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  • il y a 3 heures
Retrouvez l’émission le 18h Eco présentée par Erwan Morice du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:00DFM Business présente
00:05Le 18h écho, Erwan Morris
00:08On ressemble en direct pendant 30 minutes à la une de ce vendredi 24 juillet.
00:15Donald Trump poursuit sa guerre commerciale.
00:17Les Etats-Unis mettent en place de nouvelles taxes sur les importations visant 60 pays.
00:21Nous verrons dès le début de ce journal qui sont cette fois-ci les gagnants et les perdants.
00:26C'est une semaine de publication semestrielle qui s'achève avant d'autres grands rendez-vous la semaine prochaine.
00:32Nous ferons un premier bilan dans quelques minutes avec Eric Lewin chez Bourse Direct.
00:37Et puis dans une vingtaine de minutes, vous entendrez Emmanuel Moulin inviter sur notre antenne ce matin
00:41le nouveau gouverneur de la Banque de France qui s'exprimait sur le risque inflationniste
00:45et qui pèse sur l'économie du pays.
00:49Le 18h écho sur BFM Business
00:53Et c'est donc une nouvelle étape dans la stratégie commerciale du président américain.
00:57Donald Trump, depuis aujourd'hui, les Etats-Unis appliquent de nouveaux droits de douane
01:00aux importations de plusieurs dizaines de partenaires commerciaux.
01:04Bonsoir Valentina Deby.
01:06Bonsoir Erwan.
01:06Que donne donc cette nouvelle carte américaine des surtaxes ?
01:10Donald Trump met en place une nouvelle grille de tarifs douaniers.
01:13Elle concerne une soixantaine d'économies et couvre la quasi-totalité des produits importés aux Etats-Unis.
01:18Le principe est simple, les pays qui coopèrent avec Washington dans la lutte contre le travail forcé sont taxés à
01:2510%.
01:25C'est le cas de l'Union Européenne, du Royaume-Uni ou encore du Mexique.
01:29Pour les pays jugés moins coopératifs, le taux monte à 12,5%.
01:33C'est notamment le cas de la Chine, du Japon, de la Corée du Sud, de la Suisse ou encore
01:38du Vietnam.
01:39Et cette nouvelle grille permet surtout à Donald Trump de relancer sa politique douanière.
01:43Elle remplace une partie de son précédent dispositif qui avait été remis en cause par la justice américaine.
01:49Mais tous les pays ne rentrent pas dans cette grille générale.
01:52Par exemple, le Canada et le Brésil sont déjà visés par des mesures beaucoup plus lourdes.
01:57Les droits de douane peuvent atteindre 50% sur certains produits canadiens et 25% sur une partie des exportations
02:02brésiliennes.
02:03Alors Valentin, comment réagissent ce soir les partenaires commerciaux de Washington ?
02:08Les réactions sont très contrastées.
02:10Côté européen, c'est plutôt le soulagement.
02:12Pour Bruxelles, cette nouvelle grille ne remet donc pas en cause le compromis trouvé avec les Etats-Unis.
02:17A l'inverse, la Chine dénonce des mesures unilatérales.
02:20Pékin estime qu'une nouvelle guerre commerciale ne profiterait à personne
02:23et demande donc aux Etats-Unis de revenir sur leurs décisions.
02:27Mais pour le moment, elle n'a pas annoncé de nouvelles représailles.
02:30Enfin, plusieurs alliés de Washington critiquent eux aussi ces nouvelles barrières commerciales.
02:35C'est le cas du Japon, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande ou encore de la Norvège.
02:39Tous redoutent de nouvelles tensions et un ralentissement des échanges mondiaux.
02:43Merci Valentin Adbi avec nous ce soir.
02:45Et dans le même temps, la Chine impose des restrictions d'exportation vers 14 entités de l'Union européenne.
02:51Elle leur interdit ainsi l'accès aux biens chinois à double usage, civils et militaires.
02:55C'est une réponse aux dernières sanctions de Bruxelles actées hier contre la Russie.
03:0218h03, les marchés.
03:07Et c'est une séance et une fin de semaine dans le vert, on le disait, pour les marchés européens.
03:12Le CAC 40 qui signe une clôture en hausse de 0,88% à 8372 points.
03:20L'Eurostock 50 progresse, lui, de 1,13%, 6281 points.
03:26Du côté des plus fortes hausses d'Assos Systèmes, plus 7,9%, l'Action s'achète, 19,80€.
03:32Suivi de Capgemini, plus 4,4%, Safran, plus 2,6%.
