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  • il y a 1 heure
Mardi 21 avril 2026, retrouvez Arnaud Morel (Gérant de portefeuille et directeur de la gestion sous mandat, Promepar AM), Michel Martinez (Chef économiste Europe, Société Générale CIB) et Hervé Goulletquer (Senior Economic Advisor, Accuracy) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:093 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Arnaud Morel est avec nous, le directeur de la gestion sous mandat de premier part Asset Management.
00:17Bonsoir Arnaud.
00:17Bonsoir Grégoire.
00:18Hervé Gouletker nous accompagne, senior economic advisor d'Accuracy.
00:22Bonsoir Hervé.
00:23Bonsoir Grégoire.
00:24Et Michel Martinez est également en notre compagnie, chef économiste Europe de Société Générale CIB.
00:28Bonsoir Michel.
00:29Bonsoir.
00:30Je m'adresse aux macroéconomistes que vous êtes Hervé, Michel, sur le thème de la résilience,
00:35ce schéma de résistance de nos économies, de la croissance économique qui semble s'installer face à l'accumulation de
00:43crises
00:43qu'on a pu connaître ces dernières années, partant du Covid, sans remonter forcément bien au-delà.
00:49On a toujours des craintes importantes et finalement les économies arrivent à se comporter toujours un peu mieux
00:55que ce qu'on a pu craindre au moment de chacune de ces crises.
00:59Michel, est-ce que l'accumulation de crises met cette résilience à l'épreuve ou est-ce que la crise
01:04qu'on est en train de traverser,
01:06celle du golf qui est un choc d'offres négatif important à nouveau pour l'économie européenne par exemple,
01:12est-ce que cette crise peut venir à bout de ce schéma de résilience qui nous accompagne depuis plusieurs années
01:17?
01:17Il y a probablement des limites à la résilience.
01:22Il faut savoir qu'en ce qui concerne la crise au Moyen-Orient, on est pour l'instant dans des
01:26projections de ce que les économies vont faire.
01:29On ne sait pas encore ce qu'ils vont faire.
01:31Mais vous avez raison d'insister sur la résilience parce que quand on regarde le consensus,
01:36la plupart des projections des économistes, on peut parler de la Banque Centrale Européenne,
01:40la Commission, le FMI, le consensus, même nous-mêmes, dans les scénarios les plus probables.
01:46Le scénario le plus probable, c'est une réouverture quasi totale du 3 normous, on va dire, avant l'été,
01:53si possible avant la fin du mois de mai.
01:57Dans ces scénarios-là, il y a un choc assez important sur l'inflation en Europe.
02:01On pense à l'inflation montée au-dessus de 3, 3,5.
02:05Mais l'impact sur l'activité, dans toutes ces projections, il est considéré comme limité,
02:11avec des prévisions de croissance autour de 1%, peut-être un peu moins de 1% pour cette année,
02:19et un peu plus de 1% l'an prochain.
02:21Donc on peut parler de résilience parce qu'on a l'impression qu'il y a un choc important,
02:25mais finalement ces taux de croissance que je viens de citer,
02:28ils sont supérieurs en moyenne à ceux qu'on a connus depuis le Covid.
02:35Donc on peut parler de résilience, oui.
02:37Alors qu'est-ce qui explique ça ?
02:39Je pense qu'il y a la bonne santé du secteur financier, du secteur privé.
02:46On s'épargne des crises financières à chacune de ces crises, c'est quand même déjà pas mal.
02:49Du secteur privé, que ce soit ménage ou entreprise,
02:52quand on regarde les bilans, l'endettement en ce qui concerne les entreprises et les ménages,
02:58on a un niveau d'endettement net qui n'a jamais été aussi bas depuis la création de l'ozone
03:04euro.
03:04Et peut-être avant, on n'a pas toutes les séries.
03:07On a des taux d'épargne qui sont élevés pour les ménages,
03:10on a pour les entreprises des taux de marge,
03:11alors ça ne dépend d'un pays et d'un autre,
03:13mais les taux de marge qui sont finalement assez corrects.
03:17Et je pense que ça, ça explique une bonne partie de la résilience.
03:21Et c'est structurel, ce que vous décrivez là, c'est structurel pour vous aujourd'hui Michel ?
03:25Oui, ça absorbe.
03:27Tous les secteurs que je viens de mentionner,
03:29financiers, privés, ménages et entreprises,
03:31sont capables d'absorger une bonne partie des chocs.
03:33Et puis après on peut en parler de la puissance publique,
03:37les États, il y a tous les stabilisateurs automatiques.
03:39Dès qu'il y a un petit choc, on en rajoute un petit peu.
03:41En France, malheureusement, on a moins de capacités.
03:45Mais quand on aligne tout ça, on a les capacités de résistance.
03:48Alors après, encore une fois, les projections que j'ai dressées,
03:52elles sont dans des scénarios dits les plus probables.
03:56Alors les plus probables, c'est la plupart des experts qui se prononcent,
03:58mais c'est aussi ce que nous dit le marché du pétrole.
04:02Quand on regarde les marchés des options,
04:03c'est les probabilités que le détroit d'Ormousse reste fermé six mois,
04:08elle est extrêmement faible, elle est inférieure à 3%.
04:11Donc c'est vraiment une croyance du marché collective.
04:16Dans ces scénarios-là, effectivement, l'Europe sera résiliente.
04:21Et quand bien même, parce que la résilience du Covid,
04:24elle s'est aussi jouée à travers la réponse monétaire et budgétaire
04:28des banques centrales et des États.
04:30Quand bien même cette capacité de réponse est amoindrée aujourd'hui,
04:35les fondements structurels de la résilience sont toujours en place.
04:39Oui, tout à fait.
04:40Alors après, on pourrait citer d'autres choses qui aident,
04:44d'autres facteurs qui aident.
04:45Le plan de relance en Allemagne,
04:48ça compense une bonne partie du choc qu'on connaît.
04:52Alors sur le choc qu'on connaît, il y a un impact majeur
04:56sur les prix des produits raffinés, essence, kérosène.
05:02Mais l'impact sur le prix du gaz, l'électricité, il est très faible.
05:06Si on compare au choc de 22 par exemple.
05:09Voilà, c'est le 22.
05:11Il y a un rapport de 1 à 4.
05:13C'est 4 fois moindre.
05:15Le choc combiné est 4 fois moindre.
05:17Et puis après, on peut aussi observer que décennie après décennie,
05:24la dépendance aux produits raffinés de l'économie
05:28pour produire une unité de PIB, elle a énormément diminué.
05:32Donc nous, on a estimé par exemple,
05:34pour avoir un choc équivalent à 2022,
05:37il faudrait un prix du baril à 200 et pas à centaines,
05:41et un prix du gaz à plus de 100.
05:45Donc c'est au-delà de 40 pour le TTF.
05:48Voilà, et puis on est autour de 100 pour le pétrole.
05:50On n'est pas du tout dans l'étiage et l'encontre.
05:54Non, ça n'a rien à voir.
05:55La nature du choc aussi explique la capacité de résilience
05:59en partie des économies devant nous.
06:02Sur cette affaire de résilience,
06:04on peut la constater quand même, Exante Hervé.
