- il y a 10 mois
Jeudi 30 octobre 2025, retrouvez Louis Albert (Directeur de la gestion Actions, Auris Gestion), Claudia Panseri (CIO, UBS France) et Nathalie Benatia (Macroéconomiste, BNP Paribas Asset Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:00Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Claudia Panseret est avec nous, directrice des investissements d'UBS France.
00:16Bonsoir Claudia.
00:17Bonsoir.
00:18Nathalie Benertia nous accompagne, macroéconomiste chez BNP Paribas Asset Management.
00:22Bonsoir Nathalie.
00:23Bonsoir Grégoire.
00:23Et nous sommes ravis d'accueillir Louis Albert ce soir, directeur de la gestion action d'Oris Gestion.
00:28Bonsoir Louis et bienvenue.
00:29Grégoire, bonsoir.
00:29Merci beaucoup d'être avec nous.
00:31Parlons action avec vous Louis et parlons de l'IA.
00:35L'IA qui est un thème, j'allais dire, qui nous amène aux frontières de toutes les dimensions de l'analyse aujourd'hui,
00:41que ce soit microéconomique ou macroéconomique.
00:44Mais commençons par la partie micro avec ces trois premiers hyperscalers, comme on les appelle,
00:48qui ont publié leurs résultats hier soir.
00:50Microsoft bien sûr, Alphabet, Google et Meta.
00:53Qu'est-ce qui fait la différence, quand on regarde les réactions de marché,
00:57qu'est-ce qui fait la différence entre la publication d'un alphabet Google, par exemple,
01:01et celle d'un Meta dont le titre se crache de plus de 10% au moment où on se parle ?
01:05Il est intéressant de noter que, déjà, les trois ont bien publié le point d'attention des marchés,
01:13c'est les capex.
01:14Et il y a des capex qui sont très différents d'une société à l'autre.
01:18Quand Alphabet annonce des capex qui restent colossaux,
01:22avec la capacité de les monétiser rapidement, à travers YouTube, à travers Search,
01:27Meta annonce, avec beaucoup d'entrain pour Marc-Jacques Herbert,
01:31qui a lancé des capex importants en 25 et une accélération en 26,
01:36des capex qui pourraient être considérés comme moins monétisables,
01:42plus de recherches.
01:43Et ça, ça plaît beaucoup mon marché, d'autant plus que Meta m'ait annoncé en 2019,
01:49a pris un virage stratégique.
01:52Oui, le virage Metaverse.
01:54De mémoire, c'est 40 milliards de capex annoncés,
01:57et finalement, pull back, on revient en arrière.
02:00Ça, ça reste dans les mémoires des investisseurs.
02:01Tout reste.
02:02Tout reste.
02:03Parce que parfois, le marché, le cours de bourse, ça va être bien dévissé.
02:06Parfois, on se souvient.
02:07C'était un bon point d'entrée.
02:08Et le cours de bourse, ça va être bien dévissé.
02:10Oui, j'imagine divisé par deux.
02:11On peut attendre de ce genre de réaction de marché sur la durée
02:15quand on se trompe, effectivement, de virage.
02:18Et puis Microsoft, c'est entre les deux.
02:19Alors voilà.
02:20Mais je veux bien qu'on revienne.
02:21Qu'est-ce qui fait qu'Alphabet Google a une capacité supérieure
02:24à monétiser, effectivement, ses investissements en IA
02:28quand le marché doute encore de la capacité de Meta de le faire demain ?
02:31Alphabet a les outils où ils peuvent appliquer directement l'IA dedans
02:36et le monétiser.
02:37Donc en fait, ils ont une partie de leur IA qui est consacrée
02:40aux dépenses d'infrastructures, très long terme, durable,
02:44et l'autre partie qui est monétisable tout de suite.
02:46Alphabet, c'est beaucoup plus de la recherche.
02:49Ils sont aussi...
02:50Mais Alphabet...
02:52Meta.
02:53C'est beaucoup plus de la recherche.
02:55Évidemment, ils ont du bon chiffre d'affaires.
02:57La société est saine, mais Mark Zuckerberg fait le pari d'investir tout ce qui gagne,
03:04tout le cash, voire un peu plus.
03:06Et ça, ça peut...
03:08Le marché met un prix sur ce risque-là.
03:11Ne pas être bien pris par le marché.
03:12Bon, c'est des boîtes qui vont déployer plus de 100 milliards de dollars de capex l'an prochain,
03:18tournés vers l'IA et l'infrastructure IA.
03:21Et puis, il y a au milieu de tout ça le cas Microsoft,
03:23qui a vécu une semaine intense...
03:25Une semaine folle !
03:26Avec un deal fou !
03:27Un approfondissement.
03:29Alors, pourquoi ce deal est fou ?
03:30Parce que c'est le partenaire historique d'OpenAI.
03:33Et donc, ils ont fait x10, là, sur leur mise dans OpenAI,
03:37avec désormais 27% du capital.
03:39Ils ont réussi à monétiser au milieu leur investissement
03:42à un moment où personne ne croyait, on ne parlait pas d'IA encore.
03:46En 2019, quand OpenAI fait la tournée des pop-up
03:48pour aller voir tous les grands, personne ne les écoute.
03:51Microsoft dit, moi, je veux bien mettre un milliard.
03:54Et ils ont mis un peu plus de 10 milliards sur quelques années.
03:57Je rappelle, Tchad GPT, la révélation au monde, c'est octobre-novembre 2022.
04:01C'est-à-dire qu'en 2019, personne ne sait de quoi on parle.
04:04Personne.
04:05Ils ont mis 13 milliards contre le partage à 50-50
04:10des résultats futurs.
04:14Aujourd'hui, ils ont échangé cette propriété financière
04:18que sont ces 50% contre 27% du capital.
04:24C'est évidemment un très bon deal,
04:25d'autant plus qu'OpenAI va rentrer en bourse un jour.
04:28Visiblement, peut-être, l'an prochain,
04:29sur la base d'une valo d'entreprise de 1 trillion de dollars.
04:33C'est les dernières infos qu'on a eues.
04:34Donc, c'est un très, très bon deal pour Microsoft.
04:37Microsoft, dans la course au CAPEX,
04:40Satya Nadella nous dit,
04:41on va doubler la surface de nos data centers en deux ans.
04:46Impressionnant.
04:47140 milliards de CAPEX prévus l'an prochain pour Microsoft.
04:50C'est des chiffres qui commencent à faire tourner la tête,
04:52évidemment, Claudia.
04:53Comment vous considérez ces résultats ?
04:56C'est des boîtes systémiques, aujourd'hui, j'imagine, pour le marché, en tout cas.
05:00Est-ce que ces résultats, au-delà de la réaction intraday,
05:04parfois un peu virulente pour un titre comme Meta,
05:07est-ce que ces résultats peuvent valider, confirmer l'optimisme et l'argent
05:14qui est mis par les investisseurs dans ce thème de l'IA à ce stade ?
05:17Je pense qu'il y a deux facteurs.
05:18Il y a un facteur risque à qui est dû à la concentration des marchés.
05:21On voit effectivement que depuis maintenant 12 mois,
05:24les grosses sociétés de la S&P, leur poids devient de plus en plus important.
