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Vendredi 27 mars 2026, retrouvez Michel Ruimy (Économiste associé, SPAK), Bertrand Lamielle (Directeur, Portzamparc Gestion) et Kevin Le Nouail (Directeur associé, Avant-Garde Family Office) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box et chaque soir, vous nous
00:18retrouvez bien sûr en rattrapage,
00:21soit en replay sur bsmart.fr, soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, la fin d'un mois marqué par la guerre, la crise iranienne et
00:31le conflit dans le Golfe, bien sûr.
00:34Quatre semaines révolues de conflits dans la région et des actifs sur les marchés qui sont plus que jamais sous
00:39pression,
00:40avec un espoir de résolution rapide qui fluctue beaucoup, mais qui a plutôt tendance à s'amenuiser évidemment au fil
00:48des jours qui passent.
00:49Trump ayant annoncé avoir reporté de dix jours son ultimatum à l'encontre des autorités iraniennes, une nouvelle qui peut
00:57être prise de deux manières.
00:59Dix jours de plus, évidemment, c'est du temps supplémentaire pour avancer dans la négociation vers un cessez-le-feu.
01:07Dix jours de plus, c'est aussi sans doute dix jours pendant lesquels le détroit d'Ormuz restera encore en
01:12grande partie impraticable.
01:15Et donc la pression sur les marchés pétroliers devrait continuer de s'exercer.
01:19On le voit également sur les taux, les marchés obligataires qui sont sous pression et les taux qui s'envolent
01:26depuis un mois.
01:27Et puis les actions qui avaient plutôt affiché une forme de résilience au cours des premiers jours et des premières
01:34semaines de conflits,
01:35qui sont en train de lâcher de plus en plus de terrain à leur tour, avec des indices qui sont
01:39en train, les uns après les autres,
01:40d'entrer en territoire de correction selon la classification financière avec des baisses par rapport aux pics récents atteints aux
01:50Etats-Unis ou en Europe.
01:51Des baisses qui avoisinent désormais ou qui dépassent d'ailleurs même les 10% le Nasdaq.
01:56Et dans cette configuration, au moment où on se parle, avec une baisse de plus de 10% par rapport
02:01à un pic du Nasdaq
02:02qui remonte à octobre 2025. Dans cette phase de crise, seul le dollar et l'énergie, bien sûr, auront été
02:12des actifs performants.
02:13Nous allons développer tous ces thèmes et revenir sur ce mois de mars avec nos invités du vendredi,
02:20du dernier vendredi du mois pour ce grand tableau de bord des marchés.
02:24Kevin Lenouaille d'Avantgarde Family Office et Bertrand Lamiel de Port-en-Part-Gestion seront avec nous dans un instant.
02:30Enfin, nous terminerons cette émission avec notre dernier quart d'heure, bien sûr,
02:34qui sera dédiée à nouveau à l'éducation financière.
02:37Nous reviendrons sur la semaine de l'éducation financière qui avait lieu mi-mars, la semaine dernière, en France,
02:42avec pas mal de temps forts, les rencontres de l'éducation financière,
02:47les grands prix de l'éducation financière sont des événements qui ont été organisés par SPAC.
02:53La fondatrice de SPAC, Anne-Claire Benveau, sera avec nous en plateau dans ce dernier quart d'heure de Smart
02:58Bourse.
03:09Chaque dernier vendredi du mois, nous dressons le grand tableau de bord des marchés avec deux experts à mes côtés.
03:15Bertrand Lamiel, directeur général de Port-en-Part-Gestion.
03:17Bonsoir Bertrand.
03:18Bonsoir Grégoire.
03:19Kevin Lenouaille nous accompagne, directeur associé chez Avant-Garde Family Office.
03:22Bonsoir Kevin.
03:23Bonsoir Grégoire.
03:24Un mois de mars évidemment marqué par cette guerre dans le Golfe, ce conflit et cette crise iranienne.
03:31Bertrand, on va revenir évidemment sur les enjeux de marché, mais un mot de la situation à travers notamment l
03:38'indice VIX
03:39qui mesure la volatilité des marchés et le graphique de long terme que vous nous apportez,
03:46qui remonte à plus de 10 ans maintenant, qui montre effectivement, et c'est assez visible,
03:51ce retour de la volatilité depuis le mois de mars.
03:54Alors sur des niveaux que vous avez arrêtés autour de 25 pour le VIX,
03:57même si au cours de la séance là on est tenté d'aller plutôt vers le niveau de 30.
04:02Que veut dire ce niveau de stress ?
04:04Qu'est-ce qu'il représente aujourd'hui ?
04:06Et à quoi est-ce qu'on peut se comparer de ce point de vue-là Bertrand ?
04:0925 en général c'est un peu la borne où on se dit ok au-delà de 25,
04:13là les tensions commencent à se matérialiser,
04:16tout le monde est en train de regarder ses petits pour se dire oh là là,
04:19où est-ce que je peux retirer de l'argent ?
04:20Enfin c'est le moment où on commence à sentir des tensions,
04:23et en général, c'est ce qu'on a constaté sur les dernières crises,
04:27c'est le moment aussi où tous les actifs se recorrèlent.
04:31Donc en fait les endroits où on peut se mettre à l'abri,
04:33en général il n'y en a plus beaucoup,
04:34parce que ça se tend sur les taux, ça se tend sur les matières premières,
04:38enfin bref, donc voilà.
04:39Donc on est dans cette période-là,
04:41et sans avoir vraiment des...
04:43Alors peut-être juste aujourd'hui on arrive à 30,
04:45mais quand on dépasse les 30 là,
04:47c'est qu'on est vraiment dans une période où là,
04:50tous aux abris.
04:51Donc ça se fait avec des journées où on peut avoir des marchés concrètement
04:57qui vont perdre 2 ou 3 ou les regagner le lendemain.
05:01Donc il y a aussi beaucoup de nervosité sur la volatilité de la volatilité.
05:05Donc voilà, on est au milieu de ça.
05:08Par contre, ça c'est ce qu'on constate sur les marchés,
05:12enfin oui, en général sur les indices.
05:14Quand on redescend un cran plus bas,
05:18la donne n'a pas véritablement changé.
05:20C'est-à-dire que les secteurs qui étaient mal lotis
05:24continuent à l'être, voire encore pire,
05:26et ceux qui au contraire s'en sortaient bien,
05:28sont toujours présents.
05:30La rotation sectorielle, on l'a eu plutôt fin d'année, début d'année,
05:34où les banques qui sont les grandes gagnantes
05:37depuis 3 ans, 4 ans, sont toujours là.
05:40Par contre, les assurances, elles ont lâché le train.
05:42Elles sont retournées derrière.
05:43La tech, en fait la tech, il y a une scission.
05:46C'est vraiment les semi-conducteurs.
05:48On a connu des belles années avec SAP, par exemple,
05:51sur les logiciels en Europe.
05:53On est passé sur ASML sur les semi-conducteurs.
05:57Aux Etats-Unis, on a vu que les 7 magnifiques,
06:00elles n'arrivaient pas à accrocher,
06:01et que c'était d'autres acteurs qui arrivaient,
06:03souvent aussi des semi-conducteurs.
06:06Et ce qu'on a vu arriver fin d'un mois,
06:09à partir d'octobre-novembre,
06:11c'est des secteurs énergie,
06:15services aux collectivités, télécommunications.
06:20L'économie dure, les actifs tangibles.
06:23Les actifs tangibles.
06:24Et donc, le portefeuille, c'est assez étrange.
06:26Ce n'est pas souvent qu'on a ça.
06:28Avoir des valeurs de pure tech, très cycliques,
06:31avec des valeurs complètement cycliques et capitalistiques.
06:35Mais aujourd'hui, c'est ce qui fonctionne,
06:37et ça fait maintenant plus de 6 mois.
06:38Et le mois de mars, ça n'a pas changé ces tendances-là.
06:42Au contraire.
06:43Même dans la baisse globale du marché,
06:45il y a une surperformance relative quand même de ces secteurs-là.
06:49Certains ont pu reculer, évidemment.
06:51Mais très peu.
06:52Les meilleurs sont restés sur des moyennes mobiles
06:5420 ou 50 jours, là où tout le monde est passé en dessous de la 200,
06:57voire en dessous.
07:00Non, non, non.
07:00Ça s'est même accentué.
07:03Je reviens sur ce que vous disiez.
07:04Effectivement, peu d'endroits pour se cacher.
07:07Là, je regardais la performance d'un 60-40, évidemment, sur le mois de mars.
07:10Donc, évidemment, ça rappelle certains mois qu'on a vécu en 2022, Kevin.
07:16C'est la plus forte baisse pour un portefeuille équilibré,
07:19actions, obligations, depuis le mois de septembre 2022, je crois.
07:23Sachant que l'année 2022 a été marquée par plusieurs mois de fortes corrections
07:27et de corrélations positives entre ces deux grands marchés,
07:31actions et obligataires.
07:33Vous voyez, sur le niveau de volatilité, qu'est-ce que vous dites, Kevin ?
07:35Un VIX entre 25 et 30.
07:40Quelle histoire ça reflète ?
07:41Le marché, là, chaque jour, est pris entre les doutes et les espoirs,
07:46avec en plus un facteur Trump et une communication
07:49et beaucoup de postures qui sont très difficiles à interpréter pour les investisseurs.
07:53Qu'est-ce que vous dites, là, au bout de quatre semaines ?
07:55On dit qu'on ne sait pas.
07:56Et je crois que c'est ce que représente le marché,
07:58c'est ce qu'évoque Bertrand ici.
07:59On a un moment, effectivement, qui est très difficile à lire,
08:02très emprunt de bruit, ce qu'on appelle le bruit auprès de nos clients,
08:05c'est-à-dire un bruit quasiment médiatique,
08:07effectivement, avec les interventions de Trump.
08:08Et on sait qu'on ne sait pas.
08:09Et c'est ce que l'on communique aujourd'hui à nos clients.
08:11Et le marché, fondamentalement, se trouve pris entre deux feux,
08:14puisqu'il considérait, effectivement, un conflit très court-termiste pour commencer.
08:17C'est-à-dire plutôt ce qu'on anticipait même le mois dernier.
08:20Et le temps étant l'ennemi de ce type de conflit,
08:23chaque jour qui passe, vous l'avez dit en introduction, la peine se renforce.
08:26Donc, c'est aussi très illustratif de ce que disait Bertrand sur la rotation des actifs.
08:30C'est tout à fait vrai qu'on n'a pas de rotation, de nouvelle rotation, en l'occurrence.
08:34On poursuit un mouvement qui a été entamé, effectivement,
08:37moi je le considère plutôt en début d'année.
08:39Et en l'occurrence, ce mouvement, il se poursuit parce qu'on ne sait pas quoi faire, en réalité.