06:08Est-ce qu'il y a des limites ?
06:10Et est-ce que chaque crise qui vient s'accumuler à la précédente,
06:15abîme ou fragilise un peu plus quand même
06:17la capacité de nos économies à se montrer résiliente ?
06:21Le premier point, c'est qu'on est face à une incertitude épaisse
06:24et que se prêter au jeu de la conjecture
06:28n'est pas très facile.
06:29Vous avez commencé votre observation
06:32par la crise de la Covid, Grégoire.
06:35En fait, on est dans un environnement qui n'a plus rien de continu,
06:40mais qui est discret.
06:42Année après année, on se prend une crise.
06:44Et ça, au-delà du caractère ponctuel,
06:47ah ben oui, pas de chance, on se prend encore une claque.
06:50Il y a quand même l'idée que le monde,
06:52que ça soit dans son organisation économique,
06:55le néolibéralisme laisse place à autre chose,
06:58on ne sait pas très bien,
06:59le tout dans un environnement international plus tendu.
07:03Et les deux éléments, vraisemblablement,
07:06expliquent un peu ce rythme très saccadé des événements que l'on a.
07:11Donc en fait, pour revenir à la résilience,
07:14c'est quand même une succession de chocs.
07:16Est-ce que la résilience, choc après choc,
07:20n'est pas en train de s'émousser ?
07:21Moi, je le craindrais.
07:22Et puis, si on revient au choc que l'on a aujourd'hui,
07:26c'est vrai que les prévisionnistes nous disent
07:28ça va être court.
07:30Mais en fait, une guerre,
07:33on entre dans une guerre,
07:34celui qui déclenche la guerre,
07:36avec l'idée qu'elle va être courte.
07:38Je ne reviens pas à la guerre de 14,
07:40nos grands-parents, nos arrière-grands-parents,
07:43ont dit on reviendra pour les moissons.
07:45On était en août, lorsqu'on est partis,
07:47on n'est pas revenus pour les moissons.
07:49Et en fait, je pense qu'il y a
07:52une erreur qui est systématiquement faite,
07:55ou à peu près, si on prend les 30 dernières années,
07:58on a eu raison une fois sur la guerre courte,
08:00c'est la première guerre du Golfe.
08:02C'est le George Bush père
08:05contre Saddam Hussein et l'invasion du Koweït.
08:09Diplomatiquement, elle a été mal gérée,
08:10mais militairement, ça a bien été une guerre courte.
08:13Les autres ont toutes été longues,
08:15et il y en a dans lesquelles on est depuis plus de 4 ans.
08:18Les Ukrainiens le savent trop bien.
08:20Pourquoi en fait les guerres sont plus longues qu'on ne le croit ?
08:24Parce qu'il y a une surestimation de la force technologique.
08:29Je pense qu'Américains, Israéliens en sont bien là aujourd'hui.
08:32Il y a une sous-estimation de la capacité de résistance du camp adverse.
08:39On en est bien là aujourd'hui.
08:41Et puis, lorsque les objectifs ne sont pas clairs,
08:44il est difficile de dire qu'ils ont été atteints ou pas.
08:47On est face à une guerre de choix.
08:49Les objectifs, on ne sait pas très bien, ils ont beaucoup changé.
08:52Et puis, dans une guerre, il y a toujours des phases,
08:56il y a des adaptations.
08:58Et donc, finalement, c'est bien souvent, l'histoire nous l'enseigne,
09:02plus longues que ce que l'on croit.
09:04Alors, est-ce qu'on en est là ? Est-ce qu'on n'en est pas là ?
09:06On n'en sait rien.
09:07Mais pour revenir au scénarii dont parlait Michel,
09:10c'est vrai que les scénarii centraux sont ceux-là.
09:13Ça ne va pas durer longtemps et ça ne fera pas trop mal.
09:16Mais regardez le scénario le plus pessimiste du FMI la semaine dernière,
09:21en raisonnant au niveau de la croissance mondiale.
09:23si les choses se passent mal, et encore, le se passe mal du FMI
09:27n'est pas une guerre horriblement longue, quoi,
09:30dont on ne verrait pas la fin.
09:32Au lieu d'avoir trois points de croissance, on en a deux.
09:35Et au lieu d'avoir trois et demi d'inflation mondiale,
09:38on a dans les cinq et demi, quelque chose comme ça.
09:41Mais ça, ce n'est pas du tout intégré par le marché.
09:44Moi, juste pour terminer, il me semble que face à l'incertitude,
09:48on ne peut pas se contenter du scénarii central.
09:51Il faut prendre le scénario central, les scénarii alternatifs,
09:54les pondérer comme on peut.
09:55Et à mon avis, dans ce jeu de pondération,
09:58les scénarii pas sympas, il faut les pondérer tout de même plus
10:01qu'on ne le fait maintenant.
10:03Et après, il y a un fil qu'on tire.
10:05Et j'ai l'impression que ce fil est moins sympa
10:07que ce qu'on a envie de se dire ensemble.
10:09Et à ce titre-là, saluons l'effort de pédagogie
10:12d'une institution comme la BCE.
10:13Le FMI a répliqué aussi cette logique de scénario
10:16qui est capable, en un temps assez rapide quand même,
10:20de mettre sur la table justement, d'élaborer des scénarios
10:23pour bien montrer la nuance ou la gamme,
10:26la variété d'enjeux et de conséquences potentielles devant nous.
10:31Je reprends votre point sur la guerre longue de l'Ukraine.
10:33Bien sûr, Hervé, est-ce que quatre ans et plus de guerre ?
10:41Dans quelle mesure chaque jour qui passe en plus,
10:44ou chaque mois qui passe en plus,
10:46abîment nos économies aujourd'hui ?
10:48Ou à l'inverse, est-ce que plus de quatre ans de conflit,
10:51ce n'est pas aussi ce qui a permis à l'Europe
10:55de sortir un peu du déni, d'avoir une prise de conscience
10:58et de faire bouger des choses aussi,
11:00ne serait-ce que sur le plan énergétique,
11:02de son mix énergétique qui participe justement de notre résidence aujourd'hui ?
11:06Alors, chaque guerre ne se vaut pas, si j'ose dire,
11:09et je n'aime pas le mot que je viens d'employer,
11:12mais une guerre en Iran,
11:15au niveau des équilibres économiques mondiaux,
11:18ce n'est pas une guerre en Ukraine.
11:20L'Ukraine, pour l'agriculture, c'est important,
11:24mais à partir du moment où, sur la mer Noire,
11:27on a quand même laissé les bateaux passer,
11:29bon, voilà.
11:31Là, on est quand même avec une guerre
11:34qui contrôle 20% du pétrole mondial,
11:3720% du gaz mondial,
11:39une partie des engrais,
11:40une partie de la chimie, du pétrole.
11:43C'est quand même...
11:45Ça a quand même une dimension qui est différente
11:48dans une région qui n'était pas très stable avant
11:52et qui pourrait être déstabilisée,
11:56et une région qui est absolument clé,
11:58peut-être pas pour l'Europe, mais pour l'Asie.
12:01Et dans l'Asie, vous avez le Japon et vous avez la Chine.
