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  • il y a 3 heures
Au programme de cette édition, le nouveau volte-face de Donald Trump avec l’Iran. L’opération de libération du détroit d’Ormuz est finalement suspendue en attendant un accord avec Téhéran… Un nouveau revirement qui pourrait cacher un coup politique du président américain. Explications dans un instant.

L’actualité, c’est aussi la chute du gouvernement roumain. Moins d’un an après l’éviction du candidat souverainiste Calin Georgescu à grands renforts d’ingérences européistes, Bucarest entre à nouveau dans une crise politique.

Et puis nous reviendrons en France pour évoquer une affaire qui va encore secouer la justice française. Un pédocriminel récidiviste va sortir de prison après avoir exécuté moins d’un tiers de sa peine. Il a même l’autorisation de s’installer à proximité d’une de ses victimes.

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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis très heureuse de vous retrouver ce soir.
00:18Au programme de cette édition, le nouveau volte-face de Donald Trump avec l'Iran.
00:22L'opération de libération du détroit d'Ormuz est finalement suspendue.
00:26En attendant un accord avec Téhéran, un nouveau revirement qui pourrait cacher un coup politique du président américain.
00:33Explication dans un instant.
00:35L'actualité, c'est aussi la chute du gouvernement roumain.
00:39Moins d'un an après l'éviction du candidat souverainiste Kaline Georgescu à grand renfort d'ingérence européiste.
00:45Bucarest entre à nouveau dans une crise politique.
00:48Et puis nous reviendrons en France pour évoquer une affaire qui va encore secouer la justice française.
00:52Un pédocriminel récidiviste va non seulement sortir de prison après avoir exécuté moins d'un tiers de sa peine,
01:00mais il a même l'autorisation de s'installer à proximité d'une de ses victimes.
01:07Générique
01:09Accalmie de façade, paix impossibles et contre-attaque imminente.
01:13Difficile de savoir quelle sera la prochaine étape du conflit entre les États-Unis et l'Iran.
01:17Et si Washington a déclaré que la guerre était terminée et les objectifs atteints,
01:22une reprise des hostilités n'est pas à écarter.
01:24Au contraire, le point tout de suite.
01:27Donald Trump continue le grand bluff.
01:30A peine 48 heures après l'avoir lancé, le président américain suspend son Freedom Project,
01:35le projet Liberté, visant à sécuriser le trafic maritime dans le détroit d'Hormuz.
01:40La raison évoquée, les avancées satisfaisantes des négociations avec les Iraniens par l'intermédiaire du Pakistan.
01:47Sans surprise, parmi les points, une pause de l'enrichissement de l'uranium iranien,
01:52une question qui vire au mythe tant le sujet est devenu explosif et source de manipulation.
01:57Mais l'accord prévoit également que l'Iran rétablisse la circulation dans le détroit d'Hormuz.
02:01Une accalmie visiblement pas encore au programme,
02:04puisqu'un navire de la CMA-CGM a été visé mardi soir,
02:07comme l'expliquait ce mercredi la porte-parole du gouvernement, Maud Bréjean.
02:11Les tirs qui ont visé hier un bateau CMA-CGM montrent de toute évidence que la situation reste dangereuse.
02:20Je tiens à noter et à rappeler devant vous que le bateau CMA-CGM n'était pas sous pavillon français.
02:29Il s'agissait d'un pavillon maltais avec un équipage philippin à qui nous faisons part, bien sûr, de toute
02:38notre solidarité.
02:39D'autres ont par ailleurs été pris pour cible ces derniers temps, vous le savez.
02:45En l'État, ce n'est donc en aucun cas la France qui a été visée.
02:51A la bonne heure. Sinon, nul doute qu'Emmanuel Macron aurait fait valoir son poids diplomatique auprès de Téhéran et
02:57Washington.
02:58Quoi qu'il en soit, la question de la réouverture du détroit d'Hormuz et du retour à une circulation
03:02normale
03:03ressemble de plus en plus à un jeu de dupes.
03:05En effet, une réouverture complète ne permettra pas pour autant de mettre un terme au choc économique et pétrolier
03:11qui frappe la planète, comme nous l'expliquait récemment Jacques Sapir.
