- il y a 4 heures
Ce mercredi 22 avril, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur le énième rétropédalage de Donald Trump à propos de ses négociations avec Téhéran, le temps compté pour l'Iran avec leur stockage de pétrole, la résilience économique des USA face à la guerre en Iran, l'audition compliquée de Kevin Warsh devant le Sénat américain, la publication attendue des résultats au T1 de Tesla, le souhait de Strategy de stabiliser sa base actionnariale, l'alerte d'United Airlines à son tour sur le kérosène, la possibilité d'une flambée des prix des préservatifs chez Karex. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.
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00:01On va tout vous expliquer. D'abord, le bain américain est à température.
00:05Wall Street ouvre, on va se baigner dans Wall Street là, tous ensemble.
00:07Bienvenue à tous. L'ouverture à New York où il est maintenant de 9h30.
00:10John Plassard nous rejoint, cité gestion. Bonjour John et Aude Kersulek.
00:14Bonjour Leon, bonjour Aude.
00:15Mais oui, elle est là aussi en fleur rouge. Bonjour Aude, ravi de vous retrouver.
00:18Donc voilà, on va tous se baigner dans Wall Street là. C'est parti, on se jette à l'eau.
00:21Comment les marchés américains ouvrent-ils, Aude ?
00:22Ça se réchauffe sur les marchés américains justement, puisqu'on ouvre dans le vert après deux séances de baisse.
00:28plus 0,8% la hausse sur les trois indices, 7111 points pour le S&P, 49526 pour le Dow
00:36Jones
00:36et 24463 points pour le Nasdaq, donc du vert.
00:42On parlera de Boeing dans un instant qui publie ses résultats.
00:45D'abord John, cette situation au Moyen-Orient.
00:47Alors hier soir, énième rétro-pédalage de Donald Trump sur la question iranienne.
00:51Finalement, il ne bombarde pas ou pas encore.
00:53Il laisse plus de temps aux Iraniens en prolongeant la trêve.
00:56Mais dans le même temps, il maintient le blocus sur le détroit d'Hormuz.
00:58Comment vous regardez tout ça ?
01:00Avec un grand flou à nouveau.
01:02Il me semble que c'est le mot du mois.
01:05On ne sait pas vraiment ce qui se passe avec Donald Trump.
01:08Parce que les discussions diplomatiques, évidemment, ont échoué.
01:12On sait que la délégation américaine et la délégation iranienne n'ont pas été au Pakistan.
01:18Donc, il y a très, très peu d'avancées à ce niveau-là.
01:23Et puis, vous l'avez dit, malgré une extension du cessez-le-feu,
01:29on a quand même un blocage et un blocus naval.
01:32Et ce qui est intéressant de noter, c'est qu'il y a quelques minutes,
01:36l'Iran aurait tiré sur un troisième navire dans le détroit d'Hormuz
01:41en affirmant que le blocus de la marine américaine n'était pas différent d'un bombardement.
01:50Donc, on est dans une situation où, effectivement,
01:54Donald Trump et le gouvernement iranien ne partiront pas en vacances ensemble ces prochaines semaines.
02:00Et on est dans des communications totalement contradictoires.
02:06Et on a l'impression que ces marchés, la trajectoire des marchés,
02:09va dépendre davantage des décisions politiques,
02:13ici et là, plus que d'un cadre stratégique qui est stable.
02:19Donc, vraiment, on revient sur ce mot, je le redis,
02:23mais c'est le flou total.
02:25Mais ce cessez-le-feu a l'air de plaire aux investisseurs américains.
02:29Comme l'a dit Aude, les marchés, en tout cas à l'ouverture, sont en progression.
02:33Malgré le flou, effectivement, Aude, sur ce front géopolitique.
02:35Oui, cette extension du cessez-le-feu, c'est pour permettre justement aux Iraniens,
02:40peut-être, de mettre leurs propositions sur la table.
02:43C'est ce qu'ont dit les Américains.
02:44Donald Trump, il dit que des négociations sont possibles à partir de vendredi.
02:49Ça, c'est vraiment le New York Post il y a quelques minutes.
02:52Alors, quand même, selon les médias pakistanais,
02:55eux, ils mettent en cause la lenteur du système de communication côté iranien,
02:59notamment les messages entre le guide suprême et les négociateurs,
03:03le guide suprême Mojtaba, Hamenei,
03:05avec un nombre limité d'intermédiaires et de livreurs.
03:09Alors, c'est ce qui est écrit.