12:05Et en fait, là, il y a une résonance de l'économie
12:09vers le politique,
12:11et en fait, on peut faire le malin en envoyant des obus
12:15sur un cargo de l'Iran.
12:19Est-ce qu'on fera le malin en envoyant des obus
12:21sur un cargo chinois ?
12:23Bon.
12:24Cette notion de résilience,
12:25alors dans les marchés,
12:26elle est peut-être encore plus éclatante,
12:28si je puis dire, Arnaud,
12:30parce que là, il a fallu quoi ?
12:3112-13 séances pour que les grands indices mondiaux,
12:35américains et d'autres,
12:36non seulement effacent la crise,
12:38mais traversent de nouveaux plafonds
12:42pour aller chercher de nouveaux sommets,
12:43et de nouveaux records.
12:45Qu'est-ce qui explique, là,
12:46sur la crise du Golfe,
12:48cette résilience et cette capacité
12:50de rebond des marchés, Arnaud ?
12:5214 séances aux Etats-Unis
12:53pour remettre un nouveau record
12:54sur le S&P, le Nasdaq,
12:56ce qu'on a dit précédemment.
12:57Alors, ce qui s'est passé pendant cette période,
12:59c'est qu'on est quand même
12:59un phénomène important.
13:00C'est toutes les annonces
13:01qui ont été faites
13:02sur l'intelligence artificielle,
13:03des nouveaux partenariats,
13:05l'innovation technologique
13:06avec Anthropix
13:07qui avait nommé
13:08des nouvelles solutions
13:09et des capex,
13:10qui sont toujours présents,
13:11auteur de 650 millions.
13:12Ça engendrait quoi ?
13:13Ça engendrait des bénéfices par actions
13:14qui ont été revus à la hausse
13:15sur la partie américaine.
13:16Ça, c'était le point important.
13:18Et, on va dire,
13:19le repli des marchés actions,
13:20et je me polarise toujours
13:21sur la partie américaine,
13:22qui a énormément retracé.
13:23On est revenus à 19 fois
13:24sur le S&P,
13:25on est revenus à 20 fois
13:26sur le Nasdaq.
13:27En fait, on est revenus
13:28sur la moyenne des 10 dernières années
13:29avec des EPS qui sont revenus,
13:30on va dire,
13:31de formes dynamiques
13:32soutenues par l'IA.
13:32Ce qui a permis, on va dire,
13:34d'avoir un rebond assez notable
13:35de tout ce qui entoure
13:36l'intelligence artificielle.
13:37quand on regarde,
13:38deux tiers des valeurs
13:39qui naviguent autour de l'IA
13:40sont revenus
13:41et ont surperformé
13:42depuis le 1er avril
13:42l'indice S&P 500.
13:44Et donc, on a la partie
13:45semi-conducteur, bien sûr,
13:46qui a fait 35 %,
13:48on a tout ce qui est
13:48autour des data centers
13:49une trentaine,
13:50et on a les hyperscalers
13:51qui reviennent
13:51alors qu'ils ont été vendus
13:52depuis le mois d'octobre.
13:53Ils reviennent à hauteur de 20 %.
13:55Donc, il y a la dynamique
13:56de BPA qui a quand même
13:57maintenu, on va dire,
13:58cette vertu
13:59et ce, on va dire,
14:00de la visibilité aujourd'hui.
14:01À travers cette crise,
14:03le fait qu'on a eu,
14:03et c'est quand même passé
14:04un peu sous le radar
14:06pendant le pic
14:07ou le paroxysme
14:08de la crise du Golfe,
14:10cette révision
14:10à la hausse
14:11des perspectives bénéficiaires
14:12du thème de l'IA
14:13en général, vous dites,
14:15elle n'est pas passée
14:15inaperçue auprès
14:16des investisseurs.
14:17La valorisation,
14:18le retour sur la moyenne
14:19et ce retour de BPA...
14:20Il y a quelque chose-là
14:20qui va au-delà de la crise.
14:21Clairement.
14:22C'est aujourd'hui,
14:22et vous avez en plus,
14:23sur une partie américaine,
14:24vous avez une visibilité.
14:25En Europe, malheureusement,
14:27c'est ce qu'on voit,
14:27on a des révisions d'IPS
14:28qui sont de façon marginale,
14:30et on dit toujours
14:31cette flexibilité,
14:32ou en tout cas,
14:32cette résilience des marchés,
14:34mais on a des révisions baissières
14:35sur la partie européenne
14:36et les premières publications,
14:37notamment dans la consommation
14:38et dans le luxe,
14:39ont montré qu'aujourd'hui,
14:40le Moyen-Orient
14:41allait impacter notamment
14:42tout le secteur
14:43de la consommation
14:43et bien sûr,
14:45nos valeurs du luxe.
14:46Oui.
14:47Le marché boursier
14:48se résume à nouveau
14:49à l'IA,
14:50on peut le dire comme ça ?
14:52Clairement,
14:53c'est la partie américaine,
14:54c'est la patte majeure aujourd'hui.
14:55Et ça rend ces records
14:56du S&P 500 à plus de 7000 points,
14:58ça les rend solides
14:59ou ça les rend fragiles ?
15:01Ça les rend solides
15:02parce que vous avez aujourd'hui
15:03une concentration très importante,
15:04mais les IPS,
15:05aujourd'hui deux tiers des IPS
15:06sont réalisés par les 7 magnifiques,
15:08et c'est ça qui est attendu sur l'année,
15:10donc c'est toujours
15:11la même problématique
15:11que nous mettions en avant
15:12sur la fin d'année,
15:14mais sauf que nous avons un retour
15:14à moyenne sur aujourd'hui
15:15sur les valorisations
15:16sur les Etats-Unis
15:17et une visibilité accrue
15:18avec des annonces
15:19et de nouveaux partenariats
15:20et possiblement des introductions
15:21en bourse
15:21d'ici la fin de l'année.
15:22Et en termes de stratégie d'investissement,
15:24parce qu'on a quand même,
15:25et ça a payé en 2025,
15:28ça payait en début d'année 2026,
15:30l'idée que le reste du monde
15:32pouvait faire aussi bien
15:33sur le plan boursier
15:34que les Etats-Unis,
15:34voire mieux,
15:35ça a été l'histoire quand même
15:36des derniers mois,
15:37des derniers trimestres,
15:38cette histoire-là,
15:39elle se referme là ?
15:40Alors je mets entre guillemets,
15:41tout de même,
15:42ça a été pour ce qui a échaudé
15:43les investisseurs européens,
15:44ça a été l'effet de devise,
15:45les moins 15 l'an dernier,
15:47ça a aidé beaucoup,
15:48on va dire,
15:48de gérants,
15:49on va dire généralistes pro-européens
15:52qui arrivent à battre les Etats-Unis,
15:53en fait,
15:54quand on regarde,
15:54comme on l'a dit précédemment,
15:56l'Europe,
15:57c'est trois années,
15:57enfin deux années sûres
15:58de récession de bénéfices,
15:59et l'an dernier,
16:00on fait pratiquement zéro,
16:01zéro plus en BPA,
16:02donc je vous dis,
16:03c'est une image,
16:04mais dans le fondamental,
16:05clairement la croissance
16:05est aux Etats-Unis,
16:06il y a un thème majeur transformant,
16:09un retour de valo,
16:10et je suis malheureux de le dire,
16:12oui,
16:12on a la devise l'an dernier
16:13qui nous a coûté de l'argent,
16:13après si le stock picking
16:14était fait à peu près bien,
16:15vous arrivez à performer,
16:16à faire cet effet de vice,
16:17de le renchirer tout de même.
