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  • il y a 6 heures
Nous commencerons ce soir avec un point sur la nouvelle star des médias, le hantavirus, cette nouvelle plaie venue d’Argentine… Son taux de létalité serait particulièrement élevé mais il est déjà parvenu à ressusciter sur les plateaux TV de nombreux experts ratés du Covid.

L’actualité internationale, c’est aussi la guerre au Moyen-Orient. Alors que les Etats-Unis et l’Iran ne parviennent pas à s’entendre, Donald Trump multiplie les messages agressifs sur les réseaux sociaux. L’hypothèse d’une reprise des hostilités est de plus en plus probable.

Et puis un nouvel épisode de Tintin au Kenya. Emmanuel Macron s’est rendu en Afrique de l’Est pour évoquer de nouveaux investissements financiers. L’occasion surtout de s’offrir de nouvelles sorties de piste dans un concert de communication aussi raté que lassant.

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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
00:19Nous commencerons ce soir avec un point sur la nouvelle star des médias, le Antavirus.
00:24Cette nouvelle plaie venue d'Argentine, son taux de létalité serait particulièrement élevé.
00:29Mais il est déjà parvenu à ressusciter sur les plateaux télé de nombreux experts ratés du Covid.
00:35L'actualité internationale, c'est aussi la guerre au Moyen-Orient.
00:39Alors que les États-Unis et l'Iran ne parviennent pas à s'entendre,
00:41Donald Trump multiplie les messages agressifs sur les réseaux sociaux.
00:45L'hypothèse d'une reprise des hostilités est de plus en plus probable.
00:49Et puis c'est aussi un nouvel épisode de Tintin au Kenya.
00:53Emmanuel Macron s'est rendu en Afrique de l'Est pour évoquer de nouveaux investissements financiers.
00:57L'occasion surtout pour lui de s'offrir de nouvelles sorties de pistes dans un concert de communication aussi raté
01:04que la sang.
01:09Le Antavirus à la rescousse du monde des puissants.
01:13Parti depuis le 1er avril du sud de l'Argentine, un bateau de croisière s'est transformé en foyer d
01:18'une maladie peu courante.
01:19En quelques jours, le virus est alors devenu la nouvelle star médiatique.
01:23Le point sur une actualité qui ravive de douloureux souvenirs.
01:26Il y avait la chauve-souris, puis le pangolin et voici venu le temps du rat à longue queue pygmée.
01:33Après le remarquable épisode du Covid-19, le recyclage des charlatans pour le antavirus est en cours sur les plateaux
01:40télé.
01:40Même si le virus est peu contagieux dans la population comparée au Covid, comme une fois qu'on est infecté,
01:49la mortalité est élevée, il faut prendre zéro risque.
01:53Le Antavirus est un virus qu'on connaît bien, même si cette souche en dess est moins connue que les
01:58autres, parce qu'elle est vraiment localisée dans des zones particulières d'Amérique du Sud.
02:01Elle existe là-bas depuis très longtemps, il n'y a jamais eu d'épidémie majeure.
02:05La majorité des cas, 75%, c'est une transmission par un contact proche, donc la personne qui est assise à
02:12table à côté.
02:13Transmission qui peut se faire par les fluides, y compris d'ailleurs par relation sexuelle, puisqu'il faut être très
02:18clair.
02:19Tout a recommencé avec le bateau de croisière, le MV Hondius, parti d'Ushuaïa avec quelques 170 personnes à bord,
02:26équipage compris des confins de la Patagonie argentine pour faire route vers le Cap Vert.
02:32Finalement, les Agapes se sont interrompues plus tôt.
02:34A peine une semaine après le départ, un passager néerlandais de 70 ans présente des symptômes grippaux, puis s'aggrave
02:41avec une détresse respiratoire.
02:43Il décède, cinq jours plus tard, le 11 avril.
02:46Le 24 avril, environ 30 passagers débarquent à Sainte-Hélène, dont la veuve du premier malade décédée.
02:51Cette dernière, après avoir pris l'avion pour l'Afrique du Sud, va finalement décéder deux jours après.
02:57Au même moment, d'autres passagers du bateau sont évacués médicalement.
03:00Le 28 avril, une Allemande, encore à bord, présente des symptômes graves.
03:05Elle meurt le 2 mai.
03:06C'est là qu'un signalement est fait auprès de l'Organisation mondiale de la santé.
03:11Outre ces trois décès, sept autres passagers ont été testés positifs.
03:16Le médecin du navire, un néerlandais, deux britanniques, un suisse, un américain, un espagnol et la française hospitalisée à Bichat.
03:25L'antavirus, c'est un virus rare mais connu.
03:29Les premiers cas recensés remontent à la guerre de Corée, où il y avait eu 3000 soldats contaminés.
