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  • il y a 54 minutes
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Erwan Morice du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:00BFM Business présente
00:05Le 19h écho, Erwan Morris
00:07Bienvenue dans votre rendez-vous d'actualité du soir.
00:1030 minutes en direct de Condensé d'actualité économique à la une de ce lundi 18 mai.
00:16Cette question sur laquelle planchent les grandes puissances.
00:18Comment garantir la bonne marche de l'économie mondiale ?
00:21Les ministres des finances du G7 sont regroupés à Paris et tentent de s'accorder sur des solutions.
00:25Le bilan de cette première journée avec Hugo Babet, notre reporter sur place, dès le début du journal.
00:31Deux illustrations aussi ce soir d'industries qui n'ont pas fini de souffrir des allées à géopolitique.
00:36L'aérien avec cette alerte sur le prix du kérosène de Ryanair, pourtant bien épargné jusqu'ici.
00:41Et toujours l'automobile avec de nouvelles tensions sur les puces en provenance de Chine.
00:46Et puis en marge du festival de Cannes, cette petite crise dans le monde du cinéma.
00:50Le patron de Canal Plus dit ne plus vouloir travailler avec les signataires de la pétition contre son actionnaire de
00:56référence Vincent Bolloré.
00:57Pas de quoi apaiser une industrie qui peine toujours à se remettre du Covid.
01:04Comment garantir la bonne marche de l'économie mondiale dans un contexte d'instabilité géopolitique ?
01:09C'est sur cette question que planchent les ministres des finances du G7 à Paris depuis aujourd'hui.
01:14Hugo Babet, on vous retrouve sur place.
01:16Merci à Bercy pour BFM Business.
01:18Hugo, que retenir de cette première journée d'échange ?
01:24Erwann, on peut retenir quelques accords et toujours de profonds désaccords.
01:30Déjà pour commencer avec les accords sur la réunion sur les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.
01:36Les pays du G7 se sont entendus, ont discuté de solutions communes par le multilatéralisme que vantait Roland Lescure, le
01:45ministre de l'économie français ce matin.
01:47La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a salué une réunion très productive.
01:53Deuxième accord sur les minerais critiques, les terres rares.
01:57Comment sortir au maximum de la dépendance à la Chine ?
02:01Il devait évoquer les pays du G7, les ministres des finances du G7, les pays producteurs, diversifier les pays producteurs
02:09et sécuriser les chaînes d'approvisionnement.
02:13J'ai pu interroger le ministre des Finances canadien à ce sujet. Je vous propose de l'écouter.
02:18Les minéraux critiques, c'est un peu comme le pétrole au 20e siècle.
02:24Ceux qui ont les minéraux critiques au 21e siècle seront des pays résilients parce qu'on a besoin de mieux
02:30s'organiser,
02:31non seulement au niveau de l'exploration, de la production, mais du raffinage.
02:35Donc, moi, je pense que plus on peut faire ensemble dans le G7, plus nos économies seront résilientes, plus les
02:41économies sont résilientes,
02:42plus on peut offrir de la stabilité aux entreprises.
02:48Et sur les désaccords, cette fois, ils sont toujours profonds.
02:52Avec un premier qui nous parvient juste à l'instant, alors que le ministre ukrainien des finances attendait des réponses
02:59sur les sanctions vis-à-vis du pétrole russe de la Russie.
03:04Le secrétaire au Trésor américain, Scott Besant, qui était présent aujourd'hui au G7 Finance,
03:10a annoncé que la dérogation des États-Unis pour l'achat de pétrole russe allait être prolongée de 30 jours.
03:17Le ministre ukrainien a donc une réponse, une réponse qui est loin de le satisfaire.
03:22Et le deuxième désaccord, c'est sur la réaction face à l'explosion des taux des dettes souveraines, de l
03:32'inflation.
03:33Comment réagir à ces conséquences de la guerre au Moyen-Orient ?
03:39Plusieurs réponses et peu d'accords des différents pays du G7.
03:43Merci Hugo Babet. Depuis Bercy pour ce sommet pour BFM Business,
03:48notez que le ministre de l'Économie, Roland Lescure, sera l'invité de l'or-closier demain à 7h45 dans
03:55Good Morning Business.
03:57Taxer les données qui circulent dans les câbles sous-marins, c'est la nouvelle idée de l'Iran.
