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  • il y a 5 minutes
Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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Transcription
00:00À l'info, bonsoir à tous.
00:01Vous avez commencé en dehors, non ?
00:04Vous n'avez pas dit d'abord ?
00:06Alors qu'il y avait encore la fin.
00:07Ah, peut-être que je commençais...
00:09Alors, comment allez-vous ?
00:12Il veille à tout,
00:13notre Marc Menon. Ça va, Marc ?
00:15Je suis sous votre soleil.
00:19On essaye,
00:20on essaie de garder le soleil dans le cœur.
00:22Mathieu Bocoté est très énervé,
00:23moi je vous le dis. Il pense qu'il n'est qu'à contact.
00:26Non, je rigole.
00:27Il déteste cette histoire
00:29d'antavirus.
00:30Vous êtes tous qu'à contact aujourd'hui.
00:32Vous avez votre masque ?
00:35Oui, oui, on a tout ce qu'il faut pour vous.
00:38Au sommaire ce soir,
00:40la ministre de la Santé,
00:41Stéphanie Riste, a fait le point
00:43sur l'antavirus.
00:45Un premier cas grave,
00:46confirmé en France. Une Française rapatriée
00:49du MV Andius
00:50est en réanimation.
00:5222 cas contacts
00:55identifiés, isolement
00:56durci en milieu hospitalier.
00:59Virus dangereux,
01:00transmission par voie orale,
01:03incubation longue de 2 à 6 semaines,
01:05aucun traitement spécifique.
01:06On a appris tout cela ce soir.
01:08Pas de soucis sur les stocks de masques
01:10ni les places hospitalières.
01:12Encore heureux.
01:12Test PCR disponible.
01:14Dans quelle séquence sommes-nous entrés ?
01:16Le décryptage ce soir de Charlotte Dornelas.
01:20Quand l'humour de gauche
01:21vire au souhait de mort sur Radio Nova,
01:25Pierre-Emmanuel Barré souhaite un cancer du pancréas
01:29à Gabriel Attal
01:31et un accident mortel
01:33à Sophia Aram.
01:35Décrit comme des traîtres,
01:37je cite,
01:38du progressisme.
01:39Ce n'est plus de l'humour,
01:41c'est le fantasme
01:42de déshumanisation
01:43et de violence physique
01:44contre ceux qui pensent différemment.
01:47La gauche radicale révèle-t-elle
01:49son vrai visage,
01:50liberticide
01:51et assoiffée de punition ?
01:53L'édito de Mathieu Bocoté.
01:56Sophia Chiquirou,
01:57candidate malheureuse
01:58à la mairie de Paris,
01:59comparée depuis aujourd'hui
02:00devant le tribunal correctionnel
02:02pour escroquerie.
02:03La députée LFI
02:04est soupçonnée
02:05d'avoir tenté
02:06de détourner
02:06plus de 67 000 euros
02:08du site Le Média
02:10qu'elle avait confondé
02:11en trompant la banque
02:13après avoir quitté sa direction.
02:16Vol de chèques,
02:17virement suspect,
02:19l'insoumise crie
02:20au complot politique,
02:21le regard de Marc-Monté.
02:24Emmanuel Macron
02:25visite au Kenya
02:26pour le sommet Africa Forward
02:28à plaider pour une Afrique
02:30présente au Conseil de sécurité
02:32de l'ONU
02:33comme membre permanent.
02:35Devant une trentaine
02:35de dirigeants africains,
02:37le président français
02:38défend une meilleure représentation
02:40du continent
02:41dans les institutions internationales
02:43au lendemain
02:44d'une annonce
02:45de 23 milliards d'euros.
02:46Comment, pourquoi
02:47cette position
02:49de porte-parole
02:50des Africains
02:51est-ce un geste
02:52de rééquilibrage
02:53dans la nouvelle relation
02:55Afrique-France,
02:56l'analyse de Michel Fayad ?
02:58Que se passait-il à Londres ?
03:00Keir Starmer
03:01est affibli.
03:03Trois ministres
03:04ont démissionné aujourd'hui.
03:05Plusieurs députés
03:06appellent,
03:07le premier ministre
03:08lui aussi
03:08à la démission
03:09après les lourdes défaites
03:11récentes aux élections locales.
03:13Mais loin de démissionner,
03:15le premier ministre
03:16regarde ailleurs.
03:17Alors que Tommy Robinson,
03:18le lanceur d'alerte
03:19patriote,
03:20organise une grande marche
03:21ce samedi
03:22pour rassembler le pays,
03:23le premier ministre,
03:24lui,
03:25a annoncé fermement
03:26qu'il bloquerait
03:27les agitateurs
03:28d'extrême droite,
03:29je cite,
03:29étrangers,
03:30qui souhaitaient participer
03:32ou prendre la parole
03:33au rassemblement
03:33de Tommy Robinson.
03:34Que comprendre ?
03:36L'analyse de Gabriel Clusel.
03:39Arroseur arrosé,
03:40le maire d'Avignon
03:41refuse de serrer la main
03:43de Raphaël Arnaud,
03:44chef de la Jeune Garde,
03:45symbole de la violence
03:47de l'extrême gauche.
03:48On voulait en parler hier,
03:49on en parlera ce soir.
03:50Le même Raphaël Arnaud
03:51qui refusait lui-même
03:52la main du plus jeune
03:55député RN
03:55découvre aujourd'hui
03:56ce que provoque
03:57le dégoût légitime
03:58face à la brutalité militante.
04:00La gauche apprend à ses dépôts
04:02que la répulsion
04:02n'est pas à sens unique.
04:04L'édito de Mathieu Boccotti.
04:06Et puis,
04:07Master Poulet
04:07contre les bistrots français,
04:09nous poserons la question
04:11ce soir à notre invité,
04:13Alain Fontaine.
04:14Selon le président
04:15de l'association
04:16des bistrots et cafés de France,
04:17la restauration rapide
04:19se nourrit des carcasses
04:20des bistrots
04:21et détruit notre sociabilité
04:24en augmentant
04:24la malnutrition.
04:26Les bistrots français
04:27se font-ils remplacer ?
04:29Alain Fontaine
04:30est l'invité
04:31de Face à l'Info ce soir.
04:32Une heure pour tout se dire
04:33et sont à vous.
04:47On va commencer avec
04:49cette petite séquence
04:50à l'Assemblée nationale
04:51puisque c'est le cœur
04:53de l'actualité aujourd'hui,
04:55la séquence antivirus.
04:56On en parlera
04:56dans un instant
04:58avec Charlotte Dornelas.
04:59mais d'abord,
05:00écoutez,
05:01un homme
05:02au sein de l'Assemblée nationale
05:04a crié
05:05« On en a marre de vous ».
05:06Que voulait-il dire par là ?
05:08On en parle juste après.
05:10Nous faisons avec méthode,
05:12avec des mesures proportionnelles.
05:13Je vous remercie.
05:14Merci beaucoup,
05:14Madame la Ministre.
05:17La parole est à présent
05:18à Monsieur David Topiak
05:19pour le groupe Viot.
05:23Oui ?
05:41Allez, Monsieur,
05:42s'il vous plaît,
05:42merci de ne pas interrompre
05:43la séance des questions
05:44au gouvernement.
05:45Le public a le droit
05:47d'assister à ces séances
05:48en restant silencieux
05:49et calme.
05:50Merci, Monsieur,
05:51de respecter la représentation nationale
05:53dans son ensemble.
05:55Voilà,
05:55on en a marre de vous.
05:56Les micros ont été coupés.
05:58C'est intéressant
05:59ce qui s'est passé
05:59à l'Assemblée nationale.
06:00C'est le surgissement
06:01de temps en temps
06:02d'une exaspération.
06:03C'est-à-dire,
06:03on cherche à encadrer.
06:05C'est normal,
06:05on veut ritualiser
06:06les débats politiques,
06:07mais de temps en temps,
06:07une vraie exaspération
06:08peut surgir
06:09de manière brutale,
06:10mais il faut l'entendre
06:11et pas simplement
06:12la sermonner.
06:13Alors,
06:13on parlera de l'antavirus
06:14avec Charlotte Dornelas
06:16dans un instant.
06:19Je sais que vous avez
06:19envie d'en parler.
06:20Non, non, non, non.
06:21Non, hier soir,
06:22c'était vous.
06:22La semaine dernière,
06:23c'était vous.
06:25La semaine prochaine,
06:26peut-être que ça sera vous.
06:27Ça sera terminé,
06:28la semaine prochaine.
06:29C'est une contamination.
06:31Est-il permis
06:32d'en appeler
06:33à la mort
06:34de ses opposants
06:35ou de leur souhaiter
06:37la plus atroce
06:38des maladies ?
06:40C'est la question
06:40qu'on se posera,
06:42Mathieu Bocoté,
06:42suite aux nouvelles
06:43frasques de Radio Nova,
06:45où on souhaite
06:46un cancer,
06:47un Gabriel Attal
06:49et un accident mortel
06:51à Sofia Aram.
06:53Simple humour
06:53ou dérive plus grave ?
06:55Alors,
06:56le point de départ
06:57de cette polémique,
06:58c'est que ça se trouve
06:58chez Radio Nova
06:59et non pas
06:59sur le service public.
07:01Donc, Radio Nova,
07:02radio privée,
07:03qui est tout à fait
07:04en droit d'avoir
07:05la ligne éditoriale
07:06qui lui plaît
07:07et si elle veut être
07:08sur le mode
07:09du progressisme
07:09le plus radical,
07:11méprisant,
07:12hostile au commun
07:12et mortel,
07:14grossier,
07:15ça fait partie
07:16de la liberté éditoriale.
07:18Par ailleurs,
07:19par ailleurs,
07:20c'est une radio
07:21qui a été mise au service.
07:22Mathieu Pigasse
07:23le dit,
07:23je veux mettre
07:23les médias
07:24qui sont les miens
07:25au service
07:26de mon combat
07:26contre la droite radicale.
07:28C'est donc des médias
07:29qui, dans son esprit,
07:31doivent suivre
07:31une ligne idéologique
07:32qui est la sienne.
07:34Il ne fait pas
07:35de mystère sur cela.
07:36Il dit,
07:36j'ai une ligne idéologique,
07:38ils doivent le suivre.
07:39De ce point de vue,
07:40il ne le dit pas comme ça,
07:41mais il dit,
07:41je suis le patron
07:42de mes médias
07:43et on devra suivre ma ligne
07:45sinon on n'a pas
07:45sa place chez moi.
07:46C'est comme ça
07:46que je le comprends.
07:48Dans les circonstances,
07:49il y a cet humoriste,
07:50Pierre-Emmanuel Barré,
07:51qui nous dit,
07:52donc c'est une chronique
07:52comme il en fait régulièrement,
07:54donc ça commence
07:55avec un crachat sur l'euro.
07:56Oui?
07:56Voulez-vous qu'on écoute
07:57la séquence?
07:58Ah oui!
07:59Ah ben on l'a
07:59et on l'écoute.
08:01Avant la grande finale
08:02de l'Eurovision!
08:04Et je me demande,
08:06je me demande
08:07si ce n'est pas
08:08l'événement
08:08dans tout l'univers
08:09dont je n'ai pas
08:10le plus rien à foutre.
08:12Je dirais en un,
08:13l'Eurovision,
08:14en deux,
08:15la candidature
08:16de François Ruffin,
08:17en trois,
08:18le cancer de Gabriel Attal.
08:20Je ne dis pas
08:21qu'il a un cancer.
08:22J'en sais rien,
08:23je ne sais absolument pas,
08:24je lui ai dit juste
08:24que si on m'apprenait
08:25qu'il avait un cancer,
08:26je dirais A.
08:28Pancréas?
08:29Non?
08:29Dommage.
08:30Si je devais choisir
08:31entre regarder l'Eurovision
08:32et regarder le spectacle
08:33de Sofia Aram,
08:34je me suiciderais.
08:36Le génocide!
08:38Le génocide!
08:39Putain mais Sofia,
08:39je te souhaite tellement
08:40de devenir daltonienne
08:41et de traverser
08:41au feu rouge,
08:42là, bam!
