00:00New York dans le blanc des yeux avec notre Dream Team, le Paris-New York de l'après-midi.
00:07John Plassard va nous rejoindre dans un instant pour citer Gestion, bien sûr pour analyser ses premiers instants de cotation à New York.
00:13Et en fil rouge, Antoine Larigauderie est avec nous. Re-bonjour Antoine.
00:16Re-bonjour Guillaume.
00:17Quelle émission ce matin ? Tout pour investir, 11h30 en podcast et replay également.
00:20Oui, effectivement. On a parlé du turnover qui a eu en ce moment sur les actions et de l'effet de biais comportemental.
00:28D'ailleurs, comportait le fait de s'intéresser et de ne pas arrêter de parler de l'IA.
00:33On a complètement oublié le reste. Et si les indices atteignent des plus hauts historiques, c'est aussi principalement grâce au reste qui a mieux performé qu'il y a ces dernières semaines.
00:42C'était très intéressant, effectivement.
00:45L'analyse comportementale, ça sent toujours le Julien Nebenzal.
00:48Oh, sans blague.
00:49C'était lui, effectivement. Podcast et replay. Tout pour investir le matin, 11h30.
00:53Dans un instant, John sera avec nous. On a de beaux drapeaux américains face à nous.
00:56Et cette ouverture en hausse, d'ailleurs, pour Wall Street, c'est un bon début de semaine sur les trois indices, Antoine.
01:02Oui, plus 0,58% pour le Nasdaq à l'instant, 23 329 points.
01:06Le Dow Jones, plus 0,35, 48 627, plus 0,44 pour le S&P 500, 7 857.
01:13La volatilité qui remonte un petit peu, mais pas grand-chose.
01:17On est sur les 16 points. Et vous l'avez dit, le CAC 40 en très grande forme, plus 1,02, 8 150 points.
01:23Très exactement.
01:24John, quels seront les principaux rendez-vous à suivre pour cette semaine ?
01:28J'ai envie de dire la dernière grosse semaine de l'année, puisqu'après, on entrera très clairement à partir de ce week-end dans la trêve des confiseurs.
01:33John, cette semaine, quels seront les enjeux ?
01:35Écoutez, j'ai l'impression de vous répéter la même chose chaque lundi, Guillaume,
01:39parce qu'on va avoir une semaine qui s'ouvre avec une des semaines les plus chargées de l'année, bizarrement,
01:46sur le plan macroéconomique, surtout parce qu'on a toujours les restants du shutdown qui arrivent avec un point central aux États-Unis
01:56qui sera la publication des chiffres de l'emploi demain pour octobre et pour novembre,
02:01qui est un exercice extrêmement délicat parce qu'on se rappelle qu'on se souvient qu'on n'a pas exactement toutes les données,
02:10que potentiellement les données qui seront publiées demain ne sont pas totalement exactes.
02:15Alors, on a un consensus quand même qui table sur une création d'emploi très modeste en novembre,
02:20avec un taux de chômage qui est attendu à 4,5%, stable donc.
02:25Après, on aura aussi les chiffres de l'inflation CPI aux États-Unis, ils sont attendus à plus 3,1%.
02:32On est vraiment au-dessus de l'objectif du mandat de la Réserve fédérale américaine qui est 2%,
02:38donc ça nous rappelle plutôt, même si c'est stable, que le combat contre la hausse des prix n'est pas totalement gagné.
02:44On aura aussi les ventes de détails d'octobre avec une légère décélération à plus 0,1%.
02:51On aura aussi des PMI de décembre pour vous dire tous les chiffres qu'on aura.
02:56Et puis, au niveau microéconomique, on a quand même quelques valeurs.
03:00Et les valeurs, c'est Micron, Accenture, FedEx et Nike.
03:04Alors, d'un côté, l'intelligence artificielle et de l'autre, la consommation américaine avec une cerise sur le gâteau,
03:13qui sont plusieurs responsables de la Fed qui vont aussi s'exprimer cette semaine.
03:18Donc, Guillaume, pour vous répondre, eh bien, ça va être un peu plus compliqué que prévu.
03:22Oui, voilà. Semaine intéressante à Wall Street.
