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  • il y a 3 heures
Samedi 14 mars 2026, retrouvez Christophe Barthet (associé, responsable du secteur immobilier, EY-Parthenon), Delphine Beji (Architecte et présidente, AIA Life Designers), Arnaud Cursente (Directeur général, Grand Paris Aménagement) et Cyril Zaprilla (Directeur Retail France, BNP Paribas Real Estate) dans SMART IMMO, une émission présentée par Fabrice Cousté.

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00:15Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue dans Smartimo, édition spéciale depuis le Mipim à Cannes, édition 2026.
00:22On va voir dans un instant que le commerce n'est pas mort, loin de là, le retail prend sa
00:28revanche sur le e-commerce.
00:30En revanche, du côté des bureaux, 6 millions de mètres carrés seraient vacants, alors que faire ? Peut-on toujours
00:36les transformer, ces bureaux, en logements ?
00:39On ira également du côté du centre Pompidou qui amorce une vraie transformation et elle va durer 5 ans.
00:45Enfin, on s'intéressera à l'impact des gares du Grand Paris, elles vont complètement, là également, modifier le territoire
00:52qu'a l'impact de ces gares du Grand Paris.
00:54C'est tout de suite dans Smartimo.
00:59Depuis le Mipim à Cannes, édition 2026, on se pose la question, y a-t-il une éclaircie dans le
01:06retail ?
01:06Pourront en parler en étant compétit de Cyril Zaprila ? Bonjour Cyril.
01:09Bonjour.
01:10Cyril, vous êtes directeur du pôle commerce de BNP Paribas Real Estate Advisory.
01:14Dans un instant, vous allez nous parler également de cette course incroyable des cycles de l'immobilier qui vient au
01:21Mipim en vélo.
01:22Mais tout d'abord, on parle un peu business avec justement le retail.
01:25On a l'impression qu'après des années un peu compliquées, ça va mieux pour les commerces ?
01:30Alors, ça va mieux pour certains commerces.
01:32Ce qu'on a pu constater ces derniers temps, c'est qu'il y avait des prises de participation d
01:35'institutionnels dans des centres commerciaux majeurs,
01:38ce qui n'était pas arrivé depuis très longtemps. C'était le cas de la Caisse des dépôts, donc, dans
01:41le centre d'Unibail du Forum des Halles à Paris.
01:44Donc, évidemment, un centre sans risque, très corps.
01:47Mais cette première arrivée comme ça d'un institutionnel depuis quelques années augure de bonnes choses.
01:52Parce que c'est vrai que c'est plutôt le secteur corps qui souffre en ce moment sur le marché
01:56immobilier global.
01:57Il y a peu d'acquéreurs sur ces segments de marché.
02:00Et là, on sent poindre le retour de ces acteurs non spécialisés, forcément, qui viennent reprendre des participations au commerce.
02:08Ce qui est plutôt un bon signal.
02:09Et puis, il y a d'autres segments qui fonctionnent toujours bien, qui sont les retail parks, les boîtes périphériques.
02:14Et les segments locatifs comme le discount, le luxe, qui a bien fonctionné, qui maintenant est plutôt en stabilisation.
02:22Et puis, l'alimentaire, toujours très performant.
02:24Oui, ces institutions qui reviennent, est-ce que ce n'est pas un marché de report par rapport au marché
02:28du bureau qui souffre toujours ?
02:30Moi, je ne verrais pas ça comme ça.
02:32C'est un peu la diversification qu'on a vue pendant les dernières années.
02:35On a besoin de reporter, effectivement, de temps en temps ces capitaux sur d'autres segments de marché.
02:39Donc, ce n'est pas spécialement la fuite du bureau.
02:41C'est plutôt l'équilibrage entre la logistique, le commerce.
02:44Ce sont des secteurs qui sont très interdépendants.
02:46Donc, ça fonctionne plutôt pas mal.
02:48Et il est assez logique que quand on investit dans un entrepôt avec Décathlon, par exemple,
02:53on va développer également les magasins Décathlon.
02:55C'est finalement une synergie assez générale.
02:58Je ne vois pas une fuite, puisque finalement, en volume, on pèse toujours la même chose en pourcentage.
03:03Dès qu'on parle commerce, on parle e-commerce.
03:05On se dit, voilà, ces centres commerciaux, finalement, demain, il n'y aura plus personne.
03:10Or, on s'aperçoit qu'il y a vraiment une appétence du public.
03:13Il suffit d'aller justement dans les grands centres un samedi après-midi.
03:17C'est résilient, finalement, cette classe d'actifs ?
03:20Finalement, oui.
03:21On s'est tous posé la question au moment où le e-commerce a explosé, savoir si, et ça a
03:25permis à la logistique d'ailleurs, de faire des volumes conséquents.
03:28Mais finalement, on a repris les chiffres.
