- il y a 5 heures
Ce lundi 18 mai, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion, s'est penché sur le rumeur sur les négociations entre l'Iran et les États-Unis, la hausse du taux 10 ans américain de près de 5%, l'arrivée mouvementée de Kevin Warsh à la tête de la Fed, les publications des grands acteurs de la distribution, les raisons de la vente de la part de B. Ackman chez Alphabet, la cession des titres Amazon de Berkshire Hathaway, et le projet de NextEra d'acquérir Dominion. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.
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00:01Alors justement, c'est là-bas que ça se passe quand même, l'ouverture à Wall Street, vous l'entendez,
00:04la cloche vient de retentir.
00:06Il est 9h30 sur place à New York, c'est votre supplément cornichon quotidien, votre supplément pickles plutôt, l'ouverture
00:12à Wall Street.
00:12John Plassard, cité gestion, est avec nous. Bonjour John.
00:15Bonjour Guillaume.
00:16Ravis de vous retrouver.
00:17Et Antoine est là effectivement en fil rouge. Re-bonjour Antoine.
00:20Re-bonjour Guillaume.
00:21Parce qu'en podcast Série Pay, on peut à nouveau écouter l'épisode du jour de Tout pour investir.
00:26Oui, parce qu'on avait un bon apéro pour l'émission d'aujourd'hui, c'est-à-dire les taux.
00:33Il n'y a rien d'autre à dire, les taux, c'est ce que regardent le plus les investisseurs
00:37en ce moment,
00:37c'est ces courbes obligataires qui n'arrêtent pas de se tendre et on se demande jusqu'à où.
00:41L'IA, bien entendu, avec un round-up de toute l'actualité, avec Mathias Bacino, avec Guillaume Sanden comme d
00:49'habitude.
00:51Et puis l'Ons d'Orfin, pourquoi l'or ne fait plus rien depuis des semaines ?
00:55Et on se posait la question avec François Delassus.
00:59Excellente interview avec l'impression d'une sorte d'équilibre parfait des forces,
01:03qui fait que pour l'instant, l'or ne va ni plus bas ni plus haut.
01:06Il est toujours passionnant, François Delassus, à retrouver effectivement,
01:09et votre invité régulièrement dans Tout pour investir en podcast et replay ce nouvel épisode.
01:13John Wall Street est en train d'ouvrir.
01:15Antoine, comment ça se passe, la tendance sur les trois indices américains, Antoine ?
01:18Écoutez, c'est plutôt l'Atonie.
01:21On a un Nasdaq qui gagne 0,15%, plus 0,08% pour le Dow Jones.
01:27Le S&P 500 plus 0,08%, un petit coup d'œil sur les indicateurs de volatilité,
01:31qui a tendance à frétiller ces derniers jours.
01:34On est à 18,50% sur l'indice VIX.
01:37Et du côté de notre CAC 40, on est repassé dans le vert, mais à grand peine.
01:40On était en baisse de 0,7% aux alentours de la mi-journée.
01:44– John, c'est bien sûr le marché obligataire que tout le monde suit,
01:48mais juste avant, un petit mot des dernières actualités en Iran,
01:50parce qu'il se trouve que l'Europe, les marchés reculaient jusqu'à,
01:53il y a un peu plus d'une heure, où une nouvelle rumeur,
01:56qui n'est qu'une rumeur, est venue redonner un peu le moral aux investisseurs, John.
01:59– Oui, tout à fait, mais cette rumeur, elle vient des médias iraniens.
02:04Donc c'est un peu différent que d'habitude, et selon ces informations
02:07qui n'ont pas été confirmées ni par le gouvernement iranien,
02:11ni par le gouvernement américain.
02:13Eh bien, l'Iran serait prêt à accepter un gel nucléaire de long terme,
02:18plutôt qu'un démantèlement complet de son programme,
02:23ce qui marquerait potentiellement un tournant majeur dans les négociations avec Washington.
02:28Et en face, les États-Unis auraient également accepté
02:33de suspendre temporairement certaines sanctions sur le pétrole iranien
02:38pendant la période de négociations.
02:40C'est une concession, évidemment, qui était inimaginable il y a encore quelques semaines.
02:46Et finalement, la troisième chose, qui est peut-être la plus importante,
02:49pourquoi ? Parce qu'on en discutait ensemble, Guillaume, il n'y a pas très longtemps de ça,
02:53eh bien, les marchés commencent à intégrer sérieusement le scénario dans lequel la Russie,
03:00vous avez bien entendu, la Russie accepterait de stocker temporairement l'uranium enrichi iranien sur son territoire,
03:08ce qui permettrait potentiellement, eh bien, à Théoran de sauver la face politiquement,
03:13et puis aussi aux États-Unis.