03:35Il se transmet à l'être humain par l'intermédiaire de rongeurs sauvages infectés.
03:39Un contact avec leur salive, leur urine ou leurs excréments peut conduire à une infection.
03:44Et l'antavirus Andes, la variante rare détectée à bord du navire, peut-elle se transmettre ensuite entre humains,
03:51avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à 6 semaines ?
03:55Tous les passagers du MV Hondus ont été débarqués les 10 et 11 mai à Ténérife, aux Canaries,
04:01pour être ensuite rapatriés dans leurs pays respectifs.
04:04Il reste toutefois 27 membres de l'équipage à bord, en direction de Rotterdam, aux Pays-Bas.
04:10Certains enseignements peuvent déjà être tirés de cet épisode du MV Hondus.
04:15D'abord, la transmission faible du virus.
04:188 cas maximum pour 170 personnes, vivant pourtant dans un milieu relativement restreint.
04:24Le principal mode de transmission entre le rat et l'humain passe par les sécrétions d'un rongeur porteur,
04:30urine, déjection et salive qui se transportent dans l'air et sont ensuite inhalés par l'humain.
04:35Les contaminations entre humains sont du même ordre, par gouttelettes aéroportées.
04:40Le virus semble toutefois peu contagieux pour plusieurs raisons.
04:43D'abord, il est comme le Covid, une zoonose, mais il sait mal se répliquer chez l'homme.
04:49Ensuite, il faut une concentration importante de virus dans l'échantillon pour qu'il contamine.
04:54Les gouttelettes contaminantes sont donc plus grosses.
04:57Elles se déplacent alors moins dans l'air.
04:59Il faut donc une exposition massive, étroite et prolongée.
05:04Lors des épisodes passés, notamment celui en 2018-2019 en Argentine, 34 cas ont été révélés.
05:11A l'issue, 11 décès, un tiers.
05:14Une létalité particulièrement importante, mais un virus qui semble facile à circonscrire.
05:19Dans cette séquence argentine, le R0, le taux de reproduction du virus,
05:22était en moyenne de 1,19, avec une baisse en dessous de 1 après les mesures de quarantaine.
05:29Concrètement, le risque global de voir naître une épidémie est faible de l'aveu même de l'OMS.
05:35Tout porte toutefois à croire qu'il n'est pas nécessaire de penser le contraire.
05:39Le gouvernement français, qui avait déjà brillé avec le Covid à l'époque,
05:42a décidé de prendre le taureau par les cornes.
05:45Deux réunions par jour seront organisées à Matignon autour de Sébastien Lecornu
05:49pour suivre la situation.
05:51On se demande même si Jérôme Salomon ne va pas revenir bientôt égrener les morts.
05:55Toujours est-il que 22 cas contacts français, je cite, plus ou moins proches, ont été détectés.
06:01On appréciera d'ailleurs la terminologie éminemment scientifique au passage, plus ou moins proches.
06:06Toutes ces personnes doivent se soumettre à des règles d'isolement au sein d'établissements hospitaliers.
06:11Il n'en reste pas moins qu'un des concernés s'est lui-même manifesté à Concarnauf
06:15pour finalement aller à l'hôpital de Rennes.
06:17Ainsi, comme lors du Covid-19, rien ne sera épargné dans la communication,
06:22à l'image des évacuations des passagers avec des personnels médicaux enmitouflés dans des combinaisons,
06:28pendant que le chauffeur ou les policiers sont en uniforme basique.
06:32A noter qu'il aurait sans doute été plus pratique de confiner un bateau
06:36et d'y acheminer des services de santé,
06:38plutôt que de disséminer les cas contacts un peu partout sur la planète.
06:42Ainsi, malfaisants et ou ignorants,
06:44nos dirigeants devraient avoir toujours aussi peu les réponses aux questions,
06:46mais toujours autant les outils de la manipulation.
06:49Reste à savoir ce qu'ils voudront en faire.
06:55Un cessez-le-feu sous assistance respiratoire.
06:58Voilà comment Donald Trump qualifie la situation avec l'Iran.
07:01Alors que les coalisés américains, israéliens et arabes
07:04semblent plus proches que jamais de reprendre les hostilités,
07:06Téhéran ne semble pas vouloir céder
07:08et continue de faire monter les enchères.
07:10Le décryptage de Nicolas de Lamberterie.
07:13La guerre des mots, la guerre du bluff,
07:16et parfois, la guerre tout court.
07:19Voilà la situation à peu près inchangée
07:22qui prévaut dans le Proche-Orient.
07:23Alors que les discussions entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent,
07:27Donald Trump vient d'effectuer une nouvelle déclaration fracassante
07:32considérant que les propositions iraniennes de résolution du conflit sont des déchets.
07:38Le cessez-le-feu est incroyablement fragile.
