Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 21 minutes
Lundi 18 mai 2026, retrouvez Francois Morgant (directeur, Deauville Green Awards), Maxime Chaumet (Directeur général, France Bois Forêt), Frank Mainard (Président, pôle de compétitivité de la filière forêt, bois, chimie, Xylofutur), Angelo d'Ambrosio (directeur général, Acer Europe du Sud) et Thibault Brecville (directeur général, Done) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:12Et voici le sommaire, c'est Angelo D'Ambrosio, le directeur général d'ACER Europe du Sud,
00:18qui sera l'invité du grand entretien aujourd'hui, 26 minutes, pour découvrir les actions menées par le géant taïwanais
00:24de l'informatique
00:25pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
00:27Mais d'abord, je reçois François Morgan, fondateur des Deauville Green Awards, compétition internationale de films engagés,
00:34où comment les émotions, les nouveaux récits peuvent devenir les leviers de la transition à quelques jours du carrefour international
00:42du bois à Nantes.
00:43Notre débat portera sur ce secteur, comment se porte-t-il, comment tient-il compte des conséquences du réchauffement climatique
00:50?
00:50Réponse dans une dizaine de minutes.
00:52Et puis, dans notre rubrique « Start-up et innovation », je vous présenterai Dawn, qui facilite le don aux
00:59associations des produits invendus ou des surstocks des entreprises.
01:02Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:11L'invité de ce Smart Impact, c'est François Morgan.
01:15Bonjour, bienvenue.
01:16Vous êtes le fondateur des Deauville Green Awards.
01:19C'est quoi ? C'est un festival, c'est ça ?
01:21Oui, c'est tout à fait ça. C'est un festival, un festival qui récompense le meilleur des films engagés
01:28pour la transformation environnementale et sociétale.
01:32C'est un festival où s'inscrivent des films qui viennent du monde entier.
01:38Alors, il a cette particularité, c'est qu'il est un peu hybride, dans la mesure où les films qui
01:43sont présentés sont à la fois dans trois compétitions.
01:47La compétition films d'entreprise, donc tout ce qui est communication d'entreprise.
01:52Des films qui sont publicitaires, des films de sensibilisation, comme peut faire l'ADEME, on en parlera peut-être tout
01:58à l'heure.
01:59Et puis, des films documentaires, télé et cinéma.
02:03D'accord, ce n'est pas seulement cinéma, c'est télé et cinéma. Pourquoi vous l'avez créé ? Il
02:07a quel âge, d'ailleurs, ce festival ?
02:09Alors là, on va fêter nos 15 ans, donc c'est une date un peu charnière.
02:15Il a été créé parce qu'à l'origine, je suis producteur d'audiovisuels, de films et d'entreprises, de
02:22publicités et de documentaires.
02:25Et je tournais pour l'Agence française de développement, dans des pays où la France participe à éviter la pauvreté
02:35en finançant des projets environnementaux.
02:38C'était il y a 15 ans et j'ai fait toute une série de mini-documentaires pour l'Agence
02:42française de développement et je ne trouvais pas de films, de festivals pour les présenter, pour valoriser.
02:49Parce que l'idée, à travers les Deauville Green Awards, c'est de valoriser toute cette production audiovisuelle, toute cette
02:55créativité.
02:56Alors, ce qui est intéressant, justement, d'avoir les 15 ans de recul, est-ce qu'il y a de
03:02plus en plus de films et de candidats ?
03:05Vous voyez ce que je voulais dire ? Est-ce que ce sont des contenus qui deviennent de plus en
03:08plus importants ?
03:08C'est incroyable, parce que quand on a commencé, il y avait une centaine de films.
03:11Finalement, c'était une production qui était assez rare.
03:15J'avais même vu une étude, les entreprises qui communiquaient sur ce qu'elles faisaient de bien, sur l'environnement
03:24ou sur les aspects sociétaux, étaient un peu vues de manière suspicieuse.
03:30Pourquoi elles communiquent ?
03:32Et aujourd'hui, ça a totalement changé.
03:35Aujourd'hui, c'est un axe de communication pour les entreprises qui est vraiment important pour embarquer et ses salariés.
03:43Et qui n'en fait pas, justement ? C'est ça le problème.
03:45C'est devenu tellement important que pratiquement toutes les entreprises communiquent autour de leurs enjeux environnementaux et sociétés.
03:54Pour le faire un festival comme le vôtre, il faut voir tous les films, quasiment.
03:58Non, non, mais aujourd'hui, ce n'est plus tellement le nombre qui compte, c'est comment on va raconter
04:03l'histoire.
04:04C'est ça qui est important.
04:05Et c'est là où notre festival, il est important, parce qu'il va récompenser les meilleures histoires.
04:11Alors, comment raconter l'environnement, comment raconter les enjeux sociétaux ?
04:15C'est plus autant la quantité.
04:17Il faut savoir juste qu'on a commencé par 100 films.
04:20Aujourd'hui, on est à plus de 400 films d'inscrits.
04:23Donc voilà.
04:23Heureusement, on a 80 jurés qui y travaillent et qui sont en train de terminer leur sélection.
04:30Est-ce qu'il y a des thématiques ?
04:33Et si oui, quelles thématiques guident cette édition 2026 ?
04:37Alors, déjà, on a une base solide de 15 catégories, qui vont de l'environnement aux aspects sociétaux, à l
04:44'éco-innovation.
04:46Donc, on se base en général.
04:51Chaque année, le festival, en fait, prend en compte les grands...
05:00Chaque année, on a la...
05:02On prend, pardon, j'ai...
05:04Donc, il y a des grandes catégories.
05:06Voilà, il y a des grandes catégories.
05:07Alors, ça peut être le...
05:08Alors, c'est les très grandes catégories, climat, droit humain, économie sur quel air ?
05:12Ou c'est même un peu plus précis que ça, en fait ?
05:14Oui, oui, c'est ça.
05:14C'est exactement ça.
05:16On part sur des catégories comme le climat, etc.
05:20Et chaque année, on organise aussi des tables rondes pendant ce festival et qui sont liées à ce que le
05:30gouvernement, chaque année...
05:32L'année dernière, en 2025, c'était la santé mentale qui était un des grands enjeux.
05:40Et cette année, ça continue.
05:42Parce qu'apparemment, en 2026, c'est toujours la santé mentale.
05:46Donc, on a organisé plutôt cette année une table ronde sur l'IA qui transforme beaucoup les métiers dans l
05:53'audiovisuel.
05:54Et également, les nouveaux récits, les tables rondes sur les nouveaux récits.
05:59Justement, sur ces nouveaux récits, on va parler du Grand Prix de la publicité l'an dernier qui a été
06:04remis à l'ADEME avec une pub qui avait fait couler beaucoup d'encre sur les dévendeurs.
06:07On va évoquer ça dans un instant.
06:11Mais ce que vous évoquiez à l'instant, c'est-à-dire les nouveaux récits.
06:16Pendant longtemps, on ne s'en est pas vraiment préoccupé de cette question-là.
06:19On disait, bon, ben voilà, il faut faire le constat.
06:22Il y a les scientifiques.
06:24On est dans un discours un peu anxiogène, parfois aussi culpabilisateur.
06:27Et j'y ai participé, d'ailleurs, comme d'autres.
06:30À quel point ils sont importants, ces nouveaux récits ?
06:32Ils sont essentiels.
06:32C'est un levier pour la transformation, pour nos nouveaux imaginaires.
06:39On pourrait imaginer avant les anciens récits.
06:43Les anciens récits, j'imagine, dans les années 60, 70, 80, c'est toute l'American way of life.
06:49Où, finalement, on voyait des films, des centaines de films de séries qui faisaient plutôt la promotion de la consommation.
06:58Il fallait avoir la voiture qui allait la plus vite, la plus grosse voiture, etc., etc., à consommer.
07:05Donc, aujourd'hui, on est plus en train d'essayer de changer un peu, à travers ces nouveaux récits, les
07:12mentalités,
07:13de manière à ce qu'on donne plus envie d'agir, on soit moins culpabilisant aussi,
07:20parce qu'il y a aussi beaucoup de films qui sont là aussi pour nous faire peur, qui sont anxiogènes.
07:25Et ce n'est pas forcément les meilleures idées pour faire bouger les gens.
07:29Ils font aussi grincer des dents, ou alors, vous voyez, je faisais ça, ils gênent un peu aux entournures.
07:34La campagne, les dévendeurs de l'ADEME, elle a provoqué des réactions assez fortes sur l'ADEME.
07:40Vous allez faire baisser la consommation, c'est une pub entre ces entreprises, etc., etc.
07:45Ça peut faire peur aussi, parce que l'économie, elle dépend aussi de la consommation, j'imagine.
07:53La campagne des dévendeurs, on est vraiment un exemple.
07:55C'est-à-dire que l'ADEME sensibilise le public à une consommation plus responsable.
08:02Et là, à travers cette publicité, oui, elle a crispé, à l'époque, le ministre de l'Économie qui a
08:11dit
08:11« Mais attendez, je reçois des appels de tous les commerçants, parce qu'on est en train de casser leur
08:18business. »
08:19Le dévendeur, il était là pour, pas comme un conseiller pour vendre, mais comme un conseiller pour éviter l'achat.
08:25Voilà, réfléchissez avant d'acheter.
08:26Voilà, typiquement, il y a le premier spot que j'ai pu voir, et j'en suis aussi vraiment un
08:32témoin fort,
08:33puisque juste avant, je m'étais acheté une petite ponceuse pour poncer mes volets,
08:37en disant « Allez, plutôt que de prendre un peintre, je vais le faire moi-même. »
08:41Je suis allé acheter ma ponceuse, j'ai essayé de poncer, j'ai vu qu'au bout d'une heure,
08:46je n'avais pas avancé,
08:47donc j'ai fait venir un peintre, et la campagne...
08:50C'est du vécu et ça me rappelle des souvenirs.
