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  • il y a 36 minutes
Mercredi 8 avril 2026, retrouvez Aymeric Diday (Directeur de la gestion, Pergam), Laurent Chaudeurge (Membre du comité d'investissement, BDL Capital Management), Gilles Guibout (Responsable des actions européennes, AXA IM chez BNP Paribas Asset Management) et Olivier Malteste (Directeur des investissements, Althéis) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:07Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour, vous nous suivez à 17h en direct à la télévision via
00:16vos box
00:16et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay sur Bismarck.fr,
00:20soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:23Au sommaire de cette édition ce soir, place est donnée désormais aux négociations
00:29entre les Etats-Unis et l'Iran après l'annonce d'un cessez-le-feu hier soir,
00:33quelques heures à peine avant le dernier ultimatum en date qui avait été mis sur la table par Donald Trump
00:40et son administration.
00:42Alors comprenez bien un cessez-le-feu dans le monde actuel, ça ne veut pas dire que le conflit s
00:46'est arrêté ou a été gelé
00:48puisqu'on le constate sur le terrain, les frappes continuent d'Israël vers le sud Liban et le Hezbollah
00:54et de l'Iran vers d'autres états du Golfe alliés des Américains.
00:59Néanmoins, les frappes américaines se sont arrêtées et les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis
01:05vont pouvoir commencer dès ce vendredi à Islamabad au Pakistan,
01:09le Pakistan qui a joué visiblement un rôle majeur dans la mise en place de ce canal de communication
01:16entre Téhéran et Washington.
01:18La réaction de marché est évidemment spectaculaire à la hauteur des enjeux, si je puis dire,
01:23avec un phénomène de soulagement massif et des réactions qui sont effectivement en dehors des écarts-types normaux.
01:30On a vu les actions asiatiques rebondir de plus de 5% ce matin.
01:34Les actions européennes en ce moment sont en train de terminer une séance de rebond violent également
01:39avec des hausses de 4-5% pour les grands indices en Europe.
01:42Aux Etats-Unis, les indices sont sur des hausses entre 2 et 3% actuellement.
01:48Et puis, on fait également une partie en sens inverse du chemin qui avait été tracé ces dernières semaines sur
01:54le pétrole
01:55avec des cours du brut qui se replient d'environ 15% actuellement sous les 100 dollars.
02:01On est autour de 94-95 dollars le baril de Brent ou de WTI au moment où on se parle.
02:07Et puis, sur les marchés obligataires, là aussi, c'est un rebond assez violent
02:10avec des taux longs qui se détendent de 10 à 20, voire 30 points de base pour certains émetteurs souverains
02:17en Europe.
02:18Pauline Grattel vous apportera encore plus de détails sur ce rallye de soulagement dans un instant.
02:23Discussion à suivre, bien sûr, avec nos invités de Planète Marché
02:26sur les risques qui ont été évacués avec ce cessez-le-feu,
02:30les risques qui perdurent et les conséquences encore à venir de ce conflit
02:34sur le plan macroéconomique et sur le plan microéconomique également
02:37avec une saison de publication de résultats qui va redémarrer dans les prochains jours.
02:41Et puis, dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
02:43nous ferons le bilan du mois de mars du point de vue de l'industrie ETF
02:46avec l'observatoire ETF d'Alteis by YouMoney.
02:50Et un mois de mars qui a marqué un gros coup d'arrêt en termes de collecte pour l'industrie
02:54ETF
02:54après un début d'année qui avait été spectaculaire.
02:57C'est Olivier Malteste qui sera avec nous dans ce dernier quart d'heure de Smart Bourse,
03:01le directeur des investissements d'Alteis.
03:13Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
03:15nous retrouvons Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:19Bonsoir Pauline.
03:20Et après les menaces, c'est donc le cessez-le-feu dans le golfe qui est à la une de
03:25l'actualité.
03:25Oui, 90 minutes avant la fin de l'ultimatum de Donald Trump, Washington et Téhéran ont scellé une trêve in
03:32extremis.
03:33La réaction a été directe sur les marchés financiers, on y revient.
03:36Le président américain a suspendu ses menaces de frapper l'Iran et de détruire une civilisation entière sans retour possible
03:43pendant deux semaines.
03:44Il fait état de discussion proche d'un dénouement concernant un accord de paix sur le long terme et parle
03:50d'une victoire totale et complète sur Téhéran.
03:53L'Iran revendique également la victoire. Les deux pays négocieront ce vendredi au Pakistan.
03:58Oui, Téhéran qui a accepté sur le papier de rouvrir le point névralgique de ce conflit, le détroit d'Hormuz.
04:05Oui, mais dans les faits, cela risque de prendre un petit peu de temps quand même.
04:09Téhéran a donné ses conditions pour la réouverture.
04:11Les passages des navires dans le détroit devront se faire en coordination avec les forces armées iraniennes et sous contrainte
04:18technique.
04:18À ce stade, seulement deux bateaux ont pu passer par le détroit depuis l'annonce.
04:22Le Golfe reste donc très embouteillé avec encore 800 navires bloqués dont plus de la moitié sont des pétroliers.
04:29Le ministre américain de la Défense, Pete Exet, s'est exprimé, lui, devant la presse il y a quelques heures
04:34à peine.
04:34Oui, il indique que la République islamique n'a plus de défense sol-air et qu'elle ne peut plus
04:39fabriquer ni missiles ni drones et qu'elle a reculé dans le temps.
04:42Le chef du Pentagone valide la ligne de Trump sur le cessez-le-feu en indiquant que le président américain
04:48aurait pu renverser l'économie iranienne en quelques minutes.
04:51Mais il a choisi la paix.
04:54Venons-en en réaction de marché.
04:55Bien sûr, Pauline, à commencer par les marchés de l'énergie et du pétrole en premier lieu.
05:01Oui, les prix du pétrole ont chuté brutalement après les annonces.
05:04Le baril de Brent cède plus de 15% au cours de la séance.
05:08Pour revenir autour de 90 à 95 dollars, le WTI américain, lui, cède près de 20% au cours de
05:14la séance.
05:15Également sur ces niveaux concernant le gaz naturel, même topo, le cours chute de 20%.
05:20D'ailleurs, sur le gaz, le prix de référence en France va augmenter de plus de 15% au 1er
05:25mai pour 7,5 millions de foyers, soit les trois quarts des abonnés au gaz.
05:30C'est une conséquence directe du conflit au Moyen-Orient.
05:32Bon, des mouvements hors normes évidemment sur le pétrole, des mouvements sur une séance qui resteront dans l'histoire.
05:38On constate également des mouvements en dehors des standards normatifs sur les marchés actions, Pauline.
05:43Oui, des mouvements tout aussi rapides que pour le pétrole.
05:45Mais dans l'autre sens, les actions asiatiques ce matin ont regagné plus de 5%.
05:49En Europe, le Stoxx 600 et l'Eurostoxx 50 bondissent également de 5%.
05:54Tous les indices européens sont en forte hausse.
05:57En France, le CAC 40 gagne 5% également autour de 8300 points tirés par des valeurs comme ArcelorMittal, Société
06:04Générale, Safran ou encore Legrand qui s'envolent toutes de plus de 10%.
06:08A l'inverse, en toute logique, Total Energy cède 5%.
06:11Qu'en est-il des marchés américains en ce début de séance aux Etats-Unis ?
06:14Les indices sont en hausse de 2 à 3% dans les premiers échanges.
06:18L'indice VIX de la volatilité plonge de plus de 20% pour revenir autour de 20%, signe que le
06:23stress se dissipe.
06:25Les actions liées aux loisirs sont en hausse.
06:27Les compagnies aériennes comme American, Delta et United Airlines s'envolent de plus de 10% dans les premiers échanges.
06:33Le groupe TMAX7 enregistre des rebonds de 2 à 4%.
06:37Et puis une partie de la prime inflation sur les marchés obligataires se réduit fortement avec des rendements obligataires qui
06:44se détendent violemment aujourd'hui.
06:45Oui, en Europe, le rendement allemand à 10 ans perd 15 points de base et le 2 ans allemand jusqu
06:49'à 30 points de base.
06:51Le rendement français à 10 ans perd aussi près de 30 points de base au cours de la séance.
06:55Côté américain, les rendements à 2, 10 et 20 ans cèdent une dizaine de points de base avec un 10
07:00ans autour de 4,25%.
07:02Le dollar cède du terrain.
07:04L'indice dollar perd 1%, ramenant l'euro dollar au-delà de 1,17%.
07:08Quels sont les événements prévus à l'agenda demain des marchés, Pauline ?
07:11On attend demain la troisième estimation de la croissance américaine du quatrième trimestre
07:15et surtout les indices PCE et CORPCE du mois de février, mesure d'inflation privilégiée par la réserve fédérale.
07:22Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est à nos côtés et vous apporte les
07:26infos clés du jour sur les marchés.
07:38Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:41Laurent Chauderge est à nos côtés, membre du comité d'investissement de BDL Capital Management.
07:45Bonsoir Laurent.
07:46Bonsoir Grégoire.
07:46Merci d'être là, merci à Gilles Guibou de nous accompagner également.
07:49Bonsoir Gilles.
07:50Bonsoir Grégoire.
07:50Ravi de vous retrouver, vous êtes le responsable des actions européennes AXAIM chez BNP Paribas Asset Management
07:55et Emeric Didet est également en notre compagnie.
07:57Bonsoir Emeric.
07:58Bonsoir Grégoire.
07:59Vous êtes directeur de la gestion de Pergam.
08:01Qu'est-ce qu'on achète aujourd'hui Emeric ?
08:03Quels sont les risques qu'on peut évacuer avec cette trêve proposée pour deux semaines
08:09et ces négociations qui vont débuter en fin de semaine entre les Etats-Unis et l'Uran ?
08:14Et quels sont à l'inverse les risques qui perdurent au moins pendant cette période de semaine ?
08:20Alors on n'achète pas grand-chose sur les journées comme ça, nous on est plutôt à faire attention aux
08:24fausses bonnes idées.
08:28La trajectoire et l'allocation d'actifs, ça s'adapte dans les périodes de crise.
08:33Mais s'il y a bien un moment sur lequel on ne fait quasiment aucun, les journées où on ne
08:37fait aucun mouvement,
08:38c'est dans les journées de très grande baisse.
08:39C'est une séance d'observation vous dites.
08:40Au contraire, c'est une séance d'observation où on observe qu'est-ce qui monte le plus, qu'est
08:43-ce qui réagit le plus.
08:44Mais très riche l'enseignement.
08:45C'est énorme. Et c'est là où il faut être plus spectateur qu'acteur.
08:48Parce que l'incertitude autour de Donald Trump...
08:52Ça veut dire qu'on n'est pas investi, je précise, Emmerich.
08:53Au contraire, on est plutôt fait...
08:55Une séance comme ça, il ne faut pas la rater, il faut être investi.
08:57Mais l'allocation d'actifs permet de rester investi.
08:59Exactement. On fait plutôt partie de ceux qui prônent le fait d'être tout le temps investi.
09:04Alors, pas qu'en actions, évidemment.
09:06Mais d'avoir des taux d'investissement sur les marchés financiers relativement élevés.
09:11Parce qu'il faut faire travailler l'argent.
09:13Après, il y a différentes classes d'actifs, évidemment.
09:15Mais sur la partie actions, typiquement, on a plutôt surpondéré les actions en début d'année.
09:20Pendant la période un peu de crise qu'on a connue ces dernières semaines, on va dire,
09:27on a adapté la situation.
09:29En remettant un peu de valeur de défense, en ajustant nos positions, par exemple, sur l'or
09:34ou sur certaines cycliques qui sont arrivées à des niveaux plutôt intéressants.
09:39Et on garde un petit peu de cash.
09:41Ça, c'est aussi quelque chose d'important.