07:40Je dirais même qu'il est le plus fragile actuellement.
07:43Après avoir lu ce torchon qu'ils nous ont envoyé,
07:45je n'ai même pas fini de le lire,
07:47je me suis dit, je ne vais pas perdre mon temps avec ça.
07:49Je dirais que c'est l'un des plus fragiles.
07:51Actuellement, il est en soin palliatif.
07:53En tout état de cause,
07:55chacun semble se préparer à une reprise des hostilités.
07:59Ceci semble d'autant plus évident
08:01que les États arabes du Golfe
08:03seraient en train de se voir équipés
08:05de dispositifs antidrones et antimissiles par Israël.
08:09Étant donné que les représailles iraniennes
08:12ciblent particulièrement les alliés arabes du Golfe,
08:15l'installation de tels dispositifs
08:17permet de supposer une intention israélo-américaine
08:21de reprendre les frappes sur l'Iran.
08:24Plusieurs évolutions politiques et géopolitiques
08:27laissent à penser que les pays arabes
08:29du sud du Golfe Persique
08:31se dirigeraient vers une politique
08:32de plus en plus hostile à l'Iran.
08:34En effet, les Émirats arabes unis tout d'abord
08:37qui se sont vus offrir par Israël
08:40des dispositifs de défense antiaérienne d'hommes du fer
08:44qui sont donc actuellement déployés aux Émirats arabes unis
08:47afin de protéger le pays
08:48d'éventuelles attaques de drones ou de missiles balistiques
08:51venus de l'Iran.
08:52Les mêmes Émirats arabes unis ont également
08:54entamé une politique de répression
08:56à l'égard de la minorité chiite,
08:58notamment avec l'expulsion des travailleurs pakistanais
09:02de confession chiite ainsi que de leurs familles
09:04qui sont donc conséquemment renvoyés
09:06dans leur pays d'origine, c'est-à-dire le Pakistan.
09:09Il semblerait également, selon diverses sources d'informations arabes,
09:13que des pays comme les Émirats arabes unis
09:16et l'Arabie saoudite
09:17feraient pression auprès de Donald Trump
09:20pour que les États-Unis reprennent leur guerre contre l'Iran.
09:23Un autre détail, et non des moindres,
09:25c'est la révélation hier par le Wall Street Journal
09:28de la participation dans les combats des Émirats arabes unis.
09:33En effet, Abu Dhabi a volontairement,
09:35et de sa propre initiative,
09:38bombardé la raffinerie de l'Havane au sud de l'Iran,
09:40ce qui fait donc des Émirats arabes unis
09:42un cobelligérant d'Israël et des États-Unis
09:45dans la guerre contre l'Iran.
09:46Et parmi tous les États arabes de la région du Golfe,
09:49celui qui semble le plus soumis à des tensions internes
09:52et à des velléités répressives
09:54est le petit et richissime État insulaire de Bahreïn,
09:58pris entre le marteau et l'enclume,
10:00avec une monarchie sunnite pro-occidentale
10:03qui gouverne un pays majoritairement chiite,
10:06où les tendances favorables à l'Iran sont importantes.
10:08Un autre pays arabe du sud du Golfe Persique
10:12mène une politique de répression à l'égard des chiites,
10:15il s'agit de Bahreïn.
10:16Bahreïn est fort particulier, en effet,
10:19cette petite île, dirigée par la famille sunnite des Al-Khalifah,
10:23est en fait un pays à majorité chiite.
10:25Or, la population chiite de Bahreïn
10:28a exprimé à plusieurs reprises son mécontentement
10:31vis-à-vis de son gouvernement,
10:32qu'il juge trop proche de la politique israélo-étazinienne,
10:36et leur cœur semble plutôt soutenir Téhéran
10:40que Riyad, Tel Aviv ou Washington.
10:42Le gouvernement sunnite de Bahreïn
10:44a donc entamé cette semaine une politique de répression
10:49à l'égard des chiites,
10:50avec notamment l'arrestation d'une dizaine ou d'une vingtaine
10:53de religieux chiites dans le pays.
10:56Le chiffre exact n'est pas connu,
10:58ainsi que toutes les identités de l'ensemble des personnes arrêtées.
11:01De leur côté, les Iraniens ne se laissent pas impressionner,
11:04puisqu'ils viennent même publiquement d'annoncer
11:07qu'en cas de nouvelle attaque contre le pays,
11:09ils revendiqueraient ouvertement leur volonté
11:12de se doter de l'arme nucléaire.
11:14Une déclaration assurément provoquante
11:16à l'endroit des États-Unis et d'Israël,
11:18mais qui prouve au moins que tous les belligérants
11:21parlent la même langue,
11:22celle de la menace de l'escalade.
