
40:54où il y avait
40:55des poussées inflationnistes
40:55qui étaient assez fortes
40:56et on sait
40:57que ces poussées inflationnistes
40:57elles restent présentes
40:58du fait justement
40:59des droits de douane
40:59et on a vu effectivement
41:01que derrière cela
41:01les conséquences
41:02sur le marché actions
41:03à long terme
41:04ont été plutôt
41:04assez bériches
41:06donc pour le moment
41:07on a un marché actions
41:08alors comme Laurent le disait
41:09qui a plutôt tendance
41:09effectivement
41:10à très bien se comporter
41:11et la question de savoir
41:13en fait qui a raison
41:13c'est toujours pareil
41:14donc j'ai envie de vous dire
41:15qu'à très court terme
41:16je pense que tactiquement
41:17il est tout à fait intéressant
41:18de regarder le marché actions
41:20pour les raisons effectivement
41:20qui sont liées à la baisse des taux
41:21et le soutien que ça peut apporter
41:23à plus long terme
41:23moi je me montrerai
41:24un petit peu plus circonspect
41:26surtout à un moment
41:27où finalement
41:28vous avez
41:28toutes les thématiques
41:29d'intelligence artificielle
41:30qui sont le fauteuil de pilote
41:32vous avez 2% de la capitalisation
41:34enfin pardon
41:352% des entreprises
41:36qui représentent effectivement
41:3740% de la capitalisation
41:39peut-être 90% des profits
41:40et donc moi j'ai envie de dire
41:42c'est peut-être plutôt
41:43le marché obligataire
41:43qui a raison en fait
41:44de se montrer concerné
41:45et après ça
41:46il faut jouer effectivement
41:47habilement
41:47de cette temporalité
41:49qui n'est pas exactement la même
41:50pour arriver à faire les choses
41:51donc sur le court terme
41:53constructif sur les actions
41:54plus long terme
41:55je me montrerai
41:56peut-être un petit peu
41:56plus circonspect
41:57constructif malgré les records
41:58qui ont été touchés
41:59la semaine dernière
42:00du côté de Wall Street
42:01où vous regardez
42:01la situation différemment
42:03entre l'Europe
42:03et les Etats-Unis
42:04en fait on peut se montrer
42:06effectivement constructif
42:08parce que la profitabilité
42:09des entreprises
42:09et on l'a vu
42:10on a eu à un moment donné
42:12tout un discours
42:12en début d'année
42:13qui était très favorable
42:14à l'Europe
42:14où en fait on disait
42:15c'est l'exceptionnalisme américain
42:17finalement
42:17c'est pas si solide que ça
42:19et on a eu le retour en force
42:21des Max 7
42:22parce que les résultats
42:23ont été effectivement
42:24assez extraordinaires
42:25donc Nvidia
42:26les résultats
42:27ont été très bons
42:28ce que le marché
42:29n'a pas apprécié
42:30entre guillemets
42:30parce que ça n'a pas
42:31non plus été une catastrophe
42:32c'est plutôt le discours
42:33sur un ralentissement
42:34tendanciel
42:35mais qui reste quand même
42:35extrêmement ténu
42:36et finalement Nvidia
42:37est aujourd'hui
42:38moins cher qu'il y a 4 ans
42:39donc quelque part
42:41en fait on peut penser
42:42qu'il y a une forme
42:42de continuation
42:43surtout si on met ça
42:45dans la révolution technologique
42:47qui est en cours
42:48et le besoin
42:49effectivement structurel
42:50que l'on a
42:50des composants
42:52qui sont fabriqués
42:52par exemple par cette société
42:53donc là
42:54l'horizon de temps
42:55est très long
42:55la question qui se pose
42:56c'est effectivement
42:57plutôt de savoir
42:58comment ce rallye
42:59peut se diffuser
42:59ou pas justement
43:00au reste du marché
43:01avec l'Europe
43:02qui est désormais
43:02un petit peu boudée
43:03Laurent Chauderge
43:05quand on regarde
43:05en début d'année
43:06comme vient de le souligner
43:07Sylvain Goyon