03:30Et quand on regarde le leader du e-commerce en France, Amazon, finalement, ça pèse l'équivalent d'une enseigne
03:35comme Leroy Merlin.
03:36Donc, ça ne fait pas très peur.
03:38C'est assez logique que le commerce et le e-commerce, ce qu'on a appelé l'omni-canal dans
03:44les années 2019, 2020, 2021, soient très liés.
03:48Moi, je pense que c'est plutôt une évolution du secteur du commerce qui va dans le sens du service
03:52aux consommateurs.
03:54Le e-commerce n'est pas forcément très développé partout en France.
03:56Le lieu de vie qui est un centre commercial continue à persister dans certaines régions où, parfois, c'est un
04:01peu le lieu, c'est un peu la place du village quand même.
04:03Donc, c'est important pour beaucoup de gens d'aller faire ces courses.
04:06D'autant qu'on se dit, pour les consommateurs, ça va être peut-être les plus jeunes qui seront très
04:10attirés par l'e-commerce.
04:11Or, c'est eux aussi qui sont dans les grands centres commerciaux, qui privilégient finalement l'expérience aussi du réel,
04:18du physique.
04:19C'est dingue. On a vu cette statistique où les moins de 25 ans étaient finalement très présents dans le
04:23commerce physique.
04:24Et c'était peut-être un signal encourageant pour certaines marques qui vont développer ces segments-là pour les ados
04:30et les jeunes adultes.
04:31Donc, on a perçu ça effectivement.
04:33Ce ne sont pas forcément des consommateurs qui vont être totalement dédiés à l'e-commerce.
04:38Ils vont rester quand même sur le commerce physique et l'expérience client.
04:42Vous parliez tout à l'heure justement de Paris.
04:44Est-ce que ces éclaircies sur le commerce, elles sont dans les grands centres commerciaux parisiens ou France entière ?
04:50Alors, moi, je les ai plutôt vus sur la première prise de participation.
04:53C'est un centre parisien.
04:55Mais ça peut être tout à fait le cas dans d'autres régions de France, puisque c'est la caractéristique
05:00un peu du commerce.
05:01C'est que les zones prime sont partout en France.
05:02Vous pouvez trouver au mètre carré le même prix à Toulouse, à Bordeaux, à Lyon, sur un centre prime et
05:07dans la région parisienne.
05:09Donc, c'est assez magique comme sujet.
05:12C'est qu'on peut trouver des prises de participation d'un institutionnel dans d'autres régions que Paris.
05:17Très bien, tant mieux pour cette éclaircie en tout cas qui se profile dans le ciel cannois, où les nuages
05:23s'avoncèlent, mais pour le commerce.
05:25On parle de cette course incroyable, les cycles de l'immobilier.
05:30Voilà, une soixantaine de personnes qui font Annecy Cannes pour arriver au MIPIM.
05:35Vous en avez fait partie.
05:36Ça s'est passé quand et comment ?
05:38Alors, ça s'est passé sur la dernière semaine, à partir de jeudi dernier.
05:41Alors d'abord, ce qui est incroyable, ce n'est pas cette course.
05:43C'est l'organisation de cette course par les cycles de l'immobilier qui sont représentés en majeure partie par
05:48des bénévoles, évidemment.
05:50C'est une association loi 1901 qui a beaucoup d'adhérents, de plus en plus d'adhérents.
05:57Le vélo a fait une percée en France incroyable dans le domaine du sport et le sport business, en l
06:01'occurrence.
06:02Alors, certains Anglais disent que c'est le New Golf.
06:05Moi, je pense que c'est plutôt un endroit où on peut se dépasser, être ensemble.
06:09Donc, ça se passe évidemment à Paris pendant toute l'année.
06:12Il y a 42 entraînements qui sont organisés par les cycles de l'immobilier, avec toute typologie de partenaires immobiliers.
06:21Il y a des coachs, il y a des gens qui nous suivent.
06:23Et puis, une fois par an, on descend au MIPIM.
06:26Ça part d'Annecy parce que venir de Paris, c'est une logistique particulière.
06:29C'est 700 km, 9 000 mètres de dénivelé.
06:33Et surtout, c'est soutenir des associations parce que c'est caritatif.
06:38On lève des fonds et c'est très important pour ces associations qui ont une visibilité dans le monde de
06:43l'immobilier qu'elles n'auraient pas sans nous.
06:45Donc, ça, c'était évidemment notre mantra pendant cinq jours d'effort.
06:49Et on a réussi à lever pas loin de 300 000 euros cette année encore.
06:53Depuis la création de ce Paris MIPIM, c'est un peu plus d'un million sept qui ont été levés
06:59au profit de ces associations.
07:01Elles sont tous les trois ans renouvelées.
07:04Et là, en l'occurrence, on est très heureux de voir qu'on va peut-être battre le record de
07:08l'année dernière qui était de 330 000 euros.
