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  • il y a 19 heures
Eric Doutrebente, président du comité de surveillance de la Financière Tiepolo, leader en France de la gestion privée indépendante, fait un point complet des conséquences de la guerre au Moyen-Orient :
- Comment s'en sortent les entreprises ?
- Comment expliquer l'accélération des faillites ?
- Comment l'Intelligence artificielle tire-t-elle son épingle du jeu ?
- Facturation électronique : une révolution ?
- Transfert de richesse intergénérationnel : des années décisives
- Focus sur l'or et l'immobilier
Un panorama exhaustif de la situation financière et patrimoniale après deux mois de guerre en Iran pour comprendre comment gérer son argent que l'on soit chef d'entreprise ou simple épargnant !

A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée :"Que la planète s’effondre, pourvu que la Bourse batte ses records".
Philippe Béchade est rédacteur en chef de La Chronique Agora et La Lettre des Affranchis aux @Publications Agora.
Cliquez ici pour téléchargez gratuitement le rapport spécial de Philippe Béchade : "Votre épargne face au spectre d’une nouvelle guerre mondiale".

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Transcription
00:00:09Générique
00:00:19Bonjour à tous. Ravis de vous retrouver pour Politique et éco.
00:00:24Cette semaine, notre invité Eric d'Outre-Bente. Bonjour, monsieur.
00:00:28Bonjour. Eric d'Outre-Bente, vous êtes président du comité de surveillance de la financière Tiepolo, société de gestion de
00:00:37portefeuille que vous avez fondée en 2007.
00:00:41Est-ce qu'on peut commencer par dire un mot, redire un mot de cette financière Tiepolo ? Faites-nous
00:00:47-en la présentation.
00:00:49Vous avez à peu près 700 sociétés de gestion de portefeuille en France. Il y en a certains qui sont
00:00:52détenus à 100% par des banques.
00:00:54Donc, la BNP, la Généralité, il y a une société de gestion. Donc, on est sur le même agrément. On
00:00:59est contrôlé aussi par l'AMF.
00:01:01L'autorité des marchés financiers.
00:01:03L'autorité des marchés financiers. Vous avez d'autres qui sont contrôlés par des compagnies d'assurance.
00:01:08D'autres qui sont contrôlés par des fonds d'investissement, des private equity. Et puis, vous avez qui sont des
00:01:12indépendants.
00:01:13Le plus connu, par exemple, souvent, c'est Carmignac. Voilà, c'est indépendant.
00:01:17Et nous, notre spécificité, c'est qu'on fait de la gestion financière. Donc, on a des fonds de placement,
00:01:22des fonds financiers.
00:01:23Mais on fait essentiellement de la gestion privée et sans aucun intermédiaire. Donc, on fait partie des…
00:01:29Des indépendants.
00:01:30Des indépendants importants.
00:01:31Vous n'avez personne au-dessus de vous.
00:01:32Voilà. Et surtout, il n'y a surtout pas de… Entre le client et le gérant, il n'y a
00:01:37pas un intermédiaire au milieu. Il n'y a pas quelqu'un d'autre. Il n'y a pas un
00:01:41CGP. Il n'y a pas un conseiller en investissement forestier.
00:01:43Donc, on fait une relation directe entre le client et le gérant. Et donc, généralement, on connaît beaucoup de choses
00:01:49de nos clients.
00:01:50Vous recevez vos clients à domicile, enfin, dans vos bureaux.
00:01:53Oui. Et là, on essaye de savoir qui ils sont, d'où ils viennent, ce qu'ils auront, quelles sont
00:01:59leurs contraintes, quels sont leurs objectifs, quels sont leurs placements,
00:02:02quelles sont les donations qu'ils ont eues, quelles sont les donations qu'ils vont recevoir, quelles sont les successions,
00:02:07quel est leur notaire.
00:02:09Donc, on essaye de simplifier la vie de nos clients dans ce monde fluctuant, aussi bien que sur le plan
00:02:15patrimonial, sur le plan fiscal, sur le plan économique, sur tous les plans.
00:02:19Donc, il faut être un peu, je dirais, des médecins de famille de l'épargne concernant nos chers clients.
00:02:26Ou des notaires, en ce qui concerne le droit.
00:02:29Voilà. Donc, après, on travaille soit avec le notaire du client.
00:02:32Le conseiller patrimonial n'est pas un financier, à proprement parler. C'est un conseiller patrimonial.
00:02:39Alors, on fait du conseiller patrimonial. On a un ingénieur patrimonial.
00:02:42Et si vous devenez client, on fera une synthèse patrimoniale avec un ingénieur patrimonial personnalisé.
00:02:47Et on dira, à votre place, voilà ce qu'on vous propose de faire par rapport à vos placements ou
00:02:54par rapport à vos enjeux patrimoniaux ou successeurs.
00:02:58Venons-en à l'actualité avec vous, Éric d'Outre-Bente, avec cette crise au Moyen-Orient qui fait rage
00:03:05maintenant depuis plus de deux mois.
00:03:08Comment voyez-vous les choses évoluer ?
00:03:12Dites-nous, aujourd'hui, quelles sont les conséquences économiques et financières de cette crise ?
00:03:17Alors, si on reprend les choses, le point central, c'est le pétrole.
00:03:21Donc, c'est pour ça que je vous ai sorti sur le graphe numéro 2 le prix du pétrole avec
00:03:26un effet immédiat lié au conflit du Moyen-Orient.
00:03:29On voit très bien qu'on est passé de grosso modo 60 à 100.
00:03:34Mais le pétrole, c'est vraiment le point crucial de cette guerre en Iran.
00:03:40Le détroit d'Ormuz, il ne faut pas l'oublier, c'est à peu près 20% des échanges concernant
00:03:46le pétrole, le gaz, l'aluminium, les plastiques, la pétrochimie et les engrais.
00:03:53Donc, c'est vraiment important.
00:03:55Le gaz, il a monté en première semaine, il est doublé.
00:03:59C'est vraiment des impacts importants aussi sur la partie des engrais.
00:04:04Et ça, évidemment, ça peut déstabiliser l'ensemble de l'économie.
00:04:07– Des engrais azotés, dites-vous.
00:04:09– Des engrais azotés.
00:04:10Après, en 1973, il ne faut pas oublier qu'un baril de pétrole permettait de faire 1 000 dollars de
00:04:19production.
00:04:21Aujourd'hui, en 2025, un quart de baril de pétrole permet de faire 1 000 dollars de production à dollars
00:04:29constants.
00:04:30Ça veut dire qu'il y a une désensibilisation de l'économie mondiale par rapport au pétrole, mais quand même,
00:04:35ça a une influence.
00:04:37– Donc, le pétrole, c'est un point important.
00:04:40Après, vous avez le prix, donc c'est le slide numéro 3.
00:04:46– 3.
00:04:46– Vous avez l'aluminium.
00:04:47Donc, l'aluminium, il y avait déjà eu une tension sur l'aluminium en début d'année,
00:04:50mais on voit que ça a eu un effet immédiat.
00:04:53Donc, on est à plus de 20% sur le cours de l'aluminium.
00:04:56Ça a des conséquences dans pas mal d'industries, que ce soit l'industrie aéronautique, l'industrie automobile et d
00:05:02'autres,
00:05:02ou pas mal dans l'industrie d'équipement.
00:05:04Vous voyez qu'il y a des flux non négligeables.
00:05:06J'aime bien toujours me donner des graphes sur longue période, ça vous permet d'avoir une vision longue.
00:05:11Après, dans le graphe numéro 4, vous avez les prix du gaz.
00:05:15Le prix du gaz, vous voyez qu'on n'est pas du tout sur les mêmes influences que l'invasion
00:05:20en Ukraine.
00:05:21Vous voyez la montée très, très délirante qu'il y a eu au monde de l'Ukraine.
00:05:24Là, c'est plus raisonnable, mais on a quand même 43% de hausse du prix du gaz depuis le
00:05:30début de l'année.
00:05:31Donc, vous voyez, ça a quand même une influence.
00:05:33Et après, c'est un effet répercussion, puisque les gens ne vont pas avoir leurs factures, surtout industrielles, tout de
00:05:39suite.
00:05:39Donc, il y a des effets retards qui interviennent.
00:05:41Et puis, je vous ai sorti aussi le prix du fret maritime.
00:05:48Donc, ça, vous allez voir que la conséquence n'est pas aussi immédiate qu'en 2022, au moment de la
00:05:55guerre de l'Ukraine.
00:05:56Mais c'est aussi parce qu'il y a une modification des contrats entre les transporteurs et les juristiciens.
00:06:02Et aujourd'hui, ils ont des contrats plus long terme.
00:06:05Et donc, il y a des aspects de couverture qui interviennent.
00:06:07Donc, c'est pour ça que la faible hausse de 2026, même s'il y a une hausse, n'est
00:06:12pas aussi marquée.
00:06:13Donc, il faut toujours faire attention de regarder un graphe, mais il y a souvent des explications derrière.
00:06:17Et après, j'enchaîne sur l'engrève 6, sur les engrais.
00:06:21Alors, les engrais, ce qui est d'abord important, c'est de voir que l'Arabie Saoudite, le Oman, les
00:06:27Amirats Arabes, le Qatar,
00:06:29eh bien, vous voyez que c'est une part importante des exportateurs d'engrais, donc des fabricants d'engrais dans
00:06:33le monde.
00:06:34Donc là, ça a une influence directe, même si l'Iran et l'Egypte aussi sont dedans.
00:06:39Et puis, je vous ai sorti un petit graphe, le graphe 7, sur le prix des engrais.
00:06:44Et évidemment, ce n'est pas immédiat, puisque vous avez une hausse de 20% de plus l'année, mais
00:06:49ça a aussi des effets retards.
00:06:52Donc, pour dire que ça a quand même un peu secoué certaines matières premières, il faut en prendre compte.
