- il y a 3 mois
Ce lundi 22 juin, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion, s'est penché sur le décès de l'ex-président de la Fed A. Greenspan, le programme de la semaine aux États-Unis, la présentation d'un modèle d'IA chinois puissant sur le marché et la victoire de l'extrême droite aux élections présidentielles en Colombie. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Et oui, ça y est, la cloche retentie à l'ouverture de BFM Bourse, il est pile 9h30 là-bas
00:04à New York, ça y est, Wall Street s'éveille et entame sa semaine boursière.
00:08Pour en parler, notre Dream Team, ils sont là, John Plassard pour Cité Gestion, bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:13Bonjour Dion, bonjour Antoine.
00:15Et Antonin Gaudry, oui, il est là aussi en fil rouge, re-bonjour Antoine.
00:18Re-bonjour, bonjour John.
00:19Après ce premier épisode de la semaine de Tout pour investir ce matin, je le vois d'ores et déjà
00:22en podcast et replay d'ailleurs.
00:23Oui, avec une question intéressante, face à la volatilité des marchés, est-il bien prudent de rester totalement statique ?
00:30On avait un intervenant qui nous propose des techniques de hedge, de couverture de court terme sur de longues positions
00:35patrimoniales,
00:36mais adaptées aussi aux petits patrimoines.
00:39Alors ça, c'est assez nouveau, il nous expliquait un petit peu sa stratégie et via la mutualisation, on peut
00:44arriver à très bons résultats.
00:45Donc du coup, à retrouver en podcast, en replay dans cette édition de Tout pour investir.
00:50On a beaucoup parlé, vous parliez d'énergie, on a beaucoup parlé du secteur de l'énergie aussi en début
00:54d'émission.
00:55Et nous champions français, notamment Schneider Electric et Le Grand.
00:57On va parler de la tendance, la séance du jour à Wall Street, les grands enjeux de la semaine.
01:01D'abord, John, quand même, bien sûr, les marchés mondiaux aujourd'hui saluent, on imagine, en tout cas, se remémorent
01:07un homme décédé.
01:08Aujourd'hui, Alan Greenspan, à l'âge de 100 ans, Alan Greenspan, qui avait présidé la fête pendant une période
01:13gigantesque de 87, 1987 à 2006.
01:16Il a enjambé le siècle, Alan Greenspan, et il est donc décédé tout à l'heure.
01:19Alors, Donald Trump, quand il cherchait un successeur à Jerome Powell, disait « j'aimerais bien trouver un successeur au
01:24profil Alan Greenspan ».
01:26Il aurait voulu une forme d'Alan Greenspan à la tête de la Fed.
01:28Qu'est-ce qu'on doit retenir d'Alan Greenspan, John ?
01:32Écoutez, tout d'abord que c'était un immortel.
01:35Pourquoi ? Parce qu'il y a quelques semaines, voire quelques mois de ça, il était toujours sur CNBC.
01:40S'il ne baissait pas la garde, autant dire qu'on pensait que c'était une IA.
01:46Eh bien, malheureusement, non.
01:47Il est décédé, vous l'avez dit.
01:49Il a piloté l'une des plus longues périodes d'expansion économique de l'histoire américaine.
01:55Vous savez, son choix de ne pas relever agressivement les taux dans les années 90,
02:00ça a accompagné un cycle de croissance exceptionnel, tout en maintenant une inflation relativement maîtrisée.
02:09C'est ça que salue Donald Trump en disant « on peut laisser les taux bas avec une inflation maîtrisée
02:16».
02:16Alors, évidemment, on ne va que parler de ses bons côtés,
02:19mais vous avez d'autres personnes qui lui reprochent quand même la crise financière de 2008.
02:26Vous avez beaucoup d'économistes qui lui reprochent justement d'avoir laissé ces taux d'intérêt trop bas au début
02:32des années 2000,
02:34ce qui a, et puis aussi d'avoir favorisé une dérégulation financière excessive,
02:41ce qui aurait, selon ceux qui regardent le verre à moitié vide,
02:47contribué à alimenter la bulle immobilière et puis les déséquilibres qui ont conduit à la crise des subprimes.
02:53Mais on relèvera quand même que c'était un homme très, très particulier
02:58et que c'était une référence vraiment respectée d'absolument tout le monde,
03:03avec une influence immense.