03:15Si, admettons que les États-Unis et l'Iran trouvent un accord, demain, et qu'ils disent
03:22« Ok, voilà, on rouvre le blocus, on rouvre le détroit, il n'y a plus de problème, tout le
03:27monde peut circuler. »
03:28Bien. Il faudra entre 2 et 5 ans pour que la production retrouve son niveau d'avant-guerre.
03:37Pourquoi ?
03:38Tout d'abord parce qu'il y a eu la destruction de capacités.
03:44Alors, c'est une rétorsion iranienne.
03:47Bon, on les a bombardés, eux-mêmes ont bombardé aux missiles balistiques, avec des drones globalement,
03:54les raffineries, les ports, etc.
03:56Les réparations des dommages causés par la guerre seront en effet bien plus longues à achever que la levée des
04:01blocus,
04:01même si Donald Trump a déclaré que le blocus américain des ports iraniens restait quant à lui en vigueur.
04:07Une action aux répercussions assez faibles que certains considèrent comme un acte de guerre,
04:12alors même que l'administration américaine s'emploie, elle, à expliquer qu'elle est terminée.
04:16« L'opération Epic Fury est terminée. Nous avons atteint les objectifs de cette opération. »
04:21Si les objectifs n'ont jamais vraiment été énoncés par Washington avec clarté,
04:24on sait toutefois que le changement de régime n'a pas eu lieu.
04:27Tout porte donc à croire que cette étonnante accalmie américaine pourrait faire partie d'une nouvelle tactique.
04:33En effet, après avoir lancé son opération Fury Epic le 28 février,
04:38Donald Trump voyait approcher une obligation difficile à contourner,
04:41comme l'explique l'ancien colonel du renseignement suisse Jacques Beau.
04:44« Théoriquement, Trump n'a plus le droit d'engager ses forces sans une autorisation du Congrès.
04:52Autorisation qu'il n'est pas du tout sûr d'avoir d'ailleurs,
04:54parce qu'il y a beaucoup de gens qui sont assez sceptiques quant à la finalité,
05:00les objectifs et la stratégie même de ce conflit. »
05:04Par conséquent, et c'est la raison pour laquelle Trump a probablement fait fin avril
05:09ce plan en neuf points auprès des Iraniens,
05:12c'est pour conclure cette phase, pour donner une conclusion et pouvoir dire au Congrès
05:18« Voilà, on a fait ce conflit pour telle et telle raison.
05:22Maintenant, ce conflit est terminé.
05:24Il y a un plan, on est en train de négocier et tout devrait se résoudre. »
05:28Dans ce cadre, les déclarations de Pitexet, le secrétaire à la guerre,
05:31ont de quoi éveiller les soupçons.
05:33« Avec le cessez-le-feu, le compte à rebours s'arrête.
05:39S'il devait reprendre, ce serait au président d'en décider.
05:43Cette option reste toujours possible.
05:45L'Iran le sait.
05:47Le président conserve cette possibilité
05:49et dispose de moyens plus importants qu'au début
05:51de relancer des opérations de combat de grande envergure si nécessaire. »
05:55En d'autres termes, cette pause superficielle ne serait qu'un moyen de contourner le Congrès américain
06:00en faisant croire fallacieusement que cette accalmie a pour but de voir l'Iran conclure un accord.
06:05Probablement que le jeu de Donald Trump aujourd'hui, c'est de dire au Congrès,
06:09« Voilà, on a eu un conflit de 60 jours, il s'est terminé par un accord,
06:13tout le monde est content, on a gagné, on est les plus forts. »
06:16Et maintenant, il essaye de remettre le compteur à zéro
06:19et de dire « Maintenant, les Iraniens veulent reprendre le conflit
06:23et on repart sur 60 jours. »
06:26Et ça signifie qu'on pourrait se retrouver dans une phase plus intense ces prochains jours
06:32puisque manifestement, les objectifs américains ne sont pas remplis.
06:36Des objectifs de plus en plus difficiles à atteindre
06:39s'il s'agit de renverser le pouvoir iranien.
06:41En effet, comme toute stratégie du faible au fort,
06:44le simple fait de parvenir à résister et à faire valoir ses centres de gravité
06:48et ses atouts stratégiques suffit à l'Iran
06:51pour sortir du conflit en vainqueur face aux géants américains.