08:51Oui, carrément, la campagne raconte l'histoire d'un monsieur qui rentre dans un magasin de bricolage,
08:55comme j'ai fait quelques temps avant, et qui cherche le vendeur, qui lui dit « Ben non, moi je
09:01suis des vendeurs. »
09:02Tôt que d'acheter votre ponceuse, regardez, là vous pouvez la louer, c'est quand même plus intelligent,
09:06vous allez vous en servir combien de fois ?
09:08Voilà, donc j'ai une ponceuse qui est neuve, que vous pouvez proposer, que vous pouvez louer.
09:12Elle est neuve, elle est servie une heure, simplement, donc je lance un appel.
09:15Ce festival 2026 des Deux Villes Green Awards, il a un parrain prestigieux, c'est Yann Artus Bertrand.
09:22D'ailleurs, il va vous accueillir, je crois, pour la remise des prix à l'association.
09:25Oui, on a cette chance, c'est vrai que jusqu'à maintenant, jusqu'à l'année dernière même,
09:30précisément, le festival se passait à Deux Villes, pour des raisons diverses et variées,
09:37on s'est dit « Tiens, on va se rapprocher un peu de Paris ».
09:41Et Yann Artus Bertrand, que j'avais la chance de connaître, m'a proposé de faire le festival dans son
09:48château,
09:49parce que ce n'est pas son château, c'est un château qui est à l'intérieur du bois de
09:53Boulogne,
09:53qui est vraiment magnifique, avec une immense clairière,
09:56et tous les festivaliers l'année dernière qui ont eu l'occasion de venir m'ont dit
10:00« C'est super, c'est génial ».
10:03Aller à Deux Villes, il y avait aussi, c'est des moments un peu sympathiques, même très sympathiques,
10:08mais voilà, aujourd'hui, pour des facilités, Paris, c'est bien aussi.
10:13Est-ce que, vous nous avez dit, les films d'entreprise, la pub et les documentaires,
10:18il n'y a pas de fiction dans le festival ?
10:20Alors, à travers… Non, il y a des fictions, mais à travers un autre concours qui s'appelle le «
10:26Young Creative Awards ».
10:27On a trois concours, en fait, en parallèle, donc un concours jeune aussi, de 12-25 ans.
10:35Et donc, on essaye de rapprocher les jeunes, justement, des professionnels, pour qu'ils puissent avancer dans leur projet.
10:45Donc là, c'est quoi ? Ce sont des courts-métrages, c'est ça ?
10:47Oui, c'est ça, ce sont des courts-métrages de fiction, qui traitent, bien évidemment, soit des enjeux sociétaux, soit
10:53de l'inclusion, soit du climat.
10:56Et donc, c'est des concours qui amènent pas mal de jeunes.
11:01Un dernier mot, il nous reste une grosse minute, pour parler aussi des conditions de production de ces films.
11:06Est-ce que vous voyez, là, en 15 ans, des impératifs d'éco-production ?
11:12Alors, c'est énorme. Depuis 15 ans, déjà, on a vu que la qualité des films était, avait vraiment, on
11:20est plus proche du cinéma dans la qualité de l'image, dans la qualité de la narration, etc.
11:28Mais aussi, aujourd'hui, on ne produit plus comme avant, c'est-à-dire qu'on fait très attention à
11:33ce que, par exemple, un décor soit réutilisable,
11:36à éviter, par exemple, l'avion pour transporter l'équipe, on sera plutôt pour le train, pas l'éco-voiturage,
11:47mais le co-voiturage, exactement.
11:50Et puis, nourrir les équipes de films le plus possible avec des produits locaux et pourquoi pas végétariens, également.
11:59Donc, c'est vrai que ça conditionne, même, le CNC propose d'aider des subventions, donne des subventions aux films,
12:08à condition qu'ils respectent un minimum toute cette partie d'éco-production.
12:12Merci beaucoup, François Morgan.
12:14Le festival Deauville Green Awards se tient le 3 juin prochain, remise des prix à la fondation Good Planet à
12:21Paris.
12:22Voilà, on passe à notre débat. Comment se porte la filière bois ?
12:31La filière bois au programme de notre débat. Je vous présente tout de suite mes invités, Maxime Chaumet.
12:36Bonjour. Bienvenue. Vous êtes le directeur général de France Bois Forêt et Franck Ménard. Bonjour.
12:41Bonjour. Bienvenue à vous aussi. Vous êtes président de Xylo Futur.
12:43On va présenter vos organisations respectives. France Bois Forêt, pour commencer, en quelques mots.
12:48C'est une association à but non lucratif qui regroupe les organisations professionnelles de la filière.
12:53Donc notre rôle, c'est de faire le lien entre tous les maillons de cette filière,
12:58depuis les propriétaires forestiers, avec également les pépiniéristes, les reboiseurs, etc.,
13:03jusqu'à la chaîne de transformation, l'exploitation forestière et la transformation du bois.
13:07Notre rôle, il est donc de représenter les intérêts de la filière, notamment vis-à-vis des pouvoirs publics,
13:12mais également de financer des programmes. C'est vraiment une grosse partie de notre budget,
13:15tant sur la communication que sur la recherche du développement, et dont fait partie forcément l'innovation.
13:20Oui, on va parler beaucoup d'innovation dans notre débat. Xylo Futur, en quelques mots, François.
13:25Xylo Futur, ça a 20 ans. C'est le pôle de compétitivité, effectivement, de la filière Forêt Bois Chimie.
13:29Donc nous sommes, effectivement, avec France Bois Forêt, dans l'organisation, effectivement,
13:34de l'accompagnement des entreprises, autant en start-up, effectivement, que derrière des ETI
13:38ou des entreprises plus importantes, sur tout ce qui va tourner autour de le développement des innovations
13:42et la compétitivité, qui fait partie quand même des enjeux forts de notre filière.
13:46C'est un secteur qui pèse lourd, dans l'économie française ?
13:49C'est un secteur qui pèse assez lourd. Je dirais que c'est 24 000 emplois, si mes souvenirs sont
13:53bons.
13:54Un petit peu plus, maintenant.
13:55Oui, on est à 420 000 emplois.
13:57Ah oui, 420 000 emplois, c'est au global.
13:59La filière, voilà. Et on a une création de valeur d'environ 30 milliards d'euros par an
14:04sur la chaîne de valeur française.
14:06Effectivement, ça commence à peser assez lourd avec ce carrefour international du bois
14:10qui se tient là à Nantes du 2 au 4 juin. Rendez-vous évidemment important pour la filière.
14:14Comment elle se porte ? Je vous pose une question assez générale.
14:16Est-ce que c'est une filière qui va bien ?
14:18Je commence avec vous, Frédéric Ménard.
14:19Sur la partie de ce que nous, on voit sur le terrain, je dirais qu'elle se porte assez bien.
14:25On a de plus en plus de start-up, en tout cas de nouvelles entreprises qui se créent
14:29sur des dynamiques assez fortes dans la digitalisation, dans même le traitement du sol
14:33ou dans la partie construction.
14:35On a aussi de belles évolutions dans nos entreprises plus matures, bien évidemment.
14:40Beaucoup sur la construction bois, effectivement, qui reste quand même un des enjeux majeurs
14:43de notre développement.
14:43Et puis, on a quand même depuis quelques années un retour fort au niveau de nos siries.
14:49Mais globalement, sur l'intégralité de la filière, je pense qu'on est sur une montée en puissance,
14:54on va dire, qui s'évalue relativement bien sur ces dernières années.
14:57Est-ce que c'est un secteur qui est très sensible aux variations ou au contraire,
15:02qui a une croissance assez régulière ?
15:04En fait, je pense qu'il y a deux façons de voir les choses.
15:06Il y a effectivement le court terme.
15:08On est quand même dans une situation compliquée, il faut se le dire aussi.
15:12On a quand même une hausse des coûts de l'énergie, etc.
15:15Donc, il impacte directement la filière.
15:17Des contraintes réglementaires qui sont difficiles aussi et sur lesquelles on essaie d'agir.
15:22Donc, la situation à l'instant T, c'est compliqué.
15:25Mais on a quand même un horizon qui se dégage devant nous.
15:28Alors, horizon, il est quand même plus ou moins long.
15:29Mais si on regarde l'atteinte de la neutralité carbone à horizon 2050,
15:33qui est un petit peu notre boussole, les voyants sont ouverts pour la filière.
15:37Après, il y a des à-coups, effectivement, comme dans tout secteur.
15:40On ne va pas se mentir.
15:41Quand on a des droits de douane qui évoluent du jour au lendemain sans qu'on soit trop prévenu,
15:46forcément, ça a des impacts.
15:47On est très lié au marché de la construction.
15:50Un peu plus de 50% de la valeur qui est créée dans la filière, c'est pour la construction.
15:53On voit que le logement, etc., on est dans une période difficile.
15:57Mais là aussi, on voit qu'il y a des signaux qui veulent être lancés.
16:00Le ministre du Logement communique pour justement avancer sur le sujet.
16:04Donc, on estime qu'on a des signaux verts sur le plus long terme.
16:09On a des périodes parfois compliquées à passer parce que des questions géopolitiques ou autres qui rendent la situation difficile.
16:15Avec ces enjeux de décarbonation dont vous nous parliez, le bois représente 42% de la production d'énergie verte.
16:21C'est le syndicat des énergies renouvelables qui donne ces chiffres.
16:24On est loin devant l'hydraulique à 19%.
16:28Ce sont des chiffres qui datent d'il y a quelques années.
16:31Est-ce que les innovations, Franck Ménard, elles portent essentiellement, j'allais dire exclusivement, sur ces enjeux-là ou pas
16:38forcément ?
16:39Pas forcément.
16:40Je dirais que ça en fait partie parce qu'en fait, là, on travaille sur les enjeux de la décarbonation,
16:45sur des enjeux d'énergie avec, par exemple, le Club Pierrot Gazification.