05:28Donc, en fait, il y a une problématique de diversification
05:31pour tous les investisseurs qui sont un investissement passif.
05:34Donc, nous, on n'arrête pas de le dire,
05:36faire attention, accumuler des investissements sur les ETF
05:39parce qu'il y a une concentration qui est très importante.
05:41Mais deuxièmement, le fait que vous avez trois des grosses sociétés de la S&P
05:45qui confirment la tendance d'investissement CAPEX
05:48est quand même un facteur que je dirais assez positif,
05:52pas seulement au niveau microéconomique,
05:54avec des croissances de profit pour certaines sociétés
05:57qui vont profiter de ce CAPEX, mais au niveau macroéconomique.
06:00Je me souviens, on en parlait il y a trois ou quatre semaines,
06:03quand on regarde la composition du PIB américain,
06:06on voit la contribution du CAPEX, des investissements privés.
06:09On n'a pas encore les investissements publics.
06:11qui drive la croissance du PIB américain,
06:15alors qu'historiquement, on était tous concentrés sur le consommateur américain
06:19pour voir si les ventes au détail étaient porteurs dans le marché de l'emploi.
06:23Donc, aujourd'hui, un facteur de croissance qui reste là et qui, pour moi, est porteur.
06:27Alors, je pense que ce qui rend le marché volatil aujourd'hui,
06:30c'est le questionnement, justement, et c'est déjà cité,
06:34le questionnement de la monétisation du CAPEX.
06:37On ne peut pas le savoir aujourd'hui.
06:38Comme on ne le savait pas, en 2000, le CAPEX a été rentable ou pas.
06:43Par contre, pour répondre un tout petit peu à la question « bulle ou pas bulle »,
06:47je pense qu'il y a des énormes différences entre les investissements en CAPEX aujourd'hui
06:51et les investissements en CAPEX pendant la bulle des 2000.
06:54Les investissements étaient sourcés avec de la dette,
06:59avec des taux d'intérêt qui a augmenté.
07:01Aujourd'hui, ils sont sourcés avec du cash,
07:04dans un environnement où la croissance est nominale américaine à 5 personnes
07:07et les taux d'intérêt sont en train de baisser.
07:09Donc, on pourrait bien être dans une bulle qui perdure encore pendant ce 6 ou 12 mois
07:14sans voir cette bulle s'éclater.
07:16Et donc, nous, par exemple, dans notre portefeuille,
07:19toute correction, toute réplique des marchés en opportunité…
07:21C'est un pays de type ?
07:22Exactement.
07:23On a encore, généralement, beaucoup de liquidités
07:27parce que beaucoup d'investisseurs s'étaient investis dans des dépôts à terme
07:31qui rémunéraient plutôt bien.
07:32Aujourd'hui, les dépôts à terme ne rémunèrent plus rien.
07:34Et donc, à côté, il y a des liquidités pour pouvoir investir
07:37et des corrections sur des sociétés sur lesquelles on sait
07:41que la rémunération des investissements sera positive.
07:44Mais on revient sans trop d'inquiétude pour les prochains 6 mois.
07:47Je ne dis pas pour les prochains 5 mois parce que ça peut être différent.
07:50Et puis, il y a une autre chose…
07:51Moins de dette.
07:51Non, mais je reprends votre point, Claudia.
07:53Moins de dette pour financer ces capex qu'au moment des TMT dans les années.
07:58Oui, mais là, par exemple, Meta annonce 25 milliards de ventes d'obligations.
08:04Non, mais ce n'est pas grand-chose.
08:05C'est une boîte à 2 trillions de dollars.
08:07Je suis d'accord.
08:08Mais ce n'est rien.
08:08Mais elles font quand même un peu de dette.
08:10Et dans le privé, peut-être qu'il y a aussi un peu de dette quand même autour de ce temps-là.
08:13Alors, quand on regarde la différence entre les investissements avec des émissions de dette,
08:22des taux très élevés de 2000 et aujourd'hui, il n'y a pas de différence.
08:25Ce qu'on voit, par contre, et c'est assez symétrique,
08:28c'est le fait que les sociétés qui faisaient de la tech
08:31payer des chers bébecs, des rachats d'actions à 100 milliards.
08:35Aujourd'hui, ils ne font pas des rachats d'actions à 100 milliards.
08:37Ils investissent cet argent dans le capex.
08:39Et pourquoi pas ?
08:40Pourquoi pas ?
08:41C'est moins de rémunération à l'instant T par l'actionnaire,
08:44mais c'est du retour sur le capital qui, même s'il ne va pas être en ligne avec les attentes,
08:49ça va être positif.
08:50Donc, je pense que ce qu'il faut observer,
08:53c'est effectivement combien est financé via l'équité
08:58et combien est financé via la dette et aujourd'hui, ça reste quand même assez faible.
09:01Donc, ça nous donne quand même l'image d'un environnement,
09:05au-delà des montants qui font tourner la tête,
09:07qui reste suffisamment sain pour qu'on reste exposé, évidemment,
09:11à ces valeurs-là et à cette thématique.
09:13Alors, bien sûr, mais comme je le disais au départ,
09:16attention au risque de concentration.
09:18Je pense que c'est particulièrement important aujourd'hui,
09:21par rapport à il y a 12 mois, voire 2 ans,
09:22vérifier dans les portafoies la concentration
09:26qui ne cesse pas d'augmenter compte tenu de la performance des autres sociétés.
09:30Comment on s'expose dans une gestion d'action à ce thème de l'IA ?
09:34En ayant conscience du risque,
09:36pas peut-être pour les 6, 9, 12 prochains mois, j'en sais rien,
09:39mais peut-être un risque à horizon de quelques années,
09:42l'histoire rime parfois.
09:44Et donc, l'histoire des surinvestissements, des surcapacités,
09:47elle est arrivée plein de fois dans ces cycles de développement
09:51de nouvelles technologies, en l'occurrence.
09:53Comment on reste exposé à ce thème en ayant conscience
09:55des risques qu'il comporte de concentration
09:57et peut-être demain de surinvestissement ?
10:00Il y a un risque de concentration aussi,
10:01parce que ces capex sont portés par les entreprises
10:03qu'on a citées précédemment,
10:05qui sont des entreprises qui sont rentables.
10:06Et le risque en est très diminué.
10:10En 2000, un bon nombre de sociétés n'était absolument pas rentable.
10:14Donc, c'était de la dette, pas de cashflow, pas de rentabilité,
10:19et tout disparaît.
10:21Comme vous le disiez à l'heure,
10:23Meta peut faire une erreur à 40 milliards,
10:25ça ne remet pas en cause la viabilité de l'entreprise.
10:27Mais c'est un coup d'erreur marginal.
10:29Les investisseurs ne l'aiment pas, parce que ça manque de stratégie.
10:31Pendant deux ans, on a besoin de vrais capitaines
10:33de commandos au long cours sur des sociétés comme ça.
10:36Mais ils peuvent se permettre ce genre d'erreurs.
10:38Sam Altman a dit hier ou avant-hier
10:41qu'il avait le job le plus important de l'histoire.
10:44Ah, il a dit ça ?
