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  • il y a 2 heures
Ce lundi 18 mai, Sandrine Cauvin, directrice des Investissements chez ARUM Gestion Privée, et Daniel Gerino, président de Carlton Sélection, se sont penchés sur le G7 Finances, la remontée des taux obligataires, l'arrivée de Kevin Warsh à la Fed, les hausses de taux dans le secteur de la tech, la guerre en Iran, le domaine de l'intelligence artificielle et la consommation américaine dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Pour nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre Sandrine Covin,
00:07directrice des investissements de Arom, gestion privée.
00:10Je l'ai bien prononcé Sandrine ?
00:11Oui, c'est ça, Arom, gestion privée.
00:12Ravie de vous retrouver.
00:13Bonsoir Sandrine.
00:14Et Daniel Gérineau, il est avec nous aussi.
00:15Bonsoir Daniel.
00:16Bonsoir Guillaume.
00:17Président de Carlton Sélection va mesurer le potentiel à venir sur les marchés.
00:20D'abord aujourd'hui, c'est ici que ça se passe, sur BFM Business et à Paris.
00:24Les ministres des finances du G7 et les grands argentiers mondiaux
00:27sont réunis ici pour le G7 Finance.
00:29Rendez-vous préparatoire au grand G7 qui aura lieu le mois prochain.
00:32On y est, BFM Business.
00:33Notre envoyé spécial Hugo Babé est à Bercy.
00:36Il assiste à toutes ces discussions.
00:38Rebonsoir Hugo.
00:38Vous nous accompagnez en fil rouge au cœur de BFM Bourse.
00:41Ce G7 Finance, il est important pour préparer le grand G7
00:44qui aura lieu donc au mois de juin.
00:47Oui, et il ne reste plus qu'une heure de réunion
00:50pour cette première journée du G7 Finance.
00:52Cette dernière réunion, c'est sur les matières premières critiques.
00:55C'était le sujet principal de la présidence française du G7.
01:00Oui, mais ces réunions du G7 Finance sont bousculées
01:04par une dégradation rapide des taux des dettes souveraines.
01:07La raison, une inflation galopante due à la flambée des prix de l'énergie.
01:12Alors depuis ce matin, plusieurs participants du G7
01:15ont pris la parole sur ce sujet.
01:17D'abord Roland Lescure, le ministre français de l'économie,
01:20qui a déclaré en début de journée
01:21qu'il était normal que les marchés obligataires réagissent, corrigent.
01:26Et si les investisseurs anticipent des relevés des taux
01:29de la part des banques centrales,
01:31deux banquiers centros ont pris la parole depuis ce matin.
01:33D'abord Christine Lagarde, la présidente de la BCE.
01:36Écoutez-la.
01:38De bonnes réunions, des bons échanges
01:39avec des gens qui n'ont pas beaucoup l'occasion de se parler en ce moment
01:41sur des sujets internationaux qui concernent tout le monde.
01:46Voilà.
01:46Vous vous préoccupez par les tensions obligataires, madame Lagarde ?
01:50Je m'en inquiète toujours.
01:51C'est mon travail.
01:55Et après elle, c'est le président de la banque centrale allemande
02:00qui en appelle lui aux responsables, aux dirigeants
02:03qui peuvent, je cite, faire beaucoup pour apaiser les marchés
02:06et donner un élan positif.
02:08Alors Guillaume, vous l'avez compris,
02:09tout le monde se renvoie à la balle
02:11mais personne ici ne masque son inquiétude.
02:14Hugo Babé à Persy, donc, qu'on retrouve en fil rouge.
02:17Ce sera le cas aussi dans le 18-19 avec Edith Chevrillon.
02:20A tout à l'heure, Hugo, dans moins d'une heure sur notre antenne.
02:22Le CAC est en hausse malgré tout, malgré ces taux obligataires,
02:24cette inflation qui inquiète et qui était au cœur des échanges aux essais de finances.
02:28Sandrine, est-ce que les marchés pourront continuer longtemps de progresser
02:31malgré ces taux obligataires sur des plus hauts de 2007 pour le 30 ans américain,
02:36des plus hauts de 15 ans pour le 10 ans allemand,
02:39le 10 ans français, tout à l'heure, a frôlé les 4% pour la première fois.
02:42On a touché 3,99, c'était ce matin.
02:44Et pourtant, le CAC monte.
02:45Et pourtant, Wall Street sort de 7 semaines de hausse d'affilée
02:47et préserve ses gains encore aujourd'hui.
02:49Est-ce que ça pourra durer ?
02:51Nous, on pense que ça va être difficile de durer.
02:55Historiquement, on a vu que quand les taux commencent à partir sur des niveaux très élevés,
03:01comme on le voit là,
03:01là, il y a un sujet à la fois pour les États, mais pour les acteurs privés.
03:06Et je vois mal comment des acteurs comme des industriels de la tech qui ont besoin de se financer
03:18et ils ont besoin de la dette, tout ça, à un moment donné, ça risque de se gripper.
03:23Et aussi du côté du consommateur.
03:26Il y a le marché immobilier qui a déjà beaucoup de mal depuis quelques années.
03:32Ça va aussi continuer.
03:34Vous voyez, il y a tout plein de pans de l'économie qui, à mon avis,
03:38c'est vrai que là, on a les lunettes roses.
03:40On regarde l'IA et tout ce développement autour de l'IA.
03:43Il y a beaucoup de rêves.
03:45C'est vrai qu'il y a beaucoup de déconnexions.
03:46Mais à un moment donné, il y a une rencontre aussi avec la réalité qui va devoir s'opérer.
03:51Les pans de l'économie qui attendent leur tour depuis des années.
03:53On pense à l'immobilier, l'industrie.
03:55Ces pans-là, très gourmands en capitaux,
03:57risquent d'attendre encore longtemps si les taux se maintiennent à ces niveaux-là.
04:00Et ça n'empêcherait pas le marché actions de continuer de progresser
04:02ou ça l'empêchera de progresser, en l'occurrence, Daniel ?