06:54Une image que Donald Trump tente de camoufler
06:57par des déclarations intempestives, contradictoires
07:00et souvent aux antipodes de la réalité,
07:03un peu comme le fait que l'hégémonie américaine du Vieux Monde
07:07n'est plus réellement d'actualité.
07:12Et voilà le retour de bâton en Roumanie.
07:16La coalition pro-Bruxelles vient de voler en éclats
07:18moins d'un an après avoir volé l'élection présidentielle.
07:21Le pays entre donc dans une nouvelle crise politique.
07:24Olivier Frère-Jacques.
07:27Nombre total de votes valides exprimés, 285,
07:35dont 281 votes pour l'adoption de la motion de censure.
07:43Vote contre la motion de censure, 4.
07:49L'homme de Bruxelles, évincé.
07:51Le ministre libéral Li Bolloyan a essuyé une motion de censure
07:55mardi en Roumanie.
07:56Cette chute, fruit d'une alliance entre les sociodémocrates du PSD
08:00et les forces nationalistes de l'or,
08:03est un retour de bâton après l'annulation de l'élection présidentielle
08:06de novembre 2024.
08:08Le candidat nationaliste, Kaline Georgescu,
08:11largement favori, avait alors été évincé
08:13après être arrivé en tête au premier tour
08:15de l'élection sur fond de suspicion d'ingérence russe
08:19et en dépit du vote des Roumains.
08:21Au ressentiment démocratique s'ajoute le rejet croissant
08:25d'une politique d'austérité perçue comme imposée de l'extérieur,
08:28de l'Union européenne en l'occurrence,
08:30qui a donné lieu à un vote historique.
08:33Ce qui est en fait la motion ayant recueilli le plus grand nombre de voix
08:37dans l'histoire du Parlement roumain.
08:41Moins d'un an après le coup d'état européiste,
08:43c'est donc la débandade dans le camp dit libéral.
08:46En juin 2025, il dit Bolloyan, soutenu par une coalition pro-UE,
08:51incluant initialement les socialistes du PSD,
08:53avait pris les rênes avec pour mission principale
08:56de réduire le déficit budgétaire le plus élevé de l'Union européenne.
09:00Des mesures drastiques ont suivi, coupes dans les dépenses publiques,
09:03hausses d'impôts et réformes structurelles présentées comme indispensables.
09:07Ces choix, loin d'apaiser la situation,
09:10ont aggravé la précarité chez de nombreux Roumains
09:12confrontés à une inflation persistante,
09:15une dépréciation du LEU et des taux d'intérêt en hausse
09:18après le retrait du PSD, les socialistes du PSD,
09:22de la coalition le 23 avril.
09:24Pour les opposants, cette austérité n'était pas une fatalité nationale,
09:27mais le prix exigé pour satisfaire les injonctions européennes.
09:31Le PSD et l'or, souvent présentés comme rivaux,
09:35ont trouvé un objectif commun,
09:36stopper un gouvernement qui privilégiait
09:39les équilibres budgétaires bruxellois
09:40au détriment du pouvoir d'achat et de la souveraineté économique.
09:44Georges Simion figure de l'or,
09:46a résumé ce ras-le-bol en évoquant
09:4810 mois d'impôts de guerre et de pauvreté.
09:51Au-delà des clivages partisans,
09:53ce vote exprime une fatigue face à une classe politique
09:55trop alignée sur des priorités lointaines,
09:58au risque d'oublier les préoccupations quotidiennes
10:01des 19 millions de Roumains.
10:03Une fois le gouvernement débarqué,
10:05tout reste à faire comme a pu l'exprimer
10:07le chef du gouvernement sortant.
10:09Quelqu'un peut-il me dire comment sera la Roumanie demain ?
10:12Avez-vous un plan ?
10:14Je peux partir,
10:15mais les graves problèmes de ce pays
10:16ne disparaîtront pas avec moi.
10:19Je sais pertinemment que les Roumains en pâtiront,
10:21et c'est vraiment dommage.
10:23Oui.