09:43Même dans les périodes comme ça, où on voit le marché monter, s'envoler de 5%,
09:46on garde du cash parce que l'incertitude n'est absolument pas levée.
09:50Alors, je reviens à mes questions, effectivement.
09:51Quels sont les risques qu'on peut évacuer et ceux qu'on ne peut pas évacuer après l'annonce de
09:56cesser le feu ?
09:56Pour le moment, un petit risque qu'on a un peu tendance à évacuer, c'est le risque extrême.
10:01C'est celui où certains imaginaient des scénarios dramatiques, vu les discours qui avaient été menés par Donald Trump.
10:07On sent que la potentialité d'utiliser l'arme nucléaire semble évacuée.
10:12Première chose, tant mieux.
10:14Ça, c'est le premier point.
10:16Deuxième point, on voit quand même qu'il y a une volonté claire d'aller du côté de la négociation.
10:22Donc, le scénario qui consiste à dire l'enlisement très long terme commence à perdre des probabilités.
10:29Il n'est pas encore écarté.
10:30Mais en tout cas, il perd des probabilités, il perd du terrain.
10:32Il y aura une fin à ce conflit au moins sur le papier.
10:35Au moins, il y aura une fin.
10:36Et on pense qu'on n'est pas rentré dans la période guerre du Golfe et compagnie, sept ans de
10:40guerre, guerre Ukraine, cinq ans de guerre.
10:42On n'en est pas là.
10:43D'accord.
10:44Pour le moment, on n'est plus sur un scénario où chacun va dire qu'il a gagné.
10:49C'est clair, c'est déjà ce qu'ils disent chacun de leur côté.
10:52Ça, c'est normal.
10:53Il faut valoriser chaque victoire auprès de son camp électoral.
10:57Mais d'un autre côté, il y a tellement d'enjeux économiques.
11:01Et c'est là où on a plutôt tendance à penser que ça va dans le bon sens et qu
11:05'il faut plutôt regarder les séances comme ça pour savoir quels sont les secteurs qui vont se réapprécier, quels sont
11:11ceux qui vont rebondir fortement et sur lesquels il va falloir se positionner.
11:15Donc, maintenant ou plus tard ?
11:18Plus tard, parce qu'il va y avoir encore des à-coups.
11:20On ne va pas monter, à mon avis, de 5% tous les jours.
11:23Donc, clairement, ça va laisser d'autres opportunités pour pouvoir revenir dans les marchés ou acheter certaines valeurs.
11:28Donc, on voit très bien que les banques sont un des secteurs qui auraient été les plus volatiles et qui
11:32va profiter des taux un peu plus hauts ces derniers temps.
11:35On voit que tout ce qui est cyclique remonte très fortement.
11:39On voit certaines valeurs, les Vinci, les Arbus, toutes ces valeurs remonter très, très fortement, les Schneider.
11:45Tout ça, c'est très, très bien orienté.
11:47Il faut observer ces valeurs-là parce que ça veut dire que...
11:49C'est-à-dire que le marché n'a pas oublié l'histoire de la reprise cyclique, quand même, qui
11:53était le consensus de début d'année, le scénario initial de début d'année.
11:58Le scénario initial de début d'année, pour le moment, il n'est pas encore à mettre à la poubelle
12:01et dire on va le balayer d'un revers de main, totalement.
12:04Pour nous, ce n'est pas du tout ce scénario-là.
12:06C'est pour ça qu'on reste avec ce scénario d'une reprise, notamment en Allemagne.
12:10On pense que ça va perdurer et que ça ne sera pas un épiphénomène.
12:15Parce qu'il y aura des conséquences, notamment avec des impacts potentiels sur la Banque Centrale Européenne à cause de
12:20l'inflation.
12:21Bien sûr.
12:22On ne retrouve pas le monde d'avant non plus, après ce conflit.
12:25Mais on ne le balaye pas d'un revers de main.
12:26Donc on reste quand même sur nos allocations.
12:28On les a juste un peu adaptées d'un point de vue géographique, parce qu'on sent quand même qu
12:32'il y a un petit gagnant dans l'histoire.
12:33Oui, alors le petit gagnant, c'est l'éléphant dans la pièce, c'est la Chine, c'est ça ?
12:38On pourrait y revenir.
12:40Laurent, que nous apprend le marché là, effectivement, sur une séance comme ça, de soulagement ?
12:45Et encore une fois, quel type de risque est-ce qu'on peut évacuer ?
12:50Dans quel scénario est-ce qu'on a envie de se placer désormais, d'un point de vue un peu
12:54global, macro ?
12:56Je pense qu'on en a parlé, c'est-à-dire qu'on a probablement évacué, ou en tout cas
12:59réduit proche de zéro la priorité du scénario extrême.
13:02Donc rien que ça, je pense, toute chose égale par ailleurs, ça mérite de réaugmenter.
13:06Ça vaut cette séance, quoi.
13:06Ça vaut cette séance, ça mérite d'augmenter un petit peu l'exposition, c'est ce qu'on a fait
13:10nous ce matin.
13:11On avait assez fortement réduit, en fait, juste avant les frappes, en voyant les bateaux qui arrivaient, etc.
13:17On s'était dit, il ne va pas faire ça juste comme ça.
13:20Et donc là, c'est le moment de réexposer un petit peu.
13:23Mais je dis, c'est un peu, c'est-à-dire que ça reste encore...
13:26Il y a beaucoup de questions autour de ce qui va se passer, des négociations.
13:29Nous aussi, la priorité la plus forte, c'est qu'on arrive à quelque chose au bout de deux semaines.
13:34Mais on a vu tellement de choses se passer que ce n'est pas clair non plus.
13:37Donc on a réaugmenté un petit peu le risque, mais de manière modérée, je dirais.
13:41On a augmenté un petit peu la partie financière, mais c'est un bon exemple,
13:44plutôt en investissant dans des assureurs que dans des banques.
13:47Pourquoi ? Parce que c'est plus défensif.
13:49Sur les valeurs, ils sont très attractifs aussi.
13:51Et les banques, on a un sujet quand même sur le private credit.
13:53Oui.
13:54Alors on a beau dire que c'est un sujet essentiellement américain,
13:57on dit que 85% du marché est là-bas.
13:59Mais ?
13:59On a quand même vu Deutsche Bank, il nous a dit qu'il y avait 30 milliards d'expositions au
14:02private credit.
14:02C'est-à-dire, quand on voit les banques européennes qui...
14:04Alors Deutsche Bank étant toujours un cas un peu particulier,
14:06mais quand on voit les banques européennes qui commencent à communiquer sur leur boucle de private credit,
14:09on se dit, bon, ils sont tentés de communiquer là-dessus.
14:12Et je pense qu'il va y avoir des vrais sujets là-dedans.
14:15On a fait du travail aussi sur...
14:16Je ne sais pas si vous avez remarqué ça,
14:17mais il y a quelque chose qui se passe en private credit et qui montre les excès.
14:20C'est qu'il y a de plus en plus de financements de start-up qui n'ont pas de
14:24business model
14:24par de la dette plutôt que par de l'equity.
14:27Ce n'est pas du tout intuitif, parce que si je finance une start-up, c'est très risqué.
14:31Bien sûr.
14:31Donc au moins je veux de l'upside, donc je vais financer en fonds propres.
14:33Je veux dire ça.
14:33Et là, on a le mécanisme inverse.
14:35Donc je finance, j'abandonne l'upside pour avoir un coupon,
14:39mais sur une boîte qui n'a pas de business model.
14:41Donc on voit bien qu'il y a des excès là-dedans et que ça n'a pas ce qu
14:44'il n'a rien.
14:44Ça serait fait qu'il y a eu trop d'argent collecté dans cet univers du private credit
14:46qui doit vraiment s'allouer quelque part.
14:49Il y a trop d'argent par rapport aux idées intelligentes à faire.
14:51Donc on va mettre à prêter aux start-up.
14:52Exactement.
14:53D'accord.
14:53Donc ça, ça va être un sujet qui va rester,
14:55qui va un peu être une chape de plomb sur les banques.
14:58Donc voilà, on a augmenté un peu les financiers, mais plutôt par les assureurs.
15:02Et puis pour le reste, par rapport au début de l'année,
15:04on a quand même une exposition plus défensive.
15:06On a des cycliques, donc elles rebondissent bien aujourd'hui,
15:09les Siemens, les Saint-Gobain, etc.
15:13Effectivement, le scénario de reprise en Europe, je pense qu'il n'est pas abandonné
15:15parce que le plan allemand, il va quand même être dépensé, etc.
15:19Mais là où il y a un but de prudence, c'est que nous,
15:21la deuxième jambe de la reprise en Europe, c'était aussi le marché de la construction
15:24qui avait donné des signes de vie depuis deux, trois trimestres.
15:27Et là, les dernières discussions qu'on a eu avec certaines sociétés du secteur,
15:32en tout cas il y a encore deux, trois semaines,
15:33disaient que ça risque d'être reporté de deux, trois trimestres si les taux continuent à monter.
15:38Donc ce deuxième moteur de la reprise économique européenne,
15:41à mon avis, il y a un peu plus de questions qu'il y en a eu en début d
15:43'année.
15:44Il est à minima décalé pour l'instant.
15:46Voilà, exactement.
15:47Et effectivement, il va y avoir un sujet intéressant
15:49qui va être la publication du premier trimestre.
15:51Et comment les sociétés vont choisir de communiquer ?
15:54Est-ce qu'elles vont en profiter pour être plus prudentes sur le deuxième trimestre,
15:57sur la guidance annual, etc.
15:58Bon, Gilles, allons-y.
15:59Alors, vos commentaires sur cette séance,
16:01ce qu'elle nous apprend, effectivement,
16:03qu'est-ce que les mouvements de soulagement nous disent aujourd'hui
16:05de la tension, du stress qu'on pouvait avoir,
16:08quel type de risque est-ce qu'il faut encore considérer,
16:11lié à cette situation dans le Golfe ?
16:13Je pense notamment au pétrole.
16:15À un moment, on se rapprochait d'un possible risque
16:17en matière d'approvisionnement physique, de disruption.
16:20Est-ce que ce risque-là est écarté,
16:22que c'est désormais juste une histoire de prix,
16:24de normalisation du prix du pétrole ?
16:26Et puis, enchaînons également sur ce qu'on attend des résultats du Q1
16:30pour les entreprises européennes, notamment.
16:31Je vais plaider pour ma paroisse.
16:33C'est-à-dire que j'essaye de me positionner en tant qu'investisseur de moyen terme
16:35et que réagir sur ce genre de séance, c'est impossible.
16:38Et comme c'était impossible de réagir sur celle d'hier.
16:41C'est-à-dire qu'à un moment donné,
16:42on ne peut pas être dans l'immédiaté
16:44et il y a un tweet minima par jour de Trump
16:46qui fait aller le marché dans un sens ou dans l'autre.
16:48Donc, c'est d'essayer de prendre un peu de recul
16:50et de se dire, finalement,
16:51qu'est-ce qui a changé depuis le début de l'année ?
16:53On avait un scénario qui était plutôt constructif en début d'année,
16:56qui s'appuyait sur une reprise de la croissance mondiale,
16:58qui s'appuyait également sur un niveau de valorisation
17:02qui n'était pas excessif
17:03et avec potentiellement des baisses de taux à venir.
17:06Quand on regarde ce qui a changé depuis deux mois,
17:09c'est qu'en réalité, la croissance,
17:11on est en train de la réviser à la baisse partout.
17:13Donc, on n'est pas encore à parler de récession,
17:15mais on est en train de voir apparaître ici ou là
17:19le terme de stagflation.
17:20Moi, je ne suis pas économiste, je ne le qualifierais pas.
17:22Mais néanmoins, on révisait à la baisse la croissance économique.