03:15Mais, comme vous l'avez dit, il faut faire très attention, on l'a vu aussi,
03:19ce n'est pas encore l'euphorie sur les marchés américains,
03:22parce que, vraiment, l'information est sortie il y a quelques minutes, elle est encore chaude,
03:27on ne sait pas du tout si elle va être confirmée par les Américains,
03:30mais ça paraît un peu plus sérieux, ce que je peux dire ça comme ça,
03:34mais un peu plus sérieux que ces derniers jours.
03:36Oui, parce que ça vient de médias iraniens, cette fois-ci.
03:39Alors, on aura l'occasion de suivre tout au long de l'après-midi les évolutions du marché,
03:42mais voilà, ces fuites relayées par l'agence Tasnim et Al-Arabia,
03:46l'Iran accepterait un gel nucléaire à long terme plutôt qu'un démantèlement complet,
03:51vous nous le disiez, John.
03:52Les États-Unis, eux, accepteraient, on le dit vraiment avec beaucoup de conditionnel,
03:55accepteraient de suspendre les sanctions pétrolières contre l'Iran
03:58pendant la période de négociation.
03:59Donc, Wall Street qui ouvre en toute petite hausse, c'est vraiment symbolique,
04:02surtout sur le marché obligataire, on a une petite détente, là, pour le coup, cet après-midi.
04:06Marché obligataire qui reste quand même tendu, le disant américain,
04:09toujours proche, John, des 5%,
04:11les fameux 5% qui font peur à tout le monde.
04:13Que se passe-t-il historiquement quand on arrive à 5% sur le disant américain ?
04:17Alors, je vais y revenir, mais juste une chose à noter,
04:20c'est que les obligations d'État du G7,
04:23on parle beaucoup du G7 avec la réunion qui aura lieu dans quelques semaines,
04:27eh bien, ont atteint ce matin leur plus haut niveau depuis 20 ans.
04:30Donc, ce n'est pas seulement les États-Unis,
04:32c'est aussi les grandes économies mondiales.
04:34Alors, évidemment, lorsque je reviens sur votre question,
04:37puis ces fameux 5%, c'est bon, déjà, un, c'est une zone,
04:41ce qu'on appelle une zone psychologique pour le marché,
04:45ça remet brutalement en question et en concurrence les obligations et les actions.
04:50Ne vaut-il mieux pas aller sur les obligations qui ont un rendement de 5%
04:56que sur des actions, notamment cycliques, qui sont beaucoup plus volatiles ?
05:00Donc, on voit qu'on a ici des interrogations,
05:03mais ce qui se passe, c'est qu'on n'est pas à l'eau, bizarrement.
05:07Souvent, on voit dans certains médias,
05:11dès qu'on dépasse le 5%, il y a un krach boursier,
05:13mais historiquement, ce n'est pas le cas.
05:15Alors, beaucoup plus de volatilité,
05:16beaucoup plus de diversification, on le dit,
05:20il faut toujours aller vers la diversification,
05:22mais le problème ici, c'est que si le rendement du disant américain
05:27remonte seulement à cause d'une inflation
05:30et pas avec des rendements des entreprises qui sont très bons,
05:35des résultats des entreprises qui sont très bons,
05:37eh bien, on est dans un problème.
05:39Mais ici, on rappelle que la situation dans laquelle on est,
05:42eh bien, nous met quand même en avant sur une situation assez « saine »,
05:47entre guillemets, avec des résultats des entreprises,
05:50notamment aux États-Unis, qui sont,
05:52et on arrive à la fin de la saison de la publication des résultats,
05:56qui sont à plus de 85% meilleurs qu'attendus sur les entreprises américaines.
06:00Donc, il y a de l'inflation, oui,
06:01mais en face, il y a aussi de la croissance des entreprises.
06:04Donc, il n'est pas, je veux dire,
06:08c'est pas parce qu'on passe les 5% que les marchés vont s'effondrer,
06:13mais effectivement, on aura plus de volatilité.
06:15Oui, il y a de l'inflation, mais il y a de quoi l'encaisser,
06:18cette inflation, manifestement, sur les marchés,
06:19grâce à la dynamique incroyable des entreprises.
06:21Et Kevin Walsh, c'est quand même un sacré cadeau de bienvenue,
06:24là, qu'offrent les marchés à Kevin Walsh.
06:25C'est très ironique, ce que je dis,
06:26mais les toits américains qui montent,
06:28alors que Kevin Walsh arrive à peine à la tête de la Fed,
06:31mandatée, missionnée par Donald Trump, John, pour baisser les taux.