10:45Je crois que c'était hier.
10:46Mais c'est intéressant, le point sur l'effet cashflow
10:49et sur le rendement, parce qu'encore une fois,
10:50la grosse différence entre 2000,
10:52mais on le sait toujours à posteriori,
10:54la rentabilité de l'Ebitda des sociétés
10:57était inférieure à 10%.
10:58Aujourd'hui, la rentabilité d'Ebitda
11:00de beaucoup de sociétés qui sont liées
11:02à la chaîne d'intelligence artificielle
11:05est supérieure à 20%.
11:06Et le cashflow aussi, la génération d'intelligence artificielle.
11:08Et ça, c'est clé.
11:09Mais le défaut, c'est que c'est centré sur quelques sociétés
11:13qui vont attirer tous les capitaux
11:15et donc on a ce risque de concentration.
11:17Donc, pour répondre à la question initiale,
11:18on est obligé d'être investi dans ces sociétés aujourd'hui.
11:22C'est incontournable.
11:24On se doit de diversifier,
11:26de diversifier aussi bien en dehors des US
11:30et chercher d'autres secteurs
11:31comme les banques européennes
11:33qui se comportent très bien, par exemple.
11:34D'accord.
11:35Oui, mais on change de secteur.
11:37Oui, on évite de mettre...
11:38D'accord.
11:39À côté de ces géants de l'IA,
11:43il y a des sociétés,
11:44mais honnêtement, elles ne s'appellent très chènes,
11:46mais on ne sait pas si elles existeront
11:47dans 10 ans ou dans 15 ans, pour le coup.
11:49Il y en a aussi qui ne sont pas rentables.
11:50Donc, le profil de société qu'on a connu en 2000
11:54existe quand même aujourd'hui.
11:55Donc, on a une grosse dispersion
11:57dans la qualité des sociétés,
11:58dans le profil économique des sociétés
12:01côté en bourse IA.
12:02Et puis, il y a la dimension publique
12:04et puis, il y a tout ce qui se passe
12:05dans le privé aujourd'hui.
12:06C'est-à-dire que le private equity
12:07a pris quand même une place énorme
12:09et dans le thème technologique
12:11et dans le thème de l'IA, du quantique, etc.
12:13Il y a beaucoup de choses
12:15qui sont dans le privé
12:16et qui ne sont pas soumises
12:18à la vérité quotidienne des prix,
12:19pour dire les choses.
12:20Dans les infrastructures,
12:21il y a énormément d'investissements privés
12:22dans les infrastructures
12:23qui sont liées aux data centers.
12:24Donc, je trouve que c'est intéressant
12:26le point sur les banques européennes.
12:29Il faut éventuellement essayer de réfléchir
12:32à une construction du portefeuille
12:33où on n'a pas toute la chaîne
12:35intelligence artificielle,
12:37que ça parle des utilities,
12:39que ça parle de l'énergie,
12:40électrification.
12:41Il faut avoir cette thématique
12:44parce que c'est une thématique portante.
12:46Donc, une vraie diversification.
12:47Mais une vraie diversification.
12:48Pas aller chercher juste des thèmes
12:49connexes à lire.
12:50Non.
12:51Je pense qu'il faut avoir la chaîne
12:53à mettre à côté
12:54et avoir des secteurs
12:55qui bénéficient
12:56d'un changement de réglementation
12:57aux États-Unis, par exemple,
12:58le secteur bancaire.
13:00Qui profitera de l'IA après.
13:02C'est intéressant aussi
13:03parce qu'aujourd'hui,
13:04elles ne sont pas directement concernées
13:05par les CAPEX.
13:07Mais à première vue,
13:07la finance va profiter de l'IA
13:10comme la santé va profiter de l'IA
13:11et ce n'est pas forcément
13:12encore dans les cours du tout.
13:13Le fait qu'elles soient financées
13:14avec du cash
13:15a mis les banques
13:16à moins de risque
13:17qu'à 42 000
13:17parce qu'on avait
13:18une hausse du crédit
13:20non performant,
13:21alors qu'il n'est pas le cas aujourd'hui.
13:23Mais c'est intéressant,
13:23les secteurs que vous citez,
13:24par exemple,
13:24la santé, effectivement,
13:26on a beaucoup identifié
13:27la santé comme étant
13:28un des premiers secteurs
13:29qui allait bénéficier
13:30justement de ces technologies
13:31et de ce développement
13:32de l'IA.
13:33Est-ce qu'il y a une prime
13:34dans ces secteurs
13:36de la santé et de la pharma ?
13:37Est-ce qu'il y a une prime
13:37liée à l'IA aujourd'hui ?
13:39Ou est-ce que cette prime
13:40est encore à venir ?
13:41Si elle est,
13:41elle est compensée
13:42par d'autres proposés négatifs.
13:43Parce que ce n'est pas un secteur
13:44qui a beaucoup performé.
13:45Non, clairement pas.
13:50On en vient à vous.
13:52Si on reprend quand même
13:53la chronologie
13:54des décisions de Banque Centrale,
13:56la Fed hier soir,
13:57avec peut-être là
13:58où se posent
13:59le plus de questions
14:00sur comment l'IA
14:02bouleverse ou transforme
14:03le marché du travail américain.
14:05Alors avec en plus
14:06des grandes entreprises
14:08qui ne se privent plus
14:10d'annoncer des plans de départ,
14:13des coupes dans les effectifs.
14:14Ça a été Amazon,
14:16UPS, bien sûr,
14:17Procter & Gamble, Target, etc.
14:19On repart visiblement
14:21dans une séquence
14:22où les groupes vont annoncer
14:23des coupes d'effectifs
14:25et tout le monde se demande
14:26si c'est lié à l'IA
14:28et est-ce qu'on est déjà
14:29dans quelque chose
14:29qui apporterait
14:33des gains de productivité
14:34justement à l'écosystème américain ?
14:37Alors je pense que c'est compliqué
14:38de répondre à l'heure actuelle.
14:40Ce qu'on peut dire sur l'IA,
14:41ce qui vient des entreprises,
14:42alors au-delà des cas particuliers,
14:45par exemple dans le Bejbook,
14:46puisqu'avec le shutdown,
14:47c'est un des rares éléments
14:48qui recoupent un peu
14:50l'ensemble de l'économie,
14:51ces entretiens qualitatifs
14:54que les Fed régionales
14:55ont avec les entreprises
14:56de leur district.
14:59Plusieurs entreprises
15:00ont déclaré
15:01qu'elles embauchaient moins
15:02et une partie de ces entreprises
15:04parce qu'elles font
15:05effectivement des investissements
15:06dans l'IA.
15:07Mais j'ai l'impression
15:08que du point de vue macroéconomique,
15:09on en est au niveau
15:10de l'investissement
15:11sans encore avoir vu
15:12les conséquences.
15:14donc Powell a dit
15:15que de son point de vue,
15:17le marché du travail
15:18ralentissait,
15:20mais que la situation
15:21n'avait pas dramatiquement
15:22évolué en un mois.
15:24En un sens,
15:24il a peut-être minimisé
15:26les annonces
15:26des sociétés
15:28sur des baisses
15:30défectives.