04:02Téhéran a annoncé la création d'une agence pour gérer le passage dans le détroit d'Hormuz, des bateaux,
04:07mais peut-être aussi prochainement du trafic Internet.
04:10Le porte-parole de l'armée iranienne menace déjà de provoquer des perturbations en cas de refus de paiement.
04:15Nathan Coquampo.
04:17Une dizaine de câbles sous-marins transitent par le détroit et parmi eux, au moins deux traversent les eaux iraniennes.
04:22Des câbles exploités par les GAFAM qui amènent quasiment l'ensemble des flux Internet entre le Golfe, l'Europe et
04:28l'Asie.
04:29Ces derniers pourraient donc être concernés par le projet de loi discuté la semaine dernière par les parlementaires iraniens.
04:34Téhéran s'inspire de l'Égypte qui fait payer l'installation et le passage des câbles dans le fond du
04:38canal de Suez.
04:39Une taxe qui rapporte chaque année des centaines de millions de dollars au caire.
04:43Payez ou attendez-vous à des perturbations ?
04:45Aucun détail sur cette taxe iranienne à venir, mais les menaces, elles, sont déjà là.
04:49Et pour perturber le trafic, il faut couper les câbles.
04:51Comme en 2024, lorsque trois d'entre eux avaient été sectionnés avec une encre en mer rouge, un acte attribué
04:56aux rebelles outils.
04:57En attendant, si une telle taxe était mise en place, dans un cadre juridique très certainement contestable,
05:02qui devrait payer les propriétaires des câbles, les exploitants ?
05:05Et alors comment les GAFAM pourraient-ils payer ?
05:07Eux qui ont l'interdiction de commercer avec l'Iran en raison des sanctions imposées par Washington.
05:11A noter que l'agence Reuters nous apprend ce soir que l'Iran a transmis par l'intermédiaire du Pakistan
05:17une nouvelle proposition aux Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, sans plus de détails à ce stade.
05:22En attendant, en France, les conséquences de ce conflit qui s'éternise se jouent sur le pouvoir d'achat,
05:27qui en prend un coup, si bien que le sujet des augmentations de salaires revient dans les entreprises.
05:32Les syndicats font monter la pression.
05:33Marie-Élise Léon, la secrétaire générale de la CFDT, pousse à rouvrir les négociations.
05:38Message relayé par le ministre de l'Économie, mais qui a du mal à passer au sein du patronat.
05:43Caroline Morisseau.
05:45Ce qui vient à peine d'être conclu ne tient plus compte tenu du regain d'inflation.
05:49C'est le message des syndicats.
05:51Selon le dernier bilan de la Banque de France, les négociations annuelles prévoient une augmentation moyenne d'1,6%
05:57pour une inflation qui dépasse désormais 2%.
05:59Quant aux branches, la CFDT précise à BFM Business que 128 vont se retrouver avec au moins un minima sous
06:06le SMIC après la revalorisation début juin.
06:08Pour les syndicats, il y a donc urgence à renégocier de quoi faire bondir le patronat.
06:13Tout cela ne se fait pas sur injonction.
06:15Les entreprises, elles non plus, ne vont pas bien, rétorque Michel Picon, le représentant des entreprises de proximité.
06:2170 000 ont fait faillite l'an dernier.
06:23Le taux de chômage vient de franchir le seuil des 8%.
06:25Ce n'est vraiment pas le moment d'alimenter un climat de tension, dénonce-t-il.
06:29Un expert social abonde.
06:31C'est vrai que pour l'instant, les DRH sont plus affairés à se demander s'ils vont supprimer 200
06:35ou 2000 postes.
06:36Qu'a pensé ? Augmentation de salaire.
06:39Et parmi les secteurs toujours fortement exposés au prix de l'énergie, on retrouve l'aérien.
06:44Le coût du kérosène ne redescend pas.
06:46Bien au contraire, si bien que même les géants low-cost commencent à souffrir.
06:49Et c'est le cas de Ryanair.
06:51L'entreprise annonce pourtant une hausse de 35% de son bénéfice annuel.
06:55Mais face aux incertitudes géopolitiques, elle renonce finalement à ses prévisions annuelles,
06:59tout en restant assez positives malgré tout pour la saison estivale à venir.