06:34Y parviendra-t-il, d'après vous,
06:36ou au contraire, devra-t-il les relever cette année ?
06:38Alors, non, il ne parviendra pas à les baisser.
06:41Ça, c'est la première des choses.
06:42Pourquoi ? Parce qu'on le rappelle encore une fois,
06:44il y a 12 membres de la Fed qui votent,
06:46et lui, alors c'est le porte-parole, je dirais,
06:49de la réserve fédérale américaine.
06:51Et on a vu que sur les dernières décisions,
06:53il n'était pas si deviche,
06:54il n'était pas si colombe que ça,
06:57et il devrait plutôt,
06:59alors ça, c'est mon avis,
07:00regarder les chiffres de l'inflation,
07:02et évidemment les anticipations des chiffres de l'inflation.
07:05Donc, à la rigueur, potentiellement,
07:08on pourrait avoir une Fed qui ne baisse pas ses taux cette année,
07:10mais il ne va pas réussir à convaincre les autres membres.
07:15Alors, vous savez qu'il y en a déjà un
07:17qui est très proche de Donald Trump,
07:19qui s'appelle Miran,
07:20qui lui, à chaque réunion, vote pour des baisses de taux,
07:23mais ce sera peut-être le seul qui sera
07:25véritablement convaincu d'une baisse de taux
07:27avant la fin de l'année.
07:28Donc, non, je ne pense pas
07:30que le nouveau patron de la Fed va faire baisser les taux.
07:34Wall Street a ouvert il y a quelques instants,
07:36on est sur une note mitigée,
07:37le Nasdaq grappille 0,1%,
07:39le S&P qui sort de 7 semaines de hausse d'affilée quand même.
07:42Le S&P, une de ses meilleures séries historiques,
07:43après 7 semaines de hausse d'affilée,
07:45il recule d'à peine 0,02%,
07:47on préserve l'essentiel des gains.
07:48Et à suivre cette semaine, John,
07:50quelques publications,
07:51alors assez importantes quand même.
07:52Nvidia va publier,
07:53mais face à l'inflation,
07:55tout le monde regarde l'état des consommateurs.
07:56Et il se trouve qu'on a aussi des grands acteurs
07:58de la distribution qui vont publier.
07:59À votre avis,
08:00à quoi Wall Street sera-t-il le plus sensible ?
08:02À Nvidia ou aux géants de la distribution ?
08:05Alors, c'est une très bonne question.
08:07Alors d'abord, il faut rappeler une chose,
08:08c'est que Nvidia et Walmart sont deux des mastodontes
08:13qui peuvent faire bouger,
08:14s'ils sortent des mauvais résultats ou des bons résultats,
08:17tout l'indice.
08:17Donc évidemment, on a beaucoup parlé ces dernières semaines
08:20de Nvidia, de l'intelligence artificielle,
08:23on en parle tous les jours d'ailleurs.
08:25Et donc, ce sera très important mercredi soir
08:27pour tout cet univers
08:29et évidemment pour l'avenir,
08:31la croissance future
08:33de l'intelligence artificielle.
08:34Mais de l'autre côté, vous l'avez dit,
08:36la question,
08:37puisqu'on vient de parler de la réserve fédérale américaine,
08:40la véritable question,
08:41c'est de savoir, cette inflation,
08:42est-ce qu'elle commence déjà
08:44à toucher le consommateur ?
08:46Et évidemment, Walmart,
08:47c'est le premier devant
08:49parce qu'il va nous dire très clairement
08:52que la hausse du prix de l'essence,
08:54le coût des financements,
08:55les tensions sur le pouvoir d'achat,
08:57est-ce qu'ils ont une influence
08:58ou pas encore sur les achats
09:01chez Walmart ?
09:02Donc, je dirais que d'un côté,
09:04eh bien, on a la microéconomie
09:06dont on parle tous les jours,
09:07l'intelligence artificielle,
09:09c'est Nvidia.
09:09Et de l'autre côté,
09:10on a la macroéconomie
09:12avec Walmart
09:13et avec ce consommateur
09:15qui, pour l'instant,
09:17et on l'a vu
09:17dans les dernières publications
09:20des ventes au détail,
09:21eh bien, il tient toujours.
09:22Donc, est-ce que le discours de Walmart
09:25sera le même
09:26que les statistiques économiques ?
09:28Eh bien, on se réjouit
09:28d'avoir les résultats.
09:29Oui, c'est très intéressant
09:31cette semaine,
09:31l'état des consommateurs
09:32face à l'inflation.