03:10Donc, en fait, ils n'utilisent pas la technologie et forcément, ça ralentit.
03:14On en est presque au pigeon voyageur.
03:15Mais c'est vrai que c'est compliqué avec l'état de ce régime et l'état du pays, tout
03:18simplement.
03:19Le blocus, en attendant, le blocus du Détroit d'Orbouz est maintenu.
03:21Le temps, meilleure arme des Américains.
03:23Avec ce blocus, ils font tourner le temps vraiment contre l'Iran.
03:26Ça coûte cher à l'Iran, ce blocus.
03:28Dans moins de trois semaines, voire deux, peut-être même,
03:30les stocks de pétrole iranien seront pleins, John ?
03:34Oui, tout à fait.
03:35C'est une étude de JP Morgan très, très intéressante et très inquiétante
03:39qui pourrait faire avancer la question sur le Détroit d'Orbouz
03:43parce qu'apparemment, l'Iran disposerait environ de 13 à 16 jours de capacité de stockage
03:49avant une saturation complète,
03:52ce qui l'obligerait à réduire, puis à arrêter carrément sa production pétrolière.
03:59Évidemment, comme l'Iran est dans l'impossibilité d'exporter,
04:03vous avez le pétrole qui s'accumule dans les réservoirs terrestres.
04:08Et puis, une fois plein, la seule option devient ce qu'on appelle le « shot-in »,
04:12c'est la fermeture forcée des puits.
04:14Mais, et c'est là que le bas blesse, il y a un risque technique majeur
04:20parce que si vous arrêtez brutalement les champs pétroliers,
04:24ça peut provoquer des dommages permanents aux réservoirs,
04:28ce qui rendrait le redémarrage difficile et réduirait la production future.
04:34Évidemment, ça aura un impact sur l'Iran, mais aussi sur le reste du monde, bien évidemment.
04:40Et donc, c'est ici que le temps compte et que cette situation ne peut pas rester comme ça
04:47pour les importateurs, mais aussi pour les producteurs de pétrole, dont l'Iran.
04:53Donc, c'est quelque chose qu'il faut suivre aussi de très très près
04:56parce que ça va avoir un impact sur ces négociations, si négociations il y a.
05:01Oui, et le consommateur américain aussi, parce que donc là, on rentre sur une prolongation de la trêve,
05:04mais aussi du blocus dans les impacts du pétrole qui reste à 100 dollars quasiment le Brent en ce moment.
05:09Ça coûte cher aux consommateurs américains.
05:11On a vu qu'il s'était montré en mars ce consommateur très résilient.
05:14Les ventes au détail ont vraiment surpris positivement au mois de mars, malgré ce conflit en Iran.
05:18Est-ce que si ce conflit perdurait, la résilience des consommateurs se poursuivrait, d'après vous ?
05:22Alors, il ne faut pas que ça dure trop longtemps.
05:25Alors, j'enfonce une porte ouverte, mais il faut rappeler,
05:27et on en discutait hier après la publication des ventes au détail,
05:32c'est qu'on a eu énormément, au début de ce mois-ci, au début du mois d'avril,
05:36des remboursements fiscaux et des mesures de soutien qui ont permis d'amortir une partie du choc.
05:44Donc, plus ça va durer, moins, évidemment, il va y avoir l'effet de ces remboursements fiscaux aux États-Unis.
05:51On sait qu'on a ce qu'on appelle un effet de retard sur le consommateur.
05:56La hausse du prix du baril, pour l'instant, les gens payent et remplissent le réservoir,
06:01mais demain, ça pourrait évidemment peser sur le pouvoir d'achat et freiner la demande réelle.
06:08En plus, ce qui est assez intéressant, c'est que la Fed est de plus en plus piégée,
06:14parce qu'aujourd'hui, elle est dans une situation qui est assez tenable,
06:20parce qu'on a une croissance économique qui est toujours bonne aux États-Unis,
06:24une inflation qui est mesurée pour l'instant, elle n'est pas à 4 ou à 5 %,
06:29mais plus le conflit va durer et plus la Fed va être totalement piégée.
06:36Donc, il faut faire attention.
06:37Et c'est toujours, comme on l'avait dit pour l'Iran, là aussi pour le consommateur américain,
06:41c'est vraiment la durée du conflit qui va déterminer l'impact économique.
06:46Il s'est exprimé là-dessus ou pas, Kevin Walsh, celui qui doit succéder à Jérôme Powell à la tête
06:50de la Fed au mois de mai ?
