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  • il y a 20 heures
Samedi 21 février 2026, retrouvez Numa Isnard (Avocat spécialisé en droit spatial, Space Avocat), Anthonin Hirsch (Cofondateur, Skynopy), Michel Condé (PDG, Infinity Space Providers), Claude Audouy (Sous-Directeur Télécom, réseaux de Stations & systèmes d’Alertes, CNES), Claire Dufau (Directrice du pôle innovation, CLS) et Cécilia Severi Gay (Journaliste, B Smart 4Change) dans SMART SPACE, une émission présentée par Cécilia Severi Gay.

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00:00...
00:12Top départ pour la mission Epsilon de Sophia Nau.
00:15L'astronaute européenne a fait son entrée dans la Station Spatiale Internationale samedi 14 de février dernier.
00:21Sa mission Epsilon durera 9 mois pendant lesquels elle va réaliser plus de 200 expériences scientifiques
00:27mais aussi, on l'espère, une mission de maintenance en sortie extravéhiculaire.
00:32On suivra bien sûr l'avancée de cette mission avec attention dans les prochains mois dans votre émission.
00:40Alors en attendant, on va parler ici sur Terre des accords Artemis avec l'avocat Numa Eisner en première partie
00:46d'émission.
00:47Ces accords moins connus que le programme du même nom, qui va renvoyer les humains vers la Lune, vous le
00:53savez, dans les prochaines semaines.
00:54Et bien ces accords, ils vont avoir un impact assez crucial sur la façon dont on s'approprie des territoires
01:01dans l'espace.
01:01On va en parler dans cette émission.
01:03Et puis dans votre Space Talk, on parlera du segment sol qui lui aussi entame sa révolution.
01:09Forcée bien sûr de suivre la vague du New Space et l'arrivée de nouveaux acteurs.
01:14Enfin, on va découvrir ensemble un outil complet pour surveiller et analyser la montée des eaux sur nos littoraux.
01:22Dans votre séquence, espace durable en partenariat avec l'Observatoire spatial pour le climat.
01:28Voilà pour le programme, on démarre tout de suite sur Bsmart.
01:36Numa Eisner, avocat, fondateur de Space Avocat, me rejoint au plateau.
01:39Bonjour Numa.
01:40Bonjour Cécilia.
01:40Bienvenue sur le plateau de Smart Space.
01:42Alors ensemble, on va parler des accords Artemis à quelques semaines du lancement de la mission Artemis 2
01:47qui renvoie, elle, des hommes et des femmes autour de la Lune, 54 ans après la dernière mission lunaire.
01:54Les accords Artemis, Numa Eisner, qu'est-ce que c'est ?
01:57Alors les accords Artemis, c'est vrai que c'est un peu inattendu.
01:59Parce que quand on pense à une mission lunaire, on s'imagine à de la technologie, à des challenges humains.
02:05Et puis en fait, derrière tout ça, il y a aussi du droit.
02:08Et les accords Artemis, c'est finalement une illustration, peut-être de plus, du génie juridique des États-Unis
02:14qui, face à un contexte de traités internationaux un petit peu sclérosé, on verra pourquoi,
02:20a réussi à émettre une certaine interprétation de ces grands principes de droit international
02:25par l'intermédiaire justement de cet instrument un peu particulier que sont les accords Artemis.
02:30On appelle ça un traité, c'est quoi exactement ?
02:32Alors ça, c'est effectivement une grande question.
02:33Est-ce que c'est un traité ?
02:35C'est un « memorandum of understanding ».
02:37On sait que les Américains aiment bien ce genre d'expression.
02:40C'est finalement un document juridique, mais qui a une portée à la fois symbolique,
02:47assez forte, puisque c'est quand même les États-Unis qui l'ont émis,
02:50mais une juridicité, un pouvoir contraignant qui, lui, n'existe pas, en tout cas selon les termes du document.
02:57C'est un document, il faut se rappeler, qui a été lancé en 2020 par la NASA et le département
03:02d'État des États-Unis.
03:03Il y avait à peu près 8 signataires au départ, et là, maintenant, on est à plus de 60.
03:07Donc, en quelques années, il faut voir la progression assez explosive.
03:10On parle de pays, quand on parle de signataires, c'est important de le préciser, de pays partenaires.
03:14Donc, les signataires sont des partenaires du programme Artemis, ou que des accords Artemis, c'est un peu flou ?
03:19C'est toute l'ambiguïté. On voit que vous avez cerné tout de suite le point de contention.
03:25Ces accords sont ouverts à tout pays, à toute agence, plus précisément, souhaitant effectivement participer à ces accords,
03:31puisque c'est des accords de bonne gouvernance spatiale, dans un aspect d'usage pacifique de l'espace.
03:36Mais, effectivement, s'il n'y a pas de conditions sénéquanones pour participer aux missions Artemis,
03:45de signer ces accords, il y a quand même derrière une certaine continuité.
03:48Et on voit que beaucoup de pays, dont notamment le nôtre, ont signé aussi,
03:51parce que derrière, il y avait cette continuité par rapport à cette participation aux opérations Artemis.
03:56On va revenir sur cette méthode un peu de forcing et la participation de la France et de l'Europe.
04:02Il y a un sujet, c'est les zones de sécurité, qui fait débat dans ces accords.
04:06Est-ce que vous pouvez nous éclairer un petit peu là-dessus ?
04:08Tout à fait. Il ne faut pas oublier une chose, c'est que d'abord, l'espace n'est pas
04:13un Far West.
04:13Il y a déjà des traités internationaux. Alors, il y a eu des émissions sur ces sujets-là,
04:17mais ce sont des traités qui sont assez anciens.
04:19Et puis, le dernier traité international sur la Lune, il date des années 80.
04:23Il n'a pas très bien fonctionné. Il y a eu quelques signataires,
04:27mais notamment les États-Unis et puis l'Union soviétique, surtout à l'époque.
04:30C'est deux grandes superpuissances dont on n'a jamais signé ce traité.
04:34Et la France, elle, s'est contentée simplement de le signer sans le ratifier.
04:38Donc, autant vous dire que les principales puissances spatiales de l'époque ne l'ont pas signé.
04:42Donc, c'est un document qui est resté un petit peu dans l'oubli.
04:45Et ces safety zones, justement, reviennent par l'intermédiaire des accords Artemis.
04:49Alors, qu'est-ce que c'est ?
04:50Ce sont des espaces dans lesquels les participants à des missions internationales sur la Lune
04:57pourront se coordonner sous l'égide d'un participant en particulier
05:00qui assurera la sécurité et la coordination des participants à la mission.
05:05Donc, vous voyez, c'est quelque chose qui est un petit peu flou.
05:07Ce n'est pas une zone souveraine.
05:08Il faut bien préciser que les accords Artemis rejettent toute notion d'appropriation de l'espace
05:14ou de demande de souveraineté.
05:17Mais on sent tout de suite le côté un petit peu poreux.
05:20Parce que quand vous êtes sur une zone de sécurité dans laquelle vous avez la charge de la sécurité,
05:24comme son nom l'indique, des participants,
05:27qu'est-ce que vous pouvez faire s'il y a une intrusion ?
05:29Ou alors, comment est-ce que vous vous coordonnez avec d'autres acteurs ?
05:32Par exemple, des acteurs russes ou chinois.
05:34Mais d'ailleurs, la question de l'appropriation,
05:36elle avait été a priori réglée dans les traités de l'espace
05:39dans les fins des années 70,
05:41qui disaient que l'espace n'appartenait à personne
05:44ou alors l'espace n'appartenait à tout le monde.
05:46Et c'est là la nuance légale peut-être qu'on peut retrouver aujourd'hui.
05:50La question des ressources, elle, elle n'a jamais vraiment été traitée finalement
05:55dans des accords.
05:57Et aujourd'hui, on la retrouve dans les accords Artemis.