09:33Walmart publie jeudi,
09:34demain, il y aura Home Depot
09:35et face à tout ça,
09:36Nvidia, le géant quand même
09:37qui publiera lui mercredi soir.
09:38Est-ce que ce qu'annoncera Nvidia
09:39sera un peu effacé
09:40par l'attention de Wall Street
09:42vis-à-vis des consommateurs
09:43et de Walmart ?
09:44Ce qu'on regardera sera intéressant
09:45à suivre.
09:45Wall Street, donc, mitigé
09:46et dans la tech.
09:47Tiens, est-ce qu'on est
09:49sur le point
09:50de vivre une passation de pouvoir ?
09:52Depuis un peu plus d'un an,
09:53Alphabet cartonne,
09:54Microsoft, au contraire, souffre.
09:55Eh bien, Bill Ackman
09:56vient de choisir
09:57de réduire sa participation,
09:59vendre même sa participation
10:00dans Alphabet
10:00au profit de Microsoft, John.
10:02Est-ce que c'est un signal ?
10:04Alors, selon lui, non.
10:06Il dit qu'il a dû prendre
10:07quelques bénéfices sur Google
10:09pour racheter Microsoft.
10:11Je vous rappelle quand même
10:11que Microsoft avait été touchée
10:14de plein fouet
10:15par ce qu'on appelait
10:16la cannibalisation
10:17de l'intelligence artificielle
10:18sur les softwares
10:20et potentiellement,
10:22eh bien, Microsoft,
10:23qui est toujours un des leaders,
10:24qui n'a pas perdu
10:25beaucoup de plumes
10:25dans le combat
10:28contre l'intelligence artificielle
10:29parce qu'ils utilisent
10:31l'intelligence artificielle
10:32et donc, c'est plutôt
10:34une question de valorisation.
10:36Mais ce que ça illustre ici,
10:39c'est qu'on est dans
10:40une bataille
10:42autour des géants
10:43de l'intelligence artificielle
10:44où certains choisissent Google,
10:47certains choisissent Microsoft
10:49et c'est là
10:50la véritable bagarre
10:51et qui est assez saine,
10:53je dirais,
10:53parce qu'on n'est pas
10:54en train d'appeler
10:56à la mort
10:57d'une entreprise
10:58ou d'une autre,
10:58mais on est en train
10:59de dire que
10:59cette intelligence artificielle,
11:01elle est partout
11:02et qui sera le meilleur
11:04pour la capter ?
11:06Et effectivement,
11:07le message,
11:07ce n'est pas
11:08il faut vendre Alphabet,
11:09le message,
11:10c'est qu'il faut commencer
11:11à faire de la diversification
11:12et potentiellement
11:13racheter des entreprises
11:15qui ont été trop sanctionnées.
11:16Alors, est-ce que c'est
11:17ce que choisit le faire
11:17ou pas Berkshire Hathaway ?
11:18On a appris
11:19les derniers mouvements
11:20au centre du portefeuille
11:21Berkshire Hathaway,
11:22vous savez que
11:23Warren Buffett
11:24continue de conseiller
11:25un Berkshire,
11:25il n'est pas complètement
11:26parti encore,
11:26John.
11:27Ça donne quoi ?
11:27Quels sont les derniers choix
11:28d'allocations de Berkshire ?
11:30Alors, c'est assez intéressant
11:32parce qu'il reste toujours,
11:34on reste toujours sur de l'Apple,
11:37American Express, Coca-Cola,
11:38Bank of America
11:39et Occidental, Petroleum,
11:43mais on a quand même
11:44la patte du nouveau PDG,
11:47Greg Abel,
11:48qui a décidé de venir acheter
11:51le secteur aérien.
11:53Vous avez bien entendu, Guillaume,
11:54le secteur aérien
11:56puisqu'il a pris une participation
11:57dans Delta Airlines
11:59et donc l'ancien patron
12:02Warren Buffett avait dit
12:03qu'il fallait sortir
12:04du secteur aérien.
12:06Là, on y retourne.
12:07On retourne aussi sur Macy,
12:09ce qui est assez important
12:10et puis, vous vous souvenez
12:12de ce qu'on vient de dire
12:13il n'y a pas très longtemps,
12:15eh bien, Berkshire Hathaway
12:16a renforcé son exposition
12:19à Alphabet
12:21que vient de vendre Berkshire Hathaway.
12:24Pershing, comment s'appelle ?
12:27Bill Ackman.
12:28Bill Ackman, pardon,
12:30c'est mon nom revient.
12:31Et donc, d'un côté,
12:33Bill Ackman vend,
12:34mais de l'autre côté,
12:34on a Berkshire Hathaway
12:35qui achète de l'Alphabet.