43:07et bien les flux
43:08étaient très importants
43:10et puis là
43:10maintenant
43:10on voit que ça bloque
43:12un petit peu
43:12il y a beaucoup moins
43:13de records en Europe
43:14désormais
43:14sur les indices
43:15c'est vrai que l'Europe
43:17a démarré très fortement
43:18en début d'année
43:19personne ne l'attendait
43:20quasiment
43:21donc je pense qu'il y a
43:22une petite phase de digestion
43:23mais nous on reste
43:23très positif sur l'Europe
43:25en absolu
43:25et en relatif
43:26par rapport aux Etats-Unis
43:27sur la deuxième partie
43:29de l'année
43:29vous aurez peut-être encore
43:30une baisse de taux
43:30de la BCE
43:31vous allez avoir
43:32le plan budgétaire allemand
43:33qui commence vraiment
43:34à démarrer
43:35on va voir les premiers euros
43:36qui sont dépensés
43:37vous avez
43:38le marché de la construction
43:39qui va repartir
43:40grâce à la baisse des taux
43:41et qui était en berne
43:42depuis 2-3 ans
43:43et vous avez les indicateurs macro
43:45qui commencent
43:46à montrer un début
43:48de rebond en Europe
43:48d'autre part
43:50vous avez ces flux
43:50qui ont commencé
43:51en début d'année
43:52et qui à mon avis
43:52vont continuer
43:53parce que de l'autre côté
43:54vous avez cette fin
43:55de l'exceptionnisme américain
43:57vous avez ces surpondérations
43:58massives des gérants
43:59sur les actifs américains
44:00pour vous donner une idée
44:02les fonds européens
44:03leur détention
44:04d'action américaine
44:05est passée de 17%
44:07il y a 15 ans
44:07à 45% aujourd'hui
44:09donc vous êtes étranger
44:10détenteur d'actifs américains
44:11vous voyez le dollar baisser
44:12probablement ne serait-ce
44:14que par prudence
44:14vous voulez réduire
44:15un petit peu votre allocation
44:16donc les flux en Europe
44:17devraient continuer
44:18et je vais finir par le M&A
44:20fusion acquisition
44:20on aurait pu penser
44:21que le M&A
44:22dès la première partie d'année
44:23sur les sociétés européennes
44:24avait vraiment explosé
44:25vu l'enthousiasme
44:26quand vous regardez
44:27le montant de transactions
44:28il est similaire
44:29au premier semestre
44:29de l'année dernière
44:30donc je pense que
44:31cette vague M&A
44:32est devant nous en fait
44:33et ça c'est bon bien sûr
44:34pour les OPA
44:36les retraits de cote
44:37bien sûr
44:38avec certains investisseurs
44:39qui se placent
44:40sur ce type de thématique
44:41néanmoins il y a
44:42un argument
44:43Sylvain Goyon
44:44c'est les résultats
44:45d'entreprise
44:45on l'a vu lors
44:46des résultats du premier semestre
44:48et dans les prévisions
44:49pour l'année en cours
44:50en Europe
44:51on est plutôt sur
44:52des révisions à la baisse
44:53alors que du côté
44:54des Etats-Unis
44:55ça tient
44:55ça c'est vrai que
44:56c'est quand même
44:56un élément factuel
44:58c'est à dire que
44:58certes Wall Street
44:59est sur des records
44:59mais les entreprises
45:00arrivent à rendre
45:01des copies en ligne
45:02ou au-dessus des attentes
45:03c'est tout à fait juste
45:05alors c'est vrai
45:05que cette déception
45:06quand même
45:06elle est relative en Europe
45:08puisque malgré tout
45:09même si ces résultats
45:10sont finalement
45:10effectivement moins importants
45:12que les résultats américains
45:13en tendance
45:13ils ont été meilleurs
45:14que ce qui était attendu
45:15et en fait
45:16on le sait
45:16sur les marchés financiers
45:17ce qui est intéressant
45:18c'est pas uniquement
45:19le jugement
45:20sur le niveau absolu
45:21des variables
45:21mais plutôt la surprise
45:22ou la tendance
45:23en fait
45:24qui est intéressante
45:24et moi je rebondis
45:26sur ce que dit Laurent