08:42On n'a pas une rupture qui est une rupture, aujourd'hui, structurelle.
08:46Elle reste très conjoncturelle dans l'approche des investisseurs,
08:49à considérer que le choc peut vite se résorber.
08:51Donc, dans ce cadre-là, effectivement, on ne sait peu quoi acheter et on ne sait peu quoi vendre.
08:56Le point essentiel sur la volatilité, c'est qu'effectivement,
08:59on arrive maintenant sur des niveaux dans lesquels, là, rien ne tient.
09:02Et on le voit très très bien, le seul actif, aujourd'hui, qui protège nos portefeuilles, c'est le dollar.
09:07C'est le seul actif, pour d'autres raisons, qui se renforce.
09:09Mais la crise étant, aujourd'hui, également une crise potentiellement inflationniste,
09:13effectivement, les taux ne tiennent pas et ne servent à rien, aujourd'hui, dans le portefeuille.
09:17Alors, vous êtes venu avec des graphiques, évidemment, représentant la performance des indices, là, depuis ces derniers mois.
09:25La guerre coûte cher aux indices européens, vous dites, Bertrand, avec un graphique qui montre, effectivement,
09:31au moins dans les premiers temps, que c'est plutôt l'Europe qui était plutôt en phase de surperformance par
09:38rapport aux États-Unis.
09:39On parlait, là, pour le coup, on parlait beaucoup de cette rotation en dehors des marchés américains.
09:44Beaucoup d'investisseurs se projetaient vers d'autres marchés, dont l'Europe.
09:48C'est l'Europe qui, pour l'instant, accuse le coût le plus fort.
09:52Oui, oui, alors, l'euro-dollar a cessé de se dégrader.
09:56Enfin, globalement, on est à peu près flat depuis le début de l'année.
09:58Et l'Europe, qui avait pris pas mal d'avance sur l'année 2025,
10:02en fait, s'est fait rattraper très rapidement, enfin, en termes boursièrement parlant.
10:06Alors que, quand on regarde du côté des États-Unis, franchement, l'image, elle n'est pas géniale, quoi.
10:11On a été habitués à voir des États-Unis tirés par les 7 magnifiques.
10:16L'indice composé des 7 magnifiques, on doit être à moins 12.
10:20On citait avant l'émission Microsoft à moins 30 depuis le début de l'année.
10:23Donc, franchement, ça ne fait pas rêver.
10:25Pour autant, voilà, il y a eu un...
10:26Depuis octobre, c'est des valeurs qui sont quasiment toutes en bear market, quasiment aujourd'hui.
10:30Oui, clairement, il y a Alphabet qui tient, qui tenait encore à peu près, qui devait être juste à moins
10:364.
10:36Mais bon, voilà, ça ne fait pas des performances géniales.
10:41Et en fait, ça se passe ailleurs, parce qu'on a quand même 63% des valeurs du S&P
10:48500 qui font mieux que le S&P 500.
10:51Donc, voilà, sauf qu'elles sont petites.
10:54Donc, en fait, voilà, elles n'arrivent pas à tracter...
10:56Et que leur poids n'arrive pas à compenser la baisse de quelques autres, quoi.
11:00Ben non, parce que les 7 magnifiques, on doit être à quasiment 30% de l'indice, en pondération.
11:04Donc, voilà, quand vous avez un tiers qui ne marche pas...
11:06Bon, mais les 2 tiers, du coup, font quasiment mieux.
11:09Mais il faut aller les chercher, et souvent, c'est sur des secteurs qui sont petits dans les indices américains.
11:14Typiquement, je crois que l'énergie, on doit être à 3 ou 4%.
11:17Enfin, je veux dire, clairement, chez nous, c'est total, on doit être à 8% du cap ou quelque
11:21chose comme ça.
11:22Aux Etats-Unis, malgré le fait qu'ils aient des masses solantes avec des chevrons ou autres,
11:26c'est un tout petit secteur pour eux.
11:28Donc, voilà, mais en stock picking, pour le coup, on arrive vraiment à bien s'en sortir et à marquer
11:35la différence.
11:36Parce que le S&P 500 en euros doit être à moins 3, moins 4%, à peu près comme en
11:41dollars.
11:42Nous, notre mandat US, on était à plus 7, plus 8.
11:44Donc, en fait, et sans faire des trucs géniaux, objectivement.
11:47Juste, vous avez pas...
11:48Enfin, vous avez choisi de sortir les 7 magnifiques parce qu'elles sont vraiment trop faibles.
11:54Déjà, ça évite la sous-performance.
11:55Et après, du bon picking avec des dossiers comme Micron ou Silhouette,
11:59parce que c'est le segment qui marche bien dans la tech.
12:02C'est vraiment le segment dur de la mémoire des sociétés hyper cycliques,
12:06mais qui, du coup, vous rentre des performances entre 40 et 80%.
12:10Une fois que vous avez fait ça, vous avez fait une partie du job.
12:13Et donc, en fait, oui, c'est un marché qui est un peu spécial et on n'y est plus
12:17du tout habitué.
12:18Ça fait très, au moins 5-6 ans, que le S&P Equal White n'a pas fait mieux que
12:23le S&P 500.
12:25Donc, il y a aussi une nouvelle donne qui est en train de se faire là-bas aux Etats-Unis.
12:28Sur l'Europe, quand même, pourquoi est-ce que c'est nous qui accusons le coût le plus lourd ?
12:33Sur le plan boursier, j'entends évidemment Bertrand.
12:36Et est-ce que ça change les perspectives qu'on avait en début d'année pour les marchés européens
12:42qui pouvaient bénéficier de valorisations un peu moins élevées qu'aux Etats-Unis,
12:47qui bénéficiaient d'un setup macro plutôt favorable, il faut le dire,
12:51avec des plans d'investissement, de la dépense budgétaire en Allemagne essentiellement,
12:56et donc l'idée d'une reprise cyclique ?
12:58Est-ce que cette histoire-là, elle s'est arrêtée au 28 février ?
13:01Non, mais quelque part, les indices européens, ils payent un peu la surperf qu'ils ont eue antérieurement
13:09qui était due à la banque.
13:11Parce que là, pour le coup, on parlait de poids des secteurs.
13:14La banque, c'est un gros secteur en Europe.
13:15On est du côté des 16%.
13:17C'est une performance depuis trois ans qui est énorme.
13:19L'an dernier, l'indice bancaire, il fait 80%.
13:23Donc au bout d'un moment, quand ça tremble un petit peu,
13:26c'est quand même très cyclique une banque.
13:27C'est quand même ce qui finance une économie.
13:30Donc forcément, les bruits de bottes d'un côté,
13:32des sujets sur la dette privée,
13:34donc où on voit revenir le spectre qu'on a connu en 2007-2008
13:39avec les dettes sur l'immobilier américain.
13:42Sauf qu'il y a un effet taille, c'est quand même 10 fois plus petit.
13:45Oui, oui.
13:47Mais ça peut suffire.
13:48Rappelons-nous la Grèce, 2% de l'Europe.
13:51À chaque fois, on nous dit que ce n'est pas systémique.
13:52Ça commence toujours comme ça.
13:54Non, non.
13:54La classique, cette fois-ci, ce n'est pas la même.
13:56Bon, et donc forcément, là, les banques, c'est un secteur qui s'est renversé.
14:01Mais comme il y avait une grosse performance,
14:03objectivement, ça reste un secteur haussier.
14:05Donc ça, il ne faut pas se méprendre d'action.
14:06Ça n'a pas cassé la tendance.
14:07Non, ça n'a pas cassé la tendance.
14:08Parce qu'il y avait une telle pente qu'il en faudra beaucoup plus pour casser la tendance.
14:12Il y a quand même un sujet, on se pose des questions sur la croissance.
14:16On aura probablement moins de croissance.
14:17parce que globalement, tout ce qui se passe du côté du Golfe,
14:24ça va recréer des tensions sur les chaînes logistiques.
14:28Donc on sait qu'on va voir, les trimestriels arrivent bientôt.
14:34Ce que les entreprises sont capables de nous dire, c'est quand même très récent.
14:39Mais l'hypothèse de se dire qu'on fera moins de croissance
14:42que ce qu'on avait prévu en début d'année, franchement, on ne prend pas trop de risque.
14:46C'est vraiment clair pour le deviner, oui.
14:48Ça, j'entends.
14:49Donc voilà, ça va peut-être recaler un petit peu les niveaux sur les banques.
14:53Mais les banques ont des ratios de capitalisation,
14:57les ratios prudentiels, nickel.
15:00Ça sert du dividende.
15:01Enfin bref.
15:02Elles ont traversé SVB, Crédit Suisse, etc.
15:06Attention, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain.
15:08Il faut bien remettre les choses en perspective de ce point de vue-là.
15:10Sur cette grande comparaison des marchés boursiers,
15:13alors il y a les prix et également les valorisations de ces marchés, Kevin.
15:19Et vous nous montrez, c'est une chute assez homogène entre les États-Unis, l'Europe et l'Asie
15:26des niveaux de valorisation partant des marchés les mieux valorisés
15:30qui sont et restent toujours les marchés américains
15:32et puis les marchés plus value qui sont les marchés émergents et européens.
15:36Absolument, absolument.
15:37Pour accrocher ce qui vient d'être dit, globalement, sur le mois,
15:41les investisseurs ont fait le choix d'aller vendre, globalement,
15:44les zones qui étaient les plus dépendantes énergétiquement.
15:46Je pense qu'il ne faut pas aller chercher beaucoup plus loin,
15:48notamment dans les compositions indicielles ou économiques,
15:51parce que sur la Corée, ça peut se discuter.
15:53Mais globalement, c'est le schéma qu'on a vu.
15:56Donc, c'est très peu étonnant, effectivement, de voir, un,
15:58l'Europe reculer beaucoup plus par rapport aux États-Unis,
16:01parce que, comme le disait Bertrand,
16:03elles ont pris de l'avance, ces européennes,
16:05et aussi dans la construction des indices.
16:07Si on regarde un Eurostock 50, effectivement,
16:08on a quand même une dépendance financière industrielle
16:11qui est plus importante vis-à-vis d'un S&P 500 qui ne l'est pas.
16:14Mais regardons, on change de zone, mais regardons un footy,
16:16sur le footy, on n'a pas cette difficulté-là
16:18qui reste en territoire neutre à positif.
16:20Ça dépend de la minute à laquelle on regarde ça.
16:22Donc, c'est aussi cette composition qui a fait beaucoup,
16:24mais quand on rentre, effectivement, dans l'indice,
16:27en réalité, on a peu de dossiers, aujourd'hui,
16:30selon nous, qui se sont ouverts.
16:31J'en viens à la valorisation après.
16:34Ce que montre le graphique, effectivement,
16:36très intéressant, il y a plusieurs lectures.