00:06:59Après, sur les engrais, vous pouvez avoir des modifications.
00:07:02Par exemple, sur les phosphates, le Maroc est un gros producteur de phosphates.
00:07:06Eh bien, les phosphates peuvent être poussés ou en remplacement ou en complément de certains engrais azotés.
00:07:13Donc, vous voyez, les matières premières…
00:07:14Sur les conséquences, peut-être, Éric d'Outrebande, de cette crise sur les engrais, est-ce qu'on doit se
00:07:20préparer à une crise alimentaire ?
00:07:23Non, non, non.
00:07:24Je ne sais pas, l'année prochaine, certains s'alarment.
00:07:27Ce n'est pas la première fois qu'il y a des hausses sur le gaz.
00:07:30Donc, il y a des conséquences sur les engrais azotés, mais si la guerre, comme elle a l'air de
00:07:37vouloir s'arrêter ou s'arrêter en Iran,
00:07:42après, ça peut redescendre rapidement.
00:07:44Mais il y a toujours des effets retards.
00:07:45Les producteurs en profitent aussi pour transmettre sur les prix.
00:07:49Alors, c'est une influence, donc je l'ai intiqué sur les matières premières dans le pétrole.
00:07:52C'est une influence ici sur le commerce mondial, puisque, je l'ai dit, il y a une partie du
00:07:57commerce.
00:07:5720% des échanges passent par les droits d'Hormuz, et surtout sur la partie de la direction asiatique.
00:08:05C'est pour ça que les Chinois, on les voit se remuer, parce qu'ils dépendent pas mal de la
00:08:10partie iranienne sur la partie pétrolière.
00:08:13Après, sur le commerce et sur les échanges, dès que vous avez une tension, ça joue aussi sur les coûts
00:08:20du transport, on l'a évoqué,
00:08:21mais aussi sur les coûts de l'assurance.
00:08:24Quand on dit qu'on est en zone de guerre, entre guillemets, eh bien, ça enchérit le coût de l
00:08:29'assurance.
00:08:29Il y a des flux qui ne vont plus arriver parce que ça coûte trop cher.
00:08:34Après, il ne faut pas oublier que dans cette zone-là, c'est une zone qui a été en forte
00:08:39croissance depuis une dizaine d'années.
00:08:41Je parle évidemment, par exemple, si vous regardez les échanges au niveau de l'influence de l'aéroport de Dubai
00:08:49ou de Doha,
00:08:51eh bien, c'est une plaque tournante, et pas obligatoirement que pour la partie Europe Moyen-Orient.
00:08:57C'est-à-dire qu'il y a aujourd'hui les hubs sur cette zone-là, un flux sur le
00:09:01reste du monde.
00:09:02Donc, ils ont pris une part de marché.
00:09:04Ils ont pris aussi une part de marché dans les data centers.
00:09:07Et concernant le luxe, par exemple, l'année dernière, les chiffres du luxe en 2025 étaient assez bons sur la
00:09:15partie Moyen-Orient,
00:09:16tout comme il était bon sur la partie USA alors que la Chine était plus compliquée.
00:09:21Donc, il y a quand même des influences sur la partie commerce.
00:09:24Et puis, je terminerai sur la partie liée au tourisme et liée à l'attentisme général.
00:09:30Le tourisme, évidemment, est en forte baisse sur cette partie-là.
00:09:35Je regardais les trajets entre Francfort.
00:09:39C'est lié aux chiffres qui ont été annoncés de Frapporte.
00:09:43Le Francfort, entre le Moyen-Orient, c'est une baisse de 60% qu'il y a eu
00:09:46par rapport aux voyages entre Francfort et le Moyen-Orient.
00:09:52Mais il y a aussi des compensations.
00:09:54Donc, les gens continuent de voyager malgré cette arrêt-là.
00:09:58Donc, il y a pas mal de transferts.
00:09:59– Il y a eu l'annulation de vols de certains à Lufthansa, 20 000 vols, je crois, suspendus.
00:10:04– Alors, il y avait aussi une histoire de grève sur Lufthansa.
00:10:06Mais vous avez aussi…
00:10:08Donc, il y a des transferts qui se font sur la partie africaine,
00:10:11qu'en a profité, du transfert, et puis sur la partie chinoise,
00:10:18donc la partie asiatique.
00:10:21Après, il y a une dernière conséquence sur cette zone-là.
00:10:24Ce sont des gens qui sont riches.
00:10:25Donc, c'est eux qui financent quand même une partie de l'économie américaine.
00:10:30Et même si…
00:10:31– Et qui rachètent aussi de la dette française.
00:10:33On sait que dans les pays du Golfe, on achète de la dette française.
00:10:36– Voilà, c'est classique depuis assez longtemps, et heureusement.
00:10:40– Sur la partie dette privée, la dette,
00:10:44puisque vous savez qu'il y a une crise depuis le mois d'octobre,
00:10:45sur la dette privée qui a été très importante,
00:10:48une société comme Blue Oil Capital qui est en défaillance ou avec des difficultés,
00:10:53il y en a d'autres qui ont enchaîné,
00:10:54ça n'arrange pas non plus ces secteurs qui sont un peu sous tension.
00:11:00Et puis, je terminerai par l'inflation, puisque qui dit tension,
00:11:05vous avez des prix de production qui ont augmenté.
00:11:13Le PPI en mars, il était à plus 3%, alors qu'on était à plus 0,4% au mois
00:11:17de février.
00:11:17Donc, vous voyez qu'il y a un impact.
00:11:18Et il y a un impact aussi sur les taux d'intérêt,
00:11:21puisque la BCE, qui allait peut-être baisser ces taux,
00:11:24les a maintenus et certains prévoient une hausse à cause de la durée de cette…
00:11:31Tout dépend de la durée de cette opération en Iran.
00:11:35Et ça a une influence.
00:11:36Certains attendent une hausse de 0,25% de taux en juin 2026.
00:11:44Et aussi conséquence sur l'emploi.
00:11:45Donc, sur le marché américain, les emplois au mois de mars ont été…
00:11:50Donc, ça joue aussi sur l'ambiance générale et sur l'attentisme
00:11:56aussi bien des consommateurs que des décideurs.
00:11:59Je ne parle pas des politiques.
00:12:01Justement, on va parler de l'inflation et des taux des entreprises dans un instant.
00:12:04Mais auparavant, j'aimerais, Eric Boutreban,
00:12:06de vous entendre sur votre lecture globale de cette guerre.
00:12:11Le directeur de l'AIEA parlait de chocs pétroliers,
00:12:16de chocs pétroliers 73-79 cumulés.
00:12:20Est-ce qu'on va avoir une crise encore plus forte que dans les années 70
00:12:25de chocs pétroliers cumulés ?
00:12:26Vous avez bien compris qu'on n'est pas du tout dans le même contexte,
00:12:30puisque l'influence du pétrole en 1973,
00:12:33vous l'avez dit par rapport à la production,
00:12:35c'est un quart de ce que ça…
00:12:38Donc, en termes de productivité.
00:12:39Donc, il faut arrêter de regarder toujours le passé
00:12:43qui tend en temps est noir et de se dire c'est la même chose.
00:12:46Je vous ai donné des exemples avec les slides sur la guerre en Ukraine,
00:12:49où vous avez certaines matières confusées et corbaissées depuis.
00:12:52Sur le gaz, oui.
00:12:53Et après, on a la chance d'avoir des marchés,
00:12:55même si les marchés sont très globalisés,
00:12:58malgré tout ça, les marchés sont restés bien valorisés
00:13:03et surtout, il y a eu quelques baisses un peu rapides,
00:13:06comme à chaque fois, mais les marchés ont remonté.
00:13:08Oui, on reparlera des marchés tout à l'heure,
00:13:11mais donc, il y a vraiment…
00:13:13Il ne faut pas voir cette crise comme, une fois de plus,
00:13:17alimenter ceux qui croient à l'apocalypse ou à la fin du monde.
00:13:20Entre inflation et taux élevés, Éric d'Outrebande,
00:13:24comment s'en sortent les sociétés dans cette période de résultats ?
00:13:28Alors, on a eu pas mal de résultats depuis…
00:13:32On va commencer sur les résultats annuels,
00:13:36et puis il y a aussi les influences des résultats trimestriels.
00:13:38Les premiers qui ont annoncé, c'est la partie luxe,
00:13:41et donc, LVMH a annoncé des résultats,
00:13:44et le titre a été plutôt résilient,
00:13:48parce qu'il y a un équilibre qui s'est fait,
00:13:51mais dès qu'il y a des déceptions,
00:13:52on a vu des fortes baisses sur Hermès,
00:13:55on l'a vu aussi sur Kering,
00:13:58malgré les annonces de croissance à moyen, long terme,
00:14:03et puis, donc, le luxe a été quand même assez pénalisé.
00:14:07Après, il y a d'autres secteurs,
00:14:09donc tout ce qui est lié à l'énergie,
00:14:11ça se passe plutôt correctement.
00:14:14Je crois que chez Total, ils ont fait un très beau bénéfice
00:14:17au premier trimestre, 16 milliards.
00:14:20Ça se passe assez bien.
00:14:22Après, il y a aussi des contraintes
00:14:24qu'il ne faut pas oublier sur les grosses entreprises,
00:14:27mais ça, c'est mondialement.
00:14:30Et après, le secteur qui continue de pousser l'ensemble des marchés,
00:14:37c'est tout le secteur lié à l'IA,
00:14:39donc c'est très, très vaste.
00:14:41Et ce secteur-là, même si les valorisations sont atmosphériques,
00:14:46stratosphériques, c'est mieux,
00:14:47sur Nvidia, qui est la valeur phare américaine,
00:14:51on reste dans les plus hauts.
00:14:54On avait baissé de 20% cet été,
00:14:58puis après, on a remonté.
00:14:59Et l'ensemble du secteur, l'IA,
00:15:01continue de tirer sur l'ensemble des marchés.
