- il y a 3 mois
Vendredi 24 octobre 2025, retrouvez Patrice Gautry (Chef économiste, Union Bancaire Privée), Alexandre Baradez (Chef analyste, IG) et Axel Botte (Directeur de la stratégie marchés, Ostrum AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:00Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Axel Bott est avec nous, le directeur de la stratégie de marché d'Ostrom Asset Management.
00:17Bonsoir Axel.
00:18Bonsoir Axel.
00:18Alexandre Baradez nous accompagne, chef analyste chez IG.
00:21Bonsoir Axel.
00:22Bonsoir Axel.
00:22Et Patrice Gautry est également à nos côtés, chef économiste de l'Union bancaire privée.
00:26Bonsoir Patrice.
00:27Bonsoir.
00:27Bonsoir.
00:28Merci d'être là Patrice.
00:29Deux bonnes nouvelles.
00:30Première bonne nouvelle, le rapport sur l'inflation aux Etats-Unis pour le mois de septembre
00:34a été publié finalement avec un peu de retard malgré la paralysie de l'administration
00:39qui se poursuit aujourd'hui encore.
00:41Deuxième bonne nouvelle, l'inflation visiblement est un peu moins élevée que ce qu'attendait
00:45le consensus des économistes et pavent la voie à de nouvelles baisses de taux, au pluriel
00:51bien sûr, pour la réserve fédérale américaine.
00:54Oui tout à fait.
00:54Alors, les baisses de taux, c'était déjà programmé puisque Powell s'est déjà engagé pour
00:59le mois d'octobre.
01:00Sur l'inflation, effectivement, quelques petits points à relever.
01:03Le bas de la fourchette, 0,3, 0,4, donc c'est sorti à 0,3.
01:08Ce qui est intéressant, c'est de voir qu'il y a dans ces bons chiffres quand même des
01:13hausses de tarifs et on retrouve en fait des prix de certaines affaires, de certains
01:20biens importés qui sont en augmentation.
01:23Et ces biens-là, on les retrouve depuis plusieurs mois.
01:26Donc, il y a, malgré les bonnes nouvelles, il y a quand même des hausses de tarifs.
01:29Alors, il y a eu une modération après sur d'autres biens, d'autres services.
01:33Les services n'ont pas débordé.
01:34Mais on est en fait, quand on regarde le glissement annuel, on est à 3% presque partout.
01:40Les services 3,5, l'indice général 3, l'indice cœur 3, donc quand on enlève l'énergie
01:46et l'alimentation.
01:48Alors, quel est le scénario que l'on peut attendre sur les prochains mois ? On va encore
01:51avoir distillé au fur et à mesure des mois, peut-être encore jusqu'au premier trimestre
01:552026, ces petites hausses de prix puisque les entreprises en fait ont, je dirais, étalé
02:02les hausses de prix liées aux tarifs selon en fait la demande ou selon l'état de leur
02:07stock.
02:07Donc, on va avoir encore des dérives dans un certain nombre de biens qui va maintenir
02:11effectivement un petit peu de hausse de prix sur le mois pour ces biens-là relativement
02:15beaucoup plus fort que ce que l'on a en termes de tendance.
02:18Ce qui veut dire que si les services restent sur leur même tendance, donc 0,2, 0,3 du côté
02:25des services du loyer par exemple, c'est la composante la plus importante, on va avoir
02:29une inflation qui évolue 3, 3,2, peut-être même pas 3,5 et donc sur encore les prochains
02:36mois.
02:37Ce qui veut dire que ce n'est pas un chiffre en absolu, 3% c'est plutôt élevé et ça
02:43va créer des pouvoirs d'achat et c'est au-delà la cible et ça peut créer des problèmes
02:49de compression de pouvoir d'achat pour certaines parties de la consommation.
02:53Mais néanmoins, la Fed peut regarder au-delà de ça parce qu'une fois qu'on aura passé
02:57le premier trimestre, en fait on va avoir des effets de base, ce qui devrait ramener
03:01l'inflation vers un régime de 2,5.
03:03Donc il faut se souvenir de ces craintes qu'on avait liées à cette politique tarifaire
03:10menée de manière spectaculaire par Donald Trump depuis avril dernier.
03:16Ces craintes-là finalement, elles s'apaisent ou elles s'atténuent au fur et à mesure
03:21qu'on voit ces chiffres sortir, même si l'inflation tarifaire existe, c'est pas l'inverse.
03:25Elles ont été absorbées, ça a mis du temps et pratiquement on commence à être à peu
03:31près maintenant au fameux 14-15% en moyenne sur les prix.
03:35Donc ça a mis du temps à ce que les taxes soient implémentées et que cela ait un impact.
03:39Et les entreprises après, elles-mêmes, les importateurs ont joué un peu à l'amortissement
03:45avec une partie des marges et les entreprises face aux consommateurs ou face à d'autres
03:50distributeurs, elles-mêmes ont absorbé en partie.
03:53Donc en fait, on a mis longtemps à monter en charge, il y a eu un certain nombre d'acteurs
03:57économiques qui t'ont absorbé en partie, ce qui explique effectivement ce délai.
04:01Et d'autre part, on a eu, sauf le dernier mois, on a eu une absorption en fait de ces hausses-là
04:06par des prix de l'énergie qui étaient relativement bas.
04:10Il y avait effectivement des variations mensuelles qui étaient négatives et encore maintenant
04:14on sort de cela des contributions annuelles qui étaient les hausses négatives.
04:18On est en train d'en sortir, ce qui donne un petit socle pour l'inflation, mais c'est
04:22vrai que ce n'est pas une bulle et qu'on ne va pas avoir certainement l'inflation à 6%.
04:27D'accord avec ça, Axel.
04:28La dérive de l'inflation au-delà du niveau supportable pour la Fed, j'entends, liée
04:32aux tarifs, cette dérive n'aura pas lieu.
04:36Elle n'aura pas lieu.
04:38On ne sait pas encore.
04:38Le problème de la politique tarifaire de Trump, c'est que ce n'est pas un one-off précisément.
04:42Ce n'est pas une hausse unique.
04:44La politique tarifaire, elle change tout le temps, son périmètre change tout le temps,
04:47les pays concernés changent tout le temps, les biens sont plus ou moins ciblés.
04:51Là, il vient de remettre en cause sa relation avec le Canada de nouveau, donc on ne sait
04:55pas ce qu'il peut en advenir.
04:58Donc, c'est toute la problématique de cet épisode-là.
05:01Si on monte une fois les tarifs et qu'on fixe les règles du jeu, l'absorption par les
05:06boîtes initialement, puis par les consommateurs, peut être assez lisible.
05:10Là, ça ne l'est pas forcément.
05:11En revanche, on sait qu'on a devant nous une période de désinflation qui viendra du
05:15logement, puisqu'on le voit dans les nouveaux loyers.
05:17Les nouveaux loyers sont à peu près de 10% en dessous de l'année dernière.
05:20C'est l'argument clé d'un Stephen Myron aujourd'hui.
05:22Oui.
05:23C'est la baisse à venir des prix du logement.
05:27C'est comme ça, en tout cas, qui justifiait la nécessité peut-être d'une jumbo cut
05:31en septembre dernier.
05:33Oui.
05:33Et puis, de manière générale, je pense que c'est une façon d'étourner l'attention
05:37des tarifs pour lui.
05:38Oui, et puis aussi parce qu'objectivement, l'activité dans le logement est très faible
05:43à cause du niveau des taux.
05:43Mais il a un point, quand même, sur cette histoire de logement.
05:45Je pense qu'il a un point.
05:47Alors, globalement, dans quelle mesure...
05:50Enfin, il ne faut pas confondre l'évolution cyclique du logement, de l'aspect structurel.
05:55On sait qu'il manque encore beaucoup de logements et on ne construit pas suffisamment.
