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Jeudi 11 juin 2026, retrouvez Alexandre Hezez (Expert en marchés financiers et macroéconomie), Claudia Panseri (CIO, UBS France) et Laurent Chaudeurge (Membre du comité d'investissement, BDL Capital Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:10Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Laurent Chauderge est avec nous, membre du comité d'investissement de BDL Capital Management.
00:17Bonsoir et bienvenue Laurent.
00:18Bonsoir Grégoire.
00:19Merci d'être là. Merci à Claudia Panseré de nous accompagner également,
00:22directrice des investissements d'UBS France.
00:24Bonsoir Claudia.
00:25Bonsoir.
00:25Et Alexandre Eze est avec nous également, expert en marché financier et macroéconomie.
00:30Bonsoir Alexandre.
00:31Bonsoir.
00:31Merci d'être là également.
00:33Claudia, un mot quand même de cette décision monétaire de la Banque Centrale Européenne.
00:37Premier recalibrage à la hausse des taux depuis septembre 2023.
00:42Une décision unanime, une décision robuste.
00:46Ce n'est pas une hausse de taux assurantielle,
00:48c'est une décision évidente face à un élargissement du choc de prix,
00:55une diffusion du choc d'offres au-delà des seuls prix énergétiques.
01:02C'est le constat que dresse la Banque Centrale Européenne.
01:06Est-ce que vous adhérez au narratif proposé par Christine Lagarde
01:11ou est-ce qu'il faut d'ores et déjà crier à l'erreur de politique monétaire de la BCE
01:16?
01:16Je dirais que c'est surtout une ligne avec les fonctions de la Banque Centrale Européenne
01:20qui est un seul target, c'est la stabilité des prix.
01:23Donc à différence des autres banques centrales et puis de la Banque Centrale Américaine
01:27qui c'est la stabilité des prix et la stabilité du marché du travail,
01:31là la Banque Centrale a fait son travail parce qu'on voit que depuis deux mois l'inflation augmente
01:36mais surtout le risque est de voir les salaires indexés à l'inflation remonter dans les mois à venir
01:42et donc désincrer les attentes des investisseurs.
01:46C'est un risque réel ça ?
01:47C'est un risque réel au moins à court terme.
01:50Nous on a fait des petites simulations et c'est assez intéressant
01:54parce que la projection c'est des 3% sur l'inflation pour le reste de l'année
01:59qui est exactement en ligne avec nos attentes pour le reste de l'année
02:02avec un pic de l'inflation qui va être seulement en 2027.
02:05Donc en fait on va voir structurellement l'inflation qui va rester très élevée cette année,
02:10elle va continuer à rester élevée sur la première partie de 2027
02:13et puis comme il s'est baissé à la fin du deuxième trimestre de l'année prochaine
02:18et quand je regarde aujourd'hui les estimations de la Banque Centrale
02:22sont exactement en ligne avec nos estimations.
02:25Donc cela signifie aussi qu'elle peut remonter les taux maintenant
02:27et rebaisser les taux l'année prochaine
02:30si effectivement on a un problème sur la croissance macroéconomique.
02:34C'est la grande question.
02:35Vous imaginez que la BCE puisse être assez symétrique dans son approche ?
02:39Elle sera capable de baisser les taux, de rebaisser les taux ?
02:42Si elle devait délivrer une à deux hausses de taux cette année,
02:45comme on peut l'anticiper,
02:47elle serait capable d'effacer ces hausses de taux également en 2027
02:51si la situation le nécessitait ?
02:53Sans problème.
02:54Honnêtement elle peut remonter les taux deux fois,
02:56baisser les taux deux fois aussi rapidement l'année prochaine
02:59dès que les forces déflationnistes seront invisibles à nouveau
03:03et puis si ce conflit termine plus tôt,
03:06elle pourra même agir avant
03:07parce qu'aujourd'hui les estimations qu'on fait
03:10c'est avec un conflit qui va encore durer pendant longtemps
03:12et des risques à y avoir, des chaînes d'approvisionnement
03:15et des délais sur les livraisons
03:18qui impactent l'inflation sur les produits
03:20mais aussi l'inflation sur les services.
03:21Donc la Banque centrale aujourd'hui fait son travail.
03:25Oui. Alexandre ?
03:26Non je pense qu'effectivement, de toute façon elle n'avait pas bien le choix
03:29de remonter ses taux
03:30et elle le fait en connaissance de cause
03:33et effectivement l'inflation c'est sa target, c'est sa mission.
03:38Après ce qui est intéressant c'est que même si elle a baissé
03:41les potentialités de croissance sur cette année et l'année prochaine,
03:45pour l'instant elle n'est pas si défaitiste que ça sur la croissance européenne.
03:49D'ailleurs, alors qu'il y a quand même des chiffres prospectifs
03:53qui sont quand même en détérioration.
03:55Mais elle, dans son mindset, la croissance n'est pas un sujet.
04:00La croissance sera un sujet peut-être en fin d'année
04:04et là elle se posera la question parce qu'il y a une partie quand même
04:07de l'inflation qui est liée à cette croissance
04:10et là elle pourra baisser certainement en 2027.
04:13Je pense que toute la hausse qui est faite là,
04:15c'est véritablement d'éviter un désancrage d'inflation
04:18et surtout une hausse de taux longs qui serait peu gérable.
04:23En fait, il faut bien comprendre que la BCE essaie de gérer les taux longs
04:26aussi via les anticipations d'inflation évidemment,
04:28mais le risque il est véritablement sur les taux longs.
04:31En tout cas, ne pas monter ses taux face à ce choc de prix,
04:36même si c'est effectivement un choc d'offre généré par une crise
04:39que la BCE ne maîtrise pas.
04:41Ne pas monter ses taux, c'est prendre un risque sur les parties longues de courbe.
04:44C'est prendre un risque sur les parties longues,
04:45c'est prendre un risque d'être en retard et de faire comme en 2022,
04:49de réagir très très violemment avec du retard.
04:51On ne peut pas reprocher à la BCE de ne pas avoir agi en 2022
04:54en disant qu'elle a trop attendu et là de dire qu'elle n'attend pas assez.
04:59Donc en fait, là, elle pense évidemment à ce qu'elle a fait en 2022
05:03et elle est un peu plus proactive.
05:04C'est la première grande banque centrale à augmenter ses taux
05:07depuis finalement les événements en Iran.
05:10Donc elle prend la main.
05:11Ce qui est intéressant, c'est de savoir ce que ça va faire
05:14sur les autres bandes centrales, comment elles vont suivre.
05:16C'est vrai que pour la Fed, ça va être compliqué.
05:19Baisser les taux, ça ne l'est pas,
05:20mais d'avoir un discours très accommodant.
05:22Et peut-être que même aux États-Unis,
05:25le risque sur la hausse, les taux longs,
05:27sont bien plus importants que chez nous.
05:30Donc je me rappelle, Trichet disait souvent,
05:34la BCE doit être une encre.
05:35Et en fait, la BCE, finalement, c'est une encre effectivement monétaire
05:40dans le monde et avec cette prudence en tout cas
05:43et d'éviter d'être, d'avoir des réactions trop épidermiques.
05:47On ne parle pas d'un cycle de hausse de taux, Claudia, à ce stade-là ?
05:51Non, nous ne sommes pas en 2022 où on partait d'un niveau des taux
05:53qui était négatif et puis on refasait tout le cycle monétaire.
05:56Aujourd'hui, on a un niveau des taux de 25,
05:59donc on n'est pas négatif.
06:01Ce n'est pas un tournant monétaire ?