03:36Crédit Agricole, plus 2,6% également.
03:39Du côté des plus fortes baisses, Carrefour recule de 4,8%.
03:43STMicro, moins 2,4%, Thalès, moins 0,8%.
03:47Nous sommes en ligne avec Eric Léouine.
03:50Bonsoir Eric, stratégiste d'action chez Bourse Direct.
03:53C'est une semaine marquée par une première séquence de résultats d'entreprise.
03:57On en parlait tout à l'heure.
03:58Dans BFM Bourse, quel premier bilan est-ce que vous en faites ?
04:01Écoutez, finalement la semaine est plutôt pas mal, plus 0,4% sur la semaine.
04:05Pourquoi je dis que c'est plutôt une bonne nouvelle ?
04:06Parce qu'on a quand même eu une énorme tension, notamment sur le pétrole qui a été à 102 dollars
04:11hier.
04:11On a eu une énorme tension également sur les taux.
04:14On n'en a pas parlé, mais le taux d'emprunt à 10 ans est repassé hier à la barre
04:17des 4% en séance.
04:18Première fois depuis juin 2009.
04:20Le Bund allemand a atteint aussi les 3,21.
04:23C'est un plus haut depuis 15 ans.
04:25Ce qu'on doit dire sur les publications d'entreprises du côté de la France,
04:29il y a eu finalement des résultats plutôt pas mauvais.
04:32Total Energy, BNP ont dépassé les attentes hausses du titre.
04:35Même chose sur Dassault Systèmes.
04:37Maintenant, c'est un petit peu plus compliqué sur ST Microelectronics dans la mesure où la prévision de chiffre d
04:43'affaires sur le T3 est un petit peu déceptive.
04:45Et donc, il y a eu une forte baisse du titre.
04:48Et à noter également aux États-Unis pour être tout à fait complet, publication Alphabet et Tesla.
04:52Très compliqué dans la mesure où on s'inquiète des CAPEX, des dépenses d'investissement notamment d'Alphabet, 195 à
04:58205 milliards.
04:59Alphabet a perdu une dizaine de pourcents.
05:01Pour Tesla, c'est moins 15, tout simplement parce que les marges baissent.
05:05Et puis là aussi, il y a des grosses dépenses d'investissement pour financer les robots taxis, la conduite autonome
05:11ou encore les robots humanoïdes.
05:13Donc, aux États-Unis, c'est un peu moyen quand même du côté des 7 magnifiques, du côté de la
05:17France.
05:17C'est plutôt une bonne publication, mais il y aura beaucoup de choses la semaine prochaine.
05:20Oui, bien sûr.
05:21Et le pétrole, vous le disiez, qui s'était emballé hier, passant la barde symbolique des 100 dollars pour le
05:26baril de Brent.
05:27On est redescendu en cette fin de semaine, ce vendredi, ce soir, le baril de Brent qui est repassé à
05:3396 dollars.
05:35Le taux français à 10 ans, de retour sous la barre des 4% à 3,96.
05:41Eric, quels événements ? Est-ce qu'on surveillera particulièrement la semaine prochaine ?
05:44Vous le disiez, encore beaucoup, beaucoup de résultats d'entreprises.
05:47Alors d'abord, première chose quand même, je vais faire rapide.
05:49La Fed, prochaine réunion, 28 et 29 juillet, on a vu que l'inflation avait un peu baissé aux États
05:56-Unis à 3,5% en juin, après 4,2% en mai.
05:59Mais attention, c'était un repli temporaire depuis, il y a eu la hausse du Brent.
06:02Il y a 33% de chance de hausse des taux cette semaine.
06:06Banque d'Angleterre, jeudi, sur les taux également.
06:08Banque du Japon, et puis sinon, publications, beaucoup de publications.
06:11Je retiendrai notamment les publications du luxe, LVMH lundi, Kering et Essilor, mardi, avec le sentiment peut-être qu'on
06:18a peut-être mangé notre pain noir sur le secteur du luxe qui a fortement baissé depuis le début de
06:22l'année.
06:23Et puis aux États-Unis, Apple, Microsoft, Amazon, c'est très très copieux.
06:26Et là, on s'intéressera bien évidemment au CAPEX, beaucoup plus qu'au résultat.
06:31On a un changement de paradigme, on regarde plus les dépenses d'investissement intéressantes, après le plongeon d'Alphabet, dont
06:37les projets sont de plus en plus coûteux.
