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  • il y a 4 heures
Ce mardi 17 mars, dans sa chronique USA Today, John Plassard, spécialiste en investissement chez Mirabaud & Cie, s'est penché sur les premières annonces de Nvidia, le report d'un mois de la visite de D. Trump en Chine, l'alerte lancée par Goldman Sachs sur les prix à la pompe en Europe, les secteurs victimes et bénéficiaires de la guerre en Iran, le projet de la SEC de reformer les publications des entreprises, et la déception sur le chiffre d'affaires de Beyond Meat. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.



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00:01Ça y est, le plat est cuit, la bonne température Wall Street était sur le
00:04grill depuis une heure, ben voilà, après une heure de cotation ça y est, le plat est bien
00:07cuit et on peut retrouver notre dream team. John Plassard, bonjour John.
00:11Bonjour Guillaume, bonjour Antoine.
00:12Et Antoine est là aussi bien sûr, bonjour, re-bonjour.
00:16Re-bonjour Guillaume, bonjour.
00:17Je vous ai écouté pendant une heure ce matin, tout pour investir, c'était de 11h à midi et
00:21c'était tellement bien je vais vous dire, c'était tellement bien que j'ai envie de réécouter toute
00:24la nuit des podcasts et replays, c'était vraiment super.
00:25Si vous voulez, en tout cas on va beaucoup parler pétrole, on va beaucoup parler Nvidia,
00:29évidemment, et on a beaucoup parlé également d'aluminium, figurez-vous qu'il y a eu un énorme
00:35glitch à la bourse de Londres hier, la bourse des métaux, parce que les cours se sont envolés
00:40et ont fait n'importe quoi, donc du coup il y avait beaucoup beaucoup à dire et puis on s
00:45'est
00:45consacré aussi avec les spécialistes de BlackRock au marché des taux, les fonds obligataires vivent
00:51sans doute un âge d'or pour la première fois depuis dix ans, en tout cas ça devient vraiment
00:55des outils de diversification à taux fixes et ça les investisseurs commencent à regarder
00:59ça de très près, à réécouter donc.
01:01Allez, à réécouter podcast et replay, les investisseurs qui achètent à nouveau le
01:05marché, nouvelle progression donc de Wall Street aujourd'hui, le S&P gagne 0,5%, le Nasdaq
01:09joint gagne 0,6% avec Nvidia qui fait pas grand chose, quasi stable après ses premières annonces,
01:14c'est hier qu'a démarré sa grande conférence annuelle, qu'est-ce qu'il faut retenir des
01:17premières annonces d'Nvidia alors que le titre réagit pas vraiment là ?
01:21L'intelligence artificielle est loin d'être saturée, on a toujours cette question de
01:26savoir si ça va continuer de monter jusqu'au ciel mais les nouvelles plus devraient générer
01:30d'ici 2027 1000 milliards de dollars, vous avez bien entendu un trilliard de dollars alors
01:37que l'année passée il y avait la même annonce mais c'était 500 millions de dollars donc
01:41on a l'impression que c'est le passé, alors évidemment on nous parle d'accélération
01:48de l'intelligence artificielle, d'accélération des puces qui vont de plus en plus vite,
01:53on avait parlé hier notamment des pétaflops, vous vous souvenez, pétaflops c'est 1 et
02:0015 zéros derrière, ce que ça peut faire en une seconde donc c'est absolument fou et
02:06en fait il y a un changement majeur qui va vers l'inférence, qu'est-ce que c'est
02:10l'inférence, c'est l'intelligence artificielle en direct, on n'a pas besoin d'attendre,
02:15il n'y a pas de latence, c'est en direct, alors cette conférence continue, on avait
02:20eu un Yansung Yang qui est en pleine forme, qui est venu, qui a rassuré, tenté de rassurer
02:26les marchés mais on rappelle pour le mouvement du titre aujourd'hui c'est que le titre
02:30avait déjà bien réagi hier avant la conférence et qu'on prend quelque peu nos profits
02:36mais pas vraiment, il n'y a pas de tendance, on attend peut-être un peu sur la puce
02:40Rubin, c'est la nouvelle génération, celle qui va remplacer la Blackwell et qui devrait
02:45aussi faire beaucoup de bruit.