10:24Et en effet, si les Roumains peuvent tirer satisfaction
10:26d'avoir évincé les gouvernants arrivés aux manettes
10:28sur une injustice électorale,
10:30il n'existe pas vraiment de plan B à court terme,
10:33d'autant que le président Nikou Zordane
10:35n'entend pas bouger d'un iota.
10:38Ce n'est un moment agréable pour aucune démocratie.
10:43Mais il s'agit d'une décision démocratique du Parlement.
10:46Nous aurons un nouveau gouvernement dans un délai raisonnable.
10:51J'exclus donc la possibilité d'élections anticipées
10:54et je tiens à souligner qu'à l'issue de ces procédures,
10:58nous aurons un gouvernement pro-occidental.
11:02Nous traverserons cette période sereinement.
11:04La formule a le mérite d'être claire,
11:07mais pourrait se confronter à une volonté populaire
11:09abîmée par le scrutin de 2024.
11:12Le PSD pourrait tenter de profiter de la situation
11:15pour peser plus dans une coalition gouvernementale.
11:18Les socialistes disposaient déjà de sept ministères
11:21avant de quitter le gouvernement fin avril,
11:23soit près d'un tiers des portefeuilles.
11:25Le président va donc chercher à former
11:27un gouvernement minoritaire avec un délicat jeu d'alliances
11:30qui pourrait profiter à toujours plus d'instabilité
11:33et pousser à court ou moyen terme
11:35à des élections anticipées.
11:37Entre suivisme aveugle vis-à-vis de Bruxelles
11:40et influences russes, le chemin politique juste
11:42est probablement très étroit pour une Roumanie indépendante.
11:46Mais pour l'heure, c'est toujours le chemin de la crise
11:48qui semble être emprunté par le pays.
11:54La justice est-elle du côté des pédocriminels ?
11:57Un homme condamné à 30 ans de prison
11:59devrait bientôt sortir après seulement 8 ans derrière les barreaux.
12:02Il aura même le droit de s'installer à proximité
12:04d'une ancienne victime.
12:05Le point aux côtés de Renaud de Bourleuf.
12:07Un pédophile multirécidiviste, un état défaillant
12:11et une justice qui libère les criminels.
12:13Jeudi 30 avril, Karine Jambu, âgée de 28 ans,
12:16victime de pédocriminalité pendant une grande partie de son enfance,
12:20a reçu un courrier pour le moins surprenant.
12:23Le juge d'application des peines du tribunal judiciaire de Caen
12:26l'a informé que son violeur, condamné en 2018 à 30 ans de prison,
12:30a purgé sa peine après seulement 8 ans de détention
12:33et sortira le 12 mai 2026.
12:36Mais le pire, c'est que le violeur résidera à Rennes,
12:39soit à proximité du domicile et du lieu de travail de Karine Jambu.
12:43Le juge affirme dans son courrier être conscient
12:45qu'il s'agit pour l'ancienne victime d'une, je cite,
12:48« situation inconfortable ».
12:50Pour la tante de Karine, devenue sa mère adoptive,
12:53Laurence Brunet-Jambu, c'est la stupeur.
12:55Quand Karine a reçu le courrier, elle était en voiture,
12:57c'est ce qu'elle a expliqué.
12:59Et elle a été sonnée, en fait,
13:01parce que déjà recevoir un tel courrier par mail,
13:06ça a comme une publicité, ça a fait drôle, en fait,
13:10parce qu'il n'y a pas trop de délicatesse par mail.
13:12Et en plus, à la lecture du courrier,
13:14elle n'a pas cru que c'était possible, en fait.
13:16Elle n'a pas cru qu'une magistrate pouvait lui dire
13:19« j'ai l'honneur de vous annoncer que votre violeur va sortir,
13:22parce que c'est ça que le courrier veut dire.
13:23J'ai l'honneur de vous annoncer la sortie de M. Bloddy, en fait.
13:27On a l'impression qu'on vit un cauchemar,
13:29parce que c'est un manque de délicatesse certain.
13:32C'est un courrier unique.
13:34Comme elle dit, si je n'avais pas eu,
13:37si elle n'avait pas pu m'appeler,
13:38si elle n'avait pas pu appeler ses soeurs,
13:40elle me dit « si tu n'as pas un mari, un compagnon,
13:43mais tu te fous en l'air, en fait. »
13:45Parce que vous lisez le courrier,
13:46vous apprenez qu'il va vivre à quelques centaines de mètres de chez vous,
13:50que finalement, c'est aux victimes
13:51de, à nouveau, se protéger.