45:27dans le fond
45:29ce qui est important
45:30c'est effectivement
45:30ce qui est en train
45:31de se passer
45:31et là on a quand même
45:32une succession d'événements
45:33qui sont quand même
45:34plutôt favorables
45:34vous l'avez évoqué
45:36il y a effectivement
45:37l'expansion budgétaire
45:38en Allemagne
45:38on a quand même
45:39des PMI
45:39qui restent pour le moment
45:40à la frontière de l'expansion
45:41mais qui sont en tendance
45:43en amélioration
45:43sur le plan géopolitique
45:45alors on verra
45:45ce qu'il en est
45:46mais bon quand même
45:47on a peut-être le sentiment
45:48qu'on va arriver
45:49à sortir de cette guerre
45:50finalement en Ukraine
45:50cette détente
45:51qu'est-ce qu'on a vu
45:52qu'elle apporte
45:53potentiellement
45:54une baisse du prix de l'énergie
45:55donc c'est moins
45:56effectivement de pression
45:57sur l'inflation
45:58ça veut dire aussi potentiellement
45:59là je rebondis aussi
46:00complètement
46:01donc je suis désolé
46:01pour le débat
46:02c'est pas terrible
46:02mais on est d'accord
46:03donc la BCE
46:05qui peut effectivement
46:05là aussi
46:06faire un petit effort
46:07en termes de baisse de taux
46:08donc tout ça nous donne
46:10nous en fait
46:10en termes d'objectifs
46:11on n'a pas non plus
46:12des choses délirantes
46:13à un espace
46:13dans un délai d'un an
46:15mais on a facilement
46:165 à 6% de potentiel
46:17ce qui avec une inflation
46:18qui est revenue finalement
46:19dans son étiage de 2%
46:21est quelque chose
46:22de tout à fait confortable
46:23sachant que le premier semestre
46:24a été plus que correct
46:25absolument
46:26on avait des performances
46:27qui étaient proches
46:28de 10%
46:29pour les indices larges
46:30en Europe
46:30voire même plus de 20%
46:32pour l'indice
46:33de la bourse de Francfort
46:34le DAX
46:35je vous rappelle d'ailleurs
46:35la clôture
46:36la séance
46:37pardon pas la clôture
46:37encore la séance
46:38à la bourse de Paris
46:39après avoir ouvert
46:40sur une hausse de 0,3%
46:42on a une baisse
46:42de 0,18%
46:44le CAC 40
46:44qui a du mal
46:45à s'installer
46:45au-delà des 7700 points
46:477694 points
46:48et pourtant
46:49le CAC 40
46:49surperforme
46:50par rapport aux autres
46:51indices en Europe
46:52grâce au secteur du luxe
46:54Kering prend un peu plus
46:55de 3% à 237 euros
46:57quand LVMH
46:58est à 517 euros
46:59sur une hausse
47:00de 2,8%
47:01donc grâce à HSBC
47:03qui revoit son objectif
47:05de cours
47:05sur ces deux valeurs
47:06donc pour débattre un petit peu
47:08de cette situation
47:09Sylvain Goyon
47:10Giron Action
47:10chez Montpensier
47:11Arbevel
47:11et Laurent Chauder
47:12membre du comité
47:13d'investissement
47:13chez BDL Capital Management
47:15en termes d'allocations
47:17est-ce que Sylvain Goyon
47:18vous avez réduit
47:19votre exposition
47:20à la France
47:20par rapport
47:21aux nouvelles incertitudes politiques
47:23on voit une nouvelle fois
47:24que le disant français
47:25pousse ce matin
47:26il prend 5 points de base
47:27à 3,58
47:27on revient sur des niveaux
47:28du mois de mars
47:29les situations
47:31les entreprises domestiques
47:33continuent de sous-performer
47:34ce matin
47:34des entreprises
47:35qui sont présentes
47:36dans la construction
47:36dans les concessions
47:38notamment FH, Vinci
47:40ont perdu plus de 10-15%
47:41l'espace d'une semaine
47:42oui alors
47:43naturellement
47:44oui on a réduit
47:45notre exposition
47:46à la France
47:47pour des raisons
47:48effectivement
47:48qui sont celles
47:49je dirais plus
47:49d'une réponse
47:51habituelle des marchés
47:53lorsqu'un risque politique