07:10Puisque, évidemment, on continue à collecter.
07:11Donc, surtout, il faut continuer à abonder les collectes.
07:14Puisque ce n'est pas parce que la course est terminée que les collectes s'arrêtent.
07:17À encourager les champions, les forçats de la route.
07:19On arrive dans quel état au MIPIM après tous ces kilomètres dans les pattes ?
07:23En fait, on est un peu sur l'adaïnaline de l'effort pendant plusieurs jours.
07:26Donc, on est plutôt dans une très bonne forme.
07:28C'est ce qu'on appelle la surcompensation en sport.
07:31Donc là, on est dans une très, très bonne forme.
07:32Ça va très bien se passer.
07:33En revanche, ce week-end, je pense que beaucoup vont bien dormir.
07:36Voilà, Cyril Zapriac qui a donc des fourmis dans les jambes après ces jours de...
07:41Ce n'est pas une course, c'est une course d'entrade.
07:43Vous insistez aussi.
07:44C'est ça, on arrive ensemble.
07:45C'est vraiment le mantra de cette association.
07:48On part ensemble, on arrive ensemble.
07:50Et toute cette partie qui sépare l'arrivée et le départ, c'est une partie d'entraide, de solidarité entre
07:55nous.
07:56Ce n'est pas des mots en l'air.
07:58C'est vraiment quelque chose qu'on a vécu, qu'on a perçu.
08:01Dans ce MIPIM, on a tous notre histoire commune de cette descente en vélo.
08:07Et quand on se croise dans les allées, on a un petit regard complice très agréable.
08:10En tout cas, on vous a vu lundi en arrivant, tout de noir vêtu, fatigué, mais heureux.
08:17En plus, il y a eu quelques gouttes, ça ne devait pas être évident.
08:19Merci, Cyril Zapriac.
08:20Je rappelle que vous êtes directeur du pôle commerce chez BNP Paris-Barril et Site Advisory.
08:24A très bientôt dans ce Martimo.
08:29Depuis le MIPIM à Cannes édition 2026, on va parler à nouveau de l'épinaise question des bureaux avec un
08:36extraire.
08:36Notre invité, c'est Christophe Barthé. Bonjour Christophe.
08:38Bonjour.
08:39Vous êtes associé responsable du secteur immobilier pour EY Stratégie et Transactions.
08:44EY par thé, non.
08:45Et avec vous, on va justement se poser cette question.
08:48C'est vrai qu'il y aurait 6 millions de mètres carrés de bureaux vacants.
08:52Alors Christophe, est-ce que vous avez la solution ? Que peut-on faire ?
08:55Il y a plusieurs solutions. Il n'y a pas de solution miracle.
08:58Mais en tout cas, il y en a certaines qu'on va essayer d'explorer aujourd'hui.
09:01Oui. Tout d'abord, présentez-nous un petit peu votre activité.
09:04C'est vrai que EY, on vous connaît plus pour la stratégie, la complètement des entreprises.
09:08Il y a une branche comme ça, immobilier, transactions.
09:10On a des équipes dédiées à l'immobilier.
09:12On est pas loin de trentaine de partenaires.
09:16Pas que dans la transaction, mais on accompagne nos clients sur tous les sujets stratégiques, transactionnels.
09:21Et pour tous types de clients, à la fois des promoteurs, des foncières, des sociétés d'investissement, des fonds immobiliers.
09:28Et des sociétés qui travaillent plutôt côté serviciel.
09:31Oui. Depuis deux ans, c'est vrai qu'on subit cette crise de l'immobilier.
09:34On voit d'ailleurs qu'on a un MIPIM un petit peu moins exubérant, on va dire, que les années
09:39précédentes.
09:40Pour vous, quelles sont justement les classes d'actifs les plus résilientes hors bureau ?
09:44Si on regarde ces dernières années, puis ce qu'on peut voir même depuis plus longtemps.
09:51La première pour moi, c'est l'hôtellerie.
09:53C'est une classe d'actifs qui a démontré sa résilience et son retournement, notamment après le Covid.
10:00La demande loisir, la demande à faire est plutôt toujours très bonne.
10:07La performance des hôtels est plutôt excellente.
10:11Et à la fois la partie exploitation et la partie immobilier,
10:13puisqu'on voit que maintenant il y a beaucoup de remembrements qui ont été faits ces dernières années
10:18et qui illustrent un peu cette dynamique.
10:20Oui. On parle aussi beaucoup des data centers, de la logistique. Qu'en est-il ?
10:24Alors la logistique, la demande reste structurelle et donc elle reste là.
10:29C'est toujours dynamique.
10:31Des volumes d'investissement un peu moins importants en 2025.
10:35Néanmoins, il y a des besoins.
10:38La proximité urbaine, tous ces éléments-là font que les investisseurs sont toujours intéressés par ces classes d'actifs.