08:43En emmerde!
08:43Comment va la bagnole?
08:45Ça va,
08:46elle roule encore.
08:46Super,
08:47alors repasse une fois
08:48en marche arrière.
08:49Ah,
08:50c'est violent,
08:50c'est violent,
08:51ça va.
08:51Elle met des guillemets
08:52à un vrai génocide,
08:53je peux lui mettre
08:53une kangou imaginaire
08:54dans la gueule.
08:56Alors,
08:56je reprends ma question,
08:57Mathieu Bocoté,
08:58simple humour
08:59ou bien dérive grave?
09:00Alors,
09:01c'est certain,
09:02il se présente
09:03comme un humoriste,
09:04c'est une chronique
09:05d'humour politique
09:06qui est très orientée,
09:07je reviendrai sur le détail
09:08dans un instant,
09:08mais on voit que c'est
09:09d'abord un règlement
09:10de compte pour l'instant,
09:12mais pas que,
09:12c'est un règlement de compte
09:13à l'intérieur
09:13des différentes nuances
09:14de progressisme.
09:16Donc, globalement,
09:17on a Gabriel Attal
09:18qui appartient à l'aile gauche
09:19du Bloc central,
09:20autrefois un socialiste,
09:21et là,
09:22on lui dit,
09:22globalement,
09:22s'il avait un cancer
09:24du pancréas,
09:25ben,
09:26on préférait,
09:27c'est-à-dire,
09:27il y a un cancer,
09:28au moins s'il y a un cancer,
09:29au moins qu'il ait le cancer
09:29le pire,
09:30celui dont on ne peut pas
09:32s'en sortir finalement
09:33le cancer du pancréas,
09:34de ce point de vue,
09:35donc qu'il crève,
09:35c'est le sous-texte.
09:36Donc, sa mort,
09:37j'y serais bien indifférent.
09:39Ensuite,
09:39sur Sophia Aram,
09:40il nous dit globalement,
09:41c'est quand même pas rien,
09:42il nous dit,
09:43j'espère qu'elle mourra
09:44d'un accident de voiture,
09:45mais pas que d'un accident,
09:46parce que la voiture
09:47avec laquelle il y aura un accident,
09:48elle devrait faire mâcher
09:49la barrière sur elle
09:50pour s'assurer
09:51qu'elle meurt bien
09:52au terme de cet accident.
09:54Donc, on est dans une séquence
09:55assez de règlements de comptes
09:57à l'intérieur du progressisme,
09:59de liquidation
10:00des uns des autres symboliquement,
10:01en en appelant à leur mort,
10:03soit par la plus atroce
10:04des maladies,
10:04soit par un accident
10:05qui serait presque un assassinat.
10:07Sous le secouvert
10:08de l'humour,
10:08bien évidemment.
10:09Notons, cela dit,
10:10que nos amis de Radio Nova
10:12ne se contentent pas
10:13de taper à l'intérieur
10:15du camp gauche.
10:16Rappelez-vous,
10:17la séquence,
10:17elle est scordiée tout récemment,
10:18qui avait été caricaturée
10:20physiquement.
10:21Une insulte,
10:21dans leur esprit,
10:22c'était se moquer
10:23du faciès
10:24d'Alice Cordier
10:26et sur le mode,
10:27elle a un physique ingrat,
10:28laisse-t-il entendre.
10:30Rions ensemble.
10:31Imaginons si, par exemple,
10:32quelqu'un,
10:32un humoriste de droite
10:33décidait de rire.
10:34Je ne sais pas,
10:35du physique, par exemple,
10:36d'une DJ ou j'en sais rien
10:37de n'importe quel job
10:38se moquait de son tour de taille
10:40ou j'en sais rien.
10:41C'est un exemple parmi d'autres,
10:42j'en ai pas,
10:42j'ai rien apprécié à l'esprit.
10:44Est-ce qu'on aurait droit
10:44à un ha, ha, ha, ha, ha,
10:46c'est drôle,
10:47ou est-ce qu'on aurait droit
10:52à une dénonciation
10:53et qu'on ne rit pas
10:54du corps des autres?
10:56Ah ben non,
10:56on peut rire du corps des autres
10:57s'il s'agit d'Alice Cordier.
11:00D'ailleurs,
11:00les gens de Quotidien
11:01qui ont fait un papier sur ça,
11:03une chronique
11:04qui n'était pas mauvaise d'ailleurs,
11:05ça vaut la peine de le dire
11:06pour une fois que ça leur arrive.
11:08Donc, les gens de Quotidien
11:09nous disent
11:10la défense de la liberté d'expression
11:11sur Radio Nova,
11:13c'est tout est permis
11:14pour peu que ça soit
11:15contre l'extrême droite.
11:16Donc, liberté d'expression intégrale,
11:18donc humiliation physique,
11:21insulte, appel à la mort,
11:22à certains égards.
11:23Si ça vise l'extrême droite,
11:24tout est permis.
11:26Alors, je le note,
11:27il y a eu une réaction
11:28assez vive.
11:29Parce que, par exemple,
11:30pour Sofia Aram,
11:31qui est votée,
11:32qui est attaquée,
11:33dis-je,
11:34on comprend qu'on la traite
11:35régulièrement depuis des mois,
11:37partout à gauche,
11:38de traîtresse.
11:39On dit que c'est
11:39l'arabe traîtresse,
11:40en quelque sorte.
11:41C'est l'arabe raciste.
11:42C'est la musulmane
11:43qui se retourne
11:44contre les siens
11:45dans leur esprit.
11:45C'est celle qui devrait
11:46être à gauche
11:47et qui,
11:48parce qu'elle dénonce
11:48régulièrement l'islamisme,
11:51eh bien, serait dans les faits,
11:52ça serait rallié à la réaction.
11:54Elle, qui par ailleurs,
11:55au moment de la présidentielle,
11:56n'avait pas hésité à dire
11:57qu'entre un bulot
11:59et l'extrême droite
12:00à la présidentielle,
12:01elle voterait pour un bulot.
12:02Donc, elle parle
12:02comme Aurore Laluc
12:03qui préfère voter
12:04pour une chèvre
12:05plutôt que pour
12:05le Rassemblement national.
12:06C'est-à-dire,
12:07Madame Aram préfère,
12:09ne l'oublions pas,
12:09voter, donc,
12:10pour un fruit de mer
12:12plutôt que pour
12:13le Rassemblement national.
12:14Ce qui ne témoigne pas
12:15non plus
12:16d'une grande ouverture d'esprit.
12:17Mais il y a une forme
12:17de totemisation
12:18de Sofia Aram
12:19de ces derniers temps.
12:20Dans les circonstances,
12:21on la traite
12:22comme une traîtresse
12:23et elle doit
12:23en payer le prix.
12:24Je me rappelle,
12:25Blanche Gardin
12:25l'avait qualifiée
12:26d'islamophobe,
12:27Ercélia Soudès y est mis,
12:28Politis y est mis aussi.
12:30Dans le cas de Gabriel Attal,
12:31qu'est-ce que c'est?
12:31C'est le jeune progressiste
12:33qui, finalement,
12:34serait aussi un traître
12:35à son camp.
12:35Vu ce qu'il raconte
12:36de sa vie privée,
12:37on s'attend
12:38à ce qu'il soit
12:38de gauche aussi.
12:39Mais puisqu'il a rallié
12:40le bloc central
12:41qui serait en fait
12:42le masque vertueux
12:43du camp réactionnaire,
12:44c'est un traître
12:45dont tout est permis
12:46aussi à son sujet.
12:47Donc, une partie
12:48de la gauche
12:48s'est mobilisée.
12:49Une partie de la gauche
12:49s'est mobilisée
12:50pour défendre Aram,
12:51pour défendre Attal.
12:53Ils avaient oublié
12:55de défendre Cordier.
12:56Il manquait de temps.
12:57Donc, c'est par exemple
12:58le cas de Caroline Fourest
13:00qui a écrit,
13:02je cite,
13:03« La gauche pigace,
13:04des humoristes
13:05mélenchonistes
13:06qui humilient
13:06les rivaux
13:07du chef de la meute
13:08ne parlent que d'Israël,
13:10font rire sur la mort
13:11de Sofia Aram
13:11ou de Gabriel Attal
13:13de l'humour sinistre
13:14au service
13:15d'une ambition politique
13:16du CNews inversé. »
13:18Fin de la citation.
13:19Alors, j'aimerais poser
13:19la question à Mme Fourest,
13:21à quel moment
13:21sur CNews
13:22est-ce qu'elle a entendu
13:22des gens souhaiter
13:23la mort par cancer
13:24du pancréas
13:25d'un adversaire politique?
13:26À quel moment
13:27a-t-elle entendu
13:28sur CNews
13:28des gens se moquer
13:29physiquement
13:30de tel ou tel
13:31de leurs adversaires?
13:32À quel moment
13:33a-t-elle entendu,
13:33je ne sais quel
13:34des chroniqueurs
13:34sur CNews,
13:36souhaiter un accident
13:37de voiture
13:37qui virerait à l'assassinat
13:38contre un adversaire politique?
13:40Mme Fourest,
13:41dans les circonstances,
13:41on le sait,
13:41c'est une figure,
13:42elle aussi,
13:43iconisée,
13:44une forme de figure
13:44totémique
13:45dans l'extrême-centre.
13:47Et quand elle dit
13:47du mal de la gauche,
13:48elle se sent obligée
13:49ensuite de faire
13:50un petit tour
13:51de manège rhétorique
13:52pour dire « attention,
13:53je ne suis pas CNews,
13:53CNews méchant,
13:54CNews pas propre ».
13:55Donc, même dans une séquence
13:56où ça se passe
13:57sur Radio Nova,
13:58elle ne peut pas
13:58s'empêcher
13:59de donner,
14:01de sa manière,
14:01de tirer une flèche
14:02sur CNews
14:02pour montrer
14:03qu'elle est vertueuse
14:03néanmoins.
14:04Est-ce qu'elle ne participe
14:05pas de cette manière
14:06à la haine qu'elle dénonce,
14:07soit dit en passant?
14:08Mais cela dit,
14:08j'aimerais qu'elle me réponde
14:09à mes questions.
14:10À quel moment
14:10l'équivalent a été entendu
14:11sur CNews?
14:12Si Mme Fourest a le temps
14:13de répondre,
14:13je serais heureux
14:14de savoir
14:14ce qu'elle pense de ça.
14:17Est-ce que, Mathieu Beaucoté,
14:18le problème n'est pas
14:19que cela n'est même
14:19pas drôle, en fait?
14:21C'est de l'humour.
14:22Alors, je ne dirais pas
14:23que ce n'est pas drôle.
14:23Très étrangement,
14:24alors, si c'était
14:26Charlene Vanhoenacker,
14:26là, on dirait
14:27que ce n'est pas drôle.
14:28Elle est objectivement nulle
14:29sur le plan humoristique.
14:30C'est probablement
14:31une bonne personne,
14:32mais sur le plan humoristique,
14:33elle est aussi douée
14:34que moi comme mécanicien
14:35pour une voiture.
14:36Franchement,
14:37je ne recommanderais à personne
14:38de me confier sa voiture
14:39pour la réparer.
14:40De la même manière,
14:41on ne devrait pas lui confier
14:42des blagues
14:42sur le service public.
14:43Mais les autres,
14:45le rire, quelquefois,
14:46peut être malaisant,
14:47comme on dit.
14:47Le rire peut être odieux.
14:48Ça peut être drôle
14:49et nous heurter.
14:50Je vais donner
14:51quelques exemples
14:51vraiment contrastés.
14:52Charlie Hebdo,
14:53quoi qu'on en dise,
14:54pour certains,
14:55c'est drôle,
14:55pour d'autres,
14:55c'est odieux,
14:56mais c'est une tradition.
14:57Dieu donné,
14:58quoi qu'on en pense,
14:59ne manque pas de talent.
15:00On peut trouver
15:00que c'est odieux,
15:01mais qui dira
15:01qu'il n'a pas de talent comique?
