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  • il y a 5 semaines
Ce lundi 15 décembre, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé, responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur le programme de la semaine aux États-Unis, les séances de baisse sur la tech, la confirmation de la rotation sectorielle, les nouveaux records sur les métaux précieux, et le profil de Kevin Warsh qui est un candidat pour succéder à Powell. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.


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00:00New York dans le blanc des yeux avec notre Dream Team, le Paris-New York de l'après-midi.
00:07John Plassard va nous rejoindre dans un instant pour citer Gestion, bien sûr pour analyser ses premiers instants de cotation à New York.
00:13Et en fil rouge, Antoine Larigauderie est avec nous. Re-bonjour Antoine.
00:16Re-bonjour Guillaume.
00:17Quelle émission ce matin ? Tout pour investir, 11h30 en podcast et replay également.
00:20Oui, effectivement. On a parlé du turnover qui a eu en ce moment sur les actions et de l'effet de biais comportemental.
00:28D'ailleurs, comportait le fait de s'intéresser et de ne pas arrêter de parler de l'IA.
00:33On a complètement oublié le reste. Et si les indices atteignent des plus hauts historiques, c'est aussi principalement grâce au reste qui a mieux performé qu'il y a ces dernières semaines.
00:42C'était très intéressant, effectivement.
00:45L'analyse comportementale, ça sent toujours le Julien Nebenzal.
00:48Oh, sans blague.
00:49C'était lui, effectivement. Podcast et replay. Tout pour investir le matin, 11h30.
00:53Dans un instant, John sera avec nous. On a de beaux drapeaux américains face à nous.
00:56Et cette ouverture en hausse, d'ailleurs, pour Wall Street, c'est un bon début de semaine sur les trois indices, Antoine.
01:02Oui, plus 0,58% pour le Nasdaq à l'instant, 23 329 points.
01:06Le Dow Jones, plus 0,35, 48 627, plus 0,44 pour le S&P 500, 7 857.
01:13La volatilité qui remonte un petit peu, mais pas grand-chose.
01:17On est sur les 16 points. Et vous l'avez dit, le CAC 40 en très grande forme, plus 1,02, 8 150 points.
01:23Très exactement.
01:24John, quels seront les principaux rendez-vous à suivre pour cette semaine ?
01:28J'ai envie de dire la dernière grosse semaine de l'année, puisqu'après, on entrera très clairement à partir de ce week-end dans la trêve des confiseurs.
01:33John, cette semaine, quels seront les enjeux ?
01:35Écoutez, j'ai l'impression de vous répéter la même chose chaque lundi, Guillaume,
01:39parce qu'on va avoir une semaine qui s'ouvre avec une des semaines les plus chargées de l'année, bizarrement,
01:46sur le plan macroéconomique, surtout parce qu'on a toujours les restants du shutdown qui arrivent avec un point central aux États-Unis
01:56qui sera la publication des chiffres de l'emploi demain pour octobre et pour novembre,
02:01qui est un exercice extrêmement délicat parce qu'on se rappelle qu'on se souvient qu'on n'a pas exactement toutes les données,
02:10que potentiellement les données qui seront publiées demain ne sont pas totalement exactes.
02:15Alors, on a un consensus quand même qui table sur une création d'emploi très modeste en novembre,
02:20avec un taux de chômage qui est attendu à 4,5%, stable donc.
02:25Après, on aura aussi les chiffres de l'inflation CPI aux États-Unis, ils sont attendus à plus 3,1%.
02:32On est vraiment au-dessus de l'objectif du mandat de la Réserve fédérale américaine qui est 2%,
02:38donc ça nous rappelle plutôt, même si c'est stable, que le combat contre la hausse des prix n'est pas totalement gagné.
02:44On aura aussi les ventes de détails d'octobre avec une légère décélération à plus 0,1%.
02:51On aura aussi des PMI de décembre pour vous dire tous les chiffres qu'on aura.
02:56Et puis, au niveau microéconomique, on a quand même quelques valeurs.
03:00Et les valeurs, c'est Micron, Accenture, FedEx et Nike.
03:04Alors, d'un côté, l'intelligence artificielle et de l'autre, la consommation américaine avec une cerise sur le gâteau,
03:13qui sont plusieurs responsables de la Fed qui vont aussi s'exprimer cette semaine.