06:40Et puis la grande interrogation, Erwin, qu'on se posera toute l'année, c'est comment rentabiliser l'intelligence artificielle
06:46?
06:46Et est-ce que toutes ces dépenses d'investissement seront, oui ou non, un jour, rentabilisées ?
06:51Et ça, ça va agiter les marchés.
06:52Et donc, il faudra regarder de très très très près tous les chiffres concernant les dépenses d'investissement la semaine
06:57prochaine.
06:57Et pour suivre tout ça, il faudra bien sûr se connecter sur BFM Business.
07:01Good Morning Market, tous les matins, Étienne Braque, dès 9h.
07:05Et puis votre dose de marché à partir de 17h30, animée par Antoine Larigauderie à partir de lundi,
07:11pour commenter toutes ces actualités, tous ces résultats.
07:13Merci Rick Lewin de nous avoir accompagné ce soir dans le 18h éco-stratégiste action chez Bourse Direct.
07:20Et dans le secteur automobile allemand, c'est encore un coup dur pour Volkswagen.
07:24Le groupe revoit à la baisse ses prévisions de ventes annuelles.
07:27Elle pourrait être en repli de 3%.
07:29En cause, Étienne Braque, le marché chinois qui devient de plus en plus difficile.
07:35La Chine, qui était un Eldorado pour les constructeurs allemands, se transforme en poison lent.
07:40En plus de perdre des parts de marché en Chine face aux constructeurs locaux qui montent en gamme,
07:45Volkswagen se fait également rattraper par les constructeurs chinois qui cassent les prix en Europe.
07:50En Amérique du Nord, heureusement, Volkswagen regagne des parts de marché au deuxième trimestre.
07:54Mais les droits de douane continuent de grignoter la rentabilité.
07:58La marge opérationnelle demeure historiquement basse, 3,8% sur les six premiers mois de l'année.
08:04Alors, pour contenir les coûts, Volkswagen se prépare à une restructuration majeure.
08:09En plus des 50 000 suppressions de postes déjà actées, 50 000 emplois supplémentaires pourraient disparaître,
08:15ce qui s'accompagnerait de la fermeture de quatre usines en Allemagne.
08:18Autre résultat important cette semaine, celui de BNP Paribas.
08:22Thierry Labord, directeur général délégué de la Banque, était ce matin notre invité.
08:26Il a commenté des trimestriels plutôt bons.
08:29On l'interrogeait notamment sur les conséquences de la hausse des taux de la BCE sur nos crédits immobiliers.
08:34Et à l'entendre, en France, les effets sont plutôt limités pour le moment.
08:38Et c'est grâce aux taux fixes qui sont majoritaires chez nous, même si cela pourrait bien changer.
08:44Ce qu'on voit quand même sur l'impact sur les prix, sur les taux,
08:47c'est qu'en France, le coût du crédit, il est 1% moins cher que partout ailleurs en Europe.
08:52Il est à taux fixe pour l'immobilier, qui est une sorte d'anomalie européenne.
08:57C'est très bien pour les clients, c'est plus complexité par les banques,
08:59parce que c'est une grosse gestion active-passive à faire.
09:03Mais ça reste des taux très attractifs.
09:05Le taux du crédit immobilier s'enroule autour de 3,20.
09:08C'est 100 points de base au-dessus quand vous êtes en Espagne, en Italie, etc.
09:13– Autofix, vous dites que c'est une anomalie, il faut y toucher, d'après vous ?
09:17Ça va venir, quoi qu'il arrive ?
09:19– La réglementation bancaire européenne pousse à toucher à cette anomalie, oui.
09:23Alors je ne sais pas si ça viendra à court ou moyen terme,
09:25mais à un moment, la réglementation, la normalisation de la réglementation européenne
09:29poussera peut-être à avoir des taux qui soient fixes sur une période plus courte
09:33et révisables tous les 5 ou tous les 10 ans,
09:36comme ça se passe sur d'autres marchés européens. Nous verrons.
09:38– En tout cas, la Fédération bancaire française a alerté cette semaine en disant
09:42soit il y aura moins de crédit, soit ils coûteront nettement plus cher.
09:45Comment vous vous placez, vous, aujourd'hui, par rapport à ça ?
09:48– Nous, on pense qu'encore une fois, le crédit doit être pricé à son vrai prix,
09:52puisqu'on a quand même énormément de choses à financer.
09:55Les bilans bancaires, par nature, sont limités, puisqu'encore une fois,
09:59ils sont réglementés, on impose des couches de capital sur ces bilans bancaires.