05:59Qu'est-ce que ça veut dire ?
06:01Est-ce qu'on a le droit d'extraire des ressources ?
06:03De quelle sorte ? À qui ça appartient ?
06:04Alors, le sujet des ressources, c'est un sujet qui est juridiquement très chaud.
06:08Les juristes du monde entier s'écharpent un peu sur ce sujet-là.
06:12Déjà, il faut savoir qu'au niveau international,
06:14comme vous le dites très bien,
06:15il n'y a jamais eu trop de grand développement
06:18sur l'exploitation des ressources,
06:20sauf sur ce fameux, justement, traité de la Lune,
06:23mais qui lui-même renvoyait à la mise en place d'un cadre juridique
06:26dans les dix années suivant sa mise en vigueur.
06:30Donc, voilà, c'est quelque chose qui était toujours très flou.
06:32Et puis, dans les années 2000, il y a finalement les États-Unis
06:35qui ont décidé, je crois que c'était sous l'administration Obama,
06:38de créer une nouvelle loi
06:41qui autorisait justement cette commercialisation des ressources spatiales,
06:45mais attention, sans qu'il n'y ait de revendication de souveraineté
06:50de la part des États-Unis sur les espaces spatiaux
06:53qui étaient concernés par cette extraction des ressources.
06:55Donc, on peut aller prendre les ressources, mais la zone n'est pas à nous.
06:57C'est comme aller miner dans une mine qui ne nous appartient pas.
07:00Exactement. Mais en revanche, les États-Unis, puis d'autres pays,
07:03notamment un pays comme le Luxembourg, qui est beaucoup plus proche de nous,
07:06eux vont considérer que vous avez effectivement le droit de vous les approprier.
07:09Vous pouvez les utiliser, en faire potentiellement commerce,
07:12en tout cas commerce avec des juridictions qui autorisent l'exploitation des ressources.
07:16Ce qui paraît étonnant, parce que pour l'instant, on parle de la Lune.
07:18Sur la Lune, il n'y a pas grand-chose à commercer.
07:20Du régolithe, de l'eau, de la glace, c'est l'objectif.
07:23Mais l'idée, c'est peut-être d'aller un peu plus loin sur des ressources,
07:27sur des astéroïdes, c'est de poser ces jalons-là, en fait.
07:30Dans le cadre des accords Artemis, il est vrai que l'exploitation des ressources
07:34est envisagée sous l'angle de la soutenabilité de l'exploration de la Lune.
07:43Il n'y a pas ce côté, on parait à lui dire,
07:45une bourse internationale des ressources spatiales.
07:47On n'en est pas là.
07:48On est vraiment sur cette optique-là.
07:50Après, comme vous le dites très bien,
07:51il y a d'autres ressources qui peuvent être intéressantes.
07:53On sait qu'il y a beaucoup d'intérêt sur la part de l'hélium-3,
07:56qui peut fournir une source d'énergie assez révolutionnaire.
07:59Donc, c'est sûr qu'une fois que vous avez posé ce précédent,
08:02même si c'est dans le cadre d'une utilisation d'urgence, entre guillemets,
08:05et de survie, vous avez quand même créé un précédent.
08:07Alors, la Chine et la Russie, par contre, n'ont pas signé ces accords.
08:11Ça veut dire qu'on va avoir deux blocs qui s'affrontent.
08:12Alors, on le sait, du côté programme scientifique, on a l'habitude,
08:16mais même dans la question des accords juridiques.
08:18J'ai envie de dire, rien de nouveau sous le soleil.
08:20En fait, on est parti des traités qui avaient été signés de manière unanime,
08:24contre toute attente, lors de la guerre froide.
08:27Et puis maintenant, on revient à quelque chose de plus bipolaire.
08:29Mais on n'a pas, justement, cette unanimité qui permettrait,
08:33au niveau onusien, d'avoir de nouveaux traités,
08:35ou en tout cas de mettre à jour le corpus de traités.
08:37C'est pour ça que vous avez Artemis d'un côté.
08:39Et puis, effectivement, maintenant, ça s'appelle ILRS.
08:42C'est un programme qui ressemble un peu au programme Artemis,
08:45mais qui est une vision plutôt chinoise et russe,
08:47puisque ce sont les deux pays qui ont lancé cette initiative-là.
08:50Alors, ce qui est intéressant, c'est que vous avez des pays,
08:52alors bien sûr, qui sont rentrés dans ce bloc,
08:54et puis d'autres qui ont un pied un peu dans les deux blocs, si je puis dire.
08:58La Thaïlande, par exemple, qui a signé à la fois Artemis et ILRS.
09:01Elle en a le droit, de toute façon.
09:02Les accords Artemis ne sont pas des accords d'exclusivité.
09:05Et en plus, ce sont des accords non contraignants,
09:07si on les suit à la lettre.
09:09Et puis, vous avez également le Sénégal,
09:12qui est un pays plus proche de nous,
09:13et qui a signé Artemis, mais a signé aussi cet accord-là.
09:16Donc, tout ça va donner aussi des développements intéressants,
09:19notamment dans cette optique de safety zone que vous évoquiez tout à l'heure.
09:21Oui.
09:21Et puis, c'est une façon de mettre un pied dans le secteur spatial,
09:25de se créer des partenaires pour ces pays émergents,
09:27que vous avez cités, la Thaïlande, le Sénégal,
09:30dans le secteur spatial, la conquête spatiale,
09:33peut-être du côté des satellites aussi.
09:36Si on résume cet accord,
09:37est-ce qu'on peut imaginer que c'est le premier jalon
09:40d'un futur droit spatial qui doit être renforcé, inévitablement ?
09:44Alors, en tout cas, c'est un mouvement stratégique majeur,
09:48parce que, bien évidemment,
09:49l'aura des États-Unis au niveau diplomatique
09:51ne faisait pas de doute sur le fait qu'il allait y avoir
09:53une adhésion, en tout cas, des principaux acteurs
09:56du côté de l'Ouest,
09:57si on reprend ce vocabulaire un peu ancien.
09:59Mais c'est sûr que cette approche,
10:01plutôt bottom-up,
10:03c'est plutôt celle qui, à mon avis,
10:04va prévaloir à l'avenir,
10:05parce que, comme on l'a évoqué tout à l'heure,
10:08c'est vrai que la refonte des traités au sein de l'ONU
10:10requiert des conditions qui ne sont absolument pas réunies
10:13à l'heure actuelle et dans un futur assez proche.
10:16Donc, c'est sûr que ce genre d'initiative
10:19permet à des pôles
10:20d'exprimer leur vision de grands principes
10:23sans toutefois avoir une approche frontale
10:25et de dénigrement.
10:26Ce qu'on peut juste regretter,
10:27c'est que, par exemple,
10:28un grand pôle spatial qu'est l'Europe
10:29n'ait pas ses propres accords artémistes.
10:31Ça serait bien qu'il y ait peut-être des accords Europa
10:32qui auraient permis à l'Europe
10:34d'avoir sa voix,
10:36d'avoir son interprétation, finalement,
10:38de ses grands principes de droit international.
10:39On pourra peut-être soulever la question
10:41dans cette émission
10:42avec des acteurs du CNES
10:43ou de l'Agence spatiale européenne.
10:45Effectivement, est-ce qu'on devrait créer
10:46notre propre cadre juridique spatial
10:48comme on le fait dans la tech, par exemple ?
10:51Merci beaucoup, Numa Isnar, avocat
10:53et fondateur de Space Avocat.
10:54Je le rappelle d'être venu présenter ici
10:57les accords artémistes.
10:58On enchaîne, quant à nous,
10:59avec le Space Talk sur Bismarck.
11:05Le segment sol fait sa révolution
11:08des antennes au traitement des datas.
11:09Il semble que le dernier maillon de la chaîne
11:12prenne le pli du New Space.
11:13Pour en parler avec moi en plateau,
11:15Antonin Hirsch, cofondateur de SkyNope.