03:06Il a aussi transformé la communication des banques centrales.
03:12Il a, et ça c'est son mot,
03:13il a popularisé le fameux concept de l'exubérance irrationnelle.
03:20Et puis il a aussi façonné finalement la politique monétaire moderne
03:25et laissé un héritage aussi brillant que controversé.
03:30Mais on gardera le côté brillant, en tout cas aujourd'hui,
03:33puisqu'on vient d'entendre qu'il venait de décéder.
03:38– Oui, Alan Greenspan, donc décédé, il a bien vécu à l'âge de 100 ans
03:41et c'est vrai que cette expression qu'on entend souvent sur les marchés,
03:44l'exubérance irrationnelle des marchés, c'était Alan Greenspan en l'occurrence.
03:47– C'était lui, il y en a une que j'aime beaucoup aussi,
03:49c'est « si vous avez parfaitement compris ce que j'ai dit, c'est que je me suis mal
03:53exprimé »,
03:54qui reste quand même une des phrases fondatrices du vocabulaire des banquiers centraux.
03:58Non, mais il a vraiment façonné la Fed d'une manière beaucoup moins institutionnelle,
04:02beaucoup plus dynamique et centré la Fed véritablement dans le fonctionnement des marchés.
04:09– Et justement les marchés en direct, Wall Street est en train d'entamer sa semaine.
04:12Comment se passe Antoine ? Il est 9h34 à New York, ce tout début de séance aujourd'hui.
04:16– C'est un peu mitigé, mais enfin rien de bien fou.
04:20On aurait pu croire à une volatilité supérieure ce week-end
04:23avec les attermoiements autour des négociations entre Iran et les États-Unis,
04:29mais le Nasdaq en baisse de 0,3%.
04:31Le Dow Jones en hausse de 0,44, petite remontée de la volatilité,
04:35mais enfin ça reste raisonnable à 16,80.
04:38Le pétrole en revanche est quand même bien remonté,
04:4074,30$ pour le brut léger américain, 78,46$ pour le Brent.
04:44– John, que faudra-t-il suivre particulièrement cette semaine ?
04:48– Très grosse semaine, on a l'impression à chaque fois
04:51que c'est la crise au Moyen-Orient qui domine.
04:55Pas du tout cette semaine, en tout cas aux États-Unis,
04:57on va suivre l'inflation, la consommation et les activités économiques.
05:02C'est pour vous dire que ça va être extrêmement chargé.
05:05Là, la volatilité va très certainement remonter.
05:08On va d'abord suivre le fameux indice de l'inflation PCE
05:13qui est réputé comme étant celui que suit le plus la Banque centrale américaine.
05:19Il est attendu en progression au niveau mensuel et du corps PCE,
05:23c'est-à-dire lorsqu'on extrait l'alimentation et l'énergie,
05:27de 0,3% sur un mois, alors que le consensus,
05:30je veux dire le mois passé, était de 0,2%.
05:34On va aussi avoir les revenus et les dépenses des ménages.
05:38C'est très important puisqu'on a vu que depuis plusieurs mois,
05:41on a une consommation aux États-Unis qui est particulièrement résiliente,
05:46notamment avec les ventes au détail.
05:48Donc, on va voir si ça, c'est en train de fléchir.
05:51Et puis, après, on a les indices PMI aux États-Unis.
05:56On a la troisième estimation de la croissance du premier trimestre aux États-Unis.
06:01Et puis, une chose dont on ne parle pas beaucoup,
06:04mais qui est très, très importante,
06:06c'est qu'on va voir les résultats des stress tests
06:09pour les banques de la réserve fédérale américaine.
06:13Donc, on va voir quelles sont les banques, les grandes banques,
06:17qui ont la capacité de résister à un scénario de récession,
06:23un scénario…
06:24Enfin, ils font des scénarios un peu…
06:26Les pires des scénarios avec un taux de chômage au-delà de 6%, etc.
06:31Donc, ça va être très intéressant aussi à regarder.
06:34Effectivement.
06:35Antoine, dans l'actualité des entreprises,
06:36on parlera aussi de l'Iran dans un instant,
06:37dans l'actualité des entreprises,
06:39un tout petit mot de…
06:40Bon, comme ça, on aura évacué le sujet…
06:41de SpaceX, un tout petit mot.
06:42Voilà, comme ça, c'est fait.