06:03C'est un ajustement pour essayer de réduire les attentes d'inflation,
06:07sachant que la politique monétaire, sur un choc d'offres,
06:10n'ajuste pas forcément l'inflation à la baisse de manière immédiate.
06:14Mais c'est un impact sur la croissance,
06:16donc moins de demandes,
06:18et donc les attentes d'inflation qui vont baisser.
06:20Mais on n'est pas parti pour 200 points bas de hausse de taux.
06:23Ce qui est intéressant quand même,
06:24il y a une forme de décorrélation,
06:26ou en tout cas de désynchronisation,
06:28entre le moment dans le passé récent
06:30où la BCE a pu monter ses taux
06:32et le rythme de la croissance.
06:33C'est-à-dire que la BCE commence à monter ses taux
06:35en 2022 jusqu'à 2023,
06:39et c'est au moment presque
06:41où la BCE commence à monter ses taux
06:43qu'on a un point bas en termes de dynamique de croissance,
06:45et au Q4 2022,
06:47et qu'à partir de ce moment-là,
06:49tout au long de 2023,
06:50la croissance de la zone euro
06:52ne cesse de se raffermir,
06:54alors même que la BCE continue de monter ses taux
06:57jusqu'au pic de septembre 2023.
06:58C'est intéressant parce que quand même...
07:00On a l'impression qu'il y a une décorrélation désormais
07:02entre le pilotage des taux directeurs de la BCE
07:05et la dynamique de croissance,
07:07qui n'est pas uniquement guidée
07:08par le réglage de politique monétaire.
07:10La dynamique de croissance en Europe,
07:12après conflit, était plutôt bonne.
07:13On avait un mois de janvier et février
07:15qui était très bien orienté,
07:17même on attendait une réaccélération de la croissance.
07:20Donc je pense qu'elle le fait au bon moment,
07:22parce que pour l'instant,
07:24l'impact de la hausse du prix du pétrole
07:27est peu visible.
07:28En fait, même si les indicateurs avancés
07:31sont mal orientés,
07:33les données macroéconomiques réelles
07:34restent assez résilientes.
07:36Et puis je pense qu'il y a une différence
07:38très importante entre aujourd'hui,
07:402022 et 2023.
07:42C'est que en 2022,
07:43la Banque centrale avait des taux négatifs
07:46et un niveau d'inflation
07:47qui était déjà très élevé.
07:48Aujourd'hui, on a un niveau des taux
07:50qui est positif
07:51et un niveau d'inflation
07:52qui est bien inférieur
07:53au niveau qu'on avait en 2022.
07:55Donc il y a des différences.
07:57Donc ça va être un cycle monétaire
07:59très court.
08:01Nous, on attend deux hausses des taux.
08:03Une à le mois de juin.
08:04La prochaine à le mois prochain déjà.
08:06Donc on va faire tout en même temps.
08:10Pourquoi attendre septembre ?
08:12Peut-être que ça va bouger
08:13après le meeting du jour.
08:14Un juillet est peut-être plus live
08:15que ce qu'on imagine.
08:16Nous, on a un juillet sur la table.
08:18Le marché avait une probabilité très faible.
08:21Je retrouve le 23 juillet.
08:22Voilà.
08:23Bon.
08:25Le coût économique,
08:26d'une à deux hausses de taux,
08:28c'est un coût économique
08:29qui sera acceptable,
08:32gérable pour la zone euro ?
08:33C'est un coût économique
08:34qui sera acceptable
08:34si on ne va pas au-delà.
08:36Ça ne nous met pas en récession ?
08:37Non.
08:37Non, mais pour poser la question.
08:39Ça nous risque...
08:42En tout cas,
08:42une hausse ne nous met pas en récession.
08:44Deux hausses,
08:44on verra les conditions actuelles de marché
08:46s'il y a une dégradation
08:47et si le pétrole remonte.
08:49En fait,
08:50tout ça est lié au prix du pétrole.
08:51Donc c'est compliqué
08:52de savoir
08:53s'il va être à 120 ou à 80
08:54en fonction de ce que va faire Trump
08:56et les Iraniens.
08:57Ce qui est certain,
08:58c'est que l'impact,
08:59il est à 12-18 mois quand même.
09:00C'est ça le problème
09:01de la Banque Centrale Européenne.
09:03C'est-à-dire que cette hausse d'étau
09:04aura un impact réel
09:05dans l'économie
09:06à 12 mois.
09:08Donc elle est toujours un peu...
09:10Sauf si elle est effacée entre-temps.
09:11Sauf si elle est effacée entre-temps.
09:13La BCE est aussi agile
09:15que ce qu'on peut espérer.
09:15Donc là,
09:15elle gère les marchés
09:17ou du risque sur les marchés
09:18avant de gérer l'impact
09:21sur l'économie réelle.
09:22C'est assez certain.
09:23Bon.
09:23Il faut avoir aussi en vue
09:25que 2027 sera une année
09:26de transition du pouvoir
09:28aussi à la Banque Centrale Européenne
09:30avec des mandats
09:30qui arriveront à échéance
09:31et pas des petits mandats
09:33puisqu'on parle notamment
09:34de celui de Christine Lagarde.
09:36Voilà.
09:36Ça peut aussi interférer
09:38ou en tout cas troubler
09:39le jeu de la politique monétaire.
09:41Laurent,
09:42quand on parle de l'analyse
09:43des entreprises,
09:46est-ce que la décision
09:47de la BCE aujourd'hui
09:49change quelque chose
09:50du point de vue opérationnel
09:52pour les entreprises
09:52qui opèrent en Europe
09:54ou plus largement dans le monde ?
09:56En tout cas,
09:57ce qui est sûr,
09:58c'est que nous,
09:58quand on discute
09:59avec ces entreprises,
10:00on voit l'inflation arriver
10:02dans le système.
10:02Il n'y a pas de sujet.
10:03C'est-à-dire que
10:04la plupart nous disent,
10:05notamment dans la partie
10:06industrie et B2B,
10:08dès le mois d'avril,
10:09elles montaient les prix.
10:10Avril, mai,
10:11ça continue
10:12et elles nous disent
10:13quasiment toutes
10:13qu'on a été un peu attentistes
10:15en 2022,
10:16on s'est fait avoir,
10:17on ne va pas se faire avoir
10:19de nouveau.
10:20Entre-temps,
10:21on a un petit peu changé
10:21nos clauses dans les contrats,
10:22etc.
10:23C'est plus facile
10:24de monter les prix
10:25et donc on le fait.
10:26Donc c'est sûr
10:27que l'inflation arrive
10:28dans le système
10:28et on le verra
10:29sur le deuxième semestre.
10:30On ne l'a pas vu
10:31et c'est l'autre feedback
10:32qu'elles nous donnent
10:32dans leur coup
10:33sur le premier trimestre,
10:35à la fois parce que
10:36le conflit a démarré
10:37pour le mois de mars
10:38et deux,
10:39parce qu'elles ont des clauses
10:40sur leurs contrats
10:41d'appréciation de demande
10:42qui durent 4-5 mois
10:43donc on attend
10:44le renouvellement.
10:45Mais c'est sûr
10:45que le thème arrive
10:46donc dans ce sens-là
10:47ça justifie
10:47ce qu'a fait la BCE.
10:49Après,
10:49moi je trouve
10:50que la position de la BCE
10:50est très compliquée
10:51parce qu'il y a cette croissance
10:53qui est quand même
10:58on monte les taux
10:59mais parce que je ne suis pas
10:59inquiet sur l'inflation
11:00mais sur la croissance
11:01mais elle ne va pas nous dire
11:02qu'elle est inquiet
11:03sur la croissance
11:03parce que sinon
11:04ça terroriserait le marché
11:05de monter les taux
11:06au moment où la BCE
11:06est inquiet sur la croissance.