17:25Ça veut dire qu'on va devoir réviser à la baisse
17:27la croissance attendue des résultats pour les actions.
17:30Sans doute pas au premier trimestre,
17:32parce qu'en réalité, au premier trimestre,
17:34sur les résultats des actions,
17:35il ne va à peu près rien se passer.
17:37Les deux tiers du premier trimestre ont été excellents.
17:39Exactement.
17:41Et donc, ce qui va être intéressant,
17:43c'est d'écouter les messages.
17:45Et ensuite, effectivement, c'est de voir si cette crise a dur,
17:48parce qu'il y a un certain nombre de sociétés
17:51qui, pour le premier semestre,
17:54pourraient absolument pas sentir la hausse du prix du pétrole
17:57simplement parce qu'elles ont été égées.
17:58Donc, la question, c'est qu'est-ce qui va se passer
18:00sur le trimestre à venir ?
18:01Est-ce que, véritablement, on va revenir au point de départ ?
18:04Alors, le point de départ, on a tous en tête
18:05que maintenant, ça va être compliqué,
18:06parce qu'entre-temps, on a détruit quelques capacités.
18:09Mais si on s'en rapproche,
18:10on pourrait finalement ne pas trop le sentir.
18:12Donc, la question, c'est est-ce qu'on va arriver à une solution ?
18:15Moi, j'aimerais croire qu'on en est sortis.
18:18Sur le chemin, en venant ici,
18:19ce que je voyais, c'est que déjà,
18:21l'Iran avait rebloqué le détroit d'Hormuz
18:24parce qu'Israël continuait les trappes sur le Liban.
18:27Et c'est là qu'on voit qu'il y a déjà une divergence
18:29entre les Américains et les Israéliens.
18:31Donc, est-ce qu'on est sortis du conflit ?
18:32Est-ce qu'on va avoir une solution dans 15 jours ?
18:33J'espère.
18:35Et on rappelle, le centre de gravité du conflit,
18:39ça reste le détroit d'Hormuz.
18:41C'est-à-dire que c'est le point de pression
18:43le plus important
18:44parce que c'est un point de destruction potentiel
18:47de l'économie mondiale.
18:48C'est que s'il y a un gagnant dans l'histoire,
18:49c'est certainement pas Donald Trump.
18:51C'est certainement pas Donald Trump.
18:53Et qu'il continue ces politiques
18:55qui vont nulle part.
18:58Donc, à mon avis,
18:59on va lever encore un peu plus
19:02les inquiétudes
19:02sur les Etats-Unis
19:05et sur la continuité
19:06de ce qu'il est en train de faire.
19:07Donc, pour moi,
19:08je ne suis pas tout à fait convaincu
19:10que dans 15 jours,
19:11j'espère qu'on aura une réponse,
19:12mais pour l'instant,
19:14pour ça,
19:14à ce stade,
19:14je n'ai pas envie de remettre.
19:16Ce que je retiens de tout ça,
19:17c'est qu'on révise plutôt à la baisse
19:19qu'on a quand même eu
19:21une petite poussée inflationniste.
19:22On va avoir des craintes, en tout cas,
19:23sur le sentiment des consommateurs.
19:25Et donc, aujourd'hui,
19:26je me dis comment j'ai envie
19:27de me positionner.
19:27Qu'est-ce qu'il reste de tout ça ?
19:30Là où on a de la croissance
19:31à peu près visible,
19:32l'électrification,
19:33elle va continuer
19:34et elle va même peut-être accélérer,
19:36y compris sur les renouvelables,
19:37parce qu'en fait,
19:37on a des thèmes de souveraineté
19:39qui viennent se coupler
19:40au thème de la défense en Europe
19:42et du plan allemand.
19:44Donc, je pense que ça,
19:44c'est des thèmes
19:45qui vont rester importants
19:46dans les portefeuilles.
19:47Il faut faire un peu attention
19:49aux phases d'excès
19:52ou d'envol des valorisations,
19:53mais que quand il y a des replis,
19:55c'est plutôt des phases d'accumulation.
19:57À ça s'ajoute, bien entendu,
19:58le thème qui est,
20:01je veux dire, de l'IA,
20:03alors qu'il est un peu large,
20:04mais qui reste sur la thématique
20:06qui va rester importante,
20:07qui est sur le besoin
20:08de semi-conducteurs
20:09et d'équipements de semi-conducteurs,
20:11où là, on a des investissements
20:12qui sont massifs
20:13avec un cycle
20:14qu'on n'a jamais vu.
20:15Il suffit de...
20:16Lors de nos discussions
20:17avec les sociétés,
20:18on voit bien qu'on est dans
20:19quelque chose
20:20qui est tout à fait exceptionnel
20:22et qui va durer.
20:25Et j'ai envie de m'intéresser aussi
20:27à un certain nombre
20:28de...
20:30bien nommés
20:31ou mal nommés
20:32perdants de l'IA,
20:33qui sont des sociétés
20:34qui ont été jetées aux orties,
20:36avec des valorisations
20:37qui sont vraiment très basses,
20:40alors même que c'est des sociétés,
20:42je pense à des sociétés de software,
20:44alors il faut faire le tri,
20:45elles ne sont pas toutes
20:46impactées de la même manière.
20:46Mais c'est le moment de le faire,
20:47là, vous dites.
20:48Mais encore une fois,
20:49ces sociétés-là,
20:50il faut se rappeler
20:51que ces sociétés-là,
20:52elles étaient...
20:53C'est-à-dire qu'il y a
20:53six semaines de ça
20:54avant le déclenchement du conflit,
20:56personne ne voulait racheter
20:57un couteau qui tombait
20:58comme le SASS et le logiciel.
21:00Je pense que...
21:01En tout cas,
21:02ça ne se voyait pas dans les prix.
21:03Je pense que, justement,
21:04le marché...
21:04Mais c'était le moment de le faire.
21:05Il faut profiter
21:06de ces comportements moutonniers
21:08qui sont exagérés
21:09par les Citi et autres ETF
21:11pour réfléchir
21:12et se dire,
21:12finalement,
21:14le profil de cash flow
21:15de ces sociétés-là,
21:17il y a encore un an,
21:17on se disait
21:18que c'est des sociétés
21:18dont le cash flow,
21:19dont les revenus
21:20sont à 80-90% récurrents,
21:24avec une visibilité
21:26sur leur contrat
21:27qui est de l'ordre de 10 ans,
21:28qui est à peu près le temps.
21:29Quand vous avez installé
21:29un logiciel,
21:31quel qu'il soit,
21:31vous l'avez pour 10 ans.
21:32Donc,
21:33dans un moment d'incertitude,
21:37cette récurrence,
21:37cette visibilité...
21:38On retrouve
21:40le côté positif
21:41de ces modèles de SASS,
21:42de récurrence,
21:43de visibilité de cash flow,
21:45etc.
21:45qui sont aujourd'hui
21:45pour un certain nombre d'entre elles,
21:47en dessous des valorisations
21:48du marché dans son ensemble.
21:50Donc,
21:50il y a sans doute
21:51une anomalie à les capter.
21:52Après,
21:52ça ne veut pas dire
21:53qu'on retournera
21:54sur les niveaux
21:54de valorisation précédents,
21:55parce qu'effectivement,
21:56il y a quand même
21:58un impact de l'IA,
21:59notamment sur le modèle
22:00de pricing de ces sociétés-là.
22:01D'autant que c'est
22:02un secteur du software
22:03qui a plutôt mieux tenu
22:04que d'autres
22:05dans la crise iranienne.
22:07On a redécouvert,
22:08effectivement,
22:09cette récurrence,
22:10cette visibilité,
22:11une moindre dépendance,
22:12j'allais dire,
22:13à l'énergie fossile
22:13que d'autres entreprises,
22:15etc.
22:15Donc,
22:16juste pour finir,
22:16ça,
22:16c'est les trois trucs
22:17qu'on va regarder
22:18plutôt en plus.
22:19Là où on est quand même
22:20un peu prudent,
22:21c'est toute la partie
22:22liée aux consommateurs
22:23qui était déjà sous pression
22:25et sur lesquelles
22:26la consommation,
22:28la pression,
22:29et sur lesquelles
22:30la pression
22:31va rester quand même importante.
22:32Alors,
22:32peut-être une préférence
22:33pour la consommation
22:35non discrétionnaire,
22:36donc la consommation durable,
22:37parce que là,
22:38on a pareil
22:38de la visibilité
22:39et des valeaux
22:39qui sont un peu plus corrects,
22:40mais un peu plus attentifs
22:43sur la consommation discrétionnaire.
22:44Laurent,
22:45je vous ai vu tiquer
22:45sur le logiciel
22:46quand j'ai dit
22:46que personne ne voulait
22:47racheter un plateau
22:48qui tombait
22:48il y a six semaines de ça.
22:50Non,
22:50mais vous allez me corriger,
22:51oui,
22:51il y avait quand même
22:51des gens contrariants
22:53et il faut être contrariant
22:55dans ces moments-là.
22:56Non,
22:56mais effectivement,
22:57nous,
22:57on était absents
22:58de ce segment-là,
22:59on n'avait pas souffert,
23:00mais on constatait
23:01des baisses de cours
23:02très violentes
23:03et on a commencé
23:04à faire un peu de travail
23:04sur le sujet
23:05et en fait,
23:06nous,
23:06notre idée,
23:06c'était de dire
23:07est-ce que c'est vraiment
23:08blanc ou noir
23:09et ils sont tous morts
23:14fonctionnalités
23:15qu'on a dans les logiciels
23:16et oui,
23:17il y a des fonctionnalités
23:17qui sont très fragiles,
23:19par exemple,
23:19si votre logiciel
23:20c'est essentiellement
23:21faire des baux graphiques,
23:22Claude a montré
23:24qu'il faisait beaucoup mieux,
23:25si c'est agrégé
23:26plein de données
23:26mais des données publiques,
23:28bon,
23:28là aussi,
23:28il y a ça beaucoup mieux
23:30mais par contre,
23:31il y a d'autres sujets,
23:31il y a d'autres fonctionnalités
23:32où c'est très compliqué.
23:33Par exemple,
23:34on était devenu actionnaire
23:36de Relix,
23:36qui est une société de médias
23:37en Angleterre
23:38et par exemple,
23:39le plus gros business
23:40de Relix,
23:40c'est une base de données
23:41pour les assureurs américains
23:43donc tous les assureurs
23:44donnent leurs informations
23:46de sinistralité,
23:47auto et habitation
23:47et donc quand vous venez
23:49pour votre nouvelle police auto,
23:51même si vous me cachez
23:52les anciens sinistres,
23:53moi assureur,
23:53j'interroge la base,
23:54je sais exactement
23:55ce qui s'est passé
23:55et je presse bien ma police.
23:57Donc on voit bien là
23:57que par exemple,
23:58les données vont directement
23:59de l'assureur à Relix
24:01donc c'est des données privées.
24:02Le fait que ce soit
24:03des données privées,
24:04documentées,
24:05certifiées,
24:05ça a de la valeur.
24:06L'IA ne peut pas
24:07aller les prendre
24:07et en plus,
24:08il y a un effet de réseau
24:09c'est-à-dire que si demain
24:10je construis la même chose
24:11avec mon IA,
24:11comme je n'ai pas
24:12les assureurs
24:12qui viennent chez moi,
24:13je n'ai pas la donnée
24:14et l'assureur,
24:15la seule valeur ajoutée
24:16de sa base de données,
24:16c'est que les autres assureurs
24:17y contribuent.
24:18Donc il y a plusieurs fonctionnalités
24:19comme ça
24:19qui sont beaucoup plus protégées
24:20mais Relix fait partie
24:22de ces valeurs
24:22à Volter's Cluvers
24:23aussi au Pays-Bas,
24:24ce sont des valeurs
24:25qui se sont faites détruire
24:26tout au long de 2025
24:28malgré ces caractéristiques
24:29que tout le monde
24:30connaissait.