11:17Bonjour.
11:17Bonjour.
11:18Bienvenue sur le plateau de Smart Space.
11:20En face de vous, Michel Condé,
11:21PDG d'Infinity Space Provider.
11:23Bonjour.
11:23Bonjour et merci pour l'invitation.
11:25Bienvenue sur le plateau.
11:26Et puis, à distance, on a Claude Audouy,
11:27sous-directeur télécom, réseau de station
11:29et système d'alerte au CNES.
11:31Bonjour, Claude Audouy.
11:33Bonjour à tous.
11:33Alors, qu'est-ce que ça veut dire
11:36quand on parle de segment sol ?
11:38Qu'est-ce que ça comprend concrètement
11:40comme technologie ?
11:41Peut-être que vous voulez commencer, Antonin.
11:43Oui, tout à fait.
11:43Donc, nous, ce qu'on couvre,
11:45c'est la capacité de pouvoir communiquer
11:46avec les satellites.
11:47Alors, communiquer avec les satellites,
11:48c'est deux choses.
11:49C'est être capable de pouvoir envoyer
11:51des télécommandes pour pouvoir piloter
11:52le satellite, ce qu'on appelle la TMTC.
11:54Et de l'autre côté, c'est d'être capable
11:55de pouvoir rapatrier les données collectées
11:58par les satellites.
11:59Et donc, pour ça, on a besoin
12:00d'un réseau de station sol.
12:01Donc, nous, on couvre principalement
12:04l'orbite basse.
12:05Donc, en orbite basse,
12:05le satellite, il orbite en 90 minutes.
12:07Et donc, pour pouvoir communiquer,
12:08on n'a pas besoin d'avoir une seule antenne,
12:10mais on a besoin d'avoir un réseau d'antennes.
12:11Donc, c'est un réseau d'antennes physique
12:13pour pouvoir capter la donnée.
12:15Et ensuite, c'est toute l'infrastructure
12:16qu'on va amener pour pouvoir amener
12:18cette donnée vers les centres de contrôle
12:21pour qu'on puisse être capable
12:22de pouvoir contrôler les satellites
12:24et ensuite aussi traiter les images
12:25collectées par les satellites.
12:27Claude Audouy, ce qu'on comprend,
12:28c'est que c'est extrêmement large.
12:29Quand on parle du segment sol,
12:31il y a de hardware, du software aussi,
12:33de la data en masse, finalement,
12:35qui circule dans ce secteur-là.
12:37Et puis, des infrastructures sol,
12:39des antennes.
12:39On va revenir sur des stations aussi
12:41tout à l'heure.
12:43Oui, c'est ça, tout à fait.
12:46Antonelle l'a très bien décrit.
12:47Il y a à la fois des infrastructures physiques,
12:49des antennes, des réseaux de communication
12:52et beaucoup de données
12:53et une couche logicielle
12:55qui n'est pas négligeable.
12:58Michel Condé,
12:59vous travaillez sur des modèles lanceurs hybrides,
13:03vous pouvez en dire un mot peut-être,
13:05mais aussi sur des infrastructures segment sol.
13:07Vous vous êtes tourné vers le segment sol.
13:08Oui, tout à fait.
13:09Nous, ce qu'on propose
13:10chez Infinity Space Provider,
13:11c'est vraiment une vision
13:12de l'économie circulaire
13:14dédiée aux activités spatiales
13:16avec une vision de base de lancement mobile,
13:18lanceurs 100% utilisables.
13:19Et derrière, on se projette dans le futur
13:21sur tout ce qui va être infrastructures en espace
13:23pour pouvoir faire du service en orbite,
13:25donc de manance, réparation,
13:26mais aussi par opportunité
13:27de l'observation de la Terre
13:29et de l'observation de l'espace.
13:30Donc, dans ce cadre-là,
13:31effectivement, on comprend bien
13:32qu'il y a toute une infrastructure
13:33qui est forcément liée au segment sol
13:35avec cette vision,
13:36la partie logistique
13:37pour la préparation des opérations
13:39et ensuite être pourvoyeur de données
13:40et donc venir s'interfacer
13:42avec tout cet écosystème au sol
13:44qui est grandissant.
13:45L'idée, c'est de maîtriser
13:46toute la chaîne de valeur, en fait,
13:47de partir depuis le sol vers l'espace
13:49et puis de faire l'aller-retour
13:51et d'être cet acteur-clé
13:53au centre de tout ça, quoi.
13:54Oui, exactement, exactement.
13:56Et ce dont ont besoin
13:57les opérateurs actuellement,
13:58c'est deux choses.
13:59Ils ont besoin de la réduction,
14:01ce qu'on appelle la latence,
14:01donc c'est typiquement le temps
14:03entre la prise d'une image
14:05et sa mise à disposition
14:07via une station.
14:08L'autre sujet,
14:09c'est le volume de données.
14:10Donc, il y a de plus en plus
14:11de données qui sont générées
14:12en orbite actuellement.
14:14On assiste à une montée
14:15en gamme des plateformes,
14:18avec les plateformes
14:19de plus en plus capacitives
14:20et en fonction des applications
14:21qui peuvent être
14:22de l'observation de la Terre,
14:23du SAR,
14:27de la prise de capture d'images
14:28en visible ou en épaire spectrale,
14:30on arrive à des satellites
14:31qui vont générer
14:32des terabytes de données
14:33par jour.
14:34Et donc, il faut une infrastructure
14:35pour pouvoir venir collecter
14:36et mettre à disposition
14:37cette donnée
14:38et la processer
14:39le plus rapidement
14:40parce qu'on est dans un business
14:41de la bonne donnée
14:41où la fraîcheur
14:42de la donnée est critique.
14:44On en revient toujours
14:44à la donnée.
14:45Donc, en fait,
14:45est-ce qu'on peut dire
14:46qu'il y a un changement
14:46peut-être de paradigme ?
14:49C'était quoi
14:49l'ancien modèle,
14:51si je puis dire ?
14:52C'était des opérateurs
14:54de satellites
14:55qui investissaient
14:56dans leurs stations seules.
14:58C'était très coûteux
14:58et aujourd'hui,
14:59on est en train de changer ça.
15:00Peut-être,
15:00Claude Audouille,
15:01un mot là-dessus ?
15:01Vous avez suivi au CNES
15:04ces modèles
15:05et leur évolution ?
15:07Oui.
15:08Alors, on passe
15:09d'un modèle
15:09à des faits
15:10où les agences
15:11d'abord ont investi
15:12puis des opérateurs
15:13semi-privés,
15:15publics
15:15pour leurs besoins propres
15:17mais aussi
15:18à titre commercial
15:19pour fournir
15:22ce service
15:22de support
15:24de station-sol.
15:25L'augmentation
15:26des besoins
15:27en latence
15:28comme l'a dit Antonin
15:29mais aussi des débits
15:31amène à
15:32plus de besoins
15:33au sol,
15:34plus de rapidité,
15:35plus de volume
15:36à échanger
15:36et des changements
15:38aussi de
15:39ça rentrait trop
15:40dans la technique
15:40de bandes de fréquences
15:42donc pour ces communications
15:43où on monte
15:44progressivement
15:45pour obtenir
15:46des débits plus importants
15:48jusqu'à aller
15:48sur de l'optique
15:49aujourd'hui.
15:50Donc en fait,
15:51les modèles étatiques
15:52sont un peu obsolètes ?
