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  • il y a 5 heures
Ce jeudi 7 mai, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion, s'est penché sur la hausse des inscriptions au chômage aux États-Unis, la reprise des discussions pour le déblocage du détroit d'Ormuz, les hausses sur Wall Street, l'anticipation d'une chiffre d'affaire supérieur aux attentes pour ARM, et le blocage sur l'accord commercial entre l'Union européenne et les États-Unis. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.

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Transcription
00:00A l'instant, Wall Street Antoine vient d'ouvrir. Comment ça se passe ?
00:03Ça se passe bien. Plus 0,1% pour le Nasdaq. On est à 25 869 points.
00:08Plus 0,42% pour le Dow Jones. 50 107 points.
00:13Le S&P 500 gagne 0,09%. 7 371 points.
00:17Le CAC 40 ne fait pas grand-chose depuis le début de la séance.
00:19Il faut dire qu'on ne peut pas gagner à tous les coups et qu'on sortait d'une belle
00:23progression.
00:23Moins 0,09%. On s'arrête à 8 291 points pour le moment.
00:27On a 2-3 indicateurs encore aujourd'hui sur l'emploi avant-demain.
00:30The Monument, la statue, le grand moment du rapport sur l'emploi mensuel.
00:35Demain, rapport mensuel. Mais là, on a les inscriptions endomadaires au chômage.
00:38Que nous disent ces chiffres aujourd'hui, John ?
00:40Écoutez, on voit de nouveau un signal assez contrasté.
00:45Parce qu'on a vu que les entreprises américaines avaient annoncé presque 84 000 suppressions de postes en avril.
00:51Donc, c'est le niveau le plus élevé depuis 3 mois.
00:54Mais si on compare avec l'année passée, le chiffre est encore inférieur de 21%.
01:01Mais la chose la plus intéressante, c'est que c'est le secteur de la technologie qui est de loin
01:08le plus touché,
01:09avec 33 000 suppressions de postes annoncées en seulement un mois.
01:15Ça fait 49 000 suppressions depuis le début de l'année.
01:19Donc, ça confirme ce changement radical, notamment avec l'arrivée de l'intelligence artificielle,
01:25avec les investissements dans l'intelligence artificielle,
01:28qui forcent d'une certaine manière à faire le choix entre embaucher ou investir dans les data centers.
01:35Mais globalement, avant la publication, vous l'avez dit, des chiffres de l'emploi demain,
01:40eh bien, globalement, on voit que le marché du travail américain reste globalement assez solide.
01:47Et puis, ça nous montre à nouveau un espèce de paradoxe de l'économie américaine.
01:52Vous avez la consommation qui tient, vous avez l'emploi qui tient,
01:56mais vous avez l'inflation qui commence à monter.
01:58Et donc, effectivement, là, la Fed ne sait plus sur quel pied danser, en tout cas sur le court terme.
02:05Et alors, du coup, on se demande, voilà, jusqu'où c'était aussi rare ?
02:09Vous nous le direz, on est quand même pour l'instant à Wall Street en train de signer une sixième
02:12semaine de hausse d'affilée.
02:14Série rare, six semaines de hausse d'affilée.
02:15Ça va dépendre en partie quand même aussi, bien sûr, du détroit d'Hormuz, du conflit avec l'Iran.
02:20Quelles sont les dernières nouvelles du front, John ?
02:23On a eu des nouvelles et paradoxalement, ça nous...
02:27Alors, on n'a pas l'impression que le marché le divère, mais on a un premier pétrolier chinois,
02:33vous avez bien entendu, premier pétrolier chinois, qui vient d'être attaqué près du détroit d'Hormuz.
02:38Alors que hier, on rappelait que c'était...
02:41Il y avait eu une réunion très importante avec certains émissaires iraniens qui s'étaient rendus à Pékin.
02:48Et Pékin, bien évidemment, voudrait que le détroit d'Hormuz rouvre.
02:52On rappelle une chose, la semaine prochaine, normalement, le président Trump doit se rendre à Pékin pour voir le président
02:59Xi.
03:00On est toujours aussi dans l'attente d'un retour de ce fameux mémorandum d'une page qui avait été
03:08donnée aux Iraniens de la part des Américains,
03:11et qui disaient, entre autres, on le rappelle, que le détroit d'Hormuz devait ouvrir progressivement sur 30 jours
03:18et que l'uranium enrichi iranien devait être gelé pour une période que l'on ne connaît pas encore.