05:58Et les tarifs posent des problèmes de coûts de construction.
06:00Là, les politiques migratoires posent des problèmes de capacité dans le secteur.
06:04Donc, si on relance trop vite la demande, on peut se retrouver à faire remonter l'inflation
06:07des logements qui est très inerte et, comment dire, pérenne.
06:13Donc, il faut faire attention à ça.
06:15Mais c'est vrai qu'on sait qu'on a 6-9 mois devant nous où l'inflation des logements
06:19va baisser, peut-être même tout au long de 2026.
06:25Donc là, ils peuvent effectivement voir que l'inflation tarifaire,
06:29elle peut être masquée par d'autres aspects.
06:32Mais quelque chose qu'il faut avoir aussi en tête pour la Fed,
06:37c'est que, quand on parle de l'énergie, par exemple,
06:39les prix de l'électricité sont en hausse de 5%.
06:40Et ils ont monté considérablement depuis 2021,
06:44pour les ménages comme pour les entreprises.
06:46C'est les effets d'éviction du boom de l'IA.
06:48Et donc, ça, c'est le fait que la croissance soit tellement concentrée sur l'IA,
06:55ça crée des externalités négatives pour beaucoup de secteurs
06:58qui peuvent être contraints.
07:00Donc, cette économie en cas, effectivement,
07:04avec une barre qui monte très forte, celle de l'IA,
07:06et puis d'autres secteurs qui sont un peu enbués.
07:10Et il faut voir comment ça, ça ne pousse pas un scénario
07:14de stagflationniste dans une partie de l'économie.
07:17Auquel cas, je ne sais pas s'ils auront le courage de faire,
07:20sans doute pas la prochaine Fed qui se dessine,
07:24d'aller et provoquer un ralentissement de façon à calmer ces tensions.
07:30Donc ça, c'est une vraie question pour la réserve fédérale,
07:33même si aujourd'hui, il n'y a aucun suspense sur ce qu'ils vont faire
07:37sur les deux prochains meetings.
07:38Et probablement un peu au-delà aussi, d'ailleurs.
07:40Oui. Bon.
07:41Deux baisses de taux qui semblent acquises.
07:42En tout cas, celle de la semaine prochaine semble l'être, Alexandre.
07:46Celle de décembre est en bonne voie d'être acquise.
07:49D'autant que, je le disais en introduction,
07:51il n'y aura peut-être pas de prochain rapport
07:53sur l'inflation aux États-Unis d'ici la fin de cette année.
07:56La dernière réunion de la Fed cette année a lieu les 9 et 10 décembre.
08:00Est-ce que c'est déjà bien intégré dans le marché ?
08:03Je pense notamment aux actifs risqués
08:04qui sont nourris aussi par ces baisses de taux à anticiper de la Fed.
08:09Non seulement c'est pressé, mais le marché,
08:11il y a toujours ce côté du verre à moitié plein
08:13et du verre à moitié qui n'existe plus pour les marchés financiers.
08:15Typiquement aujourd'hui, avant les chiffres d'inflation,
08:18on avait déjà une probabilité de baisse de taux à 99%
08:20pressée par les futures Fed funds.
08:22Donc c'est déjà acté, ce que disait Axel, une baisse, deux baisse.
08:24Le marché a déjà intégré ça.
08:26Et pour autant, ça n'a pas empêché le marché de réagir
08:27parce que l'inflation était un peu en dessous
08:32dans ce genre de progression que ce que le marché attendait.
08:34Ça, c'est le verre à moitié plein.
08:35Ce que vous disiez tout à l'heure, Patrice,
08:37c'est la question, il y a une progression de l'inflation.
08:39C'est-à-dire qu'on avait un bottom d'inflation,
08:40de 5, de 6, je crois, de remonter vers les 3%.
08:42Et là-dedans, c'est une contribution des biens
08:44depuis 4 à 5 mois maintenant,
08:45donc typiquement liée aux effets.
08:46Et on voit l'énergie qui recontribue aussi un petit peu.
08:49Et je trouve que ça mène le focus sur le consommateur, in fine.
08:52Parce qu'il y a les progressions de salaire,
08:54on voit, qui diminuent, on était à des plus de 4%,
08:57on est passé sur les 4%, je crois qu'on est à 3, 7, 3, 8 maintenant.
09:00Une inflation toujours à 3%,
09:01donc effectivement, il y a quand même une petite compression
09:03du pouvoir d'achat qui s'opère.
09:06Et c'est ça qu'on voit aussi dans les études de consommateurs.
09:09Alors, ceux qui qualifient l'étude de Michigan de partisane,
09:11on peut aussi réaliser celle de conférence board,
09:13qui envoient des signaux à peu près similaires.
09:15Donc on voit, et même cet après-midi encore,
09:16les chiffres, morale des consommateurs dans les chaussettes,
09:19les anticipations d'inflation.
09:20Et ça qui est intéressant, c'est que le consommateur,
09:22dans les études, en tout cas, ne perçoit pas
09:24le rallongement de l'inflation.
09:25On voit qu'aujourd'hui, les anticipations, je crois, un an ou 5 ans,
09:27n'ont pas bougé, voire même un peu plus haute, je crois.
09:29Ou en tout cas, tout dans des zones similaires aux chiffres précédents.
09:32Et j'ai l'impression que la question du consommateur
09:36va être centrale dans les prochains mois.
09:37Plus que l'aspect purement résultat d'entreprise,
09:40c'est comment le consommateur navigue
09:42avec des taux qui restent élevés, finalement,
09:44même si l'effet détend un petit peu la chose.
09:47On a des taux de, par exemple,
09:48les cartes de crédit aux Etats-Unis,
09:50le taux moyen, c'est 21-22%.
09:51Si vous dézoomez ça sur le graphique de 40 ans,
09:54c'est un niveau record, en fait.
09:55Même pré-subprime, on n'avait pas des taux aussi élevés
09:57sur les cartes de crédit.
09:58Donc, le consommateur a été hyper résilient.
10:01On est toujours, ne jamais parié contre le consommateur américain.
10:04Pour autant, ce consommateur,
10:05est-ce qu'il peut encore encaisser des taux comme ça ?
10:07Et dans cette histoire en cas,
10:08le top 10%,
10:10si le top 10% continue de consommer,
10:13et c'est difficile d'imaginer qu'il arrête,
10:14avec en plus des effets richesses qui jouent à plein,
10:16pour cette partie-là de la population,
10:19ça ne se verra pas dans les chiffres macro.
10:20Et c'est là que la politique de la Fed,
10:22elle est aussi faite pour tout le monde.
10:23C'est-à-dire que pour le top 10, top 20,
10:25effectivement, eux ne ressortent pas l'inflation.
10:27Évidemment, c'est à 4% quand vous êtes de l'immobilier,
10:28des actions, un bon job,
10:31l'inflation à 4%,
10:32ça ne fait rien pour vous.
10:34Par contre, pour ceux qui n'ont pas d'immobilier,
10:35pas de patronne financier,
10:37qui vivent au jour le jour,
10:38l'inflation à 3% collante,
10:39ça, c'est un problème.
10:40Et surtout, on voit que le marché de l'emploi
10:42commence à se dégrader un petit peu depuis quelques mois.
10:43Donc, oui, pour une partie de la population,
10:45effectivement, la moins aisée,
10:46ça peut commencer à être un problème.
10:47Et c'est peut-être ce qu'on commence à voir
10:49dans ces défauts qu'on a eus sur la partie crédit auto
10:52et la partie subprime, notamment.
10:54On sait que les crédits auto,
10:55déjà, c'est des taux élevés en moyenne de 19%.
10:56Et sur la partie subprime,
10:57il faut des taux 15-16%.
10:59Donc, il est possible qu'on commence à voir,
11:01et là, on commence à reparler un peu du marché du crédit,
11:03la titrisation ou autre.