15:54Il y a une évolution
15:56du modèle
15:56entre effectivement
15:57cette partie
15:58qui est bien connue
15:59côté Scanopy
16:00et côté CNES
16:02institutionnelle
16:03et maintenant
16:04une vision
16:04effectivement
16:05d'activité commerciale
16:06donc il y a des questions
16:06qui vont se poser aussi
16:07et on a vu
16:08sur des systèmes
16:09type Gali au GPS
16:11sur la gratuité
16:12on va dire
16:13de la data
16:14primaire
16:14et ensuite
16:15l'exploitation
16:15sur la vision commerciale
16:17est-ce qu'il va se passer
16:18là une chose
16:18ou est-ce qu'on va rentrer
16:20dans un modèle
16:20commercial global
16:21où effectivement
16:22dans ce cas-là
16:23nous une société
16:24comme Infinity Space Provider
16:25a pour vocation
16:26d'être en fait
16:26vecteur de données
16:27pour qu'ensuite
16:28elle puisse être utilisée.
16:29En fait
16:30ce qu'on voit aussi
16:31véritablement
16:31c'est une transition
16:32vers un vrai modèle
16:33as a service
16:33donc nous ce qu'on aime à dire
16:35c'est de manière globale
16:36ce qu'on voit
16:37dans le côté spatial
16:39c'est une transition
16:40vers le modèle du cloud
16:41c'est-à-dire qu'on va avoir
16:42des acteurs
16:43qui vont commencer
16:43par lancer un satellite
16:44faire une démonstration
16:45en orbite
16:45ils vont avoir besoin
16:46de quelques stations
16:48pour être capables
16:49de pouvoir faire
16:50quelques contacts
16:50mais quand ils vont
16:51transitionner derrière
16:52vers un système commercial
16:53qui va augmenter
16:54le nombre de satellites
16:55ils vont devoir
16:55démultiplier le réseau
16:56donc on voit bien
16:57que en fait
16:58dès le départ
16:58ils ne vont pas pouvoir
16:59investir
16:59ça coûte trop cher
17:00en fait
17:01ça coûte trop cher
17:02donc on a un modèle
17:03maintenant
17:04de fourniture
17:05de services
17:05qui est basé
17:06sur un modèle
17:07à la minute
17:07et on peut donc
17:09scaler en fait
17:10directement ces activités
17:11en rajoutant des stations
17:12pour pouvoir être capable
17:13de pouvoir tenir
17:14les exigences
17:15de latence
17:16et de débit
17:17qui sont corrélées
17:19derrière
17:19avec les SLA
17:22en termes de services
17:23de ces acteurs
17:24mais donc concrètement
17:25est-ce qu'il est nécessaire
17:26d'aller rajouter
17:27des stations soldes
17:28aller peut-être
17:28les rajeunir
17:29leur donner
17:31un petit coup
17:31de boost technologique
17:32ou alors
17:32est-ce qu'on peut déjà
17:33exploiter ce qui existe
17:34et aussi ce que vous faites
17:36et le redistribuer
17:38j'allais dire
17:38à tous
17:39donc ça c'est exactement
17:40le modèle qu'on a suivi
17:41avec Skynope
17:41donc on a une approche
17:42qui est assez
17:43on va dire innovante
17:44c'est-à-dire qu'à contrario
17:46des acteurs
17:46on va dire traditionnels
17:47qui ont construit
17:48en fait un réseau de zéro
17:49ce qui prend du temps
17:50et qui coûte
17:51beaucoup de capex
17:52on est parti du fait
17:53qu'il y a beaucoup
17:54d'antennes qui sont
17:55déjà existantes
17:55mais qui sont sous-utilisés
17:57il y a des acteurs
17:58qui vont déployer
17:58justement un certain
17:59nombre de stations
17:59mais qui ont peu
18:00de satellites
18:00et qui ont finalement
18:01utilisé leurs antennes
18:025 à 10% du temps
18:03donc nous ce qu'on a développé
18:04c'est les technologies
18:05pour pouvoir
18:06un peu comme un Airbnb
18:07des stations soldes
18:08être capable de pouvoir
18:09intégrer des stations
18:10de réseaux privés
18:11donc ça peut être
18:12soit des téléports
18:12soit des acteurs
18:13qui ont déjà déployé
18:14un réseau à l'échelle mondiale
18:16notamment des acteurs télécom
18:17pour pouvoir les intégrer
18:18dans notre réseau
18:18et pouvoir fournir
18:19finalement un réseau
18:20très performance
18:21très haut débit
18:22et très faible latence
18:23mais est-ce qu'il y a
18:26je veux dire
18:26ça ne va pas si vite
18:27que ça non plus
18:28d'aller investir
18:30du terrain dans l'espace
18:31d'aller poser
18:32ses propres satellites
18:32alors on a évidemment
18:33Starlink
18:34mais qui s'en sort très bien
18:35avec son propre réseau
18:36aujourd'hui seul
18:38est-ce qu'il y aura
18:39suffisamment d'autres acteurs
18:40pour avoir autant de besoins
18:41d'allouer des données ?
18:43Alors ce qu'on voit
18:44c'est que le réseau sol
18:45et cette capacité
18:46de communication
18:47est déjà en fait
18:48le goulot d'étranglement
18:49on voit des systèmes commerciaux
18:52typiquement
18:52où on avait
18:54par le passé
18:55plutôt l'habitude
18:55d'avoir une redescente
18:57toutes les orbites
18:58c'est-à-dire à peu près
18:58toutes les 90 minutes
19:00maintenant
19:00on est dans une optique
19:02plutôt de descendre
19:03dans des ordres de grandeur
19:04de la dizaine de minutes
19:05voire de la minute
19:06et donc pour ça
19:07il y a besoin vraiment
19:08de densifier
19:09le nombre de stations
19:11et en termes
19:12d'infrastructures
19:14je pense que c'est comme
19:15dans les télécoms
19:15de manière générale
19:16en fait c'est plutôt
19:18les applications
19:18qui s'adaptent aux tuyaux
19:20et pas l'inverse
19:21d'accord
19:21donc plus il y a de capacités
19:23plus il y a de nouvelles applications
19:24qui sont possibles
19:25et plus de concepts d'opération
19:27il faut dire aussi
19:28que ce modèle là
19:29d'aller utiliser
19:30des infrastructures existantes
19:32d'envoyer des softwares
19:33dans l'espace
19:33ça s'est développé
19:34avec des acteurs
19:35comme l'Oft Orbital
19:36par exemple
19:36qu'on connaît bien ici
19:38et donc on a plus facilement
19:39accès à de la technologie
19:40sans investir dans le hardware
19:41c'est ce qui fait aujourd'hui
19:42qu'on a ce goulot
19:43d'être englement
19:44il y a cette vision
19:45effectivement importante
19:46du as-the-service
19:47qui nous vient de l'informatique
19:48et qui se développe
19:49de plus en plus
19:49sur la partie data
19:51notamment data spatiale
19:54ce qu'on voit aussi
19:55nous sur
19:55quand on regarde un peu
19:56quand on fait
19:56les analyses de marché
19:58en prévision
19:59d'une augmentation
20:02assez énorme
20:02du nombre de satellites
20:03donc il y a des prévisions
20:04à 60 000
20:04voire 100 000
20:05ce qui est énorme
20:06parce qu'aujourd'hui
20:06on a à peu près
20:07autour de 15 000 satellites
20:08en orbite
20:09oui mais c'est beaucoup
20:09deux acteurs
20:10c'est beaucoup
20:11deux acteurs majeurs
20:12qui dominent
20:14Amazon
20:14exactement
20:15donc il y a effectivement
20:16le futur
20:17avec la potentielle
20:18commercialisation
20:19mais ce qu'on voit aussi