15:03Laurent Firod,
15:04avec les clips
15:05qui sont très, très drôles,
15:05qui sont diffusés,
15:06je crois,
15:06sur Boulevard Voltaire,
15:07si je ne me trompe pas,
15:08sur CNews aussi un temps,
15:09c'est très drôle ce qu'il fait.
15:10Certains diraient
15:10que c'est de mauvais goût.
15:12On pourrait donner
15:13d'autres exemples.
15:14Donc, il y a assurément
15:23très à la mode
15:24dans les années 90,
15:25l'humour sur les couples.
15:26Ah, je vais rire
15:27de ce qui se passe
15:27dans un couple.
15:28Ah, ah, ah,
15:28elle pète au lit.
15:29Ah, ah, il pète au lit.
15:30Ah, ah, il faut une symphonie.
15:31Bon.
15:31Alors, ça,
15:32c'est l'humour très 1990.
15:34On s'en fout un peu.
15:34Monsieur est en forme ce soir.
15:36Bien malgré moi.
15:37Monsieur est en pleine forme.
15:37Il a suivi la conférence
15:38sur l'antavirus.
15:39Juste avant,
15:39je suis devenu fou,
15:40là, on n'a pas contact.
15:41Bon.
15:43Mais, donc,
15:43l'humour a une fonction sociale,
15:45l'humour a une fonction politique,
15:46l'humour a une fonction idéologique.
15:48Bien sûr.
15:48Donc, ça,
15:48je ne conteste pas la chose.
15:50Ils ont le droit
15:50de faire de l'humour politique.
15:51Mais ce que révèle cet humour
15:53qui est exaspérant
15:55dans les circonstances,
15:56c'est que ça va au-delà
15:56de l'humour.
15:57C'est fait pour libérer
15:58un désir de cruauté.
16:00C'est fait pour...
16:01Lorsqu'on en appelle
16:02au cancer du pancréas
16:03pour quelqu'un,
16:03lorsqu'on en appelle
16:04tout simplement sa mort,
16:05sa mise à mort,
16:06là, on bascule dans autre chose
16:08dans une forme de désir
16:09de meurtre inconscient
16:10qui passe par le chemin
16:11de l'humour
16:12pour se légitimer.
16:13Et c'est à ce moment
16:14qu'on fait le lien entre ça
16:16et la séquence
16:16Quentin de Ranc,
16:17quand les gens nous ont dit
16:18que Quentin de Ranc,
16:18il l'avait quand même
16:19bien cherché.
16:20Certains sur les plateaux
16:22de télé ont même justifié
16:24ce qui s'était passé
16:24ou l'ont relativisé.
16:26Et c'est à ce moment
16:26qu'il y a un point de contact
16:27entre un humour détestable
16:29et une vraie violence
16:30qui circule dans la société
16:31et qu'ils viennent
16:32peut-être légitimer.
16:33François Ruffin,
16:34de son côté,
16:35en a appelé
16:35à la fermeture
16:36de CNews.
16:38Ceux qui disent cela
16:39peuvent-ils se dire
16:40encore un seul instant
16:42favorable
16:42à la liberté d'expression?
16:44François Ruffin,
16:45ça, c'est l'homme préféré
16:46de la droite de Stockholm.
16:48On adore aimer
16:49François Ruffin
16:50qui crache sur nous.
16:51Ça, c'est la psychologie
16:52de beaucoup d'hommes de droite
16:52qu'ils voient aller
16:53en disant
16:54on aimerait prendre un verre
16:54avec lui.
16:55Il vient le dire objectivement
16:56qu'il souhaiterait
16:57fermer une chaîne télé.
16:58Pourquoi?
16:58Parce qu'il n'aime pas
16:59ce qui s'est dit.
17:00C'est un réflexe,
17:01on dirait,
17:02poliment totalitaire
17:02ou à tout le moins soviétique.
17:04C'est probablement,
17:04encore une fois,
17:05un homme très bien,
17:05François Ruffin,
17:06mais dans son rapport
17:06à la liberté d'expression,
17:08il m'inquiète.
17:09Donc, qu'est-ce qu'il fait
17:10en disant ça?
17:10Il gagne des points à gauche
17:11parce qu'on l'accuse
17:12toujours d'être d'extrême droite.
17:13Donc, il redevient de gauche
17:14en disant C'est News,
17:15pas fin, méchant,
17:15fermez-la.
17:16Et ensuite,
17:17il confesse probablement
17:18ses vraies préférences
17:19qui sont les préférences
17:20de censure.
17:22Donc, ça, on voit
17:22que la ligne de fond à gauche
17:24est l'appel à la censure
17:25aujourd'hui.
17:25La ligne de fond à gauche,
17:27c'est la volonté
17:27de fermer les télés,
17:28des magazines,
17:30de chasser une figure
17:32conservatrice du service public,
17:33Eugénie Bastien,
17:34lorsqu'elle arrive.
17:35Et une dernière réflexion
17:36toute brève,
17:38parce que dans tout ce débat,
17:39on entend dire
17:39ce que disait Pigasse,
17:40il dit,
17:41la liberté d'expression,
17:41elle doit être totale,
17:42mais dans l'état
17:43du respect de la loi.
17:44Moi, j'ai envie de dire
17:45un instant,
17:45la question du respect de la loi,
17:46il y a des limites
17:47à faire là-dessus,
17:47il faut la respecter.
17:48Mais est-ce qu'on peut constater
17:49que cette loi est de plus en plus
17:51liberticide,
17:51qu'elle multiplie les interdits,
17:53que cette loi,
17:54telle qu'on la connaît
17:54depuis 40 ans,
17:55est une loi qui cherche
17:56à nous étouffer.
17:57Donc, quand on dit
17:57dans le respect de la loi
17:58et qu'on n'ajoute pas
17:59que cette loi cause
18:00quand même problème
18:00lorsqu'elle cherche à censurer
18:02à peu près tout
18:02et n'importe quoi,
18:03peut-être qu'on devrait
18:04faire commencer la réflexion
18:05à ce moment.
18:06C'est vrai que l'interprétation
18:08de la loi change régulièrement.
18:09Merci, mon cher Mathieu.
18:11On marque une pause,
18:11on revient avec Michel Fayad.
18:14Pourquoi,
18:14vous allez nous dire
18:15pourquoi Emmanuel Macron
18:16est le porte-parole
18:17de l'Afrique ?
18:19On en parle.
18:19À tout de suite.
18:49Voilà Emmanuel Macron
18:51qui danse sur Jérusalem.
18:53Un peu de douceur,
18:55n'est-ce pas,
18:55Charlotte d'Ornelas ?
18:59Pendant ce temps-là,
19:00le Charles de Gaulle vogue.
19:04Michel Fayad à Nairobi,
19:06Emmanuel Macron a réaffirmé
19:08avec force une position majeure.
19:10Il défend lui-même l'idée
19:12que l'Afrique intègre
19:14le Conseil de sécurité
19:16permanent de l'ONU.
19:17Pourquoi ?
19:18Il y a plusieurs raisons concrètes.
19:20Il y a une raison diplomatique,
19:21c'est que la France a eu
19:23plusieurs revers ces dernières années
19:24en Afrique,
19:25notamment au Mali,
19:26au Burkina Faso,
19:27au Niger, etc.
19:29Et en fait,
19:30pour lui,
19:30plutôt que d'envoyer des soldats,
19:31l'idée,
19:32c'est de porter la voix
19:33de l'Afrique
19:34au niveau diplomatique.
19:35Donc ça,
19:35c'est une première raison.
19:36La deuxième raison,
19:37c'est la concurrence
19:38vis-à-vis de la Chine,
19:39des États-Unis
19:40et de la Russie
19:40sur le continent africain.
19:41On sait que les Chinois
19:42investissent beaucoup d'argent
19:43sur le continent,
19:44que les Russes
19:45ont leurs miliciens,
19:47autrefois Wagner,
19:48maintenant Africa Corp,
19:49et que les Américains
19:50sont également
19:51très fortement présents.
19:52Donald Trump a prétendu
19:53avoir résolu
19:54énormément de conflits
19:55en Afrique,
19:55mais en tout cas,
19:56il est présent.
19:57La troisième raison,
19:58c'est ce qu'Emmanuel Macron
20:00a annoncé
20:00lors de ce sommet,
20:02c'est-à-dire
20:02l'investissement
20:03de 23 milliards
20:04d'euros
20:05sur le continent.
20:06Ce n'est pas des dons,
20:07mais c'est vraiment
20:08des investissements.
20:09Donc 14 milliards
20:10d'investissements français,
20:11le reste étant
20:12des investissements
20:13africains
20:13adossés
20:14aux investissements français.
20:15La quatrième raison,
20:17c'est son héritage à lui,
20:19puisque après avoir
20:20tout perdu en Afrique,
20:21il veut quand même
20:22laisser une bonne trace
20:23avant de partir.
20:25Et il demande également
20:26le renforcement
20:27de l'Union africaine.
20:28Et en cela,
20:29c'est important
20:30parce que ces dernières années,
20:31l'Union africaine
20:32a été contestée
20:33énormément à l'intérieur
20:35du continent
20:36par d'autres pays africains,
20:37par des pays africains.
20:38Et là, l'idée,
20:39c'est de renforcer
20:40l'Union africaine
20:41à l'extérieur
20:42pour en fait la renforcer
20:43à l'intérieur
20:44sur le continent.
20:45Ensuite,
20:47il y a ce qui se passe
20:48dans le monde.
20:48Aujourd'hui,
20:49le monde n'est plus celui
20:50d'après la Deuxième Guerre mondiale
20:51ou après la guerre froide.
20:52On a un monde
20:53qui est quand même
20:54multipolaire.
20:55Et le continent africain
20:57ne peut pas être écarté.
20:58C'est le plus jeune
20:59continent au monde.
21:01Il a énormément
21:01de ressources naturelles
21:02et c'est le seul
21:04qui est exclu,
21:05à part l'Océanie,
21:07mais qui est autre chose,
21:08je veux dire,
21:08mais qui est exclu
21:09du Conseil de sécurité
21:10des Nations unies.
21:11L'Afrique,
21:11c'est 54 États aujourd'hui
21:13et 1,6 milliard d'habitants.
21:15Et puis,
21:16au niveau des Nations unies,
21:17on parle souvent d'Afrique
21:18pour parler de conflits,
21:20de famines,
21:21etc.
21:22Et donc,
21:22c'est quand même légitime
21:23que l'Afrique soit
21:24au Conseil de sécurité
21:24également à pouvoir
21:26parler de ses propres problèmes.
21:28Ensuite,
21:29en Afrique,
21:30vous savez qu'en 2050,
21:31elle comptera
21:322,5 milliards d'habitants.
21:34Donc,
21:35encore une fois,
21:35on ne peut pas écarter
21:36ce poids démographique
21:37et aussi un poids politique,
21:38un poids économique,
21:39un poids humain.
21:40Il y a également
21:41la question de l'âge,
21:42comme je l'ai dit.
21:43La moitié des Africains
21:44ont moins de 20 ans.
21:46Donc,
21:46c'est quand même
21:47quelque chose
21:47à ne pas ignorer.
21:48Il y a également
21:49les ressources naturelles.
21:50Le continent dispose
21:51énormément d'hydrocarbures,
21:53pétrole,
21:53gaz,
21:54mais aussi l'uranium
21:56qui sert à notre propre
21:57nucléaire en France.
21:58Et également,
21:59tout ce qui est métaux stratégiques
22:00comme le cobalt
22:02en République démocratique
22:02du Congo,
22:03le lithium,
22:05le manganèse,
22:05etc.,
22:06qui servent à la fois
22:08pour notre transition énergétique,
22:10pour notre transformation digitale,
22:12pour l'intelligence artificielle,
22:13en fait,
22:13pour tout.
22:15Et donc,
22:16il y a également
22:16pour la croissance économique
22:17dans le monde
22:18puisque vous savez
22:19qu'aujourd'hui,
22:21les pays qui sont appelés
22:22à le plus avoir
22:23une croissance économique
22:24dans les prochaines années,
22:25ce sont des pays africains,
22:27forcément,
22:28puisque l'Asie,
22:28aujourd'hui,
22:29a atteint
22:29une sorte de développement avancé.