16:18Bon,
16:19ce thème de la résilience,
16:21sur l'économie américaine,
16:24il est très étroitement lié aussi
16:26à l'intelligence artificielle
16:28et tout ce qui se développe aussi
16:29à travers l'intelligence artificielle,
16:31Michel ?
16:32La bonne tenue de l'économie américaine,
16:35elle est liée à plusieurs facteurs,
16:37je dirais que l'intelligence artificielle,
16:40c'est un phénomène global,
16:42on voit vraiment,
16:43ça explique quasiment 100%
16:45de la croissance du commerce mondial,
16:47ça explique une bonne...
16:50Tous les produits qu'on s'échange aujourd'hui
16:52sont destinés à aller dans un data center
16:55ou enfin,
16:55en tout cas,
16:56à participer à la construction de l'offre IA.
16:59La progression du commerce mondial
17:00s'explique quasiment à 100%
17:02par l'intelligence artificielle
17:04et c'est très dynamique.
17:08Après, il y a tout,
17:09c'est investi,
17:10et donc l'investissement,
17:11on le voit dans les pays avancés,
17:14c'est une contribution significative
17:15à la croissance,
17:17même en Europe,
17:18ça explique peut-être un tiers
17:19de la croissance,
17:20même peut-être plus que ça.
17:22Alors,
17:22les chiffres sont toujours difficiles,
17:24je parle,
17:24parce que Hervé connaît bien
17:25les chiffres aussi,
17:26mais on peut arriver,
17:27si on arrive,
17:28tout ce qui est investissement
17:29en technologie de l'information,
17:31communication,
17:31services professionnels,
17:32si on met tout ça,
17:33ça explique plus qu'un tiers
17:35de la croissance en Europe,
17:37alors aux Etats-Unis,
17:38pareil,
17:38plus qu'un tiers,
17:39un quart,
17:4040% de la croissance,
17:42donc ça porte,
17:43mais bon,
17:43pour revenir aux Etats-Unis,
17:44il y a quand même
17:45la politique budgétaire,
17:47et puis,
17:47le premier trimestre
17:49est assez dynamique aussi,
17:50parce qu'il y a un effet rebond
17:51après le shutdown du quatrième trimestre,
17:55et il y a la big beautiful bill,
17:57on estime que,
17:58nous,
18:00notre économiste estime
18:01que les chèques
18:02envoyés aux ménages
18:02et aux entreprises
18:04sont en hausse de 50%
18:06par rapport
18:07à la moyenne des dernières années.
18:08Bon,
18:09ça se voit un peu
18:10dans la consommation.
18:11Mais bon,
18:12ce phénomène-là,
18:14il est temporaire,
18:14au second semestre,
18:15il est amené à disparaître.
18:18Sur,
18:19ben,
18:19peut-être,
18:20oui,
18:21la capacité
18:22de réponse
18:23des banques centrales,
18:24ou en tout cas,
18:24ce qu'on attend
18:25des banques centrales
18:26à travers ce choc
18:28d'offres négatives,
18:29les réunions vont arriver
18:30assez vite,
18:30la semaine prochaine,
18:32Hervé,
18:33le marché reste convaincu
18:34du point de vue
18:35de la BCE,
18:36le cas de la Fed
18:36est peut-être différent,
18:37mais le marché reste convaincu
18:39que cette situation
18:40appelle une réponse
18:41de la part
18:42de la BCE,
18:43et quand je dis réponse,
18:44c'est au moins
18:46deux hausses de taux
18:47selon ce qui est
18:48aujourd'hui encore intégré.
18:49– Oui,
18:50je pense que, enfin,
18:51le marché a une approche
18:53un peu binaire,
18:56c'est-à-dire qu'on s'attendait
18:57plutôt à quand même
18:59un processus
19:00de biais baissier,
19:02alors, à la marge en Europe
19:04nettement plus marquée
19:05aux États-Unis,
19:06on se dit,
19:08il y a une accélération
19:11des prix,
19:12même s'il y a une confusion
19:13entre le prix relatif
19:15de l'énergie,
19:16peut-être derrière
19:17des produits alimentaires
19:18par rapport
19:19aux noyaux durs,
19:20mais bref,
19:20le marché se dit,
19:21oulala,
19:22les prix vont accélérer,
19:25et donc, finalement,
19:26eh bien, on bascule
19:27de l'autre côté,
19:28puisqu'on avait
19:29un biais baissier,
19:31maintenant,
19:31on a un biais haussier.
19:32Je pense que ce changement
19:34de pied marque
19:35l'incertitude,
19:37la difficulté
19:38à imaginer
19:41ce que sera
19:41le pilotage
19:43des banques centrales
19:44aujourd'hui.
19:45Je pense qu'aujourd'hui,
19:47elles ont l'arme au pied,
19:48c'est-à-dire qu'elles
19:49vont attendre
19:50parce qu'on est incapable
19:51de voir exactement
19:53ce qui se passe.
19:54Si on croit
19:55au scénario
19:57guerre courte
19:58et finalement,
19:59au cours du second semestre,
20:01les choses rentrent
20:02dans le rang,
20:03dans ce cas-là,
20:04je pense qu'on devrait
20:06faire en sorte
20:07qu'il n'y ait pas
20:07de hausse des taux
20:08en Europe,
20:09on verra bien,
20:10et aux États-Unis,
20:12que le nouveau président,
20:14si tant est qu'il soit
20:15Monsieur Warch,
20:16eh bien,
20:16soit capable
20:17de délivrer
20:18les engagements
20:19qu'il a pris,
20:20semble-t-il,
20:21auprès du président.
20:23On verra bien.
20:24Mais je pense qu'aujourd'hui,
20:25les anticipations
20:27de marché,
20:27elles n'expriment
20:28pas grand-chose.
20:29En fait,
20:31je pense qu'on ne peut pas
20:33faire complètement
20:34un parallèle entre
20:35la vision optimiste
20:38du marché actions,
20:39la vision plus réservée
20:41du marché obligataire,
20:43et puis les anticipations
20:44concernant le réglage
20:46des banques centrales.
20:47J'ai l'impression que
20:48l'alignement de tout ça
20:49n'est pas encore bien fait.
20:51donc,
20:53observons
20:53le message
20:54envoyé par
20:55les
20:57central bank
20:58watchers,
20:58les gens qui regardent
20:59les banques centrales.
21:01Qu'est-ce que nous disent
21:02les banques centrales ?
21:03Madame,
21:04la garde a été claire,
21:05l'autre jour,
21:06elle a trois scénarios.
21:08Un,
21:09scénario central,
21:10un,
21:10un peu adverse
21:11et un,
21:12plus qu'adverse.
21:13Elle a dit qu'on était
21:14au milieu du guet
21:15entre le central
21:16et l'adverse.
21:17Et voilà,
21:18l'adverse donc.