04:06Globalement, quand on regarde le marché européen,
04:07la progression est quand même très faible.
04:09C'est surtout le marché américain qui a progressé.
04:12On est sur des performances négatives pour le CAC, pour le DAX,
04:17qui s'expliquent essentiellement par la structure de ces indices.
04:21On n'a pas de tech, pas de gros tech.
04:23Et encore, heureusement, on a quelques sociétés sur la partie énergie
04:30et puis sur ASML.
04:33Mais sinon, les résultats ne sont même pas exceptionnels.
04:35Alors évidemment, quand des taux se tendent,
04:37mécaniquement, mathématiquement, le dénominateur augmente,
04:40donc le résultat diminue.
04:41Maintenant, ce qu'il faut voir, c'est que cette situation de tension de taux,
04:45c'est quand même une situation qui est intervenue, je dirais, courant avril,
04:51où on a commencé à tenir plus compte de l'inflation
04:54que du ralentissement économique
04:55ou de la baisse de l'activité et de la progression économique.
05:00Et ça, ça a peu fait basculer complètement le marché.
05:03Mais la question qu'on se pose, c'est aujourd'hui,
05:06est-ce qu'on ne surprise pas cette inflation ?
05:10Si on arrive à un accord, ce qui semble être probable,
05:15maintenant c'est une question de timing,
05:17on va avoir énormément de pétrole qui vont arriver dans les marchés,
05:21parce qu'on a 2000 bateaux qui sont bloqués,
05:24avec une activité économique qui n'est quand même pas extrêmement importante,
05:27je pense qu'on va avoir un prix du pétrole qui risque de baisser
05:30et le spectre de l'inflation disparaître immédiatement.
05:34Et donc les taux n'ont plus aucune raison de rester à ce niveau-là.
05:36Même si on nous dit, imaginons Hormuz rouvre comme ça,
05:38d'un coup de baguette magique demain,
05:40il faudrait plus de 50 jours pour retrouver un approvisionnement normal du marché mondial.
05:4550 jours.
05:45Oui, mais vous avez quand même...
05:46Le temps que les bateaux circulent, tout simplement.
05:48Oui, oui, mais enfin bon, le marché anticipe toujours.
05:51Donc bien évidemment, ça fera baisser le prix du pétrole.
05:54Maintenant, ce qu'il faut voir, c'est que l'impact,
05:57on joue avec le feu parce que l'impact de ces taux qui sont quand même très très élevés
06:00sur le budget des pays où globalement tous les pays sont extrêmement endettés,
06:05ça va jouer énormément.
06:06On a déjà prévu pour 2027 75 milliards d'euros de remboursement des intérêts,
06:12uniquement des intérêts, du paiement des intérêts pour l'État français.
06:15Vous imaginez avec des taux à 4% alors que le taux embarqué est de 1,80,
06:21l'impact que ça va avoir, on va se retrouver avec des sommes qu'on ne pourra pas maîtriser.
06:24Est-ce que nos politiques sont réellement conscients de cette situation ?
06:29Et on parlait effectivement de l'immobilier,
06:31il va y avoir probablement des décotes sur l'immobilier,
06:35mais il va y avoir des décotes sur le private equity,
06:37il va y avoir des décotes sur les dettes.
06:39C'est un cercle vicieux.
06:40Moi, je pense que sur, on a entendu Christine Lagarde,
06:43mais sur les taux d'intérêt, je pense que les banques centrales ont intérêt
06:46à être extrêmement prudents dans les remontées de taux d'intérêt
06:48et surtout ne pas recommettre l'erreur, entre guillemets, de Jean-Claude Trichet en 2008,
06:54de monter les taux juste avant cet effondrement auquel on a assisté par la suite.
06:59Parce que ça peut enrayer complètement l'économie européenne.
07:04L'économie américaine, elle vit avec une courbe plate.
07:07L'économie européenne vit avec une courbe beaucoup plus pentue.
07:12Mais qu'adviendra-t-il de cette courbe ?
07:14Si effectivement le détroit d'Ormouz est réouvert et qu'on arrive à une négociation,
07:18je pense qu'on va voir ce qu'on appelle le bull steepening,
07:21c'est-à-dire la courbe qui va se pentifier
07:23et là, il va falloir acheter le secteur bancaire européen.
07:27Bon, alors voilà, ça offre des scénarios, des perspectives,
07:29mais effectivement, la plus grande erreur serait-elle de relever les taux.
07:32La Banque centrale européenne au mois de juin,
07:34Kevin Walsh, sacré cadeau de bienvenue quand même,
07:36ces hausses d'autobligataires pour Kevin Walsh.
07:38Bienvenue Kevin ! Compliqué quand même.
07:41Il est supposé baisser les taux.
07:42C'est pour cela que Donald Trump, l'administration Trump, l'a mandaté.
07:45C'est compliqué pour la première réunion de baisser les taux,
07:48peut-être même pour la deuxième.
07:49Peut-être même les relèvera-t-il les taux de la fête ?
07:50Comment est-ce que vous regardez ça ?
07:51Ce serait une erreur ou ce serait logique ?
07:53Alors, c'est compliqué déjà de savoir,
07:55parce qu'on l'a vu souvent changer de position.
07:58Un coup, il est faucon, un coup il ne l'est pas.
08:01Déjà, vous voyez, sur le personnage,
08:03il a aussi bien dit qu'il voulait beaucoup moins communiquer avec les marchés.
08:08Vous savez, il y avait des réunions qui donnaient de la visibilité.
08:12Donc, on ne sait pas trop comment il va se comporter vis-à-vis de Donald Trump,
08:17qui pourrait lui tordre le bras.
08:18On sait bien que Donald Trump a envie d'une baisse de taux.
08:22En tout cas, il a un narratif qui va beaucoup dans ce sens-là.
08:26En tout cas, c'est vrai qu'aujourd'hui, les hausses de taux, c'est compliqué.