06:44Moins 6,3% pour SpaceX, avec deux nouvelles.
06:49Premièrement, le groupe a déposé à la Security and Exchange Commission
06:53la demande pour pouvoir lever des obligations,
06:57des obligations unsecured,
06:59donc des obligations d'entreprise classique.
07:02Pour l'instant, il n'y a pas de véritable montant
07:05qui soit évoqué dans le document de la Fed.
07:08Et puis, il y a une première société de bourse
07:11qui se lance dans un avis sur SpaceX.
07:15Et je suis en train de le retrouver.
07:18En matière ESG, notamment.
07:20C'est l'un des trucs les pires qui puissent exister au monde en matière ESG.
07:24C'est ce qu'on a appris, effectivement, d'une étude consacrée à SpaceX.
07:27Est-ce qu'en matière d'ESG, c'est bien ?
07:29Non, c'est l'un des trucs les pires au monde,
07:31avec l'économie russe aussi en matière de…
07:35C'est KeyBank qui commence son suivi du titre SpaceX,
07:40mais eux, ils sont neutres.
07:43Ils citent que ça reste solide
07:46et ça reste une entreprise prépondérante dans le domaine de l'espace,
07:51comme son nom l'indique.
07:52Cela dit, inquiétude sur la valorisation
07:53et quand même sur tout le tumulte financier
07:56autour de ces déséquilibres induits par l'introduction de SpaceX.
08:00Effectivement, on aura parlé de SpaceX aujourd'hui.
08:02Je ne suis pas sûr qu'on en parle dans la suite de l'émission
08:03parce qu'on en a beaucoup parlé
08:05et il y a ces enjeux peut-être plus larges encore
08:07autour de l'intelligence artificielle.
08:09Est-ce que les modèles américains vont tout rafler ?
08:11On y croit de moins en moins.
08:12Les modèles chinois sont en train de leur rogner
08:14des parts de marché importants,
08:15des modèles chinois souvent moins chers
08:16et c'est ce que pourraient privilégier les entreprises,
08:18les clients, les particuliers, des IA pas trop chers.
08:21Et puis on a ce modèle chinois, ZAI,
08:23qui lui aussi fait peur,
08:25et peur notamment à OpenAI et Anthropik, John, en l'occurrence.
08:27Oui, vraiment, c'est une certaine révolution.
08:31On ne parle pas beaucoup,
08:32on va en parler certainement ces prochaines semaines.
08:34Alors ZAI, c'est anciennement Zipu AI
08:38et ils ont un nouveau modèle,
08:39il s'appelle GLM 5.2
08:41et en fait, il s'impose déjà comme un modèle open source.
08:47Ça, c'est très important.
08:49Les plus performants au monde
08:51capables de rivaliser avec les meilleures solutions américaines.
08:55Alors lorsqu'on parle de meilleures solutions américaines,
08:57eh bien, on parle des tâches extrêmement complexes
09:02qui agissent de manière autonome.
09:04Et puis, donc, c'est directement Claude,
09:07de Anthropik, c'est aussi OpenAI.
09:10Ce qui est intéressant de noter,
09:12c'est que selon plusieurs études,
09:16ce fameux modèle GLM 5.0
09:20rivalise déjà avec les derniers modèles de OpenAI
09:24et Tchadjipiti,
09:26tout en proposant un coût nettement inférieur,
09:31ce qui pourrait accélérer son opinion par les entreprises.
09:34Et c'est intéressant de noter.
09:36On voit de plus en plus, eh bien,
09:38potentiellement de la concurrence
09:41arriver avant que ces titres soient en bourse.
09:44Et donc, il y a une espèce de pression extérieure
09:47qui arrive et on se dit qu'avec…
09:50Si on devait avoir d'autres modèles chinois
09:52ou d'autres modèles qui apparaissent
09:54avant les introductions en bourse,
09:56eh bien, leur valorisation,
09:58leur capitalisation boursière
10:00avant leur introduction,
10:02leur IPO,
10:03eh bien,
10:03pourrait pondre comme neige au soleil.
10:05C'est par exemple Christophe Barraud
10:07qui confirme ce que vous dites,
10:08qui nous dit que sur OpenRouter,
10:09l'utilisation hebdomadaire des modèles d'IA chinois
10:12grimpe en flèche depuis le début de l'année 2026
10:15au point de dépasser pour la première fois
10:17celle des modèles américains.
