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  • il y a 8 heures
Vendredi 12 juin 2026, retrouvez Estelle Goddard (Principale en investissement, Red River West), Eric Lasserre (Direction Business Développement Aéronautique & Spatial, Thalès), Numa Isnard (Avocat spécialisé en droit spatial, SpaceAvocat), Charles Beigbeder (Co-Fondateur, Expansion) et Olivier Dubuisson (Président, Karista) dans SMART SPACE, une émission présentée par Cécilia Severi Gay.

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Transcription
00:12Bonjour à tous et bienvenue dans Smart Space. Nous sommes à la veille de l'IPO la plus attendue de
00:18l'histoire, celle de SpaceX, évidemment grand acteur du secteur spatial, mais aussi bientôt de l'intelligence artificielle.
00:24Alors on va en parler forcément dans cette émission dédiée au secteur spatial. D'abord en introduction avec l'avocat
00:31Numa Isnar, fondateur de Space Avocat.
00:34On va essayer de comprendre les enjeux de cette IPO pour l'entreprise. Et puis dans notre talk, on va
00:39faire le point sur l'économie du New Space avec nos invités Olivier Dubuisson, Charles Becbedé et Estelle Godard.
00:46Enfin en conclusion, dans votre séquence espace durable, on découvrira le projet FLORIA porté par Thalès et le Space for
00:54Climate Observatory.
00:55Un projet qui analyse la qualité de l'air dans l'atmosphère grâce aux satellites, mais pas que, vous verrez.
01:01Voilà pour le programme, on démarre tout de suite sur Bsmart.
01:07Et on commence cette émission avec l'actu spatiale dans l'œil de notre expert juridique Numa Isnar qui est
01:16en plateau avec moi. Bonjour Numa.
01:17Bonjour Cécilia.
01:18Bienvenue sur le plateau de Smart Space. Je rappelle que vous êtes fondateur de Space Avocat.
01:22Alors évidemment, on parle de SpaceX ensemble aujourd'hui et vous allez nous aider à comprendre vraiment de quoi il
01:28s'agit, pour qu'on ait un petit peu aussi une vision claire de tout ce jargon juridique.
01:33On parle d'une IPO, c'est assez peu commun aussi pour tous les ingénieurs qui nous regardent.
01:39Effectivement, on est dans un moment un peu historique. Tout le monde en parle depuis des mois maintenant.
01:43C'est un peu le Big Bang capitalistique du New Space et du spatial en général.
01:48SpaceX, la boîte qu'on voyait très fermée, très axée autour de son fondateur, finalement décide de s'ouvrir à
01:53tout le monde, en tout cas à tous les épargnants.
01:55Elle fait ce qu'on appelle d'ailleurs un appel à l'épargne publique en termes vraiment techniques.
02:00Alors l'idée, c'est effectivement d'échanger un peu sur ça, sur cette opération au niveau juridique, mais pas
02:05au niveau financier, ce n'est pas mon métier.
02:07Peut-être quelques mots, vous parliez des ingénieurs qui nous regardent.
02:10D'abord, qu'est-ce que c'est SpaceX ? C'est une société.
02:12Une société au niveau juridique, ça a une qualification, c'est une personne morale, c'est une personne comme vous
02:16et moi.
02:17Elle a un patrimoine, elle a des associés et ces associés, en fait, ils se mettent ensemble, ils mettent comme
02:23dans un pot commun une somme d'argent et ça fonde un capital social.
02:26Et là, aujourd'hui, ce que veut faire SpaceX avec cette entrée en bourse, cette IPO, c'est finalement ouvrir
02:31ce gâteau à tout le monde et permettre à vous et moi d'acheter une petite partie de ce gâteau
02:38qui est une action.
02:39Alors concrètement, c'est quoi juridiquement une IPO ?
02:42Alors l'IPO, Initial Public Offering, c'est l'équivalent américain de l'introduction en bourse, c'est ce qui
02:47permet à votre société d'entrer finalement sur ce marché.
02:51Alors, contrairement à ce qu'on pense, c'est un marché qui est entre guillemets facile d'accès, il vous
02:54suffit d'avoir un PEA ou un compte-titre pour pouvoir y accéder.
02:56Mais d'ailleurs, ça implique pour la société tout un rang d'obligations, notamment par rapport aux droits des marchés
03:03financiers, qui viennent déjà se surajouter à des réglementations très lourdes dans le secteur spatial.
03:07Et notamment, la plus importante de ces principes, c'est la transparence.
03:11C'est-à-dire que là, SpaceX, lorsque vous êtes comme toute entreprise, une entreprise du New Space ou du
03:15Legacy Space qui n'est pas cotée en bourse, finalement, elle a son assemblée générale des associés.
03:20Et entre nous, entre guillemets, on gère les flux financiers, on gère comment ça se passe, en tout cas, dans
03:25la limite de la loi, bien sûr.
03:26Là, on a la loi et on a en plus les règles de la place de marché, qui est la
03:30bourse, qui sont des règles qui sont très précises, et notamment ces fameuses rapports qui sont publiés de manière, le
03:35fameux Quarterly Report,
03:36qui est très suivi pour toutes les boîtes du Nasdaq, du CAC 40, etc.
03:40Et ça, c'est obligatoire de ton transparence, c'est ce qui va vraiment changer dans la gestion de SpaceX
03:44au quotidien après cette entrée en bourse.
03:46Concrètement, c'est quoi cette opération pour SpaceX ? En quoi ça va consister ?
03:50D'abord, vous avez finalement ce qu'on appelle un prospectus, alors toute la presse spécialisée a pu l'analyser
03:55de fond en comble,
03:56qui finalement explique un peu l'historique de la boîte, explique aussi les visions, la vision stratégique,
04:01et puis pourquoi il y a finalement cette entrée en bourse, et puis le cœur du réacteur qui est un
04:05peu la valorisation.
04:07Alors là, on a parlé de sommes qui sont absolument astronomiques, c'est le cas de le dire,
04:11et qui permettent d'arriver à un prix par action, alors certains parlent environ 135 dollars, le prix pour avoir
04:16une action.
04:16L'objectif de cette opération, c'est d'abord bien évidemment de lever des fonds.
04:20Quand vous rentrez en bourse, vous accédez à une place de financement qui est absolument immense.
04:26On est en plusieurs dizaines de milliards d'euros de fonds qui vont être levés.
04:29Ça permet aussi de récompenser les investisseurs de la première heure qui ont pris le plus grand risque,
04:35parce que finalement, ils ont start-upé, ils ont initié le mouvement SpaceX,
04:39et puis ils ont permis à la société de devenir une véritable industrie.
04:41Là, c'est un peu eux, leur possibilité, s'ils le souhaitent bien sûr, de transformer l'essai et de
04:46sortir en vendant justement ces actions.
04:48Mais alors qu'est-ce qu'on cote exactement ? Parce que SpaceX, c'est pas que SpaceX.
04:51Quand on est nous, dans Smart Space, dont on parle souvent, c'est tout un conglomérat aujourd'hui, sous l
04:57'égide d'Elon Musk.
04:58Exactement, et c'est là où les personnes du chiffre, les professionnels du chiffre, ont pu avoir des analyses assez
05:04intéressantes un peu partout dans les médias.
05:06C'est que derrière ce nom SpaceX, il n'y a pas que du spatial.
05:11Il y a également Twitter, nouveau X ou ancien Twitter.
05:15Il y a aussi X et A.
05:16Donc il y a plusieurs entités.
05:18Alors pour certains analystes, ça forme un continuum logique, espace, IA et finalement domaine de l'information.
05:25Et puis derrière, n'oublions pas aussi qu'il y a le volet télécommunication avec Starlink, qui est un peu
05:30pour l'instant la cash machine de la société.