10:03Donc, il faut arriver à recycler auprès d'investisseurs ces encours de crédit.
10:08Et là, ce qu'on n'arrive pas aujourd'hui, parce que ce n'est pas assez margé,
10:12c'est à transformer le bilan des gros encours de crédit immobilier.
10:15Si on veut le faire, il faut qu'il y ait un peu plus de prix.
10:17S'il y a un peu plus de prix sur le crédit au sens large,
10:20il y a quelque part un peu moins de péréquation sur d'autres services,
10:23sur lesquels les banques françaises sont assez critiquées.
10:26C'est de facturer des commissions, c'est l'équilibre entre les deux.
10:29Donc, où on met moins de commissions et un peu plus de marge sur le crédit,
10:33un peu plus de prix dans le crédit,
10:35mais c'est une question d'équilibre nouveau à regarder, à installer dans les années qui viennent.
10:39Voilà, Thierry Laborde, directeur général délégué de BNP Paribas,
10:42qui a également commenté ce matin à notre micro la crise au Moyen-Orient.
10:47Le pétrole, on le disait, touchait des 100 dollars le baril hier.
10:50Alors, le risque d'inflation persiste.
10:52Cela va-t-il se propager aux entreprises ?
10:55Écoutez sa réponse.
10:57Alors, pour l'instant, on ne l'a pas vu.
10:59Dans la première crise, avant la désescalade, puis la nouvelle escalade,
11:02on ne l'a pas vue.
11:04Nous, on pense qu'encore une fois,
11:06cette boucle qui irait vers de l'inflation sur les salaires ne va pas arriver.
11:10On est plutôt dans un scénario où ça reste cantonné au prix de l'énergie.
11:14Alors, c'est compliqué pour beaucoup de secteurs.
11:15Il y a beaucoup de secteurs économiques.
11:17Ceux qui utilisent beaucoup d'énergie,
11:20en tout cas de matière de produits pétroliers,
11:23sont plus en difficulté.
11:24Mais on ne voit pas une généralisation au reste de l'économie.
11:28On est plutôt sur un scénario d'un peu plus de croissance au deuxième semestre.
11:33D'ailleurs, on le voit au deuxième trimestre.
11:34En France, on aurait s'enroulé à plus 0,2, plus 0,3 en Europe.
11:38Qui reste quand même, le mot d'ordre, c'est malgré tout,
11:41une résilience de l'économie et de la croissance.
11:43Voilà, interview de Thierry Labord,
11:45directeur général délégué de BNP Paribas,
11:47à retrouver Henri Play en podcast sur le site de BFM Business.
11:52Il est 18h11, courte pause.
11:54On va se retrouver dans un instant pour la suite de votre journal.
11:57A tout de suite.
11:59Le 18h éco sur BFM Business.
12:05Cet été, l'actualité économique continue.
12:08Quelles sont les tendances ?
12:09Quelles sont les innovations ?
12:11Quelles sont les valeurs à surveiller ?
12:12Quels sont les grands enjeux pour le prix de l'énergie et du commerce mondial ?
12:16Les investisseurs s'interrogent et les opportunités se dessinent.
12:19Analyse, débat et interview.
12:22Tout ce qu'il faut savoir pour bien commencer la journée
12:24et garder une longueur d'avance.
12:26« Good Morning Business » du lundi au vendredi à 7h sur BFM Business.
12:43Pour vous préparer le meilleur, on a mis la main sur les meilleurs.
12:48Cet été, croquer le monde chez McDonald's.
12:52Et si une maison pouvait partir sauver des vies à l'autre bout du monde ?
12:59En faisant un leg à Médecins du Monde, vous permettez aux plus vulnérables d'être soignés.
13:04En France et partout dans le monde, faites un leg à Médecins du Monde.
13:08Plus d'informations au 0805-489-489.
13:14L'électricité passe en offensive et attention à l'énorme faute des énergies fossiles !
13:19Allez, électricité !
13:20Il se lance, attention à la frappe !
13:23Quand c'est l'électricité qui gagne, c'est mieux pour le climat.
13:27Vous n'avez quand même pas sauté les énergies fossiles.
13:40BFM Business présente
13:56Le 18h éco
13:59Il est 18h14 sur BFM Business.
14:01On est en direct.
14:02Soyez les bienvenus, si vous nous rejoignez au cœur du 18h éco.
14:05L'essentiel de l'actualité de ce vendredi.