11:08Donc on verra bien
11:08ce que ça donne
11:08mais le fait est que
11:10nous ce qu'on voit en Europe
11:11quand on parle aux entreprises
11:12là je ne parle plus de l'inflation
11:12je parle de la croissance
11:14il y a un peu comme aux Etats-Unis
11:16mais dans une proportion moindre
11:18tout ce qui est infrastructure
11:20data center, énergie
11:23booming aux Etats-Unis
11:24en bonne croissance en Europe
11:25et ça cache
11:26le reste de l'économie
11:28notamment tout ce qui est
11:29industrie lourde
11:30chimie, automobile, etc
11:31qui reste sinistré en fait
11:33construction
11:34ça repart moins
11:35que ce qu'on espérait
11:36et ça les taux
11:37pour le coup
11:38ne vont pas aider
11:39rappelez-vous
11:39le narratif de fin d'année
11:40c'était 2026
11:42c'est bien
11:43parce qu'il y a le plan allemand
11:44et tous les pays nous disent
11:46que la construction
11:46commence à repartir
11:47qu'il y a un gros pan de l'économie
11:48bon ben le feedback
11:49qu'on a eu récemment
11:50c'est que la construction
11:51elle est un petit peu décalée
11:52quand même
11:53donc le feedback des entreprises
11:55nous nous incite
11:56à être plutôt prudent
11:58en fait
11:59d'autant plus
12:00que plus le conflit dure
12:01plus la probabilité
12:03que l'économie garantisse
12:04voire en récession
12:05augmente
12:05c'est vrai que ce cycle
12:07d'investissement
12:08alors très fort
12:09très puissant
12:09aux Etats-Unis
12:10mais qu'on retrouve aussi
12:11en Europe
12:11dans une certaine mesure
12:12il y a des thèmes
12:13liés à la souveraineté
12:14qui impliquent
12:15des investissements
12:15importants
12:16vous dites
12:16ça masque quand même
12:18de plus en plus
12:18les fragilités
12:19les vulnérabilités
12:20de nos économies
12:20c'est vrai aux Etats-Unis
12:21aussi
12:21quand vous regardez
12:22les autres secteurs
12:23ils ne vont pas forcément
12:24très bien
12:24c'est assez morose
12:25d'ailleurs il y a des gens
12:26qui vous disent
12:26il y a des études
12:27qui vous disent
12:27que l'essentiel
12:28de la croissance américaine
12:29en ce moment
12:29est tiré par les investissements
12:31en data center
12:31etc
12:32et c'est pas faux
12:33si vous regardez
12:34les 5 hyperscalers
12:36ils vont dépenser
12:38nous on estime
12:40il y a un cas de figure
12:41où ils dépensent
12:41à minima
12:426 000 milliards de dollars
12:44sur les 5 prochaines années
12:47donc le PIB américain
12:49c'est 30 000 milliards
12:50c'est pas rien
12:52et c'est même
12:53beaucoup plus
12:54que ce qui a été dépensé
12:55à l'époque
12:55quand on a déployé la fibre
12:56si vous remettez
12:57la fibre de l'époque
12:58en DTMT
12:59en dollars d'aujourd'hui
13:01on parle de 800 milliards
13:03sur un cycle de 7 ans
13:04c'est ce qu'ils vont dépenser
13:05en 2026
13:06seulement
13:07donc c'est quand même
13:08il y a des gros
13:08et donc ça
13:09ça cache beaucoup
13:10d'autres choses
13:10en fait
13:10et c'est vrai
13:12en Europe
13:12et même en Chine
13:14le feedback des entreprises européennes
13:17sur la Chine
13:17c'est que ça reste fragile
13:18il y a des petits segments pareils
13:20infrastructure, énergie
13:21qui vont mieux
13:22mais tout ce qui est immobilier
13:23construction
13:23c'est toujours compliqué
13:25et consommateur
13:26à part
13:27et ils sont tous d'accord
13:28aux Etats-Unis, en Europe
13:29et en Chine
13:29que le très haut de gamme
13:30fonctionne bien
13:31mais le reste
13:32c'est les moyens
13:33morose quoi
13:34morosité
13:35Alexandre ?
13:36Non
13:37pour alimenter
13:38ce qui vient d'être dit
13:39et mettre en parallèle
13:41la BCE
13:42ou la Banque Centrale
13:43en fait
13:44on est dans des économies
13:45en cas
13:45qui sont impossibles
13:46à gérer
13:46pour les banques centrales
13:47enfin
13:47on ne peut pas
13:49demander aux banques centrales
13:51de réagir
13:51et de préparer
13:52tous les mots
13:52c'est difficile
13:53de trouver la décision
13:54optimale
13:54effectivement
13:55si la BCE
13:56ne baissait pas
13:57ses taux
13:57et montait
13:58ça ne profiterait pas
13:59aux économies sinistrées
14:00enfin je veux dire
14:01ça profiterait encore
14:02un effet de levier
14:03sur l'IA
14:04donc en fait
14:05les banques centrales
14:06n'ont pas une capacité
14:08effectivement
14:09d'agir
14:10et ce qui est intéressant
14:11dans le discours
14:13de Christine Lagarde
14:14c'est de dire
14:14que finalement
14:14la croissance
14:15c'est pas le sujet
14:16de la Banque Centrale
14:16c'est les Etats
14:17c'est l'investissement
14:18c'est la hausse
14:19de la productivité
14:20c'est les entreprises
14:21on a trop eu l'habitude
14:23d'avoir la Banque Centrale
14:25qui redonnait de la croissance
14:27par la baisse des taux
14:28et en fait
14:28c'est une erreur
14:29depuis 2009
14:30en tout cas
14:31c'est une habitude
14:31que les marchés
14:32et l'économie a eue
14:33mais en fait
14:33la Banque Centrale
14:34n'est pas faite
14:35pour injecter
14:35une de ses premières
14:36recommandations
14:37à l'occasion
14:38de cette conférence
14:38de presse encore
14:39aux Etats
14:40c'est
14:42désensibilisez-vous
14:42au maximum
14:43de l'énergie fossile
14:44créez cette résilience
14:46énergétique
14:47et à ce moment-là
14:48on n'aura plus de problème
14:49nous
14:50à faire face
14:51à un choc
14:53énergétique
14:53si on est en maîtrise
14:55de notre production
14:57d'énergie
14:57et des prix
14:58qui vont avec
14:58en fait je trouve
14:59que c'est très intéressant
15:00parce que malheureusement
15:01les politiques keynesiennes
15:02elles ne fonctionnent plus
15:03compte tenu du montant
15:03des dettes
15:04qu'on a
15:04sur les bilans de l'Etat
15:06donc effectivement
15:07c'est
15:08aujourd'hui
15:10on devrait se trouver
15:11dans la situation
15:11où la Banque Centrale
15:13augmente les taux d'intérêt
15:14et les Etats
15:15interviennent
15:16avec une politique
15:17qui est contre-cyclique
15:18en fait
15:18énergétant
15:19en faisant des investissements
15:21avec ces subventions
15:22on l'a fait en 2022
15:23on ne peut plus le faire aujourd'hui
15:25quand on regarde
15:25les mesures apprises
15:27pour faire face
15:28à la hausse
15:28du prix de l'énergie
15:29elles sont ridicules
15:31mais il n'y a plus
15:31mais il n'y a plus les moyens
15:32non
15:32exactement
15:33ce qui d'ailleurs
15:35permet à la BCE
15:36de se dire
15:37une à deux hausses d'autos
15:38seront suffisantes
15:39parce qu'il n'y aura pas
15:40ce degré d'accommodation budgétaire
15:42qu'on a pu avoir
15:42en 2022
15:43et je ne parle même pas
15:45de 2020
15:46tiens à propos
15:46de ces références
15:47je voyais que sur la première partie
15:49de l'année
15:49sur les six premiers mois
15:50quasiment de l'année
15:522026
15:52les grandes nations
15:53alors là je parle
15:54des émissions
15:54d'obligations souveraines