11:06Diamond de JP Morgan,
11:07il a un petit peu souligné, ça.
11:08Est-ce que ce n'est pas les premières
11:09petites mousses à la surface ?
11:11Mais qu'à faire.
11:11Oui, voilà, après 14 ans d'expanser le marché du crédit.
11:14J'ai l'impression que c'est ça qu'il faut regarder en ce moment,
11:16parce que le marché, lui, a vraiment des lunettes roses,
11:18où mauvaises stats macro égale baisse de la Fed,
11:21inflation qui reste élevée,
11:23pricing power égale marge des entreprises.
11:25Et en fait, le marché ne se saisit que des éléments positifs
11:28et refuse de voir des éléments qui sont de nature.
11:31Regardez Netflix ou Tesla, par exemple,
11:33c'est deux bois du top 10 Nasdaq
11:35qui ont un EPS en vos attentes.
11:38Donc, on dit, oui, le marché, ce n'est pas la macro.
11:40OK, les marchés, c'est la micro.
11:41On verra, le vrai moment de vérité,
11:43c'est la semaine prochaine avec les hyperscalers.
11:45Et quand on parle des deux signaux que le marché ignore,
11:47Tesla, on est l'exemple même,
11:49et Netflix, on est l'exemple même.
11:50Le marché de lunettes roses met des lunettes
11:52vert teintées ou vert fumé.
11:54C'est-à-dire qu'on est quand même un peu à l'aveugle,
11:56en tout cas du point de vue des données macroéconomiques.
11:58Est-ce que c'est un problème ?
12:00Ça fait un mois de shutdown,
12:01alors on en rigole comme ça, etc.
12:03Mais bon, un mois de shutdown,
12:04est-ce qu'à un moment, ça se paye d'une manière ou d'une autre, Patrick ?
12:08Alors, en théorie, ça se paye.
12:09C'est-à-dire que communément,
12:11dans les épisodes précédents qui avaient aussi duré longtemps,
12:15c'était 0,1, 0,2 points de croissance sur le trimestre en moins,
12:20sachant qu'une fois qu'on rouvre, on devait rattraper.
12:22Là, l'enjeu est un peu différent,
12:24puisqu'en fait, associé à cette fermeture de l'administration américaine,
12:28n'est pas associé le débat sur le plafond de la dette.
12:30Puisqu'en avant, c'était ce qui faisait tout.
12:32Mais ce qui donnait aussi une incitation à ne pas aller trop loin.
12:36Alors que là, il y a une prise en otage du marché du travail
12:39qui devient un élément de communication entre des républicains
12:42qui vont régulièrement et dîner à la Maison-Blanche
12:45et qui accusent les démocrates,
12:47et les démocrates qui accusent les républicains
12:49de dîner à la Maison-Blanche et de ne pas négocier.
12:51Donc, grosso modo, c'est devenu un enjeu médiatique
12:53dans lequel, en fait, le marché du travail
12:55devient lui-même un élément de chantage,
12:58puisque Trump, maintenant, et l'administration républicaine
13:01menacent de carrément les licencier.
13:04Donc, on ne pourra plus aller visiter les parcs nationaux, par exemple,
13:07puisqu'il n'y aura plus personne.
13:08Donc, grosso modo, en fait, on est dans un blocage de situation
13:12qui va, effectivement, enlever des points de croissance.
13:15Mais ces points de croissance, effectivement,
13:17comme Alexandre vient de le dire,
13:20on vit sur cette économie à deux, voire à trois vitesses.
13:23Et la vitesse du gouvernement de short-down,
13:26pour l'instant, elle n'impacte pas les marchés
13:28parce qu'elle n'impacte pas véritablement l'économie
13:31ou dans son fonctionnement.
13:33Et que, malgré les accidents de crédit,
13:36pour l'instant, ça reste que des incidents isolés,
13:38qui ont été d'ailleurs en partie compensés par les bénéfices
13:40avec des provisions.
13:41Donc, on provisionne, mais pour l'instant,
13:43il n'y a rien de systémique.
13:45Et tant que ce n'est pas systémique,
13:47et que le petit scénario de, effectivement,
13:49on est dépendant des dépenses fiscales,
13:51on est dépendant de l'EI,
13:53et derrière, on a une situation financière
13:55qui se traduit par des taux,
13:57une politique accommodante,
13:58tant que ce triptyque-là est en place,
14:00les marchés n'ont pas raison ni de s'inquiéter
14:02ni de consolider.
14:04Pourquoi est-ce que la Fed va arrêter
14:05la réduction de son bilan, Axel ?
14:08Et je me souviens de vous, déjà, il y a plusieurs mois,
14:10nous préannoncés, avant même Jérôme Boel,
14:12que c'était sans doute la prochaine étape
14:14sur le carnet de route ou le carnet de voyage
14:17de la réserve fédérale américaine.
14:18Oui, tout simplement parce que les tensions
14:21sont très fréquentes, en fait,
14:22sur le marché monétaire aux États-Unis,
14:25et il arrive que le taux de soffer,
14:29c'est-à-dire le taux de prise en pension,
14:31c'est des prêts entre banques
14:33ou différents acteurs financiers
14:35qui sont collatéralisés,
14:37c'est-à-dire que vous prêtez du cash
14:38et vous recevez un titre en échange,
14:41aujourd'hui, il manque de cash
14:42par rapport au montant de titres
14:45qui circulent en compte qu'on demande.
14:47La stratégie de financement de l'État américain,
14:52parce qu'ils ont dû réconstituer
14:53les marges de manœuvre de cash
14:56après la résolution du problème de la dette,
15:00en fait, ils ont dû émettre énormément.
15:02Et donc, il y a un excès de titres
15:03et un manque de cash relatif.
15:05Donc, ces taux ont tendance à se tendre.
15:07La seule façon de rééquilibrer la chose,
15:09c'est d'injecter du cash.
15:11Et donc, une façon simple de le faire,
15:12c'est d'arrêter de ne pas réinvestir
15:15l'intégralité des tombées.
15:17Alors, sur les treasuries,
15:17il ne reste que 5 milliards par mois,
15:19ça ne va pas suffire probablement,
15:20mais ils ont 25 milliards de tombées d'MBS
15:23qui peuvent décider de réinvestir en treasuries.
15:27Donc ça, je pense qu'ils le feront.
15:29Et dans le pire des cas,
15:30ils feront comme en 2019.
15:32D'ailleurs, là où les tensions étaient exacerbées,
15:35en septembre 2019,
15:36il ne se passait rien dans l'économie.
15:38Mais sur les marchés, c'était un petit peu tendu.
15:39Ils referont un petit QE en achetant des T-Bills.
15:43À l'époque, ils avaient acheté 500 milliards de T-Bills
15:45très, très, très rapidement.
15:46Quelle partie de la courbe ils vont choisir ?
15:48Plutôt que la partie courte ?
15:49Oui, c'est 0,1 ans.
15:52C'est ça qui est le plus efficace
15:53pour traiter les conditions de liquidité.
15:56Donc, ils vont probablement s'atteler à ça.
16:00Aujourd'hui, ce qui peut être un peu étonnant,
16:02c'est qu'ils ont une facilité de crédit
16:04qui est disponible,
16:06mais qui n'est pas disponible
16:07pour tous les acteurs de marché,
16:08qui est prête à injecter 500 milliards,
16:12mais qui n'empêche pas
16:13qu'une partie des transactions sur ce marché
16:15se passent à des taux qui sont supérieurs
16:17aux 4,25 qui sont censés être à bord de l'autre.
16:19Et quand vous dites que c'est des tensions fréquentes,
16:22et oui, ce n'est pas la première fois
16:23qu'on a ces épisodes,
16:24mais c'est une gestion de la plomberie
16:28comme il faut tous les 3-4 ans
16:30remettre le nez dedans,
16:32ou est-ce qu'il y a une vraie tension
16:35ou un risque de tension sur cette liquidité en dollars
16:37pour des acteurs qui peut-être en manqueraient aujourd'hui ?