47:54est en train de se concrétiser
47:55on a eu ça
47:55il y a quelques années
47:56quand on avait par exemple
47:57un véritable problème souverain
47:58en Italie
47:58on savait qu'il fallait
47:59se montrer effectivement prudent
48:00sur cette exposition géographique
48:02indépendamment de la qualité
48:03fondamentale des entreprises
48:05on a fait un petit exercice
48:07qui vaut ce qu'il vaut
48:08on a en fait regardé
48:09sur le plan d'une régression
48:11quel était le niveau de spread
48:13en fait
48:13qui était joué
48:14justement par la baisse
48:15de ces entreprises françaises
48:17et en fait là aussi
48:18on parlait tout à l'heure
48:18des Etats-Unis
48:19de cette dichotomie
48:20qu'il y a entre le marché
48:20je dirais obligataire
48:21et le marché actions
48:22le pessimisme en fait
48:23qui est pricé
48:26par le marché actions
48:26sur les entreprises
48:27que vous venez de citer
48:28équivaut en fait
48:29à l'élargissement
48:30d'un spread
48:30du spread en fait
48:32avec l'Allemagne
48:32d'environ une centaine
48:33de points de base
48:34par rapport à la situation
48:35pré-discours de Bérou
48:37c'est probablement excessif
48:38dans l'environnement actuel
48:40mais là encore une fois
48:41c'est ce que disait Keynes
48:42le marché c'est un concours
48:43de beauté
48:44donc il ne faut pas se montrer
48:45je dirais peut-être
48:45plus malin que les autres
48:47à un instant T
48:47si le marché ne veut pas
48:49effectivement de cette thématique
48:50pour des raisons
48:50qui sont effectivement solides
48:52de crainte politique
48:53à ce moment-là
48:53il est plutôt prudent
48:54de ne pas s'exposer
48:57aux entreprises
48:57qui peuvent être
48:58justement surtaxées
48:59demain pour financer
49:00même si une partie du chemin
49:02a sûrement déjà été fait
49:03absolument
49:03une partie du chemin
49:04a déjà été fait
49:06et même je dirais
49:08une partie relativement considérable
49:09j'ai envie de vous dire
49:10qu'il y a presque un an
49:10en fait que ce chemin
49:11a été fait
49:11depuis juillet 2024 en fait
49:13exactement
49:14la réalité
49:15je dirais que c'est ce qui nous protège
49:17en fait aujourd'hui
49:18ce qui n'est pas pricé
49:19selon nous dans le marché
49:20c'est le scénario du pire
49:21donc à savoir par exemple
49:23une démission anticipée
49:24du président de la république
49:25voilà
49:25ça bien sûr
49:26c'est un scénario
49:27qui n'est pas du tout anticipé
49:28que ce soit par l'obligataire
49:29mais également par le marché action
49:30votre point de vue
49:31chez BDL Capital Management
49:33par rapport à tout cela
49:34Laurent Chauderge
49:34oui dans notre fond principal
49:37par exemple BDL Rempart
49:38on a réduit
49:40on est peu exposé
49:41à la France aujourd'hui
49:42de l'ordre de 9 à 10%
49:43on était plutôt
49:44autour de 25-30%
49:45il y a quelques mois
49:46donc on est bien en dessous
49:48des indices
49:48qui sont
49:48quel que soit l'indice
49:49que vous preniez
49:49le stock 50
49:50ou le stock 600
49:51on va dire
49:51entre 15 et 30%
49:52donc on est prudent
49:53sur la France
49:54et on est prêt
49:56à saisir les opportunités
49:57en fonction de ce qui se passe
49:58d'une dissolution
49:59ou pas
49:59etc
49:59alors vous
50:00chez BDL Capital Management
50:03vous avez aussi
50:03des positions short
50:04c'est à dire que
50:05vous vendez à découvert
50:06vous vous dites
50:07bon là on pense que
50:08et bien cet indice
50:09ou ce sous-jacent
50:10va baisser
50:11donc in fine
50:12si ça baisse
50:12et bien vous
50:13votre position monte
50:14est-ce que
50:15vous avez renforcé
50:16vos positions short
50:17sur la France ?