14:08On poursuit avec les complémentaires santé
14:10qui vont être fortement mis à contribution
14:13pour réduire le déficit de la sécurité sociale.
14:16Le gouvernement prévoit en effet de nouveaux transferts,
14:18de remboursements de soins.
14:20Il y en aurait au total pour plus d'un milliard et demi d'euros
14:23avec le risque, préviennent les mutuelles,
14:25d'une hausse importante des cotisations des assurés.
14:28Les explications d'Hélène Cornet.
14:30Transférer une dépense ne la fait pas disparaître,
14:33rappelle la mutualité française.
14:35Le secteur proteste contre ces nouveaux transferts
14:38évoqués par le gouvernement.
14:39L'assurance maladie ne prendrait plus en charge
14:42par exemple que la moitié des soins dentaires
14:44ou du coût des transports sanitaires
14:46avec pour objectif de contenir le déficit de la sécurité sociale
14:50qui pourrait atteindre 23 milliards d'euros cette année,
14:53dont plus de 13 milliards pour la branche maladie.
14:55La répercussion sur le prix d'une mutuelle
14:57ou d'une complémentaire n'est pas automatique,
15:00a tenté de rassurer la ministre de la Santé,
15:02reconnaissant néanmoins qu'elle n'avait aucun moyen
15:04d'imposer un gel des tarifs.
15:06Mutuelle et complémentaire dénoncent des transferts
15:09décidés par voie réglementaire,
15:11sans vision d'ensemble,
15:12et appellent à des réformes structurelles.
15:13Car la situation ne va faire qu'empirer.
15:16Un rapport de la Mission sur les finances publiques
15:18estime que les dépenses de santé vont progresser
15:21de 15% d'ici à 2030,
15:23soit près de 40 milliards d'euros supplémentaires.
15:25Les banques donnent leur feu vert
15:27au plan de restructuration financière de Casino,
15:30un accord de principe aux conditions
15:31posé par le Conseil d'administration
15:34concernant la restructuration de sa dette.
15:37C'est une nouvelle victoire
15:37pour son principal actionnaire,
15:39Daniel Kretinsky.
15:41Nathan Kokampo.
15:41Les banques donnent raison à Daniel Kretinsky.
15:44Le milliardaire tchèque fait l'objet depuis plusieurs mois
15:46d'un bras de fer avec une partie de ses créanciers.
15:49Une dizaine de fonds s'opposent à son plan de restructuration
15:52validé par le Conseil d'administration le 10 juillet.
15:55Ce dernier leur octroie seulement un quart du capital du distributeur
15:58contre l'effacement de 40% de leur prêt d'1,4 milliard d'euros.
16:03Six banques françaises sont donc d'accord
16:04pour revoir leur garantie,
16:06pour contourner l'avis de ces autres prêteurs.
16:08Elle renonce à une clause qui impose un accord des deux tiers de ses fonds d'investissement.
16:13Daniel Kretinsky peut ainsi poursuivre la restructuration du groupe
16:16sans être bloqué par une minorité de créanciers.
16:18Mais le bras de fer se poursuit car ces derniers proposent de renoncer à la totalité de leurs prêts
16:22pour prendre 100% de casinos et éjecter le milliardaire tchèque.
16:26C'est maintenant à la justice de valider ou non ce plan de sauvegarde.
16:29Dans l'actualité des entreprises toujours en France,
16:32les librairies Gibert envisagent de supprimer 84 postes sur 500 au total
16:37au cours du second semestre cette année.
16:39Le premier libraire indépendant de France est placé en redressement judiciaire depuis le mois d'avril.
16:44L'objectif du plan est de renouer avec la rentabilité en 2028.
16:48Les industriels français du vert, eux, réclament davantage de soutien au gouvernement.
16:53ARC, Baccarat, Pyrex ou Veralia demandent à être intégrés au secteur d'activité
16:58pour qui les coûts indirects du carbone sont compensés par de l'argent public
17:02et ce au nom d'une situation extrêmement préoccupante selon leur fédération professionnelle.
17:09Au Royaume-Uni, le salon aéronautique de Farnborough près de Londres baisse le rideau ce soir
17:14et c'est donc l'heure des comptes.
17:16Bonsoir Noah Domain.
17:17Bonsoir Erwan.
17:18Et oui, cette année, avantage au constructeur américain Boeing
17:22avec 773 commandes fermes contre 154 pour son concurrent européen.
17:28Le principal acheteur du salon, le loueur SMBC Aviation Capital,
17:33n'a pas voulu choisir son camp en commandant 100 avions Airbus et 100 avions Boeing.