20:20c'est qu'actuellement
20:22il est considéré
20:23qu'il n'y a que 20%
20:24des datas spatiales
20:26qui sont exploitées
20:27donc il y a aussi
20:27effectivement
20:28tout un marché
20:29à développer
20:30et le fait
20:32qu'il y ait une augmentation
20:32d'infrastructures
20:33c'est que la demande
20:34est tellement importante
20:35qu'en fait
20:35il faut répondre
20:36par l'infrastructure
20:38et ensuite
20:38par le traitement
20:39de la data
20:39Claude Douy
20:40on assiste aussi
20:41à une autre mutation
20:43celle de l'intérêt
20:44de la défense
20:45pour le secteur spatial
20:46et des besoins
20:47nouveaux
20:48et très pressants
20:49je dois dire
20:53implémentés
20:53par le contexte
20:55géopolitique
20:57oui tout à fait
20:58ça me permet
20:58de revenir
20:59sur la fin
21:00des infrastructures
21:01étatiques
21:01ou pas
21:02dans les infrastructures
21:03étatiques
21:03il ne faut pas oublier
21:04l'aspect national
21:06et défense aussi
21:07on a toujours besoin
21:09à ces niveaux-là
21:10de souveraineté
21:11et pour ça
21:12les infrastructures
21:13étatiques
21:13vont rester
21:14et restent
21:15très très importantes
21:16en termes
21:17de territorialité
21:19d'accès
21:20à ces infrastructures
21:21et de protection
21:22de ces infrastructures
21:24même si
21:24on s'appuie
21:25évidemment
21:26sur des
21:27sur des cadres
21:28sur des cercles
21:29concentrés
21:30comme on a l'habitude
21:30de faire
21:31l'infrastructure
21:32purement
21:33souveraine
21:34et qui s'ouvre aussi
21:35sur des acteurs
21:35commerciaux
21:36pour de la résilience
21:39notamment
21:39chez SkyNope
21:41on travaille
21:41sur un projet
21:42avec
21:43l'AID
21:44l'agence de l'innovation
21:45et de la défense
21:45qui vise notamment
21:46à montrer comment
21:47les solutions
21:48commerciales
21:49notamment celles
21:50de SkyNope
21:50peuvent se placer
21:51en complémentarité
21:52des réseaux
21:54souverains
21:54étatiques
21:55et patrimoniaux
21:56pour amener
21:57plus de résilience
21:58et plus de réactivité
21:59donc c'est d'avoir
22:00plus de stations
22:01pour être capable
22:02de pouvoir
22:02ce que je mentionnais avant
22:03être capable
22:04de pouvoir descendre
22:04à des temps
22:05de redescendre
22:06de données
22:06de l'ordre
22:07de la minute
22:08dizaine de minutes
22:09et aussi
22:10plus de réunion
22:10c'est-à-dire
22:11en ayant plus
22:12de stations
22:12on assure
22:14que si jamais
22:14il y a un problème
22:15sur une des stations
22:16que ce soit
22:16une panne
22:17ou une attaque
22:18on soit capable
22:19de pouvoir rebondir
22:20et de redéployer
22:21un réseau
22:21donc ça c'est assez crucial
22:22et dans le concept
22:24géopolitique actuel
22:24où on a besoin
22:26d'une accélération
22:27on a besoin aussi
22:28des acteurs commerciaux
22:28pour pouvoir amener
22:29cette infrastructure là
22:30et la financer
22:31la question
22:32de l'innovation
22:33par la défense
22:34c'est aussi un sujet
22:36qui a poussé
22:36à envisager
22:38des avances
22:39technologiques
22:39chez vous
22:40oui tout à fait
22:41dans les discussions
22:42effectivement
22:42qu'on a aujourd'hui
22:43on voit qu'il y a
22:44un fort intérêt
22:44sur la partie
22:45mobilité et résilience
22:46avec notamment
22:48il y a pas mal
22:48de sujets
22:49sur du lancement réactif
22:50et derrière
22:51il y a toute
22:52l'interface
22:53on va dire logistique
22:53qui vient avec
22:54sur la base
22:55de lancement mobile
22:55mais aussi
22:56toute la partie
22:57télécommunication
22:58donc base de lancement mobile
23:00pour qu'on y voit
23:00clairement les gens
23:01qui nous regardent
23:01ça veut dire
23:02qu'on pourrait lancer
23:02de n'importe où
23:03une petite fusée
23:05une petite fusée
23:07un petit lanceur
23:07jusqu'à une capacité
23:08d'une tonne 3
23:09qui est
23:10bon basiquement
23:11c'est un lanceur
23:12sur un camion
23:13d'accord
23:13ok
23:14et ça c'est
23:16réaliste technologiquement
23:17c'est réaliste
23:18donc quand on regarde
23:19le côté institutionnel
23:20et défense
23:21c'est des choses
23:21qui existent déjà
23:22qui ont déjà existé
23:24dans d'autres opérations
23:25après là
23:25nous on arrive
23:26avec une vision commerciale
23:27sur cette proposition
23:29et côté défense
23:30je pense que c'est important
23:31de montrer
23:31qu'il y a en gros
23:32deux grands volets
23:33il y a un volet
23:34qui est plutôt
23:35prise d'image
23:36renseignement
23:37donc là on a besoin
23:37de plus de données
23:38plus de latence
23:39moins de latence
23:40moins de latence pardon
23:41a priori
23:42et maintenant on a aussi
23:43en fait ce qu'on appelle
23:44l'action dans l'espace
23:45donc c'est la capacité
23:46de pouvoir agir
23:47dans l'espace
23:47pour protéger
23:49les assets
23:49donc ça on a besoin
23:51d'avoir en fait
23:51plus de réactivité
23:53être capable de pouvoir
23:54avoir des dialogues
23:54on va dire quasi continu
23:55avec ces assets là
23:56pour pouvoir vraiment agir
23:57et donc ce nouveau paradigme
23:59d'action dans l'espace
24:00demande des nouvelles solutions
24:01notamment
24:03au niveau
24:04de l'ensemble
24:05ce que mentionnait
24:06Michel
24:06Claude Audouis
24:07cette question
24:08d'innover pour la défense
24:10oui on a aussi
24:12il ne faut pas oublier aussi
24:13qu'on a besoin
24:14d'éléments
24:14qui ont des performances
24:15et un niveau de service
24:17qui est conséquent
24:18et on ne trouve pas ça partout
24:20donc c'est une mise en place
24:21qui peut être longue
24:23et on a besoin
24:24de s'appuyer
24:25sur des acteurs
24:27ou des éléments
24:28qui ont déjà
24:29ces performances
24:31on parle
24:32de bilan de liaison
24:33et donc ça a des conséquences
24:35sur les éléments au sol
24:37diamètre d'antenne
24:38et capacité à émettre
24:39ou à recevoir
24:41la question du financement
24:43on commence à la toucher du doigt
24:45mais pour faire tout ça
24:46pour fabriquer tout ça
24:48il faut de l'argent
24:49est-ce qu'aujourd'hui
24:51le financement
24:52suit cette mutation
24:54segment seul
24:55de la part peut-être
24:56d'acteurs et tactiques
24:57ou de fonds privés
24:58oui tout à fait
24:59alors on voit
25:00qu'il y a une dynamique
25:01qui est très bonne
25:02dans le spatial
25:02de manière générale
25:04le segment seul
25:05est aussi attractif
25:07parce que perçu aussi
25:08comme moins risqué
25:09par rapport à un certain
25:10nombre d'activités spatiales
25:13il n'empêche
25:13nous chez SkyNope
25:15ce qu'on a fait aussi
25:15c'est cette approche
25:16un peu agile
25:17de réutilisation
25:18d'assets déjà existants
25:19qui permet d'être
25:21beaucoup plus efficace