50:18alors on a essentiellement
50:20augmenté nos positions short
50:21sur la France
50:22on va dire de manière indirecte
50:24puisqu'on a augmenté
50:25les couvertures indicielles
50:26notamment par le stock 50
50:27et comme la France
50:28est un gros poids du stock 50
50:30par transparisation
50:31ça vous permet
50:32de faire baisser
50:32l'exposition de France
50:33de manière assez importante
50:34donc à court terme
50:35prudent sur l'Eurostox 50
50:36et à l'inverse
50:38où est-ce que vous êtes long
50:39où est-ce que vous pensez
50:40que là il y a du potentiel ?
50:41Ce qu'on a remarqué
50:42depuis le début de l'année
50:43c'est que
50:44par rapport à il y a 2-3 ans
50:46vous commencez à pouvoir
50:47acheter de nouveau
50:48des belles entreprises
50:49de qualité
50:49avec de la visibilité
50:50dans une industrie
50:51oligopolistique
50:53à des prix très raisonnables
50:54donc je vais vous donner
50:55un ou deux exemples
50:56on est devenu actionnaire
50:57par exemple de Philips
50:58dans le médical
50:59de Fresinus Medical Care
51:01dans la santé
51:02de Pouch
51:03dans les parfums
51:03c'est des métiers rentables
51:05assez concentrés
51:06et qui sont sur des valorisations
51:08aujourd'hui
51:08que vous ne pouviez plus retrouver
51:09depuis 2-3 ans
51:10et ce qui s'est passé
51:11en fait c'est que
51:12post taux d'intérêt négatif
51:14si vous vous souvenez
51:14ces belles valeurs
51:15de croissance de la visibilité
51:16ont très fortement performé
51:18leurs valorisations
51:19sont venues très élevées
51:20et ça fait 3-4 ans
51:21qu'elles digèrent
51:21un petit peu ce multiple
51:22et aujourd'hui
51:23on peut de nouveau
51:24rentrer dedans
51:24à des prix très raisonnables
51:25sur des beaux métiers
51:26Par contre
51:27il ne faut pas se tromper
51:28de cheval
51:29entre guillemets
51:29on le voit encore aujourd'hui
51:31avec Nestlé
51:31qui perd un peu plus de 2%
51:33parce que son patron
51:34a été viré hier soir
51:36c'est-à-dire
51:36qu'une fine
51:37même des sociétés
51:37qui sont moins chers
51:38qu'il y a 4-5 ans
51:39peuvent continuer
51:40de dévisser
51:41Nouveau Nord-Disc
51:42certes
51:43c'est moins cher aujourd'hui
51:44qu'il y a 3 semaines
51:46mais on voit que le titre
51:47continue d'être
51:48en souffrance
51:49et ce n'est pas évident
51:49de rentrer sur
51:50pas des couteaux qui tombent
51:51mais des titres qui baissent
51:53Alors vous avez raison
51:55et c'est tout le travail
51:55d'investigation qu'on fait
51:56c'est pour ça qu'on a
51:57une quinzaine d'analyses financières
51:58qui passent leur temps
52:00à notamment visiter
52:00les sociétés
52:01et c'est pour ça
52:02qu'on insiste
52:03sur avoir une certaine
52:04marge de sécurité
52:04sur le prix qu'on paye
52:05au cas où nos hypothèses
52:07seraient moins bonnes
52:07que prévues
52:08mais ce qui nous intéresse
52:09souvent c'est
52:09une industrie
52:10qui reste porteuse
52:11un marché assez concentré
52:13et il se passe quelque chose
52:14sur la société
52:15peut-être un changement
52:16de management
52:16un changement de stratégie
52:18et en général
52:19c'est des belles opportunités
52:20de rentrer sur ces métiers-là
52:21Sylvain Goyant
52:21le mot de la fin
52:22par rapport à cela
52:23en fait nous
52:25on reste malgré tout
52:26effectivement
52:27plutôt constructif
52:28sur l'ensemble du marché
52:29je trouve que
52:30c'est finalement
52:31notre métier
52:32c'est quand même