10:18Alors, OpenRouter ne représente pas
10:19l'ensemble du marché de l'IA,
10:20mais quand même,
10:21c'est un signal fort de l'utilisation
10:23par les développeurs
10:24de modèles de plus en plus souvent chinois.
10:27Pour de nombreuses entreprises,
10:28la priorité n'est pas forcément
10:29d'accéder aux IA les plus puissantes,
10:31mais à celles qui permettent
10:33d'optimiser le rapport coût-qualité.
10:35Voilà, il faut des IA pas trop chères
10:37et les IA américaines sont peut-être
10:38en train de devenir trop chères.
10:39Antoine ?
10:40Surtout si on regarde,
10:41c'est Gustave Sanden de Colbert
10:43qui le disait dans
10:44Tout pour investir ce matin,
10:45il est tombé sur la note
10:47parce que maintenant,
10:48OpenAI va devoir publier ses résultats
10:50vu que ça va être une société cotée à l'avenir.
10:5413 milliards de dollars de chiffre d'affaires
10:56sur l'année 2025.
10:59Perte d'exploitation, 21 milliards.
11:02Et vous savez ce qui grimpe le plus ?
11:04Ce n'est pas tant les dépenses
11:06de recherche et de développement
11:07qui sont autour des 20 milliards,
11:08c'est les frais de marketing.
11:10En gros, OpenIA dépense 40%
11:14de son chiffre d'affaires en marketing,
11:16en développement commercial.
11:19Alors, ça change un petit peu la donne
11:20et il va falloir ce que ça donne
11:22sur les trimestres à venir
11:23parce que ça, c'est quelque chose
11:24qui n'est pas forcément attendu
11:25mais qui montre bien
11:27qu'OpenAI a sans doute peur
11:29de la concurrence,
11:30a besoin de s'imposer.
11:30Ça va être un souci ça
11:31pour les IA américaines.
11:32Effectivement, tout ça coûte très cher
11:33et on voit que les IA chinoises
11:35coûtent moins cher
11:35et risquent de trouver
11:36une adoption peut-être
11:37finalement plus rapide
11:38que celle des IA américaines
11:39si elles deviennent trop chères.
11:41Oui, tout à fait.
11:42Et Antoine a mis le doigt
11:44là où ça fait mal.
11:45On savait qu'évidemment,
11:46il faut investir
11:48dans les nouvelles capacités
11:50et le nouveau développement
11:53pour aller plus vite,
11:54pour aller plus haut,
11:55pour aller plus rapidement.
11:56et là, effectivement,
11:58il faut aussi faire du marketing.
11:59Et de l'autre côté,
12:00effectivement,
12:01on a l'impression
12:02que ces entreprises chinoises,
12:03tout comme dit Psyc au début,
12:05on n'avait pas fait
12:07énormément de publicité.
12:09C'était un peu,
12:09alors j'exagère évidemment,
12:10c'était un peu du bouche-à-oreiller
12:12qui avait fonctionné
12:13très très bien.
12:14Et là, c'est un peu
12:15la même chose.
12:15Donc d'un côté,
12:16on dépense énormément
12:18et de l'autre côté,
12:20en Chine,
12:20on va tout doucement
12:22avec apparemment
12:23des modèles
12:24qui coûtent moins cher,
12:26qui vont très vite
12:26et potentiellement
12:29seront adoptés
12:30par certaines entreprises.
12:31On se souvient
12:32que de nombreuses entreprises
12:34avaient dit
12:34« Moi, je ne veux absolument
12:36pas avoir des modèles chinois
12:37parce que je n'aurais pas confiance. »
12:39Eh bien, on a l'impression
12:40que c'est en train
12:41un peu de changer.
12:43Ça pourrait révolutionner le monde
12:45et c'est pour ça
12:46qu'Open AI et Anthropik
12:47doivent s'introduire
12:48en bourse rapidement
12:49parce que sinon,
12:51eh bien,
12:51on va être dans une donnée
12:53totalement différente
12:54dans quelques mois.
12:55Wall Street a ouvert
12:56il y a un peu plus de 10 minutes.
12:56On est en haut
12:57sur le S&P plus 0,2.