24:31Et donc nous par exemple,
24:31on est devenu actionnaire
24:33sur cette période-là
24:34très courte,
24:34Relix,
24:35London Stock Exchange,
24:36SAP,
24:37Experian,
24:38c'est des dossiers
24:38qui,
24:39mais de l'année dernière,
24:40quand on a commencé
24:41effectivement à dire
24:41attention,
24:42c'est finalement
24:43des perdants de l'IA
24:44parce qu'ironiquement,
24:44avant c'était les gagnants,
24:46ils avaient de la data,
24:47etc.
24:48Ces quatre valeurs
24:49valaient en moyenne
24:4930 fois les bénéfices
24:50et en février
24:51quand on achète
24:51c'était à 15 fois.
24:53Donc il y a eu
24:53un direct-ing récent.
24:53Et la vérité entre les deux.
24:55Et la vérité entre les deux.
24:56Ce qu'il faut bien retenir
24:57c'est qu'en fait
24:58l'intelligence artificielle
24:59n'est intelligente
25:00que de ces datas.
25:01Et donc c'est effectivement
25:01le point essentiel,
25:02c'est de comprendre
25:03si on travaille
25:03sur de la donnée publique
25:04ou de la donnée privée.
25:05Et pour un certain nombre
25:06de ces sociétés,
25:07c'est de la donnée
25:08qui est privée
25:08ou qu'ils ont réussi
25:09à privatiser
25:11parce que derrière
25:11ils l'ont augmentée
25:12d'autres données
25:13qu'ils ont croisées.
25:14Et donc ces sociétés-là
25:15en réalité,
25:17elles peuvent encore mieux
25:18valoriser grâce à l'IA,
25:20elles peuvent encore mieux
25:21valoriser ces données-là.
25:22Donc il y a eu
25:22une forme d'anomalie,
25:24enfin en tout cas
25:24une erreur du marché
25:26dans la baisse
25:26de ce point de l'IA.
25:28Il y avait aussi
25:30parce que le secteur
25:32il se valorisait
25:33quasiment 15 fois
25:34le chiffre d'affaires.
25:35Aujourd'hui,
25:36on est retombé
25:36sur la moyenne historique
25:37qui est en dessous
25:38de 6 fois,
25:39voire en tout de 5 fois
25:40pour certaines valeurs.
25:41Il faut que les valeurs
25:42soient soit avec
25:43des croissances supérieures
25:44à 20%,
25:45soit avec plus de 20%
25:45de marge
25:46et que là,
25:46c'est ce qu'on appelle
25:46la rule of 40,
25:47donc qu'on ait justement
25:49des valeurs qui justifient
25:51d'avoir des valorisations élevées.
25:53Mais 5 fois,
25:53c'est plutôt un point bas.
25:55Voilà, historiquement,
25:565 fois c'est plutôt
25:56un point bas.
25:57Mais l'histoire de l'IA
25:58sur le secteur du software,
25:59c'est qu'il y a quand même
26:00toute une partie du secteur
26:02qui ne va quand même
26:02plus exister.
26:03Et ça, malgré tout,
26:05on ne peut pas l'éluder
26:07et ça va encore évoluer.
26:08Quand on voit aujourd'hui,
26:09par exemple,
26:09le secteur de la cybersécurité,
26:11on a dit,
26:11ça croit ça un secteur,
26:12on a tous besoin
26:13de cybersécurité,
26:14les montants investis
26:14sont colossaux.
26:15Mais quand on commence
26:16à voir l'intelligence artificielle
26:20intervenir sur les logiciels,
26:21être capable d'apporter
26:22des solutions
26:22de cybersécurité,
26:24on a quand même un secteur
26:25qui doit en urgence
26:27utiliser ces moteurs
26:28d'IA pour améliorer
26:29leur système.
26:30Sinon, ils vont se faire
26:30disrupter aussi.
26:31Donc oui, la data,
26:33c'est le secteur,
26:34la gestion de la data
26:35qui est le plus
26:37qui est peut-être protégée
26:39par rapport aux changements
26:41qui arrivent avec l'IA.
26:43Mais attention,
26:44parce qu'il y en a
26:45beaucoup d'autres
26:46qui aujourd'hui
26:46sont peut-être protégés
26:47mais ne le seront plus demain.
26:48C'est un thème
26:48qui nécessite une sélection
26:50très rigoureuse
26:51et très pointue.
26:52Tout à fait.
26:53C'est du cas par cas.
26:54Le secteur du software
26:55au global,
26:56au niveau mondial,
26:57il est en baisse
26:57de plus de 20%
26:58depuis le début de l'année.
26:59Et après,
27:00une année 2025
27:02catastrophique.
27:02Donc aujourd'hui,
27:03on revient sur des niveaux
27:03de valo intéressants
27:05mais encore une fois,
27:06attention,
27:06il faut garder une sélectivité
27:07qui va être très,
27:08très, très forte
27:09parce qu'on n'a pas fini
27:11dans le domaine
27:12de la disruption de l'IA
27:13de tout le secteur
27:14du software.
27:15Bon, on va repartir
27:16de toute façon
27:16avec ces sujets-là
27:17qui nous animaient
27:18et qui brassaient
27:19le marché
27:20si je puis dire
27:20depuis quelques mois
27:22maintenant,
27:23notamment depuis
27:24l'été dernier.
27:25Sur la partie énergétique,
27:26je rebondis sur ce que
27:27disait Gilles tout à l'heure
27:29mais oui,
27:29je reviens à ma crise
27:31iranienne
27:32et les conséquences
27:33peut-être structurelles
27:35ou les leçons
27:35durables
27:36qu'il faut retenir
27:37de ce conflit.
27:38C'est forcément
27:38une piqûre de rappel
27:39sur la dépendance énergétique
27:41toujours de l'Europe
27:43vis-à-vis du reste du monde
27:44et des producteurs
27:45d'énergie fossile
27:46malgré les efforts
27:47qu'on a pu déjà engager
27:48depuis la crise ukrainienne
27:50de 2022,
27:51Emric ?
27:51Il y a beaucoup d'efforts
27:52qui avaient déjà été faits
27:53même déjà dans le passé.
27:53L'Europe a déjà pris
27:54un énorme virage
27:55pour diversifier
27:56ses capacités de production.
27:57Et puis pour régler
27:58sa demande,
27:58on l'a rappelé hier,
28:00c'est je ne sais plus
28:00combien de déra de kilowattheure
28:02qui ont été détruits
28:03depuis la crise ukrainienne,
28:04c'est l'ensemble du Portugal
28:05en termes de demande
28:06qui a disparu
28:07à travers des efforts
28:10d'efficience
28:10et de sobriété,
28:11j'entends.
28:12Mais à un moment donné
28:12où on électrifie les usages,
28:14donc on va avoir
28:15de la croissance
28:15qui va venir compenser.
28:16Donc il faut travailler
28:16à la fois sur l'efficience
28:18mais en même temps
28:19on va faire face
28:20à une augmentation.
28:21Mais en Europe,
28:22on est quasiment
28:23à un tiers de notre énergie
28:24qui est produite
28:25par des énergies renouvelables aussi
28:27donc qui ne sont plus
28:27en provenance
28:28en tout cas d'énergies fossiles pures
28:29comme on a pu le connaître
28:30dans le passé
28:31et ça c'est déjà
28:32un gros chemin.
28:33Par contre,
28:34ce qui semble arriver,
28:36c'est que tous les projets
28:37qui étaient un petit peu repoussés
28:39reviennent du coup
28:40D'accord.
28:41Cette crise,
28:42elle change quand même quelque chose ?
28:43Bien sûr.
28:43Il y a ce qui était déjà prévu avant
28:44et là vous dites
28:45qu'il y a sans doute
28:47une couche d'investissement
28:48supplémentaire
28:49qui va venir se rajouter.
28:51Exactement.
28:52Parce qu'on s'aperçoit
28:52qu'il faut devenir
28:53de plus en plus indépendant
28:56par rapport aux besoins énergétiques
28:58qu'on a
28:59et notamment de cette zone-là.
29:00Donc ça plaide quand même
29:02pour remettre sur le devant
29:03de la scène
29:03beaucoup de projets
29:04qui avaient été un peu décalés
29:05dans le temps
29:05parce que justement
29:07les investisseurs
29:08et les investisseurs institutionnels
29:10poussent tout le temps
29:10les entreprises
29:11à fournir du résultat.
29:13Et donc du coup,
29:13beaucoup d'entreprises
29:14décalent quand même
29:15certains projets
29:16de temps en temps
29:16pour arriver avec des résultats
29:17un peu meilleurs.
29:18Et ça, ça a été quelque chose
29:19qu'on a beaucoup vu
29:20dans les marchés
29:21ces dix dernières années.
29:23Alors du coup,
29:23pour l'actionnaire,
29:23il vaut mieux quoi ?
29:24Une boîte qui investit
29:25ou une boîte qui soigne
29:26ses résultats trimestriels ?
29:27Aujourd'hui,
29:28il faut être celui
29:28qui est la parapétrolière
29:29qui va fournir
29:32tous les équipements
29:33nécessaires aux investissements.
29:34Les retards qu'on a pu observer,
29:36ils étaient quand même liés
29:37aussi au décalage
29:38des régulateurs
29:39qui n'arrivaient pas
29:39à se mettre d'accord
29:40et qui empêchaient
29:41les connexions.
29:41Et il y a quand même
29:42la nécessité d'avoir
29:43un politique
29:43qui change clairement
29:45de pied d'appui
29:47pour accélérer
29:48et pour permettre
29:49de connecter
29:50les champs déjà existants
29:52plus rapidement.
29:53Aujourd'hui,
29:53dans certains pays,
29:54que ce soit en France
29:54comme une telle,
29:56il peut falloir trois ans
29:56pour connecter un.
29:57Là où dans d'autres pays,
29:59ça se fait quasiment
30:02en quelques mois.
30:04Et l'enjeu de la souveraineté,
30:05il est quand même aussi
30:06à ce niveau-là
30:07parce qu'au-delà
30:08de l'accès à l'énergie,
30:09il y a aussi
30:09le coût d'accès.
30:11Et on s'aperçoit
30:12qu'effectivement,
30:12aujourd'hui,
30:13si vous êtes en mesure
30:15de fournir
30:15de l'énergie pas chère,
30:16vous allez attirer
30:16aussi des data centers.
30:18C'est aussi
30:19toute l'économie de demain
30:21qui se joue
30:21sur cet accès
30:22à l'énergie pas chère.
30:23Bon, cette crise,
30:24c'est une piqûre de rappel
30:24pour l'Europe
30:25sur le plan énergétique.
30:27Laurent,
30:27ça peut déclencher
30:30un intérêt supplémentaire,
30:31ça peut déclencher
30:32des CAPEX,
30:33des dépenses
30:33d'investissement supplémentaires ?
30:35Non, mais là-dessus,
30:36je pense que ça remet
30:38une pièce dans l'idée
30:39de peut-être favoriser
30:40des dossiers,
30:41des segments
30:42qui sont liés au CAPEX
30:43justement,
30:43plutôt qu'à la consommation.
30:44On en parlait tout à l'heure.
30:45Nous, par exemple,
30:46on avait réduit un peu
30:47justement ces sociétés
30:48de consommation
30:50discrétionnaires,
30:50mais aussi finalement
30:51non-discrétionnaires
30:52parce qu'on avait vu
30:52en 2022
30:53quand il y a eu
30:54l'inflation forte
30:54que c'est quand même
30:55un segment qui a eu du mal
30:56à passer les prix
30:57ou quand il les a passés,
30:59mine de rien,
31:00un impact volume
31:00pour le consommateur
31:02alors qu'effectivement
31:03dans les segments,
31:03à mon avis,
31:04comme le mentionnait Gilles,
31:05par exemple,
31:05dans l'électrification,
31:06etc.,
31:07dans le data center,
31:08il y a une telle demande
31:08qu'à mon avis,
31:09les sociétés peuvent continuer
31:10à passer des hausses de prix
31:11parce que les volumes
31:12sont là en fait.