02:47Voilà et ce sera au fur et à mesure de cette semaine puisque cette conférence va durer
02:50jusqu'à vendredi, elle n'a fait que débuter hier, c'était l'apéritif bien sûr, ce
02:54sera un de nos feuilletons de la semaine dans USA Today, Wall Street qui ouvre en hausse
02:58des indices en hausse alors que le pétrole aussi est en hausse aujourd'hui, ah est-ce que
03:01c'est un signal ça, d'un coup les indices malgré le pétrole en hausse parviennent à
03:04résister et à monter en même temps que le pétrole, qu'est-ce que ça nous dit ?
03:07Alors, il y a une ambiguïté là, alors de un, on attend la confirmation potentielle
03:13de l'élimination, de la mort du responsable de la sécurité iranienne, ce qui serait pour
03:19les marchés une bonne nouvelle.
03:22Parce qu'il serait l'annonce d'avoir tué Larry Jani qui était aux côtés d'une nouvelle
03:25ayatollah mais dont on ne sait pas s'il est vraiment vivant, qui était l'homme fort.
03:28Voilà, il a été tué.
03:29C'est vraiment l'homme fort et même celui qui était apparemment au-dessus de Kameni
03:33en termes de décision.
03:35Et donc, on est dans une situation de flou, mais d'un autre côté, l'Iran continue
03:41à bombarder et notamment les voisins dans le Golfe.
03:46Donc d'un côté, on sait qu'on aura une certaine pénurie qui va continuer sur le
03:52métal, sur le pétrole.
03:55Et d'un autre côté, on a potentiellement cette bonne nouvelle qui pourrait faire accélérer
04:02une résolution.
04:03Et vraiment, il faut mettre des guillemets là-dessus parce qu'on n'en a absolument
04:06aucune idée.
04:07On entendait ce matin aussi des rumeurs selon lesquelles le responsable de la sécurité
04:11publierait une vidéo cet après-midi disant qu'il était toujours vivant.
04:15Donc vous voyez où on navigue.
04:17Oui, alors sachant que le jour où on a pris le décès d'Ali Ramenei, pareil, les autorités
04:20iraniennes démentaient le décès en disant il parlera dans l'après-midi.
04:23Et puis finalement, il n'a jamais parlé.
04:24Le soir, ils ont reconnu qu'il était décédé.
04:26Bon, tout ça reste extrêmement mouvant, instable, bien sûr.
04:29Mais est-ce que l'une des autres raisons de la hausse aujourd'hui des indices, c'est
04:33ce qu'a dit la Banque d'Australie ?
04:34Oui, bien sûr, la Banque d'Australie a relevé ses taux.
04:36Ça, ce n'est pas bon pour les marchés.
04:37Mais en même temps, ces différents membres se sont montrés assez inquiets d'un
04:40ralentissement économique.
04:41Est-ce que ça, ça pourrait donner le temps pour la Fed et la BCE aussi ?
04:43Et donc, les poussées, la Fed et la BCE à ne pas se montrer trop dures dans la tonalité
04:47de leurs conférences demain et après-demain.
04:53Parce qu'ils ont une inflation qui est directement liée à l'énergie, beaucoup plus que les
04:57autres pays et ils ont des transactions notamment sur l'énergie avec la Chine.
05:05Et ici, le message, effectivement, pourrait être le même.
05:08Mais eux, ils ont agi avant de manière préventive.
05:11Ils ont monté leur taux.
05:13Souvenez, en fin d'année passée, on parlait des baisses préventives de taux.
05:17Eh bien là, on était plutôt sur des hausses préventives de taux.
05:20Et potentiellement, eux, ils auraient fait le même mouvement.
05:23Parce qu'en montant deux fois de suite, eh bien, potentiellement, ça peut contenir
05:28l'inflation.
05:29Et donc, le message pour les banquiers centraux, ce serait peut-être qu'il faut agir avant
05:34et pas comme en 2022.
05:36Et donc, pour ne pas continuer à monter ces taux.
05:41Donald Trump, donc, au cœur de cette guerre, voilà le cœur du pétrole mondial touché.
05:46Donald Trump en chirurgien aujourd'hui.
05:48Donald Trump qui demande quand même à la Chine un mois de plus, un report d'un mois
05:51avant d'aller à Pékin et de rencontrer sur place Xi Jinping.
05:54C'est une grande visite, une visite d'État de trois jours, dont Washington demande donc
05:57le report.
05:58Qu'est-ce que ça dit, ça ?
06:00C'est un signal très très fort.
06:01C'est un signal fort sur la durée du conflit anticipé.