06:51Il s'est exprimé, première audition hier devant le Sénat américain.
06:54Est-ce que vous l'avez trouvé convaincant, en l'occurrence rassurant ?
06:57Si vous étiez sénateur américain, est-ce que vous confirmeriez sa désignation à la tête de la Fed, vous, John
07:01?
07:04Alors, personnellement, je le trouve assez compétent.
07:06Il a affiché sa volonté d'indépendance.
07:11Il a eu un discours assez critique envers la Fed actuelle en disant qu'elle avait mal géré la gestion
07:18du conflit post-Covid.
07:19On se souvient de cette rhétorique sur l'inflation transitoire et le fait de ne pas assez monter les taux
07:28rapidement.
07:29Mais il a donné peu de détails, évidemment, sur ce qu'il allait faire.
07:34Mais il y a, et là, vous me posez la question, Guillaume,
07:39Eh bien, il y a une phrase qui a retenu l'attention de toutes les personnes, dont moi, qui ont
07:45suivi.
07:46C'est un des sénateurs qui a posé la question à Kevin Walsh en lui disant, en anglais, évidemment,
07:52« Êtes-vous la marionnette humaine de Donald Trump ? »
07:56Parce que, évidemment, c'est Donald Trump qui l'a nommé comme étant le futur potentiel président de la Fed.
08:05Et en lui disant, « Est-ce que vous n'allez pas répondre aux doigts et à l'œil du
08:10président américain lorsqu'il vous dira de baisser ou monter les taux ? »
08:14Évidemment, il a répondu non.
08:15Mais c'est la phrase qui a marqué, « Êtes-vous la marionnette humaine de Donald Trump ? »
08:21Et parmi les changements qu'il voudrait opérer, Kevin Walsh, à la tête de la Fed,
08:25il voudrait supprimer les conférences de presse systématiques à la fin de chaque FOMC,
08:30donc à chaque réunion de politique monétaire.
08:32Est-ce que ce serait gênant pour vous, John ?
08:35Oui, tout à fait.
08:36Parce qu'on se souvient que c'est un exercice qui avait été mis en place il y a une
08:40vingtaine d'années
08:41et qui montrait une certaine transparence, transparence dont ont besoin les investisseurs.
08:47On sait que la Banque centrale européenne, il n'y a pas très longtemps, elle a mis en place ses
08:52minutes aussi.
08:54Et donc, c'est très important d'avoir ce dialogue entre les dirigeants de la Réserve fédérale américaine
09:00et aussi des journalistes qui, potentiellement, ne sont pas du même bord politique que Kevin Walsh.
09:08Donc, ce serait, selon moi, une grave erreur de supprimer ce dialogue, j'allais dire,
09:15entre la Réserve fédérale américaine et les journalistes et donc les investisseurs.
09:20En tout cas, il envisage, c'est ce qu'il a expliqué hier au sénateur, le futur président de la
09:23Fed,
09:24il envisage effectivement de rendre beaucoup moins systématiques les conférences de presse
09:27à l'issue des décisions politiques monétaires.
09:29Kevin Walsh qui a ajouté « L'inflation est un choix ».
09:31Alors, cette phrase très énigmatique, on va essayer de la décrypter, de la décoder
09:35avec nos experts, les experts, les économistes de CPRAM dans un instant.
09:38« L'inflation est un choix », a-t-il expliqué.
09:40Wall Street est-il et 9h39 à New York, est encore une fois en hausse.
09:43Le Nasdaq gagne 0,7%.
09:44Nasdaq est en train de vivre son meilleur mois depuis 2020.
09:48Et depuis avril 2020, figurez-vous, mine de rien, là, depuis le 1er avril,
09:51ça n'arrête pas de progresser.
09:52Plus 0,8 encore le Nasdaq, le S&P, lui, gagne 0,6% en ce moment.
09:58Du côté des publications, parce que ça y est, on accélère aux États-Unis.
10:01La semaine prochaine, les grandes techs américaines vont publier.
10:03Puis ce soir, il y aura Tesla.
10:05On attend d'ailleurs aussi dans quelques jours la présentation de son nouveau modèle,
10:08Tesla Roadster.
10:09Déjà pour ce soir, qu'est-ce que vous attendez de Tesla, John ?
10:11Vous avez tout le marché qui va surveiller avant tout les marges de l'entreprise.