08:31Et en particulier, je dirais encore plus du côté européen,
08:34parce que comme ça a été souligné à ma gauche,
08:38l'économie ne se porte pas, on n'est pas dans une grande forme.
08:42Donc, l'idée, c'est de ne pas aller casser déjà une économie
08:45qui n'est pas déjà en bonne santé.
08:51Et l'ABCE avait l'air de préparer les esprits à des hausses de taux
08:54déjà dès le mois de juin.
08:57Mais est-ce que ce n'est pas bien joué, finalement, de la part de l'ABCE,
09:00dans le sens où, en préparant les esprits, comme vous dites,
09:03elle laisse faire le marché.
09:04Les taux montrent sur le marché, donc plus besoin pour elle de les relever.
09:06Du coup, ça ouvre la voie à des bonnes surprises éventuelles.
09:08C'est aussi une façon de voir les choses.
09:11Et effectivement, on est sur un choc exogène avec la crise énergétique.
09:15Si ça venait à rentrer dans l'ordre,
09:18ça n'aurait pas de sens, effectivement, d'augmenter les taux.
09:21Qui souffre ou souffrira le plus de ces hausses de taux ?
09:25Ce sont les États endettés, les entreprises très gourmandes en capitaux
09:30comme l'industrie, par exemple, ou pourquoi pas désormais aussi la tech ?
09:33Parce qu'on voit les géants de la tech, pour financer leur montagne d'investissement,
09:35recourir à la dette.
09:36Alors, ils ont beaucoup trésoré,
09:38mais quand même, ils commencent à s'endetter, ces géants de la tech aussi.
09:41Ils font du hors-bilan.
09:43Il y a beaucoup de hors-bilan.
09:44Et c'est de là que viendra le danger sur la tech.
09:47Le jour où la bulle éclatera, entre guillemets,
09:49pour l'instant, il n'y a pas de bulle,
09:50le jour où ça éclatera, ça sera à travers le hors-bilan.
09:53Les sommes qui vont être levées sont énormes
09:56et elles ne seront pas sur les bilans des banques.
09:59Pour l'instant, ils sont en train de faire leur propre système,
10:02leur propre système de financement.
10:03C'est toujours très dangereux parce que ce n'est pas coté,
10:05ce n'est pas régulé, il n'y a pas de chambre de compensation.
10:09Et donc là, vous êtes dans l'inconnu.
10:11Donc, tant que le vélo roule et qu'on pédale, tout va bien.
10:16Le jour où il y a un grain de sable,
10:17c'est là où les choses peuvent basculer.
10:19Et ça, c'est très dangereux.
10:20C'est exactement ce qui s'est passé à l'époque avec les subprimes
10:22en 2002-2003, quand on a commencé à faire cette cavalerie.
10:27Donc, il faut être très méfiant par rapport à ça.
10:29Mais je pense que, moi, je n'y crois pas.
10:32Très honnêtement, je ne crois pas à une forte remontée des taux d'intérêt.
10:36Ce serait préjudiciable aux entreprises,
10:38aux ménages que l'on veut favoriser,
10:39et surtout aux États,
10:41parce qu'on a des déficits budgétaires en dehors du Portugal,
10:44qui est très bien placé de l'Espagne.
10:46Tous les pays ont des déficits budgétaires énormes.
10:48L'Allemagne ne va vraiment pas bien.
10:50Elle a une croissance qui fléchit.
10:52La charge de la dette va commencer à monter également pour elle,
10:55parce que les taux montent et l'encours monte,
10:58même s'ils restent sur des niveaux tout à fait raisonnables de 65 %.
11:01Mais globalement, la plupart des États sont endettés.
11:03Donc, ils ont intérêt à ce que les taux soient les plus bas possibles.
11:06Et quand vous montez les taux d'intérêt,
11:08vous reprisez vers le bas tous les actifs.
11:11Tous les actifs.
11:12Donc, ça veut dire que c'est un appauvrissement généralisé
11:14dans une phase où l'activité est très faible.
11:17Ce serait vraiment suicidaire.
11:19Et ce que vous avez très justement dit,
11:21c'est que je pense que Christine Lagarde
11:23dit les choses pour ne pas les faire.
11:25Laisse le marché faire.
11:26Mais je pense que ce serait une erreur
11:29de commencer à monter les taux d'intérêt.
11:30Surtout qu'elle risque de se retrouver,
11:32comme je le disais tout à l'heure,
11:33dans la situation de 2008,
11:34c'est-à-dire à 2 mm de l'échéance,
11:38monter les taux et être obligé de les rebaisser par la suite.
11:41La prochaine réunion de la BCE sera la plus importante
11:43depuis un sacré bail.
11:45Très très importante.
11:46Celle de la Fed, sans doute un peu moins.
11:48Il y aura sans doute une forme de statu quo.
11:49On verra ce que le conseil des gouverneurs de la Fed
11:52décide, avec Kevin Walsh bien sûr à sa tête,
11:54qui n'est pas toujours intronisé officiellement.
11:56Ça va venir dans les prochains jours.
11:57Mais enfin, il n'y a pas beaucoup de suspens
11:59sur le fait qu'il va succéder à Jérôme Powell,
12:00dont le mandat, lui, s'est déjà achevé.
12:02J'ai cette finance qui se tient à Paris aujourd'hui,
12:04auquel participe non pas Kevin Walsh,
12:06donc qui n'est pas officiellement encore patron de la Fed,
12:08mais l'un des vice-présidents de la Fed,
12:10qui vient représenter Kevin Walsh.
12:12Scott Bessent est présent ici à Paris,
12:13pour ce G7 Finance, le secrétaire au Trésor américain.
12:16Et l'un des enjeux de ce G7 Finance,
12:18c'est aussi de réduire nos dépendances.
12:20Notre dépendance, par exemple, aux terres rares chinoises.
12:22On a vu qu'il n'est pas sorti grand-chose
12:24de la réunion entre Donald Trump et Xi Jinping
12:25la semaine dernière.
12:26Réduire nos dépendances aux terres rares.
12:28Est-ce que là-dessus, on commence à avoir des pistes ?