06:05Parce que vous vous souvenez qu'au début, eh bien, le président Trump avait dit que ça
06:08durait quelques jours, voire deux semaines.
06:11Et là, on entame la troisième semaine.
06:13Et donc, ça veut dire que le président Trump qui dit vouloir rester à Washington pour mener
06:19les discussions face au combat en Iran, eh bien, repousse parce que potentiellement,
06:27cette crise, cette guerre va durer au-delà du mois de mars.
06:31Et ce n'était pas du tout dans les plans initiaux du président américain.
06:35La deuxième des choses, c'est qu'évidemment, il est empêtré là-dedans.
06:39On a entendu que le numéro 3 du gouvernement américain venait de démissionner.
06:43Donc, on a l'impression que ça se craquelle un petit peu partout, tant aux États-Unis
06:48où on a l'inflation qui monte, notamment les prix à la pompe qui progressent énormément,
06:52et puis ce conflit où on est en train de s'enliser pour les Américains.
06:57Donc, ici, il faut absolument qu'il se concentre pour lui, pour les élections de mi-mandat
07:02qui sont en novembre, il faut encore le rappeler, et la politique internationale
07:07passe maintenant potentiellement au deuxième plan, c'est-à-dire les relations commerciales
07:11avec la Chine.
07:11– Oui, bien sûr, et cette rencontre, donc, qui pourrait être reportée d'un mois,
07:15mais Donald Trump prie quelque part dans son propre piège,
07:17parce que comment arrêter la guerre maintenant, quoi ?
07:19Tout ça pour ça, quelque part, c'est ça.
07:21Et ce serait aussi compliqué à justifier auprès de son opinion que de la poursuivre.
07:25Un petit peu, prie à son propre piège.
07:27Alors, Goldman Sachs, face à cette guerre qui s'enlise, peut-être à ce piège,
07:31on verra, lance un avertissement, mais pas tellement sur les États-Unis,
07:35pour l'économie américaine, plutôt pour nous.
07:36Un avertissement sur l'Europe, le choc ne sera pas sur le brut,
07:39mais sur les prix à la pompe ici en Europe, d'après Goldman Sachs.
07:41– Oui, parce que la pénurie, ce n'est pas forcément le baril,
07:45mais c'est les capacités de raffinage.
07:47Il faut rappeler que le pétrole qui provient du golf,
07:51c'est du pétrole moyen ou lourd,
07:53qui entre dans la composition du diesel, du gasoil,
07:58et puis du nafta pour fabriquer les bouteilles de plastique, par exemple.
08:02Et le problème, c'est que l'Europe, eh bien, importe 40% de son kérosène du golf.
08:11Donc, ça veut dire, très concrètement, que plus le conflit va s'enliser,
08:16plus c'est l'Europe qui va avoir ces prix qui vont progresser,
08:21notamment les prix à la pompe, les prix des transports,
08:23et puis évidemment, les prix des voyages.
08:25– Alors, Dubaï est passée, la bourre de Dubaï est passée en Bear Market,
08:28ça y est, depuis hier d'ailleurs, figurez-vous.
08:31À Wall Street, là, quelle première leçon est-ce qu'on peut tirer
08:33après presque trois semaines de conflit, effectivement ?
08:36Quels sont les actifs qui s'en sortent, ceux qui souffrent au contraire ?
08:39– Oui, c'est très, très intéressant, parce que si on regarde exactement
08:43ce qui a bougé depuis le début du conflit,
08:46eh bien, on remarque, évidemment, c'est le prix du baril
08:49qui a monté de plus de 40% depuis le début du conflit.
08:54Les actions européennes, elles, ont plus souffert que les actions américaines,
08:59et puis les obligations, eh bien, n'ont pas eu leur rôle défensif.
09:04Et puis, dernière chose qu'on note, c'est que, d'un côté,
09:08l'or a baissé depuis le début du conflit, et le bitcoin a progressé.
09:13Donc, il faut voir si on aura une tendance qui va continuer,
09:18mais c'est très intéressant de le noter.
09:19Alors, vous me direz, pourquoi est-ce que l'or baisse
09:21alors qu'on a un conflit géopolitique ?
09:23On voit que les flux se sont dirigés vers le pétrole.
09:26Évidemment, le dollar a progressé, et d'un autre côté,
09:30on a des appels de marge qui ont forcé certaines personnes
09:33à vendre leur or.