10:16C'est vraiment le grand, c'est le chiffre qu'on regarde,
10:20qui sont toujours ces marges fragilisées par la guerre des prix,
10:25le ralentissement des volumes.
10:27Et l'essentiel aussi se jouera dans la capacité d'Elon Musk.
10:32Vous savez qu'Elon Musk peut sortir de son chapeau de nouvelles idées sur la robotique,
10:37et vous l'avez dit, sur le nouveau Roadster, et mettre en avant la crédibilité du projet.
10:44On attend aussi son positionnement face à la concurrence chinoise,
10:48qui est de plus en plus agressive, surtout en Europe,
10:51et maintenant un tout petit peu moins aux États-Unis.
10:54Mais ça, ça va être très très important.
10:56Et puis, on est dans une situation où, effectivement,
11:01quelquefois, on a eu des résultats qui étaient en dessous des attentes,
11:04mais des perspectives, comme toujours, qui étaient ultra positives de la part d'Elon Musk.
11:10Ce soir, donc, après la clôture, Tesla annoncera ses résultats.
11:13Ce sera très intéressant, bien sûr.
11:14Il y en a d'autres, des publications.
11:15D'ailleurs, tout à l'heure, c'est Boeing, autre que vous avez repéré,
11:17qui a annoncé ses résultats également.
11:19Oui, meilleur qu'attendu, avec un rebond des livraisons pour ce premier trimestre,
11:23des livraisons même au plus haut depuis sept ans pour l'avionneur.
11:26À cette période, en tout cas.
11:28Mais toujours une perte nette, ce trimestre, de 90 millions de dollars,
11:31même si l'ampleur de la perte se réduit.
11:34L'objectif, c'est une année un peu comme 2025, c'est-à-dire encore,
11:37dans le retour dans le vert.
11:39Moins 3%.
11:40Oui, effectivement.
11:42Ce type Boeing, là, on le regarde en direct ?
11:45Ah non, plus 3%, pardon.
11:46Oui, c'est ça, je le voyais dans le vert.
11:47C'est United, moins 3,8%, parce qu'on va en parler.
11:50Oui, on va en parler de United, avec l'impact de la hausse des cours du kérosène.
11:53Juste avant, John, certaines entreprises se demandent
11:55comment justement rendre leurs cours moins volatiles
11:58et attirer plus d'institutionnels.
12:00Il y a une idée originale, là.
12:01Elle nous vient de Stratégie, qui est cotée à Wall Street.
12:03Chez Stratégie, ils réfléchissent à verser à leurs actionnaires
12:05un dividende toutes les deux semaines,
12:07toutes les deux semaines, deux fois par mois.
12:08Vous avez bien entendu, vous êtes actionnaire de Stratégie,
12:10vous percevez un dividende,
12:12avec pour objectif de stabiliser la base actionnariale.
12:14Est-ce que vous pensez que ça peut marcher
12:15et inspirer d'autres groupes ?
12:17Oui, alors en tout cas, sur le court terme et pour Stratégie,
12:21parce que la situation est assez simple.
12:24Il veut lisser les flux d'achat et réduire les effets,
12:27ce qu'on appelle les effets classiques de dividend drop,
12:29c'est-à-dire que dès qu'on a eu le dividende,
12:31on sort du titre.
12:32C'est un peu pour stabiliser la base des actionnaires
12:35et puis attirer de plus en plus les investisseurs institutionnels,
12:40notamment qui sont à la recherche de cash flow régulier.
12:43Mais il faut rappeler une chose,
12:44et c'est pour ça que je dis que sur le court terme, pourquoi pas,
12:48mais ce n'est pas parce que vous versez un dividende chaque deux semaines
12:52que ça va changer les fondamentaux économiques de l'entreprise.
12:57Oui, on peut masquer d'une certaine manière
12:59et essayer d'attirer l'investisseur,
13:01mais si les résultats ne sont pas bons,
13:03si les perspectives ne sont pas bonnes,
13:06eh bien on est dans une situation où,
13:08même si on a ce sucre,
13:10eh bien les investisseurs, même institutionnels,
13:13ne viendront pas.
13:14Oui, effectivement.
13:15On en reparlera aussi dans la suite de BFM Bourse.
13:17Voilà, pourquoi pas verser un dividende ?
13:19Pourquoi attendre tous les trimestres
13:20ou une fois par an, comme beaucoup d'entreprises ?
13:22Pourquoi pas toutes les deux semaines un versement de dividende ?
13:25C'est l'idée de stratégie qu'on soumettra
13:26à nos experts du club aussi tout à l'heure,
13:28à partir de 17 heures.