15:55les grands états
15:57ont déjà émis plus
15:59que sur les six premiers mois
16:00de 2020
16:01qui était quand même
16:02l'année pandémique
16:02alors il y a eu
16:03l'ensemble de l'année 2020
16:05mais sur les six premiers mois
16:06en tout cas
16:06on a déjà plus émis
16:08de dettes souveraines
16:09cette année
16:10qu'en 2020
16:11on est à plus de 500 milliards
16:12et il y a encore
16:13pratiquement 500 milliards
16:15à venir
16:15sur la deuxième partie
16:16de l'année
16:16donc à Italie, France
16:18et Allemagne
16:19et maintenant nous
16:19qui sont les gros émetteurs
16:21et à cela s'ajoutent
16:22les entreprises
16:23c'est ce que vous disiez aussi
16:24on en discutait avant
16:26mais les entreprises
16:27c'est déjà deux fois plus
16:28que les états
16:28on est déjà à 1 000 milliards
16:29d'émissions obligataires
16:31dans le secteur technologie
16:32et ça nous dit quoi
16:33la capacité du marché
16:35à absorber
16:36ces montants
16:36aujourd'hui
16:37on va faire lien avec l'IA
16:38et avec le financement
16:39des CAPEX
16:40la demande est colossale
16:41quand on regarde
16:42à tous les acteurs
16:43que ce soit l'assurance
16:44ou que ce soit
16:44des investisseurs
16:47privés
16:47en fait vous avez
16:48des rendements
16:49qui sont super intéressants
16:50le portage
16:52en fonction que vous soyez
16:53sur une obligation
16:55souveraine
16:55une obligation corporate
16:57entre 3,5 et 4,5
16:58parfois on a même
17:00des sociétés américaines
17:01qui viennent faire
17:02des missions
17:02en aéros
17:03et donc vous avez encore
17:04un portage additionnel
17:06donc en fait
17:07vous ne voulez pas
17:09prendre du risque
17:09aujourd'hui
17:10vous avez le marché
17:11obligataire
17:11qui ne performe pas
17:13très bien
17:13parce qu'il y a
17:13de la volatilité
17:14parce que forcément
17:15les rendements obligataires
17:16la duration
17:17ça reste compliqué
17:18voilà la duration
17:18reste compliquée
17:19mais si vous êtes
17:20sur des durations
17:214,5,6
17:23et puis vous avez
17:24des bons émetteurs
17:25vous avez un portage
17:26qui est intéressant
17:27pour cette année
17:27d'accord avec ça
17:29Alexandre
17:29l'univers crédit
17:31ça reste quand même
17:32un socle
17:33et un risk reward
17:34intéressant
17:35dans ce monde
17:36un peu incertain
17:38c'est certain
17:39et ce qui vient d'être dit
17:40c'est que les rendements
17:41sont quand même
17:41extrêmement intéressants
17:42face finalement
17:43à des espérances de gains
17:44sur les marchés actions
17:45qui ne sont pas si loin
17:46que ça à long terme
17:46je veux dire
17:47là on a eu
17:48la bulle de l'IA
17:49si on enlève
17:50les marchés actions
17:51si on enlève
17:51des marchés actions l'IA
17:52on n'est pas très loin
17:54de ces rendements
17:55voire même
17:56les rendements actions
17:56sont moindres
17:57que ceux-là
17:58donc sur des durations
17:59quand vous avez des passifs
18:00un peu longs
18:01on parlait
18:01des fonds de pension
18:02des assureurs
18:03effectivement de rajouter
18:04de la duration
18:05avec des rendements
18:06autour de 4,5
18:076%
18:08c'est tout à fait
18:09c'est tout à fait justifiable
18:10la seule chose
18:11c'est qu'effectivement
18:12ce qui devient compliqué
18:13c'est que
18:14sur les actions
18:15finalement
18:16les flux vont surtout
18:17sur l'IA
18:17et finalement
18:18les augmentations de capital
18:19ou les demandes de capitaux
18:21sont sur l'IA
18:21et progressivement
18:23c'est aussi sur le crédit
18:25donc en fait
18:26quand vous avez des portefeuilles
18:26actions, actions, obligations
18:28oui
18:29on a l'IA des deux côtés
18:30vous avez l'IA des deux côtés
18:31on a l'IA partout
18:32ça c'est l'ère du temps
18:33fut un temps
18:34l'IA
18:34sur le côté
18:35et les infrastructures
18:37donc en fait
18:37dans un portefeuille
18:38ultra diversifié
18:39en termes d'actifs
18:40actions, obligations
18:42un peu internationales
18:43en fait
18:43vous avez un pourcentage
18:45en budget de risque
18:46lié à l'IA
18:46qui devient ultra concentré
18:49et donc là
18:50l'IA
18:51finalement
18:52drive
18:53toute la notion
18:55de l'investissement
18:55bon Laurent
18:56il y aura eu
18:57alors dans cette grande séquence
18:58il y a eu le moment
18:59Tchad GPT novembre 2022
19:01il y a eu le moment
19:02DeepSik
19:02janvier 2025
19:04et donc il y aura
19:05demain le 12 juin
19:06le moment SpaceX
19:07vous avez regardé
19:09un peu en détail
19:10le cas d'investissement
19:11qu'est-ce qui a attiré
19:13votre regard
19:14s'agissant de SpaceX
19:16spécifique
19:16qu'est-ce qu'on achète
19:18si jamais
19:19on décide
19:20et on a la chance
19:21d'être servi
19:21pour participer à l'opération
19:24non mais on a regardé
19:25parce que SpaceX
19:26casse un peu
19:27tous les codes
19:27en fait
19:28déjà la taille
19:29comme vous disiez
19:30en début d'émission
19:31ça casse
19:32tout ce qu'on a vu
19:33historiquement
19:35ça casse un peu
19:36les repères de marché
19:37avec cette structure
19:38de l'introduction en bourse
19:39où il y a une très grosse part
19:41qui est donnée
19:42aux particuliers
19:43et ça casse
19:46le système
19:46au sens de la gestion passive
19:48avec cette entrée accélérée
19:49dans le Nasdaq 100
19:50et en fait
19:51moi je pense que
19:52ce qui se passe là
19:52c'est que
19:53la valorisation
19:54d'un point de vue
19:55et on va y revenir après
19:56je pense que la valorisation
19:57d'un point de vue
19:58rationnel
19:59institutionnel
19:59n'a pas beaucoup de sens
20:00en fait
20:01donc pour avoir du papier
20:03et faire que ça soit un succès
20:04en fait votre sujet
20:05c'est comment je fais
20:06pour trouver des acheteurs
20:07qui sont insensibles au prix
20:08c'est un peu ça
20:09et finalement
20:10il y a trois types d'acheteurs
20:11il y a les institutionnels
20:12les particuliers
20:12et la gestion passive
20:13et dans ces trois
20:15il y a deux acteurs
20:15qui sont insensibles au prix
20:16c'est le particulier
20:18puisque c'est pas une valorisation
20:19humaine
20:19de toute façon
20:20il achète un petit peu
20:20Elon Musk
20:21qui est son track record etc
20:23et la gestion passive
20:24et donc on s'est organisé
20:25pour que ces deux acheteurs là
20:26soient beaucoup plus gros
20:27qu'ils n'ont jamais été
20:28dans aucune introduction
20:28de bourse avant
20:29c'est 5% de flottant
20:30et quasiment 30%
20:31réservés aux particuliers
20:32voilà
20:32et si on rajoute
20:34donc ils vont rentrer
20:34dans le Russell
20:35et Nasdaq 100
20:36sur les 15 jours qui viennent
20:37il y a un cas de figure
20:38où c'est encore 15-20 milliards
20:40donc sur une IPO
20:4175 milliards
20:41c'est encore 20% etc
20:43donc tout est bien organisé
20:45pour que ça se passe bien
20:47alors que la variation
20:48n'a pas beaucoup de sens
20:49et la variation
20:50elle est vraiment