21:19Pour le moment,
21:20à mon avis,
21:21elle,
21:22elle envoie
21:23un gage
21:24aux anticipations.
21:25Oui, vous avez raison
21:26d'aller dans ce sens-là,
21:28mais est-ce qu'elle
21:29franchira le pas ?
21:30J'aurais envie
21:31de dire non.
21:32Aux Etats-Unis,
21:33bon, pour le moment,
21:34on ne fait rien
21:35et je pense qu'il y a
21:37des raisons économiques
21:38et puis des raisons
21:39extra économiques
21:41pour nous rien faire.
21:42Oui,
21:42il y a une fonction
21:43de réaction de la fête
21:44qui se percute
21:45avec un calendrier,
21:47politique un peu compliqué.
21:49Guerre courte,
21:50et guerre courte,
21:51si je reprends
21:52vos scénarios
21:53ou la terminologie
21:53que vous utilisiez,
21:55Michel Martinez,
21:56ça veut dire que
21:56c'est une réouverture
21:58du Détroit
21:59au plus tard
22:00d'ici l'été,
22:01d'ici la fin du mois de mai.
22:02C'est un scénario
22:03qui a plus de 90%
22:04de chances de se réaliser
22:05si on regarde justement
22:06ce que nous dit
22:07le marché aujourd'hui.
22:08Guerre courte,
22:08est-ce que ça veut dire
22:09que la Banque Centrale Européenne
22:10peut passer son tour
22:13pour les meetings
22:14de juin et les suivants
22:15ou est-ce que
22:16c'est plus compliqué que ça ?
22:17Après,
22:18on est dans la projection.
22:19Nous,
22:19on a un scénario
22:21où on voit
22:22la BCE remonter ses taux
22:23deux fois
22:24en juin et en septembre.
22:28D'ailleurs,
22:30si on regarde
22:32le guidage
22:32de la Banque Centrale Européenne,
22:34dans son scénario central
22:36qui était un peu moins sévère
22:38que celui
22:39qu'on connaît
22:39en Assis,
22:40il y avait deux hausses des taux.
22:42et donc
22:43est probablement
22:44une de plus
22:45dans le scénario sévère.
22:46Donc, il y a...
22:48Alors, nous,
22:48on s'aligne un peu
22:49sur l'espèce
22:50de guidage
22:51de la Banque Centrale Européenne.
22:52Après,
22:53quel est le raisonnement derrière ?
22:55C'est toujours pareil.
22:56c'est des projections.
22:57Ce qu'on attend,
22:58je le répète,
22:59c'est un impact modéré,
23:01négatif,
23:01mais modéré sur l'activité.
23:03Donc,
23:04les taux de croissance,
23:05finalement,
23:06aussi bons,
23:07voire meilleurs
23:07que la moyenne
23:08des cinq dernières années.
23:10C'est un impact
23:11beaucoup plus fort
23:12sur l'inflation,
23:14mais temporaire,
23:15qui dure
23:15un peu moins d'un an.
23:17C'est-à-dire,
23:18dans un an,
23:20voilà,
23:20au mois de mai 2027,
23:21si le détroit d'Hermoud
23:22se réouvre,
23:23les prix du pétrole
23:24ont rebaissé.
23:25les effets de base, bien sûr.
23:28Donc,
23:28c'est un impact
23:30assez important.
23:31Nous, on voit l'inflation
23:31à 3,5, quand même,
23:33au mois de mai,
23:35et rester...
23:36Dès le mois de mai.
23:36Ah oui, c'est ça.
23:37Oui, voire même peut-être
23:38un peu plus.
23:40Et puis,
23:43rester sur ce niveau-là
23:45pendant assez longtemps.
23:46Alors après,
23:47c'est des projections,
23:48encore une fois,
23:49basées sur des outils
23:51macroéconomiques,
23:51l'histoire.
23:53Normalement, nous,
23:56si l'inflation,
23:57elle monte à 3,5,
23:59et puis après,
23:59elle revient à 2,
24:00la BCE,
24:01le temps qu'elle réagisse,
24:03il faut au moins
24:0418 mois avant
24:05que ça ait un impact.
24:06Autant rien faire.
24:07Autant rien faire.
24:09Je comprends ce raisonnement.
24:11Maintenant,
24:12pourquoi nous,
24:13on met deux hausses des taux
24:14et pourquoi la BCE
24:17laissait entendre
24:18des hausses des taux mesurées
24:19dans ce scénario-là,
24:22c'est parce qu'après,
24:22il y a des effets de second tour
24:23potentiels.
24:25Encore.
24:25Avec de l'inflation sous la seconde.
24:26Toujours.
24:27Oui.
24:28Alors, il y en a
24:29sur l'alimentation,
24:32il y a pas mal de...
24:33Par exemple,
24:34on va voir probablement
24:35les prix de tout ce qui est
24:37tourisme,
24:38trafic aérien
24:39qui va sérieusement monter
24:42dans les prochains mois.
24:43Et puis, il y a les effets
24:44boucle prix-salaire.
24:46Et les mécanismes-là
24:47sont encore en place ?
24:49Oui, oui.
24:50Ils sont toujours ouverts ?
24:50Les mécanismes de transmission,
24:52d'indexation, de diffusion ?
24:53Par exemple,
24:54nous, dans nos modèles
24:55sur la relation
24:57entre hausse des prix
24:58totale et salaire,
25:00il y a,
25:01quand on estime
25:02sur très long terme,
25:03depuis 25 ans,
25:05c'est un rapport
25:05de 1 pour 3.
25:06Donc,
25:07si on avait l'inflation
25:08qui était à 2,
25:09qui monte à 3,5,
25:10il y a au moins
25:110,5%
25:12des hausses de salaire.
25:15Personnellement,
25:15je pense que
25:16c'est probablement
25:16un peu plus que ça
25:18qu'on aura,
25:19dû au fait
25:20que dans beaucoup
25:21de pays,
25:22à l'exception
25:23de la France,
25:24peut-être un peu
25:25de l'Allemagne,
25:26les marchés du travail
25:26sont très tendus,
25:27avec des taux de chômage
25:28qui sont extrêmement bas,
25:31à des plus bas historiques.
25:33Même au niveau
25:34de la zone euro,
25:34en moyenne,
25:35on est un plus bas historique,
25:36en tout cas depuis 1990.
25:40Et donc,
25:41j'aurais tendance
25:41à penser que la hausse
25:42des salaires sera un peu plus élevée.
25:43Et puis après,
25:44il y a aussi beaucoup
25:45de mécanismes automatiques
25:47de hausse de salaire.
25:48Oui,
25:48indexation.
25:49Les SMIC,
25:52négociations collectives.
25:52Oui, oui.
25:53Et donc,
25:53on aura au moins ça.
25:55Et donc ça, après,
25:56ça a des effets
25:57sous l'inflation sous-jacente.
25:59On a une inflation sous-jacente,
26:01on va voir,
26:01elle est probablement
26:02à 2,3,
26:032,4.
26:05Et donc,
26:05si vous rajoutez,
26:06vous passez une inflation sous-jacente
26:08à 2,6.