05:33Parce que c'est comme un opérateur télécom, c'est ce qui vous permet d'avoir la plus grande assiette
05:37d'abonnés.
05:39Donc c'est pas que des lanceurs, effectivement vous faites bien de le préciser.
05:43Ce qui va être sous cet acronyme SpaceX au niveau de la bourse américaine ne va pas être que l
05:48'entreprise de lanceurs qu'on connaît bien,
05:49mais tout ce conglomérat, télécom, réseaux sociaux et intelligence artificielle.
05:55Oui, l'intelligence artificielle, finalement on en parle beaucoup, c'est ce qui porterait la valorisation aussi élevée de cette
06:02entreprise aujourd'hui.
06:04Ça va être quoi les points juridiques vraiment saillants de cette opération ?
06:08Alors ce qui est intéressant dans ce moment, parce que c'est vrai que lorsque vous avez, pour voir les
06:13startups ou les PME évoluer,
06:15au début vous avez généralement ce noyau fondateur, qui peut être une famille, qui peut être 2, 3, 4 associés,
06:21ça grandit au fur et à mesure des levées de fonds, ces fameuses série A, série B,
06:25et puis après vous avez ce moment où finalement le pouvoir va un peu se dissocier,
06:30c'est-à-dire que c'est vrai que lorsque vous êtes dans une petite entreprise, une petite PME,
06:33vous avez les mandataires sociaux, vous avez les grands associés, les associés majoritaires,
06:37et que tout le monde un peu décide comme ça, là c'est un peu différent.
06:41Vous avez les fameuses actions de catégorie A et les actions de catégorie B.
06:44Vous avez des actions qui vous permettent d'avoir une action, une voix,
06:47ça c'est celles qui vont être mises à la vente,
06:49et puis vous avez des actions un petit peu plus fortes,
06:53qui permettent d'avoir, pour une action, vous avez plusieurs voix.
06:56Donc ça, ces super actions-là, elles ne sont pas vendues,
06:59ce n'est pas celles qui font l'objet de cette fameuse IPO.
07:02Donc qu'est-ce que ça veut dire en clair ?
07:04Ça veut dire que vous avez finalement une structuration d'entreprise,
07:06dans laquelle, oui, il va y avoir l'entrée de nouveaux investisseurs,
07:10puisque les investisseurs privés vont pouvoir entrer grâce à l'IPO,
07:14mais vous allez avoir un pouvoir qui va quand même être conservé
07:17par les grands fondateurs actuels, notamment le Mélon Blasco.
07:21Donc qu'est-ce que ça va changer concrètement pour l'entreprise ?
07:23Alors ça change quand même quelque chose en termes de règles.
07:26Vous avez quand même ces fameuses règles de disclosure,
07:29ces règles de transparence, et c'est là où ça va être des plus intéressants,
07:33parce que pour les professionnels du chiffre et de la finance,
07:35ils vont avoir accès à tout un tas de données financières
07:39qui, jusqu'à présent, n'étaient pas forcément disponibles
07:41ou pas forcément aisément disponibles.
07:43Ce qui va permettre aussi de checker, de vérifier, de valider
07:47de manière régulière tous les scénarios et tout le narratif
07:50qui va être finalement raconté par cette structure.
07:52Et le narratif, c'est un sujet énorme chez SpaceX,
07:56porté par Elon Musk.
07:57Donc on va voir aussi s'il va pouvoir garder cette stratégie-là,
08:00de tout donner sur les faits d'annonce.
08:03Alors jusqu'à présent, il arrive à prouver que ça fonctionne,
08:05mais il lui faut beaucoup de temps.
08:06Là, peut-être qu'il sera peut-être un peu plus frile sur ce genre d'annonce.
08:10C'est sûr que c'est un petit peu plus risqué.
08:11Alors il y a des entreprises de la tech qui l'ont fait.
08:13Amazon est une entreprise qui est cotée en bourse.
08:15Mais pas avec la même culture.
08:17C'est pas la même culture.
08:18Et c'est vrai que dans notre secteur qui est un peu particulier,
08:20bien sûr, je souhaite tout le succès à tous les lanceurs,
08:23mais on sait que malheureusement, les lanceurs peuvent être sujets à des problèmes.
08:26On attend de voir malheureusement qu'est-ce qu'elle va être l'effet sur le cours de bourse
08:29s'il y a un jour un échec lanceur d'un Starship, etc.
08:32Oui, bien sûr, parce que la culture de l'échec qui caractérise SpaceX
08:36et plus globalement les entreprises du spatial aussi aux États-Unis,
08:42elle est quand même très forte.
08:43Et voilà, aujourd'hui, une explosion, c'est une réussite pour SpaceX
08:47parce qu'il a quand même réussi à démontrer deux, trois technologies au passage.
08:52Ce ne sera pas forcément une réussite sur les actions, sur le cours des actions.
08:56On va dire que ça va concerner des investisseurs qui ne sont pas forcément aussi informés
08:59ou pas forcément aussi d'accord avec cette culture du risque-là.
09:04C'est sûr que le SpaceX startup, le SpaceX qui a fait son ramp-up depuis ces dernières années,
09:08il a été entouré d'investisseurs quand même plus ou moins spécialisés
09:10qu'il faisait même quand il y avait un échec, en tout cas un échec apparent.
09:15Il est sûr que lorsque c'est le PEA ou le compte-titre de M. Tout-le-Monde,
09:21ça peut faire un peu peur de voir l'argent investi littéralement s'évaporer sous vos yeux.
09:25Alors justement, M. Tout-le-Monde, qui ont accès demain aux comptes et aux actions SpaceX,
09:30qu'est-ce que ça dit en fait de ce regard qu'on peut avoir ?
09:34Est-ce que c'est un pas de plus vers la proximité entre les citoyens et le secteur spatial,
09:39les entreprises du spatial ?
09:40C'est là où c'est intéressant.
09:41C'est que ça montre que finalement, le New Space a déjà en partie gagné son pari.
09:46Le New Space, c'est faire venir des nouvelles cultures au sein du secteur spatial
09:50pour le dynamiser, pour trouver une nouvelle solution.
09:52C'était un peu finalement le pari de SpaceX, d'arriver avec des solutions un petit peu disruptives.
09:55Et là finalement, malgré tous les risques, on arrive à une entreprise qui attire l'attention.
10:00Tout le monde parle de cet IPO et tout le monde est quand même attiré par cette nébuleuse SpaceX.
10:07Ça montre donc finalement que cette démocratisation de l'espace est en marche
10:10et qu'on verra ce que va donner SpaceX avec l'épreuve du feu.
10:14Mais ça donne déjà un précédent intéressant et ça met aussi le projecteur sur nos champions européens
10:20qui eux sont déjà aussi cotés en bourse et qui je crois profitent aussi de cet effet médiatique
10:25qui montre qu'investir dans le spatial, ça n'est pas réservé qu'à des initiés,
10:29c'est à la portée de tout le monde.
10:30Le rêve spatial est déjà aussi un rêve industriel qui est réalité.
10:34Merci pour cette belle conclusion, Numa Isna.
10:37On enchaîne quant à nous avec le talk et on va justement se poser la question de l'effet
10:41de cette entrée en bourse sur l'économie du New Space avec nos invités.
10:50Le marché du New Space, des petits satellites et du réutilisable bat son plein
10:53mais quand vont pleuvoir les milliards de chiffres d'affaires annoncés ?
10:58On en parle avec nos invités en plateau.
11:00Aujourd'hui à ma droite, Charles Bec-Bédé, cofondateur d'Expansion.
11:02Bonjour.
11:03Bonjour.