17:38A noter également la belle moisson d'Ambraer, le troisième avionneur mondial
17:42avec 50 appareils fermement commandés.
17:45Des chiffres toutefois en baissent par rapport aux éditions précédentes
17:49avec 377 avions vendus.
17:52Ce salon fait moins bien que les 438 commandes enregistrées en 2024
17:57et presque deux fois moins que les 601 appareils vendus au Bourget l'an dernier.
18:02Une baisse qui s'explique notamment par les nombreuses commandes passées
18:05lors de la reprise post-Covid,
18:07mais aussi par des retards de livraison qui pèsent sur le marché.
18:10Comme chaque année, c'était une démonstration de force entre Airbus et Boeing.
18:14A noter quand même, Noah, que cette année particulièrement,
18:17le secteur de la défense s'est illustré.
18:20Oui, on en revient à la guerre.
18:22La vraie, cette année, près de la moitié du salon était consacrée au secteur de la défense
18:28contre environ 40% lors des éditions précédentes.
18:31Parmi les annonces marquantes, l'arrivée du Canada dans le programme d'avions de combat
18:36G-CAP porté par le Royaume-Uni, l'Italie et le Japon.
18:39C'est le concurrent du SCAF franco-allemand.
18:42Autre temps fort, Boeing renforce le développement de son drone de combat,
18:47le MQ-28 que l'on surnomme la Chauve-Souris-Fantôme,
18:52pardonnez-moi, grâce à des nombreux partenariats avec Hansold,
18:55Eaton ou encore l'italien Leonardo.
18:58Enfin, Embraer, le brésilien, souhaite équiper son avion de transport militaire,
19:03le C-390 d'un missile de croisière développé par l'entreprise américaine Enduril.
19:10Donc, le salon britannique ferme ses portes ce vendredi sur fond de tension géopolitique,
19:14ce qui confirme bel et bien que la défense est redevenue l'un des principaux moteurs de l'industrie aéronautique.
19:20Merci Noah, demain avec nous ce soir.
19:22Et on reste dans les airs avec cette prouesse réalisée par Airbus,
19:26celle de relier Toulouse à Melbourne en moins de 20 heures et sans escale.
19:31Paris réussit pour l'avionneur européen grâce à son nouveau gros porteur lancé il y a près de 10 ans.
19:36Le projet Sunrise de la compagnie australienne Cantas se concrétise donc.
19:40Nathan Cocampo.
19:42Près de 70 000 passionnés se sont connectés à Flightradar pour suivre le trajet de cet A350 révolutionnaire.
19:48Un record d'audience, il faut dire que les 19 heures de vol tout juste effectuées par ce gros porteur
19:53marquent une étape majeure pour l'avenir des vols commerciaux.
19:5617 000 kilomètres, sans escale, c'est désormais accessible.
19:59Un mois et demi après son vol inaugural, le nouvel A350 d'Airbus, capable de transporter 238 passagers,
20:05repousse les limites avec son réservoir supplémentaire de 20 000 litres.
20:09Plus de carburant et moins de passagers, avec une cabine pensée pour anticiper les besoins physiologiques des passagers
20:15sur plus de 20 heures de vol, explique la compagnie australienne Qantas Airways, qui en a commandé 12.
20:21Le premier appareil sera livré en avril.
20:23Avec son projet Sunrise reporté plusieurs fois,
20:25Qantas souhaite relier pour la première fois Sydney à Londres sans escale,
20:29en 22 heures de vol, 4 heures de moins par rapport au vol avec une escale.
20:34L'offre devrait être proposée en octobre 2027.
20:36Le taux d'emprunt de la France à 10 ans a brièvement dépassé les 4%.
20:40Hier, un signal d'alerte pour la France, qui porte une dette de plus de 3 500 milliards d'euros,
20:45soit 117% du PIB.
20:46Toute hausse de taux vient donc encore alourdir la facture du pays.
20:52Le nouveau gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, était notre invité ce matin.
20:56Pour lui, il est nécessaire d'avoir une stratégie crédible de réduction des déficits et de la dette
21:01face à l'augmentation des incertitudes économiques.
21:04Dans Good Morning Business, au micro de Sandra Gondouin,
21:07le gouverneur de la Banque de France est aussi revenu sur cette décision hier de la BCE
21:12de maintenir ses taux directeurs inchangés. Je vous propose de l'écouter.
21:16C'est un monde où les choses évoluent au jour le jour, évidemment.