11:24N'oublions pas également que chaque partie du conflit
11:27dispose des moyens de détruire des infrastructures
11:30essentielles de ses adversaires,
11:32tels les centrales électriques
11:33ou les stations de désalinisation de l'eau.
11:36Autant de destructions,
11:38si jamais elles avaient lieu,
11:40qui causeraient une catastrophe humanitaire absolue
11:43dans la région,
11:44qui deviendrait largement inhabitable.
11:46Difficile, comme toujours,
11:48de savoir à quel point les différents acteurs
11:50disent vrai ou bluffent,
11:52mais assurément,
11:53à moins de deux jours de la visite d'État
11:55de Donald Trump en Chine,
11:58chacun semble vouloir faire monter les enchères.
12:00En effet, tout le monde s'accorde
12:03sur le fait que Pékin aura un rôle important
12:06à jouer dans la résolution du conflit.
12:08En attendant,
12:09la planète continue de souffrir
12:11des conséquences économiques
12:12et bientôt alimentaires
12:13de cette crise sans précédent,
12:15à tel point qu'on se demande bien
12:17quelle en sera l'issue
12:18entre généralisation des conflits dans le monde
12:21ou bien subterfuge pour duper
12:23et mettre au pas les populations civiles
12:25qui vont économiquement terriblement souffrir.
12:29Décidément, la décennie 2020
12:31ne respire pas le bonheur et la prospérité.
12:38Macron en session de rattrapage en Afrique.
12:40Après avoir été évincé d'une partie de l'Afrique francophone,
12:43le président français tend sa chance plus à l'Est
12:45dans un déplacement marqué par l'annonce d'investissement
12:48et surtout des nouveaux coups de com' affligeants.
12:51Olivier Frère-Jacques.
12:52Ce sont 23 milliards d'euros
12:57d'investissement annoncés pour le continent africain.
13:0223 milliards d'euros.
13:06C'est 14 milliards d'euros
13:08d'entreprises françaises qui sont là,
13:12des grands groupes,
13:13des ETI,
13:14des PME
13:16qui investissent 14 milliards d'euros
13:19sur le continent
13:19et je salue
13:20tous leurs dirigeants
13:21qui sont là présents,
13:22qui investissent 14 milliards d'euros
13:24évidemment au Kenya
13:25mais dans tous les pays ici présents.
13:27Un pognon de dingue
13:28pour l'Afrique.
13:29Comme souvent,
13:30le président se félicite
13:31de ce que font les autres ici,
13:33des acteurs privés
13:35et publics
13:36vivement encouragés
13:37à investir en Afrique.
13:38En déplacement au Kenya
13:39pour un sommet à Nairobi,
13:41Emmanuel Macron a assuré le spectacle
13:43causant transition énergétique,
13:45numérique,
13:46intelligence artificielle,
13:47agriculture
13:48mais aussi économie bleue.
13:50Économie,
13:51donc un domaine
13:52dans lequel le président
13:53n'a pas franchement crevé l'écran
13:54en France
13:55en neuf années.
13:56Loin de Paris,
13:57le chef de l'État français
13:58a évoqué une nouvelle ère
14:00de partenariat
14:01avec l'Afrique
14:02rompant avec l'aide publique
14:03traditionnelle
14:04pour privilégier
14:04les co-investissements.
14:06Il promet plus de 250 000
14:08emplois directs en France
14:09et en Afrique
14:10et n'hésite pas à lier explicitement
14:12le destin européen
14:13à la réussite africaine
14:15sous peine de
14:16tensions migratoires.
14:18Le discours est rodé,
14:19l'Afrique n'a plus besoin
14:20qu'on lui dise
14:21ce qui est bon pour elle,
14:22elle veut des investissements
14:23et de la souveraineté.
14:25On rompt avec le paternalisme,
14:27assure-t-on à l'Élysée ?
14:28Pourtant,
14:29le ton
14:29et la mise en scène
14:30peinent à masquer
14:31une certaine continuité
14:33chez Emmanuel Macron.
14:35Interrompant
14:35un intervenant
14:36pour imposer
14:37le silence dans la salle,
14:39Emmanuel Macron
14:39a une nouvelle fois
14:40montré cette propension
14:42à vouloir remettre
14:43de l'ordre,
14:44y compris sur scène
14:44au risque de passer
14:45pour le professeur
14:46venu corriger
14:47les élèves turbulents.
14:48Donc,
14:49alors,
14:52déjà ?
14:53Vous n'êtes pas
14:54attendu votre turn.
14:55Je vais faire ordre.
14:58Excusez-moi,
14:59tous,
15:00hey,
15:01hey,
15:02hey !
15:03Je suis désolée,
15:04les gars,
15:06mais c'est impossible
15:07de parler
15:08de la culture,
15:10de avoir des gens
15:10comme ceux,
15:11super inspirés,
15:12qui viennent ici,
15:13faire un discours
15:14avec ce type de bruit.