20:51elle défie l'entendement aussi
20:52c'est à dire que
20:52pour vous donner une idée
20:53donc là c'est 1800 milliards
20:55de dollars
20:56donc c'est à peu près
20:5795 fois le chiffre d'affaires
20:58de l'année dernière en tout cas
21:00et 95 fois
21:01bon ça paraît beaucoup
21:02mais finalement
21:03donc ce qu'on a regardé
21:04par exemple
21:05c'est que vous regardez
21:05donc vous prenez
21:07la bulle TMT
21:08on s'accorde pour dire
21:09que c'était la grande bulle
21:10de valorisation
21:11des centaines de dernières années
21:12et vous prenez
21:13à l'époque
21:14les entreprises
21:15qui avaient on va dire
21:15entre 5 et 20 milliards
21:16de dollars de chiffre d'affaires
21:17un peu comparable
21:18à la spécifique
21:18donc à l'époque vous trouvez
21:21Microsoft
21:22Cisco
21:23Alcatel
21:23Lucent
21:24Nortel
21:24Qualcomm
21:25et vous regardez
21:26donc au pic
21:28ces sociétés
21:29vous dites
21:29combien elle valait
21:29le chiffre d'affaires
21:30à peu près
21:31on tournait entre
21:3220, 25, 30 fois
21:33donc là on n'est pas
21:3510% de plus
21:36que le plus gros pic
21:36qu'on ait jamais connu
21:37on est 4 à 5 fois
21:38ce chiffre là
21:39multiple de ça
21:40et effectivement
21:42on pourrait dire
21:42qu'en plus
21:43à l'intérieur de ça
21:43il y a la connectivité
21:45l'espace
21:46c'est X&I
21:47et donc si vous essayez
21:48de valoriser
21:48à peu près
21:50raisonnablement
21:50la partie connectivité
21:52même en mettant
21:5320 à 25 fois
21:53chiffre d'affaires
21:54donc sur l'époque
21:55vous retrouvez quand même
21:56implicitement
21:56à 400 fois
21:57chiffre d'affaires
21:57sur X&I
21:58donc c'est quand même
21:59des gros montants
21:59et quand
22:00vous savez quand
22:00il y a une étude
22:01d'une banque d'affaires
22:03américaine
22:03qui estime que
22:05pour justifier
22:06la valorisation
22:08proposée
22:08X&I
22:09va passer de 3 milliards
22:10à 300 milliards
22:11de chiffre d'affaires
22:12en 5 ans
22:15pareil pour mettre
22:15en perspective
22:16il y a deux entreprises
22:17de technologie
22:18américaine
22:18qui ont réussi
22:19à faire ça
22:20qui sont probablement
22:21les deux plus belles
22:21success stories
22:22qui sont Alphabet
22:23et Apple
22:23ça a mis 25 ans
22:25à Alphabet
22:25et 40 ans à Apple
22:27et là on va le faire
22:28en 5 ans
22:29sachant que pour l'instant
22:30Grosse va quand même
22:31avec un désavantage
22:32par rapport
22:32entre PIC et OpenAI
22:33on manie des montants
22:34et des échelles de temps
22:36qui n'ont plus rien à voir
22:37avec la construction
22:38de cette création
22:39de valeur
22:39qu'on a vu
22:40chez Apple
22:40mais ça c'est juste
22:41pour justifier
22:42la valorisation
22:42c'est même pas
22:43pour gagner de l'argent
22:44c'est juste
22:44pour ne pas en perdre
22:45alors ils ont des contrats
22:46entre PIC
22:47Google
22:47ont signé des contrats
22:48de location
22:49de data center
22:50c'est de l'ordre
22:52du milliard
22:52par mois
22:53avec
22:54vous pouvez quand même
22:54dénoncer le contrat
22:55tous les 90 jours
22:56donc il y a quand même
22:57un cas de figure
22:58enfin c'est pareil
22:58ça a été bien organisé
23:00un peu comme
23:12sur le chiffre d'affaires
23:13passe à 40 fois
23:14bon ça reste quand même
23:15deux fois à l'époque
23:15mais c'est plus digestible
23:19donc non
23:20je pense que ça casse
23:21tous les codes
23:21rien que pour ça
23:22c'est intéressant
23:22et après ça amène
23:24un autre thème
23:24qui est vrai
23:25c'est sur le financement
23:26et donc là
23:27il y a quand même
23:27un vrai changement
23:28de paradigme
23:28parce qu'on a eu
23:30les cinq premières années
23:31de l'IA
23:32on va dire
23:33en prenant
23:34le chat GPT
23:34comme départ
23:35c'était super pour l'actionnaire
23:37parce que c'était une croissance
23:38qui était autofinancée
23:39par le cash flow
23:40et qui était même relative
23:42parce que comme
23:42elles ont racheté
23:43leurs actions
23:43et qu'il n'y avait pas
23:44d'émissions
23:45en fait le nombre
23:46d'actions en circulation
23:47baissait
23:48et là on est en train
23:49d'inverser la tendance
23:50elles rachètent moins d'actions
23:51parce qu'elles ont moins
23:52de cash flow
23:52les investissements augmentent
23:53nous si on prend
23:54les cinq gros
23:55on pense qu'ils avaient
23:55200 milliards de cash flow
23:57les dernières
23:57ils en auront quasiment
23:59zéro cette année
23:59donc ils ne peuvent même
24:00plus financer le dividende
24:02donc elles baissent
24:02les rachats d'actions
24:03et en même temps
24:03on a OpenAI
24:05Anthropik
24:06SpaceX qui arrive
24:07et d'autres
24:07et on voit bien
24:10Anthropik a faillé
24:11la semaine dernière
24:11OpenAI vient de failler aussi
24:13Goupiole en profite
24:14pour lever
24:14Meta
24:16Meta
24:17ça ça change
24:19complètement
24:20ça va être
24:21intéressant de voir
24:22alors ça
24:22estimation Goldman Sachs
24:24on verra à la fin de l'année
24:25mais pour la première fois
24:26depuis plus de 20 ans
24:27on aura peut-être
24:27une offre nette
24:28d'action
24:29sur le marché américain
24:31positive
24:31ou flat
24:32alors qu'elle a été
24:34négative
24:34depuis plus de 20 ans
24:35on avait ce phénomène
24:36d'attrition de la cote
24:37qui a quand même
24:38j'imagine
24:39était un soutien
24:41structurel
24:41à la hausse des marchés
24:42Laurent
24:42bien sûr
24:43donc on change de monde
24:44de ce point de vue là
24:44d'équilibre en tout cas
24:46le segment de l'IA
24:47c'est sûr
24:47et SpaceX tout seul
24:49c'est déjà
24:50quasiment
24:51si vous prenez
24:51le marché des IPO
24:52américaines
24:53sur 5 ans
24:54c'est 40-45 milliards
24:55par an
24:56donc SpaceX tout seul
24:57de levée de fond
24:57c'est déjà presque
24:59deux fois
24:59et SpaceX plus
25:01les trois autres
25:01ou les deux autres
25:02on est à moins de 200 milliards
25:03c'est ça
25:04c'est 5 fois le marché
25:05action
25:05donc c'est quand même gros
25:08on va voir comment ça se passe
25:10Alexandre
25:10merci en plus
25:11vous comptiez
25:12les rachats d'actions
25:13les rachats d'actions
25:13je crois qu'on en a à peu près
25:14à 1000 milliards par an
25:151000 milliards par an
25:16donc si ça devient
25:18effectivement
25:19si ça ne l'est plus
25:20il y aura
25:22une offre
25:22sur le marché
25:24beaucoup plus importante
25:25et donc
25:26avec des taux d'intérêt
25:27plus élevés
25:28il y a moins de levier en plus
25:29donc effectivement
25:30on aurait pu compenser ça
25:31par le levier
25:31mais en fait
25:32finalement
25:32il va aussi
25:34être en attrition
25:36donc
25:36il y aura moins
25:37effectivement
25:38d'attrait
25:38pour le marché
25:39action
25:39de manière naturelle
25:41par rapport
25:42au marché
25:42obligataire
25:43ça c'est le reflet
25:44de ce cycle
25:45d'investissement