16:48On traite des enjeux justement de traitement de la matière et des ressources pour aller peut-être plus utiliser des
16:53matières issues du recyclage que des matières purement forestières.
16:56Donc, on fait très attention sur ces enjeux-là technologiques.
16:59Et puis derrière, on va quand même sur beaucoup d'enjeux, je vous dis, liés à la digitalisation, c'est
17:02-à-dire mieux comprendre l'ensemble de l'espace dans lequel intervient notre forêt à travers des outils informatiques,
17:06tels que le LIDAR ou même plus puissants que le LIDAR, pour aller maintenant jusqu'à arriver à déterminer si
17:11effectivement un végétal va être atteint, fragilisé et effectivement aller derrière, même jusqu'au niveau des instances du sol.
17:18Donc, on essaye, et en tout cas, la recherche est mondiale de ce côté-là, mais en France, on travaille
17:22quand même beaucoup sur les sujets, d'avoir cette vision beaucoup plus large, en fait, que le simple enjeu énergétique
17:26qui reste un enjeu quand même assez majeur.
17:28Quand on parle de gestion durable des forêts, ça veut dire quoi concrètement ? Qu'est-ce que ça change
17:33?
17:33La gestion durable des forêts, alors c'est un concept qui a été inventé quand même en France et qui
17:38est aujourd'hui vraiment encadré, c'est une gestion des forêts qui permet de subvenir aux besoins des humains à
17:44l'instant T,
17:45sans compromettre l'usage futur des futures générations. Donc, l'encadrement se fait par le code forestier.
17:52Et donc, cette gestion permet ce qu'on voit aujourd'hui, une forêt en expansion d'une part et également
17:59un capital sur pied qui est en croissance.
18:01On a une forêt qui n'a jamais été aussi développée qu'aujourd'hui.
18:05Mais est-ce qu'on a évolué dans la façon, dans les choix qu'on pouvait faire dans le cadre
18:13de cette gestion durable des forêts ?
18:14Parce que si c'est planter exactement la même espèce partout, etc., ce n'est pas une bonne gestion durable
18:20des forêts.
18:20Alors, exactement. La gestion se fait en fonction de plusieurs choses. D'une part, des conditions climatiques.
18:27Donc, le changement climatique aujourd'hui nous impose, pas aujourd'hui, mais déjà depuis plusieurs années, à revoir aussi notre
18:33façon de gérer les forêts,
18:34tant sur la plantation que sur l'exploitation et sur la gestion au quotidien.
18:37Les propriétaires, puisque quand même, au final, c'est le propriétaire qui choisit ce qu'il veut planter, ce qu
18:41'il veut faire dans sa forêt,
18:42propriétaire qu'il soit public ou privé. 75% de la forêt aujourd'hui est privée, mais on a 25
18:47% de forêts publiques, forêts domaniales et de collectivités.
18:50Et, bien entendu, du fait du changement climatique, il y a des évolutions qui se font.
18:53Donc, on implante de nouvelles essences en France, puisqu'on le voit, on a certaines essences qui, aujourd'hui, sont
18:58vraiment impactées par le changement climatique.
19:00On voit que la forêt a de plus en plus de mal à capter du carbone parce qu'on a
19:06des températures trop chaudes en été,
19:07un manque d'eau aussi, puisqu'en fait, la photosynthèse, c'est quand même du soleil, mais également de l
19:12'eau.
19:12Et quand il y a un manque d'eau, voilà.
19:13Donc, on est obligé de planter des nouvelles choses et d'avoir des nouvelles façons de récolter,
19:17aussi parce qu'on entend bien que la société évolue et demande des choses nouvelles.
19:22Et donc, les gestionnaires, qui sont les conseils des propriétaires, tiennent compte de tout ça pour, justement, faire évoluer nos
19:31pratiques,
19:32toujours dans un cadre réglementé qui est celui du Code forestier, donc qui assure une gestion durable des forêts en
19:36France.
19:37Alors, je voudrais qu'on parle, Franck Ménard, de cette biomasse factory, parce que là, on est vraiment au cœur
19:41de l'innovation.
19:43Ça se passe près d'Angoulême.
19:44De quoi il s'agit ?
19:46En fait, le concept est simple.
19:48Aujourd'hui, dans le cadre de la décarbonation, justement, d'un industriel qui est Véralia,
19:52on va installer à proximité de lui, à 35 kilomètres, effectivement, une usine qui va traiter et manufacturer des bois
19:58venant de quatre secteurs d'activités différentes, la forêt, paysage, environnement,
20:02l'agriculture avec les cèpes de vignes, qui reste un vrai sujet pour le secteur du cognac, et puis les
20:07bois de recyclage,
20:07on va manufacturer ces produits pour en faire un combustible qui va rentrer dans une usine de pyrogasification
20:11pour injecter du gaz directement dans un four verrier.
20:15Donc, c'est un enjeu, effectivement, direct de décarbonation d'un industriel,
20:17et nous, on vient se coller à lui, à travers une unité, effectivement, de production, alors qu'on ne détient
20:22pas,
20:23mais pour arriver à, je dirais, traiter des produits du territoire,
20:26c'est-à-dire qu'on ne va pas dépasser et déborder le territoire de la Charente pour préparer des
20:31matières qui vont rentrer dans cette installation,
20:32et après, on va dire essaimer autour à travers l'ensemble des autres installations qui sont dans le territoire.
20:36Mais alors, c'est du bois de récupération ? C'est du bois qui est produit pour ça ?
20:40C'est juste pour bien comprendre.
20:41Oui, bien sûr. Alors, la part forestière, je dirais, de la Charente est relativement limitée,
20:45donc on va avoir peu d'impact sur la partie forestière.
20:48Par contre, sur nos enjeux de valorisation des bois, puisque là, on parle bien de valorisation,
20:52nos bois de recyclage, les bois de déchets, qu'on a toutes à chacun, effectivement,
20:56qu'on met toutes à chacun le week-end à la déchetterie, vont rentrer dedans,
20:59en plus la fraction ligneuse des déchets verts, puisque là aussi, nous produisons énormément de déchets verts,
21:04et derrière, tout ce qui tourne autour des cèpes vont nous permettre de manufacturer ces matières
21:08qui, normalement, auraient d'autres utilités ou feraient énormément de kilomètres pour être valorisées.
21:12Oui, c'était la question que j'allais vous poser.
21:13Qu'est-ce qui devienne ou qu'est-ce qui devenait sans cette Biomas Factory ?
21:17Alors, sur ce territoire, on va dire que pour être valorisé, certains produits font 500 kilomètres,
21:21ce qui est intolérable, on va dire aujourd'hui, dans l'ensemble de ce qu'on peut parler,
21:24vis-à-vis de la mobilité décarbonée aussi.
21:27Donc, l'idée, c'est de rester sur le territoire, de créer en même temps des emplois non délocalisables sur
21:31le périmètre,
21:32et puis d'avoir un outil, si vous voulez, qui soit à la hauteur des innovations d'aujourd'hui,
21:36entre le tri, toute la partie gestion laser, et tout ce qui va nous permettre de mieux segmenter les matières,
21:43puisque la version énergétique est un peu une version ultime,
21:46et on va dire qu'entre-temps, on a d'autres solutions à apporter sur la chimie du végétal,
21:49par exemple, en triant mieux certaines matières,
21:51ou même pour le panneau, pour aller rechercher des produits que les panneuteurs exigent aujourd'hui,
21:55de manière beaucoup plus segmentée.
21:57Donc, un outil industriel, en tout cas, qui est en plein développement.
22:00Donc, vous parliez d'emploi, est-ce que c'est un enjeu de la filière, le recrutement ?
22:04Est-ce que ce sont des métiers, les métiers de la forêt et du bois,
22:08qui ont, je ne sais pas, une bonne image,
22:11ou au contraire, il faut travailler cette image ?
22:13Enjeu majeur, on prend souvent dans notre filière,
22:18on dit qu'on a quatre grands enjeux dans notre filière.
22:20Le premier, c'est l'adaptation des forêts au changement climatique, on vient d'en parler.
22:23Le deuxième, c'est le développement des usages du bois et des capacités industrielles,
22:26notamment dans l'objectif de l'atteinte de la neutralité carbone.
22:29Le troisième, c'est le dialogue avec la société, on en a parlé,
22:32il y a des attentes de plus en plus fortes.
22:33Et le quatrième, c'est l'attractivité des métiers.
22:35On a une image qui est parfois, je ne vais pas dire injuste,
22:39mais de travail en forêt, dans des conditions difficiles.
22:42Donc l'innovation doit permettre aussi de renforcer cette attractivité,
22:45mais on a une filière qui est en croissance.
22:48Aujourd'hui, 420 000 emplois, on en a parlé tout à l'heure,
22:50on a fait quasiment plus de 50 000 emplois en sept ans.
22:54Donc il y a un développement de notre filière,
22:57et on estime aussi qu'on va avoir encore une croissance au cours des prochaines années,
23:00du fait de cette demande qui est censée être portée par la décarbonation de nos usages.
23:05Donc une filière qui offre des perspectives,
23:07notamment en termes d'emploi et à tous les niveaux,
23:10que ce soit en forêt, comme dans les usines de transformation du bois,
23:14quels que soient les échelons également.
23:16Donc c'est pour ça qu'au sein de la filière,
23:17on a engagé cette grande campagne depuis plusieurs années,
23:20Very Wood Métier,
23:21qui, tant sur le plan national que dans les territoires,
23:25en fait, on est présent dans différents salons,
23:27on est là pour montrer aux jeunes, comme aux moins jeunes,
23:29parce qu'on a aussi des carrières diversifiées,
23:31que toutes les portes sont ouvertes pour notre filière.
23:34Ça marche, cette campagne ?
23:35Ça marche.
23:36Alors aujourd'hui, on voit qu'on a déjà plus de 46 000 ETP créés en sept ans.