16:41Je pense qu'on a beaucoup compté
16:44sur les apports de liquidité des intermédiaires
16:46comme des hedge funds
16:47qui arbitraient les différences de liquidité entre titres.
16:50Or, le Trésor américain n'arrête pas de racheter ces titres,
16:53ce qui veut dire que la liquidité, on en manque.
16:56Et il y a d'un titre à l'autre des écarts de liquidité
16:58qui sont très conséquents.
17:00C'est-à-dire qu'entre l'obligation benchmark
17:02qui est la plus récemment émise,
17:03la plus échangée,
17:05qui va traiter un taux plus faible,
17:07et ses obligations environnantes
17:09qui ont des caractéristiques tout à fait similaires,
17:11il y a des écarts de valorisation
17:13qui sont anormaux.
17:15Et le Trésor n'arrête pas d'en racheter.
17:18Et pour avoir posé ce point au Trésor américain,
17:22la réponse qu'il nous apporte,
17:23c'est de dire,
17:25on ne sait pas où ils sont,
17:26parce que sinon,
17:27on a racheté très bien 50 milliards
17:29depuis le début de l'année
17:30de Treasuries of the Run.
17:32Donc, il doit manquer à la fois,
17:34alors liquidité,
17:34c'est un terme qui englobe beaucoup de choses,
17:36mais sur la liquidité de marché,
17:37ce n'est probablement pas aussi fluide
17:40que ça pourrait l'être.
17:42On sait que les déficits sont conséquents,
17:44donc on va avoir des obligations
17:46qui vont venir alimenter aussi
17:47ce marché pendant longtemps.
17:51Et puis sur la liquidité,
17:52sur le très court terme,
17:52ce n'est pas non plus la panacée.
17:54Donc la Fed va redevenir nette acheteuse
17:57dans le marché.
17:58Probablement.
17:59Et c'est lié aussi à la décroissance
18:01de son bilan,
18:01puisqu'en même temps,
18:02on voit bien qu'il y a une orientation
18:03stratégique qui est différente,
18:04donc on va stabiliser le bilan
18:06à un niveau relativement élevé,
18:08puisqu'à chaque fois qu'on a eu des crises,
18:09on avait monté.
18:11Et la Fed s'est aperçue
18:13qu'effectivement,
18:13à chaque crise,
18:14il fallait qu'elle travaille
18:15avec un niveau élevé
18:16de liquidité
18:17au sein du secteur bancaire.
18:18Et donc là,
18:19en fait,
18:20moi,
18:20en tant qu'économiste,
18:21je manquais d'une communication
18:22qui nous donnait un chiffre
18:24sur lequel
18:24on devait intervenir,
18:27on devait s'appuyer
18:28pour dire
18:28ça,
18:29c'est la variable objectif.
18:30En fait,
18:30c'est learning by doing.
18:31Donc on apprend en regardant
18:33et là,
18:33visiblement,
18:34les tensions
18:34qui ont été identifiées
18:36sur les marchés
18:37montrent qu'on est peut-être
18:38au niveau des tirages
18:39et qu'on ne va pas aller plus bas.
18:41Le niveau de l'élevé bancaire
18:42est autour de 3 trillions de dollars,
18:43c'est ça aujourd'hui ?
18:44Et Valor nous dit
18:45que c'est un peu même
18:47un peu en dessous ?
18:47On n'a pas envie
18:48d'aller chercher
18:48de retomber à deux.
18:50Ce qui m'intéresse,
18:51c'est que
18:512026 et 2027,
18:54on va avoir un peu
18:54le même problème
18:55du côté de la BCE,
18:56c'est-à-dire que
18:57les TLTRO
18:57devraient probablement
18:59revenir
18:59parce que là aussi,
19:00les liquidités bancaires,
19:02la réduction régulière
19:03du bilan de la banque
19:04amène une réduction
19:05qui est plus soutenue
19:05que la réduction
19:06du bilan de la Fed
19:07aujourd'hui.
19:08On ne partait pas
19:09du même niveau,
19:10etc.
19:11Et donc,
19:11ce problème
19:12va arriver également
19:14pour la Banque Centrale Européenne.
19:15Ça va bien tomber
19:16parce que ça vient
19:16à un moment
19:17où la politique budgétaire,
19:18la rigueur,
19:19c'est plus que ça
19:20et l'austérité encore moins.
19:21Donc,
19:22la politique monétaire
19:23vient soutenir
19:24la politique budgétaire.
19:25Dans les petits canaris
19:27dans la mine
19:27qu'on surveille,
19:28vous avez cité effectivement
19:29ces accidents
19:29sur le segment
19:31du crédit privé,
19:33First Brand,
19:34Stricolor Holding.
19:35Je ne sais pas
19:35si c'est un canari dans la mine,
19:36mais il y a aussi
19:37ce qui s'est passé,
19:38ces espèces de krach
19:40ou de mini-krach
19:41qui a eu
19:42le compartiment crypto
19:43le 10 octobre dernier.
19:45C'est le krach de 1929
19:46pour le compartiment
19:48crypto
19:49si on compare les choses.
19:52Il y a ce qui s'est passé
19:53aussi en début de semaine,
19:54ce coup d'arrêt,
19:55je ne veux pas dire
19:55de krach sur l'or,
19:57alors avec un drawdown
19:58et un tradet
19:58de l'ordre de 8%,
19:59c'est quand même
20:00spectaculaire,
20:02mais à remettre
20:03évidemment dans le contexte
20:04d'un run
20:05qui a été là aussi
20:06tout à fait spectaculaire.
20:07Ce qui est intéressant
20:08à comparer,
20:08c'est les tailles de marché aussi.
20:09C'est-à-dire que le crypto
20:10aujourd'hui,
20:10c'est 3 000 milliards
20:11et là-dedans,
20:11Bitcoin,
20:12c'est quasiment deux tiers.
20:14C'est de noter
20:14que les réactions
20:15qu'on a vues se faire
20:18il n'y a pas à appeler ça autrement,
20:19ça descend
20:20et puis à un moment donné,
20:20ça lâche d'un coup
20:21et on perd 10-15 000 dollars
20:22en l'espace de quelques minutes.
20:23Un phénomène de liquidation,
20:24on nous a dit,
20:25beaucoup se sont fait liquider.
20:26Exactement.
20:26Et ça,
20:26ça intervient sur quoi ?
20:27Ce n'est pas un investisseur
20:28à long terme
20:28qui se fait liquider.
20:29Celui qui achète du 1 pour 1,
20:30qui a des cryptos
20:31dans un wallet
20:31et qui tient ça
20:32pendant 5, 10 ans, 20 ans,
20:33il reste ça de loin,
20:34ça ne le concerne pas.
20:35Ceux qui sont liquidés,
20:36c'est ceux qui utilisent
20:37ou des produits dérivés
20:38ou qui,
20:38il y a des plateformes,
20:39ça on n'a pas encore ça en Europe
20:41mais c'est une plateforme
20:42qui propose des effets de levier
20:43des futurs crypto-hautes
20:44où là vous avez des leviers 50 ou 100
20:45donc probablement
20:46qu'on avait des effets de levier
20:47qui s'engagent là-dedans.
20:48Après,
20:49la baisse,
20:4920-30% à peu près
20:50depuis le top.
20:51Après le marché de l'heure,
20:52effectivement,
20:53on regarde aussi
20:53les volumes sur options
20:54avec une crinte au plafond
20:56énormément ces derniers mois.
20:58C'est un marché qui est plus gros
20:59donc la correction
21:00est moins forte
21:02parce que le marché
21:03est plus dense
21:04pour faire des marchés
21:05plus importantes.