03:18Donc, Guillaume, pour vous répondre, eh bien, ça va être un peu plus compliqué que prévu.
03:22Oui, voilà. Semaine intéressante à Wall Street.
03:24Et puis, en dehors des États-Unis, la BCE jeudi, la Banque du Japon vendredi sera très, très importante.
03:28Sur aussi, vendredi, la Banque du Japon, elle pourrait relever ses taux.
03:31Ce sera peut-être le dernier très grand rendez-vous de cette année, la Banque du Japon, donc vendredi matin.
03:36Pour ce qui concerne la tech, est-ce qu'on doit vraiment s'inquiéter ?
03:39La tech vient d'enchaîner les séances de baisse à nouveau, John.
03:41Une fin d'année dans la souffrance pour mieux repartir par la suite.
03:44Ou vous êtes de plus en plus inquiet, vous ?
03:46Non, je dirais que ce qu'on a eu la semaine passée, puis globalement depuis un mois, on en parlait,
03:52c'est ce qu'on appelle l'AI fatigue, la fatigue de l'intelligence artificielle.
03:56Je dirais que c'est plus une respiration qu'un crash.
03:59Il y a une prise de bénéfice assez classique après une année avec des performances spectaculaires.
04:04On rappelle juste une chose, Broadcom, vendredi, a perdu 13% alors que les résultats étaient très bons.
04:10Il y avait légèrement une tension sur les marges, mais ce n'était pas dramatique.
04:14Mais la valeur avait fait plus 75% de hausse depuis le début de l'année.
04:19Donc on a pris des bénéfices.
04:20Et puis, il y a une chose intéressante, on ne parle pas assez des taux.
04:24On avait vu que souvent, il y avait un lien direct et inversé entre la hausse des rendements des très jouets,
04:32depuis 10 ans par exemple, on a vu des tensions à 4,15,
04:36et les tensions aussi sur les valeurs de croissance dont les cash flows sont assez lointains.
04:42Donc on parle évidemment ici de l'intelligence artificielle.
04:47On a une fin d'année, c'est vrai, sous pression, mais ce n'est pas hors du scénario.
04:51Même si on devait avoir ces prochains jours une phase de faiblesse,
04:56ça ne veut pas dire, et ce n'est pas incompatible avec un rebond marqué en début d'année prochaine,
05:02surtout après le fort rallye qu'on a eu.
05:04Moi, j'estime que les fondamentaux sont solides.
05:06Il faut être plus selectif, oui, ça c'est vrai, la fameuse diversification,
05:11elle se fait aussi au sein du secteur de la tech et de l'intelligence artificielle.
05:17Et puis, évidemment, on essaye de privilégier ce qu'on appelle les leaders rentables,
05:22et puis alléger les accès de valorisation.
05:25Donc, pour répondre à votre question, je ne pense pas que c'est la fin de la hausse des valeurs liées à l'intelligence artificielle.
05:30Ce n'est pas la fin de la hausse.
05:32On a quand même Aurard qui, encore aujourd'hui, recule à nouveau de 2% après avoir perdu 14% en fin de semaine dernière.
05:38Ça continue, 2% moins pour Aurard qu'aujourd'hui.
05:40Broadcom aussi en baisse à nouveau, moins 10 vendredi, moins 1 aujourd'hui sur Broadcom.
05:45Tout à l'heure, Alexandre Baradez nous dira que lui est plus pessimiste,
05:47plus inquiet sur les signaux que nous envoie en ce moment la tech américaine.
05:50Antoine ?
05:51Regardez, ça se sent même en Europe, où on a un CAC 40 qui est en grande forme, plus 0,9%.
05:56Mais parallèlement, l'Euronext Tech Leaders, lui, est même en léger repli, moins 0,06%.
06:01Et c'est rare d'avoir une telle séparation, un tel niveau d'écartement
06:07entre les performances boursières des deux indices en une journée.
06:10Mais c'est vrai que parallèlement, alors que la tech pose question,
06:12mais vous n'êtes pas inquiet, John, c'est ce que vous nous disiez pour 2026.
06:15Parallèlement, la rotation sectorielle se confirme.