13:54C'est-à-dire que c'est à Karine
13:55de mettre tout pour se protéger,
13:57pour ne pas le rencontrer,
13:58pour ne pas le croiser,
14:00pour mettre tous ses centres d'intérêt en arrêt,
14:03et de mettre sa vie à nouveau,
14:06de s'arrêter de vivre, en fait.
14:08Elle avait commencé à se construire,
14:11elle avait commencé à aller bien,
14:13elle n'avait plus de médecins,
14:14un peu tout ça derrière elle,
14:16pour lui revient, en fait.
14:17À croire que l'État a décidé de persister dans ses défaillances,
14:21dans son livre « Signalement »,
14:22Laurence Brunet-Jambu racontait les nombreux obstacles
14:24auxquels elle a été confrontée
14:25pour sauver sa nièce des griffes de ses parents
14:28qui la livraient à son violeur.
14:29Des signalements ignorés,
14:31une justice inactive,
14:32autant de défaillances qui ont fait condamner l'État français
14:34à cinq reprises depuis 2018,
14:36notamment pour déni de justice,
14:39pour délai excessif avec des conséquences psychologiques
14:41pour la plaignante,
14:42ou encore pour faute lourde
14:44de la part des services sociaux d'Île-et-Vilaine.
14:46La dernière condamnation de l'État date de février 2026,
14:50toujours pour déni de justice.
14:52Cette fois, la Paris judiciaire laisse en liberté le violeur
14:54sans même prendre la peine d'instaurer une interdiction de séjour
14:57ou un éloignement possible pour un territoire déterminé
14:59tel qu'une ville ou un département.
15:01– C'est la folie, c'est la folie.
15:03Oui, oui, on observe que ça dépend des victimes, en fait.
15:08Et puis, Karine n'est pas la seule victime
15:10qui vit à Rennes de Roland-Glody.
15:12Il a ses propres enfants.
15:14Il a les victimes qu'il avait faites en 1997.
15:19En fait, on s'en fiche des victimes.
15:21C'est ça que la lettre veut dire.
15:23On n'a pas de place, il faut qu'il sorte,
15:25il a purgé sa peine de sûreté.
15:27Très bien, voilà.
15:28En fait, les gens découvrent que c'est que la confusion de paix,
15:32vous avez fait 10 victimes, 20 victimes, c'est pas grave.
15:35On prend la peine la plus lourde et puis, voilà.
15:38Et déjà, vous devez être content.
15:40– En effet, le violeur Roland-Glody a été condamné
15:43à 30 ans de réclusion criminelle,
15:45mais il était en récidive.
15:47Il avait déjà été condamné à de la prison en 1997
15:49pour agression sexuelle,
15:51puis en 2007 pour viol sur sa propre fille.
15:54Et les peines prononcées ne s'additionnent pas.
15:57Ironie de l'histoire,
15:58il était en liberté conditionnelle pour sa première peine de prison
16:01lorsqu'il a violé pendant 3 ans Karine,
16:03qui était alors âgée de 5 ans.
16:05Mais pour Lance Brunet-Jambu,
16:06c'est ce système de confusion des peines qu'il faut revoir,
16:08et elle entend le changer grâce à une pétition en ligne.
16:11Mais il faut surtout aider toutes les autres victimes
16:13qui vont être confrontées à la confusion de peines.
16:16Je pense à toutes les victimes du collectif LeScore Neck
16:19qui vont avoir le même problème que nous.
16:20Ils en sont conscients.
16:22Et Gabriel m'a appelé.
16:23Enfin, voilà.
16:24Ils savent très bien qu'ils se sont confrontés
16:26au même problème que nous.
16:27La confusion de peines.
16:29LeScore Neck a violé je ne sais pas combien de victimes,
16:31mais il n'a qu'une peine.
16:32Ça fait froid dans le dos.
16:34Alors, il y a des pays où Bloody et LeScore Neck
16:37ne seraient plus vivants.
16:38Et il y a des pays où ils auraient pris 200 ans.