11:03Bienvenue sur le plateau de Smart Space, à vos côtés Olivier Dubuisson,
11:07PDG de Carista, bonjour.
11:09Bonjour.
11:09Bienvenue sur le plateau et puis en face Estelle Godard,
11:11principale en investissement chez Red River West, bonjour.
11:14Bonjour.
11:15Bienvenue sur le plateau de Smart Space.
11:16Alors les chiffres du New Space, ils font rêver, ça fait un moment qu'on les martèle.
11:20On parle de doubler les chiffres d'ici 2034, atteindre 13 milliards de dollars.
11:27Est-ce qu'ils se matérialisent un petit peu ces chiffres aujourd'hui ?
11:3013 milliards ? Non, 1300 milliards.
11:321300 milliards, vous avez raison.
11:33C'est entre 1000 et 2000 milliards.
11:35C'est tellement immense que j'ai du mal à l'accepter.
11:39Écoutez, quand on regarde les chiffres d'affaires de SpaceX,
11:43tel qu'annoncé dans son prospectus, on voit que c'est quand même,
11:45on tourne autour déjà de 20 milliards.
11:47Donc ça y est, ça s'accélère et on parle de 100 milliards pour l'année prochaine
11:53ou dans deux ans au niveau de ces activités de connectivité spatiale.
11:57Oui.
11:59Donc je crois que le New Space, c'est quoi ?
12:02C'est la redécouverte de l'orbite basse grâce à l'effondrement des coûts,
12:07la fabrication d'un satellite et de l'accès à l'espace.
12:11Et ça ouvre les vannes et ça fait de l'espace un domaine normal de business.
12:17Donc avant, on parlait de l'espace, on disait oui, c'est la Lune, c'est Mars.
12:20Non, c'est l'orbite basse, c'est à 400 kilomètres.
12:23C'est facile d'accès et on peut faire des chiffres.
12:25C'est extrêmement utiles pour se connecter, la preuve à Starlink, donc de SpaceX,
12:29et pour voir, parce qu'on voit très bien, parce qu'on est très proche,
12:33et donc l'observation spatiale est en train de décoller et de passer en temps réel.
12:38Et donc il y a plein de use cases qui se développent.
12:40Mais on parle encore de projection.
12:41Est-ce que vous voyez ces chiffres arriver aujourd'hui, Olivier Dubuisson ?
12:44C'est surtout tiré par les services, c'est-à-dire qu'on voit une grosse augmentation de chiffre d
12:50'affaires
12:50des sociétés autour des services, donc Starlink évidemment.
12:53Et puis c'est difficile de donner le contour de ce que c'est que le New Space,
12:58puisqu'en fait il y a tout un tas de use cases qui sont à la périphérie du spatial,
13:03qui utilisent des données spatiales.
13:04Alors est-ce qu'on l'entre dans le chiffre d'affaires ?
13:07Est-ce que par exemple le GPS, le fait d'utiliser un GPS, de vendre des puces GPS, etc.,
13:13ça rentre dans ce périmètre.
13:15Et du coup ça fait des chiffres énormes.
13:16Et donc on a du mal à évaluer le marché.
13:20Alors oui on entend 1500 milliards à horizon de 2035, mais on compte tout en fait.
13:25Et c'est pour ça que ça fait des chiffres énormes.
13:28Après il faut que les acteurs qui se positionnent sur ces services soient performants
13:33pour pouvoir commencer à faire du chiffre d'affaires.
13:35On n'est plus au stade du rêve, maintenant on est vraiment au stade de l'industrialisation.
13:39Il faut vraiment prouver.
13:40Et c'est maintenant.
13:42On a fait rêver pendant plein d'années, et on a imaginé tout un tas de choses.
13:47Et maintenant les investisseurs, on est tous autour de la table,
13:52on veut du concret, on veut du chiffre, on veut de la rentabilité.
13:56Ce n'est plus le rêve.
13:58On est vraiment maintenant à un point d'inflexion.
14:00Estelle Godard, vous partagez ce regard ?
14:02Oui, et je pense que pour répondre à votre question,
14:04on arrive à un moment donné où on commence à voir ces chiffres arriver.
14:07Et pas seulement sur les services.
14:09Je pense que je suis d'accord, il y a un côté service qui arrive avec beaucoup de chiffres d
14:13'affaires,
14:14qui sont élargis par le nombre de possibilités et de use cases.
14:17Mais il y a aussi une réalité qui est qu'on a beaucoup plus d'entreprises qui font aussi tout
14:23ce qui est de la création de satellites.
14:26Quand on parle par exemple de l'entreprise Bulgare Endurosat, qui fait deux satellites par jour,
14:31on est à un niveau d'industrialisation et de production qui est inégalé par rapport à avant.
14:38Et on a aussi une concurrence de choses en termes de marché et d'événements,
14:42notamment avec la guerre et l'augmentation des budgets pour tout ce qui est défense.
14:49Le spatial est quand même très proche de la défense.
14:51Et donc on voit notamment des entreprises comme iSci qui ont des livrets de commandes,
14:56qui croient à des valeurs qui sont vraiment inégalées.
15:00On n'aurait jamais espéré, c'est super, mais on n'aurait jamais espéré ça avant.
15:06Et enfin, c'est super dans l'un sens, c'est dans l'autre.
15:10Mais voilà, je pense qu'il y a aussi une réalité qui fait qu'on est beaucoup plus mature en
15:14termes d'industrialisation
15:15et de production de satellites et d'infrastructures pour utiliser l'espace dans le marché qu'il y a aujourd
15:22'hui.
15:22Et l'investissement suit ?
15:25L'investissement suit, évidemment.
15:27Donc on ne serait pas là sinon, on gère tous des fonds importants.
15:31Nous, c'est un fonds de près de 140 millions d'euros.
15:33On a déployé dans près de 24 sociétés.
15:36Et si on cumule les levées de fonds de toutes nos sociétés, on est déjà à plus d'un milliard,
15:41voire davantage,
15:43et plus de 2 000 créations d'emplois.
15:46Donc c'est vraiment du concret.
15:48Juste un chiffre quand même pour illustrer ce qui s'est passé entre 2015 et 2025.
15:53Prenons le tonnage envoyé en orbite.
15:58C'était à peu près 40 tonnes avec 50 lancements en 2015 par an.
16:04Et on est maintenant à 4 500 tonnes en orbite avec 200 lancements.
16:09C'est vrai, mais beaucoup de ces lancements, c'est aussi, quand même,
16:14l'éléphant au milieu de la pièce, c'est SpaceX, c'est ces lancements.
16:17Donc le marché lanceur, bon, c'est pris.
16:21Satellite, bien sûr, heureusement, travaille aussi sur des commandes,
16:24mais on a quand même une grosse partie de ces lancements qui conserrent ses propres constellations de satellites.
16:28Starlink, donc dans tous ces chiffres qu'on donne, est-ce qu'ils en laissent un peu du côté de
16:33SpaceX ?
16:34Moi, vous savez, dès qu'il y a un monopole qui commence à exister, ça me donne envie de le
16:39titiller.
16:39C'est vrai.
16:40Moi, je trouve que c'est très bien qu'il y ait SpaceX.
16:42Il fallait un pionnier.
16:44C'est vraiment le pionnier emblématique du New Space, mais c'est en train de provoquer une émulation pour aller
16:52le chercher.
16:53Il est hors de question qu'il reste tout seul, que ce soit sur l'accès à l'orbite, que
16:57ce soit sur les constellations de connectivité et sur la fabrication de satellites.
17:00Et Endurosat, c'est un exemple, il y en a plein d'autres.
17:02Nous, on accompagne U-Space et Reorbit, qui ont des usines de fabrication de satellites à la chaîne, low cost.