09:34Oui, et vous avez raison de le souligner,
09:36le bitcoin a remonté un peu la pente.
09:38Alors, il n'est pas à 100 000 dollars, on est d'accord,
09:39mais il est à 75 000.
09:41Voilà, mine de rien, le bitcoin est toujours là.
09:43Les publications, on en a encore quelques-unes.
09:45D'ailleurs, elles seront peut-être plus trimestrielles à l'avenir.
09:47Elles pourraient être, c'est l'ASIC, en tout cas, qui plaide,
09:49pour qu'elles deviennent semestrielles.
09:51Aux États-Unis, les publications, plutôt que trimestrielles.
09:53Alors, c'était une idée de Donald Trump,
09:55encore une fois, en septembre dernier.
09:57Il disait qu'il ne fallait pas sur-réagir,
10:00parce qu'à chaque fois qu'il y avait la publication de résultats d'entreprise,
10:04il y avait beaucoup trop de volatilité,
10:06il ne fallait pas réagir sur le court terme,
10:08il fallait permettre aux entreprises de voir un peu plus loin.
10:12Oui, mais le problème, c'est que si on a la publication
10:16des résultats des entreprises chaque semestre, par exemple,
10:20eh bien, on sera dans le cas où on ne verra pas
10:24lorsqu'à un moment, ça va mal.
10:26Et c'est ça le problème, c'est qu'à force d'attendre,
10:29eh bien, il y a moins de transparence.
10:31Toute proportion gardée, ça ressemblerait,
10:33mais vraiment toute proportion gardée,
10:34un tout petit peu au private equity,
10:35mais vraiment un tout petit peu.
10:36Oui, tout à fait, tout à fait.
10:38Et on pourrait apprendre six mois après
10:39qu'en fait, il y avait un problème
10:41qui s'est déclenché cinq mois avant.
10:43Et donc, effectivement, on a des pours, des comptes,
10:46mais après, imaginez certaines entreprises
10:49qui publieront trimestriellement,
10:52certaines semestriellement,
10:52et on va tomber dans un casse-tête
10:56pour analyser les chiffres des entreprises.
10:57Alors, donc, des publications, on en a encore quelques-unes,
11:00notamment Beyond Meat, la star d'antan,
11:02Beyond Meat, pour se passer de la viande.
11:04Ils ont publié leur chiffre d'affaires.
11:05Le titre perd 6% aujourd'hui encore.
11:08Alternative végétale.
11:09On se souvient, grande pompe,
11:11notamment Leonardo DiCaprio
11:13qui avait investi dans Beyond Meat
11:15et d'autres stars hollywoodiennes.
11:17Le titre avait bien fait
11:18avant de totalement s'effondrer.
11:21Et alors, il y a plusieurs choses.
11:23Il y a les phénomènes de mode,
11:24donc les volumes ont baissé.
11:25Il y a des prix qui sont toujours trop élevés.
11:28Et lorsque l'on rentre dans une situation
11:30où on a une inflation qui monte
11:33et qu'il faut faire le choix
11:34dans les supermarchés américains
11:36et dans les supermarchés européens,
11:38eh bien, effectivement,
11:40dans un deuxième temps,
11:41on pense à cette fameuse viande alternative végétale.
11:46Donc, c'est une déception, une nouvelle déception.
11:48Et on a déjà eu un report
11:50des résultats de cette entreprise.
11:52Donc, c'est un grand flop, malheureusement.
11:54Voilà, Beyond Meat, pour se passer du steak haché,
11:56le steak haché, c'est les actionnaires.
11:57Pour le coup, c'est très compliqué,
11:59cette valeur, Antoine.
12:00C'est que quand John m'a dit
12:02Beyond Meat perd encore du terrain,
12:04je ne pensais pas que ça pouvait en perdre encore.
12:06Ce sont 5 ans, moins 99%.
12:09C'est fou, c'est monté jusqu'à 134 dollars.
12:12Ça ne va plus que...
12:15Allez, 57 cents, quelque chose comme ça.
12:17Ce serait intéressant de savoir
12:18combien Leonardo DiCaprio en a gardé.
12:21Oups, oui, là, ça donnera un bon sens
12:23au goût d'huile.
12:25Pour le coup, non, mais ceci dit,
12:26pour le coup, il valait mieux en avoir
12:27dans l'assiette ou au frigo
12:28qu'en portefeuille.
12:30Exactement.
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