12:31Est-ce qu'on se dit que le format G7, d'ailleurs,
12:33peut être un bon format, Sandrine ?
12:34Alors moi, j'ai de gros doutes,
12:35parce que quand on sait que parmi les pays du G7,
12:38il y a les Etats-Unis, et on ne peut pas dire
12:39que les Etats-Unis soient, en tout cas aujourd'hui,
12:43enclins à faire des accords avec qui que ce soit.
12:46C'est plutôt l'inverse.
12:47Donc, en tout cas, ça ne sera pas avec ce format-là
12:53qu'il y aura, à mon avis, un accord.
12:55En revanche, il y a effectivement urgence
12:57à travailler sur la souveraineté.
12:59Ça fait déjà des années qu'on en parle.
13:01On en parlait déjà au moment de la crise Ukraine-Russie.
13:05Il y a des choses qui commencent à se mettre en place.
13:08Mais il faut effectivement travailler, nous, déjà,
13:11à notre propre niveau, français, européen,
13:14mais je pense pas trop se soucier quand même des Américains,
13:19plutôt s'en méfier.
13:20En fait, le problème de ce format G7,
13:21c'est qu'il y a les Etats-Unis qui ne sont plus un partenaire puissant méfiable.
13:25Exactement, parce qu'on peut envoyer valser.
13:27Ils sont présents aujourd'hui, mais voilà, exactement.
13:31On se demande, effectivement, pourquoi ils sont présents aujourd'hui.
13:35Après, c'est compliqué.
13:36Les terres rares, vous les avez, vous ne les avez pas.
13:39La Chine a des terres rares.
13:40Vous pouvez les chercher et les trouver.
13:41Le deuxième pays, c'est le Brésil, qui a énormément de terres rares.
13:45Mais il paraît qu'en France, on en a plein.
13:46Simplement, je ne vaux-y de pas les exploiter pour des raisons qu'on peut comprendre,
13:48mais qu'on en a plein, en fait.
13:50Après, il faut savoir les raffiner, etc.
13:52C'est encore autre chose.
13:53Les Chinois sont champions.
13:54Ça, c'est beaucoup plus compliqué.
13:55C'est très, très long à mettre en place.
13:56Mais je pense que si on n'en a pas,
13:59effectivement, c'est une bonne initiative d'essayer de trouver les moyens
14:03de faire en sorte qu'on n'ait plus cette dépendance.
14:06Parce que dépendance veut dire non plus paix, mais guerre, maintenant.
14:10On a fait la mondialisation pour la paix.
14:13Ça a toujours été un vecteur de paix,
14:15mais maintenant, ça devient un vecteur de guerre.
14:16On a tout intérêt à mettre en place des accords
14:20et à faire en sorte qu'on ait une véritable diversification
14:24de nos sources d'énergie, ce que nous n'avons pas suffisamment.
14:28Regardez, l'Italie, elle est très dépendante du gaz.
14:31Et du gaz, du Qatar, aujourd'hui, elle n'est pas bien.
14:33Alors que l'Espagne a développé l'éolien.
14:35Ils ont développé énormément le photovoltaïque.
14:38Ils sont beaucoup moins dépendants.
14:40C'est un pays qui a des très, très bons résultats.
14:42Oui, mais ils ont très peu d'industrie, l'Espagne.
14:44L'Italie est beaucoup plus consommatrice.
14:45C'est un pays qui a des besoins plus importants.
14:47Alors du coup, d'ailleurs, l'Italie essaie de diversifier,
14:49vous le dites, dans le gaz, parce qu'il en faut pour l'industrie,
14:51pour le coup, et à ce stade, en tout cas, ils ont besoin de gaz.
14:54Et donc, ils essaient de diversifier en ouvrant des marchés,
14:56par exemple, en Algérie.
14:57Les Italiens sont très actifs pour essayer de contracter,
15:01comme ça, plein de marchés, sur le sol algérien, en l'occurrence.
15:05Mais Guillaume, le sens, c'est la diversification.
15:07Il ne faut pas dépendre.
15:08Et la France est plutôt bien placée, parce que nous,
15:11on ne dépend pas uniquement des Russes ou uniquement des Algériens.
15:14On a aussi les Norvégiens.
15:15On a une très large diversification.
15:17C'est un pays qui a quand même beaucoup de ressources,
15:18parce qu'on a une très large diversification de nos sources d'énergie,
15:21on a une très large diversification de nos industries.
15:24Mais il y a des pans sur lesquels on n'est pas présent,
15:26alors qu'on a les savoir-faire, c'est la technologie, l'IA, notamment.
15:30Et ça, malheureusement, on voit aujourd'hui que ça nous coûte très très cher,
15:35compte non tenu du fait que toutes les datas finissent par partir aux États-Unis.
15:40La data, c'est l'or noir d'aujourd'hui.
15:42Oui.
15:43Publicis, on le rappelle d'ailleurs, a signé,
15:45annonce l'acquisition d'un acteur américain des datas pour 2,2 milliards de dollars.
15:50Publicis est en tête aujourd'hui du CAC 40, plus 5,5%.
15:53On poursuit nos échanges.
15:55Daniel, Sandrine, dans un instant, parce qu'on est à un cadre de la clôture et qu'on accélère.
15:58On entre dans la dernière numéro de cette séance.
16:00Et donc Publicis, en tête de l'indice CAC, devant AXA.
16:03AXA qui progresse de 2,3%.
16:05Les replis du jour, Legrand, Stellantis, deux valeurs qui reculent d'un peu plus de 2% pour Legrand,
16:10un peu plus d'1,3% de baisse pour le titre Stellantis.
16:13Et puis Ryanair aussi a publié ses résultats et nous dit, Ryanair,
16:16que les problèmes d'approvisionnement en kérosène, finalement,
16:18ne seront pas aussi importants que ce qu'ils craignaient.
16:20Et peut-être l'été se passera-t-il bien.
16:22Voilà ce que dit Ryanair.
16:23Le titre Ryanair gagne aujourd'hui 4,7% sur cette publication.