22:31Donc,
22:31c'est vraiment en Afrique
22:32que se joue le prochain...
22:34C'est intéressant,
22:35effectivement,
22:35on devra que c'est Emmanuel Macron
22:36qui porte ce projet
22:38pour l'Afrique.
22:39C'est intéressant.
22:40Michel Fayad,
22:41une dernière question.
22:42Est-ce que ce n'est pas
22:42un vœu pieux
22:43réformer le Conseil de sécurité
22:44de l'ONU ?
22:45Ça fait des décennies
22:46qu'on en parle
22:47sans que rien ne bouge.
22:48Oui,
22:49il y a déjà plusieurs problèmes.
22:50Déjà,
22:50l'ONU,
22:50est-ce qu'il sert encore
22:51à quelque chose ?
22:52Ça reste...
22:54Ensuite,
22:55une autre question,
22:56c'est le fait
22:57que les autres membres
22:58du Conseil de sécurité
22:58des Nations Unies
22:59qui ont chacun leur poids,
23:00chacun leur pouvoir,
23:02ils ne vont pas forcément
23:04délaisser leur droit
23:05de veto
23:06pour le continent africain.
23:08Ce n'est pas dit
23:08donc que ce soit accepté.
23:10En revanche,
23:10il faut quand même noter
23:11qu'Emmanuel Macron
23:12a fait cette proposition
23:13devant Guterres,
23:14le secrétaire général
23:15des Nations Unies,
23:16devant une trentaine
23:17de chefs d'État africains
23:18qui veulent cela.
23:19Et donc,
23:20c'est vrai qu'Emmanuel Macron
23:22ne peut pas garantir
23:23que ça se fera.
23:24Et qu'est-ce qu'il y gagne ?
23:25De la moralité,
23:26qu'est-ce qu'il y gagne ?
23:27Je pense que le fait
23:28de le porter
23:29fait que ça rapproche
23:31un peu la France
23:32et le continent africain
23:33après de longues années
23:34de problèmes
23:35et notamment
23:36à cause d'Emmanuel Macron.
23:40Merci beaucoup
23:40à Michel Fayad.
23:42Marc, maintenant,
23:43je me tente vers vous.
23:44On va passer
23:44au dossier
23:46de Sophia Chiquirant
23:47puisqu'elle est candidate
23:48malheureuse
23:49à la mairie de Paris.
23:49On le sait,
23:50mais elle a comparé
23:51depuis aujourd'hui
23:51devant le tribunal
23:53correctionnel
23:53pour escroquerie.
23:55La députée LFI
23:55est soupçonnée
23:56d'avoir tenté
23:57de détourner
23:57plus de 67 000 euros
23:59du site Le Média,
24:01un site qu'elle avait
24:01cofondé
24:02en trompant.
24:03Elle est donc accusée
24:04d'avoir détourné
24:05cet argent
24:06donc en trompant
24:07la banque
24:08après avoir quitté
24:09la direction.
24:10C'est bien ça.
24:10Voilà, c'est ça.
24:11Alors, cofondé,
24:12qui était l'autre ?
24:13C'était Gérard Millet.
24:15On a les relations
24:16qu'on peut.
24:17Et alors...
24:18Gérard Millet.
24:19Pardon ?
24:19C'était qui ?
24:20Gérard Millet.
24:22Elle s'est présentée
24:24alors qu'elle avait quitté
24:25Le Média.
24:26Le Média,
24:27c'était,
24:28dans son esprit
24:29et de Mélenchon,
24:31l'opportunité
24:32d'avoir un média
24:33véritablement libre,
24:35un média où il pourrait
24:36s'exprimer
24:36sans la moindre
24:37contrariété.
24:38Et alors,
24:39elle engage
24:40des jeunes
24:42et elle se dit
24:43avec ça,
24:44on aura la force vive
24:45et surtout
24:46la force de l'influence.
24:47Mais il se trouve
24:48que les gamins,
24:49ils n'ont pas réagi
24:50comme ça.
24:51Et quand on leur disait,
24:52mais dis donc,
24:53là,
24:53il faudrait peut-être
24:54avoir une information
24:55un tout petit peu
24:56plus supposable,
24:57un tout petit peu
24:58plus orientée,
24:59ils étaient rétifs.
25:00On leur avait parlé
25:01de liberté,
25:02et soudain,
25:03il y avait une incidence
25:04qui leur était proposée.
25:05Ils n'étaient pas d'accord,
25:07les mômes.
25:07Ils ont dû craindre
25:08de temps en temps.
25:09Et puis,
25:10et puis,
25:11eh bien,
25:11c'est vrai,
25:12aujourd'hui,
25:13moi,
25:13quand j'ai débuté
25:14dans le journalisme,
25:15on pouvait faire
25:1570 heures par semaine,
25:17il y avait quelque chose
25:17qui nous galvanisait.
25:19Il est certain
25:20que les jeunes
25:21sont plus comptables
25:22du temps passé
25:23dans les rédactions.
25:24Alors,
25:24elle les a traités
25:25de tous les noms.
25:26Même moi,
25:26qui aime le vocabulaire
25:28ordurier de temps en temps,
25:30comme ça,
25:30pour m'amuser,
25:31qui me réjouit
25:32d'entendre des propos
25:34qui claquent à l'oreille,
25:36qui ont de la dissonance,
25:37je n'oserais pas
25:38rapporter la manière
25:39dont elle a qualifié
25:41ces jeunes gens.
25:42Et elle a fini
25:43par démissionner.
25:45Une fois qu'elle a démissionné,
25:47eh bien,
25:47elle s'est rapatriée,
25:49si je puis dire,
25:50dans sa société
25:50de communication
25:51qui s'appelle
25:53Médiascope.
25:54Et là,
25:55elle a présenté
25:56à la banque
25:57en tant que présidente
25:59de cette société,
26:01elle a demandé
26:02un virement
26:04qui a finalement
26:06été refusé.
26:07Parce qu'on s'est rendu compte
26:08qu'elle n'était plus
26:10à la tête du Médiac,
26:11elle ne pouvait donc pas
26:12demander
26:13un remboursement
26:14de 67 146 euros.
26:17Il n'y avait pas
26:18assez d'argent
26:19sur le compte.
26:20Et puis après,
26:20elle a représenté
26:22au Crédit du Nord
26:23à plusieurs reprises,
26:25même chose,
26:25des demandes
26:26de chèques.
26:27Alors,
26:28aujourd'hui,
26:29je peux vous donner
26:31tout de suite
26:31le résultat
26:32du réquisitoire,
26:34c'est le réquisitoire,
26:35ce n'est pas la condamnation,
26:37du procureur.
26:39Il l'accuse
26:40d'être coupable
26:41des faits,
26:42d'avoir eu
26:43des tentatives
26:44d'escrits,
26:45vols de chèques.
26:46Il la condamnerait,
26:47si le tribunal
26:49la suit,
26:50à 50 000 euros
26:50d'amende,
26:52dont 40 000
26:53avec sursis.
26:54Alors,
26:55forcément,
26:55avant de passer
26:56cet après-midi
26:57devant le tribunal,
26:58elle s'était farouchée.
26:59Vous savez,
27:00c'est la logique
27:01de ces gens-là,
27:02monsieur.
27:03La victimisation.
27:05Vous avez fait ça ?
27:06Non,
27:06ce n'est pas moi,
27:07c'est parce qu'ils sont racistes.
27:10C'est normal qu'elles se défendent.
27:11Non,
27:11mais d'accord,
27:12mais non,
27:12mais c'est tout de suite ça.
27:13Alors là,
27:14c'est incompréhensible,
27:16ni victime,
27:17ni préjudice,
27:18ni même réalité frauduleuse,
27:20rien n'est établi,
27:21c'est la fin,
27:22ça sera la fin
27:23d'un harcèlement judiciaire.
27:24Mais quand je dis
27:25cette victimisation,
27:26pendant la campagne,
27:27là,
27:27à Paris,
27:28à Paris,
27:29monsieur Grégoire,
27:31un jour,
27:32au micro de CNews,
27:33avait dit,
27:34c'est quand même étonnant
27:35de voir la connivence
27:37qui existe dans les coulisses
27:39entre madame Chikirou
27:41et puis Rachida Dati.
27:43Alors,
27:44qu'a-t-elle dit ?
27:44j'ai été choquée,
27:46affectée,
27:47je me suis sentie victime
27:49de racisme.
27:50Le racisme,
27:51comme vous voyez,
27:52c'est un délire.
27:53c'était le drame pour elle
27:58que monsieur Grégoire
28:00ait tenu ça sur une chaîne
28:02de Bolloré
28:03pour plaire,
28:04draguer le petit public
28:06peut-être raciste
28:08de CNews.
28:08Vous vous rendez compte ?
28:09Non mais qu'est-ce que ça veut faire ?
28:11Non mais qu'est-ce que ça veut faire ?
28:12Non mais c'est pour montrer ça,
28:14sa logique
28:15qui est toujours la victimisation.
28:17De la même manière,
28:18en 2017,
28:19il ne faut pas oublier
28:20qu'elle a été mêlée
28:22à cette affaire,
28:23c'était elle qui était
28:24la responsable
28:25de la campagne
28:26des élections
28:27et à la fin,
28:28eh bien on s'est dit
28:29qu'il y avait des trous
28:30dans la caisse.
28:31Souvenez-vous le fameux
28:32la République,
28:33c'est moi !
28:34Eh bien c'était
28:36pour aller
28:38jauger
28:38dans les bureaux,
28:40dans les tiroirs
28:41des bureaux
28:42de LFI
28:43s'il y avait
28:44des preuves à charge
28:45effectivement
28:45de fonds
28:46qui n'étaient pas
28:47très réguliers.
28:48Eh bien elle a été mise
28:49en examen
28:50pour escroquerie aggravée,
28:53abus de biens sociaux,
28:55recel d'abus
28:56de confiance.
28:58Alors elle n'est pas condamnée
28:59mais elle est mise
29:00en examen
29:01et elle devra paraître
29:02une nouvelle fois
29:03devant la justice
29:04et forcément
29:05elle dira encore
29:06c'est du racisme,
29:07c'est de l'acharnement.
29:09Merci beaucoup
29:09Marc Menon
29:10et puis on ajoute
29:11quand même
29:12que la peine
29:13d'inéligibilité
29:14puisque c'est ce que
29:14beaucoup surveillent
29:15a été écarté
29:16pour les réquisitions
29:18en ce qui concerne
29:19Sophia Chiquérou.
29:21Gabriel Cluzel,
29:22on va parler
29:23de Londres.
29:24Il se passe
29:25quelque chose
29:25à Londres ce soir.
29:26Déjà dans la journée,
29:29quatre ministres,
29:30quatre ministres secrétaires
29:31d'Etat
29:31ont démissionné,
29:32ce n'est pas rien.
29:33On sent que Londres
29:34est vraiment,
29:35le gouvernement
29:36est très agité,
29:37très affaiblé
29:38à l'intérieur.
29:39Pour autant,
29:40le premier ministre
29:41Kirsten
29:42regarde ailleurs
29:43et regarde vers
29:44une manifestation
29:45qui a lieu ce samedi
29:47organisée par Tommy Robinson.
29:50Racontez-nous tout.
29:51Oui,
29:52alors le premier ministre
29:53Kirsten
29:54a annoncé lundi
29:55empêcher
29:56les, je cite,
29:57agitateurs
29:57d'extrême droite
29:58d'assister
29:59à l'événement
30:00« You Need the Kingdom »
30:01organisé par Tommy Robinson
30:03le 16 mai.
30:05Alors,
30:05c'est cela un peu surpris
30:06parce qu'il est très affaibli,
30:08il faut qu'on soit surpris
30:08ou pas,
30:09il est très affaibli
30:10à l'intérieur du pays
30:11et il fait
30:12les gros bras
30:13en direction
30:14de l'extérieur
30:15et cela nous rappelle
30:16quand même
30:16quelque chose.
