00:00Et le CAC 40 est quasi inchangé, moins 0,05%, 8 068 points.
00:05Les autres places européennes un petit peu mieux orientées, mais la BCE a rendu son verdict sur les taux.
00:10C'est donc un statu quo qui prévaut, mais surtout des commentaires, peut-être un tout petit peu moins faucons
00:15de la part de l'institution européenne.
00:17Ce qui a permis au taux de se détendre un petit peu sur le marché obligataire et au marché actions
00:22de retrouver un tout petit peu d'alembre.
00:24Mais enfin, la tendance reste quand même bien indécise. On détaillera ça, bien sûr, dans quelques minutes, notamment avec Nicolas
00:30Lassery de Mandarit de Gestion et Yannick Lopez d'OphiInvest.
00:33Pour l'instant, la tendance à Wall Street, les marchés américains qui ont ouvert, la tendance, elle est haussière.
00:39Plus 0,43% pour le S&P 500, 7 165 points. Plus 0,45% pour le Dow Jones,
00:4649 083.
00:47Le Nasdaq, plus 0,59% à 24 818 points. Du côté de Wall Street, on réagit bien sûr aux
00:54principaux catalyseurs du moment.
00:55Les résultats des GAFAM, et ça, on va en reparler dans quelques minutes.
00:59Et puis aussi, le verdict de la Fed. C'était la dernière conférence de presse de la Réserve fédérale américaine
01:04après son rendu de décision hier pour Jerome Powell.
01:07Mais Jerome Powell qui va rester un petit peu plus longtemps que prévu au Conseil.
01:10Ça, on s'y attendait, mais c'est confirmé.
01:12John Plassard, cité gestion, bonjour.
01:15Bonjour Antoine.
01:16Merci d'être avec nous. Justement, c'était un petit peu la surprise du chef.
01:19La surprise était attendue. Donald Trump n'a qu'à s'en prendre qu'à lui-même, finalement, du fait
01:24que Jerome Powell va rester un petit peu plus longtemps que prévu au FEMC.
01:29C'est à cause des procédures qu'il avait lancées contre le patron de la Fed concernant certains griefs.
01:35Maintenant, le ton de la Fed réservait assez peu de surprises.
01:40Mais enfin, c'était un moment important quand même, cette dernière de Jerome Powell.
01:43Oui, tout à fait. Et puis surtout, alors ça, c'est pour l'anecdote.
01:46On a vu que Jerome Powell, pour une fois, a égratillé directement le président américain.
01:53C'était sa sortie, sa baisse sortie en fanfare.
01:56Mais si on revient sur les fondamentaux de la réunion, c'était la troisième réunion consécutive sans mouvement sur les
02:03taux.
02:04Ça s'était attendu. Mais il y a une chose qui est presque un choc pour les économistes.
02:08C'est le fait que le vote est extrêmement divisé. Il est le plus divisé depuis 1992 avec huit votes
02:16contre quatre.
02:17Donc on est dans une situation où on a des membres de la Fed qui sont tiraillés entre cette inflation
02:25qui est toujours élevée et qui continue à monter à cause de la crise au Moyen-Orient.
02:30Et puis d'un autre côté, eh bien, une croissance, on va en parler après, Antoine, mais qui commence à
02:36montrer des signes de fragilité.
02:39Donc le message est clair, c'est qu'il n'y a rien de clair.
02:43Alors voilà, la seule chose que je sais, c'est que je ne sais rien.
02:46La Fed n'a pas vraiment tranché. Il y a une absence de direction claire.
02:51Et donc, en fait, ça, c'est un peu plus dangereux. Le marché ne le joue pas aujourd'hui, mais
02:56c'est un peu plus dangereux que d'avoir une direction claire parce qu'on ne sait pas où aller.
03:00Et donc, on est dans une situation où, effectivement, le ton change par rapport à la réunion que la précédente
03:08réunion.
03:09Mais on n'est pas dans une situation dramatique.
03:12Et puis, peut-être la dernière des choses à noter, c'est que Jérôme Powell, pour une fois, eh bien,
03:18depuis longtemps, dit que le marché du travail est en train de se dégrader.
