00:01Ça y est, le plat est cuit, la bonne température Wall Street était sur le
00:04grill depuis une heure, ben voilà, après une heure de cotation ça y est, le plat est bien
00:07cuit et on peut retrouver notre dream team. John Plassard, bonjour John.
00:11Bonjour Guillaume, bonjour Antoine.
00:12Et Antoine est là aussi bien sûr, bonjour, re-bonjour.
00:16Re-bonjour Guillaume, bonjour.
00:17Je vous ai écouté pendant une heure ce matin, tout pour investir, c'était de 11h à midi et
00:21c'était tellement bien je vais vous dire, c'était tellement bien que j'ai envie de réécouter toute
00:24la nuit des podcasts et replays, c'était vraiment super.
00:25Si vous voulez, en tout cas on va beaucoup parler pétrole, on va beaucoup parler Nvidia,
00:29évidemment, et on a beaucoup parlé également d'aluminium, figurez-vous qu'il y a eu un énorme
00:35glitch à la bourse de Londres hier, la bourse des métaux, parce que les cours se sont envolés
00:40et ont fait n'importe quoi, donc du coup il y avait beaucoup beaucoup à dire et puis on s
00:45'est
00:45consacré aussi avec les spécialistes de BlackRock au marché des taux, les fonds obligataires vivent
00:51sans doute un âge d'or pour la première fois depuis dix ans, en tout cas ça devient vraiment
00:55des outils de diversification à taux fixes et ça les investisseurs commencent à regarder
00:59ça de très près, à réécouter donc.
01:01Allez, à réécouter podcast et replay, les investisseurs qui achètent à nouveau le
01:05marché, nouvelle progression donc de Wall Street aujourd'hui, le S&P gagne 0,5%, le Nasdaq
01:09joint gagne 0,6% avec Nvidia qui fait pas grand chose, quasi stable après ses premières annonces,
01:14c'est hier qu'a démarré sa grande conférence annuelle, qu'est-ce qu'il faut retenir des
01:17premières annonces d'Nvidia alors que le titre réagit pas vraiment là ?
01:21L'intelligence artificielle est loin d'être saturée, on a toujours cette question de
01:26savoir si ça va continuer de monter jusqu'au ciel mais les nouvelles plus devraient générer
01:30d'ici 2027 1000 milliards de dollars, vous avez bien entendu un trilliard de dollars alors
01:37que l'année passée il y avait la même annonce mais c'était 500 millions de dollars donc
01:41on a l'impression que c'est le passé, alors évidemment on nous parle d'accélération
01:48de l'intelligence artificielle, d'accélération des puces qui vont de plus en plus vite,
01:53on avait parlé hier notamment des pétaflops, vous vous souvenez, pétaflops c'est 1 et
02:0015 zéros derrière, ce que ça peut faire en une seconde donc c'est absolument fou et
02:06en fait il y a un changement majeur qui va vers l'inférence, qu'est-ce que c'est
02:10l'inférence, c'est l'intelligence artificielle en direct, on n'a pas besoin d'attendre,
02:15il n'y a pas de latence, c'est en direct, alors cette conférence continue, on avait
02:20eu un Yansung Yang qui est en pleine forme, qui est venu, qui a rassuré, tenté de rassurer
02:26les marchés mais on rappelle pour le mouvement du titre aujourd'hui c'est que le titre
02:30avait déjà bien réagi hier avant la conférence et qu'on prend quelque peu nos profits
02:36mais pas vraiment, il n'y a pas de tendance, on attend peut-être un peu sur la puce
02:40Rubin, c'est la nouvelle génération, celle qui va remplacer la Blackwell et qui devrait
02:45aussi faire beaucoup de bruit.
02:47Voilà et ce sera au fur et à mesure de cette semaine puisque cette conférence va durer
02:50jusqu'à vendredi, elle n'a fait que débuter hier, c'était l'apéritif bien sûr, ce
02:54sera un de nos feuilletons de la semaine dans USA Today, Wall Street qui ouvre en hausse
02:58des indices en hausse alors que le pétrole aussi est en hausse aujourd'hui, ah est-ce que
03:01c'est un signal ça, d'un coup les indices malgré le pétrole en hausse parviennent à
03:04résister et à monter en même temps que le pétrole, qu'est-ce que ça nous dit ?