15:32Il dit ça parce qu'il a
15:34des données alternatives
15:35qui lui permettent
15:36de dire ça
15:37ou il dit ça
15:38parce que tout le monde
15:39est dans le brouillard
15:39et que ça ne coûte rien
15:40de dire que la tendance
15:42qu'on observait
15:42il y a six semaines
15:43est la même aujourd'hui.
15:45Je pense qu'il est
15:46un petit peu dans le brouillard.
15:47Alors, ceci dit,
15:48dans les statistiques
15:50sur l'emploi hebdomadaire,
15:52celles au niveau national
15:53ne sont pas publiées
15:54mais celles au niveau
15:55des États le sont
15:56et ces statistiques
15:57ne montrent pas
15:58d'inversion de tendance
15:59vers une augmentation massive
16:01des inscriptions au chômage.
16:04Nous n'avons pas eu
16:05le rapport sur l'emploi
16:06début octobre.
16:07On risque de ne pas
16:08en avoir début novembre.
16:11On a en revanche
16:12l'autre rapport
16:13sur l'emploi privé
16:14qui s'appelle ADP
16:15qui a montré
16:16pour septembre,
16:17donc c'était le deuxième mois
16:19de destruction nette
16:20entre guillemets d'emploi,
16:21pas sur des chiffres
16:23spectaculaires
16:25mais cette tendance
16:26à la destruction.
16:28Donc oui,
16:29il y a probablement
16:30ce rééquilibrage
16:32du marché,
16:32enfin plutôt que rééquilibrage,
16:33maintenant il faut parler
16:34d'un marché
16:35où finalement
16:36le rapport de force
16:37a changé,
16:38ce ne sont plus
16:39les employés
16:40qui peuvent trouver
16:40facilement un travail
16:41et qui donc demandent
16:43des augmentations
16:43de salaire
16:44et changent de travail
16:45mais c'est manifestement
16:47les entreprises
16:47qui ont à nouveau
16:48un peu plus la main
16:49sur la décision.
16:52Hormis quelques cas particuliers,
16:54elles ne sont pas engagées
16:55dans une phase
16:56de licenciement massif
16:58mais vraisemblablement
17:00elles réfrègnent
17:01les embauches.
17:03Sur la question
17:03des gains de productivité,
17:05qu'est-ce que vous dites ?
17:06Parce que les indicateurs
17:07de Now Casting
17:08nous disent que
17:09l'économie américaine
17:10au troisième trimestre
17:10tourne encore
17:11à plus de 3% de croissance,
17:13peut-être même proche de 4%
17:14au moment où on se parle
17:15et on a en même temps
17:16ces chiffres
17:17qui montrent
17:18un peu de destruction
17:19d'emplois
17:19selon ADP,
17:21des coupes
17:21alors emblématiques,
17:22c'est des anecdotes
17:23mais qui font quand même
17:25parler.
17:27Est-ce que
17:27pour réconcilier les deux,
17:28la question de la productivité
17:30se pose là aujourd'hui ?
17:31C'est une question
17:32qui logiquement se pose
17:33mais la productivité
17:33c'est un animal compliqué
17:35à attraper
17:36et à mesurer
17:38donc oui logiquement
17:39plus de croissance
17:40avec moins d'heures travaillées
17:43ça fait plus de productivité horaire
17:45mais on verra
17:45sur les chiffres
17:47sachant que ça peut être
17:48surtout à ces débuts
17:49de cycle
17:50assez volatiles
17:52et puis on sait bien
17:53on a tous dans l'idée
17:54que oui la productivité
17:55a augmenté
17:56parce qu'on utilise
17:56le smartphone
17:57pour acheter des billets
17:59de n'importe quoi
18:00de théâtre
18:01de train
18:02d'avion
18:02mais ça ne se voit pas
18:05de façon spectaculaire
18:06dans la productivité
18:07c'est toujours un petit peu
18:09la même idée
18:09sur la productivité
18:10dans les services
18:10qui est encore plus difficile
18:12à mesurer
18:13mais c'est vrai
18:14que la question là
18:15et on l'a vu
18:15alors on l'a vu
18:17chez Powell
18:17qui en a parlé
18:19spontanément
18:19si j'ose dire
18:20du rapport
18:21entre l'investissement
18:23dans l'intelligence artificielle
18:24et l'emploi
18:24Christine Lagarde
18:25la question lui a été posée
18:27elle a répondu
18:28c'est compliqué
18:28oui on regarde aussi
18:30mais on n'a pas
18:31on n'a pas d'éléments
18:32mais finalement
18:32Powell a dit
18:33on regarde
18:34donc pas dit
18:35grand chose de plus
18:36ils sont directement concernés
18:37peut-être un peu plus
18:38que nous aux Etats-Unis
18:39peut-être un peu plus
18:40que nous en Europe
18:41on va dire
18:41oui ça c'est pas certain
18:43qu'il y ait une telle différence
18:44de rythme
18:46il y a beaucoup de choses
18:46qui se passent aux Etats-Unis
18:47mais j'ai l'impression
18:48que ça commence également
18:49en Europe
18:49elle l'a dit aussi
18:51d'ailleurs
18:52que dans les enquêtes
18:53là aussi
18:53les entretiens
18:54non pas informels
18:56mais qualitatifs
18:56ça ressort
18:57de ce qu'ils disent
18:59de ce que les entreprises
19:00disent à la BCE
19:01entreprise par entreprise
19:02on a des soupçons
19:03ou des évidences
19:05que l'IA apporte déjà
19:06des gains de productivité
19:07ici et là
19:08pas encore
19:08pas encore
19:09les boîtes IT
19:09qui sont des candidats
19:11évidents à l'IA
19:12ils nous disent
19:13qu'ils sont vraiment
19:13sur le sujet
19:14mais ils n'arrivent pas
19:15vraiment à quantifier
19:16mais c'est là
19:17l'IA a un potentiel
19:19je pense
19:19de gain de productivité
19:20qui est colossal
19:21j'ai envie de dire
19:21illimité presque
19:22infini
19:23mais très bien
19:24nous sommes le 30 octobre 2025
19:26les gains sont illimités
19:28et infini
19:28Claudia
19:29moi je vois mon usage
19:32et je peux dire
19:33que le gain de productivité
19:34est juste énorme
19:35à ce certain tâche
19:36qui a été répétitif
19:38il y a quelque chose
19:41qui est très intéressant
19:42parce que je me méfie
19:43toujours un peu
19:43des résultats
19:44une fois que j'utilise
19:45JGPT
19:46mais le fait