15:20Donc,
15:21c'est une toute
15:22manque de respect.
15:23Au-delà du style,
15:24c'est la stratégie
15:25qui interroge profondément
15:26alors que la France
15:27fait face à une désindustrialisation
15:28accélérée depuis des années,
15:30notamment depuis l'élection
15:31d'Emmanuel Macron
15:32avec la fermeture d'usines
15:33des délocalisations massives,
15:35une perte de compétence
15:36dans le nucléaire
15:37comme dans l'automobile.
15:38On annonce des milliards
15:39pour financer
15:40la transition énergétique
15:41et le numérique
15:42africain.
15:43Le tout,
15:44justifié par une menace,
15:45si l'on n'investit pas là-bas,
15:47ils viendront chez nous,
15:48ce qui est certes
15:49une avancée
15:49puisque le chef d'État français
15:51semble avoir intégré
15:52une décennie plus tard
15:53que l'immigration
15:54n'était pas heureuse
15:55pour tout le monde.
15:56Pendant que les ménages français
15:58subissent une facture énergétique
15:59parmi les plus élevées d'Europe,
16:01que les déficits publics explosent
16:02et que le pouvoir d'achat
16:03stagne pour une large partie
16:05de la population,
16:06Paris se retrousse les manches
16:07pour miser sur,
16:08je cite,
16:08le continent du futur.
16:10Ces milliards,
16:11mélange d'argent public
16:12via l'AFD et Proparco
16:14et d'incitation au secteur privé
16:15français profitent certes
16:17à quelques grands groupes
16:18nationaux,
16:18mais pour le contribuable
16:20et le salarié français moyen,
16:21le calcul est plus amer.
16:23L'industrie tricolore
16:24continue d'essai-tioller,
16:25les investissements productifs
16:26sur le territoire national
16:27restent insuffisants
16:29et l'on préfère parier
16:30sur des partenariats lointains,
16:31dont les retombées concrètes
16:33pour l'emploi en France
16:33demeurent très hypothétiques.
16:35Les 250 000 emplois annoncés
16:38relèvent davantage de la communication
16:39que d'une projection rigoureuse,
16:41surtout dans un contexte
16:43où le chômage structurel
16:44et la précarité
16:45persistent chez nous.
16:47Cette approche révèle
16:49une forme d'impuissance domestique
16:51masquée par l'activisme international
16:52pour occuper le terrain médiatique,
16:54alors qu'à Paris,
16:55tout semble échapper au président.
16:58Emmanuel Macron s'est donc tourné
16:59vers ce qu'il fait de mieux,
17:01de la petite polémique
17:02et des images,
17:03tantôt avec des enfants,
17:04tantôt cuistots,
17:05tantôt coureurs,
17:05avec le champion de marathon
17:07Eliud Kipchoge.
17:08Macron a fait du Macron
17:09du vent.
17:11Vraiment faire une photo
17:12avec Kikorin.
17:16Vraiment, vraiment, vraiment.
17:19Emmanuel Kipchoge.
17:20Et lui ?
17:21Emmanuel.
17:22Emmanuel.
17:23Emmanuel.
17:25Emmanuel.
17:28Emmanuel.
17:28Et quel est votre nom ?
17:30Emmanuel, c'est mon nom.
17:31Emmanuel, c'est mon nom.
17:51Une petite foulée présidentielle
17:53qui semble illustrer à merveille
17:55la fin du quinquennat,
17:56une fuite en avant
17:57où l'on exporte ailleurs
17:59les ambitions que l'on n'arrive pas
18:01à réaliser chez soi.
18:06Et à présent,
18:07c'est le moment de passer
18:08à l'actualité
18:08en bref en France.
18:12L'euthanasie au Sénat,
18:13le scénario se répète
18:14en seconde lecture.
18:15Ce mardi,
18:16la Chambre haute
18:17a rejeté
18:17la proposition de loi
18:18sur l'euthanasie
18:19et le suicide assisté,
18:21un texte
18:21qui était vidé
18:22de sa substance
18:23en raison du vote
18:23la veille.
18:24Lundi soir,
18:25les élus ont rejeté
18:26l'article 2
18:26de la loi Farlorni
18:27qui définissait
18:28la procédure
18:29et les conditions
18:30d'accès
18:30à la piqûre mortelle.
18:32Conséquence,
18:32la proposition de loi
18:33devient une coquille vide.
18:35Notons que les sénateurs
18:36opposés à l'euthanasie
18:37ont voté contre l'article
18:38pour refuser
18:39toute autorisation
18:39du geste fatal.