25:45de ce cycle
25:46de capex
25:47qui peut bouleverser
25:49cet équilibre
25:49effectivement
25:50entre l'offre
25:50et la demande
25:51sur un marché
25:52comme le marché américain
25:53Claudia
25:54vous avez un besoin
25:55des calculs
25:56qui va être multiplié
25:56par 5
25:57dans les 5 ans
25:58à venir
25:59donc en fait
25:59vous avez besoin
26:00d'investissement
26:01qui sont massifs
26:03c'est quand même
26:04très intéressant
26:05il y a deux points
26:06moi que je trouve
26:07assez intéressants
26:08le premier
26:09c'est le fait
26:09qu'on investissait
26:11en cash
26:12donc on utilisait
26:12du cash
26:13qui était disponible
26:15donc on faisait
26:16beaucoup de rachats
26:16d'actions
26:17on a remplacé
26:17les rachats
26:18d'actions
26:18en partie
26:19pour investir
26:19en capex
26:20et depuis quelques mois
26:21en fait
26:21on a des émissions
26:22obligataires
26:23qui sont représentées
26:24à 70%
26:25par des sociétés
26:25du secteur technologique
26:26avec des spreads
26:27sur le segment
26:28qui s'est allergi
26:29un tout petit peu
26:30donc c'est ça
26:30c'est plutôt intéressant
26:31ça commence à peser
26:33on voit au rach
26:34les spreads au rach
26:35s'allergent beaucoup
26:36c'est un peu spécifique
26:38mais on voit
26:39qu'effectivement
26:40il y a ce mouvement
26:41et le deuxième
26:41on n'avait pas eu
26:42des augmentations
26:43des capitales
26:44depuis très longtemps
26:45et aujourd'hui
26:46on commence à avoir
26:47des augmentations
26:48des capitales
26:49ce qui
26:50voilà
26:50ça fait un peu réfléchir
26:51plus les IPO
26:52donc on sent
26:53que c'est un marché
26:54qui va peut-être
26:55continuer à monter
26:56parce qu'on a
26:57effectivement
26:58ces investissements
26:59certaines sociétés
27:00qui vont profiter
27:01davantage
27:01c'est les sémiconducteurs
27:02et un marché
27:04qui devient
27:04de plus en plus concentré
27:05parce que même
27:06au sein du secteur
27:07technologique
27:08depuis le début de l'année
27:09c'est les sémiconducteurs
27:09qui font très bien
27:10et les softwares
27:11qui sont très en retard
27:12donc ces mouvements
27:14continuent à bénéficier
27:15encore
27:15à un nombre limité
27:17des valeurs
27:17qui se valorisent
27:19et qui
27:19publient des résultats
27:21qui sont très bons
27:22et puis des autres sociétés
27:23qui sont un peu
27:25dans la course
27:26à essayer
27:27de pouvoir
27:28être suffisamment préparés
27:30pour
27:31gagner
27:31cette course
27:32à l'intelligence artificielle
27:33et donc c'est un risk reward
27:35qui vaut encore le coup
27:36aujourd'hui
27:36Claudia
27:37parce que la question suivante
27:39c'est est-ce que
27:39toutes ces opérations
27:40et encore une fois
27:41Alphabet World
27:4285 milliards
27:43je me souviens
27:43je suis assez vieux
27:45pour me souvenir
27:45de Tesla
27:46levant coup sur coup
27:475 milliards
27:49je crois que c'était
27:50post-Covid
27:50peut-être 2021
27:51deux augmentations
27:52de capital de 5 milliards
27:53le patron de Volkswagen
27:54dit mais 5 milliards
27:55mais c'est notre
27:56free cash flow
27:57disponible sur l'ensemble
27:58d'un exercice
27:59vous vous rendez pas compte
28:00là on parle de 85 milliards
28:02de levées de fonds
28:03je me souviens
28:03mais c'est la discussion
28:04au début d'année
28:05est-ce que c'est le moment
28:06pic un peu
28:07de la hype
28:08et le pic boursier
28:10de l'IA
28:10est-ce que ça peut
28:11être là maintenant
28:12ou est-ce qu'on n'a pas
28:13encore les arguments
28:14pour le dire
28:15alors moi
28:16en début d'année
28:16on a eu cette discussion
28:17et j'avais dit
28:18il y a encore
28:19à la marge
28:20aujourd'hui
28:22on a réduit
28:23quand même
28:23nos expositions
28:23au secteur technologique
28:24on a réduit
28:25le secteur technologique
28:27américain
28:28il y a quelques semaines
28:29et on a réduit
28:30le secteur technologique
28:31européen
28:32ce matin
28:32donc en fait
28:34dans certains cas
28:35les valorisations
28:36deviennent
28:37plus élevées
28:38qu'en 2021
28:39et
28:40il y a
28:41ces petits signes
28:42émissions obligataires
28:43augmentation des capitales
28:45et puis au carré
28:45va sur le marché
28:46qui indique
28:47un certain sort-chef
28:48maintenant ça peut
28:49continuer comme ça
28:50pendant encore
28:51très longtemps
28:51parce qu'il y a
28:52la demande
28:53il y a
28:53les investisseurs
28:55veulent des sociétés
28:56liées à l'intelligence
28:57artificielle
28:58donc ça peut continuer
28:59mais nous
29:00quand on gère
29:01du patrimoine
29:02on est plutôt
29:03dans la réduction
29:04du risque
29:04et de la volatilité
29:05et donc on préfère
29:07réduire les positions
29:08sans
29:08on est présent encore
29:09mais pas
29:10voilà
29:11on prend un peu
29:12de profit
29:14mais on est
29:16beaucoup plus
29:17diversifié
29:18qu'il y a
29:18la question du
29:20PKI
29:20évidemment
29:21elle est un peu
29:21marketing
29:22Laurent
29:22mais
29:23elle est quand même
29:23intéressante
29:24et comment vous voyez
29:25évoluer le thème
29:26IA
29:26parce qu'on le voit
29:27alors il y a un peu
29:28plus de volatilité
29:29depuis une semaine
29:29puis c'est un thème
29:30mouvant
29:31c'est-à-dire que
29:31les Mag 7
29:32font bien
29:33mais ne font pas mieux
29:34que le marché
29:35aujourd'hui
29:36et on voit que
29:36l'enthousiasme
29:37la hype se déplace
29:38sur des segments
29:40plus étranglés
29:42plus
29:43plus Paris
29:44aussi sur l'avenir
29:45SpaceX étant un exemple
29:46par exemple
29:47je pense qu'on
29:48mûrit dans la thématique
29:50c'est-à-dire qu'on a eu
29:51beaucoup
29:51le débat se déplace
29:52en fait
29:52le débat était très croissant
29:54là il devient
29:55financement
29:56et je pense la prochaine étape
29:57c'est rentabilité
29:58et là c'est pas rentabilité
30:00il faut vraiment avoir
30:00des hypothèses
30:01très agressives
30:02quand je disais tout à l'heure
30:036 000 milliards d'investissements
30:05pourquoi 6 000 milliards d'ailleurs
30:06parce qu'en fait
30:06ils ont annoncé
30:07enfin les prévisions
30:08c'est qu'il y ait 120 gigawatts
30:10installés sur les 5 prochaines années
30:11et on vous dit
30:12vous écoutez Arthur Mensch
30:14de Mistral
30:14il vous dit 1 gigawatt
30:15c'est 50 milliards à créer
30:17mais les gens vous disent
30:18ça va même plutôt monter
30:19vers 70
30:19bah oui c'était 40 hier
30:21aujourd'hui c'est 50
30:22et ce sera demain
30:23c'est le prix des composants
30:24qui augmente
30:25donc un minima
30:266 000 milliards
30:26et quand vous dites
30:27bon si je veux avoir
30:28un rendement
30:29de 10%
30:30on va dire voilà
30:31bon bah ça veut dire
30:32vous faites les calculs
30:33c'est à peu près
30:333 000 milliards de dollars
30:35de chiffre d'affaires
30:36qu'il faut avoir
30:36à partir de 2030
30:37et 3 000 milliards de dollars
30:39c'est quoi ?