19:47d'identifier la source
19:50de manière immédiate
19:51ça fait gagner
19:53une demi-journée
19:54si vous cherchez
19:55de la data
19:55et vous êtes sur le site
19:57et vous avez
19:58plein plein d'informations
19:59vous êtes obligé
20:00à regarder chaque information
20:01quand vous avez la source
20:03vous allez directement
20:04à la source
20:05et vous avez gagné
20:05des heures
20:06et je trouve
20:07qu'au-delà
20:08des résultats
20:08ça permet
20:10d'aller à la source
20:10rapidement
20:11et vérifier
20:12les résultats
20:13aussi
20:13donc pour moi
20:14c'est un gain de productivité
20:15et je pense
20:16que dans le secteur bancaire
20:17c'est un gain de productivité
20:18très important
20:19parce que je vois
20:20l'implémentation
20:20et l'usage
20:21chez nous
20:21qui a poussé
20:23on a beaucoup
20:23d'investissement
20:24ça permet effectivement
20:25de gagner
20:26pas mal de temps
20:27sur des tâches répétitives
20:28les banques
20:29qui sont des gros
20:30développeurs
20:31d'IT aussi
20:31ne l'oublions pas
20:32ça se tamponne un peu
20:33avec la cyber sécurité
20:34je reviens à la Fed
20:39Nathalie
20:40au-delà de l'IA
20:41de la macro
20:41du flou
20:43qui entoure
20:43le marché du travail
20:44aujourd'hui
20:44quand bien même
20:45il continue de ralentir
20:46est-ce que Jérôme Poel
20:47a encore la main
20:47sur son board
20:48on a rarement vu
20:50alors
20:51des votes
20:52divisés au sein
20:53de la Fed
20:54ça arrive
20:54là en l'occurrence
20:55on a
20:56comme souvent
20:57ça arrive
20:57du côté de la banque
20:58d'Angleterre
20:59on a des dissidences
21:01mais dans les deux sens
21:02c'est-à-dire
21:03Schmitt de Kansas City
21:04qui voulait
21:05le statu quo
21:06ne pas continuer
21:08de baisser les taux
21:08et Myron
21:09qui enfonce le clou
21:10avec
21:11un 50 points de base
21:13en tout cas
21:14une volonté
21:15de faire baisser
21:15d'avoir une jumbo cut
21:17à un moment
21:17dans ce cycle
21:18de baisse de taux
21:18de la Fed
21:19oui c'est effectivement
21:20beaucoup plus rare
21:21que la banque d'Angleterre
21:22où ça arrive
21:22pratiquement à chaque union
21:24mais là
21:26on a cette situation
21:27où d'ailleurs
21:28ça a déjà commencé
21:28en juillet
21:29où deux membres
21:30avaient voté
21:30pour une baisse immédiate
21:32est-ce que Jérôme Poel
21:34a encore la main
21:35donc la tradition
21:36au sein du FOMC
21:38c'est que le président
21:39arrive avec
21:40trois propositions de vote
21:41donc là
21:42on peut imaginer
21:42qu'il a proposé
21:43statu quo
21:44baisse de 25
21:45baisse de 50
21:46sachant que
21:49finalement
21:49ce n'est pas
21:50si quelqu'un
21:52c'est d'ailleurs étonnant
21:53j'imagine que si
21:54Myron voulait vraiment
21:55proposer 100
21:56il pourrait
21:56il pourrait le faire
21:57parce que là
21:57ce n'est pas gravé
21:58gravé dans l'ordre
21:58or il ne le fait pas
21:59il remet à chaque fois
22:0250
22:02il pourrait demander
22:03100
22:03il remet 50
22:06est-ce que Poel
22:07a encore la main
22:07sur son comité
22:08moi j'ai l'impression
22:09que ça s'est non pas
22:10calmé peut-être
22:12mais c'est vrai
22:12que la décision
22:13de la Cour suprême
22:14sur le cas
22:15de la Isakou
22:16finalement
22:17ça a été peut-être
22:19envers la Maison Blanche
22:20une façon de dire
22:21il ne faut peut-être
22:22pas aller
22:23si vite en besogne
22:25ou en tout cas
22:25aller si vite
22:26tout court
22:26on la maintient
22:28elle peut se maintenir
22:29en poste
22:30et on écoutera
22:31les arguments
22:32de l'administration
22:33en janvier
22:34donc il y a eu
22:35quand même
22:35une volonté
22:36de calmer les choses
22:38ça avait été le cas
22:39également
22:40c'était un peu technique
22:42Donald Trump
22:44avait pu
22:44licencier
22:46enfin limoger
22:47plus exactement
22:48deux chefs
22:50d'agence
22:50d'administration
22:51d'agence
22:51fédérale
22:52et dans son jugement
22:55la Cour
22:56avait décrété
22:57d'accord
22:57il peut le faire
22:58et il avait précisé
22:59mais pour la fête
23:01c'est pas du tout
23:01la même chose
23:02on avait protégé la fête
23:02voilà
23:02on avait protégé la fête
23:03donc il y a quand même
23:04ce garde-fou
23:05et finalement
23:06modifier
23:07du tout au tout
23:08la composition
23:09du comité
23:10c'est pas quelque chose
23:11de si facile
23:11de si facile à faire
23:12il faut qu'il y ait
23:13des places
23:14qui se libèrent
23:16etc
23:16donc j'ai l'impression
23:18alors j'ai pas regardé
23:20j'avoue
23:20je sais pas si
23:21Trump s'est
23:22à tweeter
23:23sur la
23:24non je crois pas
23:24j'ai pas l'impression
23:25justement
23:25rentrée de Séoul
23:27et de Buzan
23:27en tout cas
23:28il a plus shooté
23:30sur Xi Jinping
23:30ces dernières heures
23:31que sur
23:32Jean-Paul
23:32donc il n'est pas allé
23:33jusqu'à qualifier
23:34de formidable
23:34cette baisse
23:35de 25 points de base
23:36mais
23:37il avait copieusement
23:37insulté
23:38à la veille du meeting
23:39encore une fois
23:39mais bon
23:40rien de nouveau
23:41mais j'ai quand même
23:41l'impression
23:41qu'on va peut-être
23:42avoir une sorte
23:43d'accalmie
23:44alors
23:44accalmie jusqu'à quand
23:46c'est-à-dire
23:46est-ce que ça va devenir
23:48un vrai problème
23:49si jamais
23:49à l'issue des
23:50des entretiens
23:52que Scott Bessin
23:52fait passer auprès
23:53de 4 ou 5
23:54prétendants à la succession
23:56de Powell
23:56si jamais Trump
23:58nomme un successeur
23:59officiel
23:59en fin d'année
24:01est-ce que ça devient
24:01un vrai problème
24:02pour les 5 mois