16:41Il faut se poser la bonne question, en fait.
16:43C'est quoi une victime aujourd'hui ?
16:45Que vaut la vie d'une victime aujourd'hui ?
16:47Moi, c'est la grande question qui m'interpelle aujourd'hui.
16:50C'est quoi une victime ?
16:51C'est quoi une vie ?
16:52On fait des annonces.
16:54Alors, on nous annonce que désormais,
16:56on va prendre soin des victimes,
16:57on va faire attention, la justice, voilà.
16:59Elle a souffert pendant toute la procédure.
17:01Elle a été malmenée judiciaire par les autorités judiciaires.
17:05Elle a été malmenée.
17:07Mais quand je dis malmenée,
17:08c'est une horreur ce qu'elle a vécu.
17:10Il fallait qu'elle ait une force intérieure de malade.
17:13Il a fini par être condamné,
17:15parce que 30 ans, c'est pas rien.
17:17Et puis finalement, après tout ce combat,
17:19après la condamnation de l'État
17:20qui s'est terminée le 18 février 2026,
17:22il faut mener un autre combat.
17:24C'est quoi sa vie à elle ?
17:26Il était bien en prison,
17:27il n'avait même pas à sortir.
17:29Et en plus, il fait une demande, il sort.
17:32On a rarement vu un détenu avec un pédigré pareil
17:36faire une seule demande.
17:38Il fait une demande et on accède à sa demande.
17:40Un appareil technocratique froid
17:41qui ne protège plus les enfants
17:43quand il ne les met pas franchement en danger.
17:49Et l'on poursuit à présent l'actualité en bref en France.
17:56La primaire divise encore la gauche.
17:58Alors que Jean-Luc Mélenchon vient d'annoncer
18:00sa quatrième participation à l'élection présidentielle
18:02et réclame une nouvelle alliance populaire,
18:05les partisans d'une primaire se sont réunis mardi
18:07à la Bellevilloise à Paris lors d'un meeting commun.
18:10Parmi les personnalités présentes,
18:11de très nombreux ex-insoumis comme Clémentine Autain,
18:14Daniel Simonnet, François Ruffin,
18:16mais aussi l'éternel putatif locataire de Matignon,
18:18selon Lucie Gasté, ainsi que le premier secrétaire du PS Olivier Faure
18:22et l'écologiste Marine Tondelier.
18:24Selon cette dernière, 82% des électeurs de gauche
18:26réclameraient une primaire.
18:28Merci d'être là, ça fait du bien !
18:31Ça fait du bien ou pas ?
18:33En plus, je ne sais pas si vous avez capté,
18:35mais au premier rang, il y a une bande de jeunes,
18:37vous dites un mot, paf, ils sortent un slogan.
18:39Dans la seconde, qui est en rapport avec le mot que vous venez de dire,
18:42on dirait de l'intelligence artificielle.
18:44C'est stupéfiant !
18:45Je suis sûre qu'ils ont clottes dans leur poche
18:47qui leur dictent des slogans très très impressionnants.
18:50Et vous dire aussi pour celles et ceux qui diraient de mauvaise foi,
18:53bien sûr par cynisme,
18:54oui, oui, il y avait de l'ambiance ce soir,
18:56mais bon, que se passe-t-il en dehors ?
18:58Eh bien en dehors, c'est simple,
19:0082% des électeurs de gauche écologistes
19:03veulent la primaire, plus 4 points depuis deux mois,
19:06plus ils critiquent la primaire, plus on la veut !
19:09Un talent oratoire stupéfiant
19:12qui ne devrait pas convaincre les deux plus grands réticents,
19:15Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann.
19:17Reste à savoir si la primaire aura lieu
19:19pour faire naître une troisième candidature
19:21sur la gauche de l'échiquier politique,
19:22et surtout si les Français de gauche
19:24ne seront pas tentés par le vote dit utile
19:26pour le plus gros candidat rompu à l'exercice.
19:29Un pognon de dingue que personne ne réclame.
19:31Selon l'adresse, direction de la recherche,
19:33des études, de l'évaluation des statistiques,
19:36plus d'un tiers des foyers sociaux
19:37éligibles au RSA ne le perçoivent pas.