52:32de jouer avec la volatilité
52:33cette volatilité
52:34nous offre des opportunités
52:35qui sont assez intéressantes
52:36donc là on est
52:37il faut faire attention
52:38à ne pas adopter
52:40un point de vue français
52:41sur l'ensemble du marché
52:42on a des difficultés
52:44en revanche
52:45au niveau européen
52:46il y a encore
52:46beaucoup d'intérêt
52:47on parlait tout à l'heure
52:48de l'amélioration
52:49des PMI
52:50donc on est encore
52:50plutôt nous assez cyclique
52:51l'un des secteurs
52:52qui a très très bien fonctionné
52:53sur le plan cyclique
52:54c'est le secteur bancaire
52:55et on voit qu'il y a
52:56beaucoup de choses
52:56qui sont en train de se passer
52:57au niveau des marchés de capitaux
52:58au niveau peut-être
52:59potentiellement
53:00de certaines baisses
53:01de demandes de capitaux propres
53:03et tout ça
53:04ça peut libérer encore
53:05effectivement pas mal
53:06de ressources
53:07donc il n'y a pas
53:08que les 7 magnifiques
53:08c'est un petit peu ça le message
53:09absolument
53:10la diversification
53:11c'est l'essence
53:12de notre métier
53:12et donc évidemment
53:13il n'y a pas
53:14que les 7 magnifiques
53:15Sylvain Goyon
53:16gérant action
53:16chez Montpensier Arbevel
53:17merci beaucoup
53:18d'être venu ce matin
53:18en plateau
53:19merci également à
53:20Laurent Chauder
53:20je membre du comité
53:21d'investissement
53:22de BDA Capital Management
53:24le CAC 40
53:24donc en baisse de 0,2%
53:267 693 points
53:28dans une poignée de secondes
53:29il sera 10h
53:30et vous retrouvez
53:30Raphaël Legendre
53:31et ses experts
53:32oui c'est l'heure des experts
53:33le nouvel horaire
53:34de 10h à 11h
53:34tous les jours
53:35sur BFM Business
53:36en direct aujourd'hui
53:37au programme
53:38on va parler fiscalité
53:39sur les hauts patrimoines
53:40et la réponse
53:41de Gabriel Zuckman
53:42au Premier ministre
53:43François Bayrou
53:45on parlera aussi
53:46du budget à venir
53:47du PLFSS
53:47qui prévoit
53:48une sous-indexation
53:49des retraités
53:50jusqu'en 2030
53:51parce que c'est pas
53:52la prochaine bombe politique
53:54les retraités
53:54le gouvernement
53:55qui vise aussi
53:56un milliard d'économies
53:57sur l'apprentissage
53:58dans le prochain budget
53:59est-ce que c'est tenable
54:00et puis on parlera également
54:02du bras de fer
54:03entre l'Europe
54:04Bruxelles
54:05et Washington
54:05sur la réglementation
54:07du numérique
54:08le bras de fer
54:09qui continue
54:10et puis peut-être aussi
54:11si on a le temps
54:11du Mercosur
54:12qui pourrait être
54:14bientôt annoncé
54:15à Bruxelles
54:16avec un accord spécifique
54:17pour les Français
54:18voilà vous connaissez
54:19le programme
54:19des experts
54:2010h-11h
54:21sur BFM Business
54:22et nous on se retrouve
54:23dès demain
54:23à partir de 9h
54:24pour Good Morning Market
54:25et le suivi de la séance
54:26bien sûr
54:27vous le retrouvez
54:28tout au long de la journée
54:29sur BFM Business
54:30et dont aussi
54:31bien sûr
54:31dans BFM Bourse
54:33à partir de 15h30
54:34avec l'ouverture de Wall Street
54:35Wall Street
54:35qui va faire son retour
54:36puisque hier c'était
54:37la fête du travail
54:38il n'y avait pas de cotation
54:39aux Etats-Unis
54:39très bonne journée
54:40Good Morning Market
54:43sur BFM Business
54:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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