17:10On accompagne deux entreprises, l'Altitude et Hyperspace, pour l'accès à l'orbite.
17:16Il y a encore de la place pour d'autres acteurs, parce qu'on a besoin en Europe d'un
17:20European Mega Launcher pour concurrencer Starship.
17:24Pour l'instant, il n'y a pas.
17:25C'est un déficit d'offres.
17:26On n'est pas encore dans le plan.
17:27Et il y aura des milliers de tonnes à lancer.
17:29Donc, il y a un marché solvable à aller chercher.
17:32Au choix.
17:33Sinon, ça fera plus de place pour tous ces acteurs de petits lanceurs qui essayent de trouver un marché et
17:37qui vont devoir se partager le petit marché européen qui devra concurrencer les prix de départ avec SpaceX.
17:44Donc, ce n'est pas aussi garanti qu'il y ait de la place pour tout le monde et que
17:46le marché soit aussi...
17:47Non, bien sûr, il y aura une consolidation.
17:49Oui, oui.
17:49Mais en tout cas, il y a quand même besoin d'investissement.
17:52C'est-à-dire que, oui, SpaceX, c'est la locomotive et ils entraînent beaucoup d'argent.
17:58Moi, j'ai tendance à dire, d'un côté, ils assèchent un peu le marché, mais d'un autre côté,
18:03ils entraînent aussi.
18:04Mais dans le domaine qui nous concerne, qui est le capital risque, je trouve qu'il y a besoin encore
18:08de plus d'acteurs.
18:09Enfin, ça manque de fonds, ça manque d'argent.
18:12Parce que quand on fait le ratio entre ce qui est investi et qu'on regarde les tours Let's Stage
18:17et puis le nombre de boîtes,
18:19les boîtes qui nous intéressent en série A, série B, elles lèvent 4-5 millions d'euros en moyenne par
18:25an.
18:25Et donc, c'est quand même des montants qui restent petits.
18:29Et on a besoin d'investisseurs qui croient au sujet.
18:36Et je pense que l'arrivée de SpaceX, ça va crédibiliser un peu le sujet.
18:41Oui, en IBO, oui.
18:42Ça va permettre de se dire, si lui, il y est, c'est qu'il y a quelque chose à
18:46faire.
18:46Ça va donner confiance, même si la valorisation...
18:50Il y a plein de gens qui vont gagner de l'argent.
18:53Donc ça, ça va créer aussi de la liquidité.
18:58Et ça permet d'entraîner...
19:00Moi, c'est ce que j'espère, l'IPO de SpaceX.
19:04C'est que ça va donner confiance un peu à tout le monde.
19:08Mais par contre, derrière, il faut que ça délivre.
19:10Mais il faut qu'on...
19:11J'avais oublié un truc.
19:12Il faut investir parce que l'Europe, c'est 25% de l'économie mondiale,
19:17selon la parité euro-dollar.
19:20Et ce n'est que 10% des investissements et de dépenses en spatial.
19:24Donc ce n'est pas normal.
19:25Donc là, il faut qu'on augmente nos investissements.
19:28Oui, mais là, on va se tourner vers M. et Mme Tout-le-Monde
19:28pour qu'ils investissent dans le spatial,
19:30alors qu'il y aura aussi des risques avec une entreprise comme SpaceX.
19:33Donc est-ce qu'on va chercher vraiment la solution de ce côté-là ?
19:35Oui, mais ils peuvent investir, les gens...
19:37Enfin, nous, on s'adresse à des institutionnels,
19:39donc on ne s'adresse pas à des particuliers.
19:41Mais les particuliers, ils peuvent acheter des ETF.
19:44De toute façon, dans certains ETF, il y a du spatial, indirectement.
19:48Mais c'est très diversifié.
19:50Donc d'ailleurs, SpaceX, il compte là-dessus, pour lever tous ses fonds.
19:53Et il s'est arrangé pour être dans les indices
19:57qui font que les ETF sont obligés d'acheter du SpaceX.
20:00De toute façon, c'est un peu comme ça qu'il va réussir à lever tout son argent.
20:04Et donc, pour les particuliers, qu'ils le veuillent ou non,
20:08s'ils sont exposés sur des ETF, ils auront du SpaceX.
20:10On a aussi un moyen de faire venir les particuliers
20:12dans des véhicules plus retail qu'on a créés.
20:14Par exemple, il y a un FCPI exposé spatial.
20:17Et puis, on a des véhicules aussi plus orientés retail
20:20pour les investisseurs particuliers considérés comme professionnels.
20:23C'est-à-dire, plus de 100 000 euros.
20:24Alors, c'est important de rappeler, au moment où on enregistre cette émission,
20:26on est à la veille de l'IPO de SpaceX.
20:29Au moment où vous verrez, l'IPO aura eu lieu.
20:33Et vous pourrez remettre en perspective tout ça.
20:35Estelle, est-ce que vous pensez aussi que cet IPO va bénéficier à l'économie spatiale ?
20:39Oui, je pense qu'il y a deux aspects.
20:41Il y a un aspect, effectivement, bénéfice,
20:43où l'IPO met un petit peu un standard.
20:46Ça donne une autre valeur à rajouter au secteur spatial.
20:50Là où c'est vrai qu'il y a quelques années,
20:52quand les investisseurs ont commencé à investir dans le secteur,
20:56on y allait un petit peu en tâtonnant.
20:57On n'avait pas nécessairement des valeurs de marché
21:00qui étaient très utilisables.
21:04On n'avait pas beaucoup de comparatifs.
21:07On en avait quelques-uns.
21:08On commence à en avoir de plus en plus,
21:09avec quelques IPOs qui arrivent et aussi des SPAC,
21:12mais qui ont été aussi, pareil, un petit peu des débuts et des essais.
21:17Donc là, ça donne un petit peu des valeurs complémentaires,
21:21des valeurs que beaucoup d'investisseurs peuvent utiliser
21:24et peuvent comprendre un petit peu mieux le spatial
21:28et comment ça fonctionne et quels sont les différents segments.
21:30Qu'est-ce qui rapporte ou non de l'argent ?
21:32Parce que c'est quand même important de voir que dans SpaceX,
21:35tous les segments ne rapportent pas autant d'argent.
21:38Effectivement, il y a la partie lanceur,
21:40mais au final, ce qui rapporte le plus, c'est la télécommunication,
21:43c'est Starlink.
21:44Donc en fait, devenir un acteur, un prime,
21:47vraiment un leader mondial dans le spatial,
21:50ça ne veut pas nécessairement dire lancer des satellites,
21:52ça ne veut pas nécessairement dire avoir des satellites en télécommunication,
21:55ça veut dire contrôler une chaîne de valeur,
21:58réussir à baisser les coûts
22:01et arriver à récupérer des clients un petit peu partout.
22:05Donc le spatial, ce n'est pas facile non plus,
22:08ça reste un marché très complexe.
22:12Donc je pense que c'est un effet positif sur les valeurs,
22:16sur l'intérêt au spatial.
22:18Là où j'ai un peu de doute aussi,
22:21c'est que même avant l'IPO de SpaceX,
22:24on a remarqué qu'il y avait un petit peu un faux mot
22:26qui commençait à se mettre en place
22:29au niveau d'investisseurs qui n'avaient pas nécessairement investi dans le spatial avant
22:33et qui ont commencé à regarder les entreprises investir à des valorisations
22:39pas nécessairement en ligne avec ce qu'on avait pu voir avant.
22:43Donc c'est vrai qu'il y a un petit dérèglement au niveau du marché
22:45sur les valorisations des startups
22:47où c'est vrai que le prix qui est donné
22:51n'est plus nécessairement en ligne avec ce qu'on avait vu.
22:54À la hausse, à la baisse, il va falloir réguler tout ça.