21:06Il reste donc
21:06le troisième autre marché
21:07qu'on regarde tous,
21:08le marché actions
21:08où le message de Trump
21:11ça fait 3% de baisse
21:12à peu près
21:12en intraday
21:13depuis le top.
21:14Donc c'est limité
21:15mais pour autant
21:16les mesures qu'on a
21:17sur les volumes ETF
21:18leveraged utilisés
21:19aux Etats-Unis
21:19par exemple,
21:20les options ou autres
21:20et l'exposition des particuliers
21:23la part des actifs financiers
21:25des actifs actions
21:26dans la partie totale
21:27des actifs financiers
21:28des Américains
21:29on dépasse
21:29il y a plus de 40-45%
21:31ça dépasse les niveaux
21:31bulle Internet ou autre.
21:33Donc on sait
21:33que les Américains
21:33sont très exposés
21:34et les produits
21:35les volumes tradés
21:36c'est un produit
21:37qui génèrent
21:38de l'effet de levier
21:38sont très importants.
21:40Donc ça veut dire
21:40que le levier
21:40est bien présent
21:41dans ces marchés-là
21:42et que donc
21:42il a encaissé
21:43le message de Trump
21:44il a réussi
21:44à y faire face
21:45on aurait pu avoir
21:46moins 7.8
21:46je pense
21:47avec des coupes feu
21:48sans aucun problème
21:49vendredi soir
21:50à 22h
21:51donc c'était
21:52c'est un peu dangereux
21:52comme message
21:53mais le marché
21:54est du bon
21:54parce qu'il est plus dense
21:55et plus voilà
21:55mais ça veut
21:56pour moi
21:57les messages
21:57connaissent sur les cryptos
21:58c'est des messages
21:59préalables
22:00c'est-à-dire que
22:01si on se souvient bien
22:02en 2021 par exemple
22:03après l'euphorie
22:04post-Covid
22:04les cryptos
22:05avaient lâché
22:05après deux mois
22:06avant les actions
22:07donc il y avait un signal
22:07un peu avancé
22:08comme ça des cryptos
22:09et après les actions
22:09avaient lâché
22:10moi mon sentiment
22:10c'est qu'on a la même chose
22:11c'est-à-dire que
22:12les gens qui traitent
22:14les cryptos aujourd'hui
22:14c'est plus une minorité
22:16c'est monsieur et madame
22:17tout le monde
22:18avec soit des ETF
22:18soit en disant
22:19donc ce que vous voyez
22:19c'est le caractère
22:20évidemment spéculatif
22:21commun à ces marchés
22:23d'or
22:24et de cryptos
22:25aujourd'hui
22:26quand les mouvements
22:27sont exponentiels
22:27généralement
22:28effectivement
22:28on voit que le retail
22:30est assez présent dedans
22:30avec des produits
22:31avec des produits de devier
22:32vous avez vu
22:33Billon de Mythe ?
22:34oui
22:34non ?
22:351000% en 4 jours
22:37et pour reprendre dessus
22:38on voit aussi
22:39depuis à peu près
22:392 mois maintenant
22:40que tout le compartiment
22:42non rentable
22:42c'est-à-dire il y a des indices
22:43qui suivent les valeurs non rentables
22:44la tech non rentable
22:44Billon de Mythe
22:45n'est pas rentable
22:45en l'occurrence
22:46alors il y a aussi besoin
22:48des valeurs IA
22:49qui sont prometteuses
22:50il n'y a pas que des canards boites
22:51mais c'est quand même
22:52des parties du marché
22:54où on y va
22:55quand vraiment
22:56on s'ennuie sur le reste
22:56ou plutôt
22:57on a déjà surinvesti
22:58sur le reste
22:58le volume de trading actions
23:00qui est réalisé
23:01par des plateformes
23:02qui ne sont pas
23:03les grands opérateurs boursiers
23:04donc des Robinhood
23:05etc. aux Etats-Unis
23:06dépasse désormais
23:07les 50%
23:08oui
23:08pour moi
23:09on a tous les ingrédients
23:10d'une surchauffe
23:11de ce marché
23:12et juste pour revenir
23:12à ce que vous disiez
23:12sur la partie rapidement
23:13les tensions interbancaires
23:15il y a une différence
23:15cette fois-ci
23:16par rapport à 2010-2019
23:18c'est qu'en 2018
23:19il y avait déjà
23:19une baisse du marché
23:20de près à 20%
23:20liée aux premières tensions
23:22Etats-Unis
23:22chez une première guerre commerciale
23:23et effectivement
23:24il y avait une espèce
23:25de coordination
23:25entre d'abord
23:26le marché qui a baissé
23:27des tensions interbancaires
23:28qui sont apparues
23:28et la Fed qui a jeté
23:29à près 400 milliards
23:30à son bilan
23:30en l'espace de quelques mois
23:31là
23:32si ça se tend maintenant
23:34sur l'interbancaire
23:34comme à l'époque
23:36et que la Fed rentre dans le jeu
23:37en plus en baissant les taux
23:38on a 23 fois les bénéfices
23:39sur la SP500
23:40on va où ?
23:41c'est-à-dire que
23:41si on va à 24 ou 25 fois
23:43ce sont les niveaux
23:44de la bulle internet
23:44donc c'est pas de dire
23:46le marché est cher
23:46on sait qu'il est cher
23:47mais si on a
23:48tous les points qui s'alignent
23:49et la Fed qui agit
23:49sur le bilan
23:50et sur ses taux
23:50et que le marché
23:51prend ça comme une bonne nouvelle
23:52derrière
23:53l'arrêt
23:54il est où ?
23:55et le degré de correction
23:56ensuite
23:57il ressemble à quoi ?
23:58c'est ça la question
23:58comment vous évaluez
24:01alors la
24:01froziness du marché
24:02c'est le terme
24:03anglo-saxon
24:04cette écume spéculative
24:07dans ces marchés
24:08ces marchés actions
24:09mais on peut parler
24:10de l'or
24:10des cryptos
24:11ou d'autres marchés
24:12je crois que le levier
24:14des hedge funds
24:14est quand même
24:15bien élevé
24:16aujourd'hui
24:17les particuliers
24:18achètent tous les creux
24:19et tout ce qu'ils peuvent
24:20avec effectivement
24:21des idées qui tournent
24:22et qui attirent tout de suite
24:23beaucoup de foules
24:24des effets de réseau
24:25etc
24:26qu'est-ce que ça nous dit
24:27quand même
24:27avec également
24:29la nourriture fondamentale
24:31des publications
24:31d'entreprises
24:32des niveaux de marge
24:33qui sont publiés
24:34aujourd'hui
24:34quand on met tout ça
24:36bout à bout
24:36quel degré
24:37de vulnérabilité
24:39on a dans ce marché
24:40américain aujourd'hui
24:41Axel ?