16:37En fait, si on a une lecture un peu par réflexe,
16:39on se dit, quel point d'entrée fabuleux.
16:41L'année dernière, à cette date-là,
16:43c'est exactement le moment où on appelle nos clients
16:45en leur disant, c'est maintenant.
16:46On ne sait pas quel est le point bas,
16:48on ne sait pas quelle est la fin de la volatilité,
16:49mais vous ne faites pas une très grosse erreur
16:50à rentrer à 19, 18 fois les bénéfices
16:52sur le S&P 500 anticipé.
16:54Aujourd'hui, on est plus prudent.
16:55Il y a une différenciation, c'est qu'effectivement,
16:57ça recorige très fortement.
16:59On le voit sur le graphique, la baisse de PE
17:02de quelques points, elle correspond à peu près
17:05à ce qui s'est passé au moment de Liberation Day
17:08en avril 2025.
17:09Absolument, sauf qu'à Liberation Day,
17:11on n'est pas encore dans la mode du taco,
17:12mais on se dit, effectivement, il va y avoir un demi-tour.
17:14On n'est pas dans une géopolitique militaire,
17:16en l'occurrence, donc on se dit que le retour en arrière
17:18est beaucoup plus facile d'un trait de plume
17:20par rapport au bruit des bottes qui vient d'être évoqué.
17:22Première chose.
17:23Et puis la deuxième chose, c'est qu'à l'heure actuelle,
17:25les bénéfices par action ne sont pas revus.
17:28Les analystes ne sont pas encore bougés.
17:29Exactement.
17:31Très difficile pour eux, bien entendu.
17:32C'est aussi pour ça qu'on dit pas d'achat par réflexe,
17:35de ce point de vue-là, parce que, attention,
17:37sur les bénéfices par action, on n'a pas refait nos calculs,
17:39ils n'ont pas été réajustés,
17:40donc potentiellement, votre dénominateur dans le ratio,
17:43il va être très chahuté, en l'occurrence.
17:45S'il est chahuté, il va être chahuté à la baisse,
17:47donc en l'occurrence, ça fait remonter votre ratio,
17:49ça veut dire que votre indice, il peut perdre 10 points
17:50sans que la valorisation ne reboute.
17:52Maintenant, sur la lecture propre,
17:54ce que l'on voit mal sur le graphique,
17:55et j'en suis désolé pour l'épaisseur,
17:57c'est qu'évidemment, les États-Unis corrigent,
17:59et ça, c'est intéressant,
18:00parce que malgré un choc qui est plus terne,
18:03en fait, les BPA sont recorrigés sur les techs,
18:05notamment, pour partie,
18:06donc là, ça se voit directement,
18:08mais ce sont les émergents, en réalité,
18:09qui quasiment dessinent un point d'entrée idéal,
18:11si on devait en venir ici.
18:13Et l'Europe, en réalité,
18:15le graphique, encore une fois, le montre mal,
18:17mais on ne retrace pas tant que ça,
18:19de ce point de vue-là,
18:19et là, on a, pour moi, la crainte,
18:21encore une fois, sur les BPA à avoir en tête.
18:23C'est-à-dire que le retracement de l'Europe,
18:24il n'est même pas à la moitié du niveau.
18:25Vous dites que le by-zo-deep ne peut pas être aussi systématique
18:28ou aussi aveugle au moment de l'Iberation.
18:30Absolument pas, parce qu'on a une implication
18:32dans la crise actuelle ou dans le conflit actuel
18:34qui est une implication sur les deux hypothèses,
18:37encore une fois, de nos valorisations, je le rappelle,
18:39bénéfices par action,
18:40donc ça, ça n'a pas été revu,
18:41et puis les taux, bien entendu.
18:42Ça, c'est la discussion qu'ont les investisseurs aujourd'hui,
18:45ce sont les taux.
18:46C'est les anticipations de taux de banque centrale.
18:48On avait des anticipations qui étaient
18:49à encéphalogramme plat sur l'Europe.
18:52Elles étaient plutôt à la baisse sur les États-Unis.
18:54Et donc, quand vous êtes sur cette hypothèse-là,
18:56globalement, le marché aujourd'hui,
18:57c'est deux à trois hausses de taux
18:58d'ici la fin de l'année en Europe.
18:59Donc, mécaniquement, votre facteur d'actualisation,
19:02il n'est pas terminé.
19:03On pourra y revenir, évidemment,
19:05mais je reste sur l'histoire du taco.
19:07Est-ce que trop de tacos tue le taco ?
19:09Il y a un phénomène d'apprentissage,
19:11c'est-à-dire que si le marché refuse
19:15refuse de baisser en se disant
19:17qu'il y aura de toute façon un rebond,
19:20finalement, il ne se passe rien.
19:23Et c'est vrai que là,
19:25les marchés actions corrigent plutôt gentiment.
19:28La chute était beaucoup plus forte
19:30entre le 2 et le 9 avril dernier.
19:33Les niveaux de taux sont sensiblement les mêmes.
19:35On est quasiment à 5% sur du 30 ans américain aujourd'hui.
19:38Mais est-ce qu'il y a un phénomène d'habituation
19:40aussi à ce phénomène taco ?
19:42Est-ce qu'on a moins envie de vendre
19:43dans ces phases de stress en se disant
19:45la dernière fois que j'ai vendu,
19:46j'ai mis 6 mois avant de revenir dans le marché
19:48et j'ai raté tout le rebond ?
19:51Ou est-ce que là, c'est une histoire différente, justement ?
19:54Je pense que les réflexes humains ne vont pas changer.
19:58Donc là, peut-être que certains se disent
20:01« Mais non, il va changer.
20:02En gros, j'ai appris.
20:03De toute façon, j'ai le QR épais
20:05jusqu'au moment où la QRS va céder
20:07et tout le monde va vendre en panique.
20:09Et on retrouvera la volatilité,
20:11on en parlait tout à l'heure,
20:12qui reste en dessous de 30.
20:13On aura ce moment où, à un moment donné,
20:15tout va partir
20:16et on aura une journée à moins 5, moins 6
20:19et une volatilité qui va monter à 36 ou plus.
20:24Je serais très étonné
20:25qu'on s'arrête là.
20:27Il faut qu'il y ait un moment un peu de climax,
20:29un moment un peu de capitulation
20:31générale.
20:31Oui, la dernière,
20:33c'était quoi ?
20:34C'était en 93, ça, je crois.
20:36Oui, j'ai regardé.
20:37Le point bas, c'est le moment
20:38où les troupes débarquent.
20:40Oui.
20:41Derrière, le marché repart.
20:42Donc, c'est assez souvent
20:43qu'on pourrait avoir ça.
20:45Donc, je ne sais pas ce qui va se passer.
20:48Donc, nous, ce qu'on voit,
20:49je le disais,
20:50pas de changement
20:53sur les techs
20:54pour en revenir à ce qui était dit
20:56sur les niveaux de valorisation aux US.
20:59Je vais bien dans le sens
21:01de ce que dit Kevin
21:01parce qu'il y a un autre sujet.
21:03C'est que les 7 magnifiques
21:06sont des gros pourvoyeurs
21:07de rachats d'actions.
21:09Or, il n'y a pas d'argent magique.
21:11C'est-à-dire que l'argent
21:12et les sommes considérables
21:14qu'on leur a reproché
21:16d'avoir mis pour acheter
21:17de la mémoire à Nvidia
21:18pour faire des constructions
21:20de centrales électriques ou autres,
21:22elles ne pourront pas le mettre
21:22dans le share buyback.
21:27Elles ne pourront pas le mettre
21:27pendant les dernières années.
21:29Le premier acteur,
21:30le premier acheteur
21:31sur le marché américain,
21:32c'était les sociétés elles-mêmes.
21:33C'était des centaines
21:34de milliards par an
21:35que ces boîtes-là rachetaient.
21:36Apple, c'était 90 milliards
21:38par an pour racheter
21:39ses propres titres.
21:40Il y avait 1000 milliards
21:41de rachats d'actions.
21:42Donc là,
21:43on est à peu près sûr.
21:45Dit autrement,
21:46je serais très étonné.
21:48Je ne vois pas
21:48d'où elles sortiraient l'argent.
21:49Ce n'est pas possible
21:50à un moment donné.
21:51Donc ça,
21:51ce moteur-là d'achat
21:53sur les 7 magnifiques,
21:56il va être
21:56beaucoup moins puissant.
21:58Donc c'est pour ça
21:58qu'on ne se précipite pas
21:59pour en racheter.
22:01Et donc,
22:01on préfère aller
22:02sur ceux qui,
22:03pour l'instant,
22:04vendent les pelles
22:05et les pioches
22:05plutôt que d'aller chercher...
22:07Sur le graphique,
22:08alors Max 7 versus Sox.
22:09Sox,
22:10c'est l'indice
22:10des semi-conducteurs,
22:12le Philly Sox
22:13aux Etats-Unis.
22:14C'est ce que vous disiez.
22:15Il y a la gueule
22:17de crocodile
22:17qui est en train
22:18de sourire.
22:19entre ces deux univers.
22:21Donc on a le client,
22:21le fournisseur.
22:22Donc pour l'instant,
22:22ceux qui sont très à l'aise,
22:24c'est les vendeurs de...
22:25Parce que tout le monde
22:26fait la queue
22:27pour en avoir.
22:28Ils ont des carnets
22:28de commandes record.
22:30Ça leur permet
22:31de continuer à investir
22:32et de sortir des puces
22:32toujours nouvelles.
22:35Là aussi,
22:36est-ce qu'il y a des limites
22:37à la croissance
22:37de ces boîtes
22:39de semi-conducteurs ?
22:40Des limites physiques ?
22:41On parlait des chaînes
22:42d'approvisionnement.
22:43On parle des gaz
22:45qui peuvent se retrouver
22:46perturbés,
22:46évidemment avec le blocage
22:49d'Hormuz.
22:50Et puis,
22:51simplement que
22:52tous les fabricants
22:53de puces,
22:54de mémoires vives,
22:55vous dites
22:55on n'arrive pas
22:56à servir la demande
22:58telle qu'on le voudrait.
23:00Donc en bout de chaîne,
23:01on se retrouve
23:02avec des composants
23:03qui manquent
23:03et peut-être aussi
23:05un manque d'énergie,
23:05un manque de main-d'oeuvre
23:06aussi dans l'industrie
23:07des semi-conducteurs.
23:08Visiblement,
23:09il manque quand même
23:09beaucoup de gens
23:10aujourd'hui
23:11si on voulait tourner
23:12à plein régime.
23:13Tant et si bien
23:14que les taux de capacité
23:15sont obligés
23:16de production
23:17dans les usines
23:18sont parfois obligés
23:19d'être un peu abaissés
23:20parce qu'on n'a pas
23:21suffisamment de main-d'oeuvre
23:22pour faire tourner
23:22les usines à plein régime.