22:57Il va y avoir une régulation
22:59et aussi l'IPO de SpaceX, la préparation à l'IPO
23:06à donner suite à des décisions d'Elon.
23:10Par exemple, réduire le programme de Rideshare
23:12sur lequel dépendent de nombreuses startups
23:15pour lancer leurs satellites.
23:16Donc ça montre un peu vraiment la dépendance à laquelle on a SpaceX.
23:22Mais dans le positif, ça pousse les États
23:25à développer des solutions plus souveraines
23:28par exemple, Red River.
23:30Donc nous, on a fait la série A de The Exploration Company
23:33qui est aujourd'hui...
23:34On va parler de transport spatial.
23:36C'est aussi un sujet qu'on peut aborder.
23:39Mais Exploration Company...
23:40Avec Lix, The Exploration Company est bien avancée.
23:43Elle travaille avec l'Agence spatiale européenne.
23:45Il y a d'autres acteurs, mais c'est vrai que c'est un acteur
23:47qui vient de faire une démonstration réussie.
23:49d'une capacité d'accéder à l'orbite massive.
23:53J'ai parlé de 4 500 tonnes qui ont été envoyées,
23:57déployées en 2025, mais ça va augmenter.
23:59On va passer en dizaines de milliers de tonnes.
24:03Et l'Europe ne peut pas être complètement dépendante des Américains.
24:07Et puis en plus, les Américains ferment l'accès.
24:11Bien sûr.
24:11Et puis les Américains, SpaceX, son chiffre d'affaires,
24:14il était positif.
24:15Ses bénéfices, non.
24:16Il réinvestit tout, en fait.
24:18C'est important de le préciser.
24:19Les financements, ils s'autofinancent.
24:21Ils perdent l'argent.
24:22Donc ils perdent l'argent, mais ils réinvestissent tout.
24:23Sur la connectivité, il en gagne beaucoup.
24:26Les marges sont énormes.
24:27C'est plus de 50%.
24:28Nous, on a d'ailleurs un soutien.
24:29Univiti, qui est une entreprise française
24:31qui souhaite déployer 3 400 satellites ultra-plats
24:36à 375 km d'altitude
24:38en utilisant la 5G millimétrique des opérateurs Telco.
24:43Et ils ont raison, parce que sur la connectivité,
24:46on va aller à 100 milliards de chiffre d'affaires sur Starlink.
24:48Là, ils n'ont que 10 millions de clients.
24:51Ils font 10, 20 milliards.
24:53Donc c'est évident qu'il y a la place pour d'autres acteurs.
24:58Il y a aussi le projet Iris Carré.
25:01Et donc il y a une place.
25:02Et donc il y aura besoin d'une capacité de transport européen.
25:07Le transport spatial, c'est le sujet.
25:09Ça a été remis au bout du jour aussi.
25:11Alors là, c'est le transport spatial humain.
25:13Mais la mission, Thomas Pesquet et Arnaud Pro,
25:15qui a été dévoilée avec l'entreprise Vast,
25:18elle dit beaucoup aussi de ce New Space, en fait.
25:20C'est-à-dire que jusque-là,
25:22la question du vol habité était un peu épargnée,
25:24pour le grand public en tout cas,
25:26du sujet du New Space.
25:27On avait du mal à voir le lien,
25:29alors qu'il y a des stations, par exemple,
25:31qui sont en préparation pour aller sur l'air post-ISS.
25:36Ça aussi, ça va être le New Space de demain.
25:38Est-ce qu'il y a un marché potentiel pour ça ?
25:41Oui, alors ça, c'est quand même dans un deuxième temps.
25:43Là, on parle plus de services,
25:46de solutions de connectivité,
25:48d'observation spatiale et d'accès à l'orbite.
25:50Deuxième temps, parce que c'est plus cher et plus dur à faire.
25:52Les stations spatiales privées, moi j'y crois,
25:54ça me passionne.
25:55J'ai regardé ça et j'admire beaucoup ces acteurs.
25:58Mais le marché, la solvabilité du marché
26:01viendra un peu plus tard.
26:04Sur l'ISS, il y a eu des expérimentations
26:06très intéressantes qui ont montré
26:07que les cristaux de certaines molécules pharmaceutiques
26:10se synthétisaient beaucoup mieux en microgravité.
26:13C'est un des marchés les plus intéressés aujourd'hui.
26:15Donc l'industrie pharmaceutique commence à regarder.
26:17Mais j'ai rencontré quelques-uns de leurs dirigeants.
26:20C'était aussi, bon, c'est un peu de la science-fiction,
26:23ton truc, on verra plus tard.
26:23Donc je pense que c'est plus de pour dans 5 ans.
26:25C'est ce qu'on disait à l'Union qu'il y a quelques années.
26:27Mais bon, ça ne nous empêche pas d'accompagner Space Cargo,
26:30Atmos et d'autres exobiosphères qui se positionnent là-dessus.
26:35Vous savez, le capital risque,
26:37ce n'est pas non plus pour l'année prochaine.
26:38Donc on prend des positions.
26:39Et puis en 2030, 2035, on aura des business qui sont très rentables sur ces créneaux.
26:46Olivier Dubuisson.
26:48Nous, on est un peu restés à l'écart de tout ça.
26:50On est restés plutôt sur la partie digitale.
26:55On ne dit pas qu'on se fait peur,
26:57mais on hésite à mettre trop d'argent sur des choses où c'est trop long terme.
27:02Parce qu'en fait, nos fonds, ils ont une durée de vie.
27:05Et à un moment, les investisseurs, ils ont besoin de ce qu'on appelle le DPI,
27:10donc de leur envoyer l'argent.
27:12Et en venture, c'est assez difficile de pouvoir proposer une sortie
27:16tant que tout le monde n'est pas sorti.
27:17Donc on peut se bagarrer en interne
27:19et essayer de récupérer toute partie de son argent.
27:22Mais donc du coup, nous, on a préféré rester à l'écart de ça.
27:24On pense qu'il y a beaucoup de choses à faire sur les sujets digitaux.
27:28Nous, on aime beaucoup la partie comme-stat optique.
27:33On pense qu'il va y avoir plein de choses à faire autour de ça.
27:37Et juste pour revenir tout à l'heure sur SpaceX,
27:40je crois que Starlink, ils ont vraiment pour objectif
27:44de concurrencer les opérateurs télécoms mondiaux.
27:51Et moi, je m'attends à un bouleversement du marché des télécoms
27:56à cause de ça.
27:57Ils ont racheté toutes les fréquences aux Etats-Unis de Dish Network.
28:02Enfin, ils ont fait un espèce d'accord avec la bénédiction de Trump.
28:07Si je peux me permettre, effectivement, la V3 de Starlink,
28:11c'est 1000 gigabits par seconde.
28:13Et c'est des énormes satellites.
28:15Et ils veulent en déployer 100 000.
28:17Donc, la surface du globe qui entoure la Terre,
28:22c'est 200 millions de kilomètres carrés.
28:24Vous divisez par 100 000, vous arrivez à...
28:26Un maillage très restreint.
28:27Vous voyez qu'il y aura un maillage avec des cellules de 40 kilomètres de côté
28:31avec du 1000 gigabits par seconde.
28:33Donc, c'est le direct-to-device.
28:35Il n'y a plus besoin des réseaux terrestres.
28:38Pour moi, nous, on vise ça.
28:40On se dit que c'est là que l'innovation va arriver.
28:42Ça va arriver, en tout cas.
28:44Et voilà, on parle du transport spatial.
28:47Évidemment, il faut qu'il y ait des gens qui investissent là-dedans.
28:49Je ne dis pas le contraire.