24:42elle est difficile
24:43comment on y réfléchit
24:44en tout cas
24:44comment on y réfléchit
24:45on voit quand même
24:47des mouvements
24:47spectaculaires
24:48on peut rajouter
24:49les ordinateurs quantiques
24:50qui double
24:54depuis le 15 septembre
24:55on a
24:57une société
24:58de fission
24:59nucléaire
25:00qui capitalise
25:0218 milliards
25:03et qui a un chiffre d'affaires
25:04de zéro
25:05en 2025
25:06en 2024
25:06en 2023
25:07en 2022
25:08en 2021
25:08et qui se capitalise
25:10donc 18 milliards
25:11donc il y a
25:12toute la tech
25:13non protéfitable
25:14qui surperforme
25:15très largement
25:15la Max 7
25:16d'ailleurs
25:16donc ça nous dit
25:18que quand même
25:20le marché
25:21est à une dimension
25:23spéculative
25:24probablement
25:25de l'ordre
25:26des plus grosses bulles
25:26de l'histoire
25:27financière récente
25:29on le sait
25:29quand est-ce que ça se termine
25:31on ne sait rien
25:32comment ça se termine
25:33on a priori
25:33on le sait
25:33mais c'est toute
25:36la différence
25:37en 2021
25:38on a eu une période
25:39très difficile à gérer
25:40avec où le retail
25:42notamment
25:42s'était mis à faire
25:43la chasse aux shorts
25:44donc les mêmes stocks
25:45c'était ça
25:46et sur la base
25:48d'ailleurs
25:48des sociétés
25:50quantiques
25:51il y avait
25:52des grosses
25:52bases shorts
25:53en fait
25:53et donc
25:55il était
25:55entre guillemets
25:56assez simple
25:57d'aller attaquer
25:57et forcer
25:59souvent par des comptes
26:00institutionnels
26:00d'ailleurs
26:00des rachats de shorts
26:01qui sont à ce moment-là
26:02très puissants
26:03donc cette dynamique-là
26:04elle peut perdurer
26:06la margin debt
26:07aux Etats-Unis
26:08elle explose tous les records
26:09on est au-delà
26:10des 1 100 milliards
26:11de dollars
26:11donc c'est la dette
26:12qui est
26:13gagée par les achats
26:15boursiers eux-mêmes
26:16du retail
26:17là où peut-être
26:19ça ne peut pas
26:20survenir du marché
26:21mais ça peut venir
26:22de ce qu'on commence
26:23à voir dans
26:24les marchés
26:25de dette privée
26:25en gros
26:26quand vous regardez
26:27les chiffres agrégés
26:28de qualité de crédit
26:28aux Etats-Unis
26:29du consommateur
26:30c'est très mauvais
26:31quand vous regardez
26:31les résultats des banques
26:33c'est très bon
26:34et même
26:35le profit
26:36ça veut dire simplement
26:37que le risque de crédit
26:39il est logé ailleurs
26:40dans des structures
26:41qui sont extrêmement
26:42opaques
26:43et une des choses
26:44les plus incroyables
26:45pour Zions
26:46qui avait fait
26:47un petit peu
26:47les grottis
26:49il y a quelques jours
26:51c'est qu'il
26:51les contrats
26:53une des banques régionales
26:55en difficulté
26:56qui perd
26:56un milliard de capilles
26:58pour une exposition
26:59de 50 millions
27:00donc bon
27:00les marchés peuvent aussi
27:01exagérer dans les deux sens
27:02mais surtout
27:04ils n'avaient pas conscience
27:06déjà d'avoir cette exposition
27:07parce qu'ils pensaient
27:08que le collatéral
27:09était plégié
27:10en face de leurs prêts
27:12à ces fonds
27:13leur donner
27:14un ordre de priorité
27:15ce qui veut dire
27:16qu'il y a probablement
27:17beaucoup de choses
27:18pas très claires
27:20très opaques
27:21dans la façon
27:22dont est financée
27:23l'économie
27:24par le biais
27:24de ces marchés
27:26Donc il y a des vrais
27:26risques de contagion
27:28de ces marchés privés
27:29vers des marchés
27:30publics
27:30cotés liquides
27:31Exactement
27:32on peut à mon avis
27:33découvrir
27:34beaucoup de mauvaises choses
27:35qui nous rappelleraient
27:36la crise de 2008
27:37dans lesquelles
27:37personne ne comprenait
27:38rien
27:38comment fonctionnait
27:40un CDO
27:40encore moins un CDO Square
27:41encore moins un CSO
27:43d'ABS synthétique
27:45et au final
27:47cette complexité
27:48elle s'est traduite
27:49par une prime de risque
27:50surtout
27:51d'opacité
27:53Bien sûr
27:54Comment vous regardez
27:56cet environnement
27:57pas de fiche
27:59puis je veux bien
27:59qu'on redise un mot
28:00de l'or
28:01comment vous comprenez
28:04quand même
28:04ce sera
28:05l'un des mouvements
28:06de cette année 2025
28:07qu'est-ce que vous comprenez
28:08à ce mouvement
28:09de l'or
28:10est-ce que c'est
28:11le fondamental
28:13ou la peur fondamentale
28:14du débasement
28:15du risque
28:17de crise globale
28:17de l'endettement
28:18de perte des valeurs
28:19des monnaies fiduciaires
28:20etc
28:21on veut mettre
28:22ce rationnel
28:23en tout cas
28:23dans le narratif
28:24ou est-ce qu'on est là
28:25je ne sais pas
28:26dans des phénomènes
28:27purement spéculatifs
28:28avec notamment
28:30une once d'or
28:30qui a encore pris
28:3120% depuis Jackson Hole
28:32alors que le dollar
28:33par exemple
28:34s'est stabilisé
28:35que les break-even
28:36ou les sobs d'inflation
28:37restent quand même
28:38tout à fait contenus
28:39d'autres marchés
28:40comme le marché obligataire
28:41ne sont pas en train
28:42de jouer
28:42le débasement trade
28:43comme on veut le croire
28:45sur un marché
28:47comme celui de l'or
28:47par exemple
28:48sur l'or
28:48depuis le début de l'année
28:50en fait
28:51on a tous les narratifs
28:52qui rentrent dedans
28:52c'est-à-dire
28:53vous pouvez pratiquement
28:54y mettre tout
28:55et l'économie mondiale
28:57avec son côté politique
28:59et géopolitique
29:00ça peut expliquer
29:01effectivement
29:02donc il y a eu
29:02des phases successives
29:03si on veut
29:05pour simplifier peut-être
29:07première phase
29:08effectivement de montée de l'or
29:09c'est l'annonce
29:10l'arrivée de Donald Trump
29:12avec l'annonce des tarifs
29:14la deuxième phase
29:15c'est Libération Day
29:16donc au mois de mai
29:17au mois de juin
29:17puis après il y a eu
29:18une période
29:18où il a un peu consolidé
29:20vous savez mieux que moi
29:22où il ne faisait rien
29:23d'ailleurs
29:24on disait
29:24tiens ça y est
29:25l'or a perdu du lustre
29:27et puis effectivement
29:28le côté géopolitique
29:29le côté guerre commerciale
29:31et le côté baisse du dollar
29:33est alternative
29:34par le BRIC plus
29:36donc les banques
29:37qui ne veulent réduire
29:39leur dépendance
29:40en fait au dollar
29:42sont en train
29:42effectivement d'augmenter
29:43la Chine en premier
29:44d'augmenter significativement
29:45leur stock
29:46et ça on voit bien
29:47que ça préfigure
29:48alors sans faire de la science-fiction
29:50mais ça peut préfigurer
29:51un système mondial
29:52international
29:53de devises
29:53qui sera moins
29:55déterminé
29:56par seulement
29:57le dollar
29:58et rien d'autre
29:58il y aura certainement
29:59un jour
30:00d'autres
30:01d'autres constituants
30:02et un système d'entraide
30:03entre les banques centrales
30:04des pays émergents
30:05qui fonctionnera peut-être
30:06avec autre chose
30:07que du dollar
30:09garantie peut-être
30:10par ces fameux stocks d'or
30:11qui sont en train
30:12de s'accumuler