18:40En Provence,
18:41dans mon quotidien,
18:42on m'interpelle,
18:43on me parle
18:43de beaucoup de sujets,
18:44mais je n'ai jamais
18:45entendu personne,
18:46ni un élu local,
18:47ni un citoyen
18:48me parler d'euthanasie.
18:50Tous attendent
18:51des espérances de vie.
18:52La réalité,
18:53ce sont les 5 millions
18:54de Français
18:55potentiellement éligibles
18:56à l'euthanasie
18:57dans ces critères élargis.
18:58Mais comme pour la première lecture,
19:00de nombreux élus socialistes
19:01ont voté contre l'article
19:02parce qu'ils estimaient
19:03que la version sénatoriale
19:04déterminée par la Commission
19:05des Affaires Sociales
19:06était trop restrictive.
19:09Il est une démonétisation
19:10de tout le travail
19:11qui a été fait
19:11par l'Assemblée nationale.
19:13Donc nous arrivons
19:14à la conclusion
19:15strictement inverse
19:16en termes de vote
19:19et d'en aucune manière
19:21nous ne cautionnerons
19:22les votes contre
19:24l'article 2
19:25portés par une autre
19:26partie de l'hémicycle.
19:26Alors je sais bien
19:27que ça peut être
19:28complexe.
19:28Reste à savoir
19:29qu'elle sera
19:30la suite de la navette.
19:31Une troisième lecture
19:31à l'Assemblée nationale
19:32ou la convocation
19:33d'une commission mixte paritaire
19:35réunissant 7 députés
19:36et 7 sénateurs.
19:38Rappelons qu'en cas d'échec
19:39d'une commission mixte paritaire,
19:41le gouvernement peut décider
19:42soit de débrancher
19:43définitivement le texte,
19:45soit de donner
19:46le dernier mot
19:46aux députés.
19:49Soupçons d'attentat terroriste.
19:50Lundi,
19:51un clandestin tunisien
19:52de 27 ans
19:52résidant à la Garenne-Colombe
19:53dans les Hauts-de-Seine
19:54a été mis en examen
19:55par un juge antiterroriste
19:56et placé en détention provisoire.
19:58Initialement,
19:59cet individu
19:59arrivé en France
20:00en 2022
20:00parlant peu d'ouza
20:01avait été arrêté
20:02fin avril
20:03pour détention
20:03de faux documents administratifs
20:05après avoir circulé
20:06en voiture
20:06avec un faux permis.
20:07Après avoir été placé
20:08en rétention administrative,
20:10les juges avaient ordonné
20:10sa remise en liberté,
20:12intéressé et en fait appel
20:13de son OQTF.
20:14Mais les enquêteurs
20:15ont exploité son téléphone
20:16et ont ainsi découvert
20:17des conversations
20:17manifestant
20:18son intention
20:19de rejoindre
20:19l'État islamique
20:20en Syrie
20:21ou au Mozambique
20:22ainsi que ses idées
20:23d'attentats djihadistes
20:24contre le musée du Louvre
20:26et contre la communauté
20:27israélite
20:28du 16e arrondissement
20:29de Paris.
20:30Fusillade mortelle
20:31à Nice.
20:32Lundi après-midi,
20:33un individu
20:33circulant en trottinette
20:34a traversé une place
20:35et ouvert le feu
20:36à plusieurs reprises
20:37provoquant deux morts
20:38et au moins six blessés
20:39dont trois
20:40avec pronostic vital engagé.
20:41Après les premiers éléments,
20:43un individu
20:43qui arrive en trottinette
20:44qui va ouvrir le feu
20:45à plusieurs reprises.
20:46On a plus d'une dizaine
20:47d'étuis
20:48de calibre 9 mm
20:49qui va repartir en trottinette
20:51et qui va être pris en charge
20:52par un véhicule
20:53dans lequel il va prendre la fuite.
20:54Les tirs ont visé
20:55une zone commerçante
20:56fréquentée en pleine après-midi
20:57dans le quartier des Moulins
20:58où les violences liées
20:59au trafic de drogue
20:59sont nombreuses.
21:00Une enquête a été ouverte
21:01pour assassins en bande organisée
21:03et associations de malfaiteurs.
21:04Le procureur a affirmé
21:06que parmi les six blessés,
21:07trois présentaient
21:08des antécédents
21:08en lien avec des faits
21:09de trafic de stupéfiants.
21:19Déjà en octobre dernier,
21:21dans ce même quartier,
21:21deux personnes âgées
21:22de 57 et 20 ans
21:23sans aucun lien
21:24avec le trafic de stupéfiants
21:25avaient été abattues
21:26par des tireurs circulant
21:27à bord d'une voiture.
21:28Les tueurs avaient manifestement
21:29ouvert le feu au hasard.
21:31Et toujours dans la même série,
21:33trois morts
21:33dans un incendie criminel
21:34en banlieue lyonnaise.