28:50Mais nous, compte tenu de la taille de nos fonds,
28:53compte tenu de la temporalité aussi,
28:56on pense que c'est plutôt là qu'il faut aller.
28:58Si on essaye de réfléchir, vous,
29:00parce qu'il y a tellement de choses à faire.
29:03Concentrez vos forces plutôt sur ce truc.
29:04On a préféré se concentrer là-dessus.
29:06Et je pense qu'on n'est vraiment qu'au début.
29:08Et les opérateurs télécoms qui pensent que
29:12le direct-to-device ne va pas exister,
29:14je pense qu'il faut qu'il reste vraiment très attention
29:16parce que ça va arriver.
29:17Oui, à votre avis, Estelle, sur ce positionnement-là ?
29:21C'est marché annexe, transport spatial,
29:25station privée, ou plutôt rester sur le device ?
29:28Non, je suis globalement entièrement d'accord avec ce qui est dit.
29:32Je pense qu'il y a un gros changement
29:34qui est en train d'être fait
29:36par toutes ces nouvelles capacités.
29:38Et qu'il va y avoir un changement
29:39qui va être forcé sur Terre.
29:42Mais oui, entièrement d'accord là-dessus.
29:45Est-ce que ces stations-là,
29:49tous ces sujets-là,
29:52on doit les mettre...
29:53Alors, vous dites qu'on ne doit pas les mettre de côté aujourd'hui,
29:55mais technologiquement,
29:57on a des entreprises qui sont là.
29:58Vous en avez cité quelques-unes.
30:00Et on en a aussi en Europe.
30:01Donc, ma question, ça va être plutôt
30:02est-ce qu'il y a des endroits en Europe
30:04qui ont tendance à avoir un autre discours que le vôtre
30:06et à privilégier ces investissements-là ?
30:09Ou est-ce que globalement,
30:10tout le monde est harmonisé en Europe
30:11pour dire, bon, là, l'avenir numéro un,
30:13ça va être le nano-sat.
30:15En Allemagne, il y a des montants considérables
30:17qui sont investis,
30:18notamment sur les aspects dual-use,
30:22spatial et défense.
30:23Et donc, nous, on a investi dans une boîte
30:26qui s'appelle Constellar,
30:27qui fait une constellation de satellites au départ
30:31pour détecter l'eau dans les champs,
30:34pour définir s'il y a suffisamment d'eau
30:35pour l'agriculture.
30:36Et en fait, leur techno permet aussi
30:39d'analyser s'il y a des champs de mines, etc.
30:41Donc, ils ont vraiment un modèle dual-use.
30:43Et on est passé d'un chiffre d'affaires
30:45100% agriculture
30:46à un chiffre d'affaires 80% défense,
30:4920% agriculture.
30:50Ce qui est étonnant,
30:51parce que souvent, on a l'effet inverse.
30:53C'est-à-dire que les entreprises vont chercher
30:55les financements côté défense,
30:56mettent au point leur techno
30:57et ensuite vont chercher les nouveaux marchés.
30:58Là, c'est l'inverse.
30:59C'est-à-dire qu'avec ce qui s'est passé en Ukraine
31:01et puis surtout les montants considérables
31:04investis en Allemagne sur la défense
31:06et sur tout ce qui est périmétrique à la défense,
31:09une boîte allemande est bien positionnée
31:11pour récupérer avec les rails métal et compagnie,
31:14faire des partenariats
31:15et récupérer un peu tout ce business.
31:18Et donc, moi, je pense que l'Allemagne,
31:20c'est un cas à part.
31:21Ils ont décidé de rattraper leur retard sur la défense.
31:24On connaît l'histoire.
31:25Ils viennent de voter donc 1 000 milliards d'euros
31:28sur les prochaines années dans la défense.
31:30Ils sont débarrassés du SCAF maintenant.
31:32Donc, on va se concentrer sur notre défense.
31:35C'est ça, mais globalement, il y a un pays,
31:37enfin, en tout cas, il y a un pays
31:40qui a vraiment mis le paquet,
31:41même si d'autres pays investissent massivement
31:44sur la défense.
31:44Mais celui-là, il a une petite spécificité
31:47compte tenu des montants investis
31:49et de la temporalité.
31:50C'est-à-dire qu'ils ne disent pas
31:51que c'est dans 10 ans, c'est dans 3 ans.
31:53Ils avaient un retard aussi.
31:54Ils avaient sous-investi leur défense.
31:57Donc, il y a un rattrapage.
32:00La France représentait la moitié à peu près
32:02du spatial européen.
32:03Donc là, maintenant, c'est plus 40%.
32:05Ça va peut-être se rééquilibrer un peu.
32:07Mais il y a aussi une prise de conscience en Italie.
32:11Vous savez qu'à Turin,
32:12la moitié de la station spatiale internationale
32:14a été fabriquée à Turin
32:16avec Thales Alenia Space.
32:18Également dans les pays nordiques,
32:21il y a une volonté de...
32:22Alors, tu parlais d'Eistai en Finlande.
32:25Il y a une volonté aussi des Etats européens
32:28en général, alors parfois un peu en perso,
32:30parfois en consortium,
32:33de se doter de constellations,
32:35d'observations sous toutes les coutures,
32:37donc en optique, en radar,
32:39en radiofréquence, en thermique.
32:40Mais les questions de souveraineté
32:41sont venues secouer un peu ces coopérations.
32:44Donc, évidemment,
32:46il va falloir essayer de se coordonner.
32:48Mais comme c'est vrai que la France
32:50peut-être avait une position un peu hégémonique,
32:52il est, je trouve, légitime
32:54que les Allemands aient envie un peu de...
32:56Et alors la France, pour terminer ce talk...
32:58Dans leur propre constellation, pardon.
33:00C'est moi.
33:01La France, pour terminer ce talk,
33:03son terrain d'investissement favori,
33:05ce serait quoi ?
33:07Il n'y en a pas ?
33:07Il en manque trop ?
33:09Non, je pense que pour le coup,
33:11il y a quand même une grosse volonté
33:13de développer le secteur spatial.
33:15Il y a un budget qui est là.
33:19Évidemment, tout ce qui est capacité
33:22de transportation dans l'espace,
33:23c'est quand même très important.
33:25Il y a un aspect qui est plus sécurité,
33:27qui se développe de plus en plus.
33:30Et ensuite, je pense, de manière générale,
33:33tout ce qui est satellite,
33:37géolocalisation, observation de la Terre,
33:38ça reste de l'importance prioritaire.
33:41Mais je pense que le transport, en tout cas,
33:44en termes d'identité souveraine,
33:46c'est ce qu'il y a de plus important,
33:48parce que ça permet d'avoir un accès autonome à l'espace.
33:51Il y a la mobilité dans l'espace aussi,
33:52on n'en a pas beaucoup parlé,
33:53mais il y a des entreprises comme Exotrail,
33:55par exemple, qu'on a vues récemment en délégation
33:57avec Emmanuel Macron au Japon.
33:59Et ça, c'est un marché très prometteur,
34:01et peut-être le marché sur lequel...
34:03Nous, on est investisseurs sur Exotrail.
34:06En fait, ils ont construit une usine assez incroyable.
34:09C'est vraiment un énorme truc.
34:12C'est une des rares boîtes industrielles qu'on a faites.
34:16Et ça se développe très bien.
34:18Et eux, ce qu'ils constatent,
34:20c'est que ce n'est pas forcément les smallsats.
34:23Ils sont plutôt sur des mini-sats.
34:26Et ce qu'ils nous disent,
34:27c'est que c'est plutôt des satellites d'environ 100 kg
34:30qui sont en train d'être déployés,
34:33puisque des satellites type CubeSat,
34:36avec plusieurs capteurs optiques, radars, thermiques,
34:41et des constellations qu'il faut densifier.