10:45Et c'est d'ailleurs ce qu'on a pu voir dans les couloirs du MIPIM,
10:47ou entendre en tout cas, les investisseurs seront attirés par ces classes d'actifs-là.
10:51De la même manière que les data centers, où ça c'est la classe d'actifs qui monte en puissance.
10:57Il y a, on en entend tous parler, le cloud.
11:01C'est un petit peu bridé par les problématiques énergétiques et foncières,
11:04parce que c'est des actifs très spécifiques.
11:06Mais de la même manière, les investisseurs, et notamment les fonds de private equity,
11:11en infrastructure aussi, puisque c'est un peu à la limite,
11:14sont très très très actifs sur cette classe-là.
11:16On parle aussi beaucoup des résidences gérées, notamment étudiantes.
11:19Alors, sur les résidences étudiantes, nos étudiants, ils ont besoin de logements.
11:25Il n'y en a pas assez, comme les logements au sens large, il n'y en a pas assez.
11:30Et donc, c'est vrai que les investisseurs sont, et les opérateurs également,
11:33sont très attentifs et ont une grande appétence pour cette classe d'actifs ces derniers mois.
11:39Bon, bien sûr, on est obligé quand même de parler des bureaux dans la tourmente depuis plusieurs années.
11:45Ces bureaux qui souffrent toujours, mais c'est vrai qu'il faut décomposer entre les actifs prime et puis le
11:51reste.
11:51Oui, alors on a l'ultra prime, d'un côté, qui lui, coche toutes les cases, j'ai envie de
11:56dire,
11:56que ce soit accessibilité, ESG, images, avec des loyers, notamment dans le QCA,
12:01qui ont atteint un sommet à 1 200 euros de mètre carré par an.
12:07D'un autre côté, donc ça c'est l'autre polarité, c'est les secondes mains qui souffrent, des loyers
12:13qui baissent,
12:13une vacance plus importante et notamment dans certaines zones un peu plus complexes.
12:18Et c'est vrai que quand on regarde, pour parler de la vacance, sur le marché francilien,
12:24on a 6,2 millions de mètres carrés, c'est 6,2 millions de mètres carrés, c'est 10%
12:30de vacances.
12:31Mais ça peut atteindre des 25% dans certaines localisations, notamment la première couronne,
12:35et dans certains quartiers, une vacance qui peut être encore plus importante.
12:40Christophe, les anglo-saxons ont fait le choix, c'est vrai, de dévaloriser finalement les actifs,
12:46des fois 30, 40%, très rapidement.
12:49Et aujourd'hui, on voit que ça commence à repartir.
12:51Nous, c'est un autre choix, on voit que ça baisse très très lentement.
12:55Alors, les valeurs ont en effet atterri un petit peu plus lentement que dans certains pays anglo-saxons,
13:01enfin, aux Etats-Unis, Angleterre.
13:04Ça s'est stabilisé depuis quelques années.
13:07La difficulté, quand on parle toujours de valeurs, c'est que ça dépend de l'actif.
13:11Ça dépend de l'emplacement, ça dépend de la qualité de l'actif.
13:14Donc, avoir une généralité, c'est peut-être compliqué de le dire.
13:18Par contre, oui, les valeurs ont baissé peut-être un petit peu plus lentement,
13:23sont atterris et on voit qu'on commence à avoir quand même certaines valeurs qui remontent maintenant.
13:27Oui, on parle beaucoup de transformation de ces bureaux en logement.
13:30Vous l'avez dit, on manque de logement et on a trop de bureaux.
13:33Donc, l'équation semble facile sur le papier.
13:35En réalité, c'est beaucoup plus compliqué.
13:37En effet, pour ces transformations de bureaux, déjà, si on prend le constat,
13:41comme on le disait, on a 6,2 millions de mètres carrés de vacances.
13:44On a une demande placée pour absorber cette vacance qui est de 1,6 millions de mètres carrés par an.
13:49Et encore, on ne considère pas les nouveaux actifs qui sont livrés, etc.
13:52Donc, clairement, et en parallèle de tout ça, on se retrouve avec, en France, une demande significative de logement qu
14:00'on n'arrive pas à adresser.
14:01Donc, la question, en effet, se pose comment on peut transformer ces bureaux en logement et quelles sont les contraintes
14:07auxquelles on va faire face.
14:07Je dirais qu'il y a trois grandes contraintes majeures qui s'additionnent.
14:13Donc, il y a une contrainte technique, une contrainte juridique, une contrainte économique.
14:19Si on prend la première, la contrainte technique, c'est que tous les logements ne sont pas, tous les bureaux,
14:24pardon, ne sont pas logements compatibles.
14:27Structurellement parlant, on ne peut pas transformer un bureau à un hôtel facilement.
14:30Ça dépend de la trame du bâtiment.
14:32Ça dépend notamment de la trame du bâtiment.