24:04de fin de mandat
24:05de Jérôme Powell
24:06et pas que pour Jérôme Powell
24:07j'entends
24:07pour la visibilité
24:09la clarté
24:09la communication
24:10de la Fed
24:11là pour le moment
24:12compte tenu
24:13de l'imprévisibilité
24:14des décisions
24:15de la Maison Blanche
24:17on ne peut pas
24:17se prononcer
24:18mais effectivement
24:18j'ai l'impression
24:19que le climat général
24:20pourrait inciter
24:22le président
24:24à ne pas le faire
24:25mais bon
24:25encore une fois
24:26c'est
24:26parce qu'il y a
24:29quand même
24:29des choses
24:29qui finissent
24:31par rentrer
24:32j'allais dire
24:32c'est pas une bonne idée
24:34de s'attaquer
24:35à l'indépendance
24:35de la Fed
24:36et ça les marchés
24:37pourraient le faire sentir
24:38très très vite
24:39si ça devait être le cas
24:41et je pense
24:42que ce message
24:43est passé
24:44malgré tout
24:44l'équation
24:46du successeur de Powell
24:46n'est pas si évidente
24:48Claudia
24:48c'est-à-dire que
24:49je comprends
24:50que l'administration
24:50Trump ait envie
24:51d'une Fed
24:52plus dovish
24:52pourquoi pas
24:53ça peut
24:54se discuter
24:56j'entends
24:57mais pour que
24:58le signal
24:58d'une Fed
24:59plus dovish
25:00soit vraiment perçu
25:01par les investisseurs
25:02il faut que la personne
25:02qui porte le signal
25:03soit crédible
25:04oui je pense
25:05mais ça c'est
25:06une évidence
25:06et surtout
25:07la banque centrale américaine
25:08qui est un peu le benchmark
25:09pour beaucoup d'autres
25:11banques centrales
25:12et surtout
25:12par l'impact
25:13que le fait
25:14de ne pas être indépendante
25:15pourrait avoir
25:16sur l'accord
25:16des taux américain
25:17et sur les attentes
25:18d'inflation sur long terme
25:19et donc sur la performance
25:21des obligations américaines
25:23et donc la performance
25:24de l'or
25:24et des actifs
25:25qui sont défensifs
25:27je pense
25:29c'est un point important
25:30je pense
25:31que la perception
25:32d'une perte
25:33d'indépendance
25:34pourrait faire réagir
25:35les marchés
25:36de manière
25:36tellement importante
25:38de pousser
25:39l'administration américaine
25:40n'en fait pas
25:40en arrière
25:41par rapport
25:42au commentaire initial
25:43une forme de
25:44liberation day
25:44version banque centrale
25:46vous avez
25:46le 30 ans
25:48une journée
25:49prend
25:49j'exagère
25:5120-30%
25:51pour avoir tout de suite
25:55le coût de réfinancement
25:56de la dette américaine
25:57qui augmente énormément
25:58et donc l'administration
25:59fera par rapport
26:00en arrière
26:00en disant
26:00mais non
26:01on est en train
26:01de faire une erreur
26:02et derrière
26:02c'est assez intéressant
26:03parce que moi je trouve
26:04que dans le fait
26:05qu'il y a quelques semaines
26:07le marché a intégré
26:084 à 5 à 6 baisses
26:10des taux
26:10dans un environnement
26:12où la croissance
26:13reste quand même
26:13nominale
26:14autour des 5%
26:16et on a effectivement
26:17avec une inflation
26:18qui reste élevée
26:19intégré autant
26:21des baisses des taux
26:21était peut-être
26:22un peu trop optimiste
26:23dans la part du marché
26:24mais je pense que
26:25le marché a intégré aussi
26:26ce risque
26:27des manques d'indépendance
26:28et donc
26:29une capacité
26:30et une volonté
26:30de l'administration
26:31de pouvoir mettre
26:32de la pression
26:33pour baisser davantage
26:34les taux d'intérêt
26:34aujourd'hui
26:35on revient sur un niveau
26:37d'attente à des baisses des taux
26:38qui est plutôt en ligne
26:39avec 3 à 4 baisses des taux
26:40tout à fait en ligne
26:42avec les d'autres plots
26:42et donc avec une économie
26:45qui a un ralentissement
26:47sans effondrement
26:48et on parle
26:49des risques de management
26:50et quand même
26:50des taux d'intérêt
26:51qui reste autour
26:51des 3%
26:52donc un niveau
26:52des taux de long terme
26:53qui est supérieur
26:54à celui du cycle précédent
26:56donc je pense
26:56qu'on est effectivement
26:57dans une normalisation
26:58de cette perception
26:59des pertes d'indépendance
27:01dans la banque centrale
27:02Est-ce que ce que vous comprenez
27:03de la stratégie de la Fed
27:04aujourd'hui
27:05est-ce que ça reste
27:05un soutien
27:07ou est-ce que ça participe
27:08d'un environnement favorable
27:10pour la prise de risque
27:11et les actifs risqués
27:11aujourd'hui ?
27:12Les taux sont quand même
27:13en zone restrictive
27:14à 4%
27:16ou 375,4
27:18ils sont au-dessus
27:19d'un taux
27:19qu'on pourrait considérer
27:20comme neutre
27:22et on est encore
27:23dans une phase
27:23de quantitative tightening
27:25qui va s'arrêter
27:26en 1er décembre
27:27C'est la nouvelle
27:28effectivement
27:28ça va s'arrêter
27:29Alors je ne sais pas
27:30si c'est restrictif
27:30parce que moi
27:31j'ai raisonné le nominal
27:32Les taux, la partie taux
27:33Oui mais raisonnons
27:34le nominal
27:34vous avez 2,5%
27:36de croissance aujourd'hui
27:37on n'est pas encore
27:38en ralentissement
27:39et on a 2,5%
27:41d'inflation
27:42donc on a une croissance
27:43nominale
27:43à 5%
27:45avec des taux
27:46qui sont entre
27:463,715 et 4%
27:48En Europe
27:49on a une croissance
27:50nominale
27:51à 1%
27:52de croissance
27:521% d'inflation
27:54et 2%
27:54et des taux d'intérêt
27:55à 2%
27:56donc je pense
27:56qu'effectivement
27:57on n'est pas
27:58dans des taux d'intérêt
27:59qui sont
28:00une zone restrictive
28:01maintenant
28:02Powell parle
28:03des risques management
28:04en cas de ralentissement
28:05macroéconomique
28:06il faut baisser les taux
28:07Et ce ne sera pas
28:082 ou 3 fois ?