03:24Et puis, en dehors des États-Unis, la BCE jeudi, la Banque du Japon vendredi sera très, très importante.
03:28Sur aussi, vendredi, la Banque du Japon, elle pourrait relever ses taux.
03:31Ce sera peut-être le dernier très grand rendez-vous de cette année, la Banque du Japon, donc vendredi matin.
03:36Pour ce qui concerne la tech, est-ce qu'on doit vraiment s'inquiéter ?
03:39La tech vient d'enchaîner les séances de baisse à nouveau, John.
03:41Une fin d'année dans la souffrance pour mieux repartir par la suite.
03:44Ou vous êtes de plus en plus inquiet, vous ?
03:46Non, je dirais que ce qu'on a eu la semaine passée, puis globalement depuis un mois, on en parlait,
03:52c'est ce qu'on appelle l'AI fatigue, la fatigue de l'intelligence artificielle.
03:56Je dirais que c'est plus une respiration qu'un crash.
03:59Il y a une prise de bénéfice assez classique après une année avec des performances spectaculaires.
04:04On rappelle juste une chose, Broadcom, vendredi, a perdu 13% alors que les résultats étaient très bons.
04:10Il y avait légèrement une tension sur les marges, mais ce n'était pas dramatique.
04:14Mais la valeur avait fait plus 75% de hausse depuis le début de l'année.
04:19Donc on a pris des bénéfices.
04:20Et puis, il y a une chose intéressante, on ne parle pas assez des taux.
04:24On avait vu que souvent, il y avait un lien direct et inversé entre la hausse des rendements des très jouets,
04:32depuis 10 ans par exemple, on a vu des tensions à 4,15,
04:36et les tensions aussi sur les valeurs de croissance dont les cash flows sont assez lointains.
04:42Donc on parle évidemment ici de l'intelligence artificielle.
04:47On a une fin d'année, c'est vrai, sous pression, mais ce n'est pas hors du scénario.
04:51Même si on devait avoir ces prochains jours une phase de faiblesse,
04:56ça ne veut pas dire, et ce n'est pas incompatible avec un rebond marqué en début d'année prochaine,
05:02surtout après le fort rallye qu'on a eu.
05:04Moi, j'estime que les fondamentaux sont solides.
05:06Il faut être plus selectif, oui, ça c'est vrai, la fameuse diversification,
05:11elle se fait aussi au sein du secteur de la tech et de l'intelligence artificielle.
05:17Et puis, évidemment, on essaye de privilégier ce qu'on appelle les leaders rentables,
05:22et puis alléger les accès de valorisation.
05:25Donc, pour répondre à votre question, je ne pense pas que c'est la fin de la hausse des valeurs liées à l'intelligence artificielle.
05:30Ce n'est pas la fin de la hausse.
05:32On a quand même Aurard qui, encore aujourd'hui, recule à nouveau de 2% après avoir perdu 14% en fin de semaine dernière.
05:38Ça continue, 2% moins pour Aurard qu'aujourd'hui.
05:40Broadcom aussi en baisse à nouveau, moins 10 vendredi, moins 1 aujourd'hui sur Broadcom.
05:45Tout à l'heure, Alexandre Baradez nous dira que lui est plus pessimiste,
05:47plus inquiet sur les signaux que nous envoie en ce moment la tech américaine.
05:50Antoine ?
05:51Regardez, ça se sent même en Europe, où on a un CAC 40 qui est en grande forme, plus 0,9%.
05:56Mais parallèlement, l'Euronext Tech Leaders, lui, est même en léger repli, moins 0,06%.
06:01Et c'est rare d'avoir une telle séparation, un tel niveau d'écartement
06:07entre les performances boursières des deux indices en une journée.
06:10Mais c'est vrai que parallèlement, alors que la tech pose question,
06:12mais vous n'êtes pas inquiet, John, c'est ce que vous nous disiez pour 2026.
06:15Parallèlement, la rotation sectorielle se confirme.
06:17On a un Dow Jones, un Russell 2000 sur des plus hauts historiques depuis vendredi.
06:20Et puis, on a Bank of America, là, dans l'univers financière des banques.