14:34Le deuxième point, c'est que ça demande aussi, ça peut nécessiter d'impliquer une perte de surface utile, entre
14:4310 et 15%.
14:44Et il faut intégrer à tout ça tous les enjeux environnementaux, énergétiques, etc.
14:48Donc, c'est vrai que d'un point de vue technique, il y a une vraie réflexion à avoir sur
14:51la faisabilité.
14:52D'un point de vue juridique, là, on peut dire qu'on a eu des bonnes nouvelles,
14:55puisqu'il y a eu la loi d'Aubier en juin 25 qui a assoupli, entre guillemets, le changement d
15:00'usage.
15:02Donc, maintenant, c'est vrai que pour faire très rapide, on a la possibilité de faire une dérogation au PLU
15:08pour changer la destination d'un bureau et le transformer en logement.
15:11On a aussi, et ça, ça peut être très intéressant pour le futur,
15:14la capacité de déposer des permis de construire multi-états et multi-destinations
15:20pour la réversibilité future, pas forcément tout de suite.
15:24Et ensuite, c'est vrai qu'il y a des assouplissements sur tous les sujets de copropriété,
15:30mais ça, je pense que vous en avez déjà entendu parler.
15:32Voilà, en tout cas, on voit que ce n'est pas si simple d'absorber ces millions de mètres carrés
15:37de bureaux vacants.
15:38Et peut-être le dernier point économique qui est peut-être le plus important.
15:43Pour qu'une transformation puisse se faire, il faut qu'en fait, tout le monde soit gagnant.
15:47C'est-à-dire à la fois les collectivités, à la fois les promoteurs, à la fois les investisseurs.
15:53Et aujourd'hui, ça demande un financement important,
15:58notamment parce qu'on a un portage financier plus long que des constructions neuves.
16:01Et sans compter que les taux pourraient remonter si effectivement la situation au Moyen-Orient ne s'améliore pas.
16:06Merci en tout cas, Christophe Barthé, pour cette vue sur ces millions de mètres carrés de bureaux vacants.
16:12Christophe Barthé, je rappelle que vous êtes associé responsable du secteur immobilier pour EY, stratégie et transactions.
16:18A très bientôt dans Smartimo.
16:19Merci. En tout cas, merci de votre invitation.
16:25Depuis le Mipi Macan édition 2026,
16:28on va redécouvrir certains monuments emblématiques avec notre invitée, Delphine Bégy.
16:34Bonjour.
16:35Bonjour.
16:35Vous êtes architecte et présidente de Aya Life Designers.
16:38Avec vous, on va parler de Lyon, de la Pardieu, un chantier qui s'est étalé dans le temps presque
16:44fini, quoique.
16:45Et puis, bien sûr, du centre Pompidou à Paris, qui est en pleine rénovation.
16:48Et vous participez, bien sûr, à ces deux ouvrages.
16:52Tout d'abord, un petit mot justement de Aya Life Designers.
16:54Avec plaisir.
16:56Alors, Aya Life Designers, nous sommes une agence d'architecture interdisciplinaire qui regroupe 750 collaborateurs, architectes, ingénieurs,
17:04avec beaucoup d'autres professions qu'on est venus agréger au fil du temps, des paysagistes, des urbanistes, des scénographes.
17:12Voilà, on travaille cette interdisciplinarité de nos métiers autour des projets.
17:16L'architecte reste le chef d'orchestre de l'équipe, mais on est vraiment dans ce dialogue intermétier autour des
17:23projets,
17:23avec une clé d'entrée majeure, l'environnement, qui est vraiment aujourd'hui le leitmotiv de nos projets.
17:30Alors, on va voir des exemples à travers justement ces projets.
17:32Direction Lyon, la Pardieu.
17:34Tous ceux qui sont passés par Lyon ont vu ce chantier.
17:36C'est vrai, assez dantesque, on a l'impression qu'il n'en finit pas, mais si.
17:40Si, si, il se termine.
17:42Il se termine et vous travaillez encore sur un nouvel hôtel.
17:45Alors, juste à la sortie de la gare, la Pardieu, expliquez-nous.
17:48Oui, tout à fait.
17:48Donc là, c'est l'hôtel, un nouveau hôtel sur la place de Francfort, en sortie directe de gare, en
17:54proximité du tramway,
17:56ce qui est une vraie complexité dans ce projet.
17:57Donc, c'est un hôtel de 170 chambres, avec des suites, 8 suites environ, un rooftop,
18:04vraiment avec une destination assez nouvelle à la Pardieu, côté place de Francfort,
18:11où on va être en proximité directe de ce projet dès qu'on va sortir de la gare.
18:15Donc, la problématique qui nous a été posée, elle est évidemment de trouver ce design de la façade
18:21qui accroche finalement le passager, le client qui va arriver, en proximité de ce tramway.