06:17On a un Dow Jones, un Russell 2000 sur des plus hauts historiques depuis vendredi.
06:20Et puis, on a Bank of America, là, dans l'univers financière des banques.
06:24Bank of America qui, enfin, John, retrouve ses niveaux d'avant la crise Lehman.
06:30Il leur a fallu attendre 17 ans pour que cela arrive.
06:33Est-ce que ça arrive pour de bonnes raisons ?
06:35Ou est-ce que les financières américaines sont à nouveau en train d'aller trop vite,
06:39trop haut, trop fort, un peu comme en 2007, 2006, les années qui ont précédé la crise Lehman ?
06:43Non, je pense que c'est pour de bonnes raisons.
06:45Mais surtout, je dirais que la première chose, c'est que ça nous rappelle quand même
06:48à quel point la crise des subprimes a marqué le secteur financier américain.
06:54On l'a totalement oublié.
06:56Il y a des gens qui n'étaient pas dans le métier, je dirais, dans cette année des subprimes,
07:01de chute de Lehman.
07:02Et le chemin du retour a été extrêmement long.
07:06Maintenant, si on regarde, évidemment, les fondamentaux,
07:08on a une finance qui est plus solide qu'en 2007.
07:11On a des banques américaines qui, aujourd'hui, ont des bilans qui sont nettement renforcés,
07:16avec plus de capital, moins d'effet de levier.
07:20Et puis, on est dans une situation où on a une rotation, vous l'avez dit,
07:26qui joue à plein avec les gens qui sortent de la tech pour aller vers des secteurs
07:32comme la pharma et aussi, bien évidemment, donc les valeurs financières.
07:37Alors, on fait juste un tout petit peu attention, parce que vous savez que sur le secteur de la financière,
07:43dès que Donald Trump est arrivé, on a eu un coup de boost, si on peut dire ça comme ça,
07:48sur le secteur à cause de la dérégulation mise en avant par...
07:53Je me souviens que c'est une dérégulation qui se traduit sur une tension extrêmement forte
07:58sur les banques régionales américaines.
08:02Il y a certaines années de cela.
08:04Donc, il faut faire attention, il ne faut pas avancer les yeux fermés.
08:08Et comme à chaque fois, un petit peu comme la tech, d'ailleurs,
08:11eh bien, il est intéressant, si on repique du secteur bancaire américain,
08:15de prendre les leaders, que ce sont notamment JP Morgan ou Bank of America.
08:19Ben voilà, quelques idées, secteur financier donc qui retrouve...
08:22Bank of America était un peu en retard sur les autres grandes banques américaines,
08:24mais qui retrouve Bank of America.
08:26Ça y est, enfin, ces niveaux d'avant la crise, les manes,
08:28il aura fallu attendre plus de 17 ans et des records.
08:32Alors, on en a aujourd'hui des records sur certains actifs à nouveau,
08:35et notamment pour les métaux, l'argent, le platine, l'or.
08:37Comment expliquez-vous ces nouveaux records, John ?
08:40Ben, je dirais que c'est un vrai changement de régime.
08:44Ce n'est pas un simple rallye.
08:46On a un bousculement, un basculement,
08:49qu'on voit depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois,
08:53qui est plus profond si vous prenez l'argent, par exemple,
08:56depuis le début de l'année, c'est une hausse de 120%.
09:01Vous avez bien entendu, Guillaume, 120%.
09:04Et ce n'est pas une valeur de la tech, c'est vraiment l'argent, le métal argent.
09:09Alors, on a plusieurs catalystes, la fête, la liquidité.
09:14On sait que le retour d'une liquidité abondante
09:17redonne mécaniquement de l'intérêt aux actifs réels,
09:21et surtout avec des métaux comme l'or et le platine,
09:28comme vous l'avez dit.
09:29On a des fondamentaux d'offres qui sont contraints.
09:35Et puis aussi, ce qui est intéressant de noter,
09:37c'est que l'argent, on en a parlé la semaine passée,
09:40ça bénéficie aussi du secteur solaire, des véhicules électriques
09:44et des data centers.