26:09Et l'inflation sous-jacente,
26:11en général,
26:12elle reste sur ces zones
26:13sur ces niveaux-là
26:14assez longtemps.
26:15Ah oui.
26:16Là, il y a une résistance.
26:17Il y a une résistance.
26:18Il y a une résistance.
26:18Il y a une résistance.
26:18Et donc,
26:21la Banque centrale européenne
26:23pourra ne pas être très confortable
26:25avec ce niveau
26:26d'inflation sous-jacente.
26:27C'est un vrai sujet
26:28de débat et de discussion,
26:29y compris au sein
26:30du Conseil des Gouverneurs.
26:32Je ne suis pas sûr
26:32que toutes les positions
26:33soient en faveur
26:34de hausses de taux assurantiels
26:36comme ça,
26:37pour couper court
26:37au risque d'effet de second tour.
26:39Il existe toujours
26:40ce risque d'effet de second tour
26:41ou pas, Hervé, pour vous ?
26:42Ce qui est clé,
26:43à mon avis,
26:43c'est la longueur
26:45et l'intensité
26:47du choc
26:47que l'on vit.
26:48Si on est
26:49dans le scénario
26:50de Michel,
26:51choc court,
26:53intensité connue,
26:54moi, j'ai l'impression
26:55que la BCE
26:56serait mieux inspirée
26:58d'attendre
26:59et de ne pas
26:59raisonner
27:00en glissement
27:01sur un an
27:01sur l'inflation,
27:02d'essayer d'avoir
27:03une série désaisonalisée
27:04et puis de voir
27:05trois mois sur trois mois
27:06ce qui se passe
27:07et dans ce cas-là,
27:08le ralentissement
27:08serait beaucoup plus rapide
27:10que ça.
27:10Michel,
27:11je trouve,
27:12sur la partie macro,
27:13c'est un choc court
27:16et puis,
27:16en implication BCE,
27:18je trouve que c'est
27:19un choc plus long.
27:20Je trouve qu'il y a
27:21une concordance
27:22des temps
27:22que je ne partage pas.
27:25Si je suis
27:25dans le scénario
27:26Michel,
27:27peut-être qu'il a raison,
27:28guerre courte,
27:29dans ce cas-là,
27:30j'aurais envie de dire
27:30la BCE sera plus patiente
27:33que cela.
27:33par contre,
27:34si ça perdure,
27:36dans ce cas-là,
27:36les inquiétudes
27:37sur les effets
27:38de deuxième tour
27:39sont des inquiétudes réelles
27:41et dans ce cas-là,
27:42oui,
27:42on basculera dans un processus
27:44de hausse des taux.
27:46Mais voilà,
27:46ce qui est clé
27:47dans cette histoire,
27:48c'est la concordance des temps.
27:49Je sais bien
27:50que c'est compliqué
27:51parce qu'en fait,
27:52on n'en sait pas grand chose
27:53mais voilà,
27:55c'est ce qui fait qu'on est
27:56plus ou moins pessimiste
27:58sur la BCE.
27:58on verra bien.
28:00Arnaud,
28:01on va rééquilibrer votre temps
28:02de parole.
28:05Partant de l'inflation
28:06et à l'occasion
28:06de la saison de publication
28:08de résultats,
28:08vous évoquiez les segments
28:09de la consommation
28:10ou discrétionnaires
28:11avec le luxe,
28:12comment vous jaugez
28:14de la capacité des entreprises,
28:16alors il faut peut-être
28:16regarder secteur par secteur,
28:17à transmettre encore
28:19aux clients final
28:21les hausses de coûts
28:22qu'elles sont en train
28:23de voir venir
28:23et qui arrivent très très vite,
28:24qui sont déjà signalées
28:25dans les enquêtes
28:26et dans les comptes
28:26des entreprises bien sûr.
28:28Sur la période de publication,
28:29on a deux tiers
28:30du premier trimestre,
28:31il n'y a pas de guerre.
28:32Donc, en termes d'impact
28:33et de lecture.
28:34Après, maintenant,
28:34ce qu'on voit,
28:35ceux qui sont le plus en capacité
28:36par le passé
28:37à repasser des hausses de prix,
28:39c'était notamment
28:39sur la partie industrielle.
28:41Ça, c'est un point important.
28:42Encore d'une partie industrielle,
28:43il faut que vous ayez
28:44de la relance économique
28:45qui soit importante.
28:46Donc, c'était bien
28:47post-2022,
28:48vous aviez toute la relance
28:50post-Covid.
28:50Donc là,
28:51il y avait beaucoup de liquidités
28:52qui étaient injectées.
28:53Aujourd'hui, voilà,
28:54si on a un scénario
28:55un peu moins favorable
28:56pour la croissance économique,
28:57ça peut être un peu plus délicat.
28:59Peut-être aller chercher
29:00là où il y a
29:00de la relance budgétaire.
29:01On a un pays en Europe,
29:03c'est l'Allemagne,
29:03donc peut-être aller regarder
29:04sur la partie industrielle allemande.
29:05En tout cas, en lecture,
29:06en projection,
29:07ce serait l'idéal aujourd'hui
29:09à aller regarder.
29:09Dans la deuxième partie,
29:11c'est dans les secteurs haut de gamme.
29:12Donc, on peut aller regarder
29:13toujours peut-être
29:14dans les autres industries du luxe.
29:15Voilà, on a peut-être
29:16un dérating.
29:17On a un dérating
29:18qui s'est passé,
29:19des valos qui deviennent
29:22peut-être aujourd'hui
29:23quelque chose à re-regarder
29:24en termes de capacité
29:26et de positionnement.
29:27Et le troisième point,
29:28bien sûr,
29:28c'est les valeurs en rendement
29:29qui sont aujourd'hui intéressantes
29:31avec des rendements périns.
29:32On peut citer notamment
29:33sur la partie pharma
29:34et on peut citer notamment
29:35sur la partie pétrolière,
29:36que ce soit en amont
29:37ou en aval
29:38de la chaîne des énergéticiens
29:40et ça, c'est ça
29:40que je trouve intéressant
29:41en termes de projection.
29:43Mais on n'y est pas encore
29:43parce qu'aujourd'hui,
29:44il n'y a pas de mauvaise annonce,
29:45on va dire, en tout cas
29:46sur les boîtes,
29:46sur cette partie-là.
29:47Mais ce pouvoir de fixation des prix,
29:49il est quand même plus limité,
29:51moins général,
29:54il est attaché à quelques secteurs,
29:55quelques entreprises
29:56qui peuvent encore.
29:57On avait beaucoup parlé
29:58du phénomène de gridflation
29:59pendant la période post-Covid
30:01avec un choc d'offre négatif
30:03mais un choc de demande
30:04aussi très positif
30:05où plein d'entreprises
30:06qui n'avaient jamais eu
30:07de pricing power de leur vie
30:08se sont découvert
30:09un espèce de pricing power
30:10comme ça tombé du ciel.
30:11Il y a des exemples
30:12aux Etats-Unis, PepsiCo
30:13et Coca-Cola
30:14qui ont été en capacité
30:15avec des volumes
30:16qui étaient négatifs
30:17pour monter et nous faire
30:17de la croissance organique.
30:19Et ça a changé.
30:19Les stratégies ont changé.