34:44Je crois que c'est ça aussi le challenge là maintenant pour l'Europe,
34:46parce que vous avez vu,
34:48aujourd'hui, il y a eu une annonce à Berlin,
34:50deux nouveaux satellites Sentinelle à 300 millions de pièces.
34:53C'est super.
34:53Mais il faut des constellations avec des dizaines,
34:56des centaines de satellites.
34:57CubeSat a l'air déterminé à fournir ces satellites,
34:59en tout cas, avec les contrats qui ont été annoncés cette année.
35:02On va voir ce que la suite réserve à l'économie du New Space.
35:06Merci à vous trois d'avoir pris le temps de participer à ce plateau.
35:09On enchaîne, quant à nous,
35:11avec notre dernière séquence espace durable sur Bsmart.
35:18Mesurer la pollution atmosphérique depuis l'espace
35:22et en faire une donnée utile est surtout lisible.
35:25C'est le défi qui s'est lancé Thalès,
35:27en partenariat avec le Space for Climate Observatory.
35:30Le projet FLORIA combine intelligence artificielle
35:32et données satellitaires pour détecter
35:34et cartographier la pollution atmosphérique.
35:37Eric Lasser, directeur business innovation chez Thalès,
35:40est avec nous aujourd'hui pour nous expliquer comment ça marche.
35:43Bonjour.
35:43Bonjour.
35:44Bienvenue sur le plateau de Smart Space.
35:46Merci de venir.
35:47Alors, racontez-nous ce projet FLORIA.
35:49En quoi ça consiste exactement ?
35:51Alors, l'idée de base,
35:52c'était vraiment d'apporter une solution
35:54pour pouvoir mesurer différents types de pollution
35:57au niveau du sol
35:59sans obligatoirement avoir des capteurs
36:01qu'on a installés.
36:03Donc, effectivement, certaines zones sont équipées
36:05à Paris, Air Paris, bien sûr, à ces capteurs.
36:09Mais il faut installer les capteurs,
36:10c'est relativement coûteux,
36:12il faut les entretenir.
36:13Donc, nous, notre vision, c'était de dire
36:14qu'il y a de la donnée satellite, elle existe.
36:17Elle est en plus en open data, la plupart du temps.
36:20Donc, pourquoi ne pas l'utiliser
36:22et essayer de voir comment on peut se débrouiller
36:25pour que cette donnée, elle permette d'avoir une information
36:28vue de l'espace, mais au niveau du sol,
36:30pour des utilisateurs,
36:32et qui leur permettent d'avoir ce niveau de pollution
36:35à différents types de pollution.
36:37À quelle échelle, du coup, vous êtes capable
36:39de mesurer ces phénomènes aujourd'hui ?
36:41Alors, il y a deux échelles.
36:42Il y a l'échelle temporelle, donc on arrive à avoir
36:44une revisite qui dépend en fonction des satellites
36:46entre 1 et 4 jours.
36:48Donc, là, on va mélanger les sources
36:49pour avoir cette revisite temporelle,
36:51l'échelle temporelle.
36:52Et au niveau de l'échelle géographique,
36:54on a une information qui est bien évidemment
36:57pas aussi précise qu'un capteur,
36:59mais on arrive à avoir une information
37:00sur des zones de 2 km par 2 km.
37:04Donc, ça donne vraiment une information
37:07qui est intéressante, surtout qu'elle ne nécessite pas
37:10de capteur.
37:11Alors, vous disiez, ça dépend des satellites
37:14qui sont présents.
37:15En fait, l'idée pour vous, c'est d'utiliser
37:16beaucoup de satellites, même des satellites
37:17d'autres nationalités ?
37:19Oui, en fait, les satellites fournissent
37:22de la donnée, et puis c'est un petit peu à nous
37:24à inventer ce qu'on va faire avec cette donnée-là.
37:27Et donc, pour tout ce qui est mesure de l'atmosphère,
37:30il y a les satellites européens,
37:31il y a les satellites américains,
37:32qui sont tous scientifiques,
37:34qui sont utilisés, certains, depuis
37:37plus d'une dizaine d'années.
37:39Et donc, effectivement, en fonction du type
37:41de polluants qu'ils détectent,
37:42en fonction de leur visite,
37:44de leur précision, nous, on va hybrider ça,
37:47on va les mélanger, on va essayer de mettre
37:48tout ça sur des formats un peu communs,
37:51et puis on utilise nos IA dessus,
37:53et puis on va hybrider avec d'autres types
37:55de données.
37:55C'est ça qui va être intéressant,
37:56c'est-à-dire qu'il faut homogénéiser
37:58toutes ces données, ça, c'est peut-être
37:59un défi, évidemment.
38:01Et aussi, faire fonctionner cette rencontre
38:03entre l'intelligence artificielle,
38:05la donnée météo, et la donnée satellite,
38:06et c'est ça qui change la donne.
38:08C'est exactement ça qui change la donne,
38:09c'est-à-dire que l'addition
38:12de ces différents types de données
38:15crée quelque chose de nouveau
38:17et d'un peu plus grand que les données
38:19indépendamment les unes par rapport aux autres.
38:22Et donc, effectivement, on a besoin d'autres choses,
38:23on ne peut pas tout faire avec du satellite,
38:25mais la donnée météo, la donnée modèle de terrain,
38:28il y a tout un tas de données comme ça.
38:30Et puis, la magie, quelque part,
38:34même si ce n'est pas magique,
38:35mais de l'IA, c'est qu'elle permet
38:36de nous aider à hybrider ces données ensemble,
38:39à les faire se rencontrer,
38:40à les faire travailler ensemble,
38:42finalement, pour avoir un résultat
38:44qui, somme toute, est assez intéressant.
38:46Vous visez des particules en particulier,
38:47vous avez le pouvoir de décider
38:49ce que vous allez mesurer
38:50dans la pollution atmosphérique ?
38:51Alors, on a le choix en fonction
38:53de ce que regardent les différents satellites.
38:55D'accord.
38:56Donc, Floria, c'est vraiment quelque chose
38:58qui a été focalisé sur les PM10,
39:01donc toutes les particules,
39:03particules, alors pas totalement fines,
39:04puisque le vocable particule fine,
39:06c'est pour tout ce qui est inférieur
39:07à 2,5 microns.
39:09Mais bon, voilà,
39:10on travaille sur du 10 microns,
39:12donc c'est à peine plus gros,
39:13mais c'est de la particule.
39:14Donc, effectivement,
39:15c'est toute cette pollution particulière
39:17qui se déplace dans l'atmosphère.
39:19On peut arriver à la mesurer,
39:20mais on a travaillé aussi
39:21sur d'autres types de satellites,
39:23d'autres types de données,
39:23pour mesurer le SO2,
39:26on peut mesurer l'ozone,
39:28on peut...
39:28Donc après,
39:30il faut que le satellite
39:31donne une donnée suffisamment fiable,
39:34précise,
39:35pour qu'on ait une validation intéressante.
39:38Le gros enjeu, c'est la validation,
39:40c'est de montrer que nos résultats...
39:42Ils sont fiables.
39:42Ils sont fiables.
39:43Si on allait mesurer avec un capteur,
39:45on aurait la même chose.
39:46Exactement.
39:46Et c'est là où on réutilise
39:47ces fameuses zones
39:48qui sont équipées de capteurs,
39:50mais pour se benchmarker,
39:51pour vérifier qu'on donne des résultats
39:53qui sont à peu près...
39:54Et l'IA, en fait,
39:55va pouvoir aller explorer les couches.
39:57Les couches.
39:58Parce que vous parlez d'une grande échelle quand même,
40:00mais en fait,
40:00vous pouvez aller explorer chaque couche
40:02en fonction d'un individu.