21:22Et nous avons décidé de maintenir nos taux directeurs, nos principaux taux directeurs.
21:30Pourquoi ? Parce qu'au mois de juin, nous avions augmenté nos taux.
21:34Nous étions passés de 2 à 2,25.
21:36C'était une décision qui était prise pour faire face à la poussée de l'inflation.
21:41Et en particulier à l'inflation énergétique.
21:43Et pour éviter que celle-ci se propage à l'ensemble du panier de consommation,
21:48au prix alimentaire, au prix des services.
21:50Et donc, nous avions pris cette décision.
21:53Et puis, au cours du mois de juin, il y a eu un cessez-le-feu,
21:57une baisse du prix du pétrole, très rapide, une sorte de contre-choc pétrolier.
22:01On a vu l'inflation qui a légèrement diminué,
22:05notamment au mois de juin, dans la zone euro.
22:08Et donc, c'était plutôt des bonnes nouvelles.
22:12Et puis, le conflit est reparti.
22:15Et donc, nous sommes un petit peu revenus, finalement, à la situation de juin.
22:19Et donc, la hausse des taux que nous avions faite au mois de juin se justifiait pleinement.
22:23Et c'est pour ça que nous avons décidé de maintenir nos taux cette semaine.
22:28Vous parliez de l'énergie.
22:29Christine Lagarde s'est dit inquiète, hier, de l'ouverture d'un deuxième front au Moyen-Orient
22:33entre l'Arabie Saoudite et les rebelles outils destinés à bloquer le passage des hydrocarbures.
22:38Ça se ressent, évidemment, tout de suite sur le baril de pétrole qui dépasse les 100 dollars.
22:43Est-ce que ça vous inquiète ?
22:44Est-ce qu'on peut aller vers une sorte de crise comme celle de 2022 ?
22:47C'est une crise, effectivement.
22:49C'est inquiétant puisque les routes du pétrole s'étaient détournées, effectivement, vers le golfe Persique
22:59et vers aussi le canal de Suez qui permet à l'Arabie Saoudite d'évacuer son pétrole et d'exporter
23:09son pétrole.
23:09Et donc, évidemment, s'il y a plus de tensions, il y a plus de risques sur le prix du
23:12pétrole,
23:13on l'a vu puisqu'il est monté autour de 100 dollars.
23:16Donc, c'est une situation que nous regardons, que nous surveillons avec beaucoup d'attention.
23:23Et effectivement, le risque, c'est que cette augmentation du prix du pétrole se traduise sur les autres prix,
23:28notamment sur les prix des services, sur les prix des transports.
23:30Et c'est ça que nous voulons éviter.
23:32C'est une diffusion trop large de cette inflation énergétique.
23:35Et donc, on va regarder l'ampleur du choc et sa persistance, surtout.
23:41Ce qui nous inquiète aussi, et on en a parlé beaucoup cette semaine,
23:44c'est l'OAT, le taux d'emprunt des États à 10 ans, qui a brièvement franchi les 4%.
23:50Est-ce que ces 4%, c'est une ligne rouge, d'après vous ?
23:53Non, ce n'est pas une ligne rouge, mais effectivement, on constate une hausse générale, d'ailleurs, des taux longs.
24:00C'est lié aux perspectives d'inflation et puis aux incertitudes qui existent dans le monde d'aujourd'hui.
24:06Il n'y a pas un seuil à partir duquel ça crée une difficulté.
24:10C'est plutôt la tendance.
24:11Et effectivement, la hausse des taux, elle pèse sur la charge d'intérêt.
24:15Et donc, elle réduit les marges de manœuvre budgétaire.
24:18C'est pour ça qu'il est absolument nécessaire d'avoir une stratégie crédible de réduction des déficits et de
24:24réduction de la dette.
24:25Justement, vous dites que les autres pays sont concernés,
24:28mais nous sommes en négociation de budget, en instabilité politique, en année présidentielle,
24:33avec des très grands chantiers, vous l'avez dit, la transition écologique, l'intelligence artificielle, le quantique.
24:38Comment on fait pour résoudre cette équation qui paraît comme ça, dit comme ça, presque impossible ?
24:44Alors, l'instabilité politique, ce n'est pas une caractéristique uniquement française.
24:49Ça existe dans d'autres pays européens.
24:53Pourtant, ils arrivent à trouver des consensus.
24:56On l'a vu en Allemagne, avec un accord entre la droite et la gauche, pour notamment réformer les retraites.