03:23Ça ne se voit pas sur les statistiques économiques.
03:25On le verra peut-être vendredi, d'ailleurs, vendredi prochain, pardon, lorsqu'il y aura la publication des chiffres de
03:31l'emploi américain d'avril.
03:32Mais donc, en fait, fondamentalement, le message était assez flou et, je dirais, plus au quiche que deviche.
03:40Et pourtant, les marchés, eh bien, sont en hausse.
03:43C'est assez curieux parce que, finalement, on a exactement un contraste total avec la position de la BCE.
03:49On le détaillera tout à l'heure, mais la BCE, bon, elle ne voit pas un horizon forcément plus clair.
03:53Mais elle, elle adopte un ton peut-être un tout petit peu plus accommodant.
03:57Donc, voilà, on se retrouve avec une sorte de polarisation assez intéressante.
04:02Malgré tout, bon, tout ça, ça fait évoluer un petit peu les anticipations d'action monétaire de la Fed et
04:09l'impact sur le marché obligataire, sur les taux.
04:12Et on a la banque d'affaires Morgan Stanley qui prévoit que la Fed va maintenir ses taux inchangés en
04:182026 désormais. Pourquoi ?
04:21Oui, alors, c'est important parce que Morgan Stanley, c'était un peu le dernier des Mohicans qui pensait que,
04:27effectivement, la Fed allait baisser ses taux en 2026.
04:31Eh bien, ce n'est pas du tout le cas. Il le laisse tomber, évidemment.
04:34Alors, j'enfonce une porte ouverte. La question, c'est bien évidemment l'inflation qui est au-dessus des objectifs,
04:40les préoccupations liées au Moyen-Orient et, évidemment, la fermeture du détroit d'Hormuz.
04:45Et puis, une croissance qui, pour l'instant, est résiliente, qui pousserait, en fait, la Fed à ne rien faire.
04:53L'important, c'est de rien faire.
04:54Et donc, on est dans une situation où Morgan Stanley ne prévoit plus de baisse de taux.
05:00Et si on regarde les Fed Fund Watch, eh bien, on voit que le marché anticipe à 44% contre
05:088% avant la réunion de la Fed une hausse des taux d'ici 12 mois, d'ici avril 2027.
05:16Donc, on est dans ce qu'on appelle un repricing du scénario monétaire.
05:22Alors, ça, c'est pour Morgan Stanley. On a aussi des chiffres, malgré cette énorme actualité.
05:29On a des fondamentaux qui nous attendaient, notamment les chiffres de la croissance du côté des États-Unis pour le
05:34premier trimestre.
05:35Alors, qu'est-ce qu'il faut en penser ? Globalement, on est à peu près sur ce qui était
05:39prévu.
05:40Oui, un peu. Alors, c'est une légère déception parce qu'on est à 2% sur le premier trimestre
05:45de croissance contre un consensus qui attendait 2,3%.
05:49Mais c'est une accélération par rapport au quatrième trimestre de l'année passée.
05:53On se souvient, on était à plus 0,5% en dernière lecture.
05:58Le rebond qu'on a vu là, c'est porté par les dépenses publiques face à toutes les contractions qu
06:05'on avait eues face au shot d'art.
06:07Donc, il a fallu rattraper tout ça et ça, ça a gonflé les chiffres de l'économie.
06:12Et puis, on a aussi l'investissement privé qui accélère beaucoup à plus 8,7%.
06:17Un boom des dépenses d'entreprises, notamment tiré par, Antoine, l'intelligence artificielle.
06:24Étonnant.
06:24Bien évidemment, c'est étonnant.
06:27Exactement. Si on regarde la consommation, on le ralentit un peu, légèrement, de 1,9% à 1,6%, mais
06:33ce n'est pas dramatique.
06:35Et donc, aujourd'hui, on est un peu rassuré par rapport aux chiffres, par exemple, de la croissance qu'on
06:42avait eue en France ce matin, qui était à tonnes.
06:44Et donc, on est plus ou moins rassuré.