07:04Les explications de Clarabido.
07:06Michael O'Leary, le PDG de Ryanair l'assure, il n'y aura pas de pénurie de carburant pendant l
07:12'été.
07:12La compagnie a en effet déjà sécurisé 80% de ses besoins en carburant.
07:17Le problème, c'est que la facture pourrait augmenter de plusieurs centaines de millions d'euros si le conflit perdure.
07:23Ryanair se dit aussi affecté par la hausse des taxes environnementales européennes,
07:27les coûts de maintenance plus élevés et l'augmentation des salaires
07:30qui viennent réduire la rentabilité de la compagnie irlandaise.
07:33Mais pour l'instant, le PDG n'envisage pas d'augmenter ses prix.
07:37Au contraire, la compagnie a été contrainte de baisser certains tarifs cet été
07:40pour remplir ses avions, quitte à rogner sur sa rentabilité.
07:44C'est précisément sur ce terrain que Michael O'Leary, connu pour son franc-parler, se projette déjà.
07:49Il estime que le retournement du marché pourrait jouer en sa faveur.
07:53Selon lui, les compagnies européennes les plus fragiles pourraient ne pas survivre à l'hiver prochain,
07:57ouvrant la voie à une vague de faillites dont le transporteur irlandais pense pouvoir profiter.
08:02Clara Bido, autre conséquence des crises géopolitiques, cette fois-ci cela concerne le secteur automobile.
08:07En Europe, les constructeurs subissent de nouvelles pénuries de puces.
08:11Ils sont fragilisés par l'interdiction de Bruxelles de se fournir auprès d'un fabricant chinois,
08:16sous le coût de sanctions pour avoir vendu des technologies militaires à la Russie.
08:21Hélène Lefaou.
08:22Toute relation commerciale entre les constructeurs automobiles européens et le fabricant chinois ont été rompus.
08:28Le problème, c'est que Yangshu Yangjie est un fournisseur essentiel de l'industrie.
08:33Il produit des semi-conducteurs relativement simples et bon marché,
08:37qui sont indispensables pour assembler les véhicules.
08:39Selon le Financial Times, le risque de pénurie est tel que certains responsables européens
08:44envisagent d'accorder une dérogation au secteur pour éviter toute crise.
08:48D'autant que les constructeurs ont largement perdu l'accès depuis plusieurs mois à un autre fournisseur basé en Chine,
08:54Nexperia, qui a stoppé lui aussi ses expéditions de puces.
08:58Et là aussi pour un différent géopolitique, en rétorsion de la décision du gouvernement néerlandais
09:03d'avoir pris le contrôle de la maison mère de Nexperia au nom de la sécurité nationale.
09:07Pékin menace de nouvelles représailles, de quoi raviver des mauvais souvenirs à l'industrie automobile,
09:13largement déstabilisée par des pénuries de puces à la sortie du Covid.
09:17Et dans l'industrie automobile, toujours Ford va lancer 7 nouveaux modèles en Europe,
09:222 pour les entreprises, 5 pour les particuliers.
09:24Ils seront fabriqués sur le continent, l'un d'eux sera adapté aux activités militaires,
09:29dit le constructeur.
09:31Le groupe le justifie par la forte demande des gouvernements européens et des entreprises de la défense.
09:35C'est aussi cette semaine que Stellantis va présenter son nouveau plan stratégique.
09:40Le constructeur dévoilera jeudi, à Détroit, les axes de sa relance après une lourde restructuration l'an dernier.
09:46Son patron, Antonio Filosa, a remis à plat les marques et les modèles pour réduire les coûts.
09:51Et il n'hésite pas à se tourner désormais vers les constructeurs chinois.
09:55Mathieu Pechberti.
09:57Depuis son arrivée il y a un an, le directeur général Antonio Filosa a réorganisé les activités américaines
10:03les plus rentables du groupe pour faire face aux droits de douane.
10:06Aux Etats-Unis, Stellantis a lancé de nouveaux modèles, notamment hybrides,
10:10et entrevoit un rebond de ses ventes.
10:12Jeep et Ram font partie des 4 marques qui concentreront les investissements.
10:16Et en Europe, Peugeot et Fiat seront privilégiés,
10:19obligeant Citroën et Opel à produire des véhicules similaires pour abaisser les coûts.