30:18Et donc,
30:19cette personne déjà
30:20dont deux influenceurs
30:21américains pro-Trump
30:22auraient été interdits
30:23de séjour,
30:24on peut supposer
30:25par exemple,
30:26si on est logique
30:26qu'Alice Cordier
30:27dont Tommy Robinson
30:28a annoncé l'avenue
30:29a dit qu'elle était invitée,
30:30pourrait être interdite
30:32de séjour.
30:33Alors,
30:33pour le moment,
30:33je lui ai demandé,
30:34elle m'a dit
30:35que ce n'était pas le cas
30:35et qu'elle espérait bien
30:36y aller,
30:36mais néanmoins,
30:37ça fait partie
30:37des hypothèses.
30:40Alors,
30:40ces déclarations
30:41ont fait beaucoup réagir
30:42de ce côté-ci
30:43et de l'autre de la Manche.
30:45D'abord,
30:45parce que
30:46Kerstarmer
30:47a une quête de popularité
30:48au plus bas
30:49et puis,
30:50il n'est pas réputé
30:51pour sa grande fermeté
30:52à l'endroit de l'immigration
30:53et c'est une litote.
30:54Et tout d'un coup,
30:55pour cette immigration-là,
30:57il se souvient,
30:58c'est une immigration
30:59très provisoire,
31:00le temps d'une manif,
31:01il se souvient
31:02ce qu'est une frontière
31:03et de la manière
31:04dont on parvient
31:04à bloquer les gens
31:06à celle-ci
31:07pour les empêcher
31:08de rentrer au Royaume-Uni.
31:09Alors,
31:10évidemment,
31:10il y a beaucoup de commentaires
31:11sur les réseaux sociaux.
31:12Il y a quelqu'un qui dit
31:12je conseille aux patriotes
31:15européens
31:16désirant participer
31:17à la manifestation
31:19de traversée en Zodiac
31:20avec les migrants.
31:21C'est un peu cynique.
31:22Alors,
31:22un autre dit
31:23ah,
31:23mais donc,
31:24ils peuvent empêcher
31:25les migrants
31:26de venir chez eux.
31:28Donc,
31:28conclusion,
31:29s'ils ont une immigration
31:31galopante,
31:31c'est qu'ils le volent bien.
31:33Donc,
31:33vous le disiez,
31:34il est dans une situation
31:35de grande faiblesse.
31:36Quatre secrétaires d'État
31:37ont posé leur démission
31:38sur la table,
31:39ont annoncé leur démission
31:39dans l'idée
31:40de le faire partir lui.
31:42Et lui,
31:42il s'accroche.
31:44C'est vrai qu'il y a eu
31:45des élections locales
31:46absolument désastreuses,
31:49mais il compte bien rester.
31:51Toute ressemblance
31:51à qu'une situation actuelle
31:53en France serait fortuite,
31:54ou en tout cas,
31:54d'il y a quelques mois.
31:55Et alors,
31:56ce qui est fou,
31:57c'est de voir
31:58que d'une grande faiblesse
32:00à l'endroit de l'immigration,
32:02il est en revanche
32:02très ferme,
32:04presque despotique
32:05dès qu'il s'agit
32:05d'extrême droite.
32:07Alors, il faut dire
32:09que s'agissant de l'islam,
32:11l'Angleterre,
32:12le Royaume-Uni,
32:12avec la Belgique,
32:13le pays dont la France
32:14peut dire la phrase
32:17de Talleyrand,
32:17quand je me contemple,
32:19je me désole,
32:19quand je me compare,
32:20je me console.
32:21Alors, on peut faire
32:22un bref tour d'horizon.
32:24Le Royaume-Uni,
32:25c'est un peu
32:26charialande en Europe.
32:28Selon une enquête
32:29du Times datant de 2024,
32:3185 cours de la charia
32:33régiraient les mariages
32:34pour certains polygames,
32:36enfin, le droit de la famille,
32:37avec une justice informelle
32:39défavorable aux femmes.
32:40Alors, on en parlait
32:40déjà en 2009,
32:42en 2015,
32:43en 2018,
32:44le gouvernement britannique
32:45a dit oui,
32:45mais quand même,
32:46c'est difficile à vérifier,
32:47ce qui est encore plus inquiétant,
32:47je trouve,
32:48parce que ça veut dire
32:48que ça passe en dessous
32:50de tous les radars.
32:52Et le gouvernement,
32:52lui, parlait d'un chiffre
32:53de 30 à 86.
32:55Bon, ben pardon,
32:55mais quoi qu'il en soit,
32:56c'est la reconnaissance
32:57d'une justice parallèle.
32:59Alors, vous savez comment
33:00il entendait lutter,
33:01bon, je vous le dis
33:01parce que ça ressemble
33:02à la France,
33:02par des recommandations,
33:04des campagnes
33:05de sensibilisation
33:07et en faveur notamment
33:08des droits des femmes,
33:09tout de suite,
33:10elles se sentent mieux,
33:10et des codes de conduite.
33:12Bon, ça n'a eu aucun effet,
33:13on s'en doute.
33:15Alors, le Royaume-Uni,
33:16c'est aussi un roi
33:17très islamophile.
33:20L'an dernier,
33:21je ne sais pas si vous vous souvenez,
33:23avec Camilla,
33:23le roi Charles III
33:24avait confectionné
33:25des petits paquets de dates.
33:27Vous savez,
33:27on aurait cru Elisabeth
33:28et Margaret préparant
33:29des petits colis
33:30pour les soldats
33:30pendant la guerre.
33:32Chaque année,
33:32ils souhaitent un ramadan
33:33Moubarak
33:34sur leurs réseaux sociaux
33:35pour Pâques.
33:36Normalement,
33:36il y a un message officiel,
33:38mais cette année,
33:38il a été supprimé,
33:40il s'est borné
33:41à un petit message
33:42sur les réseaux sociaux,
33:43sans doute pour mettre
33:44à égalité
33:45les deux religions,
33:47mais bon,
33:47pour le chef
33:48de l'église anglicane,
33:49c'est quand même
33:49assez baroque,
33:51reconnaissons-le.
33:52Alors,
33:52on sait que les rois
33:52d'Angleterre,
33:53depuis Henri VIII,
33:53ont tendance
33:54à s'asseoir
33:54sur leur religion,
33:56quitte parfois
33:57en créer une autre,
33:57mais quand même,
33:58il y a eu des ruptures
34:00du jeune dans le château
34:01de Windsor,
34:02à Westminster,
34:03l'appel à la prière,
34:04a retenti
34:05dans le hall Saint-Georges.
34:06Alors,
34:07le Royaume-Uni,
34:08c'est aussi le pays
34:09du scandale
34:09des grooming gangs.
34:11Vous savez,
34:12je pense que ceux
34:13qui nous regardent
34:13connaissent ce scandale,
34:15ces réseaux criminels
34:16avec des viols organisés
34:17de très jeunes filles,
34:18pauvres,
34:19vulnérables.
34:20Je crois qu'on dit
34:21qu'il y en a au moins
34:221500,
34:23ça s'est déroulé
34:24durant des dizaines d'années
34:25et dont on a détourné
34:26le regard
34:27parce que parmi ces gangs,
34:29il y avait des Pakistanais
34:31et que ceux
34:32qui menaient l'enquête
34:33craignaient
34:34d'être taxés
34:35de racisme.
34:36À l'époque,
34:36c'était quand même
34:38Kerstamer
34:39qui était
34:40à la tête
34:41du service
34:42des poursuites pénales
34:43de la Couronne
34:43chargée de gérer
34:44cette affaire.
34:45Mais est-ce
34:46que c'est le seul
34:47à être très discret
34:49sur cette affaire ?
34:50Oui,
34:50parce que je dis
34:51que tout le monde
34:51est au courant
34:51mais en fait,
34:52ce n'est pas grâce
34:53à Kerstamer
34:54ni aux autres,
34:55c'est grâce à Elon Musk
34:55ou à peu près.
34:58C'est vrai que l'affaire
34:58a été rendue
35:00très récemment.
35:02Ce qui m'a frappée,
35:03c'est que Meghan,
35:04l'épouse du prince Harry,
35:05a eu un mot
35:05pour George Floyd.
35:06Elle a soutenu
35:07le mouvement
35:07Black Lives Matter.
35:09La reine Camilla
35:10a reçu Gisèle Pellicot,
35:12fort bien,
35:13un Américain
35:13et une Française.
35:14Mais personne
35:15de la famille royale
35:16ne s'est intéressée
35:17à ma connaissance
35:17à ces petites filles
35:18violées,
35:19exploitées sexuellement.
35:20Pas une n'a été reçue.
35:22Pourtant,
35:23elles sont anglaises
35:23comme si les reines
35:24et les princesses
35:25se sont moquées
35:25comme de leurs premiers
35:26bibis à plumes,
35:27à moins qu'elles aient eu
35:28des consignes.
35:31Parce que c'est vrai
35:32qu'il y a belle lurette
35:33que les rois,
35:34à part peut-être feu
35:35Baudouin de Belgique,
35:36ne font plus
35:37que ce que
35:39le gouvernement
35:40leur dicte de faire.
35:41Alors,
35:41le roi Yémonie,
35:42c'est aussi le pays
35:43où une élève
35:43a été exclue,
35:44vous vous en souvenez,
35:45à l'école,
35:45le jour de la diversité culturelle.
35:47Parce qu'elle est arrivée
35:48en arborant la robe
35:50aux couleurs
35:50de l'Union de Jacques
35:51des Spice Girls
35:52avec un chapeau melon.
35:53Elle avait prévu
35:54de lire,
35:54vous vous souvenez,
35:55on en avait parlé,
35:56un discours célébrant
35:57le thé, Shakespeare,
35:58le fish and chips
35:59et la famille royale.
35:59Ça, c'était vraiment
36:00très choquant.
36:01Le Royaume-Uni,
36:02c'est un pays
36:02où l'on est arrêté
36:03par la police
36:04quand on hisse
36:05les couleurs nationales.
36:06Vous vous souvenez
36:06de l'opération
36:06Raise the Colors
36:07et de la vidéo
36:08dans l'Essex
36:09qui avait fait
36:09beaucoup de bruit.
36:10On voyait un policier
36:11qui allait chercher
36:12la femme qui avait le drapeau.
36:13Alors, en revanche,
36:13pour les drapeaux palestiniens,
36:14LGBT,
36:15pas de problème.
36:16Et le Royaume-Uni,
36:18c'est le pays
36:19où vous pouvez être condamné
36:20à 20 mois de prison
36:22dont 10 fermes,
36:23c'est quand même pas rien,
36:24comme un homme
36:25en août 2024
36:26pour incitation
36:27à la haine raciale en ligne,
36:29c'est-à-dire pour un poste.
36:30Alors après,
36:31je ne sais pas
36:31si vous vous souvenez,
36:32après une attaque au couteau
36:33qui avait tué trois fillettes,
36:36cet homme avait publié
36:36des messages sur Facebook
36:37appelant à s'en prendre
36:38à un hôtel
36:39de demandeurs d'agile.
36:40Nous sommes d'accord,
36:40c'est tout à fait
36:41répréhensible et condamnable.
36:42Mais 10 mois de prison ferme
36:44pour un poste sur Facebook,
36:45si on compare avec les peines
36:46que nous évoquons régulièrement
36:47sur ces plateaux,
36:48ça fait quand même beaucoup.
36:49Et Elon Musk avait compéré à cela,
36:51du reste,
36:52à l'Union soviétique.
36:54Les travaillistes américains
36:56reprochent beaucoup aux Etats-Unis
36:57leur saillie un peu moqueuse
37:00ou inquiète sur le Royaume-Uni.
37:02On se souvient que Vance,
37:04après la victoire du Parti travailliste,
37:06avait déclaré que l'Angleterre
37:08pourrait devenir
37:09le premier pays véritablement islamiste
37:12doté de l'arme nucléaire.
37:14À Munich,
37:15il s'était inquiété
37:16du manque de liberté d'expression.