06:24Bank of America qui, enfin, John, retrouve ses niveaux d'avant la crise Lehman.
06:30Il leur a fallu attendre 17 ans pour que cela arrive.
06:33Est-ce que ça arrive pour de bonnes raisons ?
06:35Ou est-ce que les financières américaines sont à nouveau en train d'aller trop vite,
06:39trop haut, trop fort, un peu comme en 2007, 2006, les années qui ont précédé la crise Lehman ?
06:43Non, je pense que c'est pour de bonnes raisons.
06:45Mais surtout, je dirais que la première chose, c'est que ça nous rappelle quand même
06:48à quel point la crise des subprimes a marqué le secteur financier américain.
06:54On l'a totalement oublié.
06:56Il y a des gens qui n'étaient pas dans le métier, je dirais, dans cette année des subprimes,
07:01de chute de Lehman.
07:02Et le chemin du retour a été extrêmement long.
07:06Maintenant, si on regarde, évidemment, les fondamentaux,
07:08on a une finance qui est plus solide qu'en 2007.
07:11On a des banques américaines qui, aujourd'hui, ont des bilans qui sont nettement renforcés,
07:16avec plus de capital, moins d'effet de levier.
07:20Et puis, on est dans une situation où on a une rotation, vous l'avez dit,
07:26qui joue à plein avec les gens qui sortent de la tech pour aller vers des secteurs
07:32comme la pharma et aussi, bien évidemment, donc les valeurs financières.
07:37Alors, on fait juste un tout petit peu attention, parce que vous savez que sur le secteur de la financière,
07:43dès que Donald Trump est arrivé, on a eu un coup de boost, si on peut dire ça comme ça,
07:48sur le secteur à cause de la dérégulation mise en avant par...
07:53Je me souviens que c'est une dérégulation qui se traduit sur une tension extrêmement forte
07:58sur les banques régionales américaines.
08:02Il y a certaines années de cela.
08:04Donc, il faut faire attention, il ne faut pas avancer les yeux fermés.
08:08Et comme à chaque fois, un petit peu comme la tech, d'ailleurs,
08:11eh bien, il est intéressant, si on repique du secteur bancaire américain,
08:15de prendre les leaders, que ce sont notamment JP Morgan ou Bank of America.
08:19Ben voilà, quelques idées, secteur financier donc qui retrouve...
08:22Bank of America était un peu en retard sur les autres grandes banques américaines,
08:24mais qui retrouve Bank of America.
08:26Ça y est, enfin, ces niveaux d'avant la crise, les manes,
08:28il aura fallu attendre plus de 17 ans et des records.
08:32Alors, on en a aujourd'hui des records sur certains actifs à nouveau,
08:35et notamment pour les métaux, l'argent, le platine, l'or.
08:37Comment expliquez-vous ces nouveaux records, John ?
08:40Ben, je dirais que c'est un vrai changement de régime.
08:44Ce n'est pas un simple rallye.
08:46On a un bousculement, un basculement,
08:49qu'on voit depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois,
08:53qui est plus profond si vous prenez l'argent, par exemple,
08:56depuis le début de l'année, c'est une hausse de 120%.
09:01Vous avez bien entendu, Guillaume, 120%.
09:04Et ce n'est pas une valeur de la tech, c'est vraiment l'argent, le métal argent.
09:09Alors, on a plusieurs catalystes, la fête, la liquidité.
09:14On sait que le retour d'une liquidité abondante
09:17redonne mécaniquement de l'intérêt aux actifs réels,
09:21et surtout avec des métaux comme l'or et le platine,
09:28comme vous l'avez dit.
09:29On a des fondamentaux d'offres qui sont contraints.
09:35Et puis aussi, ce qui est intéressant de noter,
09:37c'est que l'argent, on en a parlé la semaine passée,
09:40ça bénéficie aussi du secteur solaire, des véhicules électriques
09:44et des data centers.
09:46Et c'est ça qui est intéressant,
09:48parce que même dans la thématique de l'intelligence artificielle
09:51qui s'essouffle un peu,
09:54eh bien, dedans, on utilise très concrètement
09:56de l'argent, du platine, du cuivre notamment,
10:00et c'est quelque chose qui est intéressant.