10:23Le constructeur est confronté aux surcapacités de ces usines européennes
10:27qui tournent à 50%, voire moins en Italie.
10:30Alors le groupe s'apprête à briser le tabou de les remplir en produisant des voitures chinoises.
10:35D'abord avec son partenaire chinois Lipmotor qui pourrait aussi racheter une usine en Espagne.
10:40Et surtout avec son allié historique Danfeng pour partager l'usine Citroën de Rennes.
10:46La situation est si critique que Stellantis discute également avec le géant chinois BYD
10:51qui veut exploiter ses usines en Italie.
10:5419h11, la Bourse.
11:00Antoine Laribaudry, on vous retrouve.
11:02Antoine, le CAC 40 clôture sous les 8000 points mais sur du vert.
11:07Oui, la tendance est retournée à la mi-journée effectivement.
11:10Et on a des indices qui terminent pas trop mal.
11:11Plus 0,44% pour le CAC 40 à 7987 points.
11:16Avec des volumes d'échanges assez consistants à 4,1 milliards.
11:18Mais belle hausse du côté de Francfort.
11:21Le DAX gagne 1,5% plus 0,36% pour l'Eurostox 50.
11:25Plus forte hausse du CAC 40, c'est Publicis.
11:27Le marché salue une acquisition importante du côté des Etats-Unis
11:30qui confirme le statut d'entreprise donnée, d'entreprise IAD Publicis
11:35qui gagne 6% à 81,74€.
11:38AXA plus de 25, 40,06€.
11:40Carrefour plus de 17, 17,46€.
11:42A la baisse, on retrouve Legrand, moins de 2,07€ à 148,95€.
11:46Stellantis, moins 39,6,39€.
11:48Schneider Electric, moins 0,6€, 260,95€.
11:52Attention, malgré une légère détente, ça reste quand même tendu sur l'obligataire.
11:56La dette française 10 ans, 3,8% de rendement.
12:004,6% pour le 10 ans américain.
12:02Et pareil pour le pétrole, 110$ pour le Brent.
12:04102$ pour le brut léger américain.
12:06Le CAC plus 0,44€, 7,987€.
12:10Et le marché américain, lui, est partagé.
12:12C'est du vert du côté du Dow Jones, plus 0,1%.
12:15Le S&P 500 recule, moins 0,2%.
12:18Idem pour le Nasdaq, moins 0,6%.
12:20A noter aux Etats-Unis cette méga acquisition.
12:23Le géant NextEra Energy va racheter son concurrent Dominion
12:27pour 66 milliards de dollars.
12:29Une opération justifiée par le développement de l'intelligence artificielle
12:33qui nécessite des capacités de calcul gigantesques
12:36entraînant une forte consommation d'électricité.
12:38Dans l'actualité des entreprises aux Etats-Unis,
12:41toujours à Dany, accepte de payer 275 millions de dollars à Washington.
12:45Le conglomérat indien met ainsi fin à une enquête
12:47qui le visait concernant des achats de pétrole iranien sous sanction.
12:52Perçu comme un grand perdant de l'intelligence artificielle,
12:55Publicis veut conjurer l'ossor.
12:57Il rachète pour cela le groupe américain LiveRamp
12:59pour 2,2 milliards de dollars.
13:01C'est sa troisième plus grosse acquisition de son histoire.
13:04Margot Faudéré.
13:06Pour rester dans la course à l'intelligence artificielle,
13:09Publicis choisit de prendre les devants
13:11et de se positionner lui-même comme un spécialiste de la donnée.
13:14En acquérant LiveRamp, dernière étape en date de cette stratégie,
13:18le français accélère plus particulièrement sur l'agentique
13:21avec une technologie qui doit permettre à des milliers de marques,
13:24de distributeurs, de plateformes médias
13:26et de fournisseurs de données
13:28de collaborer ainsi que de connecter leurs données
13:30de manière efficace selon le groupe.
13:32Au premier trimestre déjà,
13:34Publicis a acquis Edge AI,
13:36spécialiste de la mesure de performance des campagnes publicitaires,
13:39mais aussi l'agence américaine de marketing sportif 160 over 90.
13:44et Epsilon en 2019.