30:12et puis bien entendu
30:13il y a eu la spéculation
30:14c'est évident
30:15le chauffeur du taxi
30:16qui vous parle de l'argent
30:17qui vous parle de l'or
30:18effectivement c'est un signe
30:20comme quoi le mouvement
30:21est un petit peu cuit
30:21et qu'il va y avoir
30:22une correction
30:23la correction
30:23il me semble
30:23beaucoup plus salutaire
30:26saine en quelque sorte
30:27mais
30:28je
30:29en tant qu'économiste
30:30pour moi
30:31on va lui passer la parole
30:32ne vous inquiétez pas
30:33je reste avec une tendance
30:36qui est encore positif
30:37et si on pousse
30:40effectivement
30:402026
30:41on va
30:42on pourrait tenter
30:44les 5000
30:44pourquoi pas
30:45dollar
30:45ce que nous disent
30:46alors peut-être
30:47je ne sais pas
30:47est-ce que les facteurs
30:48techniques
30:49l'analyse graphique
30:50nous aide
30:50à comprendre
30:51où on en est
30:52dans cette tendance
30:53sur l'or
30:54est-ce que la tendance
30:55de fond reste
30:56évidemment haussière
30:57mais
30:57que nous dit quand même
30:59cette alerte
30:59de début de semaine
31:00j'arrêterai sur les métaux
31:01effectivement moins précieux
31:02que l'or
31:02mais l'argent par exemple
31:03les signaux sont quand même
31:04à moyen terme
31:05toujours très positifs
31:06c'est-à-dire que l'argent
31:06est juste revenu chercher
31:07sur le sommet
31:07il y a 2011
31:09donc un très vieux sommet
31:10et ces signaux
31:12de marché habituellement
31:13sur les commodities
31:13ou autres
31:14c'est même sur des gros indices
31:15c'est des signaux
31:16plutôt de poursuite
31:17de mouvement
31:17en fait on rattrape
31:18un retard énorme
31:19et on compte des creux
31:20qui avaient 10-15 ans
31:21et on remonte
31:22sur ces niveaux-là
31:23donc pour l'argent
31:23effectivement
31:24on a casse un sommet
31:24on redescend de 10%
31:29là pour le coup
31:30là sur ces actifs-là
31:31oui buy the dip
31:32sur toute la thématique
31:33des métaux précieux
31:35semi-précieux
31:36et même industrielles
31:37qui eux ont moins réagi aussi
31:38on voit que les cuves
31:38commencent à taper des résistances
31:39donc la thématique
31:40métaux industrielles
31:41ça j'y crois beaucoup
31:42par rapport à des
31:43même industriellement
31:44qui pourraient aussi
31:45se relancer un peu
31:45dans les trimestres qui arrivent
31:47donc toute la partie
31:48métaux industrielle
31:48encore pas trop chère
31:49et là-dessus
31:50très chaud pour y aller
31:51l'or
31:52moins parce que
31:54ça a quand même
31:54surperfait par rapport
31:55à l'argent
31:55déjà avant ce rallye
31:56mais les métaux
31:57comme l'argent
31:57je ne vois pas
31:58il y a des arguments industriels
31:59aussi pour l'argent
31:59des arguments de stock
32:00des arguments de production
32:01ou autre
32:01qui soutiennent les cours
32:03surtout en ce moyen terme
32:03donc l'or
32:04je le mets un petit peu à part
32:05parce que
32:06et pour compléter ce que vous disiez Patrice
32:07ça a démarré en 2022
32:09en fait
32:09le début du rallye
32:10c'était le quelques
32:11mois après l'invasion de la gare
32:12et l'invasion de l'échec
32:13voilà
32:13donc c'est effectivement
32:14c'est le fourre-tout
32:15l'or
32:15depuis 2022
32:16on met tout dedans
32:16comme argument haussier
32:17que le dollar soit fort
32:18pas fort
32:19que c'était hérac
32:19que la Fed
32:19on disait
32:20bon
32:24sur
32:25sur les marchés
32:27oui alors je ne sais pas
32:27sur la partie commodities
32:28alors si
32:30un mot
32:30le pétrole
32:31là on a reparlé du pétrole
32:32cette semaine
32:33Axel
32:34alors on est loin
32:35d'être encore
32:36dans un choc pétrolier
32:36mais c'est vrai
32:37que ce mouvement
32:38à la hausse
32:39lié bien sûr
32:40aux sanctions américaines
32:41très directes
32:42contre deux grands pétroliers
32:44russes
32:44ça
32:45le marché
32:46a mis un prix
32:47là-dessus
32:48parce que voilà
32:49les choses sont réglées
32:52tant que la situation
32:53en reste là
32:54ou est-ce qu'il y a
32:54un vrai risque
32:55de voir le pétrole
32:56qui perd encore
32:5715-20% depuis le début
32:58de l'année
32:59inverser son mouvement
33:00je pense que
33:01quand on regarde
33:02un peu les projections
33:03d'offres et de demandes
33:06on est quand même
33:06toujours dans une situation
33:07d'excès d'offres
33:08et la volonté
33:10de l'Arabie saoudite
33:11c'est visiblement
33:11de regagner
33:12des parts de marché
33:13en profitant
33:14d'une probable faiblesse
33:15de la production américaine
33:16donc là
33:18on commence à voir
33:19un peu moins de forage
33:19aux Etats-Unis
33:20on sait qu'à 60 dollars
33:21le WTI
33:22ils n'étaient pas rentables
33:23alors si on remonte
33:24un petit peu
33:25peut-être que ça atténuera
33:26la baisse de production
33:28mais le comportement
33:29du producteur américain
33:31a quand même
33:32beaucoup changé
33:32après 2015
33:33et 2020
33:34ils sont beaucoup plus
33:35ils font beaucoup moins
33:36la...
33:37disciplinés
33:37oui c'est ça
33:38c'est pas du tout
33:39drill de l'huile d'ailleurs
33:40c'est exactement l'inverse
33:42c'est qu'on est très très
33:44très très précautionneux
33:45sur...
33:46cash is king quoi
33:46cash is king
33:47la rentabilité king
33:48souvent les CEOs
33:51étaient rémunérés
33:52sur la croissance
33:52des libides d'âme
33:53donc ça conditionnait
33:55un petit peu
33:56le chemin de croissance
33:57et longtemps
33:58le marché
33:58du pétrole
34:00s'est stabilisé
34:01grâce à la croissance
34:02du chèvre
34:02là apparemment
34:03on a un peu plus
34:04de marge de manœuvre
34:07pour augmenter
34:09un petit peu
34:09un petit peu
34:10l'offre
34:10c'est peut-être un deal
34:10entre l'Arabie Saoudite
34:12d'ailleurs
34:12et Trump
34:13pour en profitant
34:14en regagnant
34:15des parts de marché
34:16affaiblir un petit peu
34:17la Russie
34:18si c'était que ce soit
34:20l'objectif
34:20réel de Trump
34:22mais en tout cas
34:25je pense pas
34:25que le pétrole
34:26aille si loin que ça
34:27le marché a fait son travail
34:29cette semaine
34:30avec ses sanctions américaines
34:32garder la parole
34:33pour un tour de table
34:34sur
34:34stratégie de marché
34:37du coup
34:37Axel
34:38où est-ce qu'il est de bon ton
34:40d'être encore exposé
34:42où est-ce qu'on a envie
34:43peut-être d'être
34:43un peu plus
34:44défensif
34:45aujourd'hui
34:45est-ce que les marchés
34:46actions sont mûrs
34:47pour une forme de rotation
34:48on sent qu'il y a
34:50des tentatives
34:51à la faveur
34:52de la saison de publication
34:53de résultats
34:54par exemple
34:54où est-ce que les thèmes
34:55historiques de cette année
34:56en tout cas restent
34:57les thèmes porteurs
34:58de demain
34:59c'est difficile
35:00de se mettre en face
35:00du marché d'action
35:01toujours
35:01c'est toujours le problème
35:03donc on est obligé
35:03d'être un petit peu
35:04neutre à positif
35:06sur les marchés d'action
35:06en reconnaissant
35:07tous les problèmes