30:20PepsiCo a baissé ses prix
30:21et on l'a vu dans les résultats.
30:23Ça paie.
30:23Les volumes remontent.
30:24Après,
30:25mais ça va être un peu plus dur
30:26dans le cas où je vous dis
30:27il n'y a pas de relance,
30:28il n'y a pas de croissance.
30:29On n'a pas la même croissance
30:30qu'en 2022
30:31où c'était beaucoup plus important.
30:33Donc,
30:34chercher les secteurs
30:35avec les soutiens
30:35qu'on peut avoir.
30:36Voilà un petit peu
30:37le cas aujourd'hui
30:38sur le stock picking,
30:39en tout cas sur les secteurs.
30:40Qu'est-ce qu'on peut dire
30:41du secteur de la défense ?
30:42Alors, à l'occasion
30:42de la publication
30:43d'un Thalès,
30:44aujourd'hui,
30:45c'est une partie évidemment
30:46du secteur,
30:47mais ça fait partie quand même
30:48des vedettes européennes
30:49et françaises
30:51en l'occurrence.
30:52Bon, visiblement,
30:53le marché commence
30:54à faire un peu
30:54la fine bouche
30:55sur les publications
30:57et puis je regardais
30:58sur le plan boursier.
30:59Thalès,
31:00alors évidemment,
31:00ça a été un bond
31:02incroyable
31:02au printemps
31:03début d'été 2025
31:05s'il ne dit pas de bêtises.
31:08Voilà,
31:08les annonces de l'OTAN,
31:09les budgets qui vont passer
31:10à plus de 3%,
31:11etc.
31:12Et depuis,
31:13en fait,
31:14depuis l'été 2025,
31:15sur le cours de bourse
31:16de Thalès,
31:16il ne se passe plus grand-chose.
31:17On a l'impression
31:18qu'on a atteint
31:20un nombre de plafond
31:21pour l'instant.
31:22La publication,
31:23elle est bonne.
31:24Donc, croissance organique
31:24au-dessus.
31:25Par contre,
31:26ce qu'on voit,
31:26c'est qu'il y a,
31:27on va dire,
31:27un miss sur la partie
31:28carnet de commandes.
31:29Donc, on attendait un book to bill
31:31à 1,
31:31on a 0,83.
31:33Donc, il y a quand même
31:33un ralentissement sur cette partie-là.
31:35La croissance organique,
31:36elle est soutenue par la défense.
31:37Ça, c'est le point important.
31:39Mais il ne faut pas oublier
31:39qu'aujourd'hui,
31:40vous avez des niveaux de valorisation
31:41qui sont quand même importants.
31:42Et encore, Thalès n'est pas
31:43la plus chèrement valorisée
31:44et certainement la plus diversifiée.
31:46Vous avez aussi
31:47la partie cybersécurité
31:48qui commence à tirer la langue.
31:50C'était aussi un effet attendu
31:51après une forte croissance
31:52sur les cinq dernières années.
31:53On savait que 25
31:55pouvait être délicat
31:56au début de 2026.
31:57Là, les annonces
31:58et la communication
31:58qui a été faite au ConfCall,
31:59un peu plus de visibilité
32:01sur la cybersécurité.
32:02Donc, un relais de croissance.
32:03Et après,
32:04vous avez le retrait
32:05quand même des capacités
32:06des compagnies aériennes
32:07aujourd'hui avec la crise
32:08du Moyen-Orient
32:08qui peut aussi être
32:10quelque chose.
32:11Et surtout,
32:11vous n'avez pas eu
32:12une croissance en dessous
32:13et un carnet de commandes
32:14en dessous, notamment
32:15sur le service après-vente
32:16sur la partie avionneur.
32:17Donc, il y a quand même des choses
32:18sur une activité
32:20très diversifiée, certes.
32:21Et vous avez
32:21quand même une dépendance
32:22au budget d'État.
32:23Aujourd'hui, la défense,
32:2440 %, c'est la France
32:26aujourd'hui dans le budget
32:27de défense de Thalès,
32:28dans les dépenses.
32:29Donc, aujourd'hui,
32:30où est-ce qu'on est mieux
32:31quand ce sont des annonces
32:32sur des entreprises
32:33avec de la trésorerie
32:34ou est-ce que c'est
32:34avec des États qui sont endettés
32:36et notamment la France.
32:37Donc, c'est les grandes questions.
32:38C'est un ralentissement
32:39du carnet de commandes,
32:40certes, un chiffre d'affaires
32:40qui perdure,
32:42une croissance qui perdure,
32:43mais il y a quand même
32:43des interrogations
32:44sur la pérennité
32:45et le niveau de valorisation.
32:45Mais du coup, c'est un thème,
32:47enfin, comment on traite
32:47ce thème aujourd'hui
32:49qui a été quand même
32:50un thème un peu incontournable
32:52depuis l'Ukraine
32:53et encore plus
32:54avec les efforts budgétaires
32:55européens
32:56qui ont été annoncés.
32:57C'est toujours un thème,
32:57on va dire,
32:59de visibilité sur la partie
33:00européenne.
33:00Donc, on renforce plus
33:01dans les périodes de baisse
33:02sur ces titres-là.
33:03Donc, on reste constructif
33:04aujourd'hui parce qu'on a
33:05quand même une certaine visibilité.
33:06Les faiblesses sur ce genre de titres
33:07sont des opportunités
33:09à mettre à profit.
33:11Un mot également,
33:12à garder la parole,
33:13Arnaud,
33:13on verra,
33:14on aura peut-être le temps
33:15de dire un mot de Kevin Warch
33:16qui est devant le Congrès
33:18et le Sénat américain
33:19en ce moment.
33:19Mais l'autre homme du jour,
33:21c'est John Ternis
33:22qui va donc récupérer
33:23les rênes d'Apple
33:23à partir de septembre.
33:25Je ne sais pas comment
33:25vous avez envie
33:26de traiter l'info.
33:27On va apprendre à le connaître.
33:29Ceux qui sont dans le milieu
33:30le connaissent déjà bien
33:31puisque ça fait 25 ans
33:32qu'ils bossent chez Apple.
33:33Mais,
33:33est-ce que vous voulez dire
33:34un mot de Tim Cook,
33:35de ce qu'il laisse
33:37ou des défis
33:38qui attendent John Ternis ?
33:39Non mais après,
33:39c'est de regarder déjà
33:40ce qui est devenu Apple
33:40avec Tim Cook.
33:42Vous aviez un financier
33:43qui a fait passer une société
33:44qui était très hardware
33:45sur du staffware.
33:46Clairement,
33:4915 années comme ça.
33:50Il a augmenté
33:50les niveaux de marge
33:51de pratiquement 10 points.
33:53Il a transformé
33:53la boutique Apple
33:55qui a quand même fait
33:55une capitalisation
33:56qui a fait 11 fois
33:57alors que les indices américains
33:58ont fait 4 fois.
34:00Donc,
34:00il y a quand même
34:01des éléments comme ça.
34:02L'EPS a été multiplié par 7,
34:03le chiffre d'affaires
34:04multiplié par 4.
34:05Il a divisé par 2
34:06le nombre d'actions en circulation
34:08donc un retour de valeur
34:09aux actionnaires
34:09qui était présent
34:10au sein du capital.