23:43Alors après, on a des périodes un petit peu plus difficiles de recrutement, etc.
23:46Mais en tout cas, on essaie de créer les conditions,
23:49on va dire plutôt ça comme ça,
23:50pour que l'emploi se fasse le mieux possible dans notre filière.
23:54Est-ce que vous êtes, Franck Ménard, dépendant,
23:56vous parliez du secteur du bâtiment,
23:58c'est vrai que le secteur du bâtiment,
24:00c'est un gros émetteur de gaz à effet de serre,
24:02mais un gros levier de décarbonation aussi,
24:04et le bois est l'un des enjeux majeurs du secteur du bâtiment aujourd'hui.
24:09Vous le ressentez ?
24:09C'est un réel enjeu, oui.
24:11De toute façon, les fluctuations du marché, elles sont intenses.
24:15Le marché du bâtiment va mal,
24:17effectivement, il y a beaucoup moins de, on va dire,
24:19d'actractivité ou de production,
24:21donc moins de production égale effectivement moins de déchets,
24:23moins de déchets égale moins d'utilisation des déchets,
24:25puisqu'en fait, c'est une boucle, ça part de la forêt,
24:27ça va sur la production,
24:28et puis effectivement, ça revient derrière dans la valorisation des matières.
24:31Donc oui, c'est une part importante,
24:34et c'est une part sur laquelle on a beaucoup encore à faire en France,
24:38en tout cas pour une meilleure compréhension des usages du bois dans la construction.
24:41On travaille beaucoup,
24:42France Bois Forêt et tous les acteurs qui travaillent autour en font partie.
24:46Le carrefour du bois, c'est effectivement l'élément majeur de l'année
24:49qui vient effectivement nous permettre de montrer toute cette attractivité.
24:52Donc c'est un enjeu fort, en tout cas pour notre filière.
24:55Ce carrefour international du bois qui se tient donc du 2 au 4 juin à Nantes.
24:59Merci à tous les deux d'avoir participé à ce débat.
25:02Il y a bientôt sur BeSmart for Change.
25:04C'est l'heure tout de suite du grand entretien de ce Smart Impact
25:07avec le directeur général Europe du Sud du géant de l'informatique, Acer.
25:17Prêt pour l'impact ?
25:19C'est la question que je pose chaque jour à une personnalité qui compte dans notre économie.
25:23J'accueille aujourd'hui Angelo D'Ambrosio.
25:25Bonjour.
25:25Bonjour.
25:26Le directeur général d'Acer Europe du Sud.
25:28On va donner juste deux chiffres concernant Acer.
25:32Le chiffre d'affaires 2025, c'est 7,6 milliards d'euros au niveau mondial
25:35avec une croissance de plus de 4%.
25:38C'est une entreprise taïwanaise au départ devenue un géant mondial.
25:43C'est ça Acer aujourd'hui ?
25:45C'est ça exactement.
25:45C'est une entreprise qui a 50 ans cette année,
25:48qui est effectivement née en Asie, à Taïwan,
25:51et qui s'est développée aujourd'hui, qui opère dans 160 pays.
25:54On est 9000 collaborateurs.
25:55Et effectivement, on est aujourd'hui le cinquième fabricant mondial d'ordinateurs dans le monde.
26:01Uniquement les ordinateurs ou il y a d'autres devices, comme on dit ?
26:05Oui, d'autres devices.
26:07Effectivement, c'est un peu ce qui symbolise un petit peu le développement récent de l'entreprise.
26:12On s'est beaucoup diversifié.
26:14Aujourd'hui, il y a à peu près plus d'un tiers de notre approche d'affaires
26:17et en dehors du PC, qui était notre corps de métier, qui est toujours notre corps de métier.
26:21Avec évidemment des enjeux de décarbonation.
26:24Décarbonation, c'est vrai que quand on regarde l'industrie, le monde numérique,
26:29c'est d'abord les produits, c'est d'abord ce qu'on achète pour accéder à l'univers numérique,
26:36qui porte le bilan environnemental.
26:39J'imagine qu'une entreprise comme INSER a fait son bilan carbone.
26:45Vous en êtes où ? Quels objectifs vous vous êtes donnés ?
26:48Effectivement, c'est l'un des enjeux de notre industrie.
26:52Alors effectivement, on a une feuille de route avec un agenda très clair,
26:55où effectivement, on s'est engagé à être, d'ici 2035,
27:01à utiliser à 100% d'énergie renouvelable et à être net carbone zéro en 2050.
27:07Donc un agenda, effectivement, assez long,
27:09mais c'est aussi ce qui traduit la complexité de notre industrie,
27:12où effectivement, on se rend compte qu'effectivement, c'est une chaîne globale.
27:16Je crois que c'est l'ADEME qui avait fait une analyse de notre industrie,
27:21qui avait identifié que 80% de la dette carbone, la dette grise,
27:26d'un ordinateur portable a été constituée avant le premier allumage.
27:31Donc effectivement, ça a induit qu'on doit travailler sur toute la chaîne
27:34pour essayer de tendre vers cet objectif,
27:36pour tendre vers cet objectif de zéro net carbone en 2050.
27:38On va rentrer dans le détail, effectivement, de ce qui est mis en place chez ACER.
27:42Vous disiez, c'est un groupe qui existe depuis 50 ans,
27:46qui a beaucoup d'agilité, de capacité d'adaptation.
27:51Ces enjeux de décarbonation, vous les avez vus apparaître quand ?
27:55Depuis quand ils font partie de la stratégie d'un groupe international comme ACER ?
27:59En fait, globalement, l'entreprise a un peu plus de 15 ans.
28:02En fait, notre président aujourd'hui actuel, Jason Chen, notre CEO taïwanais,
28:08avait une vue où, globalement, notre part de responsabilité
28:12était d'essayer d'allonger la durée de vie des produits.
28:15Donc, fort de ce constat, c'était de se dire,
28:18on a des actifs importants dans tous les pays,
28:20notamment en France, comme on a un centre de réparation basé en G,
28:23et qui étaient essentiellement utilisés pour réparer nos produits.
28:27Donc, on s'est dit qu'effectivement, notre devoir,
28:30et par rapport à cette dette carbone,
28:31c'est-à-dire qu'il fallait prolonger la durée de vie des produits.
28:34Donc, pour allonger la durée de vie des produits,
28:36ça revient aussi les maintenir plus longtemps,
28:38les réparer plus longtemps,
28:39assurer une disponibilité de pièces détachées plus longue.
28:41Donc, force de ce constat, depuis 15 ans,
28:43on travaille pour améliorer notre capacité de réparer,
28:47de réutiliser, reconditionner, recycler
28:50tous les produits que l'on produit,
28:53et pas forcément, d'ailleurs, que nous produisons aujourd'hui.
28:55Oui, d'ailleurs, vous parliez de ce...
28:57Je vais vous citer, être proche de nos clients,
28:59fait partie de l'ADN d'ACER,
29:00notre centre de réparation implanté à Angers,
29:01nous permet d'assurer un service réactif de qualité
29:03au plus près des utilisateurs.
29:04Comment ça marche, un centre de réparation comme celui-là ?
29:08Et est-ce que c'est dans nos...
29:09Enfin, j'allais vous dire,
29:10est-ce que c'est entré dans nos mœurs,
29:12de nous, clients, entreprises, utilisateurs,
29:16de se dire, tiens, on peut réparer son ordinateur ?
29:18Pas tout à fait.
29:19Ben non, on se rend compte que c'est pas tout à fait le cas,
29:22mais qu'on pense qu'effectivement, ça va s'accélérer.
29:25Je pense que l'aspect réglementaire aussi joue beaucoup.
29:28La législation évolue beaucoup pour inviter
29:30et inciter un peu plus à réparer.
29:32L'indice de réparabilité est aussi un marqueur fort
29:36pour les consommateurs,
29:36puisqu'on peut acheter son ordinateur
29:39en identifiant quels sont ceux qui sont plus réparables,
29:41donc potentiellement que je pourrais durer
29:43et garder plus longtemps.
29:45Donc, on éduque un petit peu le consommateur.
29:48Mais ce centre de réparation à Angers,
29:51vous voyez son activité augmenter
29:53ou alors finalement, c'est assez stable
29:55et on a du mal à changer nos comportements ?
29:57Pour ce sujet-là, à proprement parler,
30:01nous, on l'a transformé en centre de profit.
30:02Pendant longtemps, c'était un centre
30:05qui ne réparait que nos produits,
30:06que nos ordinateurs à serre.
30:08Aujourd'hui, c'est moins de 30%
30:09qui rentrent dans le centre et ce sont des produits à serre.
30:12Donc, on a développé ces activités de réparation,
30:14mais pas seulement à l'ordinateur portable
30:16parce que la technologie est intégrée
30:19dans beaucoup, beaucoup plus d'appareils
30:21et le savoir-faire de la réparation de l'électronique,
30:23il est assez similaire à ce qu'on fait pour l'ordinateur.
30:25Donc, on a mis à profit notre capacité à réparer,
30:27notre capacité industrielle à réparer
30:29à d'autres secteurs d'activité.
30:30Alors, je vais te donner quelques chiffres
30:33sur le secteur en général
30:35et sa capacité à s'embarquer dans l'économie circulaire.
30:3817% des déchets d'équipements électriques
30:41et électroniques produits à l'échelle mondiale
30:42sont collectés en vue d'un recyclage approprié.
30:45C'est le Global E-Wast Monitor qui donne ces chiffres.
30:49Et puis, autre chiffre, toujours la même source,
30:5240% des entreprises affirment
30:53qu'au moins deux tiers de leurs équipements
30:54seront conditionnés.
30:55C'est deux thématiques différentes.
30:57Je voudrais d'abord qu'on parle de la question
30:58de la collecte, du recyclage,
31:01de cette économie circulaire.
31:03Est-ce que c'est une réalité industrielle pour Acer ?