16:27On en parle avec Daniel Gerino et Sandrine Covin.
16:30Comment on investit sur les marchés, là, pour la suite ?
16:32Est-ce qu'on choisit d'y investir ?
16:33Est-ce qu'on attend, compte tenu du niveau de taux ?
16:35Mais vous disiez, Daniel, le taux ne devrait pas beaucoup plus progresser.
16:38Du coup, on fait comment, là, quand on est investisseur ?
16:39Alors, si vous êtes investisseur et que vous êtes sur les États-Unis,
16:42vous avez déjà acheté la victoire.
16:44Si vous êtes sur l'Europe, vous achetez la résolution.
16:47Donc, ça veut dire que, sur l'Europe, vous avez des PE qui sont très bas,
16:50mais vous avez des croissances de bénéfices qui sont très bas aussi.
16:53Donc, en fait, le marché price plutôt pas mal les choses.
16:56Maintenant, je pense que, tant qu'on n'a pas plus de visibilité sur l'issue de ce conflit,
17:01je crois qu'il faut quand même rester aux États-Unis.
17:04En revanche, il faut commencer à regarder l'Europe.
17:06Pourquoi ?
17:07Parce que le jour où on va avoir quelque chose de ferme et de crédible
17:11sur la résolution de la guerre entre l'Iran et les États-Unis,
17:16tous les secteurs qui ont été massacrés,
17:18le secteur de l'automobile, le secteur du tourisme,
17:20le secteur de la consommation discrétionnaire,
17:24pratiquement le secteur de l'aéronautique,
17:27tous ces secteurs-là qui sont à moins 13, moins 14 %,
17:30vont bondir en bourse.
17:32Donc, il y aura vraisemblablement une rotation,
17:35pour le coup, géographique,
17:37qui sera opportuniste, sur laquelle il faudra se positionner.
17:41Donc, nous, on est un peu l'arme au pied
17:43en restant toujours sur le Nasdaq, sur la tech,
17:46mais on commence à regarder l'introduction de ces secteurs
17:50qui ont été terriblement pénalisés,
17:52au-delà du raisonnable,
17:54sur lesquels, nous, on pense qu'il y aura un rebond
17:56qui sera très, très fort.
17:57Et plus dans le secteur de l'aéronautique,
18:00de la conso discrétionnaire et des loisirs.
18:02Et quand vous dites l'aéronautique,
18:04c'est les compagnies aériennes, carrément ?
18:05Les compagnies et le transport.
18:06Et le transport.
18:08Berkshire Hathaway,
18:08on a découvert les derniers arbitrages de Berkshire Hathaway,
18:11là, ils ont été publiés, il se trouve que Berkshire,
18:13la holding de Warren Buffett,
18:14dont il n'est plus que conseiller,
18:15mais enfin, il conseille toujours,
18:17renforce considérablement ses positions
18:18sur les compagnies aériennes.
18:20C'est assez impressionnant.
18:21Il a tout à fait raison.
18:22Et il a 396 milliards de cash.
18:24C'est ce que j'allais dire.
18:26Donc, il est placé en bon du trésor américain.
18:28Et deux fois sur trois, il ne se trompe pas.
18:31Et la fois sur trois, il se trompe,
18:33il a raison au bout de 12 mois.
18:35Oui, mais après, il n'a plus le bout de temps.
18:37Il a pendu le cassé, donne l'heure deux fois par jour.
18:40Oui, c'est sûr.
18:41Berkshire, alors vous disiez, c'est vrai,
18:42montagne de liquidités, encore un record de cash,
18:46397 milliards de dollars en cash.
18:47C'est ce que détient Berkshire.
18:49De quoi lui permettre de racheter,
18:50à lui tout seul, Berkshire,
18:52478 entreprises du S&P, s'il le voulait.
18:56478 entreprises du S&P,
18:57ils peuvent les racheter,
18:58397 milliards de dollars.
18:59C'est ce qu'il détient en cash.
19:00Oui, mais justement, il ne veut pas les acheter pour l'instant.
19:02Il trouve que c'est trop cher.
19:03C'est pour ça qu'il a du cash.
19:05En tout cas, c'est la vision dont...
19:07Et vous la partagez, vous saurez ?
19:08Oui, nous, on la partage, en tout cas sur les actions américaines.
19:10Nous, on ne renforce pas actuellement sur ces niveaux.
19:13On pense qu'effectivement, si on est investi,
19:15on peut rester investi.
19:18Mais on a plutôt tendance,
19:20effectivement, à penser qu'il y a du potentiel
19:22du côté de l'Europe,
19:24du côté des petites et moyennes valeurs aussi,
19:26qui sont beaucoup moins bien valorisées
19:28que les grandes capitalisations.
19:29Et je tiens aussi à rappeler quelque chose,
19:31c'est que le S&P, vous l'avez dit,
19:33il y a 500 valeurs,
19:33mais en fait, il y en a 10 qui tirent la performance.
19:36Quand vous regardez,
19:37le point bas qui a été atteint en mars,
19:40donc la fin mars,
19:41la hausse de 17%,
19:42elle a été faite pour 70%
19:45sur 10 valeurs seulement.
19:46Donc, toujours les mêmes,
19:47les Google, les Nvidia.
19:49Donc, il faut quand même aussi
19:50remettre les choses en perspective.
19:52Il y a toute une...
19:55Vraiment, l'émulation autour de l'IA.
19:57Le reste, aux Etats-Unis,
19:59ça ne fait pas forcément mieux.
20:00Si vous regardez la pharma
20:01et d'autres secteurs,
20:03ça ne fait pas mieux
20:03que ce que vous voyez en Europe.
20:07Mais ce sera amené à rebondir pour vous ?
20:08L'Europe sera amenée à rebondir
20:10et je partage.
20:12Alors, l'aéronautique,
20:13je partage aussi sur les compagnies aériennes,
20:15mais aussi sur les constructeurs
20:16et la défense.