00:15:04Et puis, il ne faut pas oublier aussi les valeurs liées à l'armement.
00:15:09Là, les valeurs, ils se sont déjà anticipés,
00:15:11la hausse des chiffres d'affaires, la hausse des carnets de commande,
00:15:15et ça a attiré les marchés.
00:15:17Donc, il n'y a pas de…
00:15:18Quand il y a une déception sur une valeur, ça va très vite,
00:15:22les sanctions sont très, très violentes,
00:15:23mais souvent, ça remonte derrière,
00:15:26quand les valeurs sont de qualité,
00:15:28et donc, quand c'est un profit warning,
00:15:30et qu'on se dit, c'est le premier, ça ne va pas être le dernier,
00:15:35le titre ne va pas toujours réagir de la même manière.
00:15:39Donc, je crois qu'il faut rester,
00:15:40vous connaissez, il faut toujours acheter sur long terme,
00:15:43il ne faut pas hésiter à lire ce qu'a écrit Warren Buffett,
00:15:47ou ce qu'a écrit Peter Lynch.
00:15:48Il faut acheter des titres de qualité et les garder sur longue période.
00:15:52Sur les faillites d'entreprise, on assiste à une accélération.
00:15:56Éric d'Outre-Bente, on en avait en France 60 000 en 2024,
00:16:0077 000 l'an dernier.
00:16:03Comment vous expliquez cette accélération ?
00:16:06Je voulais aussi vous parler d'un titre,
00:16:08qui est Rubis.
00:16:11Rubis, je vous donne une valeur un peu moyenne.
00:16:13C'est intéressant, parce que c'est un secteur
00:16:16qui est un peu lié à l'énergie,
00:16:19parce qu'ils font de la distribution,
00:16:20vous voyez ça sur le slide 8,
00:16:22vous avez la distribution d'énergie,
00:16:24et puis de l'approvisionnement, du transport, du stockage,
00:16:26et ils font aussi de la production d'électeurs renouvelables.
00:16:29Ça, c'est le nouveau dada de Rubis.
00:16:32C'est une société, donc dans le slide 9, on le voit,
00:16:35c'est une société qui a été créée en 1990,
00:16:37avec deux métiers que je viens d'évoquer,
00:16:394 600 collaborateurs, 45 pays dans lesquels ils interviennent,
00:16:44et c'est une société qui est,
00:16:47alors qui est, c'est la dernière commandite qui existe sur le marché,
00:16:52mais c'est en train d'être muet.
00:16:54M. Bolloré est aussi un peu dans le capital,
00:16:56il y a d'autres investisseurs,
00:16:58et c'est une société qui avait été très bien gérée,
00:17:01créée en partie par M. Gobain,
00:17:04et il y a des aspects de transmission,
00:17:06mais on arrive à trouver encore des pépites
00:17:08qui ne sont pas très chers,
00:17:09parce qu'on se paye très fort les résultats.
00:17:10Dans ce marché compliqué,
00:17:12il y a encore des valeurs moyennes de qualité et de croissance,
00:17:15et donc je voulais faire un petit éclairage sur Rubis,
00:17:18parce que j'aime bien parler de sociétés à taille humaine,
00:17:21et qui sont des leaders dans leur secteur.
00:17:26Alors j'en viens aux défaillances d'entreprises.
00:17:30Les défaillances d'entreprises, il y en a…
00:17:39On a des entreprises qui ont été très…
00:17:46des défaillances qui sont importantes,
00:17:48qui sont en train de repartir.
00:17:50Depuis 2019, on a à nouveau une forte croissance,
00:17:55parce que je vous rappelle qu'il y a eu le Covid,
00:17:57qui a beaucoup perturbé…
00:17:59Une forte croissance des faillites d'entreprises.
00:18:01Voilà, une forte croissance des faillites d'entreprises.
00:18:04On l'a sur le graphe numéro 10.
00:18:09Regardez ce graphe.
00:18:11Vous avez une influence non négligeable des défaillances.
00:18:19Vous avez eu, par rapport à 2019,
00:18:22on a 57% de plus de défaillances sur les PME et les ETI.
00:18:28Et concernant les TPE, on est à 19%.
00:18:32En 2024, il y a eu 176 ETI qui ont fait défaut.
00:18:37Ça représente 53 000 employés.
00:18:39Et concernant les sociétés de plus de 500 personnes,
00:18:44on s'aperçoit qu'il y a une augmentation des défaillances d'entreprises
00:18:50ou des sociétés qui sont mises sous protection des procédures amiables.
00:19:00Donc, il y a un mouvement qui s'opère dessus.
00:19:04C'est un petit peu inquiétant.
00:19:05Par exemple, au tribunal de Bordeaux, en 2024,
00:19:11il y avait 230 sociétés qui étaient en procédure amiable.
00:19:15Il y en a eu 300 en 2025.
00:19:19Et ça touche aussi bien un peu tous les secteurs.
00:19:24Donc, c'est plus large qu'avant.
00:19:28Et en 2024, sur 6 600 dévairions d'entreprises,
00:19:34c'est quand même non négligeable.
00:19:35Après, sur l'ensemble des sociétés,
00:19:39quand on parle du chiffre global,
00:19:41vous avez 94% des défaillances qui sont dans des TPE,
00:19:46donc des entreprises de moins de 10 salariés.
00:19:48Donc, il faut toujours arriver dans des défaillances.
00:19:51Là, je vous ai mis un graphe sur les PME.
00:19:53Vous avez un graphe page 11 sur les procédures collectives
00:19:58que je viens d'évoquer.
00:20:01Vous voyez très bien qu'on mélange un peu
00:20:03des tailles d'entreprises très différentes.
00:20:05Mais la petite tendance, c'est qu'il y a certaines valeurs
00:20:07qui emploient plus de 500 salariés,
00:20:09qui sont plus à avoir des difficultés
00:20:12avec des procédures collectives qu'avant.
00:20:15Est-ce que c'est un problème franco-français
00:20:17ou est-ce qu'on peut rencontrer
00:20:19cette accélération des défaillances d'entreprises
00:20:21dans d'autres pays d'Europe,
00:20:22voire même aux États-Unis ?
00:20:23– Alors, sur la partie européenne, il y a d'autres pays.
00:20:26En Allemagne, il y a quelques sujets.
00:20:28Mais nous, il y en avait quand même l'histoire
00:20:30de la fin du PGE.
00:20:32– Des frais garantis par l'État.
00:20:33– Voilà.
00:20:34– Lié au Covid.
00:20:35– Voilà.
00:20:35Donc ça, ça a quand même aidé.
00:20:38Il y a 60% des chefs d'entreprises qui disent
00:20:41que ça a vraiment aidé pour traverser cette période très compliquée.
00:20:45– Il y a des autres qui ne s'en sont pas relevés.
00:20:47– Il y en a certaines qui ne s'en sont pas relevées.
00:20:49Et il y a à peu près aujourd'hui,
00:20:51quand vous aviez des taux, vous étiez à 1 ou à 2%.
00:20:53Aujourd'hui, quand vous refinancez,
00:20:55vous avez été obligé de refinancer avec la fin du PGE,
00:20:57vous êtes plutôt à 3,5 ou 4% dans le meilleur des cas.
00:21:00Donc ça a une influence aussi sur la centrale d'entreprises,
00:21:04sur les possibilités que vous avez d'emprunter.
00:21:07Et aussi, il faut générer plus de résultats.
00:21:12Alors, l'effet domino,
00:21:14donc c'est toujours ce qu'on redoute,
00:21:17c'est qu'il y a un effet domino
00:21:19à cause des défaillances d'entreprises.
00:21:22Pour l'instant, on ne le voit pas.
00:21:24Mais il y a un groupe de travail qui a été fait,
00:21:26la part le dernier, depuis 18 mois,
00:21:29qui est en place pour essayer de simplifier
00:21:32les procédures concernant les sociétés de moins de 10 salariés.
00:21:35Toujours un peu extraordinaire en France,
00:21:37au lieu de simplifier tout,
00:21:38on essaye de simplifier une petite partie,
00:21:41mais pourquoi moins de 10 salariés, pas plus de 10 ?
00:21:44Et on complique les choses.
00:21:46Déjà, le code du travail est assez compliqué.
00:21:49– On ne peut pas s'entraîner de faire des usines à gaz partout.
00:21:51– On continue malheureusement de faire des usines à gaz.
00:21:55Il y a aussi un autre aspect, c'est le surendettement des ménages,
00:22:01parce que là, on a parlé des sociétés,
00:22:02mais sur les ménages, on a aussi des défaillances non négligeables.
00:22:06Il y a eu 148 000 dossiers déposés en 2025
00:22:10de défaillances des ménages.
00:22:12Vous savez que les ménages, c'est quand même important,
00:22:14c'est la guerre, donc on est à plus près de 10% de hausse,
00:22:19et l'encours total, c'est quand même 5 milliards.
00:22:24Donc, c'est un peu beaucoup d'argent.
00:22:26– Qu'est-ce que vous entendez par défaillance des ménages ?
00:22:29Est-ce qu'un des ménages peut faire faillite financièrement ?
00:22:31– C'est lié au surendettement des ménages.
00:22:34Et donc, le surendettement des ménages,
00:22:36il est à 40% lié à des dettes de consommation,
00:22:39il est à 13% lié aux charges courantes,
00:22:41et il est à peu près à 26% lié aux dettes immobilières.
00:22:45C'est-à-dire qu'il y a quand même des soucis
00:22:47sur pas mal de ménages en France.
00:22:51Alors, sur le long terme, si vous regardez la masse totale,
00:22:56eh bien, on est à cause des efforts qui ont été faits
00:22:58depuis pas mal de temps sur les banques,
00:23:00alors parfois trop, mais là, il faut le reconnaître,
00:23:03depuis 2015, on a le surendettement des ménages,
00:23:06le nombre de dossiers a diminué de 32%.