03:27Alors apparemment, selon la Maison-Blanche, les Iraniens seraient d'accord sur quelques-uns des points,
03:33mais pas sur tous les points, contrairement à ce que le dit Donald Trump.
03:36Donc aujourd'hui, on est un petit peu dans l'euphorie, on anticipe que ça va se rouvrir.
03:41Pourquoi ? Parce qu'on en parlait, on a bientôt la fameuse driving season aux États-Unis,
03:46où vous avez 45 millions d'Américains qui reprennent leur voiture,
03:49vous avez un prix du galon qui explose,
03:52et puis le prix du fuel pour les avions en Europe et aux États-Unis qui explose aussi.
03:58Donc on anticipe une résolution assez rapide,
04:01mais concrètement, sur le terrain, on n'a pas vraiment le signal qu'on aimerait avoir pour dire que c
04:08'est derrière nous.
04:09Il faut encore attendre un peu, le baril de Brent est quand même sous les 100 dollars à 97 en
04:13ce moment,
04:14ce conflit qu'on continue de suivre à travers les marchés, forcément.
04:17Et sur quel charge de jour on découvre de nouveaux chiffres sur l'impact économique de ce qui est en
04:24train de se jouer, Antoine ?
04:25Oui, et c'est l'agence Moody's qui nous parle du taux d'occupation des hôtels à Dubaï,
04:31effectivement, qui devrait plonger de 80% en février à 10% seulement au deuxième trimestre de l'année,
04:41sur les chiffres globaux, donc une sorte de pulvérisation de l'activité.
04:46Mais bon, évidemment, tout ça paraît logique,
04:48mais on commence à avoir là, pour le coup, des chiffres concrets sur l'ensemble du secteur du tourisme.
04:52On va vers un taux d'occupation des hôtels à Dubaï au deuxième trimestre de seulement 10%.
04:56C'est un Covid régional que sont en train de vivre les acteurs du tourisme dans la région.
05:01John, en tout cas, sur les marchés, on est au plus haut.
05:04Six semaines de hausse d'affilée pour l'instant sur le S&P, pareil sur le Nasdaq, série rare.
05:08Après une progression aussi forte de Wall Street, généralement, historiquement, qu'est-ce qui se passe ensuite ?
05:13D'abord, on rappelle, le S&P 500, depuis les bas, juste après l'intervention, a gagné 16%.
05:19Donc, évidemment, on peut se référer, comme vous l'avez dit, on peut essayer de se référer à l'histoire,
05:23comme on le fait certaines fois.
05:25C'est un peu contre-intuitif, parce que lorsque vous avez une hausse de plus de 15% du S
05:32&P 500,
05:33en moins de trois mois, c'est le cas, là c'était en moins de deux mois presque,
05:38et bien les marchés américains ont tendance à continuer de progresser dans près de 70% des cas dans les
05:4712 mois suivants,
05:49avec une performance moyenne supplémentaire, donc supplémentaire à ce qu'on voit depuis le début de l'année,
05:55comprise entre 8 et 12%.
05:57Donc, on est dans une situation où on peut avoir un rebond rapide,
06:02et souvent ces rebonds rapides qui continuent, donc si on suit les statistiques historiques,
06:08elles sont souvent observées après des périodes de stress géopolitique,
06:13mais pas après des remontées, bien évidemment, violentes, par exemple, des taux d'intérêt de la Fed,
06:21ou lorsque les entreprises publient des bénéfices en dessous des attentes.
06:28Et on a vu depuis le début de la publication des résultats des entreprises,
06:34notamment américaines, que 80% des entreprises américaines avaient, pour l'instant,
06:39publié au-dessus de ce qu'elles avaient annoncé,
06:42donc pour l'instant on n'est pas dans ce cas de figure où le marché pourrait théoriquement toujours se
06:48retourner comme une crête.
06:49C'est vrai que cette saison de publication est dingue,
06:50on y reviendra en détail dans un instant avec Olivier Droyer,
06:53mais aux États-Unis, 80% de bonnes surprises, la moyenne habituelle c'est 70%,
06:56elle en fait encore mieux, et en plus des bonnes surprises importantes, bien souvent,
07:00puisqu'on parle des publications, entrons dans le sujet,
07:02ARM dans le secteur technologique, alors ce n'est pas la plus grosse des techs,
07:06mais quand même c'est un indicateur intéressant, ARM toujours sur cette dynamique autour de l'IA,
07:10et pour le coup la publication elle est sanctionnée,
07:12à moins 5% le titre ARM en ce moment.