31:13Donc ça renforce
31:13cette idée CAPEX
31:15versus consommateur.
31:16Et ça,
31:17cette histoire
31:17de pricing power,
31:18notamment avec le choc
31:19de prix sur l'énergie,
31:21on va avoir
31:23beaucoup plus
31:24d'entreprises
31:26qui auront du mal
31:27à passer,
31:28à transmettre
31:28la hausse de leurs coûts
31:30dans les prix finaux
31:31que ce qu'on a pu voir
31:32à l'époque post-Covid,
31:34notamment,
31:34il y a eu quand même
31:35ce phénomène
31:35dit de gridflation
31:37où beaucoup
31:37de secteurs,
31:39d'entreprises
31:39qui n'avaient pas
31:40structurellement
31:40de pricing power
31:41se sont retrouvés
31:42dans un tel environnement
31:43inflationniste
31:43que c'était assez simple
31:45de transmettre
31:46les coûts finaux
31:47aux consommateurs finaux.
31:49Là,
31:49l'histoire va être
31:50quand même différente,
31:50vous dites ?
31:51En tout cas,
31:52je pense que là où
31:53il y en a qui ont déjà
31:53eu du mal à l'époque
31:54et ça passe à améliorer
31:55donc la consommation
31:56effectivement.
31:57Et en revanche,
31:58nous par exemple,
31:59on est actionnaire
31:59de certaines sociétés
32:00industrielles
32:01comme Saint-Gobain,
32:01etc.
32:02À l'époque,
32:03ils avaient assez facilement
32:04répercuté les hausses
32:05de coûts
32:06et on pense que ça sera
32:07encore le cas
32:08s'il y avait besoin
32:09de le faire cette fois-ci.
32:10Les mécanismes sont
32:11toujours en place ?
32:11Les mécanismes sont là,
32:13ils ont réussi
32:14à faire monter leur marge,
32:15il n'y a pas eu
32:15de push-back
32:16plus fort que ça.
32:18Donc,
32:18il y a certains segments
32:19où il y a de la demande
32:20comme je le disais,
32:22électrification,
32:22etc.
32:22où à mon avis,
32:23ils pourront passer
32:24des hausses de prix.
32:24Après,
32:25pour revenir
32:26aux investissements
32:26qu'on a faits plus récemment
32:27sur les logiciels,
32:29là pour le coup,
32:30c'est moins un sujet
32:30puisque les coûts
32:31sont moins liés à ça.
32:32Donc,
32:32il y a aussi
32:32des pans de marché
32:34qui n'ont pas
32:35un vrai sujet
32:35de hausse des coûts.
32:37Sur le thème
32:38de la défense,
32:39qu'est-ce que
32:39cette nouvelle crise
32:40encore une fois
32:41apporte
32:42comme réflexion nouvelle
32:43puisque ça fait partie
32:44quand même
32:45des grands enjeux
32:45de souveraineté
32:47en Europe ?
32:48Augmenter les budgets
32:48de la défense,
32:49créer une base
32:52industrielle
32:52de défense européenne
32:54si tant est
32:55que ce soit possible.
32:56Mais il y a un vrai enjeu
32:57de monter en charge
32:58et de monter en puissance
32:59de ce point de vue-là.
33:00C'est très clair.
33:00Aujourd'hui,
33:00il a été voté
33:01par les politiques
33:02et cette histoire
33:04qui entoure
33:05le conflit
33:05autour de l'Iran,
33:06quel que soit le résultat
33:07ou qu'il soit court,
33:09moyen, long.
33:09On l'espère évidemment
33:10le plus court
33:10mais dans tous les cas
33:12les budgets de défense
33:13ils vont être là.
33:14Aujourd'hui,
33:15c'est 1,9% du PIB
33:16en Europe.
33:17Ils ont voté
33:17pour aller jusqu'à 3,5%
33:18assez rapidement.
33:20Donc évidemment
33:21qu'on doit avoir
33:23ces secteurs-là
33:24pour nous
33:25dans les allocations
33:26à moyen
33:26voire à long terme.
33:27Est-ce que les entreprises
33:28européennes vont profiter
33:29de cette crise ?
33:30Est-ce qu'il peut y avoir
33:31un rééquilibrage
33:33entre les achats
33:34d'armements américains
33:35et les achats
33:36d'armements
33:37auprès de l'Europe
33:37par exemple ?
33:38Particulièrement
33:39avec le risque
33:39si les Etats-Unis
33:41venaient à quitter l'ONU.
33:42Il faudra une vraie souveraineté
33:47de la défense
33:48en Europe.
33:48Donc là,
33:49pour le coup,
33:49les investissements
33:50devront être là,
33:52massifs,
33:52rapides
33:52et efficaces.
33:54C'est une question
33:54aussi un peu technique
33:55mais est-ce qu'on fait
33:56des bons choix stratégiques
33:58en matière de dépenses
33:59d'investissement
34:00dans le secteur
34:00de l'armement
34:01et de la défense
34:01quand on voit
34:02la manière
34:03dont les guerres
34:04ou les conflits
34:05sont menés
34:06et entretenus
34:07aujourd'hui ?
34:08C'est-à-dire
34:08avec un armement
34:10qui ne nécessite pas
34:11à la pièce
34:11en tout cas
34:12des centaines
34:13de milliers
34:14ou des millions
34:15de dollars
34:16pour l'unité ?
34:17Évidemment,
34:17il va falloir taper
34:17un peu du point
34:18sur la table
34:18pour faire évoluer
34:20les entreprises
34:20et qu'elles arrêtent
34:21de faire des choses
34:21qui coûtent très cher
34:22et qui sont en face
34:24de choses
34:25qui ne coûtent pas cher
34:25et très nombreuses.
34:26Donc des drones
34:27pas chers
34:28et qui détruisent
34:30beaucoup de choses.
34:31Ça semble être
34:31le nouveau standard
34:32de la guerre
34:33aujourd'hui.
34:34Et là,
34:34aujourd'hui,
34:34les grands acteurs
34:35devront adapter
34:35leur arsenal
34:36et devront adapter
34:37leur catalogue
34:38parce qu'aujourd'hui,
34:39c'est vraiment
34:40l'avenir de la défense.
34:41Donc il y a quand même
34:41une transformation
34:41de la gamme,
34:42désolé de parler comme ça,
34:43mais une transformation
34:44de la gamme
34:44à mener.
34:46Et là,
34:46aujourd'hui,
34:47ça risque d'avoir
34:47de petits acteurs
34:49qui vont naître
34:49et qui sont en train
34:50de prendre le devant.
34:51Alors ces petits acteurs
34:51qu'on voit sur les marchés,
34:53ils sont souvent
34:53actuellement assez chers
34:54parce que cette idée-là,
34:56elle est déjà
34:57largement répandue.
34:58Avec un nombre restreint
34:59d'acteurs cotés.
35:00Exactement.
35:01Il y a beaucoup d'acteurs
35:01dans le même côté
35:02et beaucoup de fonds
35:04de private equity
35:04ont levé des sommes
35:06colossales
35:07sur cette thématique-là.
35:09Donc on peut faire confiance
35:10sur le fait d'avoir
35:11pour les sorties
35:12parce que les fonds
35:12de private equity
35:13il faut aussi un moment
35:14qui sortent
35:14et qui rendent la utilité.
35:14Alors la bourse,
35:15c'est un moment.
35:16Les IPOs,
35:16ce n'est pas anodin
35:17et ça peut être
35:18une voie de sortie
35:18pour ces fonds-là.
35:19Donc ça peut arriver
35:20pour l'investisseur
35:20plus rapidement qu'on le pense.
35:22Gilles ?
35:22Deux choses sur la défense.
35:23Sur la défense low cost,
35:25on a déjà des acteurs
35:26qui ont émergé
35:26notamment en Ukraine
35:27et ils ont déjà pris
35:29une certaine avance là-dessus
35:30et ça va être compliqué
35:30d'aller les chercher
35:32parce qu'aujourd'hui
35:32en termes de coûts
35:33ils sont bien placés.
35:34Maintenant,
35:34ce n'est pas pour autant
35:35qu'on va...
35:35Des acteurs dont le patron
35:36de Rheinmetall
35:37s'est un peu moqué d'ailleurs.
35:40Non mais ça montre quand même
35:41qu'il y a peut-être encore
35:43un état d'esprit
35:44dans des grands groupes
35:44et des leaders technologiques
35:46de la défense en Europe.
35:47Il y a un peu de mépris
35:48quand on regarde justement
35:50ces acteurs low cost
35:52avec beaucoup de flexibilité,
35:53d'agilité,
35:54capables de produire
35:54à la demande, etc.
35:56Maintenant,
35:57ce qu'on voit,
35:58c'est que...
35:58Il a parlé des assembleurs
35:59de Lego.
36:00C'est comme ça
36:01qu'il parlait
36:01des acteurs ukrainiens.
36:04Je pense que les deux
36:04vont devoir coexister
36:05et qu'effectivement,
36:07on ne peut pas non plus
36:07bâtir une défense
36:09uniquement avec des Legos.
36:11Quand on parle
36:12de dôme de fer
36:12et des choses comme ça,
36:13on voit qu'il y a des choses
36:14qui sont peut-être
36:14un peu plus solides.
36:15Alors, on peut intégrer
36:16ce genre d'éléments
36:18dans ces défenses-là.
36:19Ce qu'on voit,
36:20c'est que les carnets de commandes
36:21de ces sociétés
36:22aujourd'hui cotées et listées,
36:23que ce soit les Rheinmetall,
36:25les Thalès
36:26et autres Dassault Aviation,
36:27aujourd'hui,
36:28tous les carnets de commandes
36:29sont quand même en forte hausse.
36:30Là où il faut être
36:31un petit peu attentif...
36:32Alors, très clairement,
36:33on a eu un changement structurel.
36:34Là où avant,
36:35jusqu'à l'an dernier,
36:36on n'avait pas de visibilité
36:37sur ce site de défense
36:38parce que les budgets
36:40de défense,
36:41ils étaient rarement en hausse,
36:43de temps en temps en hausse.
36:44Et donc,
36:44on n'avait pas de cas
36:45d'investissement structurel.
36:46Aujourd'hui,
36:47on sait qu'on a un cas
36:47d'investissement structurel
36:48pour 10 ans.
36:49Ça, c'est une donnée de fond.
36:51Maintenant,
36:53est-ce que pour autant,
36:54ça va être...
36:58linéaire ?
36:58Certainement pas.
36:59Bah non.
36:59Parce que ce qu'on voit,
37:01c'est qu'un certain nombre
37:02ont promis des hausses de marge
37:03très importantes.
37:04On est face à des gouvernements
37:05désargentés
37:06qui ne vont peut-être pas accepter
37:07que le levier opérationnel
37:10soit tout entièrement laissé...
37:11Trump a déjà prévenu.
37:12Je veux bien passer
37:13le budget de la défense
37:14à 1 500 milliards de dollars,
37:15mais attention.
37:16Ce n'est pas pour augmenter
37:17les marges
37:18et les rémunérations
37:19des actionnaires.
37:20Donc, attention
37:20dans les valorisations
37:21qu'on paye.
37:21Et la deuxième chose,
37:22c'est que c'est quand même aussi,
37:23ça reste des sociétés industrielles
37:25et que quand vous avez
37:26un carnet de commandes
37:27qui fait x10,
37:28à mon ordre donné,
37:29il faut l'exécuter.