00:23:08Donc, il y a quand même un travail qui a été fait
00:23:10pour aider les gens à ne pas être surendettés.
00:23:15– Un travail qui a été fait par qui, comment ?
00:23:18– Par l'ensemble, que ce soit les pouvoirs publics,
00:23:20que ce soit les associations, que ce soit les associations d'aides,
00:23:24que ce soit les banquiers, que ce soit les compétences d'assurance,
00:23:26l'ensemble du système fait qu'on a essayé
00:23:28de diminuer le surendettement des ménages.
00:23:32Sachant que si on veut regarder un peu plus les chiffres,
00:23:35on a, dans les ménages surendettés,
00:23:37il y en a 62% qui sont en dessous du seuil de pauvreté.
00:23:41Ce n'est quand même pas une bonne nouvelle
00:23:43et ça représente quand même 15% de l'ensemble de la population.
00:23:47Et là, souvent, c'est lié…
00:23:48– 15% de pauvres en France.
00:23:49– Donc, oui, c'est lié essentiellement à des activités
00:23:52et des accidents de la vie, à la perte d'emploi,
00:23:55donc ça, ça continue d'avoir un effet dévastateur.
00:23:59Les divorces, qu'on évoque assez peu,
00:24:01mais c'est quand même une conséquence dramatique
00:24:04dans plein de situations.
00:24:05et puis les problèmes de santé.
00:24:08Et ce qui est nouveau, c'est qu'on voit que la population
00:24:09des gens qui ont entre 18 et 29 ans,
00:24:15cette population-là augmente dans l'ensemble
00:24:18des gens qui sont surendettés.
00:24:21Donc voilà, il y a les entreprises et puis il y a l'humanité.
00:24:24Il ne faut jamais oublier les ménages
00:24:28qui sont quand même les sources vives d'un pays.
00:24:31– Vous évoquiez un petit peu tout à l'heure,
00:24:33Éric d'Outre-Bente, l'intelligence artificielle.
00:24:36Un spécialiste était venu sur le plateau de TV Liberté
00:24:39pour nous dire que cette intelligence artificielle
00:24:42pourrait remplacer jusqu'à 25% des emplois d'ici 2027.
00:24:47Où en est-on aujourd'hui ?
00:24:49Est-ce que l'intelligence artificielle peut être une source d'inquiétude
00:24:53pour les Français ?
00:24:54– Évidemment, on est dans un secteur où on entend tout,
00:24:59on voit tout, il y a plein d'informations différentes.
00:25:03Il y a une étude européenne qui a été faite
00:25:05sur le deuxième et le quatrième trimestre 2025
00:25:09sur 3500 entreprises, donc c'est un panel assez important.
00:25:13Il s'indiquait qu'il y avait deux tiers des entreprises
00:25:16de ces 3500 qui utilisaient l'IA
00:25:19et que 90% des entreprises qui avaient plus de 250 salariés
00:25:27utilisaient l'IA.
00:25:29C'est-à-dire que plus vous êtes gros, plus vous utilisez l'IA.
00:25:33La difficulté, ça c'est pour les entreprises
00:25:35qui ne font pas d'investissement direct dans l'IA,
00:25:38parce qu'aujourd'hui il y a des gens qui consomment de l'IA
00:25:41sans investir dans l'IA.
00:25:42Par contre, il y a 25% d'entreprises qui investissent dans l'IA.
00:25:48Donc il y a quand même un chemin non négligeable à parcourir.
00:25:51Sur les utilisateurs, on considère que les gens,
00:25:54les sociétés qui utilisent, je répondrai à votre question au final,
00:25:57mais c'est quand même pour vous donner des éléments
00:25:58qui sont un peu différents de ce qu'on entend généralement
00:26:01dans les médias, des sociétés qui utilisent l'IA fortement
00:26:07dans leur vie habituelle,
00:26:13eh bien il y a plutôt, il y a 4% de probabilités sublémentaires
00:26:16pour qu'ils embauchent des gens.
00:26:18Alors que ce n'est pas du tout ce que j'entendais tout à l'heure.
00:26:21Et pour les gens qui sont neutres sur l'IA,
00:26:25qui ne sont pas à avoir… pas neutres,
00:26:29qui s'investissent sur l'IA mais pas très très fortement,
00:26:31il y a 2% de probabilités pour qu'ils embauchent plus de gens.
00:26:36Par contre, ça joue sur les entreprises petites et moyennes,
00:26:39puisque c'est essentiellement des poids de plus importance
00:26:42qui peuvent investir, sachant que le nerf de la croissance,
00:26:46vous le savez, il y a deux nerfs,
00:26:47il y a le développement et l'innovation.
00:26:50Donc l'IA fait partie de l'innovation.
00:26:53Évidemment, l'IA, vous allez…
00:26:56Alors les secteurs les plus touchés,
00:26:58par exemple les comptables sont assez touchés dessus,
00:27:03mais ils vont aussi augmenter leur relation avec leurs clients
00:27:06et leurs spécificités et leurs conseils.
00:27:08tant que les comptables sont à peu près de disparaître.
00:27:11Il va y avoir une modification du mode de travail.
00:27:13Et dans le bas, à priori, c'est la profession
00:27:17qui va le plus être pénalisée par l'IA,
00:27:20puisque aujourd'hui tout va être connecté.
00:27:22Et puis avec l'intelligence artificielle, ça va simplifier tout.
00:27:25Et de l'autre côté, votre avis,
00:27:28quel est le métier qui ne va pas souffrir de l'IA ?
00:27:30Vous avez une idée ou pas ?
00:27:31Par exemple, les concierges.
00:27:33Les concierges…
00:27:34– Le travail manuel…
00:27:36– Oui, mais surtout le personne…
00:27:38– L'humain quoi, oui.
00:27:39– L'humain qui est en pure relation avec les uns et les autres,
00:27:43les concierges ne sont pas prêts de s'arrêter.
00:27:46Et on voit aussi que dans, par exemple,
00:27:48dans le secteur des résidences secondaires,
00:27:49que ce soit dans les stations de ski,
00:27:51ou dans les stations balnéaires et compagnie,
00:27:53il y a une montée en puissance des concierges,
00:27:56puisque les gens ont du mal à trouver des gens
00:27:58pour faire les services, soit de nettoyage, d'accueil.
00:28:04– Est-ce que, par exemple, dans le conseil juridique,
00:28:07il y a des gens qui peuvent s'inquiéter ?
00:28:08Est-ce que dans le diagnostic médical,
00:28:11il n'y a pas des médecins qui peuvent s'inquiéter
00:28:13de voir une machine pouvoir faire mieux qu'eux ?
00:28:15– Il va y avoir, il va y avoir des changements
00:28:18de mode de diagnostic, par exemple,
00:28:21mais l'homme va rester toujours en place.
00:28:23Cette révolution-là, les gens oubliaient quand même
00:28:26la révolution de l'Internet, vous vous rappelez,
00:28:28vous, on ne devait plus rien faire.
00:28:30Donc, les valorisations étaient délirantes en 2000,
00:28:34puis après, ça s'est normalisé.
00:28:37Donc, l'Internet, c'est aussi d'avoir des baisses
00:28:40non déguérables des emplois.
00:28:42Bon, là, on est aussi dans un aspect où le sujet,
00:28:46il y a des investissements qui sont colossaux
00:28:49pour investir dans l'IA.
00:28:52Donc, vous savez que les gros acteurs américains
00:28:55dépensent des sommes colossales.
00:28:57Maintenant, ce qu'il faut, c'est arriver à le faire payer
00:28:58et après, le faire rentabiliser.
00:29:00Par exemple, le secteur des data cédés,
00:29:02toute la partie data center qui sont essentielles,
00:29:06qui sont dans l'ensemble du monde,
00:29:09continuent de se développer à cause de l'IA.
00:29:11Donc, comme d'habitude, raison gardée
00:29:16et ne pas avoir des visions trop négatives sur l'IA.
00:29:21Il y a une étude assez intéressante aussi de M. Aguillon
00:29:26qui a fait du travail sur l'IA.
00:29:28Et ce n'est pas inintéressant comme rapport.
00:29:32– Qu'est-ce que ça raconte ?
00:29:33– Vous lirez le rapport de M. Aguillon, prix Nobel.
00:29:38– On a beaucoup d'entreprises, Eric Doutrebande,
00:29:41qui chercheront un repreneur sur les dix prochaines années.
00:29:46Comment est-ce qu'on évite dans ces conditions une hécatombe économique
00:29:50si on n'a pas des repreneurs en face qualifiés ?
00:29:54– Alors, la reprise d'entreprise, c'est un peu les…
00:29:59Je ne sais pas pourquoi c'est en train de sortir.
00:30:01Il y a peut-être des histoires fiscales ou des histoires…
00:30:05Je ne sais pas pourquoi il y a un mouvement aussi important qui s'opère.
00:30:10– C'est quoi des histoires fiscales ?
00:30:12– Je l'expose.
00:30:13Donc, il y a à peu près 500 000 entreprises
00:30:18qui vont changer de main dans les dix ans qui viennent.
00:30:21Malheureusement, il y a certaines qui vont mourir
00:30:22à défaut d'avoir des repreneurs.
00:30:26Il y en a cinq…
00:30:27Donc, c'est chefs d'entreprise qui vont être obligés
00:30:29de reprendre, de partir à la retraite,
00:30:30parce que c'est lié essentiellement aussi au baby-boom.
00:30:34Donc, 55% ont déjà été approchés,
00:30:38mais tous les gens ne sont pas approchés pour être conseillés
00:30:44sur leurs sessions d'entreprise.
00:30:47Sur les dernières années, on était quand même simplement
00:30:49à 37 000 sessions par an de sessions d'entreprise.
00:30:53Donc, vous voyez, une accélération très, très forte.