12:58En baisse sur le Nasdaq,
12:59rien de méchant,
13:00moins 0,2
13:01avec toujours les va-et-vient
13:02entre Américains et Iraniens
13:03sur le détroit d'Ormuz,
13:05notamment,
13:05qui semblait s'être refermé
13:07ce week-end
13:07et puis qui finalement
13:09a rouvert.
13:09On aura l'occasion
13:10d'y revenir.
13:10Mais alors,
13:10sur le front géopolitique,
13:11il y a une autre info
13:12intéressante là ce week-end.
13:13C'est en Amérique du Sud,
13:14en Colombie, John.
13:15Après, l'Argentine,
13:16c'est la Colombie d'ailleurs
13:18qui représente
13:18parmi les plus grandes
13:19économies sud-américaines.
13:20Je crois que la première,
13:21c'est le Brésil.
13:21La deuxième,
13:22c'est la Colombie
13:23devant l'Argentine.
13:23Eh bien,
13:24comme l'Argentine,
13:25la Colombie passe à droite.
13:27Qu'est-ce que ça signifie ?
13:29Ça a de la dynamique
13:30sud-américaine
13:30et quelles seront
13:31les conséquences possibles ?
13:33C'est une question
13:34très, très importante.
13:35On ne parle pas assez
13:36de l'Amérique du Sud.
13:37Vous l'avez dit,
13:38on a eu la victoire
13:39en Colombie
13:40d'Abel Ardo
13:41d'Esprit-Là
13:43qui suit
13:44d'une certaine manière
13:45la victoire
13:46de Javier Milley
13:47en Argentine
13:48parce que c'est
13:49de la droite
13:50considérée
13:51comme de la droite dure
13:52ou de l'extrême droite.
13:53Et on est dans
13:55des gouvernements
13:56pro-conservateurs
13:57et pro-américains,
13:58pro-Donald Trump
13:59qui sont en train
14:01de monter en flèche.
14:02Alors,
14:02c'est positif
14:03pour les États-Unis
14:03puisque la relation
14:05économique avec les États-Unis
14:06devrait s'en tenir
14:09renforcée.
14:10et on a
14:12bizarrement,
14:13parce que vous allez
14:14vous dire,
14:14évidemment,
14:15si c'est plus
14:16pro-Trump,
14:17il faut faire attention,
14:18là,
14:19les investisseurs
14:19pourraient devenir
14:20plus constructifs
14:21sur l'Amérique latine,
14:23vous l'avez dit,
14:24Argentine,
14:25Colombie,
14:25on a des politiques
14:27potentiellement favorables
14:28aux entreprises,
14:29aux investissements privés,
14:31puis aussi
14:31au secteur,
14:32bien évidemment,
14:33des matières premières
14:34dont on parle,
14:35mais évidemment,
14:36le risque politique
14:36ne va pas disparaître.
14:38On sait que la Colombie,
14:40malheureusement,
14:41souffre,
14:41au-delà de la question
14:42des narcotrafiquants,
14:44souffre aussi
14:44de questions domestiques
14:47qui sont assez difficiles,
14:49mais on pourrait avoir
14:50progressivement
14:51un réalignement
14:53géopolitique
14:54de toute l'Amérique latine,
14:55même si,
14:56évidemment,
14:57au Brésil,
14:58on n'est pas
14:59pro-Trump,
15:00mais pourquoi pas
15:01dans les prochaines élections,
15:02et ça,
15:02c'est important
15:03parce qu'on a l'impression
15:04que l'aura de Donald Trump
15:06était en train de disparaître,
15:07et bien là,
15:07non,
15:08c'est des amis,
15:09entre guillemets,
15:10évidemment,
15:10le nouveau président
15:11de la Colombie.
15:12Effectivement,
15:13le tigre,
15:14c'est son surnom là-bas
15:15en Colombie,
15:16à ce nouveau président,
15:16très Trumpiste,
15:17qui veut bombarder
15:19les narcotrafiquants,
15:20bon voilà,
15:20en tout cas,
15:21prochaines élections
15:22à suivre en Amérique du Sud,
15:23ce sera pour le coup
15:23au Brésil,
15:24au mois d'octobre,
15:24effectivement.
15:25Merci beaucoup,
15:26et cette élection présidentielle,
15:27ce sera important
15:27au mois d'octobre au Brésil.
15:29Merci beaucoup,
15:29John Plassard,
15:30pour Cité Gestion.
15:30Merci beaucoup,
Commentaires