09:46Et c'est ça qui est intéressant,
09:48parce que même dans la thématique de l'intelligence artificielle
09:51qui s'essouffle un peu,
09:54eh bien, dedans, on utilise très concrètement
09:56de l'argent, du platine, du cuivre notamment,
10:00et c'est quelque chose qui est intéressant.
10:02Et puis aussi, dernièrement,
10:04avec la baisse des taux de la Fed qu'on a eue la semaine passée,
10:08eh bien, c'est aussi un des éléments
10:10qui plaide en faveur de ce type de métaux
10:14qui devrait continuer à monter l'année prochaine, notamment.
10:17Nouveau record pour l'argent aujourd'hui,
10:19l'once d'or à 4 360 dollars.
10:22Dans quelques minutes,
10:23nos experts répondront à vos questions,
10:24vous tous qui nous suivez à la radio, à la télé.
10:25Culture Bourse sera à suivre.
10:27Vous pouvez, pour obtenir des réponses à vos questions,
10:29flasher, scanner ce QR code qui apparaît à l'écran.
10:31Pour ceux qui nous suivent à la radio,
10:32les QR codes sont disponibles dans nos replays.
10:35John, est-ce que vous aimez Kevin ?
10:37Le prénom, Kevin, bien sûr.
10:39Oui, ça me fait penser à une série américaine, Guillaume.
10:42Oui, oui.
10:43Kevin Assett ou Kevin Walsh ?
10:44Eh, il hésite un peu, Donald Trump,
10:46parce que jusqu'ici, on donnait Kevin Assett,
10:47grand favori pour prendre la tête de la Fed,
10:49succédé à Jerome Powell.
10:50Et finalement, il semblerait que ce soit un autre Kevin
10:51qui prenne l'accord, là.
10:53Kevin Walsh, il a passé vendredi dernier,
10:55Kevin Walsh, 45 minutes en tête à tête avec Donald Trump.
10:58Qui est Kevin Walsh ?
10:59D'abord, ça nous montre, Guillaume,
11:02d'abord, ça nous montre que le casting économique est toujours ouvert.
11:05C'est une surprise.
11:07Il ne faut pas aller par quatre chemins.
11:09C'est une surprise.
11:10Kevin Walsh, ancien gouverneur de la Fed.
11:13Il était aussi conseiller de George W. Bush.
11:18Il incarne une approche assez orthodoxe, crédible
11:21et très lisible pour les marchés,
11:23contrairement à Kevin Assett.
11:25Et on a l'impression, si c'était lui,
11:29alors Kevin Assett a toujours les devants,
11:32prend toujours les devants,
11:33mais perd du terrain face à Kevin Walsh,
11:36mais on a l'impression que pour les investisseurs,
11:41c'est un message assez intéressant
11:43parce que Walsh serait plutôt un signal
11:46de continuité institutionnelle
11:48plutôt qu'une rupture brutale,
11:51comme pouvait l'être Kevin Assett.
11:53Et donc, on a l'impression que, ici,
11:56Donald Trump, si c'est possible,
11:58alors ça paraît assez bizarre de dire ça comme ça,
12:01mais serait un peu à l'écoute de ses conseillers,
12:05voire des marchés.
12:07Et effectivement, Kevin Walsh serait un parfait gouverneur
12:12et président de la Réserve fédérale américaine.
12:15Mais évidemment, c'est quelqu'un qui est aussi
12:18du côté de Donald Trump
12:20et devrait voter très certainement.
12:21si c'était lui le président à partir de mai
12:23pour des baisses de tout.
12:25– John Plassard, cette série à laquelle vous faisiez allusion,
12:27est-ce que ce ne serait pas
12:28on réfléchissait avec Antoine tout en vous écoutant ?
12:30– Les années coups de cœur, c'est ça ?
12:32– Le petit Kevin ?
12:33– Non, oui, oui, oui aussi,
12:35mais il me semblait des séries américaines,
12:38vous savez, comme, qu'est-ce qu'il y avait ?
12:41Beverly Hills ou des choses comme ça.
12:43Je ne m'en peux plus des…
12:44– J'adore.
12:45– Oui, je suis un peu loin de ça.
12:46– Cosby Show, tout ça, quoi.
12:49– Voilà.
12:50– Dallas, oui, oui.
12:53Merci, John.
12:53– Merci.
12:55– Merci.
12:55– Merci.
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