12:37Donc, effectivement,
12:38on l'a vu,
12:39ici, il y a un espèce de match
12:41entre les acteurs
12:43de l'intelligence artificielle,
12:45mais le mouvement à noter,
12:47c'est effectivement le retour
12:48sur le secteur aérien américain notamment.
12:52Effectivement,
12:52il y a un mouvement opportuniste
12:53de la part de Berkshire Hathaway
12:55et pendant ce temps,
12:56il n'y a pas que la tech,
12:56il n'y a pas que le conflit géopolitique
12:58de l'Iran
12:58qui occupe Wall Street,
12:59il y a aussi peut-être à venir
13:00la constitution
13:01d'un nouveau géant
13:03des services publics américains,
13:05John.
13:06Oui,
13:06NextEra Energy
13:08et 2 millions d'énergie,
13:09ça va être,
13:10si c'est accepté,
13:12un géant énergétique
13:13qui est valorisé
13:14à plus de 200 milliards
13:17de dollars en bourse
13:18avec des actifs
13:19qui couvrent
13:19l'énergie,
13:20le gaz,
13:21le renouvelable,
13:22le nucléaire
13:23et les infrastructures
13:25critiques américaines
13:26et on est dans une situation
13:29où potentiellement
13:30les deux acteurs
13:30qui n'en feraient qu'un
13:31vont servir
13:32plus de 15 millions
13:34de clients
13:35et disposeraient
13:37d'une capacité électrique
13:38gigantesque
13:40et vous l'avez dit,
13:41c'est une autre partie
13:42de l'économie
13:43mais on revient toujours
13:44sur l'intelligence artificielle
13:46et sur les besoins
13:47des data centers.
13:49Vous savez que les data centers
13:50utilisent énormément
13:51d'énergie,
13:52ce nouveau groupe
13:54serait là
13:54notamment pour servir
13:56ces entreprises
13:56donc ce serait
13:57du win-win situation.
14:00On rappelle quand même
14:00que ces data centers
14:02pourraient représenter
14:03jusqu'à 10%
14:05de la consommation
14:06électrique américaine
14:07d'ici 2030
14:08contre 4% aujourd'hui
14:10donc plus d'un doublement
14:12de besoins
14:13d'électrification
14:15de ces data centers
14:16et ce groupe
14:17ils seraient véritablement là
14:19pour sauver
14:20d'une certaine manière
14:22l'économie américaine
14:24électrique.
14:24Exactement
14:25parce que les prix
14:26de l'électricité
14:26flambent aux Etats-Unis
14:27ils ont augmenté en avril
14:28les prix de l'électricité
14:29deux fois plus
14:30que l'inflation globale
14:31c'est vraiment douloureux
14:32pour les américains
14:32les consommateurs
14:33depuis janvier 2020
14:34les prix de l'électricité
14:36aux Etats-Unis
14:36ont augmenté
14:37de quasiment 50%
14:39contre une inflation globale
14:40de 28%
14:41c'est dire
14:41effectivement
14:42tout cela est en jeu
14:43et se traduit peut-être
14:45dans la constitution à venir
14:46on verra
14:46vous nous le disiez
14:47200 milliards de capi
14:48si ce nouveau géant
14:49des services publics
14:50émergeait
14:50ce rapprochement à venir
14:52qu'on suivra
14:53entre Nextera
14:53et Dominion
14:54on reste dans cet univers
14:55autour de la tech
14:56Antoine
14:56Je comprends mieux
14:58pourquoi la propagande iranienne
14:59ne fait que de l'intelligence artificielle
15:00en fait
15:01c'est pour faire grimper
15:02leur facture d'électricité
15:03tellement qu'ils ne pourront
15:04plus jamais rien payer
15:04Oui
15:05Ah !
15:06C'est peut-être un plan
15:07Je voulais juste revenir
15:09sur Bill Ackman
15:10on en parlait
15:11vous savez qu'il a introduit
15:12en bourse
15:12Pershing Square
15:13Oui
15:14Voilà
15:14donc c'est une brillante réussite
15:16depuis l'introduction
15:16ça perd 22%
15:18Voilà
15:19Aïe
15:19Ah oui
15:19Ouais
15:20Ah c'est sur du long terme
15:22C'est ça
15:22et c'est les cordonniers
15:24les bons moyens chaussés aussi
15:25il faut laisser sa chance
15:26au produit
15:26Merci à John
15:27qui nous a accompagné
15:28John Plassard
15:28c'est la qualité gestion
15:29C'est la qualité gestion
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