13:46Un dynamisme à rebours des autres acteurs de la publicité,
13:50WPP et Densu ayant fortement réduit leurs effectifs ces derniers mois,
13:54mais aussi à contre-courant de la stratégie déployée
13:57par le numéro 1 du secteur, Omnicom,
13:59qui depuis sa méga fusion avec IPG,
14:02opte surtout pour les rachats d'actions.
14:04Et pour l'instant, la stratégie de Publicis semble payer.
14:07Le groupe affiche des résultats financiers solides
14:09et relève même ses objectifs à moyen terme.
14:11Margot Faudéré, la BBC a un nouveau patron.
14:14Mark Brittin, un ancien dirigeant de Google,
14:16vient de prendre ses fonctions ce lundi.
14:19Il prévient que des choix difficiles devront être faits
14:21dans un contexte de crise des médias.
14:23La BBC a déjà annoncé le mois dernier
14:25la suppression de jusqu'à 2000 emplois,
14:28soit environ 10% de ses effectifs,
14:29en raison d'importantes pressions financières.
14:32C'est l'heure du remboursement des droits de douane
14:35imposés par Donald Trump.
14:36Il y a trois mois, la Cour suprême validait ses taxes.
14:39Le groupe Urgo, qui vend une partie de ses pansements
14:42aux Etats-Unis, a envoyé sa demande de remboursement
14:44et elle se chiffre en millions d'euros.
14:47Tristan Leloup, son président,
14:48était l'invité de BFM Business ce matin.
14:51On a fait une demande, absolument.
14:52Donc c'est des dossiers, c'est un peu technique,
14:54mais on espère le remboursement
14:55et on subit maintenant la deuxième phase
14:58de droits de douane sur un taux un peu réduit.
15:00Et entre-temps, vous avez augmenté les prix ?
15:02Vous avez répercuté ?
15:03Non, en fait, la difficulté de notre métier,
15:05c'est que les prix sont fixes,
15:06ils sont réglementés parce que ce sont des prix d'emboursement
15:09et donc quand on a des phases inflationnistes...
15:11Donc c'est vos marges directes ?
15:12Voilà, c'est ou des droits de douane,
15:14ce sont nos marges qui sont comprimées.
15:15Donc là, vous attendez un remboursement,
15:17c'est de l'ordre de plusieurs millions d'euros ?
15:19C'est plusieurs millions d'euros.
15:22Et surtout, ce qui est délicat, en fait,
15:24dans cette situation, c'est qu'on ne sait pas
15:26comment vont évoluer les droits de douane
15:27encore dans le futur.
15:28On a entendu parler de taux extrêmement variables,
15:31de 50 à 10 %.
15:32Voilà, Tristan Leloup, le président d'Urgo,
15:34interview de Laure Closier dans Good Morning Business
15:37à retrouver sur le site de BFM Business.
15:40Dans l'actualité des entreprises aussi,
15:43le rachat de SFR qui va prendre un peu plus de temps
15:46que prévu.
15:47Orange, Bouygues et Free ont reporté au 5 juin
15:49le délai pour finaliser leur offre commune.
15:51Au cœur de leur dernière négociation,
15:53l'avenir des marques de l'opérateur
15:55en jeu d'un nouveau bras de fer
15:56entre les ennemis de toujours,
15:58Bouygues Télécom et Free.
16:00Mathieu Pechberti.
16:02Après s'être disputé les activités dédiées
16:04aux entreprises, le réseau fibre
16:05et les abonnés low cost,
16:07Bouygues et Free ferraillent sur l'avenir
16:09des marques de SFR.
16:10Bouygues va racheter la filiale SFR Business
16:12et donc sa marque forte sur la clientèle entreprise
16:15pour continuer à rivaliser avec Orange.
16:18De son côté, Free reprendra les 5 millions
16:20d'abonnés à bas prix de Raid.
16:22Il y a quelques mois, il était question
16:23que la marque disparaisse
16:25et que ses clients migrent chez Free.
16:27Mais l'opérateur de Xavier Niel
16:28réfléchit aussi à la conserver.
16:30Selon nos informations, Raid pourrait devenir
16:32sa marque low cost
16:33afin de stabiliser les prix des forfaits Free
16:35et protéger son parc d'abonnés.
16:38Enfin, les clients fixes et mobiles de SFR
16:40seront répartis entre Bouygues, Free
16:42mais aussi Orange.