37:30Et ce qu'on voit,
37:31c'est que dans un certain nombre
37:32de cas,
37:33on commence à avoir des retards
37:34et ça veut dire
37:34qu'on ne sera pas exactement
37:37au point de passage prévu.
37:39Ça ne veut pas dire
37:39que ça change la trajectoire,
37:41mais ça veut dire
37:41que plus vous avez
37:43une valorisation élevée,
37:44élevée,
37:44moins vous avez
37:45de marge de manœuvre
37:47en termes de valorisation.
37:48Et donc ça,
37:49ça peut laisser place
37:51à des accidents boursiers
37:52temporaires
37:53qui peuvent être
37:54les bons moments
37:55pour plutôt se repositionner
37:57si on n'avait pas pu le faire
37:58auparavant.
37:58Mais en tout cas,
37:59ça va rester sans doute
38:00un segment volatil,
38:01mais structurellement intéressant
38:04compte tenu de l'environnement.
38:06Laurent,
38:06c'est un segment chaud,
38:07effectivement,
38:08la défense,
38:09c'est sur le devant de la scène
38:10en raison de l'actualité,
38:12en raison des dépenses budgétaires
38:15qui sont plus importantes
38:17dans cet univers-là.
38:19Pour autant,
38:20sur le plan de l'investissement
38:21et sur le plan boursier,
38:22je reprends un peu
38:22ce que disait Gilles,
38:23ce n'est pas évident
38:24de s'accrocher au wagon
38:26du train de la défense.
38:28Exactement.
38:29D'ailleurs,
38:29on a résumé
38:32finalement les raisons
38:33pour lesquelles nous,
38:34aujourd'hui,
38:34on n'est pas actionnaires
38:35du secteur
38:37parce que nous,
38:37on aime bien dire
38:38qu'il y a le World
38:39et il y a l'Excel.
38:40Donc le World,
38:41c'est les budgets
38:42vont augmenter,
38:43etc.
38:43Il y a une croissance
38:44pendant les 10 prochaines années.
38:46Ça, c'est l'histoire,
38:46c'est le World.
38:47Mais après,
38:47il y a l'Excel
38:48et les valorisations
38:50et la rentabilité
38:50parce qu'on a dit
38:51un très bon point,
38:51c'est qu'historiquement,
38:52pourquoi ce secteur
38:53n'est pas très intéressant
38:53sur 20 ou 25 ans ?
38:55Non seulement les budgets
38:55sont en baisse,
38:56voire volatiles,
38:57mais surtout,
38:57c'est l'État
38:58qui fixe les prix.
38:59C'est l'État
39:00qui fixe votre rentabilité.
39:01Et donc là,
39:01on va avoir ce sujet-là.
39:02Ça va être de plus en plus régulé.
39:04Potentiellement.
39:05Donc le World,
39:06on l'entend,
39:06on le lit,
39:07on le comprend bien.
39:08Mais pour nous,
39:08l'Excel ne laisse pas
39:09assez de marge de sécurité.
39:10Les valeurs sont partis
39:11très haut, très vite.
39:12Donc pour l'instant,
39:13on n'est pas exposés.
39:14Mais effectivement,
39:15il y aura des problèmes
39:16d'exécution inévitables.
39:17Ça fera baisser à un moment
39:18ou à un autre
39:18des cours de bourse.
39:19Et là,
39:19il y aura peut-être
39:19de nouvelles opportunités.
39:21Un mot,
39:21il nous reste cinq minutes,
39:22messieurs.
39:22Petit tour de table
39:22sur les banques centrales.
39:24On n'en a pas parlé,
39:25mais c'est vrai
39:25qu'on partait en début d'année
39:27avec l'idée
39:27que certaines banques centrales,
39:29la Fed en premier lieu,
39:30avaient encore un peu de place
39:31pour neutraliser
39:33ou normaliser
39:33leur politique monétaire.
39:35Alors là,
39:35les opinions peuvent être
39:36un peu différentes,
39:37mais il y avait quand même
39:37l'idée qu'elles pouvaient
39:38délivrer peut-être
39:39quelques baisses de taux,
39:41au moins une ou deux.
39:44La BCE,
39:44le débat était un peu plus ouvert,
39:46mais certains avaient encore
39:47l'espoir que la BCE
39:48puisse aussi accompagner
39:49encore un peu
39:50le mouvement de détente monétaire.
39:52Toutes ces anticipations
39:53étaient prises à revers
39:53depuis le déclenchement
39:54du conflit.
39:57Des anticipations
39:58qui sont toujours
39:58très volatiles.
39:59Est-ce qu'on peut imaginer
40:00un monde,
40:01dans quelques semaines
40:02ou quelques mois,
40:03qui permettrait encore
40:03à la Fed
40:04de signaler
40:05la possibilité
40:06de baisse de taux,
40:07qui permettrait à la BCE
40:08de revenir peut-être aussi
40:09dans le schéma
40:10d'une pause prolongée
40:12qui était un peu
40:13le schéma
40:14qu'on avait en tête
40:14en début d'année
40:15ou est-ce que les choses
40:15ont quand même changé
40:16pour les banques centrales ?
40:17Laurent ?
40:18Ce qui est intéressant,
40:18c'est que ça n'a pas repricé
40:20très vite aujourd'hui
40:21par rapport au baril
40:22qui s'est effondré.
40:23Si vous regardez,
40:24le marché attend encore
40:25je crois que
40:26deux hausses de taux
40:26de la BCE.
40:27On en a enlevé une.
40:28Une pleine.
40:29Et rien quasiment
40:31aux Etats-Unis.
40:32Nous,
40:33on était surpris
40:34de l'agressivité
40:35même avant
40:36de ces deux hausses
40:36de taux de la BCE.
40:37On n'y croyait pas tellement.
40:38Pour nous,
40:38le plus probable
40:39c'est que ça reprice,
40:40ça baisse un petit peu,
40:41qu'on finisse l'année
40:42sur neutralité,
40:43voire peut-être une baisse
40:43permet de dire ça
40:44de la probabilité
40:44assez faible.
40:45Et la Fed,
40:47il y a un cas de figure
40:48où ils vont quand même
40:48baisser dans la deuxième
40:49partie de l'année
40:50avec les changements
40:51de gouverneurs,
40:52etc.
40:52Ça reste possible ?
40:54Ça reste envisageable ?
40:55Je pense que ça reste
40:56une probabilité non négligeable.
40:56Non mais c'était un point
40:57important du scénario
40:58quand même de début d'année.
40:59Et je pense que c'est
41:00un des bonnes nouvelles
41:02potentielles de ce conflit
41:03et de cesser le feu en fait.
41:06Je pense que ça peut changer.
41:07En tout cas,
41:07ramener les banques centrales
41:08sur la trajectoire
41:09qu'elles avaient avant.
41:10Ça enlève le risque
41:11de se dire,
41:11attention,
41:12ça va dans le mauvais sens
41:13parce que quand vous regardez
41:14un scénario de bear market
41:16en général,
41:17qu'est-ce qui cause ça ?
41:18C'est soit une récession,
41:20soit des hausses de taux
41:21des banques centrales.
41:22Donc si,
41:23pour l'instant,
41:23il n'y a pas de...
41:24la croissance ralentie
41:25mais comme l'égi,
41:26on ne parle pas encore
41:27de récession.
41:27Si on enlève le scénario
41:29très mauvais
41:30de hausse de taux
41:30un peu incontrôlée
41:31à la concentration,
41:32on revient
41:33dans un environnement
41:34plus classique
41:35et qui revient
41:36à ce que je dis
41:36au tout début,
41:37c'est que,
41:37on peut augmenter
41:39un petit peu le risque
41:39par rapport à hier
41:40ou avant-hier en fait.
41:42Imrik ?
41:43Ça sent surtout
41:43le wait and see
41:44pour le moment
41:45de la part des banquiers
41:46et des banquiers centraux
41:46parce qu'il vient mal.
41:47On se demandait
41:47s'il avait su
41:48aller monter ses taux
41:48le 30 avril.
41:49Je pense qu'il y a
41:50peu de probabilité
41:51aujourd'hui.
41:53Sauf si on a
41:54une vraie visibilité
41:55pour le moment.
41:56C'est tellement le brouillard
41:57qu'à mon avis,
41:59ils vont surtout
42:00bien se garder d'attendre.
42:01Ça, c'est la première chose.
42:04Mais on sent quand même
42:05que
42:07si ce conflit s'arrête,
42:08on réouvre
42:10les dossiers
42:10de se dire
42:12potentiellement,
42:13il y aura de nouveau
42:14une baisse de taux
42:15en fin d'année aux US.
42:16Et ça, c'est quand même
42:18moteur potentiellement
42:19de poursuite de la hausse
42:20des actions
42:21sur la deuxième partie
42:22de l'année.
42:22Mais c'est beaucoup
42:23trop tôt pour le dire
42:24parce que, vous imaginez,
42:25on est en train de dire
42:25potentiellement,
42:26ils vont augmenter les taux,
42:27potentiellement,
42:27ils vont les baisser.
42:28Donc, c'est pour ça.
42:29C'est un wait and see.
42:30À mon avis,
42:31je suis plutôt à penser
42:33qu'ils vont vraiment
42:34se garder
42:35de trop communiquer
42:36à court terme.
42:37Ce qui est horrible,
42:37c'est qu'aujourd'hui,
42:38on a plus de communication
42:40sur les sites
42:41de pronostics
42:42que des banquiers
42:43centraux eux-mêmes.
42:44Donc, pour voir
42:45comment vont évoluer
42:47potentiellement
42:47les banques centrales.
42:49Mais quand on reste
42:50sur vraiment
42:51le discours
42:52des banquiers centraux,
42:53on sent qu'il y a
42:54un tout petit peu
42:55de retrait
42:57et qu'ils vont temporiser
42:59et que ça va être
42:59quand même plutôt
43:00le message
43:01qui va se diffuser
43:02dans le marché.
43:03C'est vrai que les marchés
43:04prédictifs,
43:04c'est en train de devenir
43:05quand même un sacré business.
43:07Les banques américaines
43:08sont en train de réfléchir
43:09à investir
43:10et à rentrer
43:10dans ces marchés
43:12dits de prédiction.
43:13Mais aujourd'hui,
43:13pour regarder pourquoi
43:14les cours montent
43:15très vite,
43:15très fort,
43:16on va sur ce type
43:17de marché
43:17pour reconnaître
43:18l'évolution.
43:19C'est devenu
43:21incroyable.
43:22Sur les banques centrales,
43:23Gilles,
43:23on est un peu rassuré quand même ?
43:25On est un peu rassuré.
43:26Ce qu'on peut dire,
43:26c'est que sans doute
43:27la BCE
43:28a un peu moins
43:29de marge de manœuvre
43:31dans son mandat
43:32puisqu'ils sont uniquement
43:33focalisés sur l'inflation.
43:34Là où les États-Unis,
43:36la Fed,
43:37regardent aussi la croissance
43:38et pourraient justifier
43:40peut-être
43:40de vouloir baisser les taux
43:42de manière peut-être
43:42un peu dogmatique,
43:44simplement pour aller
43:45dans le suivi
43:48des volontés de Trump,
43:50simplement pour raconter
43:51qu'il y a effectivement
43:52peut-être un ralentissement
43:53de l'économie,
43:53même si c'était pas forcément
43:57la décision la plus évidente
43:59parce qu'on a une petite
44:00remontée de l'inflation.
44:01Donc c'est vrai que les...
44:02Mais on n'est plus
44:03dans un scénario
44:03de la 2022 quoi,
44:04où on se dit
44:05qu'il faudra à un moment
44:06passer par un resserrement
44:08un peu violent.