00:30:57Donc, ça en fait, pendant les prochaines années,
00:31:00il va y avoir pas mal de travail qui est fait.
00:31:02Alors, là, récemment, il y a eu une mission de l'État,
00:31:09de gouvernement, qui a mis en place des éléments
00:31:13pour aider les entreprises à prendre conscience
00:31:16qu'il fallait transmettre.
00:31:19Mais ce qui est étonnant, c'est qu'on fait ça,
00:31:22alors qu'il y a quelques temps, on a eu un débat,
00:31:25il y a eu des débats fiscaux sur diminuer,
00:31:27et ça a été fait en partie, diminuer l'intérêt du pacte d'Utreil.
00:31:31Donc, on a des choses contradictoires.
00:31:34On veut augmenter et faciliter la transmission d'entreprise,
00:31:38et d'un autre côté, on diminue les effets du pacte de trés
00:31:41qui ont déjà été éliminés d'une manière knowledgeable.
00:31:44On parle de ça, et puis vous avez les projets de taxation
00:31:48des sociétés, que ce soit par les LFI ou par l'EPS,
00:31:51que tout le monde a vu.
00:31:53Donc, ce qu'il faudrait, c'est plutôt continuer
00:31:55à faire un travail sur l'éducation,
00:31:57parce que c'est quand même là où il y a un problème très important,
00:32:02sur l'éducation, sur la stabilité aussi des gens,
00:32:06que ce soit la stabilité liée dans leur ménage,
00:32:10et puis la stabilité liée à la stabilité fiscale.
00:32:14Donc, il y a un travail qui va être fait sur la transmission.
00:32:20En France, on a toujours parlé plutôt de création,
00:32:22parce que c'est peut-être plus snob,
00:32:25on parle plutôt de création d'entreprise,
00:32:28alors qu'on sait que la transmission est importante.
00:32:30Alors, on est peut-être près du mur.
00:32:32C'est peut-être aussi pour se dire,
00:32:34il va y avoir beaucoup d'entreprises qui vont se transmettre,
00:32:37c'est peut-être le moyen d'augmenter
00:32:40ou diminuer les avantages fiscaux dans la transmission,
00:32:43et de récupérer un peu d'argent pour le fameux déficit
00:32:46que vous évoquez très, très régulièrement sur TV Liberté.
00:32:49Donc, on ne va pas en parler aujourd'hui.
00:32:51Donc, il y a des choses qui sont intéressantes de voir.
00:32:54Chaque chef d'entreprise va recevoir,
00:32:56à partir du mois de mai 2026, un guide.
00:32:59Donc, j'aimerais bien voir la tête du guide,
00:33:02mais ça va être intéressant.
00:33:04Et un guide, il faut rappeler que c'est plus facile
00:33:07de récupérer une société que de la créer,
00:33:10et qu'à une période de trois ans,
00:33:13quand vous créez une société ou quand vous reprenez une société,
00:33:16le taux de défaillance d'une société est trois fois supérieur
00:33:20dans les trois années pour la création que par rapport à la transmission.
00:33:24Après, il y a des sociétés où c'est mal géré, c'est mal fusionné,
00:33:28mais c'est quand même plus simple de reprendre une société que d'en créer.
00:33:32Ça dépend des secteurs, ça dépend des circonstances,
00:33:34ça dépend de la réglementation, ça dépend de plein de choses.
00:33:36On essaie de parler d'une manière globale.
00:33:41Et dans cette mission, dans ce travail gouvernemental qui a été lancé,
00:33:48vraiment, il y a une contradiction avec ce qui a été dit, fait et écrit
00:33:53sur le pacte du Treil.
00:33:55Même s'ils vont favoriser les crédits vendeurs,
00:33:58aujourd'hui, il y a quand même des sociétés qui ont du mal à emprunter.
00:34:03J'ai eu le cas récemment, une société qui a plus de 30 ans,
00:34:06qui n'a jamais emprunté, et là, elle va voir son broquet pour lui dire,
00:34:10je voudrais emprunter.
00:34:11Il dit, ah ben non, vous avez jamais emprunté,
00:34:13donc vous ne pouvez pas emprunter.
00:34:14Pour vous dire qu'il y a quand même un petit sujet
00:34:18qui n'est pas inintéressant à vérifier.
00:34:22Évidemment, ça, c'est essentiellement des sociétés non cotées,
00:34:25puisque les sociétés cotées, elles sont connues
00:34:27et que les transmissions se font.
00:34:29Là, on parle de sociétés non cotées.
00:34:33On en parlait récemment dans l'un de nos JT,
00:34:37c'est la facturation électronique qui deviendra obligatoire
00:34:41à partir du 1er septembre de cette année
00:34:45pour toutes les entreprises assujetties à la TVA.
00:34:48Avant de parler de fraude et de gestion fiscale,
00:34:52est-ce que vous pouvez nous rappeler en quoi ça consiste,
00:34:54cette facturation électronique ?
00:34:56Alors, je vous ai mis dans le slide 12,
00:34:59vous avez ce qui doit être fait au 1er septembre 2026.
00:35:03Pour toutes les entreprises, tout ce qui est obligation de risque,
00:35:07quand vous recevez une facture,
00:35:09il faudra qu'elle passe par un système.
00:35:13Et pour les entreprises, les ETI,
00:35:16les entreprises de plus de 250 salariés,
00:35:20quand vous allez émettre une facture,
00:35:23il faudra aussi qu'elle passe au système.
00:35:24Donc, elle ne passera plus, par exemple,
00:35:27les PDF entre entreprises, ça n'existera plus.
00:35:30– Mais c'est pour nous simplifier la vie
00:35:32ou c'est encore une usine à gaz ?
00:35:33– Attendez, attendez, attendez.
00:35:34Prenons déjà, soyons dans le réel.
00:35:36Et puis après, au mois de septembre 2027,
00:35:39ça intégrera aussi bien les petites et les moyennes entreprises,
00:35:42les PME et même les entreprises de moins de 250 salariés.
00:35:47Alors, ce n'est pas nouveau comme activité.
00:35:48Par exemple, j'ai vu qu'au Chili, ils l'ont fait en 2003.
00:35:53Donc, ce n'est pas une histoire récente.
00:35:56En Belgique, ils ont commencé au 1er janvier de cette année.
00:36:00Et au 1er janvier que c'est lancé,
00:36:03il y avait 8 entreprises sur 10 qui n'avaient encore rien fait.
00:36:07Donc, vous voyez que ça met un petit peu de temps.
00:36:09Ça va permettre de fluidifier les choses.
00:36:12Ça a été fait en Italie, mis en place en 2014.
00:36:16Et puis réellement, le début c'est 2014,
00:36:18mais mis en place réellement depuis 2019.
00:36:22Et essentiellement, le but, c'est que ça simplifie la vie des gens.
00:36:27Ça évite d'avoir des factures non payées.
00:36:30Du moins, ça diminue les risques.
00:36:32Ça permet d'éviter les boîtes à chaussures.
00:36:34Ça permet d'avoir des transformations de factures.
00:36:37Et ça permet aussi d'être, surtout à la TVA, d'être collectée plus facilement.
00:36:44Par exemple en…
00:36:45Donc, une meilleure gestion fiscale pour les entreprises.
00:36:49Et pour l'État aussi.
00:36:50Oui.
00:36:50Et donc, ça permet aussi, par exemple, en Italie,
00:36:55où on pourrait s'attendre à avoir une importante hausse de la TVA
00:36:58avec le vieux schéma du travail au noir en Italie et compagnie,
00:37:03ça n'a pas énormément modifié les choses.
00:37:05Ça modifie aussi, ça simplifie les contrôles.
00:37:07Puisque vous avez les informations, vous n'êtes pas obligés de les demander.
00:37:10Donc, ça a beaucoup de simplification.
00:37:14En Italie, ça fonctionne réellement depuis 2019.
00:37:17Et sur la fraude fiscale également,
00:37:19est-ce que ça va permettre à l'État d'éviter d'avoir de l'argent qui s'en va
00:37:23?
00:37:23– Oui, obligatoirement, ça permet à l'État de mieux contrôler
00:37:26et de bien contrôler les flux.
00:37:30C'est quand même un événement qui ne va pas toucher les rapports avec les particuliers.
00:37:36Ça, c'est important de le signaler.
00:37:39N'imaginez pas que vous allez être obligés d'avoir des…
00:37:42de faire vos échanges avec un particulier de manière électronique.
00:37:46Mais c'est quand même un événement non négligeable.
00:37:49Et ce qui est très drôle, c'est de voir qu'on est toujours,
00:37:51paraît-il, en avance.
00:37:52Mais là, on passe après les Balges, après les Italiens.
00:37:55Et je reprends…
00:37:56Voilà, cet exemple du Chili, 2003, c'est assez drôle de voir.
00:38:00Voilà, mais c'est un événement qui joue dans les entreprises.
00:38:04Alors, dans les petites entreprises,
00:38:05aujourd'hui, vous avez compris que ça serait obligatoire en 2027.
00:38:09Donc, il y a un peu de temps.
00:38:11Beaucoup de petites entreprises ne s'en occupent pas du tout.
00:38:13Mais il y a des gens qui s'occupent de ça pour eux.
00:38:16C'est leurs banquiers.
00:38:17Parce que les banquiers, même les petites entreprises,
00:38:20les banquiers ont démarché leurs clients.
00:38:22Donc, il y a des offres bancaires pour vous simplifier votre vie.
00:38:25Et une entreprise moyenne de 30 personnes,
00:38:29aujourd'hui, les banquiers lui proposent un abonnement de 50 euros par mois.
00:38:33Donc, ce n'est pas des sommes extraordinaires,
00:38:35mais ça rajoute quand même des…
00:38:36pour avoir une facturation électronique.
00:38:39Donc, il y a les banques qui sont assez en avant.
00:38:42Et il y aura aussi sûrement tous les comptables qui ont des logiciels.