28:09Mais parce que
28:10le risque
28:10qu'on peut avoir
28:13dans les 6, 12 mois à venir
28:14c'est le ralentissement
28:15de la croissance macroéconomique
28:16mais aujourd'hui
28:17il n'y a pas
28:17de signal d'effondrement
28:18il faudra voir
28:19le marché de l'emploi
28:20parce que c'est vrai
28:21qu'aujourd'hui
28:21il reste un élément
28:23à surveiller
28:24de manière importante
28:25on n'a pas de chiffres
28:26mais globalement
28:27quand on regarde
28:27les naocas
28:28ça indique
28:29un niveau de croissance
28:30sur le PIB
28:31qui est très élevé
28:32Oui effectivement
28:34alors
28:34restrictif
28:35modérément
28:36restrictif
28:36neutre
28:37en tout cas
28:38est-ce que l'idée
28:38que la Fed
28:39est en action
28:39et sera réactive
28:41si nécessaire
28:42j'imagine que c'est
28:43forcément un soutien
28:44pour le marché
28:44c'est un soutien
28:45c'est un soutien
28:45indéniable pour les marchés
28:46de voir les taux baissés
28:47et d'avoir une fête
28:49qui reste souple
28:51en tout cas
28:51et prêt à agir
28:53si besoin
28:54ça fait
28:55quel impact ça a
28:57sur la partie longue
28:58de courbe
28:59les baisses de taux
29:01ça va faire
29:02baisser un peu
29:03les parties longues
29:04ou ça peut les faire remonter
29:05tout dépend
29:06du scénario
29:07dans quelles conditions
29:10se fera
29:11la baisse
29:12le principal risque
29:13pour
29:14du point de vue
29:15de Donald Trump
29:16on parlait
29:17du renchérissement
29:18du coût de la dette
29:19mais c'est aussi
29:19le marché immobilier
29:20puisque lui
29:21c'est vraiment
29:21sa formation
29:22et c'est un des arguments
29:25clés de Mayran
29:25pour une jumbo cut
29:26de 50% de base
29:27et il a d'ailleurs dit
29:28il faut baisser les taux
29:29pour que les gens
29:29puissent refinancer
29:30leurs prêts immobiliers
29:31et acheter une maison
29:32si on baisse les taux
29:33n'importe comment
29:35si je peux me permettre
29:37et que les taux longs
29:38montent
29:39évidemment les gens
29:39ne pourront pas
29:40refinancer leur maison
29:41et ce sera
29:42on aura
29:43on aura tout perdu
29:44c'est pour ça
29:45que j'imagine
29:45qu'il y a aussi
29:46cette prudence
29:46après le niveau
29:47de politique monétaire
29:49américaine
29:49elle est encore
29:50sans doute
29:52un petit peu restrictif
29:53si on regarde
29:54les différentes versions
29:55de la règle de Taylor
29:56mais effectivement
29:57pas énormément
29:58la question en fait
30:00c'est que
30:01ça fait 6 ans
30:02que la Fed
30:03rate son objectif
30:04d'inflation
30:04par le haut
30:05ce sera la 6ème année
30:072025 sera
30:08la 6ème année
30:09l'impression
30:11alors je ne sais même pas
30:13si c'est lié
30:13à cette histoire
30:13d'indépendance
30:14ou pas
30:15l'impression
30:15c'est que la Fed
30:16a un peu plus
30:17d'indulgence
30:19sur ce petit raté
30:24et ce qui me frappe
30:25moi depuis
30:26au moins un an
30:28voire un peu plus
30:30c'est qu'en fait
30:31dans son discours
30:32Powell a oscillé
30:33entre
30:34on regarde l'emploi
30:35ou on regarde
30:36l'inflation
30:37et là
30:38il répète
30:39on regarde
30:39l'emploi
30:41donc finalement
30:42est-ce qu'on se serait
30:44trouvé dans une situation
30:44tellement différente
30:46si Donald Trump
30:47ne s'occupait pas
30:48de la réserve fédérale
30:49c'est même pas
30:50même pas certain
30:50mais effectivement
30:52dans les baisses de taux
30:52je suis tout à fait d'accord
30:53dans les baisses de taux
30:54anticipées par les marchés
30:55il y avait cette idée
30:56on va avoir un changement
30:57total
30:58en fonction de réaction
30:59pour se caler
31:00dans ce que veut
31:01la maison blanche
31:03c'est assez intéressant
31:03parce que dans tous les discours
31:04qu'on a eu
31:05depuis Jackson Hole
31:06c'est vraiment l'emploi
31:07et le risque management
31:08qui prend le relais
31:10sur la politique monétaire
31:11alors qu'avant
31:12on avait plus
31:13cette tendance
31:14c'est-à-dire
31:15l'inflation reste élevée
31:16l'inflation reste élevée
31:17et là on parle beaucoup
31:18d'un emploi
31:19alors que le taux de chômage
31:21reste quand même
31:21à des niveaux
31:22extrêmement bas
31:23parce qu'il y a moins
31:24d'offres
31:25mais il y a moins
31:25de demandes aussi
31:26parce que dans les statistiques
31:27je crois qu'il y a
31:282 millions d'emplois
31:29qui vont sortir du marché
31:30c'est le curieux équilibre
31:32dont il a fini
31:33par parler à Jackson Hole
31:35en reconnaissant que
31:36le risque qu'il a mis en avant
31:38c'est que la demande
31:39baisse plus rapidement
31:40que l'offre
31:41sur le marché du travail
31:42parlons de l'Europe
31:45Louis
31:46du point de vue
31:46des entreprises
31:47notamment
31:47on a parlé des publications
31:49des hyperscalers
31:50aux Etats-Unis
31:51on est en pleine saison
31:52de publication
31:52de résultats
31:53et d'activités
31:55en Europe
31:55pour nos entreprises
31:57quels sont les enseignements
31:58à ce stade
31:59et là aussi
32:00est-ce que ça vient
32:00confirmer
32:01j'allais dire
32:02les paris
32:03ou en tout cas
32:04les tendances
32:04qu'on a vues s'affirmer
32:05sur nos marchés européens
32:07avec des secteurs forts
32:08comme le secteur
32:08bancaire
32:10le thème industriel
32:11le thème des infras
32:12le thème de la défense
32:13bien sûr
32:14est-ce que ces thèmes-là
32:15restent intacts
32:16au moment où on se parle
32:17avec les publications
32:18qu'on a pu avoir
32:18alors déjà
32:19ça vient confirmer
32:20qu'il y a deux ambiances
32:21des deux côtés
32:22de l'Atlantique
32:22oui
32:23puisque
32:24les Etats-Unis
32:26comme l'Europe
32:27ont en gros
32:28publié
32:28ont vu publier
32:29la moitié des sociétés
32:30de leurs gros indices
32:32dans le
32:34les sociétés
32:35du S&P
32:36voient une croissance
32:38des BPA
32:39publiées
32:40de 14%
32:41une croissance
32:42des BPA
32:42en Europe
32:43pour le stock 600
32:44de 6%
32:45et si on regarde l'Europe
32:47la croissance
32:48du chiffre d'affaires
32:50elle est nulle
32:52elle est à zéro
32:52est-ce qu'on
32:54comment on va atterrir
32:56à la fin de l'année
32:56le Q4
32:57qui manque toujours
32:58de visibilité
32:59alors qu'on est dedans
33:00ce qu'on retient
33:02depuis plusieurs trimestres
33:04plusieurs semestres
33:05c'est que les chefs
33:06les entreprises
33:06manquent cruellement
33:07de visibilité
33:08et en tant qu'investisseurs
33:09on en manque aussi
33:10bien sûr
33:10et en termes
33:13d'investissement
33:14on parlait des alternatives
33:16ou du besoin
33:17de clarification
33:17les banques ça marche très bien
33:18les banques ça marche très bien
33:20et on garde
33:21les banques on garde
33:23la tech on garde
33:24la défense
33:25ça a pris pas mal d'avance
33:26et c'est l'industrie
33:27la défense
33:28donc on a