06:47Mais évidemment, ce sont les prochains trimestres qui vont compter et voir comment la crise au Moyen-Orient impacte la
06:55croissance de la première économie mondiale.
06:57Bon, et puis, l'autre énorme actualité, c'est la publication des résultats de la high-tech américaine.
07:05Alors, on attend Apple ce soir, on en dira un mot.
07:10Mais en attendant, on peut dire globalement qu'entre Microsoft, Meta, Amazon et Google, enfin Alphabet,
07:18si on regarde les réactions boursières en premier lieu, on peut dire que c'est Google qui gagne au point.
07:24Oui, tout à fait, exactement. Alors, si on regarde Alphabet, on a des résultats qui sont nettement en-dessus des
07:31attentes.
07:31On a le cloud qui devient vraiment le moteur de croissance.
07:35Google Cloud a atteint 20 milliards de dollars, plus 63% avec une marge opérationnelle de plus de 33%.
07:43C'est absolument extraordinaire. Et puis aussi, ce qui est drôle, mais ce qui nous confirme un petit peu, ce
07:50qui nous rassure,
07:51c'est l'explosion des commandes, du caranet de commandes.
07:55Ils ont ce qu'on appelle un backlog à 460 milliards de dollars contre 240 avant.
08:02Donc, il y a une demande très forte en infrastructures d'intelligence artificielle.
08:06Et puis, on a évidemment des capex qui sont colossaux, puisqu'ils vont dépenser sur l'année entre 180 et
08:16190 milliards de dollars.
08:18Alors, quand on prend de l'autre côté, évidemment, Meta, qui baisse nettement ce matin aux États-Unis,
08:25on a des résultats qui sont bons, mais ils sont biaisés par des effets fiscaux,
08:31puisqu'ils ont eu un avantage fiscal exceptionnel de 8 milliards de dollars.
08:37On voit qu'il y a le moteur publicitaire qui fonctionne très bien, mais il y a deux mais.
08:43Le premier, c'est le ralentissement dans les engagements de Facebook,
08:49ceux qui vont sur le site social, qui ont fléchi à 3,56 milliards sous les attentes.
08:57On attendait 3,61. Et puis, évidemment, pour eux, ce sont les dépenses de capex qui inquiètent cette fois-ci,
09:06puisqu'on a des investissements qui sont relevés à 125, entre 125 et 145 milliards de dollars sur l'année,
09:13contre 115 à 135 qui étaient attendus.
09:17Donc, évidemment, on s'inquiète, puisque vous avez les composants qui montent,
09:21et la course à l'intelligence artificielle et au data center.
09:25Cela dit, concernant ces résultats de la high-tech américaine,
09:28John, je voulais juste vous faire réagir.
09:30On a eu une note de Goldman Sachs qui regardait un petit peu les résultats de Microsoft,
09:38de Meta, d'Amazon, mais c'est surtout ceux d'Alphabète qui retiennent,
09:42parce que ce qu'ils nous disent, et c'est peut-être une réponse à la question qu'on se
09:46pose depuis des mois et des mois,
09:47non, l'IA ne va pas détruire la recherche sensorisée sur Internet, voire mieux,
09:55elle va la rendre plus efficace et l'une est complémentaire de l'autre, l'une ne va pas remplacer
10:00l'autre.
10:00Et c'est peut-être un premier élément de réponse très intéressant pour l'ensemble de l'industrie.
10:06Oui, tout à fait.
10:06Et puis, on se souvient que Goldman Sachs, on en avait parlé il y a deux ou trois semaines,
10:10avait dit arrêter de tirer sur les sociétés de software parce que,
10:15alors Alphabète n'en est pas, mais sur les sociétés de software parce que,
10:19eh bien, l'intelligence artificielle va aider, va doper les chiffres.
10:24Et puis, lorsqu'on regarde Meta, je reviens sur Meta,
10:26eh bien, on voit aussi que la publicité les aide.
10:29Alors, on a l'impression qu'il n'y a plus de publicité.
10:31Eh bien, ça fonctionne aussi très bien.