40:02Exactement.
40:03C'est-à-dire que l'IA,
40:04on arrive à lui apprendre,
40:05donc c'est des méthodes
40:06de sur-get-modèle.
40:07Donc, il existe des modèles mathématiques
40:10extrêmement précis
40:11qui permettent de recalculer
40:13les pollutions en fonction des couches
40:15et en fonction de toute la colonne
40:17qu'on va avoir,
40:18qui va être mesurée par le satellite.
40:20Ils sont très lourds,
40:21très longs à utiliser.
40:22Donc, nous, ce que l'on fait avec l'IGA,
40:24c'est qu'on va remplacer ces modèles
40:25par de l'apprentissage
40:26et donc être capable de retrouver,
40:28à partir de la mesure du satellite
40:30sur toute la couche
40:31jusqu'aux plus grandes hauteurs de l'atmosphère,
40:34arriver à retrouver
40:35les différents taux de pollution.
40:36Donc, en gros,
40:37à partir d'une donnée
40:38qui est globalement 2D,
40:40vue par le satellite,
40:41on recrée la troisième dimension,
40:43la 3D,
40:44pour savoir quels sont
40:45les taux de pollution
40:46altitude par altitude.
40:47Alors, ce que je trouvais
40:48assez fantastique
40:49quand on a préparé cette émission,
40:50c'est de découvrir
40:51qu'il y avait la notion
40:52d'accès aux archives,
40:53en fait, des satellites
40:54qui peuvent être
40:55une mime d'or,
40:56en fait, de données
40:57pour vous
40:58quand vous faites
40:58ce genre de modèle.
40:59C'est déjà indispensable
41:01parce qu'il y a
41:03d'y apprentissage,
41:04surtout dans notre cas.
41:05Et donc, pour faire l'apprentissage,
41:06il faut la donner.
41:07Et donc, effectivement,
41:08on récupère
41:09des archives météo.
41:10Donc, ça, c'est classique.
41:11Tout le monde se doute
41:11qu'elles existent.
41:12Bien sûr.
41:13Mais, effectivement,
41:14on peut récupérer aussi
41:15les archives des données satellites.
41:18Quand on sait quoi chercher,
41:19en fait, ça peut être super...
41:21Ah oui, c'est extrêmement...
41:23Alors, ça fait des dizaines d'années
41:25que les scientifiques l'utilisent.
41:27Là, ce qui se passe,
41:27c'est que nous,
41:29on est là pour essayer
41:31de sortir ça
41:33des labos de recherche.
41:34Et créer un modèle commercialisable.
41:36Et créer un modèle
41:36qui peut être commercialisable
41:37pour aider.
41:38Alors, quand je dis sortir
41:39des domaines de recherche,
41:40on ne le fait pas tout seul.
41:41On le fait avec des chercheurs aussi
41:42qui nous aident
41:43parce qu'on en a besoin,
41:44ne serait-ce que pour valider,
41:45pour avoir une meilleure compréhension.
41:47Nos ingénieurs,
41:48même si ce sont des ingénieurs
41:49qui connaissent bien
41:50le domaine de l'atmosphère,
41:52ont encore besoin
41:53de tout ce qui est
41:55tout d'être au niveau recherche.
41:56Alors, chez Thalès,
41:57c'est qu'un exemple
41:58parmi d'autres, en fait,
41:59Florian.
42:00Vous avez d'autres projets
42:01comme ceux-là ?
42:02On essaie d'utiliser...
42:03En fait, on a passé
42:04énormément d'années.
42:05Ça fait plus de 30 ans
42:06qu'on travaille avec le CNES
42:07et qu'on produit
42:08de la donnée issue du satellite,
42:10donc production
42:10pour l'utiliser au sol.
42:12Et on s'est dit
42:13que maintenant qu'on produit,
42:15on connaît très bien
42:16ces données,
42:16qu'elles soient météo,
42:17qu'elles soient images,
42:18dans l'optique,
42:19dans le radar,
42:19on les connaît par cœur
42:20puisqu'on les génère.
42:22C'est le résultat
42:23de notre travail,
42:24c'est vraiment ces données-là.
42:25Donc, autant les utiliser
42:26et savoir aussi
42:27nous-mêmes les utiliser.
42:28Donc, on a développé
42:29d'autres solutions,
42:30toujours avec de l'IA,
42:31toujours avec la donnée spatiale,
42:32toujours avec de l'hybridation
42:33de données.
42:34On utilise beaucoup
42:34des données météo
42:35et des modèles de terrain.
42:37Donc, on travaille
42:37sur des cartes
42:39qui vont permettre
42:42de préparer
42:42les différents SDIS
42:45à des zones
42:46de risque de feu.
42:47Donc, on les aide
42:48à savoir
42:49où est-ce qu'ils pourraient
42:50essayer de positionner
42:51leurs équipements
42:53en prévention
42:54à tel endroit
42:56plutôt qu'à tel autre
42:56parce qu'il y a plus
42:57de risque là
42:58qu'il y a un feu
42:58que là.
42:59Donc, pour être...
42:59Important, juste avant l'été.
43:01Moi, je viens du Sud-de-la-France
43:02et c'est un vrai sujet.
43:03Vous avez entendu
43:04que moi aussi.
43:05Bien sûr.
43:06Oui, oui, on travaille
43:08avec le département
43:10de l'Hérault
43:10maintenant depuis deux ans.
43:11Donc, ils essaient
43:12d'utiliser,
43:12de voir ce qu'on peut
43:13leur apporter.
43:14On travaille aussi
43:15avec d'autres solutions
43:16autour de la détection
43:18des risques de crues.
43:19Est-ce qu'il va y avoir
43:20une crue ?
43:21Est-ce que cette crue
43:21va amener jusqu'à
43:23une inondation ?
43:24Quelle va être
43:25la surface
43:25de cette inondation ?
43:26Comment est-ce qu'on peut
43:28s'y préparer ?
43:29Comment est-ce qu'on peut
43:30essayer de la réduire
43:31en positionnant
43:32des grosses pompes
43:33par exemple ?
43:34Ça, c'est des choses
43:34qu'on fait aussi
43:35avec d'autres pompiers
43:37sur la France.
43:39On travaille aussi
43:40sur la détection.
43:41Donc là, c'est un petit peu
43:42différent encore.
43:43Là, c'est vraiment
43:43que la donnée de sa satellite
43:44est de très, très haute définition.
43:46On va essayer de repérer
43:47depuis l'espace
43:48des dépôts sauvages
43:50et puis essayer de caractériser
43:51est-ce qu'ils sont
43:52à côté d'une source,
43:53d'une école ?
43:55Est-ce qu'ils sont à côté
43:56d'une zone
43:57qui est censée être protégée ?
43:58Pour pouvoir aller
44:00digitanter, intervenir.
44:02Prévenir à minima
44:02les collectivités,
44:03les municipalités.
44:04Et c'est vrai
44:05que c'est très, très intéressant
44:06parce que ça permet
44:07de découvrir
44:07beaucoup de choses.
44:08On voit le monde
44:09autrement tout à coup.
44:10On le voit un peu plus clair aussi.
44:12On le voit plus clair,
44:13on le voit d'en haut.
44:14On prend de la hauteur.
44:15On prend de la hauteur.
44:16Merci beaucoup,
44:16Éric Lasser.
44:17Je rappelle que vous êtes
44:18directeur business innovation
44:19chez Thales
44:20d'avoir pris le temps
44:20de venir avec nous
44:21sur ce plateau.
44:22Merci à tous
44:23de nous avoir suivis.
44:24On se retrouve
44:25le mois prochain
44:26sur Bsmart.
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