10:02Et puis aussi, dernièrement,
10:04avec la baisse des taux de la Fed qu'on a eue la semaine passée,
10:08eh bien, c'est aussi un des éléments
10:10qui plaide en faveur de ce type de métaux
10:14qui devrait continuer à monter l'année prochaine, notamment.
10:17Nouveau record pour l'argent aujourd'hui,
10:19l'once d'or à 4 360 dollars.
10:22Dans quelques minutes,
10:23nos experts répondront à vos questions,
10:24vous tous qui nous suivez à la radio, à la télé.
10:25Culture Bourse sera à suivre.
10:27Vous pouvez, pour obtenir des réponses à vos questions,
10:29flasher, scanner ce QR code qui apparaît à l'écran.
10:31Pour ceux qui nous suivent à la radio,
10:32les QR codes sont disponibles dans nos replays.
10:35John, est-ce que vous aimez Kevin ?
10:37Le prénom, Kevin, bien sûr.
10:39Oui, ça me fait penser à une série américaine, Guillaume.
10:42Oui, oui.
10:43Kevin Assett ou Kevin Walsh ?
10:44Eh, il hésite un peu, Donald Trump,
10:46parce que jusqu'ici, on donnait Kevin Assett,
10:47grand favori pour prendre la tête de la Fed,
10:49succédé à Jerome Powell.
10:50Et finalement, il semblerait que ce soit un autre Kevin
10:51qui prenne l'accord, là.
10:53Kevin Walsh, il a passé vendredi dernier,
10:55Kevin Walsh, 45 minutes en tête à tête avec Donald Trump.
10:58Qui est Kevin Walsh ?
10:59D'abord, ça nous montre, Guillaume,
11:02d'abord, ça nous montre que le casting économique est toujours ouvert.
11:05C'est une surprise.
11:07Il ne faut pas aller par quatre chemins.
11:09C'est une surprise.
11:10Kevin Walsh, ancien gouverneur de la Fed.
11:13Il était aussi conseiller de George W. Bush.
11:18Il incarne une approche assez orthodoxe, crédible
11:21et très lisible pour les marchés,
11:23contrairement à Kevin Assett.
11:25Et on a l'impression, si c'était lui,
11:29alors Kevin Assett a toujours les devants,
11:32prend toujours les devants,
11:33mais perd du terrain face à Kevin Walsh,
11:36mais on a l'impression que pour les investisseurs,
11:41c'est un message assez intéressant
11:43parce que Walsh serait plutôt un signal
11:46de continuité institutionnelle
11:48plutôt qu'une rupture brutale,
11:51comme pouvait l'être Kevin Assett.
11:53Et donc, on a l'impression que, ici,
11:56Donald Trump, si c'est possible,
11:58alors ça paraît assez bizarre de dire ça comme ça,
12:01mais serait un peu à l'écoute de ses conseillers,
12:05voire des marchés.
12:07Et effectivement, Kevin Walsh serait un parfait gouverneur
12:12et président de la Réserve fédérale américaine.
12:15Mais évidemment, c'est quelqu'un qui est aussi
12:18du côté de Donald Trump
12:20et devrait voter très certainement.
12:21si c'était lui le président à partir de mai
12:23pour des baisses de tout.
12:25– John Plassard, cette série à laquelle vous faisiez allusion,
12:27est-ce que ce ne serait pas
12:28on réfléchissait avec Antoine tout en vous écoutant ?
12:30– Les années coups de cœur, c'est ça ?
12:32– Le petit Kevin ?
12:33– Non, oui, oui, oui aussi,
12:35mais il me semblait des séries américaines,
12:38vous savez, comme, qu'est-ce qu'il y avait ?
12:41Beverly Hills ou des choses comme ça.
12:43Je ne m'en peux plus des…
12:44– J'adore.
12:45– Oui, je suis un peu loin de ça.
12:46– Cosby Show, tout ça, quoi.
12:49– Voilà.
12:50– Dallas, oui, oui.
12:53Merci, John.
12:53– Merci.
12:55– Merci.
12:55– Merci.
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