20:18Parce que je rappelle que le plan allemand
20:20prévoit un gros...
20:21Il y a un gros pan d'investissement
20:23dans la défense.
20:24Aujourd'hui, on n'a pas encore vu la couleur
20:25et il va falloir justement
20:27parler de souveraineté.
20:28Il n'y a pas que la souveraineté énergétique,
20:30la souveraineté en termes de défense
20:31elle est très importante.
20:32C'est demain qu'en France,
20:33l'Assemblée nationale,
20:34parce qu'en France aussi,
20:34on investit dans le défense,
20:35l'Assemblée doit voter
20:36le budget pluriannuel des armées.
20:38Ce sera demain,
20:38ce sera un rendez-vous important
20:39pour le secteur de la défense.
20:40Daniel, vous vouliez rebondir ?
20:41Ce que dit Sandrine est intéressant.
20:43Sur les 500 valeurs,
20:44il y en a 493
20:45qui ont des croissances de bénéfices
20:47très très faibles.
20:48Et en fait, c'est l'arbre
20:49qui cache la forêt.
20:50Aujourd'hui, on est sur des marchés
20:51qui sont disloqués.
20:52Regardez, en Europe,
20:54qu'est-ce qui a tiré
20:54la croissance des bénéfices ?
20:57Qu'est-ce qui a tiré les résultats ?
20:58C'est le secteur énergétique,
21:00essentiellement.
21:02Les financières sont restées
21:03quasiment flat.
21:04Aux Etats-Unis, c'est la tech,
21:06mais c'est également les télécoms
21:09et toute la partie IA
21:12et la partie énergie,
21:14un peu comme en France.
21:16Sauf que ça se fait
21:17de façon extrêmement marginale
21:20sur le nombre de sociétés,
21:22alors qu'en Europe,
21:23c'est beaucoup plus diffus.
21:24Et donc, aujourd'hui,
21:25on a des marchés
21:26qui sont compliqués à lire
21:27parce qu'on parle de S&P,
21:29mais ça ne veut plus rien dire.
21:30Il y a 10 valeurs
21:31et 493 autres qui se traînent,
21:34qui n'ont pas de bonne performance.
21:36Quand est-ce que ça va basculer ?
21:38Ça, on ne le sait pas
21:38parce qu'aujourd'hui,
21:40on le citait,
21:40l'argent part dans ces valeurs-là.
21:43Et ce qui va être très important
21:44dans les semaines qui viennent
21:46et les mois qui viennent,
21:47c'est l'analyse des flux
21:49parce qu'il va y avoir
21:49des grosses introductions
21:50en bourse,
21:51SpaceX,
21:54Anthropik,
21:54OpenAI,
21:55on va avoir OpenAI
21:58et tout ça,
21:59ça ne se fera pas
22:00avec du nouvel argent
22:01parce qu'on ne va pas le créer.
22:02Ça va être des sorties
22:03sur Microsoft,
22:05sur Alphabet,
22:06etc.
22:06Je ne sais pas ça.
22:07Ce n'est pas une vision
22:08un peu pessimiste des choses.
22:09Il y a plein de cash apparemment
22:10encore prêt à s'investir,
22:11effectivement.
22:12Oui, mais pas pour des acteurs.
22:13Ce cash-là,
22:15les acteurs sont
22:16complètement différents.
22:17Nous, on le voit,
22:18nous avons des clients
22:19qui sont sur du cash
22:20et qui ne veulent pas
22:21aller sur les actions
22:23et vous avez une partie
22:24des investisseurs
22:25qui vont sur le marché
22:27des actions.
22:28Mais vous ne faites pas
22:29transiter l'un vers l'autre
22:30aussi facilement.
22:31Donc pour vous,
22:32attention,
22:33vous êtes au bord
22:33de nous lancer une alerte,
22:34j'en fais peut-être des caisses,
22:36mais voilà,
22:36sur les introductions
22:37en bourse à venir
22:38aux États-Unis gigantesques
22:39et qui pour vous
22:40vont siphonner le reste du marché
22:41et y compris le reste
22:42de la tech.
22:43C'est-à-dire que SpaceX,
22:45Anthropique, etc.
22:46vont faire souffrir
22:47les autres gens de la tech.
22:48Moi, je pense que oui.
22:49Surtout que ça a des prises
22:50de bénéfices.
22:51Ça peut donner lieu
22:52à des prises de bénéfices
22:53et se repositionner.
22:54Est-ce qu'on ne peut pas
22:55le voir à l'inverse
22:55en se disant
22:56que c'est des capitalisations
22:57gigantesques qui vont arriver,
22:58des valorisations faramineuses
22:59qui vont justement offrir
23:00encore un nouveau standard
23:02supplémentaire de valorisation
23:03à tout le segment tech ?
23:04Est-ce qu'on ne peut pas
23:04le voir aussi comme ça ?
23:05Je vais vous donner un chiffre.
23:06L'année dernière,
23:06il y a eu 200 introductions
23:08en bourse aux Etats-Unis
23:10et ça a levé 44 milliards
23:12de dollars
23:13sur 200 introductions
23:14en bourse.
23:14C'est rien du tout.
23:15Là, on parle de SpaceX
23:16qui va faire 1,7 milliard,
23:181,8 milliard.
23:19C'est 75, 80 milliards
23:20qui veulent lever.
23:21Rien que...
23:23Donc vous imaginez...
23:24Enfin, à un moment donné,
23:25non, en fait.
23:26L'absorption du marché,
23:28elle a des limites
23:29et effectivement,
23:30il va y avoir des vastes...
23:31Enfin, plutôt,
23:32oui, des vastes communicants
23:33qui vont faire que
23:33oui, ça va être au détriment
23:35d'autres valeurs.
23:37Oui, SpaceX peut-être
23:38autour du 11 juin,
23:39d'ailleurs,
23:39l'introduction en bourse.
23:40Il va être le premier
23:41parce que justement,
23:42il y a un enjeu.
23:44Voilà, c'est ça.
23:46Le premier siphonnera
23:47les autres.