21:35Lundi matin,
21:36à Descine-Charpieux,
21:37commune fréquemment touchée
21:38par les règlements de comptes
21:39liés au trafic de drogue,
21:40le feu s'est déclaré
21:41dans un immeuble d'habitation
21:42de sept étages.
21:43Donc ce matin,
21:44vers 7h30,
21:45il y a eu plusieurs départs de feu.
21:47Les pompiers sont intervenus
21:48extrêmement rapidement.
21:4985 sapeurs-pompiers,
21:5134 engins,
21:52une trentaine de personnes
21:53ont été secouées,
21:5421 personnes évacuées
21:55par les échelles,
21:56c'est important.
21:57Et malheureusement,
21:58nous avons à déplorer
21:58trois personnes décédées,
22:00trois victimes.
22:01Une enquête a été ouverte
22:02pour dégradation
22:02par moyens dangereux
22:03et entendre
22:04la mort,
22:04homicide volontaire
22:05en bande organisée
22:06et association de malfaiteurs.
22:08On dort,
22:09ils se réveillent
22:09avec des pleurs,
22:10avec des cris.
22:11À l'heure actuelle,
22:12il y a des gens qui sont morts.
22:13On fait quoi, nous ?
22:14On est spectateurs,
22:15en fait,
22:15de tout ce qui se passe.
22:16Quelques semaines plus tôt,
22:17dans cette même commune,
22:18c'était une mère de famille
22:19qui était blessée à la jambe
22:20par une balle perdue
22:21alors qu'elle circulait
22:22avec ses enfants
22:23à proximité d'une fusillade.
22:26Les sauvages ont eu raison
22:27des fanzones.
22:27Les espaces réservés
22:28à la diffusion
22:29de la finale
22:29de la Ligue des champions
22:30entre le PSG
22:31et Arsenal le 30 mai
22:32ne verront pas le jour.
22:33Le nouveau maire de Paris,
22:34Emmanuel Grégoire,
22:35pourtant très enthousiaste
22:39don du projet,
22:40se cachant derrière
22:40les réserves de la préfecture
22:41de police
22:42et du ministère de l'Intérieur.
22:44Le maire a également évoqué
22:45une concentration
22:46d'événements quasi uniques
22:46ce week-end-là
22:47et pour cause,
22:48durant cette fin de semaine,
22:49il y aura pléthore d'événements
22:50pour la Nouvelle-France.
22:52Concert d'Aïa Nakamura
22:53au Stade de France,
22:54le chanteur d'Amsau
22:55à la Défense Arena
22:56et un autre booth à Bercy.
22:59Fanzone ou pas,
23:00les rues de Paris,
23:00notamment les Champs-Elysées,
23:02seront noires de monde
23:03le 30 au soir,
23:04des voitures seront brûées
23:05et des personnes agressées.
23:10Et on poursuit
23:11avec l'actualité internationale.
23:1626 mai,
23:17jour du bilan de santé.
23:19Donald Trump
23:19se soumettra
23:20dans quelques jours
23:21à un examen médical
23:22à l'hôpital militaire
23:23Walter Reed
23:23pour un bilan annuel.
23:25Selon le communiqué
23:26de la Maison-Blanche,
23:27il s'agit d'une visite
23:28de routine
23:29avec quelques examens,
23:30notamment dentaires.
23:31Mais du haut
23:32de ses 80 ans,
23:33Donald Trump
23:34suscite parfois
23:35quelques interrogations
23:36quant à son état,
23:36notamment cognitif,
23:38en cause,
23:39ses déclarations
23:40intempestives,
23:40voire ordurières
23:41sur des sujets
23:42aussi impérieux
23:43que la guerre.
23:44On se souvient
23:44que le président américain
23:45a récemment publié
23:47un message
23:47sur son réseau social
23:48pour prévenir
23:49qu'il comptait
23:49anéantir
23:50la civilisation iranienne.
23:52Des spéculations
23:53ont également circulé
23:54autour de la présence
23:55d'hématomes
23:55sur la main droite
23:56du chef d'État.
23:57Mais l'équipe
23:57de la Maison-Blanche
23:58a déclaré
23:59que ces marques
24:00étaient liées
24:00à la prise d'aspirine
24:02pour fluidifier
24:02la circulation sanguine.
24:04Donald Trump
24:05souffrirait toutefois
24:06d'insuffisance veineuse chronique,
24:07mais les résultats
24:08de son bilan
24:09de l'an passé
24:09avaient révélé
24:10que son âge cardiaque
24:11était environ 14 ans
24:12plus jeune
24:13que son âge réel.
24:15Bruxelles
24:15boudait Bachar al-Assad.
24:17Elle tend la main
24:18aux talibans.