10:33Les recherches, les moteurs de recherche, vous l'avez dit, Alphabète,
10:36mais on a d'autres qui aident énormément
10:38et qui vont être boostés par l'intelligence artificielle tout à fait.
10:43Et le dernier des Mohicans, d'ailleurs, c'est notre question du jour.
10:46C'est la question qu'on pose sur les réseaux aujourd'hui, sur BFM Bourse.
10:50C'est Apple.
10:51Est-ce qu'au milieu de toutes ces annonces monstrueuses de CapEx,
10:55de ceci, de cela, de data center, d'activité cloud,
10:57est-ce qu'Apple n'est pas finalement le titre le plus oublié,
11:02le plus délaissé de la tech américaine,
11:04vu qu'on en a longuement parlé, John,
11:07il n'y a pas vraiment d'enjeu IA chez Apple.
11:09Apple, son travail, c'est de vendre des téléphones,
11:11c'est de vendre des ordinateurs, c'est d'innover.
11:13Et c'est aussi de fournir du rendement
11:15et de la valeur à ses actionnaires.
11:19Qu'est-ce qu'on attend globalement ?
11:21Quel sera le point important des résultats
11:23qui vont tomber ce soir, après la clôture de Wall Street ?
11:28Vous avez touché le mille, Antoine,
11:31puisqu'effectivement, il y a deux choses,
11:33enfin trois, allez, il y a deux choses qu'on regarde surtout.
11:36C'est les iPhones, notamment les ventes du iPhone 17 Pro.
11:40On revient aux fondamentaux, notamment en Chine.
11:43Et puis de l'autre côté, la croissance des services,
11:45avec la croissance des services à 2P.
11:48Le segment est attendu autour de 30 milliards de dollars,
11:51avec des marges supérieures à 70%.
11:53Donc ça, c'est la vache à lait du iPhone, de Apple.
11:59Effectivement, la dernière chose qu'on va regarder,
12:01alors oui, vous l'avez dit, l'intelligence artificielle,
12:03on ne s'attend toujours pas à avoir une intelligence artificielle
12:06made in Apple, mais peut-être certaines associations.
12:09Mais il y a une chose qu'on va regarder,
12:11c'est peut-être un message.
12:12Vous savez que Tim Cook, on en a assez parlé,
12:15mais Tim Cook va faire une transition avec John Ternus.
12:19Et peut-être que là, on aura peut-être une indication sur le futur,
12:22parce qu'il y avait un peu un effet de flou
12:25sur le nouveau management d'Apple.
12:30Donc des choses très intéressantes à regarder
12:32et effectivement, potentiellement, un retour aux sources,
12:36c'est-à-dire des ventes d'iPhone.
12:37Ça paraît bizarre, mais ce sera certainement le cas ce soir.
12:40Tout simplement, ça reste quand même le métier d'Apple,
12:43de vendre des objets technos, d'innover.
12:45Et voilà, on l'a dit aussi,
12:47de nourrir la valeur de son action pour ses actionnaires.
12:51Apple, moins 0,4%, on est à 269,08€.
12:55Un petit point sur Amazon, moins 0,9%, 260,72€.
13:00Alors on était attentifs à Amazon,
13:01parce que Romain Dobry, à qui on parlera tout à l'heure de Bourse Direct,
13:05nous avertissait que les positions qui étaient prises
13:07sur le marché des options avec Amazon
13:10étaient un petit peu inquiétantes,
13:12et qu'à la moindre déception sur les résultats,
13:13ça risquait de chuter très très fortement.
13:16Là apparemment, on limite la casse,
13:17donc les résultats semblent un petit peu mieux appréciés que prévus.
13:20On a Meta, en revanche, qui est effectivement sanctionné,
13:23vous le disiez, John,
13:24moins de 9,7% pour Meta, on est à 604,09€.
13:28Un coup d'œil sur Microsoft,
13:30qui perd 3,4% à 410€.
13:33Et enfin, Google, on le dit,
13:35c'est le grand gagnant de cette vague de publications,
13:37le titre gagne 5,5%.
13:39John Plassard, Cité Gestion,
13:40merci infiniment d'avoir été avec nous pour commenter
13:42cette ouverture...
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