23:47La première à s'introduire
23:49siphonnera les liquidités
23:50au détriment des autres
23:51qui voudront s'introduire ensuite.
23:52Donc c'est la course
23:52à qui s'introduira en premier.
23:53Ça va être très intéressant,
23:55ça va être une période
23:55où il y aura des opportunités
23:57qu'il ne faudra pas louper
23:58et il faudra se positionner
24:00au bon moment
24:01et vraiment bien analyser
24:02les choses
24:03parce que ça va bouger.
24:04Heureusement,
24:05on pourra bientôt
24:05mettre l'IA en bouteille.
24:06Non, mais je ne rigole pas.
24:07On pourra mettre
24:08l'intelligence artificielle
24:09en bouteille, figurez-vous.
24:10C'est la bourse de Chicago
24:11qui réfléchit
24:12avec un partenaire
24:12à créer un marché à terme,
24:14donc des options
24:14sur la puissance de calcul
24:16de l'IA.
24:16Voilà, on pourra faire
24:17de la puissance de calcul
24:18dédiée à l'IA
24:19à un actif financier
24:20à part entière.
24:21L'IA en bouteille.
24:22La meilleure performance boursière
24:24depuis le début de l'année
24:25dans les financières américaines,
24:28c'est SIBO.
24:29SIBO.
24:30C'est la bourse de Chicago.
24:32Ah oui.
24:32Ah oui.
24:33Ils font en permanence
24:36des nouveaux contrats
24:37pour lancer de nouvelles opérations
24:39et là,
24:40c'est le Mercantile Exchange
24:41qui va faire des opérations
24:43et là,
24:44ça sera aussi un nid
24:45à futures bulles
24:47et à futurs problèmes.
24:49Oui.
24:50Je partage totalement
24:51et ça va donner
24:52de la volatilité.
24:55Ça sera utile.
24:56Ça sera utile.
24:57Oui, ça sera utile,
24:58mais il y aura un danger.
24:59Je comprends,
25:00mais j'ai l'impression
25:00qu'il y a toujours
25:00une force de rappel,
25:01justement.
25:02Bien sûr,
25:02on peut se dire
25:03c'est vertigineux,
25:04c'est trop,
25:04ça va trop vite,
25:05etc.
25:05C'est trop gros,
25:06des instruments dérivés
25:07sur des actifs
25:09qui s'envolent.
25:10Est-ce que ça ne va pas faire
25:10de la dérive dans la dérive ?
25:12Je comprends,
25:12mais en même temps,
25:13il y a toujours des forces de rappel.
25:14On est sur une révolution industrielle.
25:15L'IA qui peut-être
25:17boostera la productivité
25:18qui sera partout dans nos vies
25:19jusque peut-être nos corps
25:20qui sait demain.
25:21Est-ce que là-dessus,
25:22on ne peut pas se rassurer
25:23en disant,
25:24contrairement à d'autres bulles
25:25précédentes,
25:25par exemple Internet,
25:26là, il y a des forces
25:27de rappel plus puissantes.
25:28Tout ça, c'est bien beau,
25:29mais il faut savoir
25:30mettre des étiquettes
25:31de prix dessus.
25:33Félix Baron,
25:34qui a participé
25:34à Techstocks
25:37vendredi,
25:37nous disait que
25:38de temps en temps,
25:39on en a des évaluations
25:40hors marché,
25:42anthropiques,
25:43etc.
25:43Alors déjà,
25:44ta valorisation,
25:44elle monte à 1 200,
25:45100 dollars la semaine dernière,
25:47elle est déjà plus que de 800
25:48en ce moment.
25:49Et comment tout ça
25:50est évalué ?
25:51Via des options
25:52qui sont prises
25:53sur une blockchain Solana ?
25:57Non, mais la blockchain,
25:58ça va,
25:59ce n'est pas un sujet,
25:59la blockchain.
26:00C'est des options
26:01qui sont prises, voilà.
26:02C'est 10 risques
26:04avant d'évaluer le risque.
26:06C'est comment ?
26:06On fait comment ?
26:07La blockchain,
26:07c'est costaud, quand même.
26:08On fait comment ?
26:09C'est exactement la même chose.
26:11C'est les subprimes.
26:12À l'époque,
26:12les subprimes,
26:13moi, je me rappelle,
26:13parce que c'est un truc
26:14auquel on n'a jamais touché,
26:15mais on nous racontait
26:16des histoires,
26:18c'était utile,
26:18il y avait des forces de rappel
26:19et que de toute façon,
26:20il y avait un sous-jacent
26:21immobilier, etc.
26:22C'était un empilage
26:24de commissions
26:24et un empilage
26:25de risques.
26:27Et c'est ce que disait,
26:28d'ailleurs,
26:29je crois que c'était
26:29Warren Buffett
26:30qui expliquait
26:31que lorsque
26:32vous vouliez investir
26:33sur un CLO
26:34ou un fonds de CLO,
26:37il fallait lire
26:391 500 term sheets.
26:41Il dit,
26:41ça, je ne sais pas faire.
26:42Alors maintenant,
26:43avec l'IA,
26:43peut-être qu'on y arrivera
26:44plus facilement.
26:45C'est des termes sheets,
26:46les bénéfices des entreprises
26:47des géants de la tech américaine
26:48qui ont battu
26:49toutes les attentes.
26:50En moyenne,
26:51les bénéfices
26:52des entreprises américaines
26:53au premier trimestre
26:53progressent de 25%,
26:55essentiellement grâce
26:56aux géants de la tech.
26:56C'est pas du bullshit,
26:58c'est des chiffres,
27:00c'est l'instrument.
27:01C'est l'instrument.
27:02On ne parle pas de la tech.
27:03Alors là,
27:03on ne parle pas du...
27:04On ne parle pas du...
27:05On ne parle pas du...
27:05On ne parle pas du...
27:05C'est une étiquette de prix.
27:07C'est formidable.
27:08C'est juste ça.