23:24Il y a des investissements...
23:25Et il y a des problèmes
23:25de riches, j'entends.
23:26Il y a des usines
23:27qui sont en train
23:28de voir le jour
23:29et les carnets de commandes
23:31qui sont records
23:31ne vont pas être servis
23:32en une année.
23:33Ah ben non.
23:33Donc ça restera
23:35quand même des sociétés
23:36qui vont être
23:37sur des taux de croissance
23:38à 25-30%.
23:39Mais surtout,
23:40ce qui va se passer
23:41c'est que c'est les marges
23:42qui étaient déjà très coquettes
23:43au-dessus de 50%
23:44qui vont atteindre
23:45globalement souvent
23:46les 70%.
23:47Donc ça, voilà,
23:48ça rentre aussi
23:49dans la composition
23:50de la valeur
23:50des semi-conducteurs.
23:53Après,
23:54il faut avoir en tête
23:55que vu de loin,
23:57on se dit
23:57bon ben ok,
23:57très bien,
23:58je mets tout sur les semis
23:58et en avant,
23:59j'ai bien dormi.
24:00Attention parce que...
24:01C'est cyclique.
24:03Très cyclique.
24:04Les prix et les volumes
24:05marchent ensemble.
24:05Donc en ce moment,
24:06les prix et les volumes montent.
24:07Donc c'est génial.
24:08Mais quand ça se retourne,
24:09c'est des boîtes
24:10qui potentiellement
24:11vont en perte.
24:12Il y a un autre sujet,
24:13c'est qu'à un moment donné,
24:14vous pouvez louper une marche.
24:16C'est-à-dire que
24:16vous êtes très bien
24:17et tout d'un coup,
24:18votre puce,
24:18il y a le concurrent
24:19qui vous double par la droite
24:21et qui dit
24:21tiens, moi j'en ai une
24:22alors qu'il ne sera pas moins cher
24:24mais qui sera plus performante.
24:25Ou il peut y avoir
24:26des solutions
24:29pour faire en sorte
24:30qu'elle consomme moins d'énergie
24:33ou qu'elle soit plus performante,
24:35des assemblages différents.
24:36Donc ça,
24:37c'est des choses
24:38qui viendront perturber
24:39le chemin de performance
24:40de ce type de valeur.
24:42On en a eu un dernièrement,
24:44là, manifestement,
24:44Google a trouvé une façon
24:46dans les intelligences artificielles
24:49d'avoir le même taux de réponse
24:51avec une consommation
24:52beaucoup moindre de mémoire,
24:53six fois moindre.
24:55Ça serait grave.
24:56Ça explique,
24:56entre autres,
24:57pourquoi
24:58des dossiers
24:59comme Microm,
25:00comme Sandisk
25:01ou autres
25:01ont dû perdre
25:026 ou 7% hier
25:03sur un sujet.
25:05de concurrence.
25:06L'ambiance générale
25:06n'est déjà pas géniale
25:07mais quand vous avez
25:08ce type de nouvelles,
25:09voilà,
25:10des moments comme on a eu
25:11avec Deep Stick.
25:13Oui,
25:13ou Deep Stick,
25:14évidemment.
25:15Oui, bien sûr.
25:15Donc ça,
25:16on les a...
25:16Alors après,
25:16il va falloir encore une fois
25:18faire la différence.
25:19Voilà,
25:19est-ce que ça fonctionne ou pas ?
25:22Ce n'est pas de tout repos
25:23mais c'est une vraie révolution
25:25à laquelle on est en train
25:26d'assister
25:27et ça fait bouger
25:28pas mal les lignes.
25:29Oui.
25:30On parlait,
25:31alors la saison de résultats
25:33va assez vite revenir
25:33dans les prochaines semaines
25:35aux Etats-Unis
25:35mais on parlait
25:36des niveaux de cash flow
25:38des entreprises
25:40américaines en l'occurrence.
25:41Kevin,
25:42oui,
25:42là vous le montrez
25:43avec la marge
25:45de free cash flow
25:45du S&P 500,
25:47c'est ça ?
25:47Absolument.
25:48Bon,
25:48on voit une lente décrue
25:50effectivement
25:51partant de niveau
25:52qu'atteignait les 10%
25:53voire qu'il dépassait
25:54les 10%
25:55il y a encore
25:56quelques années à peine.
25:57Absolument.
25:57C'était faire un pas
25:58avec ce graphique-là
25:59sur l'historique
26:00par rapport au dernier choc
26:01inflationniste
26:02que l'on avait eu
26:02et la réaction des entreprises.
26:04Et donc effectivement
26:06la simple lecture
26:08donne à voir
26:09effectivement
26:09des marges
26:10qui sont réduites.
26:11On ne parle pas ici
26:12de marges opérationnelles
26:13en l'occurrence
26:13mais des marges
26:14qui in fine se réduisent.
26:15Et donc ça
26:16dans un monde
26:16qui est un monde
26:17encore une fois
26:18inflationniste,
26:19concurrentiel
26:19comme ça a très bien été dit,
26:21méfiance sur ces niveaux-là.
26:23Puisque globalement
26:24ce que l'on dit
26:24c'est que la réserve
26:25aujourd'hui
26:25elle s'amenuise
26:26et si elle s'amenuise
26:27en plus
26:27dans un univers de taux
26:28qui augmente
26:29si vous avez encore
26:30des investissements
26:31à faire
26:31et des surcapacités
26:32à pourvoir
26:32ça peut potentiellement
26:34poser problème.
26:35C'est ça qui fait
26:36l'ambiance du marché
26:36aujourd'hui.
26:37C'est ce qui a été évoqué
26:38c'est-à-dire
26:39les entreprises
26:40pour beaucoup
26:40avaient des niveaux
26:41de marge
26:42de free cash flow
26:42qui étaient très élevés
26:43et donc des niveaux
26:44de trésorerie
26:44qui étaient très élevés
26:45elles dormaient
26:46sur des trésors de guerre
26:47pour certaines
26:47elles ne les ont plus
26:49ou en tout cas
26:49elles sont en train
26:49de les épuiser
26:50sur de nouvelles capacités
26:51c'est tant mieux
26:52pour l'investissement
26:53et pour le renouvellement
26:55de la croissance
26:55mais si on croit cela
26:57avec un choc
26:58non pas cyclique
26:59mais uniquement
26:59un choc sur les taux
27:01potentiels
27:02le choc peut être
27:03très rude
27:03en l'occurrence
27:04c'est simplement
27:04ce que l'on voulait
27:05avant même
27:06de parler
27:06des investissements
27:07des capex
27:08des dépenses
27:09il y a aussi
27:10la manière
27:10dont les entreprises
27:11vont absorber
27:12ce choc de prix
27:13ou ce choc inflationniste
27:16je ne sais pas
27:16comment il faut
27:17le qualifier
27:18parce qu'on va bien
27:19le voir
27:21même si c'est
27:22que sur quelques mois
27:23avril, mai, juin
27:24et peut-être un peu plus
27:25seront des mois marqués
27:27par une hausse
27:28des prix des entrants
27:30pour les entreprises
27:31on l'a déjà vu
27:32dans les premières enquêtes
27:33là ça va assez vite
27:34est-ce que les entreprises
27:35auront encore
27:36la capacité
27:36à répercuter
27:37ces hausses de coût
27:38dans les prix finaux ?
27:39Exactement
27:39c'est la vraie question
27:40qui se pose
27:41en fait vous avez
27:42deux solutions
27:43comme on aime
27:43à le répéter
27:44vous augmentez votre volume
27:45ou vous baissez votre prix
27:46vous augmentez votre prix
27:47pardon
27:47donc là ça pose
27:48une vraie difficulté
27:49parce que
27:49encore une fois
27:50quand on a déjà
27:51des niveaux de marge
27:51qui sont des niveaux de marge
27:52historiquement non pas faibles
27:53parce qu'en fait
27:55si on dézoome quelque peu
27:57on verrait des niveaux de marge
27:58plus faibles historiquement
27:59mais qui ont déjà été
28:01en réduction
28:01c'est-à-dire que l'effort
28:02a déjà été fait
28:03post-2022
28:03et on n'est pas revenu
28:04sur des niveaux de marge incroyables
28:05à part certains secteurs
28:06effectivement en boum
28:08ça signifie qu'il va y avoir
28:09une vraie goulée d'étranglement
28:10c'est tout le problème
28:11non pas d'une spirale inflationnie
28:13je ne rentre pas du tout
28:13dans ce terme de débat là
28:14mais effectivement
28:15ça veut dire que
28:16les entreprises aujourd'hui
28:16n'ont pas le luxe
28:17de se payer une nouvelle inflation
28:19le marché dans sa globalité
28:20n'a pas le luxe
28:21de se payer une nouvelle inflation
28:22c'est impossible
28:23par rapport aux hypothèses actuelles
28:25si on rentre dans un schéma
28:26tel que celui-ci
28:27ça signifie qu'on retourne
28:29potentiellement là
28:29vers quelque chose
28:30qui est beaucoup plus critique
28:31on avait beaucoup parlé
28:32de la « gridflation »
28:33pendant l'épisode ukrainien
28:35les banques centrales
28:36documentaient
28:37comment certains secteurs
28:38certaines entreprises
28:40profitaient de la situation
28:41inflationniste générale
28:43pour augmenter leurs prix
28:44un peu plus
28:45et donc tirer leurs marges
28:46à l'os
28:47reconstituées pour certaines
28:48des marges
28:48qui étaient sous pression
28:49parfois depuis des années
28:50dans des secteurs industriels
28:52ou autres
28:52on peut imaginer encore
28:54ce type de phénomène là
28:55c'est encore possible
28:56le client final
28:57peut encore accepter ça
28:58ou est-ce qu'on est vraiment
28:59au bout de cette logique là ?