13:30Est-ce que ça ne peut pas être une nouvelle grammaire
13:32vis-à-vis de la politique actionnariale
13:34de distribution de dividendes toutes les deux semaines ?
13:37Vous le disiez, Aude,
13:38vous avez craché le morceau,
13:40vous voulez maintenir un suspense,
13:40comment United va-t-il ouvrir après son annonce ?
13:43C'est vrai, cette douche froide,
13:44on a la réponse, ce titre, il est en baisse,
13:46parce que United, après Alaska Airlines hier,
13:48à son tour, avertit sur la hausse du prix du kérosène
13:50et ses impacts.
13:51John ?
13:52Oui, on avait eu le nez fin hier
13:54en disant que c'était la première compagnie.
13:56Alaska Air a annoncé les impacts extrêmement négatifs.
14:00Vous l'avez dit,
14:02United Airlines,
14:03des révisions brutales des attentes.
14:05Vous avez la compagnie qui a abaissé fortement ses prévisions de bénéfices
14:09pour cette année, bien évidemment,
14:11et surtout qui passe d'une fourchette de 12 à 14 dollars
14:15à 7 à 11 dollars par action.
14:18Donc on a un impact très très fort du choc énergétique.
14:21Ils s'attendent à un prix moyen du galon de 4,30 dollars au deuxième trimestre.
14:28Et alors, face à cette problématique,
14:31face à cette hausse des prix,
14:33eh bien, ils ont aussi décidé de réduire leur capacité d'environ 5%.
14:38Donc ça nous montre, pour le secteur aéronautique,
14:42que le choc ne se limite pas simplement au compte,
14:46mais aussi à la modification d'une stratégie industrielle.
14:51Et le cours du pétrole qui repart à la hausse aujourd'hui,
14:54donc avec le maintien du blocus dans le détroit d'Ormous,
14:56ça y est, le Brent repasse à l'instant au-dessus des 100 dollars.
14:58100 dollars 60.
15:00On renoue avec les 100 dollars,
15:02le pétrole qui se remet en mode guerre,
15:03même s'il n'y a pas de bombardement,
15:04pas de retour des bombardements à ce stade.
15:06Mais voilà, vraiment, le goulot d'étranglement
15:07continue de faire effet sur les cours du pétrole.
15:09Et cette hausse des prix d'énergie,
15:10elle ne touche pas seulement les prix de l'essence,
15:12du kérosène ou de l'engrais.
15:13Ça touche aussi, figurez-vous,
15:15c'est vous qui nous apportez cette info,
15:17les préservatifs,
15:18avertissement du plus grand fabricant mondial de préservatifs
15:21face au goulot d'étranglement dans le détroit d'Ormous ?
15:24Oui, ça nous fait presque sourire,
15:28mais c'est quelque chose de très sérieux,
15:29parce que Carex, l'aider mondial de préservatifs,
15:33annonce une hausse des prix de 20 à 30 %.
15:36Vous avez bien entendu, Guillaume, 20 à 30 %,
15:39parce qu'on l'avait dit,
15:41la fermeture du détroit d'Ormous
15:43ne se diffuse désormais pas simplement au pétrole,
15:47mais à l'ensemble de la chaîne industrielle
15:49via les produits pétrochimiques,
15:52caoutchouc synthétique, lubrifiant,
15:55emballage aluminium,
15:56eh bien, ils ont tous vu
15:57et ils vont voir leur prix progresser
16:00et ça reflète, une nouvelle fois,
16:03je sais qu'on le répète plein de fois,
16:04mais ça reflète la dépendance globale
16:07à ce détroit d'Ormous et à la pétrochimie,
16:11donc évidemment, l'effet domino
16:12qui se transmet aujourd'hui sur les préservatifs.
16:15– Effectivement, donc, avec cet avertissement
16:17du plus grand fabricant mondial de préservatifs
16:19de l'impact de cette fermeture du détroit d'Ormous,
16:21il explique que le temps d'acheminement
16:23des préservatifs vers l'Europe et les Etats-Unis
16:25a doublé, il ne faut pas être pressé du coup.
16:27– Il dit que la demande est toujours là en revanche
16:29parce que les stocks des clients se diminuent.
16:33– Oui, c'est un peu comme les stocks de pétrole,
16:36tout ça est physique,
16:37c'est le marché physique en l'occurrence.
16:38Merci John Plassard avec nous, Cité Gestion.
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