27:09Mais c'est l'instrument
27:09parce que de l'instrument,
27:11on fera sans doute
27:12des usines à gaz
27:13que personne ne contrôlera
27:14avec des risques colossaux.
27:15Il y aura de la spéculation
27:16et on connaît la suite.
27:18Bon,
27:18il y a...
27:20Vous cassez l'ambiance là.
27:21Je voudrais quand même vous le dire.
27:23Alors,
27:23cette semaine,
27:23ce sera très intéressant à suivre
27:25parce qu'on aura le match
27:25justement entre la tech
27:26et le consommateur.
27:27Cette semaine,
27:28alors qu'il y a l'inflation
27:29qui est de retour,
27:29on aura la publication d'NVIDIA.
27:31Ce sera mercredi soir.
27:32NVIDIA,
27:32tout le monde dit
27:33qu'il n'y aura que pour NVIDIA.
27:35Oui,
27:35sauf qu'il y aura aussi Walmart
27:36qui publiera.
27:37Ce sera jeudi.
27:38Et Target,
27:38donc des acteurs
27:39de la grande distribution.
27:40La tech face à l'état
27:41du consommateur.
27:42Qu'est-ce que Wall Street
27:43regardera le plus ?
27:43NVIDIA ou Walmart
27:44d'après vous cette semaine ?
27:46Moi,
27:46je dirais les deux.
27:47Je dirais les deux aussi.
27:48De toute façon,
27:48ce n'est pas l'un ou l'autre,
27:49c'est réellement les deux.
27:51Là,
27:51on est vraiment dans une situation
27:52où il faut regarder
27:53quel est le comportement
27:54du consommateur américain.
27:55C'est 68% du PIB.
27:57Consommateur américain,
27:58il a été choqué
27:59par le prix du galon.
28:01Donc,
28:01son épargne,
28:02elle a commencé un peu
28:03à remonter,
28:03ce qui n'est jamais
28:04très très bon signe
28:05dans une économie.
28:06Et on va voir
28:06s'il a toujours
28:07l'appétence à consommer.
28:08Et on voit que
28:10l'indicateur
28:11en fait
28:12de confiance
28:12du consommateur américain
28:14depuis 3-4 ans,
28:15il n'arrête pas de baisser.
28:16Donc,
28:17ça va être un indicateur
28:18très intéressant
28:19de voir si Walmart
28:21a des perspectives.
28:22C'est surtout
28:22les guidance.
28:23Oui,
28:24c'est ça.
28:24Et surtout au regard
28:25des chiffres d'inflation
28:26qui ont été sortis
28:26la semaine dernière,
28:27on voit bien
28:28qu'il y a de la transmission.
28:29Le choc énergétique
28:30se transmet.
28:31Oui,
28:32et alors justement,
28:32vous faites bien d'en parler
28:33du choc énergétique,
28:34parce qu'il y a le pétrole,
28:35bien sûr,
28:35y compris aux Etats-Unis,
28:36le galon
28:37qui fait souffrir
28:38les consommateurs.
28:38On entre dans la driving season,
28:39coup d'envoi officiel
28:40de la driving season
28:41lundi prochain.
28:42Le 25 mai,
28:43exactement.
28:44Mais on a aussi
28:44les prix de l'électricité.
28:45Il se trouve que
28:45les prix de l'électricité
28:46aux Etats-Unis
28:47augmentent quasiment
28:48deux fois plus
28:49que l'inflation moyenne.
28:50Au mois d'avril,
28:51les prix de l'électricité
28:51ont progressé encore
28:52de 6 %,
28:53alors que les prix
28:54à la consommation
28:55gagnaient 3,8 %.
28:56Et depuis 2020,
28:57depuis janvier 2020,
28:58les prix de l'électricité,
29:00mettez-vous dans la peau
29:00d'un Américain là,
29:02depuis janvier 2020,
29:02les prix de l'électricité
29:03ont augmenté de 44 %
29:05aux Etats-Unis,
29:06alors que l'inflation moyenne
29:07a progressé de 28 %.
29:08Ça va très vite.
29:09On entend parler du coup
29:10de fusion,
29:11d'acquisition
29:12entre grands acteurs
29:13de l'énergie américaine.
29:15Pourquoi pas ?
29:16Ça se produit aujourd'hui,
29:16Nexterra,
29:18qui rachète
29:20Dominion.
29:22Nexterra et Dominion
29:24sont en train de réfléchir
29:26à fusionner
29:26ce qui créerait
29:27un nouveau géant de l'énergie
29:27aux Etats-Unis,
29:28200 milliards de dollars
29:29de capi.
29:29Mais le système
29:32de fourniture électrique
29:33aux Etats-Unis
29:34n'a rien à voir
29:34avec le système français.
29:36Ce sont des centrales isolées
29:38qui travaillent énormément
29:40sur les marchés à terme.
29:41Ils n'hésitent pas
29:42à fermer la centrale
29:44lorsqu'il y a trop d'électricité,
29:45la réouvrir.
29:46C'est un marché
29:47qui est complètement,
29:48complètement ouvert
29:49alors qu'en Europe,
29:50c'est totalement régulé.
29:51Donc on a quelque chose
29:52qui est beaucoup plus stable
29:54dans le temps
29:54alors qu'aux Etats-Unis,
29:55avec l'arrivée de l'IA,
29:56d'ailleurs tous les Etats
29:57qui reçoivent
29:58des data centers,
30:00les habitants
30:01sont extrêmement mécontents
30:03parce qu'ils ont vu
30:03la facture effectivement
30:04monter très,
30:05très fortement
30:06plus les nuisances sonores.
30:08Il parait qu'il y avait
30:08beaucoup de bruit,
30:09oui, ça fait le bruit
30:09de l'océan,
30:10c'est pas mal,
30:11enfin le bruit de l'autoroute
30:12pour le dire autrement.
30:125 minutes.
30:13C'est un autrement,
30:13c'est un petit peu de l'autoroute.
30:13C'est un petit peu de l'autoroute.
30:14C'est un petit peu de l'autoroute.
30:14Merci.
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