00:38:48Il y a aussi un logiciel qui s'appelle vosfactures.fr qui fonctionne aussi.
00:38:52Donc, voilà.
00:38:53C'est quand même un événement dans la vie des sociétés.
00:38:55– On parlait tout à l'heure du baby-boom.
00:38:58Éric Dautregant, il semblerait que la France va connaître son plus grand transfert
00:39:02de richesse intergénérationnelle dans les dix prochaines années.
00:39:07Vous allez avoir du travail.
00:39:09– Oui, alors, ça, c'est lié vraiment au baby-boom.
00:39:13Là aussi, si on en parle autant, c'est que ça va s'accélérer.
00:39:19C'est 9 000 milliards en cumulé de flux successoral
00:39:23qui va être fait jusqu'en 2040.
00:39:29Attention, ça dépend, c'est des chiffres à tenir un peu avec des pincettes.
00:39:36Ça dépend.
00:39:39Si, par exemple, si chez LVMH,
00:39:44la Providence reprend Bernard Arnault l'année prochaine,
00:39:47ce n'est pas tout à fait les mêmes choses dans les flux.
00:39:49Bon, je pense que ça peut être sur d'autres sociétés
00:39:52où les actionnaires sont importants.
00:39:55Mais il y a avoir un flux très important.
00:39:59Et alors là, on a 9 000 milliards en face de 3 000 milliards de dettes.
00:40:03Donc, les esprits prospectifs.
00:40:07Je pense que ça ne manque pas surtout du côté de l'échiquier socialiste ou du LFI.
00:40:15Mais il y aura peut-être aussi les autres.
00:40:17Donc, il faut aussi être vigilant.
00:40:19Il y a une fondation, Jaurès, qui travaille sur le sujet.
00:40:23Donc, il y a un pactole.
00:40:25Alors, il faut que ça se fasse correctement.
00:40:27Vous voyez très bien qu'il y a des tensions.
00:40:28On disait qu'on va augmenter les droits de succession
00:40:30parce qu'aujourd'hui, en moyenne,
00:40:33sur les montants importants,
00:40:37on est à 45 % de droits de moitié fortune importante.
00:40:39On est à 45 % de droits de succession.
00:40:44Et on dit que sur le travail,
00:40:46qui est quand même assez la peau sur le revenu,
00:40:50dès que vous avez des moyens non négligeables,
00:40:52vous avez des taux importants.
00:40:54Alors qu'on dit qu'en les successions,
00:40:56le taux est faible.
00:40:58Mais d'abord, dans les chiffres,
00:40:59on oublie d'avoir tout ce qui est concernant les droits de donation
00:41:02qui ont été faits depuis plusieurs années.
00:41:06Donc, attention.
00:41:07Je n'aime pas quand on me donne des gros chiffres,
00:41:099 000 milliards,
00:41:10pour peut-être rassurer les gens
00:41:14ou inquiéter les gens
00:41:15ou ponctionner les gens.
00:41:18Vous savez très bien qu'en 2008,
00:41:20on disait que s'il y avait un problème sur le soldat Europe,
00:41:24on est à 10 à 15 % des actifs liquides.
00:41:28Donc, ce que vous avez sur votre banque ponctionné
00:41:31et le soldat Europe allait très bien.
00:41:34Il n'y aurait aucun problème.
00:41:35C'est parti un peu des archives, tout ça.
00:41:39Bon, mais aujourd'hui,
00:41:39il y a quand même une hausse non négligeable aussi
00:41:41de l'endettement global.
00:41:44– Est-ce qu'on peut faire un point maintenant,
00:41:46Éric Doutrebande, avec vous,
00:41:48sur les taux, le prix de l'immobilier,
00:41:51puis sur l'or ?
00:41:53– Alors, sur le prix de l'immobilier,
00:41:54je vais sortir un petit, comme d'habitude,
00:41:57c'est le slide 14
00:41:59qui vous donne l'évolution.
00:42:01Ce qui est intéressant,
00:42:02on peut peut-être rester un petit peu de temps
00:42:03sur ce slide,
00:42:04parce que les gens oublient que sur les variations
00:42:06sont intéressantes.
00:42:08Sur 10 ans, Paris, c'est plus 16,
00:42:10et sur un an, c'est plus 0,6.
00:42:13Sur les grandes villes, c'est plus 37,
00:42:16et depuis un an, évidemment,
00:42:17le marché est à tonne, vous le savez,
00:42:19depuis quelques années.
00:42:20Et donc, on a une variation
00:42:23qui est très faible depuis un an.
00:42:27et il y a aussi l'effet Covid sur la province,
00:42:32mais c'est aussi un effet qui a beaucoup diminué.
00:42:35Si vous avez un appartement à vendre
00:42:39aux environs de La Rochelle,
00:42:40ça se vend nettement plus difficilement
00:42:42que juste après le Covid.
00:42:44Même chose, une maison en Normandie.
00:42:46Alors, il y a des aspects de flux
00:42:48et de nombre de transactions.
00:42:50C'est-à-dire, le nombre de transactions
00:42:50a beaucoup baissé
00:42:51et est en train de remonter un petit peu,
00:42:53mais on est loin des transactions historiques.
00:42:57Donc, il y a un aspect de transaction
00:42:58et aussi, il y a un aspect de marché.
00:43:00Si on prend, je vous l'ai mis dans le slide de 15,
00:43:03vous avez le prix sur les grandes villes.
00:43:05Donc là, je vous ai mis ça sur de court terme,
00:43:07mais la moyenne sur Paris,
00:43:09c'est 9 700 euros le mètre carré.
00:43:12Il est en hausse de 2,3 % sur l'année dernière.
00:43:16Nice, alors une hausse non négligeable à Bordeaux,
00:43:18ça continue d'être l'effet TGV qui continue,
00:43:22puis l'effet soleil qui joue.
00:43:24Vous voyez que ça se calme un peu sur Marseille
00:43:26et sur l'île, ça reprend.
00:43:28Et ce qui est important, c'est de regarder,
00:43:30c'est le prix au mètre carré.
00:43:31Donc, 9 700, ce sont des moyennes.
00:43:34Et à droite, vous avez, sur ce slide de page 15,
00:43:38vous avez le délai de commercialisation au jour.
00:43:40Donc, vous mettez, par exemple,
00:43:42le délai pour écouler, c'est plus de 3 mois à Rennes.
00:43:46Et puis, c'est simplement le meilleur,
00:43:49c'est Lyon ou c'est Paris.
00:43:51Donc, l'immobilier, il est un peu sous pression.
00:43:54C'est aussi la partie de l'immobilier dans le 9.
00:43:57Donc, le 9, il y a eu, en 2019,
00:44:01il y avait 69 000 de mémoire vente
00:44:06à des particuliers qui faisaient des investissements
00:44:12dans le 9, en locatif.
00:44:14Aujourd'hui, il y a plutôt 10 000.
00:44:16Donc, il y a un effondrement des achats des particuliers
00:44:21liés à plusieurs éléments.
00:44:22C'est la fin de l'arrêt de la loi Pinel.
00:44:25Donc, ça, ça a joué.
00:44:27Il y a aussi une augmentation des taxes foncières
00:44:31qui sont loin d'être négligeables.
00:44:34Les taxes foncières et les taxes d'habitation.
00:44:38Par exemple, je dérivais un peu sur les taxes d'habitation.
00:44:40J'avais un client qui me disait
00:44:42j'ai envie d'acheter une petite maison à Lisieux.
00:44:44En plein Lisieux, aujourd'hui, c'est 3 000 euros la taxe foncière.
00:44:49Donc, on est à Lisieux.
00:44:50– C'est très joli en plus, Lisieux.
00:44:52– Oui, mais vous pouvez aller au ciel avec Lisieux.
00:44:55– Grâce à Saint-Thérèse.
00:44:57– Mais donc, sur la partie, il y a cet événement-là qui joue.
00:45:02Alors, il y a une nouvelle loi concernant l'immobilier
00:45:06qui devrait un petit peu détendre les choses,
00:45:09mais ça fait encore une loi supplémentaire.
00:45:11Les professionnels de l'immobilier, je parle du neuf,
00:45:13sont assez contents puisque ça va un peu relancer
00:45:15et ça marche sur ce système de l'amortissement.
00:45:17Et ça va plutôt aider les ventes dans le locatif foncier dans le neuf.
00:45:25Et avec des choses compliquées sur l'ancien, ça ne va pas arranger l'ancien.
00:45:31Donc, l'immobilier, comme d'habitude, la règle d'or, qualité, qualité,
00:45:36donc emplacement, emplacement, emplacement.
00:45:38– Oui, il y a des trois règles.
00:45:39– Et puis, quand vous achetez du foncier, que ce soit pour l'assurance principale
00:45:44ou que ce soit l'assurance secondaire ou pour du locatif,
00:45:47il faut toujours mettre le maximum d'endettement.
00:45:51Il ne faut pas oublier qu'il y a l'assurance d'essai qui intervient dessus.
00:45:54Et c'est vraiment la chose primordiale qu'il faut faire dès qu'on peut.
00:45:59Donc, l'immobilier…
00:46:02Mais il ne faut pas oublier que le parc français est important,
00:46:08donc la taxation va continuer d'augmenter.
00:46:11Donc, M. Macron a été le début de…
00:46:14Bon, le début, parce que ça a commencé évidemment avec Giscard,
00:46:16mais comme beaucoup de nos soucis.
00:46:18Mais sur la partie immobilière, la taxation n'a fait qu'augmenter depuis quelques temps.
00:46:26– Et sur l'or, alors, comment l'or réagit-il à cette crise au Moyen-Orient ?
00:46:32– Je ne pouvais pas m'empêcher de vous parler.
00:46:33Donc, regardez le graphe 16.
00:46:36Alors, l'or, très humblement, je me suis trompé sur l'or
00:46:41parce que je n'ai pas vu ce grand mouvement sur l'or.