44:09Mais ce qui est sûr,
44:09c'est que là où on avait
44:10un scénario de quasiment
44:11baisse certaine
44:12en début d'année
44:14et qui pouvait justifier
44:16une expansion de multiples,
44:17aujourd'hui,
44:18ce moteur d'expansion
44:19de multiples,
44:19normalement on ne l'a plus.
44:20Et c'est là où on se dit
44:21finalement c'est quoi
44:22les ressorts du marché
44:22à court terme
44:23entre des résultats
44:25par action
44:26qui sont plutôt
44:27un peu révisés à la baisse
44:28et pas forcément
44:30au bout de place
44:31pour de l'expansion
44:31de multiples.
44:32Et c'est là où aujourd'hui
44:32à court terme
44:36le rebond
44:37ne peut être que limité.
44:38Bon,
44:39on verra comment
44:39les choses évoluent
44:41partant de ces
44:42deux semaines
44:42de trêve
44:43et de cesser le feu
44:44encore une fois
44:45sur le papier
44:45et ces négociations
44:47qui vont se tenir
44:48à partir de la fin de semaine
44:49entre les Etats-Unis
44:51et l'Iran.
44:52Merci à vous trois messieurs
44:53d'avoir été invités
44:53de Planète Marché ce soir.
44:54Gilles Guibou,
44:55AXAIM
44:56chez BNP Paribas
44:57Asset Management
44:57désormais.
44:58Laurent Chauderge,
44:59BDL Capital Management
45:00et Aymeric Didet,
45:01Pergam,
45:02étaient nos invités.
45:13Le dernier quart d'heure
45:14de Smartbourg chaque soir,
45:15c'est le quart d'heure
45:16thématique
45:17et le thème ce soir
45:18c'est celui
45:18de l'industrie ETF.
45:20Une fois par mois,
45:20nous faisons le point
45:21avec les équipes
45:22d'Alteis.
45:23C'est le directeur
45:23des investissements
45:24d'Alteis
45:24à mes côtés en plateau,
45:25Olivier Maltès.
45:26Bonsoir Olivier.
45:27Bonsoir Grégoire.
45:27Beaucoup de surprises
45:29visiblement quand on fait
45:30le bilan de ce mois de mars.
45:31La première c'est que
45:31nous ne sommes pas vendredi
45:33et effectivement
45:34nous avons reporté
45:35ce rendez-vous généralement
45:37qui se tient le vendredi
45:38à ce jour,
45:39un mercredi.
45:40Ça c'est une petite surprise.
45:42Olivier ?
45:42Non, l'autre surprise
45:43c'est que le mois de mars
45:44a été un mois
45:46particulièrement faible
45:46en termes de collecte.
45:47Oui,
45:48on a 10 milliards et demi
45:49de collecte au global
45:50sur les ETF en Europe.
45:52Alors c'est très très faible,
45:53on s'est habitué à avoir
45:54des fortes collectes.
45:56Il faut revenir à septembre 2023
45:57pour arriver sur des niveaux
45:59aussi faibles.
46:01Et on avait commencé l'année
46:02quand même,
46:02je vous le rappelle,
46:03janvier-février
46:04avec des rythmes
46:04avec une hausse de 50%
46:06par rapport à 2025
46:07qui était l'année record.
46:08Donc là,
46:09il y a un coup de frein.
46:10Ça c'est la vision
46:10un peu négative des choses
46:12mais après on peut comprendre
46:13que les investisseurs
46:14fassent une pause
46:15globalement dans la collecte.
46:16Le point positif,
46:18c'est que ce soit
46:18action, obligation
46:19aux matières premières,
46:20les trois grandes classes
46:22d'actifs traditionnels
46:23sont en collecte positive
46:24néanmoins,
46:25même si ça ralentit.
46:27Oui,
46:27qu'est-ce que vous pouvez dire
46:28justement du détail
46:29un peu de cette collecte alors ?
46:31Action,
46:31donc un peu plus de 9 milliards,
46:329,3 milliards de collectes.
46:34Là,
46:34il faut revenir à fin avril 2024
46:36pour avoir un volume
46:37aussi faible.
46:39La moyenne,
46:39sur mensuel en 2025,
46:41c'est 21 milliards.
46:42Donc 9,3 milliards,
46:43on voit...
46:44Deux fois moins,
46:44largement deux fois moins.
46:45Oui,
46:45on voit que le goût de frein
46:46est assez important.
46:48Sur les ETF obligataires,
46:49on est à 950 millions,
46:50donc sous la barre symbolique
46:51du milliard de collectes nettes.
46:53Là,
46:54c'est février 2023
46:55pour revenir.
46:56Et sur les matières premières,
46:57donc matières premières,
46:58ça collecte,
46:58ça décollecte,
46:59le rythme est toujours
47:00un peu plus variable.
47:01Là,
47:01on est à 200 millions
47:02de collectes positives,
47:04globalement.
47:04Donc une légère collecte,
47:05une collecte qui est positive.
47:06Si on regarde les matières premières,
47:08c'est toujours intéressant.
47:09On a surtout les matières premières,
47:11donc tous les ETF ou ETP
47:12qui vont être diversifiés,
47:14globalement,
47:15et surtout l'agricole,
47:16tout ce qui va être
47:16matières premières agricoles,
47:17collectées.
47:18Les métaux précieux,
47:19c'est en décollecte.
47:20On a une décollecte
47:20de 400 millions,
47:21globalement,
47:21sur l'or,
47:22sur le mois.
47:23Et le pétrole aussi,
47:24500 millions de décollectes
47:26sur le mois.
47:26Donc c'est vraiment
47:27les matières,
47:28alors tout ce qui est vraiment
47:28très diversifié
47:29sur matières premières
47:30et surtout les matières premières
47:31agricoles qui ont collecté.
47:32On est en décollecte sur l'or,
47:34on l'a vu en termes
47:35de performance aussi,
47:35globalement,
47:36sur le mois de mars,
47:37mais également sur le pétrole.
47:39Ça a quand même décollecté
47:40au niveau industriel.
47:42Puis vous traquez aussi
47:43les ETF liés aux cryptos,
47:47un petit peu ?
47:48Oui.
47:49C'est le rythme habituel ?
47:50Oui, c'est le rythme habituel.
47:51Ce n'est pas non plus
47:52des grosses, grosses,
47:53que ça reste un des ETP,
47:55globalement.
47:56C'est cause des Etats-Unis.
47:57Il faut le rappeler
47:58parce que souvent,
47:58on a des questions en disant
47:59mais ça y est,
47:59c'est bon les ETF.
48:00Non, non,
48:00ce ne sont pas des ETF.
48:02Ça ressemble à un ETP,
48:03ça ressemble à un ETF.
48:04Ce n'est pas exactement
48:04la même chose.
48:05Mais il y a beaucoup de produits
48:07de plus en plus
48:08sur les cryptos,
48:09sur les paniers cryptos
48:10et sur les différentes cryptos.
48:11On en trouve de plus en plus.
48:17de collecte sur les actions.
48:19Comment se sont répartis
48:20les flux sur cette classe d'actifs ?
48:22Alors là aussi,
48:23moi, j'ai trouvé des surprises
48:23quand même quand on regarde.
48:25On est toujours évidemment
48:26sur tout ce qui va être
48:26très global,
48:27donc essentiellement sur
48:30mondes développés,
48:30plus émergents.
48:31Là, on est 5 milliards et demi,
48:32donc l'équivalent de la couille
48:33si on essaie de résumer.
48:35Sur le world,
48:361 milliard et demi,
48:36donc c'est toujours
48:37des flux sur les paniers
48:39très globaux
48:39et très diversifiés
48:40sur les pays.
48:41Mais si on regarde
48:42un peu plus géographiquement,
48:43l'Europe a continué
48:44de bien collecter,
48:453 milliards 7,
48:46alors que c'est quand même
48:46la zone qui a le plus...
48:47Enfin, une des zones
48:48qui a souffert en termes
48:49de performance.
48:50Les émergents aussi,
48:52un tout petit peu
48:53en dessous du milliard.
48:54Donc les deux zones
48:55quand même qui ont
48:55particulièrement souffert
48:57au niveau actions
48:57ont continué de collecter.
48:59Et les marchés asiatiques,
49:00donc c'est ce qui a
49:01le plus décollecté.
49:02Donc là,
49:02il y a un peu plus de cohérence
49:03parce qu'ils ont été aussi
49:04très touchés par la fermeture
49:05des détroits d'Hormuz.
49:06C'est 2 milliards
49:07de décollectes environ.
49:08Et sur les Etats-Unis,
49:10300 millions de décollectes,
49:11alors que le marché
49:12a été plutôt résilient
49:13sur le mois de mars.
49:13Donc c'est là où je trouve
49:14que c'est une surprise.
49:15En fait, c'est toujours
49:16la suite des mêmes tendances
49:17que janvier, février
49:18et même que les derniers mois
49:19de 2025.
49:19C'est un effet un peu d'inertie.
49:21Peut-être, peut-être.
49:23Moi, j'avoue que je pensais
49:24qu'il allait y avoir
49:24un peu plus de rotation géographique
49:26et on voit que les flux
49:28sont restés plutôt
49:29sur les mêmes zones.
49:30Donc Europe est émergente
49:32si on exclut évidemment
49:33tout ce qui va être
49:34à couille et à world
49:34ce qu'on voit traditionnellement.
49:36Bon, sur la partie obligataire,
49:38quelles sont les surprises
49:38du mois de mars ?
49:39Il y en a, Olivier ?
49:40Non, sur l'obligataire,
49:41on reste toujours sur...
49:42C'est plus traditionnel.
49:43Oui, c'est plus traditionnel.
49:43On reste toujours sur le monde
49:45globalement à 2 milliards
49:46de souscriptions.
49:47Les marchés asiatiques,
49:48500 millions globalement.
49:50Les Etats-Unis,
49:51Amérique 2,
49:52150 millions,
49:53donc globalement
49:53toujours positifs.
49:54Et ce qu'a décollecté
49:55par contre,
49:55c'est l'émergent.
49:56Là, pour le coup,
49:571 milliard et demi de décollectes
49:58sur les obligations émergentes.
49:59Et l'Europe,
50:00un petit peu,
50:01150 millions environ.
50:02Et quand on regarde,
50:03ce qui a collecté le plus,
50:05c'est tout ce qui va être
50:06global à gréguette,
50:07enfin globalement,
50:08donc à la fois souverain
50:10et d'entreprise.
50:12Et le souverain,
50:13globalement,
50:13et tout ce qui va plutôt
50:14être court terme,
50:15la décollecte,
50:15elle va plutôt sur tout
50:16ce qui est covered
50:17d'une partie,
50:18donc lié du coup
50:19au bancaire.
50:20Et sur les maturités
50:21les plus longues,
50:23les investisseurs
50:24ont plutôt recherché
50:24à avoir des durations
50:26plutôt faibles
50:27dans un contexte
50:28où évidemment,
50:29les taux ont monté aussi.
50:30Il y a une tension
50:30sur les taux potentiellement.
50:31Oui, on a eu
50:32des grosses corrections
50:33et obligataires
50:34et actions
50:34sur ce mois de mars.
50:36Sur la dimension ESG,
50:39qu'est-ce qu'on peut dire
50:40de nouveau pas grand-chose ?
50:41Non, ça freine.
50:42C'est assez marginal désormais.
50:43On avait un petit retour,
50:44j'en ai fait payer quand même,
50:45autour de 20% de collecte.
50:47Là, on est à 15%,
50:47donc ça freine un petit peu aussi.
50:49Ça reste toujours
50:50sur l'obligataire.
50:51On est à 10%
50:52sur le côté actions
50:52et 60% sur le côté obligataire
50:54lorsqu'on regarde
50:55plus en détail.