18:28Donc, ça a créé une vraie complexité de projet.
18:30C'est ce qu'on aime, nous, chez AIA, dans les projets.
18:33C'est de régler ces complexités, complexité acoustique liée au tramway, complexité sismique,
18:39parce que c'est un projet en parasismique, et pour autant, travailler de manière très qualitative la façade.
18:44Donc, on est sur une façade en phob, préfabriquée, qui commence d'ailleurs à arriver sur le chantier,
18:50puisqu'on le livrera l'année prochaine, ce projet.
18:53Donc, préfabrication, ça veut dire hors-site ?
18:55Hors-site, tout à fait.
18:56Les panneaux arrivent directement et sont pluggés sur le gros œuvre qui, lui, est finalisé.
19:03Autre projet emblématique, Scarsé, c'est un monument emblématique, le centre Pompidou, Beaubourg-Pompidou.
19:09Les architectes Renzo Piano, à l'époque, avaient remporté ce projet.
19:13Certains avaient détesté ce grand mécano au centre de Paris.
19:18Là, il vient d'être complètement vidé.
19:20Racontez-nous ce projet qui risque là aussi d'être assez important.
19:24Tout à fait.
19:24C'est une grande aventure qui a commencé pour nous avec le lancement en 2020 de cette grande ambition
19:30lancée par le ministère de la Culture de rénovation complète du centre Pompidou.
19:34Donc, quand on parle de rénovation, c'est le sujet de l'amiante, c'est le sujet de la thermique,
19:39c'est le sujet de l'accessibilité pour tous de ce bâtiment.
19:42On a eu la chance de remporter ce projet.
19:45Nous sommes associés avec l'agence Moro Kusunoki et la designer Frida Escobidou.
19:53Nous sommes mandataires de l'équipe de maîtrise d'oeuvre et tout le pilotage de l'ingénierie du projet.
19:59Quand vous dites design, ça veut dire que vous allez complètement changer le centre Pompidou ?
20:04On ne va pas changer la façade, on va complètement rénover par contre cette façade.
20:10Le bâtiment va être classé monument historique en même temps que l'on va exécuter le chantier.
20:16Mais par contre, le centre Pompidou a décidé en même temps, quitte à fermer le centre autant que ce soit
20:21qu'une fois,
20:22en même temps qu'on va rénover complètement l'enveloppe, toute la partie culturelle.
20:26Et donc, le design des espaces va être vu entièrement dans ce centre Pompidou.
20:30Très bien. Quelles contraintes il y a en particulier ? Vous avez parlé de l'amiante.
20:35C'est vrai qu'il faudra évidemment faire attention à la protection des ouvriers.
20:39Quels sont les autres défis ?
20:41Les défis sont justement structurels, techniques sur la façade,
20:45avec un respect de l'architecture que l'on doit avoir sur toutes nos thématiques, tous nos propos.
20:50Une structure qui est aujourd'hui globalement très abîmée, qu'il va falloir restaurer, changer énormément de pièces.
20:56Et la particularité du centre Pompidou, c'est que ce qui avait été construit à l'époque est unique.
21:02C'était finalement un bâtiment quasiment prototype.
21:05Ce qui avait été construit n'a jamais été reconstruit.
21:08Donc il va falloir, il y a beaucoup de recherches en ingénierie, en structure,
21:12pour venir répliquer ces pièces qui n'existent que là.
21:15Il n'y a pas de pièces de rechange.
21:16Il n'y a pas de pièces de rechange.
21:17Est-ce que ça veut dire qu'il faut recréer, réinventer certains points ?
21:20Oui, bien sûr, pour y intégrer finalement toutes les contraintes nouvelles, réglementaires, thermiques, évidemment.
21:26Beaucoup d'innovation.
21:27Aujourd'hui, on connaît le centre Pompidou pour son musée, pour la bibliothèque des étudiants, évidemment.
21:34On a pu y passer un jour ou l'autre.
21:37Il y a un restaurant également.
21:38Est-ce que ça va être modifié dans les espaces ?
21:41Tout à fait.
21:41Tous les espaces vont être revus.
21:43Il va y avoir de nouveaux espaces créés, puisqu'on vient utiliser le premier niveau de sous-sol,
21:48qui était un parking, pour créer une nouvelle agora,
21:51qui va être connectée au forum actuel, avec des trémies qui vont être créées.
21:56Donc, en plus de tous ces espaces qui vont être rénovés,
21:58on va aussi découvrir de nouveaux espaces dans le centre Pompidou.
22:01Durée du chantier, là aussi, on a un peu peur quand on voit ce qui s'est passé à la
22:04part d'yeux.
22:05Cinq ans de chantier.
22:06Cinq ans, à partir de maintenant ?
22:07À partir de maintenant.
22:082026, 2031, 2032.
22:11On espère.
22:11On peut espérer.
22:12On fera tout pour.