03:07Alors, il y a une ambiguïté là, alors de un, on attend la confirmation potentielle
03:13de l'élimination, de la mort du responsable de la sécurité iranienne, ce qui serait pour
03:19les marchés une bonne nouvelle.
03:22Parce qu'il serait l'annonce d'avoir tué Larry Jani qui était aux côtés d'une nouvelle
03:25ayatollah mais dont on ne sait pas s'il est vraiment vivant, qui était l'homme fort.
03:28Voilà, il a été tué.
03:29C'est vraiment l'homme fort et même celui qui était apparemment au-dessus de Kameni
03:33en termes de décision.
03:35Et donc, on est dans une situation de flou, mais d'un autre côté, l'Iran continue
03:41à bombarder et notamment les voisins dans le Golfe.
03:46Donc d'un côté, on sait qu'on aura une certaine pénurie qui va continuer sur le
03:52métal, sur le pétrole.
03:55Et d'un autre côté, on a potentiellement cette bonne nouvelle qui pourrait faire accélérer
04:02une résolution.
04:03Et vraiment, il faut mettre des guillemets là-dessus parce qu'on n'en a absolument
04:06aucune idée.
04:07On entendait ce matin aussi des rumeurs selon lesquelles le responsable de la sécurité
04:11publierait une vidéo cet après-midi disant qu'il était toujours vivant.
04:15Donc vous voyez où on navigue.
04:17Oui, alors sachant que le jour où on a pris le décès d'Ali Ramenei, pareil, les autorités
04:20iraniennes démentaient le décès en disant il parlera dans l'après-midi.
04:23Et puis finalement, il n'a jamais parlé.
04:24Le soir, ils ont reconnu qu'il était décédé.
04:26Bon, tout ça reste extrêmement mouvant, instable, bien sûr.
04:29Mais est-ce que l'une des autres raisons de la hausse aujourd'hui des indices, c'est
04:33ce qu'a dit la Banque d'Australie ?
04:34Oui, bien sûr, la Banque d'Australie a relevé ses taux.
04:36Ça, ce n'est pas bon pour les marchés.
04:37Mais en même temps, ces différents membres se sont montrés assez inquiets d'un
04:40ralentissement économique.
04:41Est-ce que ça, ça pourrait donner le temps pour la Fed et la BCE aussi ?
04:43Et donc, les poussées, la Fed et la BCE à ne pas se montrer trop dures dans la tonalité
04:47de leurs conférences demain et après-demain.
04:53Parce qu'ils ont une inflation qui est directement liée à l'énergie, beaucoup plus que les
04:57autres pays et ils ont des transactions notamment sur l'énergie avec la Chine.
05:05Et ici, le message, effectivement, pourrait être le même.
05:08Mais eux, ils ont agi avant de manière préventive.
05:11Ils ont monté leur taux.
05:13Souvenez, en fin d'année passée, on parlait des baisses préventives de taux.
05:17Eh bien là, on était plutôt sur des hausses préventives de taux.
05:20Et potentiellement, eux, ils auraient fait le même mouvement.
05:23Parce qu'en montant deux fois de suite, eh bien, potentiellement, ça peut contenir
05:28l'inflation.
05:29Et donc, le message pour les banquiers centraux, ce serait peut-être qu'il faut agir avant
05:34et pas comme en 2022.
05:36Et donc, pour ne pas continuer à monter ces taux.
05:41Donald Trump, donc, au cœur de cette guerre, voilà le cœur du pétrole mondial touché.
05:46Donald Trump en chirurgien aujourd'hui.
05:48Donald Trump qui demande quand même à la Chine un mois de plus, un report d'un mois
05:51avant d'aller à Pékin et de rencontrer sur place Xi Jinping.
05:54C'est une grande visite, une visite d'État de trois jours, dont Washington demande donc
05:57le report.
05:58Qu'est-ce que ça dit, ça ?
06:00C'est un signal très très fort.
06:01C'est un signal fort sur la durée du conflit anticipé.
06:05Parce que vous vous souvenez qu'au début, eh bien, le président Trump avait dit que ça
06:08durait quelques jours, voire deux semaines.
06:11Et là, on entame la troisième semaine.