29:01j'ai pas de réponse
29:04absolue
29:05sur le
29:05c'est le problème
29:06à être secteur par secteur
29:07et en fait
29:09on voit des compagnies aériennes
29:10qui sont là
29:11en train de répercuter
29:12assez immédiatement
29:13la hausse du prix du fuel
29:15du jet fuel pour elles
29:16sur les billets
29:19des clients
29:20mais elles ont l'avantage
29:21d'être en direct
29:22avec le client final
29:23et donc pouvoir
29:24gérer ça assez vite
29:25oui parce qu'après
29:26il y a le sujet
29:27sur les produits finis
29:29souvent vous avez une chaîne
29:29de production
29:30qui est très longue
29:31et en fait
29:32la répercussion
29:33elle se fait
29:33sur plusieurs acteurs
29:35sur chaque maillon
29:37alors après voilà
29:39ça va être
29:39combien de temps ça dure
29:40parce que
29:41vous avez aussi
29:41un phénomène de stock
29:43et un phénomène
29:44de potentiellement
29:45sur certaines matières
29:45de couverture
29:47qui n'est pas forcément
29:48toujours très bien ajusté
29:49et on peut avoir
29:51des effets
29:51décalés dans le temps
29:53parce que
29:53sous la pression
29:54de l'augmentation des prix
29:55vous dites
29:56alors j'ai mon stock
29:57très bien
29:57par contre
29:59comme je vois
29:59les prix monter
30:00je préfère me couvrir
30:01parce que j'imagine
30:02qu'ils vont encore
30:03monter plus fort
30:03et donc je me couvre
30:05pour l'an prochain
30:05à ce prix là
30:06et si l'an prochain
30:07le prix était divisé par deux
30:08trop tard c'est fait
30:09donc les sujets
30:11peuvent ne pas arriver
30:12immédiatement
30:13alors après
30:14encore une fois
30:14on a les trimestriels
30:15qui arrivent
30:16c'est trop tôt
30:16pour en parler
30:17enfin je pense
30:17que assez peu
30:19de sociétés
30:19auront de la visibilité
30:21pour justement
30:22nous en donner
30:23à nous investisseurs
30:25par contre
30:26oui c'est potentiellement
30:27ça va être
30:28les trimestriels
30:29de septembre
30:29où là
30:30on va voir
30:31qui est qui
30:32mais ça veut dire
30:33que pendant
30:34une ou deux saisons
30:35de publication trimestrielle
30:36on va être à chaque fois
30:37dans l'expectative
30:38dans l'attente
30:39de savoir
30:40quelle séquelle
30:41ou quelle répercussion
30:42cette crise du golf
30:44pourra encore avoir
30:46oui
30:46enfin là
30:48on a perdu
30:49en visibilité
30:50clairement
30:51on voit bien
30:52que l'équation
30:53se complique
30:55probablement
30:56on va avoir
30:56des sujets
30:57sur la chaîne
30:57logistique
30:58comme je disais
30:58tout à l'heure
30:59des sujets
31:00sur les matières
31:01premières
31:01qui se répercuteront
31:02sur les produits
31:03semi-finis
31:05de quelle ampleur
31:06pendant combien de temps
31:06et avec quelles conséquences
31:07ça on le sait pas
31:08donc du coup
31:09je pense qu'il y aura
31:10une certaine nervosité
31:11sur les publications
31:13après la nervosité
31:14si les indices
31:16voilà
31:16si à la prochaine publication
31:17on est 15% plus bas
31:18la nervosité
31:20je pense qu'elle est derrière nous
31:21et on peut avoir
31:22des saluts
31:23de finalement
31:23ouf
31:24finalement
31:24on pensait que ce serait
31:25plus médiocre
31:26que ça
31:27à mon avis
31:28le sujet
31:28il va plutôt être
31:29du côté de septembre
31:31parce que là
31:31on aura eu
31:31du temps de la diffusion
31:32bon l'été
31:33où il se passe
31:34jamais rien
31:34c'est quand même
31:35plutôt flat
31:36et là
31:37la rentrée
31:38c'est là
31:39où on peut
31:40attendre
31:40avoir des changements
31:41parce que là
31:42on aura eu 9 mois
31:43et il nous reste
31:44en fait les 3 mois de l'année
31:45on verra s'il est prévisionnel
31:46de début d'année
31:47et on arrive à les faire
31:48sur les 3 derniers mois
31:50bon et puis vous parliez
31:51des banques centrales
31:51tout à l'heure
31:52il faut y revenir
31:53bien sûr
31:53Kevin
31:53avec un graphique
31:55qui montre
31:56l'évolution
31:56voire le renversement
31:58des anticipations
31:59des taux directeurs
32:00pour les 2 grandes banques centrales
32:02que sont la Fed
32:03et la Banque Centrale Européenne
32:05vous montrez avec ce graphique
32:07les anticipations
32:08qu'on avait
32:09en janvier
32:10pour l'une et l'autre
32:12et vous nous montrez
32:13les dernières anticipations
32:15quasiment à date
32:16de mars
32:172026
32:17on passe d'un monde
32:19où on envisageait
32:20évidemment
32:21des baisses de taux
32:22encore possibles
32:23du côté de la réserve
32:24fédérale américaine
32:25le débat était plus ouvert
32:26du côté de la BCE
32:27mais certains économistes
32:29n'excluaient pas l'idée
32:30que la BCE puisse en faire
32:31encore une petite baisse
32:33pour la route
32:34là on n'est plus du tout
32:35dans ce monde là
32:36on est dans un monde
32:37où désormais
32:38les probabilités de hausse de taux
32:39sont supérieures
32:40voire nettement supérieures
32:42dans le cas de la BCE
32:42aux probabilités
32:44de baisse de taux
32:45qui sont annihilées totalement
32:46absolument
32:47absolument
32:47pour moi
32:48c'est deux graphiques
32:50et le troisième
32:51en complément
32:51mais les deux graphiques
32:52résument
32:53juste le mois
32:54que l'on vient de vivre
32:54en fait on change
32:55d'environnement potentiel
32:57parce qu'encore une fois
32:58elles peuvent se retracer
32:59donc effectivement
33:00sur les deux graphiques
33:01vous avez
33:02la courbe claire
33:03qui sont les anticipations
33:04de taux
33:05à la fin de l'année
33:06en janvier
33:07donc ça signifie
33:08encore une fois
33:08pas de hausse de taux
33:09attendue au mois de janvier
33:10là maintenant
33:11à mesure que le conflit dure
33:13on voit la
33:14entre guillemets
33:14une pontification
33:15de cette courbe là
33:16et aujourd'hui
33:17sur une BCE
33:18on attend deux à trois
33:19hausses de taux
33:20donc deux à trois hausses de taux
33:21d'ici la fin de l'année
33:23effectivement encore une fois
33:24dans les hypothèses
33:24de départ que l'on avait
33:25ça joue beaucoup
33:27sur nos hypothèses
33:28de valorisation
33:29donc là ça va vraiment
33:30être à regarder
33:31sur la Fed
33:31on a un schéma
33:32qui est un peu inversé
33:33la différence c'est que
33:34la BCE est en territoire
33:36aujourd'hui neutre
33:36on peut le considérer ainsi
33:38d'ailleurs ça sera sûrement
33:39une comparaison
33:39qu'on pourra faire
33:40avec 2022
33:41puisque comparaison
33:42n'est pas raison
33:42avec 2022
33:43ça c'est important
33:44mais le marché
33:45tend à se faire peur
33:46de ce côté là
33:46donc BCE neutre
33:48qui redeviendrait restrictive
33:49et au contraire
33:50aux Etats-Unis
33:51on est déjà
33:51en territoire restrictif
33:52a priori
33:53sur les dernières données
33:54d'inflation
33:54et donc le marché
33:55considère simplement
33:56qu'elle ne pourra pas
33:56baisser les taux
33:57en l'état actuel des choses
33:58et ça encore une fois
33:59ça rebat totalement
34:00ça change beaucoup de choses
34:01par contre la volatilité
34:02de cette courbe
34:03si on devait la regarder
34:04elle est très très importante
34:06on a un réajustement
34:07quasiment tous les jours
34:08de ce point de vue là
34:09à mesure que les déclarations
34:10se font
34:11donc on n'achète absolument pas
34:12pour l'instant
34:13ce type de courbe là
34:14mais ça change complètement
34:15l'ambiance du marché
34:16effectivement
34:16et on n'a pas les moyens
34:17globalement d'un marché
34:18tel que celui-ci
34:19comment on est passé
34:20d'un monde à l'autre
34:21alors l'autre partie
34:22de ce graphique
34:23montre évidemment
34:24les courbes du pétrole
34:25WTI et Brent
34:26les deux grands pétroles
34:28de référence
34:29sur les marchés
34:31alors certes
34:32les prix spot
34:32sont très élevés aujourd'hui
34:34mais ces courbes
34:35montrent bien
34:35alors ce phénomène
34:36de backwardation
34:37comme on l'appelle
34:38même s'il faut aller
34:40assez loin dans le temps
34:41pour retrouver des niveaux
34:42le Brent
34:43qui était autour de
34:4460-70 dollars
34:45en début d'année
34:46il faut se projeter
34:47sur plusieurs années
34:49quand on regarde
34:50les anticipations de marché
34:51pour imaginer
34:52qu'on revienne
34:52à ces niveaux là
34:53ça veut dire quand même
34:53que le marché
34:54dans le pétrole
34:56anticipe qu'on ne va pas
34:57revenir là tout de suite
34:58aux 60 dollars
34:58au début d'année
34:59on a deux lectures
35:00la lecture effectivement
35:01c'est que le marché
35:02continue de considérer
35:03que c'est court-termiste
35:04mais court-termiste
35:04ça commence à durer
35:05oui c'est ça
35:06du transitoire qui dure quoi
35:07exactement
35:07le terme c'est
35:08ça infuse encore une fois
35:09dans les anticipations
35:11l'inflation va peut-être
35:12infuser dans l'économie
35:13enfin en tout cas
35:14ce phénomène là
35:15peut infuser dans l'économie
35:16donc effectivement
35:17le phénomène de backwardation
35:18il est intéressant
35:18parce que
35:19un ça répond à ce que
35:20l'on disait sur les couvertures
35:21des couvertures
35:22non pas long terme
35:23mais à 18 mois
35:24sont encore possibles
35:24sur les niveaux précédents
35:25ça c'est plutôt
35:26la bonne nouvelle de la chose
35:27et effectivement
35:28le marché considère
35:29qu'on est sur un choc court terme
35:30c'est tout ce que représente
35:31en fait ce graphique là
35:32le marché fait la différenciation
35:34il avait commencé comme ça
35:35en 2022
35:35c'est pour ça que la différence
35:36elle est intéressante
35:37la seule
35:38l'élément aujourd'hui
35:40que voit le marché
35:40c'est de se dire
35:41en 2022
35:42j'ai un choc
35:43qui est un choc d'offres
35:44bien entendu
35:45parce que la Russie
35:46n'a plus de capacité
35:47c'est une rupture
35:48d'approvisionnement
35:49exactement
35:50mais la différence
35:51qui est importante
35:52c'est qu'il y avait
35:52un choc de demande
35:53pré-existence
35:53c'est la chance
35:54que l'on a
35:54entre guillemets
35:55aujourd'hui
35:56c'est l'économie médiocre
35:58donc je ne sais pas
35:58si c'est une chance
35:59mais effectivement
36:00aujourd'hui
36:00on n'a pas de préliminaire
36:01de choc de demande
36:02donc le marché
36:02veut encore croire
36:03à la résorption rapide
36:05c'est à dire
36:0512 à 14 mois
36:06pour y revenir
36:08c'est ce que montre
36:08encore une fois
36:09ce graphique là
36:10et pas beaucoup plus
36:11en réalité
36:12là aussi
36:12le différentiel
36:13si on agrège
36:14en fait
36:14ces trois éléments là
36:16le différentiel
36:17qu'il faut avoir en tête
36:17c'est que
36:18non seulement
36:18c'est très volatile
36:19sur ces anticipations là
36:21mais encore une fois
36:21la différence avec 2022
36:22elle ne tient pas
36:23parce qu'on n'est pas
36:23par contre
36:24sur les mêmes niveaux
36:24de départ
36:25en 2022
36:26que ce soit sur les taux
36:27ou sur le brest
36:27on avait tout à faire
36:28pour sortir
36:31de la zone
36:31d'accommodation monétaire
36:33et aller vers
36:34une zone de restriction
36:34c'est ça
36:35on devait être
36:36moins 0,50 sur l'Europe
36:38et 0,25 sur la Fed
36:39donc globalement
36:41on avait un chemin
36:42pour contrer cette inflation
36:43qui était plus important
36:43ce qui montre
36:44le côté très court-termiste
36:46aujourd'hui de la vue marché
36:46peut-être à tort
36:47on en reparle le mois prochain
36:48comment ?