16:43Ils pourraient se partager la marque SFR
16:45pendant quelques années,
16:46le temps pour chacun de migrer
16:48les abonnés sur leur réseau.
16:50Elle pourrait ensuite disparaître
16:51quand SFR aura été totalement absorbée
16:54par ses concurrents à horizon 2030.
16:56Cap sur la Chine aussi ce soir
16:58où les galeries Lafayette
16:59tournent une page dans le pays.
17:01Le groupe a fermé la semaine prochaine,
17:03mercredi, son grand magasin de Pékin.
17:05Comme d'autres anciennes occidentales,
17:07il doit changer de modèle là-bas
17:09pour s'adapter aux nouvelles attentes
17:10des clients chinois.
17:12Le récit de Pauline Tadevin.
17:14Il y a 13 ans, les galeries Lafayette
17:16inauguraient en grande pompe
17:17leur grand magasin de Pékin
17:19de 30 000 m2,
17:20leur plus grand après celui d'Haussmann.
17:22Depuis, en Chine, il y a eu le Covid,
17:25la crise immobilière,
17:26le ralentissement du luxe.
17:27Surtout, la demande a changé.
17:30Ce magasin est devenu trop grand
17:32et aurait nécessité des investissements majeurs
17:34pour se moderniser,
17:35d'après un proche du dossier,
17:36alors que les clients chinois
17:38veulent plus de proximité,
17:39de service, d'expérience
17:41et de bien-être.
17:42Pas question pour autant
17:43de quitter la Chine.
17:44Les galeries Lafayette
17:45souhaitent-ils déployer
17:46des magasins plus petits,
17:47plus agiles
17:48et avec des offres plus ciblées.
17:50Le magasin de Shenzhen
17:51de 3500 m2
17:53doit servir de modèle
17:54pour d'éventuelles ouvertures
17:55dans d'autres grandes métropoles.
17:57Dans son plan stratégique
17:58présenté le mois dernier,
17:59le groupe mis surtout beaucoup
18:00sur son navire amiral parisien
18:02qui représente deux tiers
18:03de son chiffre d'affaires
18:04mais aussi sur l'Inde,
18:06nouvel Eldorado mondial
18:07où il prévoit d'ouvrir
18:08un deuxième point de vente
18:09l'an prochain.
18:1119h18
18:11et dans ce climat
18:12général d'incertitude,
18:14c'est le marché
18:15de l'assurance
18:15des entreprises
18:16qui s'étoffe.
18:17Une police permet
18:18aux sociétés
18:19de s'assurer
18:20contre la mort
18:21de leurs dirigeants
18:22pour les aider
18:22au maintien du business
18:23et assurer la succession.
18:25Un type d'assurance
18:26qui est né aux Etats-Unis
18:27et qui protège
18:28notamment en cas
18:29de fusillade.
18:30Il a été étendu
18:31en France
18:31et il est en pleine croissance.
18:33Astre Olivier.
18:35Un nez de parfumeur,
18:36un chef étoilé
18:37ou un dirigeant d'entreprise,
18:38ces postes sont clés
18:40pour les sociétés
18:41qui peuvent s'assurer
18:42contre la perte
18:42de ses salariés
18:43en cas de décès
18:44ou d'accident grave.
18:45Ce n'est pas un contrat
18:46de prévoyance
18:47mais bien une assurance
18:48pour l'entreprise,
18:50détaille le courtier
18:51Christophe Hartmann.
18:52Dans le contrat homme-clé,
18:53c'est l'entreprise
18:54qui se protège.
18:55Elle se sécurise
18:56sa perte de chiffre d'affaires,
18:57la désorganisation,
18:58la dégradation d'images
19:00et évidemment aussi
19:01le remplacement
19:02de l'homme-clé
19:03qui sont essentiels.
19:04Donc c'est vraiment
19:04une source de revenus
19:05pour sécuriser son activité
19:07en cas de part de l'homme-clé.
19:08Une assurance
19:09qui prend tout son sens
19:10car une entreprise
19:11sur trois réduit
19:12ou cesse son activité
19:14après la perte
19:15d'une personne-clé.
19:16Selon le spécialiste,
19:18ce sont des polices
19:18qui sont très rentables
19:20et peu coûteuses
19:20pour les entreprises.