22:13Merci, en tout cas, pour cet aperçu du nouveau centre Pompidou-Beaubord.
22:17Delphine Bégy, je rappelle que vous êtes architecte et présidente de AIA Life Designers.
22:21Et à très bientôt dans Smartimo.
22:22Merci beaucoup.
22:27Depuis le Mipim à Cannes, édition 2026,
22:30on va évoquer ce qui se passe du côté du Grand Paris Aménagement,
22:34avec le tout nouveau directeur général.
22:37Depuis deux mois, on avait l'habitude de Stéphane Defaille.
22:40Voici Arnaud Cursant.
22:41Bonjour Arnaud.
22:41Bonjour.
22:42Bienvenue à vous.
22:44Avec vous, on va parler bien sûr des actions du Grand Paris Aménagement.
22:48Tout d'abord, je voulais un petit compte-rendu de ce Mipim édition 2026.
22:53Un Mipim finalement assez studieux cette année.
22:55Absolument.
22:56Le qualificatif de studieux me paraît adapté.
23:00Un Mipim où on sent quand même que l'ambiance internationale suscite quelques interrogations.
23:07Mipim où on retrouve quand même tous les grands acteurs, même si la période électorale fait qu'il n'y
23:11a pas d'élus pour cette année.
23:13C'est vrai.
23:13Alors, on parle du Grand Paris Aménagement.
23:15Si on regarde dans le rétroviseur, bilan de cette année de l'année dernière, 2025 ?
23:20Alors, pour Grand Paris Aménagement, c'est une année qui avait été marquée par l'engagement d'un grand plan
23:25logement entre 2024 et 2025,
23:27puisque l'État nous avait demandé d'accélérer la production de logements.
23:32Et donc, on a mis en œuvre tout un plan avec des mesures d'accompagnement des promoteurs qui ont produit
23:36leurs effets,
23:37puisque nous avons réussi à quasiment doubler la production de logements en déposant des permis de construire pour 5500 logements
23:44entre l'été 2024 et l'automne 2025.
23:47Oui, on voit du côté des promoteurs, c'est toujours compliqué.
23:51On ne voit pas très bien la sortie de crise.
23:54Comment vous les accompagnez, vous qui êtes au contact quotidien ?
23:58L'accompagnement est un accompagnement du quotidien.
24:01Les équipes travaillent tous les jours avec les promoteurs.
24:04Il s'agit, sans sacrifier nos exigences et nos ambitions, de savoir faire preuve de pragmatisme pour aider les programmes
24:11à sortir,
24:12notamment quand il y a une conjoncture de commercialisation difficile.
24:16Donc, on est attentif sur ce point, mais on constate quand même une légère reprise plutôt positive en matière de
24:24commercialisation,
24:25notamment dans le domaine du logement et du retour des accédants à la propriété, qui est un phénomène avéré.
24:31Mais une très grande sensibilité des marchés au prix, au juste prix et à la juste qualité des logements.
24:36C'est vrai. Alors, dans les diverses opérations d'aménagement, les enjeux, souvent environnementaux, ont été prioritaires.
24:42Pensez-vous qu'on est allé un petit peu trop loin à l'heure où on sent qu'il y
24:46a un petit backlash écologique,
24:48surtout depuis que M. Trump est arrivé au pouvoir ?
24:50Alors, effectivement, il y a une petite musique de fond qui vise à remettre en question toute une série d
24:58'engagements écologiques
24:59qui ont été pris à l'échelle mondiale ou à l'échelle nationale.
25:03Nous, on considère chez Grand Paris Ménagement que nos jeunes générations ne nous pardonneraient pas de renoncer.
25:11Nous devons garder un cap en matière environnementale, en matière d'adaptation au changement climatique, d'écologie, de biodiversité,
25:20de protection de nos environnements sensibles, qu'il ne faut pas remettre en question.
25:25Par contre, la courbe, la trajectoire avec laquelle on doit atteindre ce cap, doit tenir compte de la réalité des
25:32marchés économiques,
25:34de la réalité technique, de la capacité à faire dans des conditions économiques acceptables pour les marchés tels qu'ils
25:40sont aujourd'hui.
25:41Donc, il s'agit de faire preuve d'un équilibre en la matière, ne jamais renoncer au cap,
25:46mais savoir faire preuve d'un certain pragmatisme pour ajuster la trajectoire.
25:52C'est dans ce cadre qu'on a d'ailleurs lancé notre nouvel appel à manifestation d'intérêt auprès des
25:57promoteurs
25:57qui va nous permettre de référencer les promoteurs avec lesquels nous allons travailler dans les prochaines années.
26:01Et nous leur avons notamment demandé de nous faire un retour sur notre fameux socle d'exigence mis en place
26:07depuis maintenant 4 ans.
26:08– 2026, c'est aussi une année de transition électorale, dans quelques jours les élections municipales.