30:40c'est par exemple
30:41100% du budget
30:43IT
30:43enfin logiciel
30:45service
30:45et service informatique
30:47du monde entier
30:48d'accord
30:49les budgets des entreprises
30:50dédiés à l'IT
30:51et au logiciel
30:52c'est 3 000 milliards
30:52aujourd'hui
30:53donc c'est pas rien
30:54c'est
30:56si vous dépensez ça
30:58sans faire d'économie
30:59juste pour comprendre
31:00c'est
31:01vous comprimez
31:02de 70%
31:03le résultat net
31:04des 1 300 entreprises
31:05du MSCI World
31:06donc c'est pas
31:07des petits montants
31:08et donc
31:09un des risques
31:10que nous on voit
31:10c'est pas
31:11qu'il n'y ait pas
31:12de demande
31:12il y a de la demande
31:13elle est assez exponentielle
31:15mais il y a probablement
31:16un sujet
31:18sur la vitesse
31:19de déploiement
31:19dans les entreprises
31:20nous ce qu'on entend
31:21des entreprises
31:21c'est qu'il y a
31:22plein de cas d'usage
31:23ça fonctionne
31:25et les employés
31:26sont poussés
31:27à utiliser des tokens
31:28il y en a qui n'ont même
31:29pas fait attention
31:29ça leur coûte trop cher
31:30juste qu'on vend rien
31:31t'as cramé tous tes tokens
31:32maintenant t'arrêtes
31:34c'est ça qui est compliqué
31:35il y a une forme de va-et-vient
31:36nous on déploie en interne
31:38et on est une petite entreprise
31:39on est assez agile
31:39mais on voit que c'est pas
31:41si simple en fait
31:41il faut structurer les données
31:44il y a des garde-fous
31:45à poser
31:46il y a des systèmes informatiques
31:47à faire connecter ensemble
31:48etc
31:48il y a des problèmes
31:49de fiabilité
31:50donc je pense qu'il y a
31:51un cas de figure
31:52où on sous-estime un peu
31:53la vitesse de déploiement
31:54l'arrivée sera peut-être la même
31:57mais si la vitesse
31:59est moins rapide
31:59à un moment
32:00on aura des déceptions
32:00donc nous en fait
32:01ce qu'on fait
32:02c'est qu'on est absent
32:03plutôt de cette thématique
32:04parce qu'on trouve
32:05qu'il y a beaucoup
32:05d'effervescence
32:06et on préfère voir
32:07que le soufflet se dégonfle
32:08et ensuite trouver
32:09les gains
32:09d'autant que
32:11ce qui est très bien
32:12pour nous
32:12c'est que
32:13l'engouement
32:14il y a
32:14assèche complètement
32:16le reste du marché
32:17donc il y a des secteurs
32:18et là il y a de l'asymétrie
32:19alors
32:20on fait des investissements
32:20alors qu'est-ce qu'on regarde
32:21au-delà de l'IA ?
32:22Qu'est-ce qu'on regarde
32:23au-delà de l'IA ?
32:24Nous on a augmenté
32:25dans la santé
32:25on a augmenté
32:26dans la consommation courante
32:27honnêtement
32:28c'est des valorisations
32:29la dernière fois
32:29qu'on les voyait
32:30c'était 2009
32:31où à l'époque
32:31on se disait
32:32on ne reverra plus
32:33jamais ça quasiment
32:34et puis on a fait
32:35quelques investissements
32:36sélectifs
32:36dans des entreprises
32:38qui sont de près
32:39ou de loin
32:40exposées à la thématique
32:42le software est perdant
32:43et tout va être détruit
32:44du jour au lendemain
32:45bon là on pense que
32:47pour certains cas
32:48c'est vrai
32:48dans d'autres cas
32:48vous avez des fonctionnalités
32:50très protégées
32:50vous avez des écosystèmes
32:51en effet de réseau
32:52etc.