37:18Et plus récemment,
37:19donc en janvier 2006,
37:20il avait dénoncé
37:21l'endoctrinement islamiste
37:23dans certaines universités britanniques.
37:26Alors on peut s'en émouvoir,
37:28dire que c'est de l'ingérence américaine,
37:29mais je le disais,
37:30sans Musk,
37:31qui serait au courant
37:33ou qui aurait été obligé
37:34de parler du scandale
37:37des grooming gangs.
37:38Personne ne s'en serait soucié.
37:40C'est aussi Elon Musk
37:41qui avait appelé
37:41à la libération de Tommy Robinson
37:43quand il était encarcéré.
37:45Reparlons justement
37:46de Tommy Robinson,
37:48celui qui fait beaucoup parler.
37:49Pourquoi Kersthermer,
37:50le premier ministre britannique,
37:53redoute-t-il tant
37:54sa manifestation de samedi ?
37:55Parce qu'en septembre 2025,
37:57la manifestation de Tommy Robinson
37:59avait réuni 110 000 personnes,
38:01selon la police en plus.
38:03et c'était vraiment
38:04l'une des plus imposantes manifs
38:05de l'histoire récente
38:07au cri de
38:08Make England Great Again
38:11ou aussi Free Speech
38:12par référence au musèlement
38:13de la liberté d'expression
38:15encore Stop the boat
38:16pour l'immigration.
38:18Alors il faut dire
38:18que Tommy Robinson,
38:19qui a la réputation
38:20d'avoir été un hooligan
38:21et je crois que ce n'est pas
38:21une réputation usurpée,
38:23a de quoi faire peur
38:25à Kersthermer
38:26parce que même s'il dit
38:27qu'il ne va pas se mettre
38:27sur le terrain politique,
38:28a priori il dit que lui
38:29ce qui l'intéresse
38:29c'est le terrain culturel
38:31mais il est très influent,
38:32j'ai vérifié,
38:33il a quand même près
38:33de 2 millions d'abonnés
38:34sur X
38:35et il est très intelligent
38:36aussi en octobre 2025,
38:38il avait été interviewé
38:39par une journaliste française
38:41et il l'avait mis
38:42vraiment face
38:43à ces contradictions
38:45mais il peut aussi
38:47faire peur à Nigel Farage
38:48qui commence à être
38:50presque mou
38:51par rapport à lui
38:52qui l'accuse
38:53d'être dans le système
38:54de finalement plus lutter
38:55contre l'immigration
38:56parce que l'immigration
38:57fait partie du corps électoral
38:58lui il serait plutôt
38:59du côté de Rupert Law
39:00vous savez ce nouveau
39:02petit parti
39:03Restore Britain
39:04et pour conclure
39:05on peut dire que
39:07derrière cette crise britannique
39:08il y a comme un parfum
39:09de fin de règne
39:10on pense parfois
39:11vous connaissez cette série
39:12de la BBC
39:13qui s'appelle
39:13The Last Kingdom
39:15inspirée du livre
39:16de Bernard Cornwell
39:17Les Histoires Saxonnes
39:18c'est un royaume affaibli
39:20des élites hésitantes
39:21un peuple inquiet
39:22à disparaître
39:23quelques têtes brûlées
39:24qui ne veulent pas
39:24se reconnaître vaincu
39:25sauf que The Last Kingdom
39:26c'est la naissance
39:28de l'Angleterre
39:30là on en est au crépuscule
39:32et sauf que les invasions
39:33ne viennent pas
39:34des Vikings
39:35Merci Gabriel Cluzel
39:37dans un instant
39:37on parlera de l'antavirus
39:39avec Charlotte Dornelas
39:40qui a bien suivi
39:41la conférence de presse
39:43on va d'abord accueillir
39:44notre invité
39:44Alain Fontaine
39:45Alain Fontaine
39:46et le président
39:47de l'association
39:49des bistrots et des cafés
39:50de France
39:50bonsoir
39:51merci beaucoup
39:51d'être avec nous
39:52la restauration rapide
39:54vous dites
39:54se nourrit
39:55des cartas
39:56des bistrots
39:57et détruit
39:58notre sociabilité
40:00et augmente
40:01la malnutrition
40:02ce soir
40:03vous êtes là
40:04pour crier
40:05lancer un appel
40:06à ces bistrots de France
40:07qui sont en train
40:08de disparaître
40:09par rapport
40:10à Master Poulet
40:11par rapport
40:12à tous ces fast-food
40:13que l'on voit
40:13qui se multiplient partout
40:15c'est bien ça
40:16votre cri
40:16ce soir Alain Fontaine
40:19Merci de m'avoir
40:20de m'envoyer
40:20un plaisir
40:21mais ce qui est important
40:22c'est qu'effectivement
40:23aujourd'hui
40:24ça s'est même passé
40:25il y a un an
40:26la restauration rapide
40:28est passée devant
40:29la restauration traditionnelle
40:30elle représente
40:3052% des restaurants
40:32donc si vous voulez
40:33on est dans une période
40:34de bascule
40:35et cette bascule
40:38pour vous donner une idée
40:39un autre chiffre
40:40c'est 13 000
40:41restaurants rapides
40:42il y a 20 ans
40:42aujourd'hui c'est 52 000
40:444 fois plus
40:45et donc c'est exponentiel
40:47on pourrait dire
40:48que dans 30 ans
40:49ça concernera peut-être
40:51peut-être pas moi
40:52mais dans 30 ans
40:53il n'y aura plus
40:54de bistrots et cafés
40:55il y en aura dans les villes
40:56mais ça aura disparu
40:57partout
40:58donc ce qui est important
40:59de comprendre
41:00c'est que derrière ça
41:01vous avez deux axes
41:01vous avez
41:02un
41:03la malnutrition
41:04parce qu'on mange mal
41:06il y a l'uniformisation
41:08aussi des plats
41:08vous mangez toujours
41:09la même chose
41:09quoi que vous fassiez
41:11dans cette chaîne
41:11de restauration
41:13vous mangez toujours
41:14le même goût
41:15d'ailleurs vous n'avez qu'à
41:16sur un trottoir
41:17en faire plusieurs
41:18et sentir
41:20les odeurs sont les mêmes
41:21et puis vous avez
41:22des sauces piquantes
41:24un peu piquantes
41:25un peu sucrées
41:25et c'est ça
41:26qui fait l'affaire
41:27ça c'est l'uniformisation
41:29et la malnutrition
41:30c'est ça
41:31uniformisation du goût
41:32uniformisation du goût
41:33et la malnutrition
41:35et de l'autre côté
41:35vous avez un problème
41:36de sociabilité
41:37et là évidemment
41:38la sociabilité
41:39n'est pas du tout la même
41:39que dans des bistrots
41:40et des cafés
41:41c'est intéressant
41:41derrière le fast food
41:43derrière Master Poulet
41:44dont on parle beaucoup
41:44puisque ça c'est le point
41:45d'actualité aujourd'hui
41:47non mais c'est intéressant
41:48vous parlez de sociabilité
41:49c'est à dire
41:50c'est important
41:51de pouvoir parler
41:52discuter
41:53d'être ensemble
41:54quand vous avez
41:55dans des restaurants rapides
41:57vous prenez
41:58vous partez chez vous
41:59ou vous prenez
42:00vous restez ensemble
42:01dans un coin
42:01dans un bistrot
42:02ou un café
42:03vous êtes à un comptoir
42:05et vous discutez
42:06avec des gens
42:06que vous ne connaissez pas
42:07obligatoirement
42:07vous allez vous asseoir
42:08à une table
42:09et on cherche
42:10la promiscuité des tables
42:11pour que les gens
42:11puissent discuter
42:12les uns avec les autres
42:14et c'est important
42:15de comprendre
42:15que cette sociabilité
42:16si elle disparaît
42:17c'est très grave
42:18parce qu'elle fait partie
42:19de notre ADN
42:20attention moi je ne suis pas
42:21un politique
42:21je reste dans mon couloir
42:22de nage
42:23mais je sais ce qui se passe
42:24je sais ce qui se passe
42:25si on sort de cela
42:27alors on va perdre
42:29beaucoup
42:29on va perdre
42:30en partage
42:31en convivialité
42:32en assimilation
42:33en intégration
42:34en fait que
42:36on a
42:37je veux dire
42:37on a des langages
42:39on a des langages
42:40dans ces bistrots et cafés
42:40et on n'a pas un langage
42:42voyez-vous ce que je veux dire
42:43et ça c'est la grosse
42:44grosse différence
42:45et donc nous
42:46on cherche aussi
42:47à inscrire au patrimoine
42:48immatériel
42:48de l'UNESCO
42:49les bistrots et cafés
42:50en France
42:50on m'avait invité récemment
42:51pour en parler
42:52on est en plein débat
42:54en ce moment
42:54et on a bien peur
42:55qu'on soit en concurrence
42:57avec des dossiers
42:58plus confidentiels
42:59ou plus élitistes
43:00et je pense que
43:01si aujourd'hui
43:01on doit faire quelque chose
43:03pour cette sociabilité
43:04c'est maintenant
43:04qu'il faut partir
43:05pour l'UNESCO
43:06question Alain Fontaine
43:08un français
43:08si en deux
43:09mange du fast food
43:10au moins une fois par semaine
43:12est-ce que le bistrot
43:13notre bistrot français
43:14qu'on aime
43:15est-ce qu'il est venu
43:15trop cher
43:16est-ce qu'il est devenu
43:17trop lent
43:18pour être honnête
43:19alors trop lent
43:20non
43:20parce qu'on s'est adapté
43:21moi je le vois
43:22au pass de la cuisine
43:23je vais de plus en plus vite
43:24je ne pensais pas
43:25que j'irais aussi vite un jour
43:26mais bon je vais très vite
43:27par contre
43:28est-ce qu'il est cher
43:29il est cher
43:30par rapport aux charges
43:31que l'on a
43:32c'est-à-dire que nous
43:32dans nos cuisines
43:33on a la pertinence du geste
43:34on a des compétences
43:35il faut payer
43:36de l'autre côté
43:37vous avez un problème
43:38de pouvoir d'achat
43:39qu'il ne faut pas renier
43:40et c'est là-dessus
43:40en ce moment
43:41quand je vois des gens
43:42qui font des menus
43:43à 5 euros
43:44c'est indécent
43:45à 7 euros même
43:46pour deux
43:46pour mastercouler
43:47par exemple
43:48oui
43:48c'est indécent
43:49parce qu'on joue
43:50sur le pouvoir d'achat
43:51et ça c'est pas bon
43:53parce que
43:53ce qui se passe en ce moment
43:54c'est simplement
43:55une bataille
43:55entre les sociétés
43:57de fast food
43:57parce qu'avant
43:58ils étaient quelques-uns
43:59mais en 20 ans
44:00ils se sont développés
44:01et ils ont perdu
44:03de client à l'autre
44:04et en ce moment
44:04la guerre des prix
44:05n'est pas liée
44:06au pouvoir d'achat
44:06ça c'est le prétexte
44:07et c'est moche
44:09c'est une guerre entre eux
44:10pour récupérer la clientèle
44:11qu'on a perdue
44:12donc c'est très dangereux
44:15alors est-ce qu'on paye plus cher
44:17dans un bistrot à repas ?
44:18Oui
44:18est-ce qu'on mange mieux ?
44:20Oui
44:20est-ce que c'est un problème
44:21de santé publique ?