50:57Donc voilà,
50:58l'ESG freine un petit peu,
50:59mais on reste sur des choses
51:00qui sont plus importantes
51:01que ce qu'on a vu
51:01sur les deux dernières années.
51:03Après, c'est assez naturel aussi
51:04que les investisseurs
51:06regardent un peu plus
51:06les indexations les plus simples
51:07aussi sur des contextes
51:09un peu plus mouvementés,
51:10un peu plus compliqués.
51:11Bon, la grosse surprise
51:13du mois de mars,
51:13c'est quand on regarde
51:15la distribution de la collecte
51:16par émetteur, Olivier.
51:18Oui, parce qu'on voit
51:19que la collecte,
51:19elle a été très différenciée
51:21entre les émetteurs
51:22et la grosse surprise,
51:23c'est que BlackRock
51:24n'est pas numéro un
51:24en termes de collecte
51:25et en plus,
51:26BlackRock est en décollecte
51:27globalement,
51:28à peu près,
51:28un peu en dessous
51:29de 600 millions de décollectes.
51:31Globalement, c'est rare,
51:32c'est très très rare.
51:33Ça, c'est vrai que c'était
51:34une très grosse surprise.
51:35On voit l'autre surprise,
51:37c'est DWS,
51:38qui est quand même
51:38le troisième en termes
51:39de taille sur le marché
51:41européen,
51:41qui lui décollecte
51:42fortement et très fortement,
51:443,8 milliards de décollectes
51:45sur le mois de mars.
51:46C'est très important.
51:47Donc, on voit que ça a été
51:49très différencié
51:50en termes de collecte.
51:51C'est quoi, lié pour BlackRock
51:52et DWS ?
51:53C'est lié à leur gamme ?
51:54Ils ont pourtant
51:55des gammes très larges.
51:56Ils ont des gammes
51:56très très larges.
51:57BlackRock, ils sont très très forts
51:58sur tout ce qui est crédit aussi.
51:59Crédit à yield et ainsi de suite.
52:00Donc, peut-être que ça a expliqué.
52:02Il y a pas mal de tensions
52:02sur le crédit.
52:03Ça n'a rien à voir,
52:04mais pour l'instant,
52:05sur le crédit non coté.
52:07Donc, peut-être qu'il y a
52:08un peu aussi de risques
52:09et de craintes là-dessus.
52:11Il faudrait creuser un peu plus.
52:12Mais c'est vrai que
52:13DWS, c'est très très fort
52:14en termes de décollectes.
52:21Du jeu avec 3,8 milliards de collectes
52:22sur le mois.
52:23Vanguard aussi, 3 milliards.
52:24Donc, c'est vraiment
52:25les deux gagnants du mois.
52:27Vanguard, sur la collecte
52:28depuis le début de l'année,
52:29passe de la sixième place
52:30à la quatrième
52:32avec ce très bon mois aussi
52:34qu'ils font de mois de mars.
52:36Amundi est troisième
52:37avec 2 milliards de collectes environ.
52:39Il reste deuxième
52:39depuis le début de l'année.
52:40Évidemment, depuis le début de l'année,
52:41BlackRock reste toujours premier.
52:45Pas trop de surprises d'un coup.
52:47Mais c'est vrai que...
52:49Oui, BlackRock, c'est quasiment
52:501 milliard de décollectes.
52:51Et alors, DWS, effectivement,
52:53donc, c'est quasiment...
52:543,8 milliards.
52:553,8 milliards, mais c'est quasiment...
52:56Ils ont décollecté
52:57en un mois, en février,
52:58quasiment ce qu'ils ont collecté
53:00sur l'ensemble de 2026.
53:01Ils passent de la troisième
53:02à la sixième position,
53:03globalement, sur les collectes
53:04depuis le début de l'année.
53:05Donc, c'est une très forte décollecte.
53:08Notamment sur le VG.
53:09Ils ont décollecté
53:092,5 milliards sur le VG aussi.
53:11Donc, voilà, il y a des spécificités
53:12sur les gammes
53:13qui peuvent expliquer.
53:14Qu'est-ce qu'on peut dire
53:15de l'évolution des ETF actifs ?
53:18Puisqu'on suit, désormais,
53:19avec vous, là aussi,
53:21les flux vers les ETF dits actifs.
53:24Là aussi, c'est une surprise.
53:25On a 23% des flux,
53:27donc c'est important.
53:28Donc, les flux ont ralenti,
53:30mais donc, du coup,
53:30un peu moins, quand même,
53:31globalement, sur les ETF actifs.
53:34On a 4,6, globalement,
53:37sur les actions.
53:38Donc, ça reste,
53:39ça reste globalement...
53:41Non, c'était pardon.
53:424,6, c'était le mois d'arrivée en février.
53:44On passe de 4,6% à 23,
53:46à plus de 23%
53:47de flux de collecte
53:48sur les ETF actifs.
53:49Exactement.
53:49Et sur les ETF,
53:49la partie actions,
53:50on est un peu en dessous
53:51des 10%, globalement.
53:53La surprise,
53:54c'est qu'on voit que
53:54sur l'ETF obligataire,
53:56donc, ça collecte,
53:57globalement,
53:57et surtout,
53:58il y a 1,4 milliard de collecte,
53:59alors qu'il y a de la décollecte
54:01sur l'indiciel pur,
54:02sur le passif.
54:03Donc, en fait,
54:04s'il n'y avait pas eu
54:04les ETF actifs,
54:05on serait en décollecte
54:06sur les ETF obligataires,
54:12sur le côté passif.
54:14Donc, on voit que là,
54:14le côté actif
54:15qui va plus sur les obligataires
54:17que sur les actions...
54:18A sauver la collecte obligataire,
54:19A sauver la collecte,
54:19et permet d'avoir une photo,
54:20c'est ça,
54:21avoir une photo positive,
54:22globalement,
54:22sur la classe d'actifs,
54:24obligations,
54:24via les ETF,
54:25sur ce mois de mars.
54:26Bon, qu'est-ce qu'on peut dire ?
54:27Alors, c'est intéressant,
54:28parce que si le mois de mars,
54:29en termes de flux,
54:30de collecte,
54:31a été un mois assez pauvre,
54:33entre guillemets,
54:34ça a été un mois très riche
54:35en termes d'offres nouvelles
54:36sur le marché.
54:37Oui, on a 50 nouveaux produits,
54:40globalement,
54:41avec essentiellement
54:41des produits actions,
54:43un peu plus de 30,
54:4331 ETF sur les actions,
54:4518 sur les ETF obligataires,
54:47on en a un multi-asset
54:48qui vient mixer les deux,
54:50qui vient chercher
54:50à faire de l'allocation
54:51entre les deux,
54:52on en a 10 qui sont ESG,
54:55qui prennent en compte
54:55des critères extra-financiers,
54:5713 qui sont actifs,
54:59et là,
54:59pratiquement équilibré,
55:00on en a 7 ETF obligataires actifs
55:02et 6 côté actions.
55:04Donc, on voit un fort mois
55:05de collecte,
55:07sur les ETF actions,
55:08peut-être,
55:09ce qu'on peut noter,
55:10ce qui est toujours intéressant,
55:11c'est les thématiques,
55:12évidemment,
55:12c'est toujours intéressant
55:13de voir comment l'industrie
55:14se développe,
55:15donc on a deux gros émetteurs
55:16ETF thématiques,
55:17c'est ANETF et WisdomTree,
55:19ANETF,
55:20ils en ont lancé trois,
55:21un sur la reconstruction
55:23de l'Ukraine,
55:24donc ça,
55:24c'est intéressant,
55:25un autre sur les drones,
55:26et c'est vrai que les drones,
55:27on a quand même beaucoup
55:28entendu parler aussi
55:28pendant le conflit
55:29sur le mois de mars,
55:31et un sur les défis énergétiques
55:32qui sont liés
55:33à l'intelligence artificielle,
55:34donc on est vraiment
55:35sur des tendances actuelles
55:37qui intéressent
55:38a priori les investisseurs,
55:39et côté WisdomTree,
55:41on a les infrastructures européennes,
55:42donc ça,
55:43c'est un thème
55:43qu'on entend depuis longtemps,
55:45notamment depuis le moment
55:46où l'Allemagne
55:48a député des budgets,
55:50et puis côté défense,
55:51ils ont continué
55:52sur la défense,
55:53on le souvient,
55:53ils étaient venus
55:54les premiers
55:54sur la défense purement européenne,
55:56donc là,
55:57ils ont un ETF thématique
55:58sur la défense mondiale,
55:59et un spécifiquement
56:00sur la défense en Asie,
56:01donc les acteurs
56:02qui sont liés à la défense en Asie.
56:03De voir comment ces émetteurs
56:04captent effectivement
56:05les tendances
56:06du moment
56:07dans les marchés.
56:09À propos de tendances,
56:10comment est-ce que
56:11vous avez traversé,
56:12vous,
56:12le mois de mars
56:12chez Alteis
56:14pour le compte des clients,
56:15Olivier,
56:15quelles ont été
56:16les décisions,
56:17les arbitrages
56:18qui ont pu être pris,
56:20ou les décisions
56:21qui ont pu peut-être
56:23être évitées aussi,
56:24j'en sais rien ?
56:24Alors,
56:25on a pris des décisions
56:25assez rapidement
56:26pour protéger
56:27les portefeuilles diversifiés,
56:29c'est-à-dire
56:29qu'on a baissé la partie,
56:30on avait baissé la partie
56:31action globalement,
56:32et sur la partie obligataire,
56:34on avait aussi baissé,
56:34donc on avait rajouté du cash
56:36en pensant que
56:37le conflit
56:38allait durer plus longtemps
56:39que ce marché anticipait.
56:40Du risque assez sain,
56:41c'est global.
56:41Donc ça,
56:41sur les profils
56:42vraiment diversifiés,
56:43donc pour l'instant,
56:44évidemment,
56:44on voit le rebond
56:46et on va suivre le rebond
56:47et on va tenir
56:47les comités d'investissement
56:48pour voir si on remet
56:49du risque globalement,
56:51même si on pense
56:52que l'impact
56:52va rester un petit peu
56:53plus longtemps,
56:54peut-être que ce que le marché,
56:55là, c'est normal,
56:56que les positions s'arrêtent
56:57et que le marché
56:58respire fortement.
56:59Et par contre,
56:59sur les profils ETF
57:00complètement action,
57:01on reste toujours,
57:02nous,
57:02complètement action.
57:03Donc ça,
57:03c'est vraiment une philosophie
57:04en disant
57:04lorsqu'on est sur du long terme,
57:05on doit rester exposé.
57:06On le sait et on l'entend
57:08lorsqu'on rate
57:09les mouvements
57:10comme aujourd'hui,
57:11des fortes hausses,
57:12c'est toujours dommageable
57:13donc il faut rester action.
57:14Et là,
57:15on avait plutôt baissé
57:15la partie européenne
57:17pour monter un peu plus
57:18la partie action américaine
57:20pour essayer de traverser
57:21un peu mieux la période.
57:22Mais on reste de toute façon
57:23sur les profils 100% ETF action,
57:25toujours exposés
57:27sur les actions
57:27parce que sur du long terme,
57:28il faut toujours être exposé
57:29bien sûr.
57:31Une fois qu'on est sortis,
57:33c'est parfois très difficile
57:33d'y revenir.
57:34Exactement.
57:35Merci beaucoup Olivier.
57:36Olivier Valdez,
57:37le directeur des investissements
57:38d'Alteis avec nous chaque mois
57:39pour nous apporter
57:40ces éléments d'analyse
57:42et de réflexion
57:43autour de l'industrie ETF.
57:44– Sous-titrage Société Radio-Canada
57:48– Sous-titrage Société Radio-Canada
57:52– Sous-titrage Société Radio-Canada
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