36:50parce que évidemment
36:50tous les économistes
36:51qui viennent
36:52beaucoup d'entre eux
36:53on rappelle Trichet
36:55la hausse de 2008
36:56la hausse de 2011
36:57également
36:57ne l'oublions pas
36:58pour la banque centrale
37:00européenne
37:00et c'est vrai
37:01que quand on écoute
37:02les discours
37:03des unes
37:04et des uns
37:05au sein du conseil
37:06des gouverneurs
37:07et quand on voit
37:08ce que les traders
37:09sont prêts à pricer
37:10aujourd'hui dans le marché
37:11on se dit
37:12que ça va être
37:13difficile
37:14d'éviter
37:16une ou deux
37:16hausses de taux
37:18assurantielles
37:18comme ils le disent
37:20pour s'assurer
37:21qu'il n'y aura pas
37:21de désancrage
37:22des anticipations
37:23d'inflation
37:23même si la bosse
37:25peut être vue
37:26comme transitoire
37:27oui
37:28en fait
37:30le problème
37:31il est là
37:31c'est le sujet
37:32de la stagflation
37:33où on voit
37:33revenir
37:34une inflation
37:35mais qui est
37:35une inflation
37:37importée
37:37de matières premières
37:38très spécifiques
37:39en l'occurrence
37:40et une croissance
37:41sous le potentiol
37:42avec une croissance
37:43qui n'est quand même pas
37:44exceptionnelle
37:44loin sans faux
37:47oui
37:47et donc la tentation
37:48de se dire
37:49de manière classique
37:50une banque centrale
37:50voit arriver l'inflation
37:51hop je monte les taux
37:52et donc là
37:53elle se retrouve
37:53dans cette tension là
37:56oui
37:56c'est ça
37:57qui va rajouter
37:58du peps
38:01sur les marchés
38:03donc
38:03le sujet
38:05il est là
38:05donc ça veut dire
38:06que globalement
38:07nous
38:08voyant ça arriver
38:10on se dit
38:10attention
38:10il va falloir regarder
38:11de très près
38:12notamment du côté
38:13des entreprises
38:14en fait
38:15celles qui sont
38:16autosuffisantes
38:17qui vont pouvoir
38:17se financer
38:18qui vont pouvoir
38:19passer le cut
38:20enfin donc
38:20voilà
38:21là on est
38:22voilà
38:23les boîtes
38:24qui sont fragiles
38:25avec des gros niveaux
38:26d'investissement à venir
38:28sauf à penser
38:29parce qu'il y a toujours
38:30mais ça
38:31on en voit quand même
38:32assez peu souvent
38:33il y a toujours
38:33la capacité
38:34à aller se refinancer
38:34sur le marché
38:35mais ça
38:36les augmentations de capital
38:37il y en a un peu moins
38:39sauf
38:42sauf dans la tech
38:42où
38:43oui
38:43où là c'est encore peu
38:44surprenu
38:44les poches
38:45on va rappeler des IPO
38:46cette année
38:47dans la tech
38:48les poches
38:48les poches sont profondes
38:50et même des fois surprenantes
38:52on est changé avant
38:53mais Nokia
38:55qui est quand même là
38:55valeur phare
38:57du crack
38:58de la tech
38:58des années 2000
38:59ça repart
39:01Nvidia a pris
39:022,9%
39:03du capital
39:03en novembre
39:06parce qu'ils offrent
39:07une solution
39:09qui intéresse Nvidia
39:10justement pour faire en sorte
39:11que ces puces
39:12se communiquent mieux
39:13plus facilement
39:14et Nvidia se dit
39:15bah tiens
39:15tant qu'à faire
39:16vu que je vais
39:16le finir du business
39:17je vais prendre
39:18une part au capital
39:19bon qu'est-ce qu'on fait là
39:19il nous reste 3 minutes
39:20messieurs
39:21vous le dites
39:22c'est quand même
39:23ces moments de stress
39:24de marché
39:25un peu de crise
39:26ça permet quand même aussi
39:27de nettoyer un peu
39:28les portefeuilles
39:29de se recentrer
39:30sur les convictions
39:30les plus fortes
39:31qu'on peut avoir
39:32c'est un peu le sens
39:33du message Bertrand
39:34alors oui
39:35faire le ménage
39:37d'accord
39:37se concentrer
39:38attention
39:38dans un moment de crise
39:40enfin il faut faire attention
39:41parce qu'il y a ce côté
39:42ça peut plus baisser
39:44j'y vais
39:44j'en remets
39:45et puis derrière
39:46ça capitule
39:46donc nous
39:47on est en train
39:48de chercher véritablement
39:49il n'y a pas d'urgence
39:50à se précipiter
39:51de la diversification
39:53intelligente
39:53on ne va pas acheter
39:54diversifié pour diversifier
39:55on n'est pas obligé
39:56d'avoir une pièce
39:57sur toutes les cas
39:58par contre
39:59effectivement
39:59au bout d'un moment
40:00on ne peut pas
40:01ne pas voir que
40:02des dossiers
40:03comme les télécoms
40:04qui objectivement
40:04ne font rêver personne
40:05en tous les cas
40:06pas moi
40:06plutôt adeptes de la croissance
40:08mais que ça fonctionne bien
40:10et que globalement
40:11il y a les trois quarts
40:12des valeurs télécoms
40:12en Europe
40:13qui fonctionnent bien
40:13mais qui deviennent chères
40:15non ?
40:16oui mais en fait
40:17le paradigme
40:18est en train de changer
40:19c'est-à-dire que
40:20les investissements
40:20de la 5G
40:21qui étaient
40:22un des cailloux
40:23dans la chaussure
40:24de télécoms
40:24c'est fait
40:25c'est terminé
40:26dessus vient se remettre
40:28le côté actif stratégique
40:29voilà
40:30des sociétés
40:31qui sont en train
40:32de changer
40:33de choses
40:34et on voit
40:35typiquement en Italie
40:36on a vu
40:36télécoms italia
40:37enfin le gouvernement italien
40:38via une structure
40:40qui s'appelle
40:40Postitaliani
40:41reprendre le contrôle
40:42de télécoms italia
40:43pour remettre en forme
40:45quelque chose
40:46de beaucoup plus synergique
40:47à son niveau
40:49Orange
40:50qui a fait une acquisition
40:50en Espagne
40:51les réseaux
40:52les actifs tangibles
40:54les actifs
40:55qui sont le moins
40:58victimes
40:58ou soumis
40:59aux questions
40:59d'obsolescence
41:00ça c'est tout le thème
41:01halo effectivement
41:02voilà
41:03donc il y a ça
41:03et puis après
41:04on continue à les chercher
41:05c'est pas évident
41:06parce qu'effectivement
41:06les absents de ce marché
41:08l'agroalimentaire
41:09c'est compliqué
41:10dans la santé
41:10normalement
41:11en secteur éminemment défensif
41:12en fait il n'y a pas
41:13grand chose qui en ressort
41:15donc c'est un peu compliqué
41:16pour autant il faut quand même
41:17se donner la peine
41:18d'aller chercher
41:18même dans des secteurs
41:19moins évidents
41:20Kevin
41:20quelles sont les décisions
41:22à prendre ou à ne pas prendre
41:23dans ce contexte ?
41:24Ne pas agir par réflexe
41:25effectivement je pense
41:26que ça a été dit
41:27mais c'est une tautologie
41:28mais garder la discipline
41:29en réalité
41:30aujourd'hui on regarde
41:31beaucoup les fondamentaux
41:32ça nous empêche
41:32de faire des mouvements
41:33globalement
41:34parce qu'on aimerait
41:35beaucoup renforcer
41:36parfois certaines positions
41:37mais les fondamentaux
41:38ne se dégradent pas
41:39et les valorisations
41:40non plus pour les beaux dossiers
41:41donc restons disciplinés
41:42restons sur nos fondamentaux
41:44ça c'est important
41:45le caillou dans la chaussure
41:46aujourd'hui que l'on a
41:47c'est la diversification
41:48je trouve
41:48c'est pas le côté picking
41:49c'est même pas le côté
41:51action dans sa globalité
41:52parce que la volatilité
41:53est encore assez ténue
41:55c'est le côté diversification
41:56Comment être diversifié
41:57dans un monde
41:58où tous les actifs
41:58sont corrélés
41:59d'une manière ou d'une autre ?