31:07Est-ce que vous avez intégré ça
31:09à votre logique, à votre stratégie ?
31:11En gardant nos centres de réparation,
31:13parce qu'on a neuf centres en France,
31:15vous avez cité celui de...
31:16En Europe, pardon,
31:17on a celui de Sud-Angers en France.
31:19On est dans cette dynamique-là.
31:22On a un centre de pièces étachées en Pologne
31:24qui nous permet de distribuer,
31:26d'assurer la disponibilité
31:27sur l'ensemble de ces réseaux de réparation.
31:29L'idée, c'est d'avoir des pôles industriels
31:31avec une grande capacité industrielle
31:32pour récupérer un maximum d'appareils
31:34ou pour les réparer,
31:36pour les reconditionner,
31:37les remettre en vente
31:38ou les recycler.
31:39Et aussi, parce qu'on sait
31:40que c'est une source de matière première,
31:43future,
31:44pour réutiliser dans les futures réparations
31:47ou de nouveaux appareils,
31:48tous ces appareils.
31:49Donc, du coup,
31:50on essaie d'être un peu vertueux
31:52dans cette démarche-là
31:53en l'industrialisant.
31:54Et on est la seule marque aujourd'hui,
31:57le seul fabricant d'ordinateurs
31:58à avoir cette vision-là,
31:59cette logique-là très intégrée
32:01et de développer cette capacité industrielle
32:03de réparer, maintenir et reconditionner.
32:05On parle de mines urbaines, notamment.
32:08Qu'est-ce qu'on trouve dans un ordinateur
32:09qu'on peut réutiliser après comme matériau ?
32:13Beaucoup de choses.
32:14Les cartes-mères,
32:15les mémoires,
32:16les disques durs,
32:18les écrans
32:18qu'on peut réutiliser
32:19dans les mêmes appareils.
32:21Il y a plein de...
32:23Alors, tout ce qui est un peu cosmétique,
32:24c'est très lié
32:25à un appareil proprement parlé.
32:26Donc, c'est peut-être des fois
32:27un peu plus compliqué.
32:28Mais tout ce qui est à l'intérieur,
32:30c'est des composants
32:30qui peuvent être interchangeables
32:31sur différents appareils.
32:32On va trouver du cuit,
32:33on va trouver...
32:35Les métaux.
32:36Les métaux rares,
32:37oui, effectivement.
32:37Alors là,
32:38ils sont plus difficiles à réutiliser
32:39parce qu'ils sont directement...
32:39C'est pour ça que vous posez la question.
32:41Ils sont directement intégrés,
32:42notamment aux cartes-mères.
32:45Donc là,
32:45c'est un sujet plus compliqué.
32:47Donc l'idée étant
32:48de réparer un peu ces cartes-mères.
32:51Donc on a une capacité industrielle
32:52aussi à essayer de réparer
32:54ces cartes-mères
32:55pour ne pas complètement jeter
32:56toutes ces pièces
32:58qui intègrent ces métaux rares.
33:00Ce numérique responsable,
33:01en fait,
33:02on pourrait appeler
33:02à utiliser ce vocable
33:04pour décrire
33:05ce dont on parle
33:06depuis une dizaine de minutes.
33:07Est-ce que c'est un argument économique
33:11parce que moi,
33:11je vais être très honnête,
33:13alors si,
33:14ça y est,
33:15le dernier ordinateur
33:16que j'ai acheté,
33:16c'était un ordinateur
33:17reconditionné,
33:18mais sinon,
33:18ce n'était pas forcément
33:19mon premier réflexe d'achat.
33:21C'est d'abord le prix,
33:22c'est d'abord la puissance,
33:23c'est d'abord les services
33:24qu'ils vont mettre offerts.
33:26Oui,
33:26mais c'est aussi...
33:27En fait,
33:28ça préfigure un changement
33:29aussi sur le marché
33:30de l'informatique
33:31où pendant très longtemps,
33:32c'était la course à la puissance.
33:34Effectivement,
33:34le besoin de puissance
33:35était le moteur de renouvellement.
33:37Je pense que,
33:38comme pour vous,
33:40l'idée,
33:41c'est d'avoir un produit fonctionnel
33:42qui fonctionne plutôt bien,
33:45qui a une grande autonomie.
33:47Les enjeux sont plutôt là
33:48et un produit
33:48qui est bien conçu
33:50dès le départ,
33:52normalement,
33:52sa durée de vie
33:52peut être plus ou moins longue
33:54et très longue
33:54et on essaie de l'étendre
33:55par rapport à ça
33:56et c'est un peu
33:57notre objectif,
33:59s'assurer qu'on puisse
34:00maintenir et assurer
34:01une durée de vie
34:02plus importante
34:03sur nos produits.
34:04Vous l'avez dit tout à l'heure,
34:06vous avez cet objectif
34:07d'atteindre 100%
34:08d'énergie renouvelable
34:09en 2035.
34:10donc c'est assez rapide.
34:13C'est dans moins
34:13d'une décennie maintenant.
34:15Vous en êtes où aujourd'hui ?
34:15Aujourd'hui,
34:16on est à peu plus de 60%.
34:17On a à peu près
34:18un an d'avance
34:19sur notre agenda.
34:20Donc on est plutôt content
34:22d'être sur le bon créneau,
34:24le bon trend
34:25pour atteindre cet objectif.
34:27Quand on travaille en France,
34:28c'est assez facile
34:29parce que l'énergie,
34:29elle est décarbonée
34:31grâce au nucléaire.
34:32C'est plus compliqué
34:32dans d'autres pays ?
34:33Ça l'est évidemment
34:34beaucoup plus compliqué.
34:35Donc il faut travailler
34:36un peu sur toute la chaîne.
34:37mais on a de la chance
34:38d'avoir un président
34:39taïwanais convaincu
34:40par la direction
34:41qu'on doit prendre.
34:43Et donc tout le monde
34:44est aligné dans cette logique
34:45quels que soient
34:47nos sites d'opération.
34:49Alors vous avez mis en place
34:49un programme qui s'appelle
34:50alors je vais prononcer
34:52mal,
34:52Heursion,
34:53voilà tout simplement.
34:54C'est quoi Heursion ?
34:55En fait Heursion,
34:56c'est une mission,
34:56c'est une initiative
34:57où comme je vous le disais,
34:58c'est qu'on est une chaîne.
35:00L'industrie informatique,
35:02beaucoup de la dette carbone
35:04est en amont.
35:04Donc il y a avec
35:06trouver les métaux rares,
35:07évidemment il faut
35:08qu'il y ait des grosses roches
35:09pour avoir quelques grammes
35:10de cuivre ou d'or
35:11dans les produits.
35:12Donc il faut essayer
35:12de travailler avec une chaîne
35:14de fournisseurs,
35:15de partenaires
35:15qui ont les mêmes objectifs
35:17que vous.
35:17Donc créer Heursion,
35:18c'est aussi s'assurer
35:20à essayer d'engager,
35:21d'avoir tous nos partenaires
35:22fournisseurs
35:23qui sont engagés
35:24avec la même logique que nous.
35:25Donc être vertueux,
35:26l'énergie renouvelable,
35:27plus précautionneuse
35:28dans l'utilisation
35:28des composants.
35:30Donc ça suppose
35:30de mobiliser
35:31l'écosystème d'Acer ?
35:34Alors c'est qui ?
35:35Ça va du fabricant,
35:37l'assembleur,
35:38on va dire l'usine
35:39qui assemble nos produits,
35:40celui qui nous fournit
35:41les emballages,
35:42celui qui nous achemine
35:43les produits,
35:44d'Asie jusqu'en Europe.
35:46Donc on travaille
35:46vraiment de travailler
35:47sur tous les pans
35:48de notre activité
35:49et de solliciter
35:50tout l'écosystème
35:51pour être plus vertueux.
35:52Parce que quand vous faites
35:53votre bilan carbone,
35:55le scope 3,
35:56c'est-à-dire les émissions
35:58indirectes,
35:59pèsent le plus lourd ?
36:00Ça pèse pour une bonne partie,
36:02effectivement.
36:03Comme je disais,
36:04quand je vous disais,
36:04la DEME,
36:05elle le résume plutôt bien
36:05quand on dit
36:0680% de la dette grise
36:07est en amont
36:08avant de démarrer son produit.
36:10C'est-à-dire qu'effectivement,
36:11c'est toute la conception,
36:13la conception d'une batterie lithium,
36:16créer des cartes mères
36:18avec du cuivre
36:19et ainsi de suite.
36:20C'est toute cette partie-là
36:21qui consomme un petit peu
36:23et qui crée cette dette carbone
36:25sur laquelle il faut qu'on travaille.
36:25Est-ce que ça suppose
36:27de se séparer
36:32de certains partenaires
36:33qui n'arrivent pas à suivre ?
36:34Comment ?
36:34Parce que ce n'est pas si facile
36:35en fonction de la taille
36:37de l'entreprise,
36:37en fonction de celui ou celle
36:39qui vous fournit des matériaux.
36:43Parfois,
36:44un géant donne des objectifs
36:46et puis ce n'est pas si simple
36:47pour les sous-traitants
36:48de suivre.
36:49C'est vrai,
36:50mais ça fait partie aussi
36:51de nos centres de responsabilité.
36:53Donc, c'est aussi notre devoir.
36:55Donc, en tant que leader,
36:57un des leaders mondiaux informatiques,
36:59de donner ces directives-là.
37:01Oui, parce que ça donne une impulsion
37:03et tout le monde doit suivre
37:05d'une certaine façon.
37:06D'une certaine façon, oui.
37:07En tout cas,
37:07s'ils veulent nous accompagner
37:08dans la logique
37:09qu'on souhaite mener et entreprendre,
37:12ça va de soi, effectivement, oui.
37:14Alors, il y a un principe
37:15dans ce grand entretien,
37:16c'est que l'invité de la semaine précédente
37:18pose une question à celui ou celle
37:19qui va lui succéder.