44:22Oui
44:23parce qu'un chiffre
44:25qui est important
44:25c'est que l'obésité
44:27a progressé
44:27en 30 ans
44:30de 25%
44:31et sur ces 25%
44:32c'est 70% de jeunes
44:3470% de jeunes
44:36alors un chiffre triste également
44:3784 000 morts par an
44:39liés à l'obésité
44:40aux crises cardiaques
44:41et autres et autres
44:42160 000 cancers
44:44ça coûte à la sécurité sociale
44:45125 milliards d'euros
44:47125 milliards d'euros
44:48et je vois des députés
44:49de toutes sortes
44:50qui se disputent
44:51pour aller chercher 30 milliards
44:52donc
44:54ce que je voudrais vous dire
44:55peut-être pour conclure
44:56mais c'est que
44:56
44:58il va y avoir des présidentielles
44:59dans un an
44:59et je pense que
45:00ce qui est important
45:01c'est que
45:02considérer que
45:03l'un des grands enjeux
45:05c'est l'alimentation
45:06l'alimentation des français
45:07ça fait partie de nous
45:08dans d'autres
45:09dans d'autres pays
45:10non
45:10mais en France
45:11notre alimentation
45:12est important
45:12je sais que
45:13Marc Menand brûle
45:14d'envie de vous poser
45:15une question
45:15donc je lui laisse poser
45:16une question
45:17et ensuite
45:18le mot de la fin
45:19non mais derrière tout ça
45:20c'est malheureusement
45:21la manière dont les bêtes
45:23sont élevées
45:24pour donner à manger
45:25à ces français
45:27je dis à manger
45:28parce que
45:28c'est pas venir savourer
45:30et c'est contre ça
45:31sans doute
45:32c'est à la racine
45:33qu'il faudrait
45:34arriver à convaincre
45:35les politiques
45:36qu'on change
45:36les manières
45:37de produire
45:38de l'animal
45:39c'est clairement
45:40la traçabilité
45:42qui est en jeu
45:42vous avez effectivement
45:44dans cette restauration
45:45rapide
45:46qui sont des concepts
45:47si on prend que
45:48le concept économique
45:49attention
45:50les concepts économiques
45:51il n'y a rien à redire
45:52les chefs d'entreprise
45:53de cela
45:53c'est des têtes
45:55mais c'est des investisseurs
45:56et derrière l'investissement
45:57les gens veulent
45:58de la profitabilité
46:00vous avez deux
46:01deux éléments
46:02c'est un
46:02la popularisation
46:04des salaires
46:04donc on paye peu
46:05et deux
46:06la provenance des produits
46:07et la provenance des produits
46:08c'est de toutes sortes
46:09pour couper des gros poulets
46:10vous savez
46:10je ne veux pas citer
46:12des marques
46:12il faut des gros filets
46:14et ces gros filets
46:15nous les poulets français
46:15on ne les a pas
46:16pourquoi ?
46:17parce qu'ils sont élevés
46:18avec des hormones de croissance
46:19mais même que certains athlètes
46:21prennent
46:21pour se dober
46:22et donc on coupe
46:23des gros poulets
46:24parce que c'est plus facile
46:25à couper
46:25mais nous en France
46:27que c'était une marque
46:28comme Loué
46:28ils ne font pas
46:29de gros poulets
46:30ils font des poulets normaux
46:31ceux qu'on mangeait
46:32quand on était petit
46:33et comment on peut reconnaître
46:34par exemple un poulet normal
46:35ceux qu'on mangeait
46:36quand on était petit
46:36quand vous avez
46:37un filet de poulet
46:38qui est épais comme ça
46:39et large comme ça
46:40c'est qu'il y a un sujet
46:41c'est qu'il y a un sujet
46:43nos poulets
46:44ne sont pas comme ça
46:46Alain Fontaine
46:46vous êtes président
46:47de l'association
46:48des bistrots et des cafés
46:49de France
46:49dernière question
46:50on parlait de 200 000 bistrots
46:53en France en 1960
46:5435 000
46:54aujourd'hui
46:55vous êtes venu crier
46:56au secours
46:57les bistrots français
46:58sont en train d'être remplacés
46:59par le fast food
47:01par Masterpoulet
47:02etc
47:03vous dites
47:04qu'on perd du lien social
47:06on perd le lien
47:07avec les autres
47:08on perd aussi
47:09en qualité de nutrition
47:11et le 4 juin
47:12donc vous voulez
47:13non seulement inscrire
47:14les bistrots français
47:14au patrimoine
47:16de l'UNESCO
47:17mais aussi le 4 juin
47:18dans quelques jours
47:19il y a une manifestation
47:20oui il y a la fête nationale
47:22des bistrots café
47:23et terrasses
47:23c'est une grande fête
47:24des voisins
47:25où tous les gens
47:26doivent descendre
47:27dans leur bistrône café
47:27pas pour boire
47:28parce que ça
47:29il faut arrêter
47:29cette légende
47:31vous ne rentrez pas
47:32dans un bistrône café
47:33pour consommer
47:33vous rentrez
47:34pour rencontrer des gens
47:36pour briser votre solitude
47:37pour briser vos angoisses
47:38pour faire cela
47:39et donc
47:40c'est le 4 juin
47:41c'est la fête
47:42des bistrots café et terrasses
47:43c'est la fête nationale
47:45et on cherche
47:45à ce que l'état
47:46le ministère de la culture
47:47la reprenne en main
47:48pour que ça soit
47:49comme la fête de la musique
47:50que les gens se rencontrent
47:52qu'on se retrouve
47:53merci beaucoup Alain Fontaine
47:55d'être venu avec nous
47:56nous parler
47:57de ce lien social
47:58qui est créé
47:59par les bistrots
48:01voilà
48:01qu'on est en train
48:02d'abandonner
48:02et vous êtes en train
48:03de créer
48:05recréons
48:05du lien social
48:06pour que les gens
48:07se rencontrent
48:08merci infiniment
48:09Lola viendra vous chercher
48:10pour que vous puissiez
48:11retourner à vos fourneaux
48:12je sais que vous n'arrêtez
48:12pas de travailler
48:14Charlotte Dornelas
48:15rencontrez les gens
48:16ouh là là
48:17café debout
48:17ouh là là
48:18là tout de suite
48:20c'est un autre monde
48:20et ça y est
48:21comme le craignait Mathieu
48:22Charlotte Dornelas
48:23le sujet antivirus
48:24s'est imposé
48:25comme le sujet d'actualité
48:27que faut-il retenir
48:27de la situation ?
48:29Oui entre deux
48:30traitements de la guerre
48:31en continu
48:32on a fait une pause
48:33conférence de presse
48:34sur l'antavirus
48:35alors pour ce qui est des faits
48:37les opérations d'évacuation
48:39ont été terminées
48:40les opérations d'évacuation
48:41depuis le bateau
48:41les gens ont été rapatriés
48:43dans leurs pays respectifs
48:44et au total
48:45ce qu'on nous a dit
48:47tout à l'heure
48:47trois personnes sont mortes
48:48onze personnes sont infectées
48:50et on dénombre
48:5222 cas contacts
48:54alors ce virus là
48:55est-ce qu'on peut
48:57Charlotte
48:57si vous permettez
48:58juste 30 secondes
48:58écoutez
48:59sur le port du masque
49:01oui allez-y
49:02faites vos plaisir
49:03c'est pour vous faire plaisir
49:04pour vous avoir sourire
49:07nous reconstituons
49:09la quantité de stocks
49:11nécessaires
49:12je parle des masques
49:13suite au Covid
49:15nous sommes sur la trajectoire
49:16prévue de reconstitution
49:18des stocks de masques
49:20donc nous n'avons pas
49:20d'inquiétude sur le sujet
49:23sur les places
49:24d'hospitalisation
49:25nous n'avons eu
49:26aucune difficulté
49:27à trouver les places
49:28pour les cas identifiés
49:32qui je le rappelle
49:33sont dans des chambres
49:34particulières
49:35c'est là où on met
49:36les patients
49:37les plus à risque
49:38de contagiosité
49:40ça n'a rien à voir
49:41avec le Covid
49:42mais ça y ressemble
49:42beaucoup quand même
49:43donc ce virus là
49:44dit-on
49:45il est connu
49:46sa variante
49:47présente à bord
49:48est une souche
49:49rare dans ta virus
49:50puisqu'il en existe plusieurs
49:51on va devenir spécialiste
49:52d'une nouvelle maladie
49:53mais en fait
49:54on ne sait pas grand chose
49:55et franchement
49:56la conférence de presse
49:56était assez lunaire
49:57cet après-midi
49:58je l'ai regardé intégralement
50:00comme les réponses
50:01sont exigées
50:02ça c'est vrai
50:02ça ne dépend pas
50:03que du gouvernement
50:04des réponses sont exigées
50:05réclamées
50:06depuis quelques heures
50:07et bien on les formule
50:08tout en disant
50:08qu'on ne sait pas
50:10très exactement
50:10mais on sait quand même
50:11certaines choses
50:12mais dans le doute
50:13on parle de masques
50:14on reconstitue
50:15les stocks
50:16on parle de PCR
50:17de vaccins
50:18de masques FFP2
50:19tout ce vocabulaire
50:20qu'on pensait pouvoir oublier
50:22tout en affirmant
50:23que ça se transmet peu
50:24mais quand même
50:25on confine
50:26bref
50:26on recommence
50:28objectivement
50:29c'était la conférence de presse
50:30tout à l'heure
50:30on recommence
50:31l'OMS
50:32comme la quasi-totalité
50:33des experts
50:33se veulent rassurants
50:34ils se disent eux-mêmes
50:35rassurants
50:36explique que tout cela
50:37n'a décidément rien à voir
50:38avec la pandémie de Covid-19
50:40et en même temps
50:40on a eu un détail
50:44médical
50:44moi je n'y connais rien
50:45franchement je ne comprenais pas
50:46une phrase sur deux
50:47des spécialistes
50:48je ne sais pas pourquoi
50:49on nous abreuve
50:49autant de détails
50:50tout en ponctuant ici et là
50:52je vais vous donner un exemple
50:53il y a un médecin
50:54qui a dit la létalité
50:56au fin fond de la cordillère
50:58des Andes
50:58ce qui n'est pas exactement
50:59le même système hospitalier
51:00j'imagine que
51:02partout dans le monde
51:03est de 21 à 50%
51:05les bandeaux
51:06principalement
51:06deviennent létalité
51:07de 50%
51:08entre guillemets
51:08vous voyez
51:09c'est ce genre de traitement
51:10on sent de quel côté
51:13on veut emmener les gens
51:14c'était clairement
51:16un modèle de diffusion
51:17de la peur
51:17objectivement
51:18ne serait-ce que par
51:19l'incompréhension
51:19que génèrent
51:20la plupart des phrases
51:22donc cela n'a rien à voir
51:23mais quand même
51:24la situation ressemble
51:25le vocabulaire ressemble
51:26la gestion maîtrisée
51:27de la peur ressemble
51:28les masques
51:28les PCR
51:29je vous le disais
51:29les vaccins
51:30on sait mieux qu'en 2020
51:31nous rassure-tons
51:32alors ça
51:32j'ai beaucoup entendu
51:33dans la conférence de presse
51:34ça n'a rien à voir
51:35parce qu'on sait mieux
51:37alors moi
51:37quand je vois la rigidité
51:38des ordres en 2020
51:39je n'ose même pas imaginer
51:40maintenant qu'ils savent
51:41ce qu'on va se prendre
51:42dans la figure
51:43bref
51:44les experts avaient perdu
51:45une partie de leur crédibilité
51:47pendant la crise de Covid
51:48pourquoi ?
51:49non pas parce qu'ils ne savaient pas
51:50ce qu'était R0
51:50contrairement à nous
51:51ce qu'était un virus
51:54la transmission
51:54qu'ils n'étaient pas capables
51:56d'expliquer techniquement
51:56évidemment qu'ils le savent
51:57c'est leur métier
51:58et je n'ai aucun doute là-dessus
51:59mais parce que nous avons vu
52:01à un moment
52:02un monde largement matérialiste
52:04exiger des réponses immédiates
52:07perpétuelles
52:07pertinentes
52:08efficaces en temps réel
52:09alors même que le doute prévalait
52:11et on a vu une partie
52:13significative
52:14de la communauté scientifique
52:15qui n'a pas eu l'humilité
52:16de reconnaître
52:17que la science fonctionnait
52:18par le doute
52:19qu'elle n'avait pas
52:20toutes les réponses
52:21et donc les a données
52:22et ensuite
52:22on a beaucoup de médias
52:23qui ont avalisé ces réponses
52:25comme étant la vérité intangible
52:26qui pouvait changer
52:27d'un jour sur l'autre
52:28en jetant une suspicion abusive
52:30mais volontairement infamante
52:31sur quiconque posait une question
52:33c'est tout cet assemblage
52:34évidemment
52:35qui était relativement irrespirable
52:36mais objectivement
52:38on prend le chemin
52:41pour recommencer
52:41mais tout le monde répète
52:43que nous avons appris du Covid
52:45et que la situation
52:46n'a rien à voir
52:47alors pourquoi n'arrivons-nous pas
52:48à nous défaire
52:49de nos comparaisons
52:50Charlotte ?