42:00On a vraiment ce spectre
42:01encore une fois
42:02de 2022 qui revient
42:03pas dans les mêmes proportions
42:04du tout
42:05mais on voit très bien
42:06aujourd'hui
42:06que sur l'obligataire
42:07ça ne suffit plus
42:08ça ne tient plus
42:10on a revendu
42:11nos positions
42:1110 ans américaines
42:13on ne s'attendait pas
42:14à le faire
42:14globalement
42:15et on s'attendait
42:15encore moins à le faire
42:16avec un dollar
42:17qui se renforce
42:18et ça c'est très représentatif
42:20selon nous
42:20de la difficulté
42:21de diversification
42:21parce qu'aujourd'hui
42:22les spreads
42:23ont beau s'écarter
42:24on n'y reviendra
42:25certainement pas aujourd'hui
42:26le prix du risque
42:27n'est toujours pas payé
42:28et quand bien même
42:29il y a une quantification
42:29plus importante
42:30là non plus
42:30les niveaux de taux
42:31le rendement
42:32il n'est pas du tout agréable
42:33ce n'est pas un screaming buy
42:34il n'y a pas d'achat évident
42:36il n'y a pas d'achat héroïque
42:37c'est ce que l'on dit à nos clients
42:38si vous n'êtes pas installé
42:39déjà sur le marché
42:40oui ça devient un peu plus confortable
42:43parce que dans des TRI
42:43à 5-10 ans
42:44prospectés avec nos clients
42:45oui bien sûr
42:46c'est très confortable
42:47pour nos clients
42:47qui sont déjà installés
42:48en portefeuille
42:49la question c'est
42:50faire le ménage
42:51oui mais le ménage
42:52il est censé être fait
42:52déjà par le gérant
42:53depuis le début
42:54donc en l'occurrence
42:55rester discipliné
42:56et ce que l'on a tendance
42:57à faire
42:57peut-être par excès
42:59de méconnaissance
43:03si vous êtes satisfait
43:04de ces valorisations-là
43:05oui on commence à le faire
43:06merci beaucoup messieurs
43:07merci d'être avec nous
43:08chaque mois
43:08pour dresser ce grand
43:09tableau de bord des marchés
43:10Kevin Lenouaille
43:11directeur associé
43:12chez Avant-Garde Family Office
43:13et Bertrand Lamiel
43:14directeur général
43:15de Ports-en-Parts-Gestion
43:16était à mes côtés en plateau
43:29le dernier quart d'heure
43:30de Smartbourg
43:30chaque soir
43:31c'est le quart d'heure thématique
43:32et le thème ce soir
43:33c'est celui
43:33de l'éducation financière
43:35nous revenons
43:36sur la semaine
43:37de l'éducation financière
43:38qui se tenait mi-mars
43:39la semaine dernière
43:40en France
43:41avec beaucoup d'événements
43:42et de temps fort
43:44dont les événements
43:45organisés par SPAC
43:46la fondatrice de SPAC
43:47est à mes côtés
43:48en plateau ce soir
43:49Anne-Claire Benvaux
43:49bonsoir Anne-Claire
43:50bonsoir Grégo
43:51merci d'être avec nous
43:52effectivement
43:53vos événements
43:54avec vos partenaires
43:55ont marqué
43:56cette semaine
43:56de l'éducation financière
43:58donc j'ai noté
43:59la première édition
44:00des rencontres
44:01de l'éducation financière
44:02qui se tenait le 19 mars
44:03je crois
44:04Anne-Claire
44:05et qui a permis d'ailleurs
44:07de récompenser
44:08un certain nombre
44:09de lauréats
44:10à l'occasion
44:10des deuxièmes
44:11grands prix
44:11de l'éducation financière
44:13un mot d'abord
44:14des rencontres
44:15de l'éducation financière
44:16c'était la première édition
44:17de cet événement
44:17qu'est-ce que vous avez
44:18qui est-ce que vous avez
44:20voulu rassembler
44:20et avec quel objectif
44:22Anne-Claire ?
44:22Alors ces rencontres
44:24de l'éducation financière
44:25elles avaient pour objectif
44:26de réunir à la fois
44:27des acteurs associatifs
44:28des représentants
44:29des administrations
44:30engagés pour l'éducation
44:31financière
44:32et aussi des professionnels
44:33qui on le voit
44:35de plus en plus
44:35se mobilisent maintenant
44:36pour agir sur cette cause
44:38ouais
44:38et la chance
44:40qu'on a eue
44:41sur cette première édition
44:42c'est qu'on a été rejoint
44:42très vite
44:43par des experts
44:44et des personnalités
44:45aussi
44:46puisqu'on a pu compter
44:47sur deux invités
44:49d'honneur
44:49de grande qualité
44:50je pense à Jacques Attali
44:52et Marie-Pierre Aixin
44:52qui nous ont fait l'honneur
44:53d'être les parrains
44:54de cette première édition
44:55ouais
44:55bon effectivement
44:56alors vous publiez
44:58c'est la troisième année
44:59maintenant que vous sortez
45:00cet observatoire
45:00de l'éducation financière
45:02Anne-Claire
45:02à l'occasion de cette semaine
45:03de l'éducation financière
45:05je l'ai trouvé
45:06particulièrement intéressant
45:07et alors
45:08l'idée c'est à travers
45:09cet observatoire
45:10de voir où en sont
45:12les français
45:12par rapport
45:13à leur éducation financière
45:15la perception
45:16qu'ils ont
45:17de leur connaissance financière
45:18qui est encore
45:19un autre sujet
45:22tous les français
45:23ont envie
45:24d'en savoir plus
45:25en matière
45:26de finances
45:29personnelles
45:29de fonctionnement
45:31des marchés
45:31financiers
45:32pour autant
45:33ils sont toujours
45:35très nombreux
45:35à se sentir
45:37mal accompagnés
45:38voire désarmés
45:40c'est le cas
45:41et effectivement
45:42cette année
45:43ça se renforce
45:44alors on peut se dire
45:45ce décalage
45:45se renforce
45:46il y a une vraie attente
45:47il y a 95%
45:49des français
45:49qui nous disent
45:50qu'ils ont vraiment
45:50envie d'en savoir plus
45:51de mieux comprendre
45:52l'économie
45:52les produits financiers
45:54pour autant
45:55ils sont de moins en moins
45:56nombreux
45:57à nous dire
45:58qu'ils sont confiants
45:58sur leur connaissance
45:59en économie
46:00et en finance
46:01et le problème
46:03qui persiste
46:04c'est les écarts
46:05de genre
46:05puisque les messieurs
46:07sont un peu plus armés
46:08que les femmes
46:09en matière de connaissances
46:10financières
46:10et ça
46:11ça s'explique
46:12notamment
46:12par rapport
46:13à la récence
46:14de l'indépendance
46:15économique et financière
46:16des femmes
46:17puisqu'on sait
46:17que cette année
46:18on va fêter
46:18les 60 ans
46:19de notre indépendance
46:20financière
46:20donc on rattrape
46:22notre retard
46:22alors on voit
46:23que certaines
46:24jeunes femmes
46:25notamment
46:25s'informent
46:26de plus en plus
46:26viennent à ces sujets
46:28dans un corps du travail
46:29il y a une question
46:30un peu générationnelle
46:32ou est-ce que
46:32cette différence
46:34comment dire
46:34ce gender gap
46:36en matière
46:37de finances
46:38personnelles
46:38il est transgénérationnel
46:40alors il y a
46:41il y a
46:41un plus grand
46:44il y a une plus grande
46:46curiosité
46:47et c'est favorisé
46:48par les réseaux sociaux
46:49ça
46:49donc c'est plutôt
46:49le côté positif
46:50des choses
46:51pour les réseaux sociaux
46:52de voir que
46:53les jeunes femmes
46:54maintenant
46:54en parlent
46:55ouvertement
46:56veulent s'informer
46:57donc je dirais
46:58que c'est le bon côté
46:59des réseaux sociaux
47:01parce qu'il y a eu
47:02des contenus
47:02énormément publiés
47:03c'est une porte ouverte
47:04le problème
47:05des réseaux sociaux
47:06c'est que c'est aussi
47:06la porte ouverte
47:07aux arnaques
47:08et on voit
47:09encore cette année
47:10qu'un quart des français
47:11nous disent avoir été
47:12arnaqués financièrement
47:13et ce chiffre là
47:15il monte encore plus haut
47:16sur les moins de 35 ans
47:18parce qu'ils sont 38%
47:19avoir été arnaqués financièrement
47:20ils sont des cibles
47:21d'ailleurs
47:22les jeunes
47:22jusqu'à 25 ou 35 ans
47:24je ne sais pas
47:24jusqu'où vous les mesurez
47:25enfin quelles sont
47:26les catégories
47:26mais qui sont surreprésentées
47:29effectivement
47:30dans les victimes
47:31d'arnaques
47:32ça veut dire
47:33qu'il y a
47:33comment dire
47:34un marché de l'arnaque
47:35une offre de l'arnaque
47:36qui se sophistique
47:38et qui se
47:38qui cible
47:40spécifiquement
47:41les jeunes
47:41qui les cible spécifiquement
47:42et qui cible aussi
47:43malheureusement
47:43plus fortement aussi
47:45les plus vulnérables
47:46qui sont plus nombreux
47:47aussi
47:48à se faire arnaquer
47:49parce que
47:50évidemment
47:50quand on a moins
47:51les moyens
47:52quand on comprend moins
47:53aussi les sujets
47:54on est beaucoup plus tenté
47:56de croire
47:57à des promesses
47:58voilà
47:59qui sont trop grosses
48:00pour être vraies
48:00mais malheureusement
48:01il y a encore
48:02énormément d'arnaques
48:03c'est en explosion totale
48:06et on avait
48:07comment on lutte contre ça
48:08alors justement
48:09on avait Stéphane Jovojetta
48:11qui est ancien député
48:12et qui a été
48:13voilà porteur
48:14d'un projet
48:15enfin d'une proposition
48:15et qui a été entériné
48:16sur la lutte
48:17contre les arnaques
48:18notamment les arnaques financières
48:20et qui nous disait
48:21qu'il y avait encore
48:21besoin vraiment
48:22d'investir considérablement
48:24sur le sujet
48:26pour en fait
48:27avoir les mêmes armes
48:28que les arnaqueurs
48:29donc utiliser des solutions
48:30telles que le web scrapping
48:32etc.