37:20À votre place,
37:21il y avait Frédéric Coirier,
37:22le PDG du groupe Poujoula.
37:24On l'écoute.
37:25Bonjour Angelo.
37:26J'ai une question
37:28avec deux sujets à vous poser.
37:30Le premier,
37:31c'est à l'heure, effectivement,
37:32où les budgets informatiques
37:33de nos entreprises
37:34sont en forte croissance
37:36et où on parle
37:37de développement durable.
37:38Comment est-ce que vous travaillez
37:40sur la durabilité de vos produits,
37:42sur l'extension,
37:44surtout pas, en tout cas,
37:46d'obsolescence programmée,
37:47et comment vous recyclez,
37:49d'une certaine façon,
37:50l'ensemble des produits
37:52qui peuvent atteindre
37:52un âge de 3 ans,
37:534 ans, 5 ans,
37:54pour peut-être avoir
37:55un usage supplémentaire
37:57au plus longtemps
37:58dans nos entreprises
37:58et auprès du grand public ?
38:00Alors, sur la durée de vie,
38:01tiens,
38:02c'est une vraie question de curieux,
38:03je rejoins sur la question
38:05de Frédéric Coirier.
38:08Elle a vraiment progressé,
38:09la durée de vie
38:10de nos ordinateurs ?
38:11Énormément,
38:12énormément.
38:15Je n'ai pas envie
38:16de revenir à la préhistoire
38:18de l'informatique,
38:18mais la jeunesse
38:20était très mécanique.
38:21Il y avait des lecteurs,
38:22si vous avez connu,
38:23enfin, moi,
38:23j'ai connu les lecteurs CD.
38:25J'ai connu forcément,
38:26je suis plus vieux que vous.
38:27Donc, il y avait
38:27beaucoup de mécanique
38:28et on est passé
38:29à beaucoup de numérique
38:30et donc,
38:31beaucoup d'intégration.
38:32Donc, mécaniquement,
38:36ça a réduit
38:37le taux de panne,
38:38notamment sur les produits
38:39transportables,
38:39mobiles,
38:40moins de chocs,
38:40il y avait
38:41la qualité
38:42s'est grandement améliorée
38:45et aussi,
38:46la partie logicielle
38:47s'est aussi
38:47un peu stabilisée.
38:48Comme je vous le disais,
38:49c'est que la puissance,
38:50la logique de puissance
38:51est à moins
38:52le driver premier
38:53de notre industrie
38:54donc le cycle
38:55a plutôt tendance
38:56à s'allonger
38:57grandement.
38:58Le challenge
38:58était de fournir
38:59les pièces détachées
39:00et de maintenir les produits
39:00comme nous le faisons
39:01en tant qu'ACER,
39:03nous voulons contribuer
39:04plus fortement.
39:05Mais on a beaucoup critiqué
39:07et sans doute
39:08en partie à juste titre
39:09le secteur informatique
39:10sur l'obsolescence programmée
39:11et c'est aussi lié
39:13à nos comportements.
39:14On est rentré
39:15dans cette consommation-là,
39:16c'est peut-être
39:16un peu plus vrai
39:17pour les smartphones,
39:19mais on est rentré
39:20dans cette consommation-là
39:21par une logique
39:21de nouveauté,
39:23d'innovation,
39:24chaque année ou presque
39:25il fallait le nouveau modèle.
39:27Oui,
39:28mais c'est aussi
39:29ça proposait
39:30d'autres loisirs,
39:31d'autres possibilités.
39:32Cette évolution technique
39:33nous permettait
39:34de passer vraiment
39:35à une nouvelle ère.
39:36Donc,
39:36on a été tellement rapide
39:38effectivement
39:38dans 15-20 ans,
39:40on avait cette tendance
39:42effectivement un peu
39:42comme les smartphones
39:43à renouveler
39:44très fréquemment,
39:452-3 ans les appareils.
39:46Aujourd'hui,
39:47on va être entre 6-8
39:48et on tombe de plus en plus
39:50vers le 8,
39:50ce qui commence
39:51à être un peu plus vertueux.
39:53Et dans les clients,
39:57les entreprises,
39:58les entreprises de service
39:59ou des grandes entreprises
40:01qui sont clients de l'Acer,
40:02est-ce que justement
40:04elles vous demandent
40:05une gamme de reconditionnés
40:06ou est-ce qu'il y a
40:08une pression là-dessus ?
40:09Non,
40:09on est aussi dans cette logique
40:10où on essaie
40:11à chaque fois
40:12de plus identifier
40:14à qui se destine cet appareil.
40:16Donc effectivement,
40:17en réfléchissant un peu
40:17de cette façon-là,
40:18les besoins de puissance
40:20et de matériel
40:20peuvent être un peu différents.
40:22Donc si vous avez besoin
40:23de de grandes normes
40:24puissances de calcul
40:25et qui,
40:26pour faire votre métier
40:28ou en tout cas
40:28améliorer votre métier,
40:30nécessitent peut-être
40:31de dernière technologie,
40:32un renouvellement plus rapide.
40:34Si vous êtes
40:35en simple productivité,
40:36juste surfer
40:37ou de l'applicatif,
40:39un PC qui est un peu
40:41moins récent
40:41et qui est devenu
40:42plus longtemps
40:43peut suffire.
40:45Donc du coup,
40:45il y a des entreprises
40:46elles-mêmes
40:46qui commencent
40:48à avoir une logique,
40:49une règle générale
40:51qui s'applique à un ensemble
40:52des employés
40:53mais qui commence
40:54à être traitée
40:54au cas par cas
40:55et qui intègre
40:56effectivement cette logique
40:57de reconditionner.
40:59Alors il y a
40:59le deuxième aspect
41:00de la question
41:01de Frédéric Poirier
41:01sur le recyclage.
41:02Il y a une gamme
41:03chez Acer
41:04qui s'appelle Véro.
41:05qui est souvent citée
41:06comme un exemple
41:07d'éco-conception.
41:08Je veux bien
41:08que vous le disiez
41:09en quoi elle se différencie
41:11d'une autre gamme
41:12de l'entreprise.
41:14Cette gamme
41:14elle est née
41:14il y a 5 ans
41:15de l'idée
41:16où il fallait
41:17notre président
41:18toujours
41:18est venu avec l'idée
41:19de dire
41:20il faut essayer
41:20de remettre en cause
41:22notre façon
41:23de produire
41:24des ordinateurs
41:24de concevoir
41:25des ordinateurs.
41:26Donc on a voulu
41:26intégrer très rapidement
41:27du PCR.
41:29On a commencé
41:29il y a 5 ans
41:30avec 20% de PCR
41:31de plastique
41:31de post-consommation
41:33donc du plastique
41:33recyclé.
41:34Le challenge
41:35était en intégrant
41:36du plastique
41:37il fallait garantir
41:38quand même
41:38une durabilité
41:38une résistance
41:39une qualité du produit.
41:41Donc aujourd'hui
41:41on en est
41:41à la 6ème génération
41:425ème génération
41:44on a atteint
41:44la 6ème
41:44en cette fin d'année
41:46on atteint
41:47jusqu'à 70%
41:48de plastique recyclé.
41:49Donc l'idée
41:49était de dire
41:50on va essayer
41:50de concevoir
41:51un produit différemment
41:52utiliser du plastique
41:53recyclé intérieur
41:54et garantir
41:55la durabilité
41:56de l'appareil.
41:57On a retiré
41:57tous les traitements
41:58de peinture
41:58on a standardisé
41:59les vis
42:01pour accéder
42:02aux pièces
42:02importantes
42:03pour la maintenance
42:04ou l'amélioration
42:05du produit
42:05comme le stockage
42:06ou la mémoire
42:07et donc
42:08tout le carton
42:10tout l'emballage
42:11est 100% recyclable
42:12on essaie d'utiliser
42:13des transports green
42:13aussi pour ce produit
42:14et le dernier en date
42:15est carbone neutre
42:18aussi
42:18donc du coup
42:19on a travaillé
42:20sur la contribution positive
42:22pour avoir
42:23délivré un produit
42:24qui est un empreint
42:25de carbone
42:25à 0%
42:26pour les consommateurs.
42:27contribution positive
42:28par exemple
42:30pour cet ordinateur
42:31on a un partenariat
42:32avec Plastic Bank
42:33qui est une organisation mondiale
42:36qui est basée en Asie du Sud-Est
42:37qui collecte
42:38les bouteilles
42:39dans la mer
42:39des plastiques
42:40donc l'idée
42:41c'est d'acheter
42:42toutes ces plastiques
42:43collectées dans l'océan
42:45et de transformer
42:46ces bouteilles
42:46pour les intégrer
42:47dans l'appareil
42:47notamment
42:48on l'utilise beaucoup
42:49pour les touchpads
42:49vous savez
42:50au milieu de l'ordinateur
42:50donc c'est notre
42:52contribution positive
42:53notamment
42:54pour avoir
42:55une empreinte carbone 0.