25:04Et donc, il y a certainement une voie, si on regarde nos partenaires européens, pour trouver des accords.
25:10Et de toute façon, il y aura un grand rendez-vous démocratique l'année prochaine.
25:13Et donc, entre-temps, il est très important, comme l'a dit le Premier ministre, d'avoir un budget.
25:18Parce qu'on ne peut pas fonctionner sans budget pendant tout un semestre en 2027.
25:24Quel regard portez-vous aujourd'hui sur l'économie française dans ce contexte ?
25:28Est-ce qu'il y a des secteurs que vous surveillez particulièrement ?
25:32On sort d'une période de deux mois de canicule avec trois épisodes très importants.
25:36Les entreprises ont été très résilientes.
25:38Elles ont continué à produire dans ces circonstances.
25:41Quel est votre regard là-dessus ?
25:42Alors, nous, nous avons constaté une bonne résilience de l'économie française.
25:50Notamment, au moment de la canicule, avec des entreprises qui ont changé leur organisation pour s'adapter à la canicule.
25:59Et donc, nous avons eu des enquêtes, notamment des enquêtes mensuelles de conjoncture,
26:03qui étaient un peu meilleurs que ce qu'on avait envisagé, en particulier au mois de juin et pour les
26:09prévisions du mois de juillet.
26:10On va voir comment ça se traduit sur la croissance au deuxième trimestre.
26:15Enfin, on aura les chiffres le 30 juillet.
26:17Nous, on estime que la croissance pourrait être à 0,2.
26:20Alors qu'il y a quelques semaines, on était plutôt plus pessimiste.
26:24Donc, une bonne résilience de l'économie française, mais évidemment, dans un environnement qui est extrêmement volatile,
26:32avec une augmentation du prix de l'énergie, avec de nouveau des tarifs.
26:38Alors, pour l'Europe...
26:39Notamment, les droits de douane, vous parlez ?
26:41Je pense aux droits de douane.
26:42Évidemment, pour les droits de douane...
26:43Alors, pour l'Europe, ça ne va pas changer grand-chose, parce qu'on a l'accord de Turnberry,
26:47et qui, normalement, devrait être respecté par Donald Trump.
26:51Mais évidemment, ça crée encore de l'incertitude sur le commerce mondial.
26:55Et ce n'est pas favorable, évidemment, à la croissance.
26:57Rappelez-nous, votre rôle à vous, parce que là, on parle beaucoup de la BCE,
27:00on le dit, c'est un monde globalisé, donc évidemment, il faut regarder un peu tout ce qui se passe
27:04partout dans le monde.
27:06Votre rôle à vous, dans ce contexte, la Banque de France, dans des circonstances, effectivement, aussi volatiles, justement ?
27:12Alors, notre rôle à nous, il est triple.
27:15Nous avons, d'abord, nous participons, évidemment, à la décision sur la politique monétaire.
27:19Je suis membre du Conseil Général de la Banque Centrale Européenne, c'est ce que nous avons fait hier.
27:24Deuxièmement, nous sommes en charge de la stabilité financière,
27:27et en particulier de la résilience des banques et des assurances.
27:30Pour vous rassurer, de ce point de vue-là, elles sont bien capitalisées et elles sont très solides.
27:35Les résultats sont bons.
27:36Les résultats sont très bons.
27:38Et troisièmement, nous sommes au service des citoyens et des entreprises.
27:42Nous accompagnons les entreprises dans leur stratégie financière.
27:47Nous les notons, nous les cotons, on dit que c'est la cotation des entreprises.
27:51Et puis, nous aidons nos concitoyens, notamment quand ils font face à des difficultés financières.
27:55Nous gérons les procédures de surendettement pour le compte de l'État,
27:59le droit au compte aussi, quand nos concitoyens ne trouvent pas de banque.
28:03Et donc, nous les aidons à en trouver une.
28:05Et donc, ça, c'est une mission qui est très importante et qui s'exerce sur tout le territoire
28:09grâce aux implantations de la Banque de France.
28:10Voilà Emmanuel Moulin, le gouverneur de la Banque de France,
28:13qui a été l'invité de Good Morning Business ce matin.
28:15Interview à retrouver en intégralité, en replay, en podcast, sur le site de BFM Business.
28:21Vos programmes de l'été se poursuivent sur notre antenne.
28:24La semaine prochaine, rendez-vous d'actualité en direct lundi matin, 7h.
28:27Good Morning Business avec Sandra Gandouin.
28:30Bonne soirée, bon week-end et puis bonnes vacances.
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