48:33pour pouvoir
48:33être plus efficace
48:35dans la lutte
48:36contre les arnaques
48:37il y a des solutions
48:38techniques j'imagine
48:38mais j'en reviens
48:39à la question de l'éducation
48:40ça reste quand même
48:41le combat majeur
48:43à mener
48:45pourquoi ils se sentent désarmés
48:46enfin
48:47sur qui
48:48rejette-t-il la faute
48:49j'ai envie de dire
48:50ou
48:51de la part de qui
48:53est-ce qu'ils attendent
48:53justement
48:54de l'information éclairée
48:56du conseil
48:57de l'éducation
48:58en fait ça fait partie
48:59des questions
49:00qu'on leur a posées
49:00alors évidemment
49:01quand on leur demande
49:02auprès de qui
49:03ils aimeraient
49:04récupérer les informations
49:06le premier
49:07la première réponse
49:08c'est le conseiller
49:09c'est le partenaire financier
49:11qui
49:11voilà
49:12le conseiller bancaire
49:13conseiller bancaire
49:13des agences
49:14qui sont toutes en train
49:15de fermer
49:15qui sont tous fermés
49:16donc on est vraiment
49:17dans le paradoxe absolu
49:19parce qu'il y a
49:19une grosse attente
49:20de la part des acteurs
49:22du secteur sur ce sujet-là
49:23enfin vraiment
49:23les français nous disent
49:25je veux plus d'accompagnement
49:26effectivement
49:27paradoxalement
49:28on ferme les agences
49:29donc il y a une problématique
49:30alors
49:31bon il y a d'autres moyens
49:32aussi de faire de la pédagogie
49:33et c'est notamment
49:34ce qu'on propose
49:35chez SPAC
49:36c'est de venir intégrer
49:37les parcours clients
49:38et proposer
49:39à des moments clés
49:40dans les moments de vie
49:43ou sur le site internet
49:44ou dans les parcours utilisateurs
49:46de la pédagogie
49:47ce qui est assez peu fait aujourd'hui
49:48voilà
49:49donc il y a
49:50il y a des solutions
49:51elles ont été beaucoup évoquées
49:52pendant les rencontres
49:54mais en effet
49:55on est encore très loin du compte
49:56et aujourd'hui
49:57à défaut
49:58d'avoir un accompagnement
50:00satisfaisant
50:01de la part de leur conseiller
50:02ce qu'ils nous disent aussi
50:03c'est qu'ils se débrouillent
50:04tout seuls
50:04donc en majorité
50:05voilà
50:06ils avouent que
50:07l'éducation financière
50:09les premiers responsables
50:10c'est eux-mêmes
50:11c'est nous-mêmes
50:12donc face à ces questions-là
50:14chez les plus jeunes
50:15c'est d'abord les proches
50:16les sources d'information
50:17alors là
50:18ça pose un problème
50:19parce que si
50:20on est mal informé
50:21mal éduqué financièrement
50:22on peut transmettre
50:23des informations erronées
50:24au sein du foyer
50:25donc il faut être très vigilant
50:26là-dessus
50:28et puis on voit aussi
50:29et ça c'est très intéressant
50:30c'est la première année
50:31qu'on le mesure
50:32l'entrée de l'intelligence artificielle
50:34dans les sources d'information
50:35c'est les réseaux sociaux
50:36et l'IA
50:37exactement
50:37et bon c'est logiquement
50:39on s'approprie
50:40ces nouveaux outils
50:41et donc on a 10% des français
50:42qui nous disent
50:43que l'intelligence artificielle
50:44fait maintenant partie
50:45des outils qu'ils utilisent
50:46et c'est un chiffre
50:47qui monte à 26%
50:49chez les plus jeunes
50:49donc il y a un vrai sujet
50:51je crois qu'ils n'ouvrent plus Google
50:53maintenant
50:53pour un certain nombre d'entre eux
50:55bon et puis donc
50:56à travers ces rencontres
50:58de l'éducation financière
50:59se tenaient
51:00les deuxièmes grands prix
51:02de l'éducation financière
51:03j'ai compté neuf catégories
51:04je crois
51:05là aussi
51:06même question
51:07Anne-Claire
51:08quelle est la raison d'être
51:09de ces grands prix
51:10et qu'est-ce que vous voulez récompenser
51:12à travers ces grands prix
51:13de l'éducation financière
51:14alors la raison d'être
51:15c'est vraiment montrer
51:16qu'il y a des solutions
51:18qui se mettent en place
51:19au service
51:20d'une meilleure éducation financière
51:21et notamment
51:22chez les acteurs privés
51:23mais pas que
51:23l'association aussi
51:24on en a parlé tout à l'heure
51:25et ce qu'on veut
51:27c'est vraiment
51:27mettre en lumière
51:29ces acteurs
51:30qui agissent
51:30et qui agissent
51:31selon des critères
51:32de neutralité
51:33d'accessibilité
51:35de durabilité
51:36aussi
51:36on en parle
51:37pendant la semaine
51:38de l'éducation financière
51:39puis après on oublie tout
51:40et qui s'engage vraiment
51:42pour qu'il y ait un avant
51:42et un après
51:43pour l'éducation financière
51:45alors je pense
51:46notamment
51:46à quelques exemples
51:48on a comme l'auréat
51:50cette année
51:50une solution
51:52qui s'appelle
51:53Money Walkie
51:54qui est en fait
51:54une solution de paiement
51:55pour les plus jeunes
51:56les enfants
51:57et qui propose
51:58un média
51:59qui est très sympa
52:00je vous invite à aller voir
52:01pour faire de la pédagogie
52:02découvrir ses sujets
52:03en parler autrement
52:04voilà
52:05donc ça c'était
52:06la catégorie jeunes
52:07c'est ça
52:07Money Walkie
52:08et Money Talks
52:09voilà
52:09on a
52:11alors pour les marques historiques
52:12je pense à
52:13BNP Personal Finance
52:14et son programme pédagogique
52:16qui est présent
52:17dans plusieurs pays
52:18européens
52:19et qui est une plateforme
52:20qui est gamifiée
52:21qui permet vraiment
52:22d'apprendre les bases
52:24et c'est très intéressant
52:26assez peu communiqué
52:28donc ça méritait aussi
52:29d'être valorisé
52:30vous parliez du gender gap
52:32tout à l'heure
52:32il y a la catégorie femmes
52:33Oseille et compagnie
52:35avec Eloïse Boll
52:36qu'est-ce que c'est
52:36Oseille et compagnie ?
52:37alors Eloïse Boll
52:38elle est conseillère
52:39en gestion patrimoniale
52:40et elle s'est vraiment
52:42spécialisée sur la question
52:43des femmes
52:44et de la réduction
52:45de ces inégalités
52:47de genre
52:47justement
52:48et elle propose
52:49des contenus
52:49très intéressants
52:50sur les réseaux sociaux
52:52je vous invite
52:53à aller voir
52:53Instagram
52:54son compte
52:54c'est à la fois
52:56très pertinent
52:58impertinent
52:59et voilà
52:59elle a beaucoup de talent
53:01et elle mérite
53:01d'être connue
53:02et on ne fait pas
53:03de l'éducation
53:03encore je reviens
53:04sur ce point
53:04on en a déjà discuté
53:05plein de fois
53:07la pédagogie financière
53:09n'est pas la même
53:09pour les femmes
53:10que pour les hommes
53:11il y a un vrai parcours
53:13pédagogique
53:13ou une approche
53:14ou une philosophie
53:16différente
53:16pour les mêmes objectifs
53:18exactement
53:18et c'est assez
53:19contre-intuitif
53:20même pour moi
53:21qui viens du secteur
53:22les produits financiers
53:23sont non genrés
53:23mais la réalité
53:24c'est qu'ils ont souvent
53:25été créés par des hommes
53:26pour des hommes
53:27puisque les hommes
53:28avaient plus
53:29les moyens
53:30d'épargner
53:30d'investir
53:31et donc il est important
53:32maintenant
53:33qu'on propose
53:34aux femmes
53:34qu'ils le demandent
53:35elles sont encore plus
53:36en demande
53:37que les messieurs
53:38de pédagogie
53:38et d'accompagnement
53:39parce que ce taux
53:40d'accompagnement
53:41conseillé chez les femmes
53:42il monte à 72%
53:44donc il est important
53:46que les acteurs
53:46proposent des actions
53:47spécifiques aux femmes
53:49un exemple
53:50des ateliers
53:51dédiés aux discussions
53:52sur ces sujets
53:53parce que malheureusement
53:54on a constaté
53:55que quand on est en mixité
53:56elles sont plus humbles
53:59elles ont tendance
54:00à moins aborder
54:01les sujets
54:01les questions
54:02donc voilà
54:02il faut vraiment
54:03penser le sujet
54:04un peu autrement
54:05bon et puis alors
54:06il y a le prix spécial
54:07je veux bien
54:08que vous en disiez un mot
54:08parce que dans les discussions
54:09qu'on a eues précédemment
54:10Anne-Claire
54:11c'est un objectif
54:12que vous fixez
54:14avec SPAC
54:15notamment
54:15faire de la France
54:17mais de l'Europe
54:18une vraie nation
54:20une vraie zone
54:23dédiée
54:24enfin en tout cas
54:24où l'éducation financière
54:25est forte
54:25parce que vous dites
54:26c'est un outil stratégique
54:28d'attractivité
54:30et de compétitivité
54:31et donc le prix spécial
54:32récomplance
54:33Aflatoun International
54:34alors je ne connaissais pas
54:36j'ai découvert
54:36avec ces grands prix
54:38de l'éducation financière
54:39mais ça montre
54:40qu'il y a une dimension européenne
54:41aussi derrière
54:41ce besoin
54:43d'éducation financière
54:44alors Aflatoun
54:45en fait
54:45c'est une association internationale
54:47ils ont démarré
54:48en Inde
54:49d'ailleurs
54:49c'est leurs actions
54:50qui ont inspiré
54:51la création
54:52de la Global Money Week
54:52qui a été reprise
54:53par l'OCDE
54:54et les différentes banques centrales
54:56et donc Aflatoun
54:58nous a contactés
55:00approchés
55:01pour justement
55:01développer aussi
55:02leurs actions
55:02au niveau européen
55:03donc ils proposent
55:04des programmes pédagogiques
55:04à l'intention
55:05des plus jeunes
55:07qui sont en train
55:08de développer
55:08leurs différents programmes
55:09avec beaucoup de succès
55:10et effectivement
55:11l'enjeu là
55:12c'est vraiment
55:13d'arriver maintenant
55:14à mettre en oeuvre
55:15des vrais programmes
55:17d'éducation financière
55:18pour les plus jeunes
55:18à l'école
55:19et on sait qu'aujourd'hui
55:21on n'y est pas encore
55:21puisqu'on n'a que deux heures
55:24en option
55:24en classe de quatrième
55:25c'est censé être régénéralisé
55:27mais on voit
55:27qu'on n'est pas encore
55:30au niveau
55:31il y a encore du boulot
55:33et donc
55:33on est au deuxième
55:35Grand Prix
55:36de l'éducation financière
55:37à la première édition
55:39des rencontres
55:39de l'éducation financière
55:40mais effectivement
55:42d'autres à suivre
55:43pour de nombreuses années
55:44encore j'espère
55:45merci beaucoup
55:46Anne-Claire
55:47merci beaucoup
55:47d'être avec nous
55:48et d'avoir été avec nous
55:49ce soir
55:50pour revenir justement
55:51sur cette semaine
55:52de l'éducation financière
55:53et les temps forts
55:54que vous avez organisés
55:55avec SPAC
55:56et vos partenaires
55:57notamment
55:57cette journée de rencontre
55:59de l'éducation financière
56:00et ces grands prix
56:01de l'éducation financière
56:03Anne-Claire Benvo
56:04fondatrice de SPAC
56:05était l'invité
56:06de ce dernier quart d'heure
56:06de Smart Bourse
56:07à retrouver bien sûr
56:08en replay
56:09sur bismart.fr
56:10ou en podcast
56:10sur l'ensemble
56:11de vos plateformes
56:12d'écoute préférées
56:13Sous-titrage Société Radio-Canada
56:17Sous-titrage Société Radio-Canada
56:21Sous-titrage Société Radio-Canada
56:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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