25:22économiquement
25:23donc nous ça nous permet
25:23d'atteindre aussi
25:24une efficacité
25:25en termes de coût de service
25:26mais ça nous permet aussi
25:27d'être efficace
25:28et agile
25:30sur la manière
25:30dont on déploie ce réseau
25:31et de le faire grandir
25:33aux bons endroits
25:33au bon moment
25:34avec les bonnes infrastructures
25:37de notre côté
25:38ce qu'on a
25:39ce qu'on essaye de mettre en place
25:40c'est vraiment une stratégie
25:41itérative
25:42où du coup
25:43on va développer
25:44des technologies
25:45mais vraiment
25:46en réponse
25:46à un besoin marché
25:47c'est-à-dire
25:48qu'on va regarder
25:49des solutions
25:49pour du vol suborbital
25:51et ensuite
25:52on va se projeter
25:52sur l'orbital
25:53ou sur l'opération
25:54dans l'espace
25:55et dans ce cadre-là
25:56en fait
25:56ce qu'on cherche
25:57c'est effectivement
25:57avoir une vraie approche commerciale
25:59sur la proposition de valeur
26:01en répondant
26:02aux besoins clients
26:03et au fur et à mesure
26:04aller vers effectivement
26:05cette projection
26:05de logistique spatiale
26:06où demain
26:07on a beaucoup de données
26:08ce qu'on anticipe
26:09c'est un petit peu
26:10la même chose
26:11si on vient un petit peu
26:12de manière terre à terre
26:13à la vision
26:14de la voiture autonome
26:15c'est-à-dire que
26:15ça consomme beaucoup de données
26:16et donc
26:17dans ce cadre-là
26:18demain
26:18sur une évolution
26:20du spatial vers la logistique
26:21avec des solutions
26:22qui devront être autonomes
26:23il y aura aussi
26:23un gros besoin de données
26:24oui mais c'est un bon exemple
26:26aussi de temps long
26:27la voiture autonome
26:28c'est-à-dire qu'avant
26:29de voir les résultats
26:30et le retour
26:30pour ce investissement
26:31il faut beaucoup de temps
26:33ce qui a tendance
26:34comme sur beaucoup
26:35d'aspects du secteur spatial
26:36à effrayer les investisseurs
26:38alors comment vous réglez
26:38ce problème-là
26:39justement
26:40c'est par cette stratégie
26:41commerciale
26:42donc vraiment
26:42de manière itérative
26:43démontrer le modèle
26:44et répondre
26:45en trouvant la bonne voie
26:47sur des besoins
26:48de clients immédiats
26:48où là
26:49on vient proposer
26:50la solution de valeur
26:51et en anticipant
26:52par la suite
26:53parce qu'effectivement
26:54on est sur du temps long
26:54mais aussi à l'inverse
26:56si on ne le prépare pas
26:57maintenant
26:58on aura du retard
26:59par la suite
27:00et la question du financement
27:01elle vient aussi de la défense
27:02comme beaucoup de financements
27:05cette année
27:05on entend beaucoup de dotations
27:07Claude Audouy
27:08c'est là peut-être
27:09que les acteurs privés
27:10que vous accompagnez aussi
27:12dans le cadre du travail
27:13du CNES
27:14peuvent trouver des fonds
27:15pour développer
27:16leur technologie
27:18alors certainement
27:19c'est vrai que nous
27:20on a un positionnement
27:21qui n'est pas du tout commercial
27:22et on bénéficie
27:23d'investissements étatiques
27:25les plus frugaux possibles
27:27puisqu'on gère quand même
27:29l'argent de l'Etat
27:30mais on a eu la chance
27:32d'investir depuis 40 ans
27:34sur ces infrastructures
27:35mais on appuie
27:37on est aussi en appui
27:38à la défense
27:39pour développer
27:40leurs moyens propres
27:40et c'est vrai
27:41qu'une part de financement
27:43est attendue
27:43et viendra de la défense
27:45pour les raisons géopolitiques
27:46dont on a déjà parlé
27:50technologiquement
27:51c'est quoi le prochain
27:52gap à passer peut-être
27:53pour arriver sur un segment
27:55seul renouvelé et mature
27:57oui tout à fait
27:58alors nous ce qu'on voit
27:59sur le segment sol
28:00c'est qu'il y a
28:00comme je disais
28:01il y a de plus en plus
28:02besoin de données
28:05donc de débit
28:06donc actuellement
28:07on est sur des bandes
28:08qu'on appelle S et X
28:09et comme dans les télécoms
28:10de manière générale
28:11on a une montée
28:12en fréquence
28:12Claude le mentionnait avant
28:14donc les nouvelles bandes
28:15qu'on voit apparaître
28:16c'est les bandes KA
28:17qui permettent
28:18elles de tenir
28:19des débits
28:19qui sont de plusieurs
28:22de l'ordre
28:22de la dizaine
28:23de gigabits par seconde
28:24équivalent un peu
28:25à ce qu'on peut obtenir
28:26en optique
28:27mais sans les contraintes
28:28en fait de l'optique
28:29pour les communications
28:30en fait
28:32espace
28:32sol
28:33où on a la problématique
28:34en fait
28:35des nuages
28:36qui ne permettent pas
28:37de pouvoir tenir
28:38en fait
28:38la disponibilité
28:39donc ça c'est ce que nous
28:40on est en train de développer
28:41de bâtir ce réseau KA
28:42et notamment
28:43on fait ça en partenariat
28:45avec
28:45avec Eutelsat
28:46qui a
28:48sur lequel on fait
28:49une démonstration
28:49pour pouvoir réutiliser
28:51le segment sol
28:51du système OneWeb
28:53donc c'est 42 sites
28:54600 antennes
28:55et on va mutualiser
28:57ces antennes là
28:58pour pouvoir fournir
28:59aussi un service
29:00aux acteurs
29:01de l'observation
29:02de la Terre
29:02également en bande KA
29:04pour pouvoir atteindre
29:04du très très haut débit
29:05et du quasi temps réel
29:06donc vous allez être
29:07l'intermédiaire
29:08c'est à dire que
29:08Eutelsat va vous
29:10louer ces locaux
29:11que vous allez ensuite
29:12valoriser
29:13pour que la donnée
29:14soit traitée
29:15c'est le modèle
29:16du sort du Airbnb
29:17que je mentionnais
29:19l'idée
29:20alors ils ne vont pas
29:21nous louer
29:21c'est un partenariat
29:23sur lequel on déploie
29:24une expérimentation
29:25pour pouvoir réutiliser
29:26ces antennes
29:27donc là le modèle
29:27c'est que nous
29:28on vient changer l'antenne
29:29pour pouvoir être capable
29:29de pouvoir accéder
29:30à d'autres bandes de fréquence
29:31qui ne sont pas
29:32les bandes de fréquence
29:33télécom utilisées
29:34par OneWeb
29:35et ça c'est difficile
29:35à faire ce changement
29:36ce shift ?
29:37alors ça en fait
29:39il y a un peu
29:40de changement à faire
29:40mais la beauté de ça
29:42c'est qu'on a juste
29:43besoin de changer
29:43ce qu'on appelle
29:44la source de l'antenne
29:44donc c'est une petite partie
29:45de l'antenne
29:46qui coûte en fait
29:46une fraction du prix
29:48de l'antenne
29:48donc économiquement
29:49c'est beaucoup plus efficace
29:50que d'avoir à bâtir
29:51une nouvelle antenne
29:53et ça cette antenne K
29:54c'est vraiment quelque chose
29:58qui est en train
29:58de révolutionner
29:59peut-être le segment sol
30:00et les possibilités
30:01d'optimiser l'accès
30:02à la donnée ?