06:13Et donc, ça veut dire que le président Trump qui dit vouloir rester à Washington pour mener
06:19les discussions face au combat en Iran, eh bien, repousse parce que potentiellement,
06:27cette crise, cette guerre va durer au-delà du mois de mars.
06:31Et ce n'était pas du tout dans les plans initiaux du président américain.
06:35La deuxième des choses, c'est qu'évidemment, il est empêtré là-dedans.
06:39On a entendu que le numéro 3 du gouvernement américain venait de démissionner.
06:43Donc, on a l'impression que ça se craquelle un petit peu partout, tant aux États-Unis
06:48où on a l'inflation qui monte, notamment les prix à la pompe qui progressent énormément,
06:52et puis ce conflit où on est en train de s'enliser pour les Américains.
06:57Donc, ici, il faut absolument qu'il se concentre pour lui, pour les élections de mi-mandat
07:02qui sont en novembre, il faut encore le rappeler, et la politique internationale
07:07passe maintenant potentiellement au deuxième plan, c'est-à-dire les relations commerciales
07:11avec la Chine.
07:11– Oui, bien sûr, et cette rencontre, donc, qui pourrait être reportée d'un mois,
07:15mais Donald Trump prie quelque part dans son propre piège,
07:17parce que comment arrêter la guerre maintenant, quoi ?
07:19Tout ça pour ça, quelque part, c'est ça.
07:21Et ce serait aussi compliqué à justifier auprès de son opinion que de la poursuivre.
07:25Un petit peu, prie à son propre piège.
07:27Alors, Goldman Sachs, face à cette guerre qui s'enlise, peut-être à ce piège,
07:31on verra, lance un avertissement, mais pas tellement sur les États-Unis,
07:35pour l'économie américaine, plutôt pour nous.
07:36Un avertissement sur l'Europe, le choc ne sera pas sur le brut,
07:39mais sur les prix à la pompe ici en Europe, d'après Goldman Sachs.
07:41– Oui, parce que la pénurie, ce n'est pas forcément le baril,
07:45mais c'est les capacités de raffinage.
07:47Il faut rappeler que le pétrole qui provient du golf,
07:51c'est du pétrole moyen ou lourd,
07:53qui entre dans la composition du diesel, du gasoil,
07:58et puis du nafta pour fabriquer les bouteilles de plastique, par exemple.
08:02Et le problème, c'est que l'Europe, eh bien, importe 40% de son kérosène du golf.
08:11Donc, ça veut dire, très concrètement, que plus le conflit va s'enliser,
08:16plus c'est l'Europe qui va avoir ces prix qui vont progresser,
08:21notamment les prix à la pompe, les prix des transports,
08:23et puis évidemment, les prix des voyages.
08:25– Alors, Dubaï est passée, la bourre de Dubaï est passée en Bear Market,
08:28ça y est, depuis hier d'ailleurs, figurez-vous.
08:31À Wall Street, là, quelle première leçon est-ce qu'on peut tirer
08:33après presque trois semaines de conflit, effectivement ?
08:36Quels sont les actifs qui s'en sortent, ceux qui souffrent au contraire ?
08:39– Oui, c'est très, très intéressant, parce que si on regarde exactement
08:43ce qui a bougé depuis le début du conflit,
08:46eh bien, on remarque, évidemment, c'est le prix du baril
08:49qui a monté de plus de 40% depuis le début du conflit.
08:54Les actions européennes, elles, ont plus souffert que les actions américaines,
08:59et puis les obligations, eh bien, n'ont pas eu leur rôle défensif.
09:04Et puis, dernière chose qu'on note, c'est que, d'un côté,
09:08l'or a baissé depuis le début du conflit, et le bitcoin a progressé.
09:13Donc, il faut voir si on aura une tendance qui va continuer,
09:18mais c'est très intéressant de le noter.
09:19Alors, vous me direz, pourquoi est-ce que l'or baisse
09:21alors qu'on a un conflit géopolitique ?
09:23On voit que les flux se sont dirigés vers le pétrole.
09:26Évidemment, le dollar a progressé, et d'un autre côté,
09:30on a des appels de marge qui ont forcé certaines personnes
09:33à vendre leur or.
09:34Oui, et vous avez raison de le souligner,
09:36le bitcoin a remonté un peu la pente.