19:40Une étude, néanmoins basée sur l'année 2021,
19:42où 1,510,000 foyers avaient le droit de recevoir
19:46ce revenu de solidarité active,
19:48mais n'en faisaient pas la demande.
19:49Le rapport estime que les non-recourants
19:51sont majoritairement les personnes
19:53les moins éloignées de l'emploi
19:54et les moins défavorisées.
19:55Ils seraient d'ailleurs éligibles au RSA
19:57pour des périodes plus courtes.
19:58Parmi les non-recourants,
20:002 sur 5 pourraient prétendre une aide
20:01de 400 euros ou plus.
20:03En revanche, parmi les personnes
20:04qui pourraient percevoir une aide maximale
20:06de 200 euros,
20:07celles qui ne font pas la demande
20:08sont souvent des femmes seules avec enfants
20:10ou des couples avec enfants dont un des membres travaille.
20:12Concrètement, si le modèle social français coûte cher,
20:15il pourrait, au vu de ses dispositions,
20:17coûter bien davantage.
20:19Une défaillance informatique
20:20et des retraités perdent une partie de leur pension.
20:23Pendant plusieurs mois,
20:24environ 100 000 anciens salariés du privé
20:25n'ont pas reçu de versement
20:27de l'organisme de retraite complémentaire Agir Carco.
20:29Des oublis dus à un système de contrôle automatique
20:32très strict qui prévoit de stopper les versements
20:34si les retraités ne répondent pas
20:36à des courriers de contrôle.
20:37Les paiements étaient arrêtés
20:39dès qu'un document manquait,
20:40sans prendre en compte les difficultés
20:41de certains retraités avec Internet.
20:44Le brevet 2026 sera-t-il un choc des savoirs ?
20:47En avril, le ministre de l'Éducation nationale,
20:49Édouard Geoffray, a déclaré
20:50que le taux de réussite
20:51au brevet des collèges
20:52devrait connaître une chute drastique.
20:54Cet examen, souvent considéré comme donné,
20:57pourrait, selon le ministre,
20:59retrouver son niveau d'il y a 30 ans.
21:00Édouard Geoffray a envoyé des circulaires
21:02pour appeler les enseignants
21:03à renforcer leurs exigences
21:04concernant l'orthographe et la grammaire.
21:06Mais surtout, le contrôle continu
21:07a été remis en cause
21:08de façon très timide.
21:10La note du brevet passe de 50-50
21:12entre les preuves finales et le contrôle continu
21:13à 60% pour les preuves finales
21:15et 40% pour le contrôle continu.
21:21Et on continue avec l'actualité internationale.
21:26L'Espagne va accueillir le possible cluster d'antavirus.
21:30Le bateau de croisière qui bat pavillon néerlandais
21:32a déjà vu trois personnes mourir à bord
21:34avec ce virus provoquant des fièvres hémorragiques.
21:37Trois autres malades devraient être débarqués
21:39à Praia, au Cap Vert,
21:41avant de se diriger vers les Canaries
21:43pour que les passagers et l'équipage,
21:46quelques 140 personnes de 23 nationalités différentes,
21:49soient ensuite prises en charge
21:50et transférées dans leurs pays respectifs.
21:52En attendant, le médecin de l'équipage
21:54se trouverait dans un état grave
21:56et il pourrait être évacué par les airs
21:58plus rapidement en direction des Canaries.
22:00A ce stade, l'Organisation mondiale de la santé
22:03estime qu'une ou plusieurs personnes
22:05ont été contaminées avant de monter sur le bateau
22:08et qu'il y a ensuite eu une transmission inter-humaine
22:11tout en rappelant que les contaminations
22:13ne pouvaient se faire qu'en cas de très grande proximité.
22:16A l'inverse du Covid-19 ou de la grippe,
22:18des informations de l'OMS
22:19dont la fiabilité reste encore à démontrer.
22:23Bruxelles tentent de séduire Erevan.
22:25L'Union européenne et l'Arménie ont tenu mardi
22:27dans la capitale arménienne leur tout premier sommet.