30:03alors on y arrive
30:04parce qu'actuellement
30:05on utilise la bande S
30:06et la bande X
30:06il y a de plus en plus
30:07de systèmes
30:08il y a de plus en plus
30:08de congestion
30:09il y a une besoin
30:09de montée en débit
30:10donc on voit ça apparaître
30:12aux alentours
30:13de 2027-2028
30:14c'est souvent lié
30:15comme dans le spatial
30:16lié à des cycles
30:17des cycles aussi
30:17de développement
30:18plateforme
30:18d'intégration
30:19de nouvelles technologies
30:21mais on voit que
30:22notamment la bande KA
30:24à la fois
30:24dans un aspect
30:25performance
30:26mais aussi
30:26sur un aspect
30:27on va dire
30:27purement réglementaire
30:29axé à la fréquence
30:29elle va pouvoir solutionner
30:31un certain nombre
30:31de sujets
30:32donc on voit
30:32des gros opérateurs
30:33migrer vers ce type
30:34de solutions
30:36dans un futur
30:38relativement prochain
30:39Claude Audouille
30:40peut-être pour terminer
30:41un point de prospective
30:43alors on a déjà parlé
30:44dans cette émission
30:45de projection
30:46sur la question
30:46des data centers
30:47dans l'espace
30:48ou alors la communication
30:50quantique
30:50est-ce que c'est des choses
30:51qui peuvent avoir
30:52un impact
30:52sur demain
30:54la mutation
30:55du segment seul
30:58oui
30:58on le voit déjà
31:00en termes de maturité
31:01la KA
31:02est très mature
31:03c'est une bande
31:04de fréquence
31:04qui est mature
31:06il ne faut pas oublier
31:07qu'une fois
31:07que les données
31:08sont en pied d'antenne
31:09il faut les rapatrier
31:11et pour ça
31:12il faut des infrastructures
31:12sol
31:13ou repasser
31:14par des data
31:15mais on perd
31:16en latence
31:17donc il y a
31:18tout ce qui accompagne
31:19les infrastructures
31:20sol
31:20pour permettre
31:21d'avoir aussi
31:22ce débit
31:23et cette latence
31:25qu'on obtient
31:26sur du bord sol
31:27l'optique
31:28est un vrai
31:31challenge
31:31pour le futur
31:33au sens
31:33des concepts
31:35opérationnels
31:35aussi
31:36on en a déjà
31:37un peu parlé
31:37S, X, K
31:39tout ça
31:39c'est les mêmes concepts
31:40c'est des radiofréquences
31:41dès qu'on passe
31:41sur l'optique
31:42on a des concepts
31:44opérationnels
31:44nouveaux
31:45à imaginer
31:46parce que
31:47la sensibilité
31:49aux conditions météo
31:51amène
31:51à réfléchir
31:53à ces nouveaux concepts
31:54et tout ça
31:55se fait
31:56pas que au sol
31:57il faut que tout ça
31:58s'équilibre
32:00entre le bord
32:01et le sol
32:01et que les infrastructures
32:02au sol
32:03soient aussi
32:06coordonnées
32:06avec ce qu'on va
32:07mettre à bord
32:08des nouveaux satellites
32:09encore une fois
32:10c'est cette vision
32:10360
32:11et verticale
32:13merci à tous les trois
32:14d'avoir pris le temps
32:15d'échanger
32:15avec nous aujourd'hui
32:16sur la question
32:17du segment sol
32:18Antonia Hirsch
32:19je rappelle que vous êtes
32:20cofondateur de SkyNopi
32:21Michel Condé
32:22PDG d'Infinity Space Provider
32:24c'est Claude Odoui
32:25sous-directeur
32:26télécom réseau de stations
32:27et système d'alerte
32:29au CNES
32:29on enchaîne
32:30quant à nous
32:31avec notre dernière séquence
32:32espace durable
32:33sur Bismarck
32:39Surveiller les littoraux
32:40et la montée des eaux
32:41conséquence directe
32:42du changement climatique
32:43c'est le sujet du jour
32:44dans votre séquence
32:45espace durable
32:46en partenariat
32:46avec le SCO
32:47le Space for Climate Observatory
32:49à l'honneur
32:50aujourd'hui
32:50le projet
32:51lithoscope
32:52porté notamment
32:53par la société CLS
32:54Claire Dufault
32:55directrice du pôle innovation
32:56chez CLS
32:57est avec nous
32:57bonjour Claire
32:59bonjour Cécilia
33:00bienvenue sur le plateau
33:01de Smart Space
33:02racontez-nous
33:03l'histoire et l'intérêt
33:04d'un projet
33:04comme le lithoscope
33:07et bien
33:08le lithoscope
33:09fait partie
33:11des premiers projets
33:12financés par
33:12le Space Climate Observatory
33:15l'objectif
33:16de ce projet
33:17était de construire
33:18une solution
33:19de visualisation
33:21des risques
33:23encourus
33:24par les zones littorales
33:25dans le futur
33:26jusqu'à l'horizon
33:27de 2100
33:27lié à la montée
33:28du niveau moyen
33:28des mers
33:30l'idée
33:31c'était
33:32à l'époque
33:32de tester ça
33:33sur deux régions
33:34en particulier
33:35en France
33:37oui
33:38l'objectif
33:38était de démontrer
33:40que l'observation
33:41satellite
33:41était un moyen
33:43de pouvoir
33:44observer
33:45et de décrire
33:46ces aléas
33:47sur l'ensemble
33:48des littoraux
33:49et on a choisi
33:50deux territoires
33:51en France
33:51comme des territoires
33:53de démonstration
33:54puisqu'on avait
33:55dans ces territoires-là
33:56des études existantes
33:58des connaissances existantes
33:59que l'on pouvait
34:00utiliser
34:01comme référence
34:03vous disiez
34:04les objectifs
34:05concrètement
34:06c'est d'estimer
34:06le risque
34:07de submersion
34:08comment vous faites ça
34:09avec quels outils ?
34:11Alors du coup
34:12on associe
34:14deux types
34:15d'observation
34:16satellite
34:17d'une part
34:17l'observation
34:18du niveau
34:19moyen des mers
34:20qui est fait
34:21par les satellites
34:21altimétriques
34:22depuis les années
34:2490
34:24et on l'associe
34:26avec une description
34:27de l'élévation
34:28de la hauteur
34:30terrestre
34:31donc des zones
34:32littorales
34:32qui elle
34:33peut être évaluée
34:34à partir
34:35d'imageries
34:36optiques
34:37très hautes
34:37résolutions
34:38que l'on prend
34:39avec différents angles
34:40de vue
34:40et qui nous permet
34:41d'estimer
34:42des modèles numériques
34:42de terrain
34:43et en combinant
34:44ces deux informations
34:45montée du niveau
34:46des mers
34:46et hauteur des terres
34:48on peut faire
34:49des calculs
34:50par des modèles
34:50mathématiques
34:52simplifiés
34:52des potentielles
34:53zones
34:54qui vont être
34:55impactées
34:55dans le futur
34:57par de l'eau
34:58permanente
34:59ou temporaire
34:59lors des tempêtes
35:01sur ces zones-là
35:03L'idée
35:04c'est de prévenir
35:04les civils
35:05c'est de protéger
35:06la population
35:07in fine
35:07et je crois
35:08qu'une des difficultés
35:09techniques
35:10c'était aussi
35:11d'identifier
35:12les bâtis végétalisés
35:13qui font partie
35:14aujourd'hui
35:15de l'urbanisation
35:16des littoraux
35:17notamment
35:18ça ça fait partie
35:19des défis techniques
35:20pour arriver
35:21à être concret
35:22dans les applications
35:23que vous proposez
35:25en fait
35:26sur les enjeux techniques
35:27que l'on a dû
35:29relever
35:29les challenges
35:31qu'on a dû relever
35:31il y avait
35:32cette estimation
35:33fine
35:33des hauteurs
35:35dans les
35:36des hauteurs
35:37de terrestres
35:38donc d'élévation terrestre
35:39dans les zones littorales
35:40effectivement
35:41il y a des zones
35:42avec
35:42du bâti
35:44avec
35:44une morphologie
35:46d'infrastructure
35:47qui doit être prise en compte
35:48et ça c'est
35:49aujourd'hui