09:38Alors, il n'est pas à 100 000 dollars, on est d'accord,
09:39mais il est à 75 000.
09:41Voilà, mine de rien, le bitcoin est toujours là.
09:43Les publications, on en a encore quelques-unes.
09:45D'ailleurs, elles seront peut-être plus trimestrielles à l'avenir.
09:47Elles pourraient être, c'est l'ASIC, en tout cas, qui plaide,
09:49pour qu'elles deviennent semestrielles.
09:51Aux États-Unis, les publications, plutôt que trimestrielles.
09:53Alors, c'était une idée de Donald Trump,
09:55encore une fois, en septembre dernier.
09:57Il disait qu'il ne fallait pas sur-réagir,
10:00parce qu'à chaque fois qu'il y avait la publication de résultats d'entreprise,
10:04il y avait beaucoup trop de volatilité,
10:06il ne fallait pas réagir sur le court terme,
10:08il fallait permettre aux entreprises de voir un peu plus loin.
10:12Oui, mais le problème, c'est que si on a la publication
10:16des résultats des entreprises chaque semestre, par exemple,
10:20eh bien, on sera dans le cas où on ne verra pas
10:24lorsqu'à un moment, ça va mal.
10:26Et c'est ça le problème, c'est qu'à force d'attendre,
10:29eh bien, il y a moins de transparence.
10:31Toute proportion gardée, ça ressemblerait,
10:33mais vraiment toute proportion gardée,
10:34un tout petit peu au private equity,
10:35mais vraiment un tout petit peu.
10:36Oui, tout à fait, tout à fait.
10:38Et on pourrait apprendre six mois après
10:39qu'en fait, il y avait un problème
10:41qui s'est déclenché cinq mois avant.
10:43Et donc, effectivement, on a des pours, des comptes,
10:46mais après, imaginez certaines entreprises
10:49qui publieront trimestriellement,
10:52certaines semestriellement,
10:52et on va tomber dans un casse-tête
10:56pour analyser les chiffres des entreprises.
10:57Alors, donc, des publications, on en a encore quelques-unes,
11:00notamment Beyond Meat, la star d'antan,
11:02Beyond Meat, pour se passer de la viande.
11:04Ils ont publié leur chiffre d'affaires.
11:05Le titre perd 6% aujourd'hui encore.
11:08Alternative végétale.
11:09On se souvient, grande pompe,
11:11notamment Leonardo DiCaprio
11:13qui avait investi dans Beyond Meat
11:15et d'autres stars hollywoodiennes.
11:17Le titre avait bien fait
11:18avant de totalement s'effondrer.
11:21Et alors, il y a plusieurs choses.
11:23Il y a les phénomènes de mode,
11:24donc les volumes ont baissé.
11:25Il y a des prix qui sont toujours trop élevés.
11:28Et lorsque l'on rentre dans une situation
11:30où on a une inflation qui monte
11:33et qu'il faut faire le choix
11:34dans les supermarchés américains
11:36et dans les supermarchés européens,
11:38eh bien, effectivement,
11:40dans un deuxième temps,
11:41on pense à cette fameuse viande alternative végétale.
11:46Donc, c'est une déception, une nouvelle déception.
11:48Et on a déjà eu un report
11:50des résultats de cette entreprise.
11:52Donc, c'est un grand flop, malheureusement.
11:54Voilà, Beyond Meat, pour se passer du steak haché,
11:56le steak haché, c'est les actionnaires.
11:57Pour le coup, c'est très compliqué,
11:59cette valeur, Antoine.
12:00C'est que quand John m'a dit
12:02Beyond Meat perd encore du terrain,
12:04je ne pensais pas que ça pouvait en perdre encore.
12:06Ce sont 5 ans, moins 99%.
12:09C'est fou, c'est monté jusqu'à 134 dollars.
12:12Ça ne va plus que...
12:15Allez, 57 cents, quelque chose comme ça.
12:17Ce serait intéressant de savoir
12:18combien Leonardo DiCaprio en a gardé.
12:21Oups, oui, là, ça donnera un bon sens
12:23au goût d'huile.
12:25Pour le coup, non, mais ceci dit,
12:26pour le coup, il valait mieux en avoir
12:27dans l'assiette ou au frigo
12:28qu'en portefeuille.
12:30Exactement.
Commentaires