42:56je vais me dire
42:57que mon touchpad
42:57il est en plastique recyclé
42:59ce sera
43:00bon pour mon moral
43:01est-ce que c'est plus cher
43:03d'éco-concevoir un produit
43:05est-ce que c'est forcément
43:06un peu plus compliqué
43:07donc plus cher
43:07ça l'est plus
43:09ça l'est plus compliqué
43:10c'est plus cher
43:11et aussi une logique d'échelle
43:12parce que l'industrie
43:13PC
43:15malheureusement
43:17on a toujours pensé
43:18qu'il fallait fabriquer plus
43:20pour être moins cher
43:21et donc
43:22on allait effectivement
43:23sur la course à l'échelle
43:24donc quand on est sur
43:25des produits
43:26et que conçus
43:26l'échelle est un peu plus petite
43:27donc évidemment
43:29le coût est un peu plus élevé
43:30sur ce recyclage
43:33est-ce que
43:34il y a une filière
43:35de recyclage
43:36alors là je parle
43:37d'ordinateur en fin de vie
43:38qu'est-ce qu'on en fait
43:40et quel rôle
43:41ACER joue pour
43:42je ne sais pas
43:42structurer
43:44structurer une filière
43:45nous on a
43:46nos centres
43:47de réparation
43:47qui sont potentiellement
43:48un centre de collecte
43:49où on peut récupérer
43:50on ne récupère pas
43:51tous les appareils
43:52les nôtres
43:52et ceux avec qui
43:54on a
43:55une collaboration
43:56un partenariat
43:57pour cela
43:57donc l'idée
43:58c'est de
43:59un récupérer
43:59ces produits
44:00soit les reconditionner
44:02pour les remettre en vente
44:02donc les redistribuer
44:03donc il y a un audit
44:04de l'ordi
44:05de l'appareil
44:06pour voir si oui ou non
44:07on peut encore prolonger
44:08sa durée de vie
44:10et le reproduire
44:11et sinon
44:11on le dépiaute
44:13on le dépiaute
44:13on le désosse
44:14on le désosse
44:15on le désosse
44:16complètement
44:16et les pièces
44:17qu'on peut réutiliser
44:18l'écran
44:19ou d'autres pièces
44:22on les réutilise
44:22pour des futures réparations
44:23ou on les lance
44:25dans la filière
44:25de recyclage
44:27en France
44:28et alors
44:29les ordinateurs
44:30de cette gamme Vero
44:31dans X années
44:32je ne sais pas
44:33une décennie
44:34ils seront beaucoup
44:34plus facilement
44:35un réparable
44:37et deux démontables
44:38c'est l'objectif
44:39c'est un objectif
44:40comme je l'ai dit
44:41il intégrait
44:41dès le départ
44:42cette logique de modularité
44:44de réparation
44:45on va essayer
44:46d'aller plus loin
44:46les équipes à Taïwan
44:48travaillent ardemment
44:49sur le sujet
44:49pour aller plus loin
44:50encore dans cette logique
44:52de modularité
44:53de réparation
44:53soit simplifier
44:55la réparation
44:56par des tiers professionnels
44:57ou même par un
44:59simple consommateur
45:00ça veut dire
45:01de pouvoir remplacer
45:02simplement
45:03une pièce
45:04un module
45:04de l'ordinateur
45:05tout à fait
45:05ce qui est quasiment impossible
45:06sur des ordinateurs
45:08qui ont été conçus
45:09il y a une dizaine d'années
45:10ou une quinzaine d'années
45:11oui
45:11et aussi
45:13la difficulté
45:14c'est qu'on a une pression
45:15entre guillemets
45:16de mode
45:17sur les ordinateurs
45:18on veut des produits
45:19ultra fins
45:19ultra légers
45:20donc la miniaturisation
45:22à l'instar des smartphones
45:24globalement
45:24c'est un peu
45:24l'ennemi
45:25de cette éco-conception
45:28où effectivement
45:29on essaie d'intégrer
45:30un maximum
45:30et donc l'idée
45:31c'est d'essayer de se dire
45:32qu'on va garder
45:33cette légèreté
45:34cette finesse
45:34mais essayer d'intégrer
45:35cette modularité
45:36l'union européenne
45:37impose de plus en plus
45:39de normes
45:40de régulation
45:41notamment de régulation
45:42environnementale
45:42vous le prenez comment ?
45:44vous le prenez comme une contrainte
45:45ou comme une
45:46bon de toute façon
45:47il n'y a pas le choix
45:47ou comme une opportunité ?
45:49comment c'est perçu
45:49par un groupe international
45:50comme Assel ?
45:52très clairement
45:52nous le voient comme une opportunité
45:54en faisant le choix
45:55de garder aussi
45:56encore une fois
45:56nos centres de réparation
45:58de changer notre façon
45:59de concevoir nos produits
46:01pour nous c'est une aubaine
46:02c'est des futures
46:03même d'ailleurs
46:03des futures barrières
46:04à l'entrée
46:04pour qui voudrait se lancer
46:06dans l'IT
46:07si on n'a pas cette structure
46:10cette méthodologie
46:11ce process
46:11ça va être plus compliqué
46:13demain
46:13donc nous on le voit
46:14comme une vraie opportunité
46:15est-ce que ça vous a
46:16concrètement obligé
46:18à changer un certain nombre
46:19de process
46:20justement
46:21de fabrication
46:22ou d'intégrer
46:24des logiques
46:25de durabilité
46:27de recyclage
46:27oui évidemment
46:28et ça nous permet
46:29de repousser ses limites
46:30et c'est comme je disais
46:32pour le PCR
46:32c'est que dans les logiques
46:33d'apprentissage continu
46:34la réglementation
46:36l'indice de réparabilité
46:38de durabilité
46:40sont aussi
46:40un peu des certifications
46:42des normes
46:43des standards
46:43qui nous challengent un peu
46:45et donc c'est aussi ça
46:46qui est intéressant pour nous
46:47en tant que fabricants
46:47et alors la logique
46:49on en a déjà parlé
46:50mais avec ces centres
46:51de réparation
46:52on a cité celui d'Angers
46:53vous nous disiez
46:54qu'il y en avait
46:55la logique c'est qu'ils soient
46:56au plus près des clients
46:56c'est-à-dire on va pas faire faire
46:57des centaines
46:59ou des milliers de kilomètres
47:00à un ordinateur
47:01pour qu'ils soient réparés
47:01oui c'est aussi dans cette logique
47:02d'empreinte carbone
47:03alors on va pas faire effectivement
47:05expédier un produit
47:07en Allemagne
47:08ou en Pologne
47:08aussi
47:09il peut être réparé
47:10maintenu
47:10à Angers
47:11tout près des consommateurs
47:12est-ce que ça veut dire
47:13qu'il va
47:13alors par exemple
47:14pour votre secteur
47:16Europe du Sud
47:16qui est très très vaste
47:18ça veut dire
47:19que vous êtes plutôt
47:19dans une logique
47:20à imaginer
47:21ouvrir de nouveaux centres
47:22de réparation
47:23ou alors
47:24vous considérez
47:25que le maillage
47:25est déjà suffisant
47:26le maillage
47:27peut être suffisant
47:28parce qu'on a une logique
47:28aussi industrielle
47:30c'est-à-dire qu'il faut essayer
47:31d'avoir une grande capacité
47:34à maintenir
47:35et à pouvoir récupérer
47:36à un seul point
47:37un maximum d'appareils
47:39pour derrière
47:40les redistribuer
47:41là où on en a besoin
47:42ou aussi gérer
47:43plus facilement
47:44la chaîne
47:44le chaînon
47:46de la chaîne de recyclage
47:47des produits
47:47alors on a beaucoup parlé
47:49effectivement
47:49de ces produits
47:50de l'impact carbone
47:50de la fabrication
47:51parce que c'est le plus important
47:52mais c'est vrai
47:53qu'avec le développement
47:55du cloud
47:55et de l'intelligence artificielle
47:56on sait aussi
47:57que cette partie-là
47:59a des conséquences
48:00avec un impact énergétique
48:01qui est exponentielle
48:03comment vous l'intégrez
48:05à la stratégie
48:07d'ACER ?
48:09globalement
48:10on essaie
48:10de l'intégrer
48:11de rendre
48:12nos produits
48:13un peu plus frugaux
48:14entre guillemets
48:15alors ça veut dire quoi ?
48:16l'idée c'est
48:18au-delà
48:19de la logique
48:19de matière
48:20des produits
48:21plus intelligents
48:23sur la consommation
48:24d'énergie
48:25sur la puissance
48:26déployée
48:27nous à TACACER
48:28on essaie d'avoir
48:29la gamme
48:30la plus large possible
48:30pour aussi
48:31donner des devices
48:32qui correspondent bien
48:33aux bons usages
48:34aux bonnes cibles
48:34alors qu'effectivement
48:35avoir un produit
48:36avec un maximum
48:38de puissance
48:38évidemment ça couvrira
48:39les besoins
48:40de tout le monde
48:40parce que c'est vraiment
48:41nécessaire à tous
48:42donc l'idée
48:43c'est de travailler
48:43un peu sur cette logique
48:44de largeur
48:46d'offres
48:47et avec
48:48des conceptions
48:49de consommation
48:50électrique
48:51énergétique
48:51un peu différentes
48:52et à l'intérieur
48:53du groupe
48:54l'intelligence artificielle
48:56quelle place
48:57elle prend
48:58elle est déjà
48:59très présente
49:01elle monte en gamme
49:03l'intelligence artificielle
49:04c'est très très vaste
49:06on l'intègre
49:08dans le groupe
49:08dans pas mal
49:09d'activités
49:10on a une filiale
49:11qui s'appelle
49:12ACER Medical
49:12par exemple
49:14on utilise
49:15l'intelligence artificielle
49:16pour aider
49:17la détection
49:17du diabète
49:18donc avec une photographie
49:20dans l'oeil
49:20effectivement
49:20avec des calculs
49:21on essaye de maximiser
49:23la connaissance
49:23et d'essayer
49:24d'identifier
49:25de faire un pré-filtre
49:27avant l'intervention
49:28d'un médecin
49:28pour l'aider
49:29à diagnostiquer
49:30le diabète
49:31on a aussi
49:31les parkings intelligents
49:32on utilise
49:33dans les villes intelligentes
49:34en Asie
49:34du Sud-Est notamment
49:35on a des parcs mètres
49:36qui intègrent aussi
49:38de la prédiction
49:38de l'information
49:40tous les bornes
49:41de parcs mètres
49:42sont connectées
49:43entre elles
49:43et donc on essaye
49:44de prédire
49:45pour les personnes
49:46qui circuleraient
49:47dans les rues
49:47une place disponible
49:49à un instant
49:49ou à un autre
49:50qui pourrait éventuellement
49:52par expérience
49:53se libérer
49:54et donner cette logique
49:56d'apprentissage continu
49:57et sur l'IA générative
49:58qui rentrait
49:59à toute vitesse
50:00dans nos usages
50:01de citoyens
50:02et de consommateurs
50:02elle est utilisée
50:05par aux collaborateurs ?