32:53donc vous serez peut-être
32:54moins impacté
32:54donc on fait
32:55certains investissements
32:56mais aujourd'hui
32:57la qualité intrinsèque
32:58du portefeuille
32:59n'a jamais été aussi élevée
33:00depuis 15 ans
33:01et on reste
33:03à 12-13 fois
33:03les bénéfices seulement
33:05donc
33:06il y a vraiment
33:06des choses à faire
33:07intéressantes
33:08à court terme
33:08vous vous dites
33:09bon on ne sait pas
33:10ce qu'il y a de plus sexy
33:10il faut être dans l'IA
33:11mais je pense que
33:12c'est là qu'on gagnera
33:12l'argent
33:13les 2-3 prochaines années
33:14le marché
33:15dans les anticipations
33:16sur les hyperscalers
33:17voit effectivement
33:18les cash flows
33:19réduits à zéro
33:20mais ça redécolle
33:21à partir de 2028
33:22c'est-à-dire qu'il y a
33:23cette anticipation
33:24et la question c'est
33:25est-ce qu'on sera bien
33:26sur cette trajectoire
33:27en 2028 ou pas
33:27oui parce que
33:28pour arriver à ça
33:29si vous regardez
33:30les anticipations
33:31c'est très grosse croissance
33:32du chiffre d'affaires
33:33et de l'EBITDA
33:34et de la marge
33:35et donc on en revient
33:36à la monétisation
33:38de cette demande
33:38et la vitesse de déploiement
33:39bon
33:40c'est quand le point
33:41de rendez-vous alors
33:42pour ces questions-là
33:43Alexandre
33:44on ne sait pas
33:44mais c'est devant nous
33:45en tout cas
33:45c'est devant nous
33:46mais c'est vrai que
33:48on l'a vu
33:49dans les événements
33:50géopolitiques
33:51finalement l'investissement
33:53sur les 3 prochaines années
33:54il est quand même
33:55assez lisible
33:55quoi qu'il se passe
33:56c'est solide
33:57les chiffres
33:58qu'on manipule là
33:59sur les 3 prochaines années
34:01sauf à la marge
34:02mais c'est
34:03à la fois
34:03c'est des horizons
34:06enfin c'est des montants solides
34:07à la marge
34:07parce qu'on parle
34:08du secteur privé
34:08mais ça devient
34:09un argument géopolitique
34:10aussi important
34:11que l'armée
34:12face à la Chine
34:13je veux dire
34:14on est dans une dynamique
34:15en dehors du pur marché financier
34:17c'est à dire que
34:17les américains n'ont pas le choix
34:18ils doivent être les leaders
34:20à côté
34:21il y a leur principal concurrent
34:22enfin ennemi
34:23qui est la Chine
34:24qui fait
34:24souvenir de la CFO
34:25d'OpenAI
34:26sur une confco
34:27il y a quelques mois
34:28qui fait une petite bourde
34:29en disant
34:29et à un moment
34:30si on a besoin
34:30d'un backstock public
34:33pour garantir
34:34et alors là
34:34panique à bord
34:35parce qu'évidemment
34:35il n'avait jamais été question
34:36d'une garantie publique
34:37pour les investissements
34:39d'OpenAI
34:39mais c'est une bourde
34:42sans être une bourde
34:42non mais c'est implicite
34:44je veux dire
34:44c'est pour l'état américain
34:46ça fait partie de la puissance
34:48ça fait partie de la puissance américaine
34:49il ne faut pas
34:50non seulement oublier ça
34:52et puis
34:52cette hausse des marchés
34:54alors
34:55sans parler de complot etc
34:56mais c'est
34:57pour Trump
34:58il y a un effet richesse
34:59non mais il y a un effet richesse
35:01qui est
35:02un espèce de rêve américain
35:03un effet richesse
35:04qui doit encore perdurer
35:07attirer encore
35:08les investissements
35:08de manière assez importante
35:09donc tout est fait
35:10en tout cas
35:11sur l'ère Trump
35:11et même
35:13l'IPO du SpaceX
35:14tout est fait
35:14pour que ça fonctionne
35:16on en parlait tout à l'heure
35:17que S&P
35:18ne soit pas dans
35:19enfin
35:19ne l'accepte pas
35:20dans son indice
35:21c'est plutôt une bonne nouvelle
35:22pas avant un an
35:23pas avant un an
35:23ils n'ont pas réduit
35:24la période d'inclusion
35:25dans leurs indices
35:26c'est plutôt une bonne nouvelle
35:27pour qu'on retrouve
35:28aussi des flux potentiels
35:30sur la gestion
35:31potentiels d'acheteurs nouveaux
35:31dans un an
35:32dans un an
35:33parce que si tout avait été fait
35:34aujourd'hui
35:34parce qu'on parle du Nasdaq
35:35mais le S&P
35:36c'est quand même
35:37en termes de gestion passive
35:38c'est quand même la majorité
35:39donc ça aurait été
35:41potentiellement explosive
35:42donc on met en place
35:43quelque chose
35:44pour que tout se passe bien
35:45après
35:46il faudra penser
35:47qu'il peut encore avoir
35:48des événements
35:48qui cassent
35:49ce qui est aussi
35:49juste intéressant
35:50pour terminer
35:51c'est les aspects
35:52à côté
35:53c'est-à-dire que
35:54ce qui peut arrêter
35:55c'est les problèmes énergétiques
35:56je veux dire
35:57le Mars ça peut s'arrêter
35:58il y aura des limites physiques
35:59des limites physiques énergétiques
36:00parce qu'on voit que déjà
36:01ça impacte le consommateur
36:02la hausse des prix etc
36:03donc c'est plutôt ça
36:04qui va arrêter
36:05en tout cas
36:06être le grain de sable
36:07qui peut tout casser
36:08plutôt que directement
36:10la stématique
36:11si on réduit
36:12ou si on prend un peu
36:12de profit sur la tech
36:14tout en restant présent
36:15qu'est-ce que ça permet
36:17de faire à côté
36:17Claudia ?
36:18Je suis complètement d'accord
36:19le secteur de la santé
36:20et de la consommation
36:21il y a certaines valeurs
36:22qui ont des valorisations
36:23à la casse
36:24qu'on n'a pas vu depuis des années
36:25même dans le secteur
36:26des softwares
36:27je suis complètement d'accord
36:28il y a des sociétés
36:29qui ont une diversification
36:31des chiffres d'effet
36:32qui est telle
36:33que l'intelligence artificielle
36:34ne l'empattera pas
36:35et les valorisations
36:36sont venues
36:36aux moyens historiques
36:37donc selon moi
36:39il faut être capable
36:40et courageux
36:41de pouvoir regarder
36:42les opportunités
36:43qu'on a
36:43et les mettre
36:44dans le portefeuille
36:45et je dirais même
36:46si dans la santé
36:47la santé ne performe
36:48pas tout de suite
36:49c'est comme acheter
36:51de l'assurance
36:51le jour que les choses
36:53auront mal
36:54donc c'est un secteur
36:55défensif
36:56qui ne coûte pas très
36:57c'est pas très cher
36:58et donc vous avez
36:59un actif à côté
37:00qui vous permet
37:01de réduire la volatilité
37:02le jour qu'on est au pic
37:03de l'intelligence artificielle
37:05c'est des secteurs
37:05qui peuvent changer
37:06Laurent allez-y
37:07non mais là-dessus
37:07je suis d'accord
37:08parce que j'ai dit
37:09non mais les rotations
37:10peuvent être très violentes
37:12nous on a regardé
37:13on a fait un petit exercice
37:14c'est marrant
37:14c'est qu'on a appris
37:15les participations
37:16qu'on a actuellement
37:17dans le portefeuille
37:17au-dessus de 2%
37:19donc consommation
37:20santé etc
37:20et on a regardé
37:21les entreprises
37:21qui existaient déjà
37:22en 2000
37:22pour voir ce qui se passait
37:24et donc entre mars 2000
37:26donc le pic du Nasdaq
37:27et l'année qui suit
37:28juste pour vous donner une idée
37:29donc le Nasdaq
37:30il perd quand même 62%
37:32le stock 616
37:34et ces participations-là
37:35qui sont la vieille économie
37:36elles montent de 46%
37:38donc vous pouvez avoir
37:39vous pouvez
37:40vous n'êtes pas obligé
37:41de baisser
37:41c'est pas juste de la résilience
37:42c'est même de la performance
37:43je pense que quand c'est
37:45un effondrement
37:45du système financier
37:46comme 2008
37:47tout baisse
37:48si ça vient d'une rotation
37:50très violente
37:50il y a des choses
37:51qui monteront
37:53bon
37:53on va suivre ça
37:54continue de suivre ça
37:55merci à vous trois
37:56d'avoir été des invités
37:57de Planète Marché
37:57ce soir
37:58Claudia Panseri
37:58directrice des investissements
38:00du BS France
38:00Laurent Chauderge
38:01membre du comité d'investissement
38:03de BDL Capital Management
38:04Alexandre Ezez
38:05expert en marché financier
38:07et en macroéconomie
38:08de BDL Capital Management
38:08de BDL Capital Management
38:09qui a se déroulé
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