26:14Est-ce que vous êtes, vous, affecté dans certains projets ?
26:18– Alors, les périodes électorales s'accompagnent de deux phénomènes.
26:22Un premier qui est en général un phénomène de prudence à l'approche des élections
26:26et donc de ralentissement des projets majoritairement.
26:30Certains élus souhaitent accélérer, mais la plupart du temps, il y a une forme de prudence qui s'impose.
26:33Et puis après, il y a les campagnes qui parfois tournent autour d'opérations qui sont remises en question.
26:39Nous sommes dans une position extrêmement attentive vis-à-vis de certaines déclarations de candidats
26:46qui souhaiteraient remettre en question des projets.
26:47Notre objectif, ça va être de défendre les projets qui seraient remis en question.
26:50On en a identifié 3 ou 4 qui sont potentiellement re-questionnés, voire contestés.
26:57Et puis à côté de ça, c'est aussi l'ouverture de nouvelles opportunités
27:01puisque c'est aussi des nouveaux élus qui partent avec un nouveau projet,
27:03qui sont parfois confortés dans leur mandat précédent
27:05ou des nouveaux élus qui veulent insuffler quelque chose de nouveau,
27:09dans une nouvelle dynamique.
27:10Et nous, évidemment, nous serons à l'écoute pour les accompagner.
27:12D'accord, réponse dans quelques jours après les municipales.
27:15Arnaud Cursant, vous intervenez bien sûr dans l'émergence de certaines nouvelles gares du Grand Paris.
27:21Des quartiers entiers vont être remodelés.
27:24Où est-ce qu'on en est actuellement ?
27:25Est-ce qu'on a pris du retard ? Est-ce qu'on est dans les clous, entre guillemets ?
27:29Aujourd'hui, on a une assez bonne coordination entre les chantiers de la Société du Grand Paris
27:34et les opérations d'aménagement que nous développons autour de ces chantiers.
27:38Nous, on est présents sur une dizaine de quartiers du Grand Paris Express.
27:42Des quartiers dont certains sont des quartiers de la politique de la ville,
27:45comme Clichy-Sous-Bois ou Sevran-Baudotte,
27:48mais aussi une gare comme la Créteil-Léchat ou comme Vitry-Ardoine,
27:53qui ne sont pas des quartiers politiques de la ville.
27:55Les quartiers se développent.
27:57Ce sont des grandes opérations d'aménagement pour certaines d'entre elles,
28:00donc elles sont à des stades de maturité plus ou moins avancées.
28:02Mais ce qui est évident, on le constate à travers l'ouverture de la ligne 14
28:06et de l'opération qu'on a à Thier-Orly autour de l'arrêt de la ligne 14,
28:10c'est qu'une fois que les gares sont mises en service,
28:12et surtout la ligne est mise en service,
28:14il y a une dynamique qui s'accélère très fortement,
28:16puisque c'est très concret, notamment dans le marché résidentiel.
28:19Pour les gens, ils savent que maintenant le métro est là,
28:22il va vraiment faciliter leur vie,
28:23et donc il y a eu peut-être un excès d'anticipation à un certain moment
28:26de la part d'opérateurs immobiliers.
28:28Et là, maintenant que les gares sont présentes et les lignes livrées,
28:32la réalité est beaucoup plus forte
28:33et les marchés fonctionnent plutôt bien dans ces territoires.
28:35D'accord, mais c'est vrai que tant qu'on ne voit pas la gare,
28:37tant qu'on n'imagine pas le métro en bas de chez soi,
28:39on sous-estime peut-être le développement qui pourrait en résulter ?
28:42Oui, je pense que l'anticipation est plutôt réservée aux investisseurs,
28:48et le problème c'est que les grands chantiers d'infrastructures
28:50ont des calendriers quand même qui peuvent un peu bouger,
28:53et on sait que sur le Grand Paris,
28:54il y a eu quand même quelques écarts dans les délais de livraison,
28:57et donc anticiper trop, ce n'est pas forcément très bon.
29:01Et pour les accès dans la propriété,
29:03dans le marché résidentiel, c'est Saint-Thomas,
29:06ils croient ce qu'ils voient,
29:07et ils achètent le jour où ils savent qu'ils peuvent vraiment utiliser
29:10les lignes mises en service.
29:12C'est vrai, en tout cas des quartiers en devenir,
29:14et en plus avec des très belles gares,
29:15des projets architecturaux magnifiques.
29:18On pourra aller faire le tour des gares du Grand Paris.
29:20Merci Arnaud Cursen,
29:22je rappelle que vous êtes le directeur général de Grand Paris Aménagement,
29:24et à très bientôt dans Smartimo.
29:26Merci, bonne journée.
29:27Sous-titrage Société Radio-Canada
29:29Sous-titrage Société Radio-Canada
29:34Sous-titrage Société Radio-Canada
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