35:08de valorisation
35:10qu'on a pu identifier
35:11le marché de taux américain
35:12on est à 4
35:13c'est notre prévision
35:14pour la fin de l'année
35:15donc le chemin est fait
35:16le chemin est fait
35:17et on est à peu près
35:18à la fair value
35:20au niveau des Etats-Unis
35:21on pense qu'il y a
35:22peut-être un risque
35:22de repontification
35:23l'an prochain
35:23mais tout état de cause
35:25à court terme
35:26on ne voit pas de raison
35:27d'être dans un sens
35:28ou dans l'autre
35:29sur les taux américains
35:30par peut-être un peu
35:31de tension
35:31sur les taux européens
35:32parce que je pense
35:33que la BCE
35:33est un peu
35:36trop optimiste
35:38sur l'inflation
35:39l'inflation est quand même
35:39encore à 2,4
35:41en termes corps
35:41et puis
35:42quand on regarde
35:43l'évolution des salaires
35:45on peut imaginer
35:46qu'il y a un peu
35:46d'inertie à venir
35:47dans l'inflation
35:48donc les marchés
35:49sont pricés
35:49pour 1,6
35:50l'année prochaine
35:51et je pense
35:52que ça peut
35:53dériver
35:54un peu à la hausse
35:55le creux d'inflation
35:56ne sera pas aussi bas
35:57que ce qu'on projette
35:58pour l'instant
35:58on projette plutôt
35:59vers 1,8
36:001,9
36:00avec une inflation
36:02fin d'année prochaine
36:02à 2%
36:03ce qui fait que
36:04le prochain mouvement
36:05dans longtemps
36:06de la BCE
36:06c'est peut-être une hausse
36:08et donc
36:09certains pensent encore
36:10que le prochain
36:10c'est quand même une baisse
36:11mais
36:12moi je pense qu'il y a
36:13un gros choc
36:13pour zone baisse
36:14je pense que c'est un peu
36:15l'atout qu'il y a
36:15dans la manche
36:16à sortir
36:17mais fondamentalement
36:18je pense que
36:19la dynamique de l'inflation
36:20est peut-être un peu
36:21moins favorable
36:21que ce qu'elle croit
36:22donc ça nous donne
36:23peut-être une idée
36:24d'aller sur les indexés
36:25et inflation
36:26puis on aime toujours
36:27le crédit
36:27le high yield
36:28un peu moins
36:29pour des raisons
36:29de valorisation
36:30mais on ne voit pas
36:31tellement de catalyseurs
36:32en Europe
36:32pour qu'il y ait
36:32une crise de crédit
36:34donc voilà
36:34on aime bien le crédit
36:35et puis on a du mal
36:36à se mettre en face
36:36des actions
36:37Bon
36:37philosophie d'investissement
36:39là
36:39Alors un
36:40il faut rester investi
36:42déjà
36:42c'est-à-dire
36:43que le cash
36:44n'est pas le king
36:45dans cet environnement
36:47on est obligé aussi
36:48avec l'attraction
36:49ce momentum
36:50cette espèce de vortex
36:51que l'on a
36:52sur les marchés actions
36:53et qu'une politique économique
36:55fait tout
36:56pour que ça dure
36:56c'est surtout ça en fait
36:58on sait bien
36:58qu'effectivement
36:59il y a des choses
37:00qui sont tendues
37:00alors plutôt que
37:01de toucher les allocations
37:02on va avoir des allocations
37:03qui sont en faveur des actions
37:04majoritairement
37:0550
37:06un petit peu même au-dessus
37:07avec encore bien entendu
37:09de la technologie américaine
37:10avec des protections
37:12et en fait
37:12c'est plus maintenant
37:13l'art de la protection
37:15que de choisir les stocks
37:16et puis après on va regarder
37:17ce qui n'est pas américain
37:19ce qui est japonais
37:20ce qui est chinois
37:21c'est une autre façon
37:22d'acheter encore
37:23de la technologie d'ailleurs
37:24mais on peut regarder
37:25moins cher
37:26peut-être moins exposé
37:27à certains risques
37:28que l'on a décrit
37:30en technique de marché
37:30et puis après
37:31on regardera
37:32des valeurs défensives
37:33on regardera aussi
37:34un peu
37:34le secteur de la santé
37:36parce que là
37:36il y a eu des accords
37:37qui ont été signés
37:38avec les Etats-Unis
37:39qui libèrent
37:40peut-être un petit peu
37:40ce que c'est un peu la pression
37:41et c'est un secteur
37:43qui effectivement
37:43n'est pas cher
37:45mais en dehors
37:46quand on sort
37:47des Etats-Unis
37:48et quand on sort
37:49de la technologie
37:49on travaille
37:50on l'a vu
37:50avec les prévisions
37:52de bénéfices
37:52qui peuvent ressortir
37:54en Europe
37:55maintenant
37:56avec le début
37:57de cette saison
37:57on est revenu
37:59à quelque chose
37:59de légèrement négatif
38:01donc c'est pas glorieux
38:02puis après effectivement
38:03je rejoindrai
38:03l'approche sur le crédit
38:05avec des petits bémols
38:06des côtés
38:07alors sur des trucs
38:07très techniques
38:08les CLO
38:09des choses comme ça
38:09là on va revenir
38:10on va remettre
38:12de la qualité
38:13et on ne peut pas acheter
38:14effectivement
38:15à des prix
38:15qui sont un peu trop tendus
38:16Alexandre ?
38:17Oui moi l'avis
38:17je suis toujours
38:18assez positif
38:18sur la Chine
38:19sur les valorisations
38:20sur le potentiel
38:20donc l'effet retard
38:22après c'est la norme
38:23de correction
38:23de 2021 à 2023
38:24donc ils sentent
38:24qu'il y a toujours
38:25du potentiel là-dessus
38:26mais c'est vrai
38:26sur l'Europe
38:27l'Europe moi
38:28je la trouve attractive
38:29d'un point de vue
38:30des perspectives
38:31le move de l'Allemagne
38:32en début d'année
38:33la BCE effectivement
38:33c'est une politique
38:34plus active que la Fed
38:35on voit même
38:36les PMI aujourd'hui
38:37PMI global
38:37mais c'est permis
38:39de traduire
38:39quelques fractures
38:40quand même
38:40l'Allemagne
38:40qui retrouve un petit
38:41momentum plus sympathique
38:42la France qui freine tout ça
38:43les spread et boon
38:45sont toujours
38:45à 81 points de base
38:46donc le marché à action
38:47est un peu plus vite
38:48peut-être que le marché
38:48obligataire
38:49par rapport à ces questions
38:49souveraines, budget ou autre
38:50mais quand on dit
38:53l'Europe
38:53moi je la trouve
38:54l'Europe attractive
38:54on voit des indices
38:55du sud de l'Europe
38:56par exemple
38:56Mib et Ibex
38:57qui sont revenus
38:58chercher leur record
38:59pas loin
39:00l'idée c'est que
39:02dans ces zones-là
39:03c'est très bien
39:04à moyen terme
39:05le seul risque
39:06et c'est là
39:06je trouve qu'il y a des risques
39:07qui se concentrent
39:08c'est qu'on sait
39:08que les marchés européens
39:09on l'a vu vendredi 10 octobre
39:10quand ça bouge sur les Etats-Unis
39:11inévitablement
39:12ça bouge sur l'Europe
39:12et comme on atteint
39:13des niveaux assez hauts
39:14maintenant sur les indices
39:15du sud de l'Europe
39:16bien riches en banque
39:17ou autre
39:18l'idée c'est qu'il faudrait
39:19d'abord une respiration
39:19pour tout le monde
39:20US et Europe
39:21un peu contrainte
39:21j'ai envie de dire
39:22pour rentrer
39:23mais sans que le timing
39:23comme toujours
39:24c'est le plus dur
39:24merci beaucoup messieurs
39:25merci d'avoir été
39:26les invités de Planète Marché
39:28ce soir
39:28Alexandre Bardez
39:29IG, Axel Botte
39:30Ostrom
39:30Asset Management
39:31et Patrice Gauthry
39:32l'union bancaire privée
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