33:29une séquence
33:31de croissance
33:32des BPA
33:32qui s'étale
33:33beaucoup plus dans le temps
33:34qui est beaucoup plus lente
33:35c'est une société leader
33:36en Allemagne
33:38comme l'est
33:38Red Metal
33:39quand elle inaugure
33:41autour de l'été
33:42cet été
33:43son usine
33:45son nouvelle usine
33:47ultra technologique
33:48d'obus
33:48en grande pompe
33:50pour devenir
33:51la plus grosse usine
33:52européenne
33:52fabricante d'obus
33:53elle annonce
33:5425 000 obus
33:55sortis d'usine
33:56cette année
33:57140 l'année prochaine
33:59325
34:00dans deux ans
34:01il y a une montée
34:02en charge
34:02sur plusieurs années
34:03c'est de l'industrie
34:04la défense
34:04ça prend du temps
34:05il y a beaucoup de flux
34:06aussi sur la thématique
34:09mais il y a des croissants
34:10des BPA
34:10qui sont très très importantes
34:12attendues
34:12est-ce qu'il y a
34:13l'idée d'une rotation
34:15derrière ces thèmes là
34:16qui sont encore intacts
34:17j'entends
34:17on évoquait la santé
34:18par exemple tout à l'heure
34:19je ne sais pas
34:20est-ce qu'il y a des thèmes
34:20plus défensifs
34:22alors nous on est revenu
34:23sur la santé
34:23on en était
34:25on était un peu éloigné
34:26on a toujours de la défense
34:28et on a banque
34:29tech
34:30puis l'industrie
34:31l'industrie
34:32quand on la choisit bien
34:34ça marche
34:35ça paye aussi
34:36bien sûr
34:36il y a un facteur
34:39peut-être qui pourrait
34:39soutenir un tout petit peu
34:40le marché européen
34:41qui est plutôt
34:42un marché cyclique
34:44par rapport à des autres marchés
34:45c'est le fait
34:47de voir
34:47tous les indicateurs
34:49des productions industrielles
34:50et manufacturiers
34:51qui se retournent
34:52tout doucement
34:53après avoir été
34:54en contraction
34:55pendant plusieurs années
34:56alors les données
34:57publiées aujourd'hui
34:58sont encore surprenantes
34:59parce qu'on voit encore
35:00l'Allemagne
35:00qui reste à 13 ans retard
35:01mais je ne sous-estimerai pas
35:03l'évolution des PMI
35:05manufacturiers
35:06en Europe
35:07parce que ça
35:08ça a été historiquement
35:09le facteur
35:10des performances positives
35:12c'est un très bon point
35:13et c'est encore plus vrai
35:14pour les plus petites sociétés
35:15les plus petites et moyennes cap
35:16quand on est en période
35:18d'expansion
35:18donc un PMI
35:19il y a une bonne corrélation
35:20entre le PMI manuf
35:21et les SMC
35:22c'est une excellente corrélation
35:23c'est une excellente corrélation
35:24on a fait un passage
35:25au-dessus de 50
35:26on est revenu un petit peu en dessous
35:28moi je regarde beaucoup
35:30je regarde tout ce qui est
35:32les ordres
35:34en fait
35:35qu'ils soient sur l'Allemagne
35:36tout le manufacturier
35:38parce qu'historiquement
35:38c'est un indicateur avancé
35:40de la croissance des profits
35:41et si on a un retournement
35:42on peut revenir
35:43sur la croissance des profits
35:44à deux chiffres
35:45qu'est-ce qu'on peut dire
35:46alors ce sera le sujet
35:46du dernier quart d'heure aussi
35:47l'Europe et la BCE
35:48on va en parler avec
35:49une de vos consoeurs
35:50Nathalie
35:51mais qu'est-ce qu'on peut dire
35:52du cycle européen
35:54et ma question sur l'Allemagne
35:55c'est est-ce qu'on a des chances
35:56de bonnes chances
35:57d'être surpris
35:59à la hausse
35:59par ce que va délivrer
36:01l'Allemagne
36:01et les résultats
36:03que l'Allemagne
36:04pourra tirer de son plan
36:05économique
36:05les enquêtes d'activité
36:07sont meilleures qu'attendues
36:09les PMI ont été cités
36:10aujourd'hui on a eu
36:11l'enquête de la commission européenne
36:13avec également un rebond
36:14de cet indice
36:16sur des niveaux
36:17assez significatifs
36:18les commandes
36:18à l'industrie
36:19sont fortes
36:21donc oui nous
36:21on estime effectivement
36:22que l'Allemagne
36:23pourrait faire mieux
36:24que ce qui est attendu
36:26et que ce qu'elle projette
36:27elle-même
36:27ils sont toujours
36:28un peu conservateurs
36:29on va dire sur leur
36:30conservateurs
36:30il y a aussi des habitudes
36:33oui c'est dur
36:34pour des Allemands
36:35de dépenser autant
36:36mais voilà
36:37et sur la croissance
36:41pour le moment
36:42alors les chiffres
36:43sont meilleurs qu'attendus
36:43mais pour le moment
36:44c'est surtout
36:45paradoxalement
36:46compte tenu de la situation
36:47le commerce extérieur
36:48qui a l'air de tirer
36:49un petit peu l'activité
36:51alors que
36:51plus que la demande intérieure
36:52plus que la demande intérieure
36:53en France
36:53la demande intérieure
36:54du côté de l'investissement
36:55ça va
36:56c'est une bonne nouvelle
36:57la consommation
36:58elle fait 0,1
36:59depuis deux ou trois trimestres
37:01donc très peu
37:02donc ça reste à creuser
37:04mais il faut reconnaître
37:05que depuis l'été
37:06on a plutôt des bonnes surprises
37:08du point de vue économique
37:09sur la zone euro
37:10qu'est-ce que ça implique
37:11pour la baissière
37:11et quel sera le prochain
37:12mouvement de la Banque Centrale Européenne
37:14le débat entre les économistes
37:16c'est ce qu'elle va baisser
37:17nous on pense
37:18qu'elle va baisser
37:18pas cette année
37:19pas d'ici la fin de l'année
37:21mais qu'elle pourrait baisser
37:22en tout cas
37:22pourquoi ?
37:23parce que l'inflation
37:24malgré ces bonnes nouvelles
37:25l'inflation devrait
37:26en toute probabilité
37:27passer sous 2%
37:28et rester peut-être
37:30plus longtemps
37:31que prévu
37:31les éléments sont
37:32un petit peu mécaniques
37:33c'est la force de l'euro
37:34c'est des prix du pétrole
37:36qui sont relativement bas
37:37et puis c'est quelque chose
37:38qui a été évoqué
37:39peut-être pas par Christine Lagarde
37:41elle-même
37:41mais dans le comité
37:43dans ce qu'elle lit au début
37:44sur cette histoire
37:46elle n'a pas cité la Chine
37:48mais elle a cité des pays
37:49avec d'importantes
37:50surcapacités de production
37:51qui pourraient
37:52exporter plus largement
37:55vers la zone euro
37:56sachant que les coûts
37:59le prix des importations
38:01en provenance de Chine
38:02et des importations
38:04dans la zone euro
38:05en provenance de Chine
38:05a déjà singulièrement
38:07baissé
38:08donc c'est une sorte
38:08d'inflation
38:09exportée de Chine
38:11et importée
38:12des inflation
38:14pour la zone euro
38:15et l'Europe aujourd'hui
38:16merci à vous trois
38:17merci d'avoir été
38:18les invités
38:18de Planète Marché
38:19Nathalie Benatia
38:21macroéconomiste
38:21chez BNP Paribas
38:22Asset Management
38:23Louis Albert
38:24directeur de la gestion
38:25d'Aurice Gestion
38:26et Claudia Opensiri
38:26directrice des investissements
38:28du BS France
38:29était en plateau avec nous
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