35:50un des challenges
35:51de l'imagerie optique
35:53très haute résolution
35:54on a des précisions
35:56qui sont autour
35:56de 50 cm
35:57en hauteur
35:59et donc certains
36:01certains bâtis
36:02certaines digues
36:02n'étaient pas forcément
36:03toujours visibles
36:04ça fait partie
36:05des exercices
36:06de comparaison
36:07qu'on a pu faire
36:07et mener avec le BRGM
36:09par exemple
36:10sur la presquive de Gavre
36:11qui avait de leur côté
36:13des observations
36:15plus précises
36:16faites par des mesures
36:17aéroportées
36:18Alors justement
36:19vous travaillez
36:19à ce moment-là
36:21avec les acteurs locaux
36:22l'idée c'est de comprendre
36:23aussi leurs besoins
36:24précisément
36:25de récupérer aussi
36:26les données
36:26qu'ils peuvent vous apporter
36:28c'était peut-être
36:29la première fois
36:30pour eux
36:31qu'ils utilisaient
36:32de la donnée spatiale
36:34qu'ils travaillaient
36:34concrètement
36:35avec de la matière spatiale
36:36comment s'est passée
36:36cette collaboration
36:39Alors ça a été
36:41un moment
36:42de co-construction
36:44en fait
36:45des indicateurs
36:46qu'on a voulu
36:46leur mettre à disposition
36:47effectivement
36:49la donnée spatiale
36:51en elle-même
36:51ce n'était pas
36:52une observation
36:52qu'ils avaient l'habitude
36:53d'utiliser
36:54dans leur
36:56soit dans leur
36:57activité de tous les jours
36:58ou même dans leur
36:59système d'information
37:00géographique
37:00quand certains territoires
37:01en avaient un
37:03par contre
37:04ce qui était intéressant
37:05ça a été
37:05de pouvoir voir
37:07comment ça pouvait
37:07compléter
37:08aujourd'hui
37:09leur connaissance
37:11comment ça pouvait
37:12compléter
37:12des informations
37:15venant d'autres
37:17systèmes
37:17comme des modèles
37:18comme des études
37:20faites
37:20par des bureaux
37:21d'études
37:22par le passé
37:23donc on a
37:24plutôt essayé
37:26de comprendre
37:27comment ça pouvait
37:28se combiner
37:29et leur permettre
37:31eux d'aller plus loin
37:32dans leurs réflexions
37:33et finalement
37:33d'enrichir
37:34vous aussi
37:35votre proposition
37:36de valeur
37:37oui tout à fait
37:38de pouvoir
37:39concevoir
37:40les différents scénarios
37:41parce qu'au final
37:41c'est des scénarios
37:42qu'on a
37:44mis en place
37:45on a
37:45fait des scénarios
37:47futurs
37:48d'évolution
37:49de la hauteur
37:51des mers
37:51de la partie
37:54prise en compte
37:54des tempêtes
37:55et les différentes
37:56échéances temporelles
37:57auxquelles ils voulaient
37:58regarder
37:58les différents
38:00enjeux locaux
38:00qu'ils voulaient
38:01prendre en compte
38:01pour estimer les risques
38:03voilà
38:03donc c'est tout
38:04un ensemble
38:05de paramètres
38:06qu'on a pu
38:07échanger
38:09et mettre
38:09en place
38:10avec eux
38:10et alors
38:11la mission
38:12sous-agent de ce projet
38:13c'est aussi
38:13de caractériser
38:14ces enjeux
38:14socio-économiques
38:16qu'est-ce que ça veut
38:16dire concrètement
38:19ça veut dire
38:19que quand un aléa
38:21tel qu'une submersion
38:22marine
38:23va impacter
38:24une zone
38:25quelle qu'elle soit
38:26mais en l'occurrence
38:26ça c'est des zones
38:27littorales
38:27elle va avoir
38:29un effet
38:30plus ou moins
38:31important
38:31selon
38:32l'enjeu
38:33socio-économique
38:34du territoire
38:35donc
38:35la répartition
38:37de la population
38:38sur ce territoire
38:39son âge
38:40les activités
38:41économiques
38:42si c'est des secteurs
38:43à forte
38:43dominante
38:45industrielle
38:45ou non
38:46les infrastructures
38:46les routes
38:47les zones
38:48ferroviaires
38:49donc ça
38:49ça va
38:51nuancer
38:51l'impact
38:52de l'aléa
38:53sur la zone
38:53et donc c'est important
38:54de pouvoir caractériser
38:56ces enjeux
38:57soit par le spatial
38:58à partir d'observations
38:59d'occupations du sol
39:00soit par aussi
39:01un mélange
39:03avec des bases
39:03de données locales
39:04bases de données
39:05sur la population
39:06sur les zones
39:09économiques
39:09qui nous permettent
39:11de pouvoir estimer
39:11des risques
39:12et ça c'est des données
39:13que vous n'aviez pas
39:14forcément traitées
39:15jusqu'alors
39:15dans votre activité
39:16chez CLS
39:18Alors on n'avait pas forcément
39:21combiné
39:22l'aléa
39:24et l'enjeu
39:26par contre
39:26on avait déjà
39:27réalisé des cartographies
39:29d'occupation du sol
39:30donc qui visent
39:31à décrire
39:33un territoire
39:35ses activités
39:36et comment
39:37les enjeux
39:39socio-économiques
39:40sont répartis
39:42Ça c'était
39:43en 2011
39:47Qu'est-ce qui a
39:48pu se faire
39:49depuis ?
39:50Quels enseignements
39:50depuis le lancement
39:51du projet
39:52ont été retenus
39:53et où en est
39:54aujourd'hui
39:54ce projet Litoscope ?
39:56Alors c'était
39:57exactement en 2021
39:59C'était il y a
40:005 ans
40:02Non il n'y a pas de souci
40:04Donc le projet
40:05est terminé
40:06depuis lors
40:08ce qu'on a pu
40:09apprendre
40:10c'est que le besoin
40:11en fait
40:12aujourd'hui
40:13est d'avoir
40:15cette mise
40:16à connaissance
40:17du risque
40:18mais que
40:20l'adaptation
40:21des territoires
40:22n'est pas
40:23aujourd'hui
40:24suffisamment
40:25financée
40:26par les territoires
40:27et que
40:27cette solution
40:29a un coût
40:30qui n'est pas
40:31forcément
40:32absorbable
40:33à ce jour
40:34en l'état
40:36par eux
40:37et donc
40:38on a plutôt
40:39on s'est tourné
40:39vers un travail
40:40avec des acteurs
40:41du risque
40:41du management
40:42du risque
40:43et en particulier
40:44du domaine
40:44de l'assurantiel
40:45pour construire
40:47un produit
40:47à l'échelle mondiale
40:49donc c'est une version
40:50une solution
40:51dérivée de ce projet
40:53qui s'appelle
40:54CorisClim
40:55et qui aujourd'hui
40:56est proposé
40:57sous forme
40:57d'abonnement
40:58où le calcul
41:00a déjà été fait
41:01sur l'ensemble
41:01des littoraux
41:02de la planète
41:03et où en fait
41:04une résolution
41:05un peu moindre
41:06que ce qui avait été fait
41:07résolution horizontale
41:09donc les mailles
41:09géographiques
41:10qui sont étudiées
41:11sont faites
41:12de manière
41:13un peu moins précise
41:14mais du coup
41:15on peut donner
41:15cette information
41:16partout
41:16sur tous les taureaux
41:17de la planète
41:19voilà
41:19sous un interface
41:21de visualisation
41:22comme nous l'avions fait
41:23pour l'EtoScope
41:23une façon de commercialiser
41:25cette solution
41:26et votre savoir-faire
41:27et peut-être
41:27de continuer
41:28à intéresser
41:29les acteurs étatiques
41:31vers ces solutions
41:32qui vont aider
41:33véritablement
41:34les gens
41:34grâce notamment
41:35à la donnée spatiale
41:36merci beaucoup Claire Dufault
41:38directrice du Pôle Innovation
41:40chez CLS
41:41d'avoir pris le temps
41:41de répondre à nos questions
41:42merci à tous
41:43de nous avoir suivis
41:44dans cette émission
41:45on se retrouve
41:46dès le mois prochain
41:47sur Bismarck
41:48musique
41:50Générique
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