22:30La présidente de la commission, Ursula von der Leyen,
22:33le président du Conseil européen, Antonio Costa
22:35et le Premier ministre arménien, Nicole Pachignan
22:38ont signé plusieurs accords de coopération
22:40dans les domaines des transports, de l'énergie,
22:42de la sécurité et de l'économie.
22:44Ursula von der Leyen a appelé les entreprises européennes
22:47à investir en Arménie
22:48qu'elle voit comme un futur hub régional
22:51pour les nouvelles routes commerciales
22:52et les matières premières critiques.
22:54Erevan espère également désavancer
22:56sur l'assouplissement des visas.
22:58Ce rapprochement illustre la volonté européenne
23:01d'accompagner le recentrage de l'Arménie
23:02qui s'éloigne progressivement de son allié historique russe
23:05après la guerre de 2023 avec l'Azerbaïdjan.
23:08Emmanuel Macron, présent à Erevan,
23:11a évoqué la, je cite,
23:12« vocation européenne de l'Arménie ».
23:14Depuis l'invasion d'une partie de l'Arménie
23:16par l'Azerbaïdjan,
23:17l'UE commerce toujours largement avec Bakou.
23:20La France avait banni Arte,
23:23le Burkina Faso lui interdit TV5 Monde sur son territoire.
23:27Le Conseil supérieur de la communication, le CSC,
23:30accuse la télévision française de désinformation,
23:33de manquement à l'éthique et d'apologie du terrorisme
23:35dans son traitement des attaques djihadistes au Burkina et au Mali.
23:39Cette décision intervient le 5 mai,
23:41après deux suspensions temporaires en 2024,
23:43et s'inscrit dans une série de restrictions
23:46imposées par l'agent et son capitaine Ibrahim Traoré
23:49à de nombreux médias étrangers,
23:51principalement français.
23:52Le Burkina, le Mali et le Niger,
23:54réunis au sein de l'Alliance des États du Sahel,
23:56l'AES ont rompu avec la France
23:58et se sont tournés vers d'autres partenaires,
24:00essentiellement la Russie.
24:02Le Mali se trouve aujourd'hui dans une situation militaire
24:04très délicate.
24:09Et voilà, nous arrivons déjà à la fin de cette édition.
24:12Ce soir, à partir de 21h,
24:13découvre un nouveau numéro d'Alerte Générale.
24:16Nicolas Vidal et Alexis Poulain
24:17reçoivent Alexandre Jardin,
24:19le fondateur du mouvement des gueux,
24:21pour débattre de la rupture historique
24:23entre les institutions et le peuple.
24:26On dépense pour cette année,
24:29et ça va s'accélérer,
24:31en subvention à l'éolien et au solaire
24:35pour les nouvelles installations,
24:38dont nous n'avons pas besoin
24:39puisqu'on a une production qui excède de 20%.
24:43Notre consommation.
24:44C'est-à-dire qu'on est déjà en surproduction.
24:47Donc, en surproduction,
24:48dépenser 7 milliards de subventions directes
24:53plus 7 milliards de subventions indirectes,
24:55ce sont en gros les raccordements.
24:57Parce que si vous mettez des éoliennes partout,
24:59à un moment, il faut tirer des cartes.
25:01– Il faut les mettre à la prise.
25:03– Donc, tout ça fait 14 milliards.
25:05Si vous comptez les 14 milliards,
25:08sur à peu près 10-12 mois,
25:11vous pouvez baisser de 40 centimes.
25:13– Vous pouvez également retrouver
25:14« Passé présent »,
25:15Guillaume Fiquet reçoit Bertrand de Ramondi
25:17pour évoquer la glorieuse révolution,
25:19coup d'État contre Jacques II,
25:20le dernier roi catholique d'Angleterre.
25:23Demain dès 7h, découvrez un Zoom
25:25avec l'essayiste Majidou Kacha
25:26pour son ouvrage « Ce que je détestais dans l'islam
25:29quand j'étais musulman ».
25:30C'est à présent la fin de cette édition.
25:32Merci à tous pour votre fidélité.
25:35Rendez-vous demain, même lieu, même heure,
25:37mais aux côtés d'Olivier et frère Jacques.
25:38En attendant, portez-vous bien.
25:40Bonsoir.
25:40– Sous-titrage Société Radio-Canada
25:44– Sous-titrage Société Radio-Canada
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