07:14Oui, on rappelle, ARM ça conçoit l'architecture des processeurs,
07:19on a trois problèmes là,
07:20la première inquiétude, c'est dans sa capacité de production,
07:25le groupe n'a pas sécurisé la capacité de production nécessaire,
07:30donc le problème ce n'est pas la demande, le problème c'est l'offre,
07:33donc on n'arrive pas assez à produire, si vous voulez,
07:36on n'arrive pas assez à concevoir.
07:38Le deuxième élément, c'est les royalties,
07:41ils touchent beaucoup de royalties,
07:42des revenus de redevance, en parlant bien français,
07:46qui sont ressortis sous les attentes du marché,
07:50ça inquiète évidemment le marché,
07:52parce que c'est la vache à lait de ARM,
07:53et puis la troisième, le troisième facteur,
07:55c'est la valorisation,
07:56parce que si vous regardez ARM,
07:58à part aujourd'hui, si on prend à hier,
08:00et bien ARM a progressé de près de 90% depuis le début de l'année,
08:05donc on a une valorisation qui, évidemment,
08:08qui augmente fortement,
08:09et puis cerise sur le gâteau,
08:11évidemment ARM investit aussi,
08:14ils investissent très fortement dans l'intelligence artificielle,
08:17donc à un moment ou à un autre,
08:18on se demande, c'est toujours la question,
08:20de savoir s'il va y avoir un retour sur investissement.
08:23Et voilà la grande question,
08:24ARM recule en ce moment de 5%,
08:26Wall Street a ouvert il y a 9 minutes,
08:27il est 9h39 à New York,
08:29ça se passe bien, comme toujours,
08:31le Nasdaq gagne 0,26%,
08:32le S&P 500 gagne encore 0,1%,
08:34et pendant ce temps,
08:35l'Union Européenne risque vraiment des surtaxes,
08:37elle n'est pas parvenue l'UE à conclure un accord commercial
08:40avec Washington lors des négociations la nuit dernière,
08:42malgré les avertissements du président Trump.
08:44Du coup, maintenant, John, à quoi faut-il s'attendre ?
08:46Un risque, un risque énorme,
08:48on n'en parle pas parce qu'évidemment,
08:50on se focalise sur le Moyen-Orient,
08:52on se souvient, le week-end passé,
08:53Donald Trump a menacé de relever les taux,
08:58notamment d'importation des voitures européennes,
09:01de 15 à 25%.
09:02On rappelle quand même,
09:03l'Union exporte chaque année
09:06pour plus de 200 milliards d'euros
09:09de véhicules et de composants automobiles
09:12vers les États-Unis.
09:13Donc, une surtaxe serait absolument dramatique,
09:15notamment pour des constructeurs comme BMW,
09:19Mercedes ou encore Porsche,
09:21dont on ne parle pas assez.
09:24Et donc, aujourd'hui,
09:25on est dans une situation
09:26où vous avez les marchés
09:28qui étudient un véritable bras de fer
09:32entre Bruxelles et les États-Unis.
09:34Mais, et on a un historique,
09:36et c'est là où c'est important
09:37parce qu'historiquement,
09:38une nouvelle fois,
09:39les épisodes de hausse de tarifs
09:41entraînent une baisse des volumes commerciaux.
09:43C'est normal, on ne sait pas où on va.
09:45Une pression sur les marges industrielles
09:47et puis une hausse des coûts
09:49pour les consommateurs.
09:50Il faut parler du consommateur en définitive.
09:53Donc, ce n'est vraiment pas
09:54une très bonne nouvelle
09:55qui est en train d'arriver
09:56parce que, imaginons,
09:58ça n'a rien à voir,
09:59mais imaginons qu'on rouvre
10:00le détroit d'Orbouche,
10:01on va directement se focaliser
10:03sur l'Europe,
10:04sur les tensions commerciales
10:05avec les États-Unis.