50:07Elle est évidemment utilisée
50:08par les collaborateurs
50:09même si on pourrait se dire
50:11qu'il faut l'encadrer
50:11mais toujours
50:12mais effectivement
50:13elle est très utilisée
50:16comme chaque individu
50:18en fait
50:18et on essaie de
50:19Vous avez pu anticiper ça ?
50:21Vous avez dit
50:22ça y est tout le monde
50:23l'utilise
50:24il faut qu'on l'encadre ?
50:25Je pense que ça a pris de court
50:27un peu tout le monde
50:27c'est évident
50:29l'idée c'est de ne pas
50:31de le diaboliser
50:32l'idée c'est d'en faire
50:34un bon usage
50:34mais c'est un peu comme tout
50:36c'est une forme d'éducation
50:37d'ailleurs que
50:38comme on parlait
50:39on n'en a pas parlé
50:40mais
50:41l'outil
50:42l'épaissez
50:43entre les mains
50:43des jeunes enfants
50:44des jeunes adultes
50:45comment on s'assure
50:46qu'ils nous en font
50:46un bon usage
50:47comment l'encadrer
50:48l'IA
50:48c'est aussi le même sujet
50:50donc comment on s'assure
50:51qu'on a les bonnes pratiques
50:52même au sein des entreprises
50:53Merci beaucoup
50:54Angelo D'Ambrosio
50:55à bientôt sur
50:56BISMARTFORTAIN
50:57On passe à notre rubrique
50:58Smart Ideas
51:00une start-up
51:01éco-responsable
51:02à l'honneur
51:02comme tous les jours
51:10Smart Ideas
51:11avec Thibaut Brickville
51:12bonjour
51:12bienvenue
51:13vous êtes le directeur général
51:14de Donne
51:15entreprise créée en 2020
51:18que vous en avez pris la direction
51:20il y a un peu plus d'un an
51:21c'est quoi Donne ?
51:22Donne c'est une société française
51:25basée à Lille
51:26qui intègre 40 collaborateurs
51:29Donne est née d'un constat simple
51:31mais certes alarmant
51:32à savoir qu'en France
51:34chaque année
51:34on estime à 4 milliards d'euros
51:37les marchandises
51:39ou des surstocks
51:40ou des invendus
51:41qui dorment dans des entrepôts
51:43et Donne propose une solution
51:46auprès des entreprises
51:47à savoir apporter une valeur
51:51à ces invendus
51:53à ces surstocks
51:54via le don auprès d'associations
51:56comment ça marche ?
51:57le fonctionnement c'est quoi ?
51:59c'est une plateforme ?
52:00vous faites matcher
52:01les entreprises et les associations ?
52:04oui c'est ça
52:04l'idée c'est
52:05déjà on a développé une plateforme
52:07développée en interne
52:09et donc ça permet
52:11de mettre en relation
52:13les entreprises
52:15et les associations
52:16donc les entreprises
52:17ont ces surstocks
52:18à écouler
52:20et les associations
52:21ont des besoins
52:22des besoins en ressources
52:25matérielles
52:25financières
52:26pour mener à bien
52:28leur mission
52:28et donc cette plateforme
52:30ne permet pas
52:31que la mise en relation
52:32elle permet aussi
52:33d'identifier les stocks
52:35auprès des entreprises
52:35qui peuvent bénéficier
52:37aux associations
52:38mais également
52:39assure une traçabilité
52:42une traçabilité administrative
52:44et également fiscale
52:45effectivement
52:46moi je
52:47c'est pas un chiffre
52:48que je découvre
52:49mais il m'étonne
52:50quand même toujours
52:51comment des entreprises
52:53peuvent laisser dormir
52:53autant de valeur
52:554 milliards d'euros
52:56c'est gigantesque
52:56alors oui
52:57ça paraît énorme
52:59ça s'explique comment ?
53:00ça s'explique comment ?
53:01soit
53:02puisque c'est hors catalogue
53:04soit c'est des retours clients
53:05mais également
53:06du textile
53:08passé de mode
53:08voilà
53:09il y a énormément de raisons
53:11pour lesquelles
53:12les entreprises
53:12ne parviennent pas
53:13à vendre leurs marchandises
53:15ça peut aussi être
53:16des produits semi-finis
53:18ou de la matière première
53:18qui ne sert plus
53:19par exemple
53:20sur des chantiers
53:21voilà
53:22il y a beaucoup de raisons
53:23à avoir du surstock
53:25les principaux défis
53:27que vous devez relever
53:28parce que votre modèle
53:29il repose
53:29on l'a bien compris
53:30sur la logistique
53:31sur la coordination
53:32entre plusieurs acteurs
53:33c'est quoi les défis
53:35opérationnels
53:35concrets
53:36que vous devez relever ?
53:37déjà aujourd'hui
53:37on constate
53:39qu'il y a une mauvaise maîtrise
53:41du dispositif du don en France
53:42donc il y a une méconnaissance
53:43donc notre premier défi
53:44c'est de lever ce frein là
53:46d'accélérer l'adoption
53:48en fait
53:48du don
53:49mais également
53:50renforcer la pédagogie
53:51autour justement
53:52de ce dispositif
53:52de mécénat d'entreprise
53:54et puis
53:55de bien expliquer aux entreprises
53:57que
53:57donne est là
53:58pour simplifier
54:01ces démarches
54:02et de
54:03de leur faire bénéficier
54:05aussi d'un gain de temps
54:06mais également
54:07aussi un gain d'argent
54:08en revalorisation
54:09en revalorisation
54:10c'est bien
54:10oui parce que là on parle
54:11de mécénat d'entreprise
54:12donc ça veut dire
54:12une défiscalisation
54:13d'une partie du don
54:14c'est ce qu'il faut bien
54:16avoir en tête
54:16exactement
54:17si vous avez des surstocks
54:18vous pouvez intégrer
54:20cette dimension
54:21exactement
54:21en fait il y a trois dimensions
54:22il y a la dimension sociétale
54:25via les associations
54:26on vient en aide
54:27aux associations
54:29et aux populations
54:30dans le besoin
54:31environnementale
54:31puisque
54:32en passant par donne
54:34vous
54:34vous
54:35vous évitez la destruction
54:38en donnant
54:39et effectivement
54:40il y a cette dimension économique
54:42avec ce dispositif fiscal
54:43qui permet
54:43de faire bénéficier
54:45aux entreprises
54:46d'une réduction
54:47jusqu'à 60%
54:48de la valeur du don
54:48quels sont
54:49les
54:49les objets
54:51ou les matières
54:52ou les produits
54:53les plus donnés
54:54finalement
54:55si vous faites un peu
54:55le bilan
54:57puisqu'on est à 5-6 ans
54:58d'existence de donne
54:59c'est les vêtements
55:00dont vous parliez
55:01c'est quoi ?
55:02alors c'est tout type de produit
55:03et donne est spécialisé
55:04dans le don
55:05de produits non alimentaires
55:06ok
55:07donc on va parler
55:08de tout type
55:10de bien
55:11que ce soit effectivement
55:13du textile
55:13ça peut être
55:14du produit d'entretien
55:15des produits de bricolage
55:16de jardinage
55:17de construction
55:18ça peut être aussi
55:20des plantes
55:22on travaille aussi
55:23avec des pépinières
55:23voilà
55:24il y a vraiment
55:25tout type de produit
55:27qui ne sont
55:27bien évidemment
55:28pas frappés
55:28d'une interdiction
55:29de revente
55:30ou de redistribution
55:31et alors
55:31les associations
55:32parce qu'on est un pays
55:34avec un tissu
55:35un maillage associatif
55:37très très serré
55:38donc ça c'est bien
55:39comment vous les choisissez ?
55:40parce que vous pourriez avoir
55:41des dizaines de milliers
55:42d'associations bénéficiaires
55:43toutes les associations
55:44qui ont un projet
55:46qui ont un projet
55:47justement associatif
55:49à mener
55:50peuvent faire appel
55:51à Donne
55:52alors bien entendu
55:53les entreprises
55:54vont
55:55pour pouvoir bénéficier
55:57en fait
55:57d'une réduction fiscale
55:58les associations
56:00qui sont
56:01principalement ciblées
56:02sont les entreprises
56:04les associations
56:05d'intérêt général
56:06et d'utilité public
56:07oui effectivement
56:08donc ça c'est un
56:09c'est un élément important
56:11pour pouvoir rentrer
56:13dans la logique
56:14de Donne
56:15il y a des perspectives
56:18là il nous reste
56:1820 secondes
56:19il faut aller vite
56:19de développement
56:20de technologie
56:22comment vous voyez
56:23la suite
56:24l'avenir de Donne ?
56:25la suite
56:25c'est de renforcer
56:27encore notre plateforme
56:28donc de développer
56:29davantage
56:31notre plateforme
56:32aujourd'hui numérique
56:32mais également
56:33d'accélérer en Europe
56:34puisqu'on a parlé
56:35de 4 milliards d'euros
56:36de marchandises
56:36qui tombent dans les entrepôts
56:37en France
56:38mais en Europe
56:38on l'estime à 45 milliards
56:40et donc en fait
56:41notre présence
56:42est déjà en Espagne
56:42et on essaye d'accélérer
56:44justement notre expansion européenne
56:45merci beaucoup
56:46Thibaut Bruegville
56:47et bon vent à Donne
56:48voilà c'est la fin
56:49de ce Smart Impact
56:50merci à toutes et à tous
56:51de votre fidélité
56:52à la chaîne des affaires
56:53à très vite
56:53salut
Commentaires

Recommandations