52:51parce que nous sommes les mêmes
52:52d'abord
52:52parce que
52:53je veux dire
52:54anthropologiquement
52:54on n'a pas changé
52:55depuis 5 ans
52:56que nous avons la même peur
52:57de la mort
52:58qui est en plus ici alimentée
53:00je vous disais
53:00on insiste
53:01sur le pire
53:02dans tout ce qui est évoqué
53:03même pendant la conférence
53:04de presse
53:05et cela domine toute réflexion
53:07ou réalité de la menace
53:08ce que nous avons vécu
53:09pendant le Covid
53:10était objectivement inimaginable
53:11on ne pouvait pas
53:12deux ans avant
53:12se dire que c'est ce que
53:13nous allions vivre
53:14et nous avons pourtant
53:15tout avalisé
53:16et nous recommençons
53:17parce que nous n'avons
53:18rien d'autre
53:18nous nous retournons
53:20vers la science
53:20avec la même crainte
53:21et nous attendons
53:22les mêmes réponses
53:23intangibles de cela
53:24et je note à ce sujet
53:26que les journalistes
53:27dans cette conférence de presse
53:28ont posé des questions
53:29un en se basant
53:29sur leurs préjugés
53:31par rapport à ce qu'ils ont vécu
53:33une fois
53:33ils ont reposé
53:34les mêmes questions
53:34je note que parfois
53:36c'est autorisé
53:37et la deuxième chose
53:38c'est que quand il y a des morts
53:39se tourner vers le politique
53:40et exiger
53:41qu'ils agissent
53:42était également autorisé
53:44cet après-midi
53:45c'est une bonne nouvelle
53:45peut-être que ça le sera
53:46sur d'autres sujets
53:48le spectacle est rigoureusement
53:50le même en effet
53:51la seule chose
53:52que l'on comprend pour l'instant
53:53c'est que personne
53:54ne veut plus être accusé
53:55d'avoir raté le coche
53:56c'est ce qui a prévalu
53:58dans l'organisation
53:59de cette conférence
53:59je ne parle pas
54:00des décisions
54:01qui ont été prises
54:01pour les malades eux-mêmes
54:02mais dans l'organisation
54:03de cette conférence
54:04dans le fait que ça dure
54:06plus d'une heure
54:07qu'on ait une infinité
54:08de médecins
54:09qui viennent nous expliquer
54:10ici et là
54:10ce qu'il se passe
54:12mais en attendant
54:13on a un gouvernement
54:14qui répond à des questions
54:15parce que
54:16tout le monde
54:17ou en tout cas médiatiquement
54:18on les réclame
54:18via une surmédiatisation
54:20de l'inconnu
54:21alors ce n'est sans doute
54:22pas la même maladie
54:23ni la même contagion
54:24ni la même menace
54:25mais la même attente
54:26alimentée
54:27et relativement perverse
54:28comment comprendre
54:29cette exigence
54:30de tout faire
54:31pour éviter la mort
54:33éventuelle
54:33par un virus
54:35pendant que nos parlementaires
54:36se penchent eux
54:37sur la fin de vie
54:39c'est un paradoxe
54:40apparent
54:40toujours un peu étonnant
54:42apparemment
54:42mais en réalité
54:43c'est relativement cohérent
54:44c'est vrai que
54:44la percussion des deux actualités
54:46on a hier le Sénat
54:47qui a rejeté le texte
54:49provisoirement
54:49enfin pas provisoirement
54:50pour le Sénat
54:50mais qui va revenir
54:51probablement à l'Assemblée
54:52sur la fin de vie
54:53et là on se dit
54:54on met tout en branle
54:55on arrête tout
54:55on fait une pause
54:56parce qu'il y a un risque de mort
54:58il y a une mort réelle
54:59pour certains patients
55:00et un risque de mort
55:01à l'échelle mondiale
55:02peut-être
55:02tout en nous expliquant
55:03qu'il n'y a pas de risque
55:03bon
55:04mais c'est relativement cohérent
55:06finalement
55:06l'homme moderne
55:07et on l'a vu pendant le Covid
55:08est totalement bousculé
55:10par la possibilité du virus
55:11pourquoi ?
55:12parce qu'il se laisse croire
55:13le reste du temps
55:13qu'il maîtrise la vie
55:14et qu'il veut
55:15et qu'il va réussir
55:17à maîtriser la mort
55:18l'orgueil de ne plus laisser
55:19se laisser surprendre par rien
55:21et encore une fois
55:22quand je dis
55:23nous sommes finalement
55:23nous-mêmes
55:24exactement de la même manière
55:25qu'il y a 5 ans
55:26c'est ce qui explique
55:27l'apparente répétition
55:29d'une période
55:30pourtant traumatisante
55:31nous n'avons jamais
55:32fait de retour
55:33sur la période Covid
55:34ni sur le fait
55:35que pour sauver des vies
55:37nous avons criminalisé
55:38les liens familiaux
55:39et amicaux
55:40la nécessité de la relation
55:41avec des conséquences
55:43psychologiques
55:43avec des conséquences
55:44sur la violence
55:45que nous n'avons jamais analysées
55:46nous avons dressé
55:47les générations
55:48contre les autres
55:48avec des conséquences
55:49que nous n'avons jamais analysées
55:51nous avons fermé
55:51les lieux de culte
55:52nous avons jugé
55:53que la culture
55:53n'était pas essentielle
55:55que nous souffrions
55:56moins de l'absence de rites
55:57notamment des enterrements
55:58que l'éventualité
56:00du virus dans nos vies
56:01et bien nous sommes les mêmes
56:02et nous sommes prêts
56:03à recommencer
56:04parce que nous n'avons pas voulu
56:06interroger nos réflexes
56:07à ce moment-là
56:08et ce qui nous avait
56:09réellement manqué
56:09pendant cette période
56:12Merci
56:12une pandémie de 38 personnes
56:15une seule fois
56:15en Argentine
56:17en 2018
56:1838 cas
56:20Le Dauphiné libéré
56:22nous apprend que
56:22dans le cadre
56:23de la cérémonie du 8 mai
56:24Mathieu Bocoté
56:25le maire d'Avignon
56:27Olivier Galzy
56:28a refusé
56:29de serrer la main
56:30à Raphaël Arnaud
56:31le chef
56:32de la défunte
56:33jeune garde
56:34plusieurs à gauche
56:36se portent
56:36à la défense
56:37du député
56:37C'est la théorie
56:39de l'arroseur arrosé
56:40ou si on préfère
56:41la théorie du boomerang
56:42Point de départ
56:43Raphaël Arnaud
56:43est présent
56:44en tant que député
56:45Olivier Galzy
56:46le maire d'Avignon
56:47refuse de lui
56:48serrer la main
56:49Pourquoi ?
56:50Parce qu'il dit
56:51serrer la main
56:51c'est un geste fort
56:53ça veut dire
56:53que je vous reconnais
56:54comme étant légitime
56:56or vous êtes
56:57M. Arnaud
56:58porteur
56:59vous êtes chef de milice
57:00vous incarnez une violence
57:01une violence
57:02qui va au-delà
57:02du politique
57:03dès lors
57:04puisque vous incarnez
57:05cette violence
57:05vous êtes une violence
57:06décomplexée
57:07revendiquée
57:07je ne vous serre pas la main
57:10on peut comprendre
57:11le raisonnement
57:11on pourrait répondre
57:12au maire d'Avignon
57:13Olivier Galzy
57:14que M. Arnaud
57:15en lui-même
57:16est probablement
57:16peu de choses
57:17mais en tant que député
57:18sa fonction le transcende
57:20donc il pourrait
57:21lui serrer la main
57:22en disant
57:22je n'ai pas envie
57:23de serrer la main
57:23de cet homme
57:24mais dans sa fonction
57:25il mérite néanmoins
57:26qu'on lui serre la main
57:27je précise
57:28soit dit en passant
57:29qu'il m'arrive souvent
57:30dans mes fonctions
57:31par exemple
57:31le grand rendez-vous
57:32je serre la main
57:33de gens que personnellement
57:34je trouve tout à fait
57:35dangereux collectivement
57:36mais puisqu'ils sont députés
57:37puisque je suis une fonction
57:38des serveurs
57:38je leur serre la main
57:39sans avoir l'impression
57:40de devoir me laver la main
57:41ensuite
57:41j'ai peut-être pas envie
57:42de prendre un verre
57:43avec eux ensuite
57:43mais c'est pas l'idée
57:44de maire à député
57:45de député à maire
57:46y a-t-il une relation
57:48institutionnelle
57:49mais il y arrive quelque chose
57:50dans les circonstances
57:51c'est que Raphaël Arnaud
57:52qui a dit soit dit en passant
57:53que Galsy faisait le jeu
57:54de l'extrême droite
57:55encore
57:55ça veut-il dire autre chose
57:57on oublie une chose
57:58c'est que Raphaël Arnaud
57:59en 2000 24
58:00à l'Assemblée nationale
58:01a devant lui
58:02le plus jeune député
58:03de l'Assemblée nationale
58:04secrétaire d'Assemblée
58:05qui lui tend la main
58:06et refuse de lui
58:08serrer la main
58:09comme s'il s'agissait
58:10d'un mal propre
58:11d'un puant
58:12d'un homme
58:12si on le touchait
58:13on se contaminait
58:14autre type de virus
58:15le virus de l'extrême droite
58:16je ne lui touche pas
58:17mais que découvre
58:19M. Arnaud aujourd'hui
58:21c'est qu'il y a
58:22une inversion peut-être
58:23de la répulsion
58:24et du dégoût
58:25en ce pays
58:25c'est-à-dire qu'il est possible
58:26devant des gens
58:27qui sont des miliciens
58:28des miliciens revendiqués
58:29des gens qui n'aiment rien tant
58:31que revendiquer
58:31leur usage de la violence
58:33autrefois
58:33il est possible
58:34qu'on décide
58:35de refuser
58:36de lui serrer la main
58:36parce que lui-même hier
58:37considérait qu'un élu de la nation
58:39qui n'avait jamais
58:39tabassé personne
58:40qui n'avait jamais
58:41agressé personne
58:42ne méritait pas
58:43qu'on lui serre la main
58:44cette séquence
58:45c'est intéressant
58:46pourquoi ?
58:47parce qu'on voit véritablement
58:48une forme d'inversion
58:49je l'ai dit
58:49du rapport au dégoût
58:51dernière réflexion
58:52par rapport à cela
58:53une partie de la gauche
58:54est portée oui
58:54à la défense de Raphaël Arnaud
58:56mais cette partie de la gauche
58:57pourtant était celle
58:58qui refusait de serrer la main
58:59aux gens du RN
59:00est-ce que tout le monde
59:01pourrait convenir
59:02des rites élémentaires
59:02de civilité
59:03on se serre tous la main
59:04quand on est député élu
59:05ou alors on accepte
59:06que certaines personnes
59:07nous trouvent à ce point dégoûtantes
59:08qu'on refuse de leur serrer la main
59:09c'est peut-être vrai pour le RN
59:11mais ça peut être vrai aussi
59:11pour LFI
59:12et lorsqu'on est peut-être
59:14dans la ligne de mire
59:15de je ne sais pas
59:16de la police
59:17des enquêteurs
59:18on se fait tout petit non ?
59:20bravo une femme de police
59:21c'est élémentaire
59:21mais c'est pas dans son tempérament
59:23merci Mathieu
59:25merci à tous
59:25l'heure des portes
59:26de Pascal Praud
59:27excellente soirée
59:28merci à tous
59:30merci à tous
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