34:11Donc, c'est un financier
34:12qui était à la tête.
34:12une transformation de l'entreprise
34:14profonde, historique.
34:15Il a rendu l'iPhone
34:17dépendant du quotidien
34:18de tout le monde.
34:18Il n'y a pas sur la table
34:19ou presque.
34:20Mais voilà,
34:21vous avez besoin de logiciels
34:23à l'intérieur.
34:23On utilise tous les applications.
34:25Ça a été,
34:25moi j'ai envie de dire,
34:26le chef d'oeuvre de Tim Cook.
34:27Aujourd'hui,
34:28on arrive au moment
34:29où on a l'IA.
34:30On va dire qu'Apple,
34:32peut-être à bon escient,
34:33n'a pas pris le pas
34:35de se positionner
34:36ou de faire des dépenses
34:37très importantes
34:37sur l'intelligence artificielle.
34:39On voit qu'aujourd'hui,
34:40il y a quand même un embryon
34:41très important aujourd'hui.
34:42Il faut être pris de se positionner
34:43sur une société
34:44comme Apple aujourd'hui.
34:45Donc, aujourd'hui,
34:46l'arrivée de John Ternus,
34:47ingénieur de produits
34:48de la gamme Apple
34:50qui était en 2001
34:51et qui a travaillé
34:53avec Steve Jobs.
34:56Exactement.
34:57Donc, il connaît
34:58bien tout cela.
34:58Après, Tim Cook
35:00a loupé quelque chose
35:02comme la voiture autonome
35:04où il n'a pas non plus été
35:05et voilà,
35:06en partie industrielle,
35:07en partie produit,
35:09il a su ajouter des briques.
35:10Mais voilà,
35:11aujourd'hui,
35:11je pense que la page
35:13est tournée superbement
35:14sur un ingénieur de produits.
35:15On va rappeler
35:16métavers chez Meta
35:16ou d'autres,
35:17mais chacun a eu son lot
35:19des illusions et d'échecs.
35:21Mais le coup de l'échec
35:21pour se battre,
35:22c'est ça qui est incroyable,
35:23c'est que le coup de l'échec
35:24génère un tel cashflow,
35:25enfin, il générait
35:26un tel cashflow jusqu'à présent.
35:27Exactement.
35:27Le coup de l'échec
35:28est minuscule en fait.
35:30Exactement.
35:31On peut mettre des milliards
35:31dans un projet
35:32et décider qu'on arrête tout
35:34et c'est terminé.
35:35Et ça ne change rien
35:35à l'histoire de l'entreprise.
35:37Incroyable.
35:37Voilà, c'est une belle histoire
35:38aujourd'hui qui est importante
35:40à souligner.
35:40Bon, vous parlez du chef-d'oeuvre
35:42de Tinkou.
35:43Ce sera quoi le chef-d'oeuvre
35:43de Kevin Walsh ?
35:45Hervé ?
35:45La question de l'indépendance
35:48de la Banque Centrale
35:50parce que c'est là
35:51où on l'attend.
35:52Je rappellerai qu'au début
35:54du XIXe siècle,
35:55dans les débats
35:56au Royaume-Uni
35:57sur la Banque Centrale,
35:59l'indépendance,
36:00on la jugeait à deux titres.
36:01La valeur de la monnaie
36:03et le bon alignement
36:05entre la Banque Centrale,
36:07le gouvernement
36:08et les intérêts privés,
36:10vous pouvez revenir
36:11à cette définition.
36:12Je pense qu'on va décliner
36:14l'indépendance
36:15de cette façon-là,
36:16la valeur de la monnaie,
36:18donc les prix,
36:19et puis le dollar peut-être,
36:21et puis faire en sorte
36:22que ce qui se passe
36:24du côté de la réserve fédérale,
36:26ça n'ennuie pas le gouvernement
36:28et ça n'ennuie pas
36:29le secteur privé.
36:31Donc voilà,
36:32c'est de l'épistémologie,
36:33si je veux dire,
36:34il faut revenir là.
36:35Sinon, il y a aussi
36:36la question de stabilité monétaire
36:39et stabilité plus financière,
36:41comment il va réussir
36:43à aligner ça.
36:44Ça, c'est sans doute
36:45assez compliqué,
36:46mais ça revient à la question
36:48du bon alignement
36:49entre Banque Centrale,
36:50gouvernement
36:50et secteur privé.
36:51Quel rôle vous voyez
36:52Kevin Walsh endosser
36:54dans l'hypothèse,
36:55évidemment,
36:56où il serait confirmé
36:56ou prendrait un moment
36:57la tête de l'institution ?
36:58Et est-ce que c'est l'homme
37:00d'une ou de réformes
37:02en profondeur
37:03de la réserve fédérale américaine,
37:05de son fonctionnement,
37:07de son poids,
37:08de son emprise,
37:09de sa communication,
37:10au-delà de savoir
37:10s'il va baisser les taux
37:11dans les prochains mois ?
37:13Michel.
37:13Bon, donc,
37:15il n'est pas encore confirmé,
37:18mais bon,
37:20le jour où il le sera,
37:22je pense que
37:23ce qu'il faut attendre
37:24de pouvoir regarder,
37:25c'est est-ce que la FED
37:28reste indépendante
37:29et en particulier
37:31continue de regarder
37:32les données,
37:34le marché de travail,
37:35l'inflation,
37:35et ne baisse pas les taux
37:38si l'inflation
37:39elle est au-dessus du mandat.
37:41Je crois que c'est aussi simple.
37:42Après, il y a d'autres questions
37:43qui sont chères à avoir
37:45qui concernent
37:46le bilan de la FED
37:47où il avait des positions
37:48qui n'étaient pas consensuelles
37:50et avec une volonté
37:51de réduire
37:52la taille du bilan
37:53de la FED.
37:55Structurellement ?
37:55Structurellement, oui.
37:57Structurellement.
37:59On peut dire
38:00que d'un point de vue
38:01purement théorique,
38:02si effectivement
38:02c'est une avenue
38:03et qu'il veut suivre,
38:05c'est vrai que ça peut plaider
38:06pour des baisses de taux.
38:08Toutes choses égales par ailleurs,
38:09en fait,
38:10toutes choses égales par ailleurs,
38:11le taux moyen
38:13de la politique monétaire,
38:15c'est un mélange entre
38:16les taux courts
38:16et la taille du bilan.
38:18Plus l'attaque du bilan
38:20est petite,
38:20plus vous durcissez
38:22la politique monétaire
38:23et donc ça peut
38:24permettre de baisser
38:25un peu les taux.
38:26Je rappelle qu'à ce stade,
38:28la FED a stoppé
38:29la réduction de son bilan,
38:30même avec des programmes
38:31de liquidités nouveaux
38:32pour la liquidité
38:34interbancaire
38:34à court terme.
38:35Merci beaucoup messieurs,
38:36merci d'avoir été les invités
38:37de Planète Marché ce soir.
38:38Michel Martinez,
38:39Société Générale CIB,
38:40Arnaud Morel,
38:41premier par asset management
38:42et Hervé Gouletker,
38:43Accuracy.
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