19:21Le dernier cas
19:22qu'on a accompagné,
19:23c'est un entrepreneur
19:25industriel.
19:26Pour cette entreprise,
19:27vous voyez,
19:27avec 1 500 salariés,
19:28on est parti sur un contrat
19:30de 3 millions.
19:31Donc c'est la prime
19:32annuelle pour cette entreprise
19:33était à l'ordre
19:35de 10 000 euros par an.
19:36L'assurance homme-clé,
19:37un marché en croissance
19:38et qui intéresse
19:39de plus en plus
19:40les entreprises françaises,
19:41indique le spécialiste.
19:42Aux Etats-Unis,
19:43les polices d'assurance
19:45équivalentes
19:45devraient atteindre
19:46100 millions de dollars
19:47de primes cette année.
19:49En marge du festival
19:50de Cannes,
19:51le Centre national du cinéma
19:53présente ses perspectives
19:54à la suite d'une année 2025
19:56assez compliquée
19:57pour l'industrie.
19:59Une fréquentation des salles
20:00toujours 20% inférieure
20:01à la période d'avant Covid,
20:03mais avec l'adaptation
20:04des salles aux nouveaux usages
20:06et à la montée
20:06des marchés émergents.
20:082026 devrait être un bon cru
20:10pour les exploitants.
20:11C'est ce que nous raconte
20:11Nathan Coquampo.
20:143% de croissance attendue
20:15pour le box-office mondial
20:16cette année.
20:17La dynamique est positive
20:18en France,
20:19avec une fréquentation
20:19en hausse de 19%
20:21depuis janvier.
20:22Avec près de 35 milliards
20:23de dollars,
20:24les revenus des salles
20:24de cinéma en 2026
20:26devraient toutefois
20:27encore être 16%
20:28en dessous du niveau
20:29pré-Covid.
20:29Mais le CNC relativise,
20:31c'est la nouvelle norme.
20:32Un retour à la normale
20:33ne sera sans doute
20:34jamais possible.
20:35Dans le vert,
20:36des marchés émergents,
20:37plus 48% pour le Vietnam,
20:39plus 283% pour l'Arabie Saoudite
20:41qui a multiplié par 500
20:43réseaux de salles
20:43depuis 2019.
20:45Dans le rouge,
20:45la France,
20:46l'Italie,
20:46le Royaume-Uni,
20:47les Etats-Unis.
20:48En cause,
20:49le nombre de films
20:49produits par des grands
20:50studios américains
20:51qui a chuté de 25%
20:52en seulement 10 ans.
20:54Moins d'offres,
20:54plus de confort.
20:55C'est la stratégie
20:56majoritairement opérée
20:57par les exploitants
20:58qui s'adapte
20:59et tente de se réinventer.
21:01L'an dernier,
21:0117% de tickets
21:02ont été vendus
21:03pour des salles haut de gamme
21:04aux Etats-Unis.
21:05La technologie est aussi
21:06au cœur de la stratégie
21:07des grands groupes du secteur,
21:08à l'image des salles IMAX
21:09pour l'Odyssée
21:10de Christopher Nolan
21:11ou d'une Troie
21:12qui font s'envoler les prix.
21:13Le Centre National du Cinéma
21:15qui a aussi réagi
21:16aujourd'hui à la décision
21:17du patron de Canal+,
21:19Maxime Saada
21:19et qui ne veut plus
21:21faire travailler
21:21les 600 signataires
21:22d'une tribune anti-Bolloré.
21:24La décision
21:25que dit regretté
21:27Gaëtan Bruel,
21:27le patron du CNC.
21:29Le plus,
21:30c'est le grand format
21:31de la rédaction
21:32qui nous emmène ce soir
21:33à l'Abeige
21:33aux portes de Toulouse
21:34où un industriel français
21:36profite de l'envolée
21:37des dépenses militaires.
21:38Il s'agit de Deleur,
21:39l'un des principaux fabricants
21:41de drones français
21:41et qui a vu son carnet
21:43de commandes exploser.
21:44Le reportage
21:45d'Eline Lefau.
21:47De la peinture
21:48jusqu'à la conception
21:50de la carte électronique,
21:51plusieurs milliers
21:52de drones sont produits
21:53dans l'usine chaque année
21:54et la gamme est complète.