10:07Oui, et même Ferrari,
10:08vous citiez ces grands acteurs,
10:09l'automobile concernée,
10:11impactée par les droits de douane
10:12et les menaces de Donald Trump
10:13sur les importations
10:14de voitures européennes aux États-Unis.
10:17Ferrari aussi est concernée.
10:18Ferrari, quand même,
10:19a rassuré sur sa publication avant-hier
10:20en disant avoir limité l'impact
10:23de tout cela
10:23en trouvant peut-être aussi
10:24de nouveaux clients.
10:25Alors, de nouveaux clients
10:26en face à la guerre au Moyen-Orient,
10:27on verra s'ils arrivent
10:28à en trouver des nouveaux clients
10:29aussi pour remplacer
10:30le marché américain.
10:30Alors, remplacer,
10:31c'est beaucoup dire,
10:31mais s'il y a des surtaxes
10:32douanières, ça risque,
10:33pour le coup,
10:33de faire vraiment mal
10:34à ce type Ferrari également
10:36qui a du mal,
10:37qui a du mal depuis maintenant
10:37quelques mois.
10:38dans la santé.
10:40Élai Lili, décidément.
10:41Alors, Élai Lili,
10:42vraiment,
10:43égratine, gratte
10:45Novo-Landis,
10:45notre champion européen
10:47des médicaments anti-obésité
10:48puisqu'Élai Lili parvient
10:49à récupérer,
10:50à gagner des parts de marché
10:51face à Novo-Landis,
10:52mais il n'y a pas que
10:52dans le médicament anti-obésité.
10:54Contre le diabète aussi,
10:55Élai Lili est en train
10:56de progresser,
10:56au point que
10:57le Mounjarro,
10:58son médicament,
10:59devient le nouveau médicament
11:00le plus vendu au monde.
11:01Donc, c'est un carton
11:02d'Élai Lili supplémentaire,
11:03là, John.
11:04Oui, on ne le voyait pas venir.
11:05Premier trimestre,
11:068,7 milliards de dollars
11:08de ventes
11:08pour ce fameux Mounjarro,
11:10vous l'avez dit,
11:10contre 7,9,
11:11contre le Kétruda
11:14de Merck.
11:15Et donc,
11:16on a un phénomène
11:17absolument spectaculaire.
11:19Et si vous additionnez
11:21le fameux Mounjarro
11:22dont vous avez parlé
11:23avec le Zep Barn,
11:24vous savez,
11:24c'est le médicament
11:26de Élai Lili
11:26pour la perte de poids,
11:28les deux traitements,
11:29eh bien,
11:30ensemble,
11:31ils ont généré
11:32environ 36,5 milliards
11:35de dollars
11:35de ventes
11:36en 2025.
11:37Donc,
11:38ça dépasse,
11:38évidemment,
11:39ce qui est en train
11:40de se passer
11:41chez Merck.
11:42On voit aussi
11:43que,
11:44et c'est peut-être ça
11:44la chose la plus importante,
11:46que les investisseurs
11:47de plus en plus
11:48commencent à considérer
11:50Élai Lili
11:51non pas simplement
11:53comme un laboratoire
11:54pharmaceutique,
11:55mais aussi
11:56comme une véritable
11:57machine
11:58de croissance structurelle
11:59sur plusieurs produits.
12:01Et ça,
12:02c'est important
12:02parce qu'il y a
12:03un espèce de changement
12:04de paradigme
12:05et de changement
12:06de vision
12:07de l'investisseur
12:08par rapport
12:09à cette valeur
12:09qui était un peu
12:10mal aimée
12:11face aux autres
12:13mastodontes,
12:14et vous l'avez dit,
12:14nouveau nordiste,
12:15mais nouveau nordiste
12:16dont le cours
12:16a beaucoup baissé
12:17depuis ses plus.
12:18Et donc,
12:19Élai Lili
12:20gagne des parts
12:20de marché
12:20dans un médicament
12:21anti-obésité
12:21face aux grands disques
12:22et donc dans les médicaments
12:24contre le diabète aussi,
12:24désormais son traitement.
12:25Le Mounjarro
12:26est devenu nouveau médicament
12:28le plus vendu au monde,
12:30détrônant un traitement
12:31anti-diabète de Merck.
12:32Voilà,
12:32Élai Lili
12:32qui continue de monter.
12:33Merci John.
12:34John Plassard en direct
12:35avec nous
12:35depuis Cité Gestion.
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