00:46:44Je parle en tant que gérant de portefeuille.
00:46:47Alors, il a beaucoup monté parce qu'on sait,
00:46:50il y a les achats des banques centrales,
00:46:52il y a aussi les achats d'or contre la dévaluation des monnaies,
00:46:57que ce soit le yen, ou que ce soit aussi le dollar.
00:47:01Donc, tout ça, ça joue.
00:47:02Mais depuis…
00:47:03Alors, c'est la première fois, vous allez me dire, mais ça respire.
00:47:06Donc, sur le graphe, on voit qu'on est à moins 12 depuis le plus haut lié au Moyen-Orient.
00:47:11Et sachant qu'il y a eu un mouvement très, très violent,
00:47:18je ne sais plus quel jour, où l'or, comme l'argent,
00:47:22l'argent a perdu 35% en très peu de temps et l'or a perdu 12%.
00:47:26– Et pourquoi ça ?
00:47:27– Alors, ça, c'était lié à des rééquilibrages dans les portefeuilles
00:47:31et aussi à des appels de marge.
00:47:32Donc, vous aviez des gens qui étaient vendeurs,
00:47:35vous pouvez avoir liés aux opérations à terme.
00:47:37Donc, il y a eu un débouclement de certaines positions à terme.
00:47:39Et puis, vous avez aussi des gens qui avaient besoin,
00:47:43puisqu'ils perdaient de l'argent sur d'autres classes d'actifs,
00:47:46de vendre de l'or pour aller compenser des pertes.
00:47:51Comme vous avez des marchés où c'est très violent,
00:47:53où ça baisse de 5, 6, 7, 10% très rapidement.
00:47:55– Donc, c'est l'or qui a servi de tampon.
00:47:57– L'or peut servir de tampon.
00:47:59Bon, là, il se stabilise aux environs de 4 700 aujourd'hui.
00:48:04Il ne faut pas oublier qu'en 2022, qui est un peu le…
00:48:09on était à 1 561, qui n'était pas le plus haut,
00:48:12parce qu'on avait fait deux fois, quasiment trois fois 2 000,
00:48:15puisqu'on était fin 2011-2012, on était grosso modo à 2 000,
00:48:21fin 2020, et puis il y a une forte accélération.
00:48:24Je dis toujours, l'or c'est une assurance dans un actif,
00:48:29il y a des gens qui ont mis une partie de leur patrimoine sur l'or,
00:48:34donc bravo depuis 3, 4 ans, 5 ans.
00:48:37Après, les mouvements peuvent être erratiques.
00:48:41Après, tout dépend de son tempérament et des options.
00:48:45Si vous êtes très, très concentré,
00:48:47je vois quelques prospects qui sont très concentrés sur l'or,
00:48:50je leur dis bravo de ce que vous avez fait depuis 2 ans, 3 ans.
00:48:53S'ils en font depuis 15 jours, depuis 2 mois,
00:48:55moi, ça m'inquiète d'avoir des concentrations aussi importantes sur l'or.
00:49:00Donc, il y a l'or, il y a des aspects monétaires,
00:49:02il y a aussi lié au taux d'intérêt,
00:49:04parce que l'or, il ne faut pas oublier, l'or ne rapporte rien,
00:49:07il n'y a pas de dividendes, il n'y a rien du tout.
00:49:09– Oui, mais c'est la monnaie qui baisse.
00:49:10– Mais voilà, donc…
00:49:12Bon, l'or, ça a été intéressant de voir qu'avec cette crise
00:49:17qu'il y a au Moyen-Orient,
00:49:18eh bien, ça s'est calmé depuis qu'il y a eu cette crise.
00:49:22– On est en période de déclaration d'impôt,
00:49:26ce sera ma dernière question, Éric d'Autre-Bande,
00:49:28est-ce qu'il y a des spécificités
00:49:30que nos téléspectateurs doivent connaître ?
00:49:32– Alors, j'ai sorti le slide 17,
00:49:35les quelques sujets concernant la fiscalité.
00:49:39D'abord, la révélation du barème de l'IR,
00:49:41il a monté de 0,9% alors que l'inflation était supérieure,
00:49:45donc ça a été raisonnable.
00:49:46Deuxième point, l'augmentation du taux de la CSG
00:49:49sur certains revenus du patrimoine,
00:49:52là encore, on complique les choses en France.
00:49:54Je rappelle que c'était 1995, ça devait être exceptionnel,
00:49:57et c'était à commencer à 0,5%.
00:50:00On a dit qu'on baisse les impôts,
00:50:02mais n'oubliez pas.
00:50:04Donc là, on est passé de 17,2 à 18,6
00:50:07sur certains revenus du patrimoine,
00:50:09mais curieusement, pas sur l'assurance-vie.
00:50:11Donc là, est-ce que le lobby des assureurs
00:50:15ont joué là-dessus, ou est-ce que c'est à cause
00:50:17de la dette de l'État qui est portée par les assurances ?
00:50:22Après, il y a une reconduction sur la contribution différentielle,
00:50:25sur les revenus, donc ça ne touche pas tout le monde,
00:50:27c'est pour des revenus importants,
00:50:28mais là aussi, ça devait être exceptionnel,
00:50:31et ça dure, et ça perdure.
00:50:33Donc sur les revenus, c'est quand même pas sympathique,
00:50:35parce qu'il y a une multiplication de gens,
00:50:38qui sont surtout dans les start-up,
00:50:41qui continuent d'expatrier leur société.
00:50:44On n'en parle pas beaucoup,
00:50:45mais il y a quand même pas mal de sociétés jeunes
00:50:48et qui disparaissent à l'étranger.
00:50:52C'est un peu dommage, parce que c'est quand même
00:50:53nos valeurs vivent, et ça joue aussi bien
00:50:55sur la consommation dans les restaurants du coin,
00:50:58que des cafés du coin, que des joailliers du coin.
00:51:04Donc voilà, il y a une influence là-dessus.
00:51:05Il y a quelques gros, donc gros patrimoines,
00:51:09qui, à cause de toute cette intéressabilité
00:51:11et aussi des taxations, des gens qui ont gagné leur vie
00:51:15et qui, par exemple, à 1 000 ans,
00:51:17il y a quand même quelques transferts.
00:51:18Peut-être pas autant qu'on ne l'évoque.
00:51:20Il y a beaucoup de consultations chez les avocats,
00:51:22mais ceux qui prennent vraiment le parti de partir,
00:51:27il n'y en a pas énormément, mais il y en a.
00:51:29Donc c'est toujours assez désagréable.
00:51:31Création du statut du bailleur privé,
00:51:33donc c'est le dispositif Jean Brun.
00:51:35Donc ça, c'est ce que j'évoquais tout à l'heure
00:51:38sur la partie immobilier neuf.
00:51:41Et puis, il y a une nouvelle taxe sur les holdings.
00:51:43Donc ça, ça embête aussi pas mal de clients
00:51:44qui avaient vendu leur société,
00:51:47mais les titres avaient été dans les holdings.
00:51:50Et les holdings, on sent très bien
00:51:52que comme il y a de l'argent dans les holdings,
00:51:54l'État a besoin d'argent,
00:51:57tant qu'ils ont été cherchés,
00:51:59certains réemplois dans les holdings.
00:52:01Et puis après, l'aménagement de la fiscalité
00:52:03du management package.
00:52:05Donc ça, c'est aussi assez désagréable.
00:52:07Et ce n'est pas des facteurs utiles aussi.
00:52:10On dit, on favorise la transmission,
00:52:11mais il faut avoir des gens
00:52:12qui ont certains moyens
00:52:15ou qui ont certaines compétences
00:52:17et qui sont dans les sociétés
00:52:18et qui sont intéressés pour rester en France.
00:52:21Si vous matraquez des dirigeants sérieux, dynamiques
00:52:26et qui ont des fortes compétences
00:52:27et qui ont aussi des compétences
00:52:29de management et de gouvernance,
00:52:31que c'est la valeur des hommes
00:52:32qui fait les...
00:52:33Elles sont faites...
00:52:34Les valeurs des sociétés
00:52:35ne se fait que par la richesse,
00:52:36l'intuition, le développement,
00:52:39la croissance humaine et des qualités.
00:52:43C'est quand même dommage
00:52:44de fiscaliser encore les management package.
00:52:48Donc on est dans une période très curieuse
00:52:50ou dans des choses contradictoires.
00:52:51Donc j'espère qu'on arrivera plutôt
00:52:54dans les prochains événements politiques
00:52:58d'avoir une simplification de tout cela
00:53:02et une simplification et vérité.
00:53:05Il faudra bien qu'on y arrive.
00:53:07Mais on n'est peut-être pas encore
00:53:09au fond de la piscine.
00:53:10On va peut-être rebondir.
00:53:11Ça, c'est des aspects plus politiques.
00:53:13Mais ce qui est embêtant,
00:53:14c'est d'avoir l'instabilité fiscale
00:53:18puisque les chefs d'entreprise aujourd'hui
00:53:19quand vous les interrogez en disant
00:53:22« Quel est votre sujet ? »
00:53:23Un, c'est les emplois.
00:53:26Deux, c'est l'instabilité politique.
00:53:29Et puis si vous les faites un petit peu plus parler,
00:53:32on dirait que le problème, c'est l'éducation.
00:53:35Puisque la base de tous les problèmes,
00:53:38souvent, c'est l'éducation qu'il n'y a pas eue
00:53:40ou qui a été bafouée.
00:53:42Il faut en mettre le paquet sur l'éducation.
00:53:47C'est l'éducation et puis aussi la volonté de transmission.
00:53:50Il y a beaucoup de gens qui disent « Après moi, le déjuge ».
00:53:52Après moi, le déjuge, que vous ayez une société,
00:53:55que vous ayez une famille, que vous ayez…
00:53:57C'est pour vos petits-enfants, on les emmerde.