21:56Les appareils vont
21:57de 1 à 100 kg.
21:58Couleurs et formes identiques,
22:00seuls les logiciels changent.
22:01S'il s'agit de drones civils
22:03ou militaires,
22:04une diversité essentielle
22:06pour s'adapter
22:06à sa clientèle internationale,
22:08souligne Bastien Mancini,
22:10président de Deleur.
22:11On commence à avoir
22:12une base d'utilisateurs
22:12qui est assez large.
22:13On a des drones
22:14qui sont utilisés en Afrique
22:15dans des conditions
22:16assez dures,
22:17au Proche-Orient,
22:19en Asie du Sud-Est
22:19où ce ne sont pas du tout
22:20les mêmes conditions,
22:21en Europe.
22:22On engrange
22:22à tout ce retour d'expérience
22:24et on essaie
22:26de le prendre en compte
22:26pour les générations suivantes.
22:29La demande est telle
22:30que le chiffre d'affaires
22:31a été multiplié
22:32par 10 en 5 ans
22:33parmi ses clients,
22:34de grands opérateurs publics
22:36comme la SNCF
22:36ou RTE.
22:37Mais au global,
22:38c'est la défense
22:39qui tire les revenus
22:40de l'usine de l'air.
22:41Les drones sont apparus
22:42comme un outil
22:45vraiment indispensable
22:46dans les conflits armés.
22:48Et donc,
22:49on est passé en 5 ans
22:50de 80% dans le civil
22:52à 80% dans la défense.
22:54Face à l'instabilité
22:55géopolitique internationale,
22:57le constat de Clémentine Bouquier,
22:59directrice RH de Delerre,
23:00est clair.
23:01L'entreprise doit s'adapter
23:03en permanence
23:04pour anticiper
23:04les futurs besoins.
23:05Aujourd'hui,
23:06l'enjeu industriel,
23:07ce n'est plus seulement
23:08de concevoir
23:09les drones de demain,
23:10c'est surtout d'être capable
23:10de les produire vite
23:12et en volume suffisant.
23:14Et pour cela,
23:15on doit recruter
23:16les bonnes ressources
23:17au bon moment.
23:18Donc là,
23:19on a recruté 150 personnes
23:20sur les 15 derniers mois.
23:22Donc ça nécessite
23:23un gros plan
23:25de recrutement
23:26et d'adapter
23:27nos ressources humaines
23:28aussi aux défis
23:29de demain.
23:29Pas question pour autant
23:30de délaisser la production
23:32de drones civils.
23:33L'entreprise de l'air
23:34compte bien renforcer
23:35encore cette activité
23:36dès que la réglementation
23:37européenne lui permettra.
23:38Depuis 2022,
23:40Bruxelles a fixé
23:40des règles très contraignantes
23:42sur l'usage des drones
23:42dans le civil.
23:43Mais de nouveaux textes
23:44sont en cours d'écriture.
23:46Voilà pour ce reportage
23:47de la rédaction signée
23:48Éline Lefaou.
23:49Le clic du jour,
23:50c'est cet article
23:51signé, lui,
23:52Olivier Chicheportiche
23:53sur ces trains australiens
23:54de marchandises
23:55sans conducteur.
23:56Ils font 2 km de long
23:58et circulent 24 heures sur 24.
24:00Ils sont utilisés
24:00par la société
24:01Rio Tinto
24:02pour transporter
24:03le minerai de fer
24:04et permettre à l'entreprise
24:05de faire des économies
24:06de fret.
24:06L'article est à retrouver
24:08sur le site de BFM Business.
24:10La tribune, demain,
24:11consacre sa une
24:12aux 80 jours du conflit
24:13au Moyen-Orient
24:14et à ses conséquences
24:15en cascade.
24:16À l'agenda,
24:17demain 7h45,
24:18on vous le disait,
24:19le grand entretien.
24:20L'orclosier recevra
24:21le ministre de l'économie,
24:23Roland Lescure,
24:24à l'occasion du G7 Finance
24:26qui se tient donc jusqu'à demain
24:27à Paris.
24:28Dans un instant,
24:29vous retrouvez
24:30François Sorel
24:30pour Tech & Co.
24:31Très bonne soirée.
24:3419h éco
24:35sur BFM Business
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