24:18L'Union européenne
24:19va inviter prochainement
24:20des représentants talibans
24:22pour discuter
24:22du renvoi
24:23de migrants afghans
24:24à annoncer
24:24la Commission européenne
24:25lundi.
24:26Une vingtaine de pays membres
24:27poussés par le durcissement
24:29des politiques migratoires
24:30souhaitent trouver
24:30des solutions diplomatiques
24:32et pratiques
24:32notamment pour les personnes
24:33condamnées
24:34par leurs appareils
24:35judiciaires respectifs.
24:36Cette visite
24:37utile et pragmatique
24:38préparée avec la Suède
24:40fait suite
24:40à deux déplacements
24:41européens à Kaboul.
24:42L'UE ne reconnaît
24:44cependant pas
24:44officiellement
24:45le régime politique
24:46des talibans
24:46au pouvoir
24:47depuis 2021
24:47en Afghanistan
24:48ce qui soulève
24:49d'importantes questions
24:51pratiques
24:51notamment
24:51sur les exemptions
24:53de visas
24:53pour entrer
24:54dans un pays
24:55comme la Belgique.
24:56L'Allemagne
24:56et l'Autriche
24:57ont déjà engagé
24:58des expulsions.
24:59Ces démarches
24:59interviennent
25:00alors que l'Afghanistan
25:01fait face
25:01à une grave crise
25:02humanitaire
25:03et que les Afghans
25:03restent
25:04la première nationalité
25:05parmi les demandeurs
25:06d'asile en Europe.
25:07Les ONG
25:07et le reste
25:08de la gauche
25:09critiquent évidemment
25:10ces initiatives
25:11qui auraient pour mérite
25:12de débarrasser l'Europe
25:13de quelques criminels
25:15et violeurs.
25:15L'inhumanité
25:16après la mort
25:17des colons israéliens
25:18ont contraint
25:19des palestiniens
25:20à exhumer
25:20le corps
25:21d'un homme
25:21de 80 ans
25:22fraîchement enterré
25:23à Jaba
25:23en Cisjordanie.
25:25Ces colons
25:25estimaient que la tombe
25:26se trouvait
25:27trop près
25:27de leur colonie
25:28et ont menacé
25:29de la détruire
25:30avec un bulldozer.
25:31Pourtant,
25:32l'enterrement
25:33avait été préalablement
25:34concerté
25:34avec l'armée israélienne.
25:36Sous pression,
25:37les proches
25:37ont dû déterrer
25:38et déplacer le défunt.
25:40Cet incident
25:40illustre
25:41les tensions
25:42quotidiennes
25:42autour des implantations
25:43israéliennes
25:44en Cisjordanie occupée
25:45où les autorités
25:46palestiniennes
25:47dénoncent régulièrement
25:48des atteintes
25:49aux droits fondamentaux
25:50et à la dignité
25:50des familles endeuillées.
25:52L'affaire montre aussi
25:53les divergences
25:53qui peuvent exister
25:54entre une partie
25:55de l'armée israélienne
25:56qui répond
25:56à des impératifs militaires
25:58tandis que les colons
25:59suivent un objectif
26:00d'expansion géographique
26:02idéologique.
26:06Et voilà,
26:07c'est déjà la fin
26:07de cette édition.
26:08Vous pouvez dès à présent
26:09retrouver Choc du Monde.
26:10Edouard Channot recevait
26:11Hervé Carès,
26:12ancien colonel
26:13de l'armée de terre
26:13et spécialiste
26:14de la gestion de crise.
26:15Il évoque
26:16le souhait de Donald Trump
26:17de remporter
26:18une victoire complète
26:19sur les rangs.
26:20Il faut avoir
26:21la réflexion
26:22qui permet
26:22de prendre le dessus
26:23par rapport à l'adversaire
26:24et ensuite la volonté
26:26de tenir dans l'OTAN
26:27face aux ripostes
26:28de l'adversaire.
26:30En l'état
26:31de la position
26:33des pions
26:34sur l'échec
26:35de l'échec
26:36de cette guerre,
26:37très clairement,
26:38ce sont les Iraniens
26:39qui ont l'avantage.
26:40Et c'est d'ailleurs
26:41pour cela
26:42que les Américains
26:43sont dans une forme
26:44d'errement stratégique
26:46pour tenter
26:46de trouver
26:47une sortie honorable
26:48pour eux
26:49à ce conflit.
26:50Et c'est à présent
26:50le moment de se quitter.
26:51Merci à tous
26:52pour votre fidélité.
26:53Rendez-vous demain
26:54pour une nouvelle page
26:55d'actualité
26:56aux côtés d'Olivier et frère Jacques.
26:57En attendant,
26:58portez-vous bien.
26:59Bonsoir.
26:59Sous-titrage Société Radio-Canada
27:09Sous-titrage Société Radio-Canada
27:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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