00:53:59Oui, mais ça, ce n'est pas normal.
00:54:01Donc la notion de transmission est un élément essentiel
00:54:04dans la vie des sociétés.
00:54:06Merci Éric d'Outrebande.
00:54:08Vous êtes le président du comité de surveillance de la financière.
00:54:12Monsieur Polo, merci d'avoir accepté notre invitation.
00:54:16Et dans un instant, vous pourrez retrouver
00:54:18la chronique économique et financière de Philippe Béchade.
00:54:21Et quand on se retrouve la semaine prochaine,
00:54:23merci pour votre fidélité.
00:54:25À bientôt.
00:54:25Salut.
00:54:45Bonjour et bienvenue pour ce rendez-vous hebdomadaire
00:54:48de décryptage de l'actualité économique et géopolitique en mode affranchi.
00:54:54Je salue tous les abonnés de TV Liberté.
00:54:56Pour cet épisode que je vais intituler
00:55:00« La planète peut bien s'effondrer pourvu que la bourse batte des records ».
00:55:08Alors jeudi dernier, Trump s'est fendu d'un communiqué triomphal.
00:55:17L'emploi repart de façon époustouflante et la bourse pulvérise ses records.
00:55:27Alors ça, c'est vrai que depuis le 30 mars dernier,
00:55:32on assiste à un scénario boursier absolument inimaginable.
00:55:36Depuis le 30 mars, chaque jour qui passe voit l'économie mondiale privée de 20 millions de barils de pétrole,
00:55:48de centaines de milliers de barils d'acide sulfurique pour, par exemple,
00:55:57traiter et raffiner les métaux dont l'économie a besoin pour fonctionner.
00:56:03Des millions de tonnes d'engrais également ne passent plus le détroit d'Hormuz.
00:56:10Je pourrais vous faire comme ça la liste des produits de base indispensables pour nos économies
00:56:16qui sont en pénurie de 30-40 %, notamment, par exemple, le NAFTA,
00:56:23qui permet de produire les polymères pour les matières plastiques.
00:56:28Je peux déjà vous faire une liste de 10 pays qui ont instauré non seulement des rationnements
00:56:34sur les carburants dont les citoyens peuvent se servir pour circuler,
00:56:40mais également des confinements énergétiques visant à mettre à l'arrêt certaines industries,
00:56:52notamment chimiques, dans pratiquement tous les pays d'Asie du Sud-Est.
00:56:59Alors les plus brutalement touchés par les pénuries sont, comme d'habitude, le Sri Lanka,
00:57:06mais on retrouve également la Thaïlande, les Philippines, l'Australie est également sous régime de rationnement des carburants.
00:57:17Et la Corée du Sud va se retrouver bientôt à court d'à peu près tout.
00:57:22Mais la bourse de Séoul a explosé de plus 10% jeudi dernier
00:57:34et affiche une performance annuelle de plus 90%.
00:57:40Ah ben voilà, j'en reviens bien sûr au tweet triomphal de Trump.
00:57:45Wall Street est au plus haut, le Nasdaq a battu 10 records en 13 séances,
00:57:55dopé par l'indice SOX des semi-conducteurs,
00:57:59qui lui a inscrit 19 records en 23 séances,
00:58:06et gagné 66%, non pas en un trimestre, non pas en un an,
00:58:13mais en l'espace de 5 semaines.
00:58:17Voilà, les semi-conducteurs progressent aux États-Unis
00:58:21à un rythme de près de 13% par semaine.
00:58:29Et en Corée, là, on est sur quasiment du 20% par semaine depuis le 30 mars dernier.
00:58:37C'est époustouflant, et on n'en trouve même pas d'équivalent
00:58:43si on affiche les indices sectoriels, notamment les dot-coms en 1999-2000.
00:58:52Oui, même pendant la furia des dot-coms,
00:58:56on n'avait pas vu des ascensions aussi verticales des indices boursiers.
00:59:02On bat tous les records de gains en 5 semaines,
00:59:07de gains en 4 mois à Séoul.
00:59:12Et en termes de valorisation,
00:59:13on explose littéralement les sommets que l'on pensait insurpassables de mars 2000.
00:59:22Oui, mais on nous explique, cette fois, c'est différent,
00:59:24puisque, effectivement, les bénéfices des valeurs technologiques
00:59:29ont progressé au premier trimestre de 20%.
00:59:32Oui, mais leur cours de bourse, lui, a progressé de 50%.
00:59:38Autrement dit, même si on a de meilleurs bénéfices,
00:59:42on continue d'assister à une véritable expansion des multiples.
00:59:47Comment peut-on le justifier ?
00:59:50Et comment un tel mouvement s'avère-t-il durable ?
00:59:54Eh bien, je vais vous donner une explication
00:59:57qui vaut son pesant de caviar et de champagne millésimé.
01:00:05Eh oui, figurez-vous, depuis le 30 mars dernier,
01:00:09le baril de pétrole est allé chercher 115-120
01:00:14avant de s'assagir un petit peu autour de 100.
01:00:18Mais 100, c'est quand même plus de 60% de plus
01:00:22que le 27 février dernier.
01:00:27Les taux ont pris entre 30 et 40 points de base.
01:00:32Les anticipations concernant les banques centrales se sont retournées.
01:00:37On attendait deux baisses de taux en 2026.
01:00:41On aura au contraire deux hausses de taux,
01:00:43peut-être trois d'ici le premier trimestre 2027.
01:00:47Bref, plus d'inflation, moins de croissance,
01:00:52des taux plus élevés, des coûts énergétiques qui explosent.
01:00:57Eh bien, c'est merveilleux.
01:01:00Car grâce à l'IA,
01:01:02eh bien les entreprises qui vont voir leur marge largement amputée
01:01:07par les coûts énergétiques,
01:01:10par les coûts salariaux,
01:01:11eh bien grâce à l'IA,
01:01:13elles vont pouvoir reconstituer leur marge.
01:01:18Quand on parle de marge pour une entreprise,
01:01:22ça signifie qu'effectivement,
01:01:24on a augmenté la productivité.
01:01:27Et la productivité,
01:01:29comme vous le savez certainement,
01:01:32c'est souvent un meilleur rendement par salarié.
01:01:38L'IA va donc permettre d'améliorer la productivité des entreprises
01:01:44en licenciant des salariés.
01:01:46Mais qu'est-ce que je raconte ?
01:01:49Attendez, attendez.
01:01:50On est à 50% de hausse des valeurs technologiques cette année.
01:01:55Les carnets de commandes explosent.
01:01:57Et vous nous parlez de licenciement.
01:02:01Eh bien oui.
01:02:02Puisque depuis le 1er janvier,
01:02:05sur les 11 secteurs d'activité
01:02:08qui constituent les grands indices Dow Jones et S&P,
01:02:14sur les 11 secteurs d'activité,
01:02:17celui qui a le plus licencié,
01:02:20c'est celui de la tech
01:02:21qui explose de 50% depuis le 1er janvier
01:02:25et de plus 66% depuis le 30 mars.
01:02:31Plus les cours de bourse montent,
01:02:33plus les entreprises technologiques licencient.
01:02:37Et on nous explique que grâce à l'IA,
01:02:40on va pouvoir reproduire ce modèle
01:02:42et l'étendre à tous les secteurs d'activité.
01:02:45C'est-à-dire que de proche en proche,
01:02:48après l'IA,
01:02:50eh bien ce seront les sociétés de service,
01:02:52puis les banques,
01:02:53puis les cabinets conseils
01:02:54qui pourront à leur tour licencier massivement
01:02:58grâce aux IA.
01:03:00On n'a plus besoin de cerveau.
01:03:03Mais je vous rassure,
01:03:04pour ce qui concerne la bourse de Wall Street,
01:03:08les opérateurs ont également posé leur cerveau
01:03:12et Trump, lui, crie victoire.
01:03:16D'ailleurs, il crie victoire depuis six semaines.
01:03:18Chaque semaine, il a vaincu l'Iran.
01:03:20Chaque semaine, le canal d'Étrodormuz va rouvrir.
01:03:25Chaque semaine, il y a un mouvement de 10% ou plus
01:03:29sur le baril de pétrole en quelques heures.
01:03:32Chaque semaine, des initiés s'enrichissent de façon obscène.
01:03:38Oui, il s'agit bien d'initiés.
01:03:40D'ailleurs, la CFTC a ouvert une enquête.
01:03:44Et le mécanisme, on le connaît.
01:03:49Trump décide qu'il va publier un communiqué
01:03:53annonçant une réouverture qui n'aura pas lieu.
01:03:56Mais il va publier un communiqué.
01:03:59Axios, qui est une agence de presse bien introduite à la Maison-Blanche,
01:04:03publie ensuite un communiqué
01:04:06qui préfigure un petit peu les annonces de Donald Trump.
01:04:12Mais avant qu'Axios publie son communiqué,
01:04:15vous avez un ou quelques initiés
01:04:18qui prennent des positions à la baisse sur le pétrole
01:04:21et qui encaissent des 200-300 millions de dollars de bénéfices
01:04:25en l'espace de quelques minutes
01:04:28en prenant position à la baisse
01:04:31un quart d'heure, 20 minutes, une heure
01:04:34avant les annonces officielles de Donald Trump.
01:04:37On est dans le délit d'initié institutionnalisé.
01:04:42Et Trump se félicite donc de ce mécanisme
01:04:47qui, au contraire, devrait lui valoir une destitution.
01:04:51Pour vous remercier de votre fidélité,
01:04:54nous vous invitons à télécharger gratuitement
01:04:56notre rapport spécial qui contient notre solution
01:04:59pour préserver votre épargne face à la montée des tensions géopolitiques
01:05:05et qui pourrait même déboucher sur une nouvelle guerre mondiale.
01:05:08Il vous suffit de cliquer sur le lien en description
01:05:11pour l'obtenir gratuitement.
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