- il y a 8 heures
Lundi 11 mai 2026, retrouvez Matthieu Barrière (Co-responsable de l'allocation d'actifs, ODDO BHF AM), Vincent Juvyns (Chief Investment Strategist Belgium, ING) et Louis de Fels (Directeur Général - Responsable de la gestion collective, Gay-Lussac Gestion) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:03Générique
00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Louis De Fels est à nos côtés, directeur général et directeur de la gestion collective de Gaël-Ussac, gestion.
00:18Bonsoir Louis.
00:18Bonsoir Grégoire.
00:19Vincent Juvins avec nous également, stratégiste chez ING.
00:22Bonsoir Vincent.
00:23Bonsoir Grégoire, moi j'ai entendu Antavirus et je vais tout.
00:25C'est vrai effectivement, on n'en est pas encore à reporter des masques mais le marché semble quand même
00:33considérer qu'il y a matière à faire progresser des producteurs de vaccins.
00:36Comme nous le rappelait Pauline, il y a un instant.
00:38Et notre troisième invité ce soir, Mathieu Barrière, co-responsable de l'allocation d'actifs d'Odo BHF Asset Management.
00:43Bonsoir et bienvenue Mathieu.
00:45Merci d'avoir.
00:45Merci d'être avec nous en attendant de remettre la virologie à la une.
00:49Parlons quand même de ce qui guide essentiellement les marchés aujourd'hui ou le sentiment des marchés.
00:53Peut-être plus précisément Mathieu, je le disais en introduction, ça fait des semaines et des mois même peut-être
00:59maintenant que le marché est tiraillé entre ces deux forces.
01:02Une force positive liée au développement continu et aux espoirs continu apportés par l'intelligence artificielle et ceux qui la
01:10produisent.
01:11Et de l'autre, une force un peu plus négative bien sûr qui est celle de la situation de blocage
01:16à Hormuz qui perdure au moment où on se parle.
01:19Alors au final, les marchés semblent s'y retrouver dans cet équilibre puisque les marchés d'action notamment battent toujours
01:26des records plus élevés aux Etats-Unis en l'occurrence.
01:29Alors au niveau global, oui, tiré par les Etats-Unis, il y a effectivement ces deux tendances.
01:34Alors si on prend un peu de recul, qu'on revient quelques mois en arrière.
01:38C'est vrai qu'il y avait eu une petite pause à la fin du premier trimestre 2026 sur l
01:43'IA avec finalement, un peu mais de manière très temporaire, une prime aux entreprises qui justement mettaient un petit bémol
01:49sur le CAPEX.
01:50Et puis ça a vite, vite disparu et de nouveau le CAPEX est bien récompensé boursièrement.
01:57De l'autre côté, il y a ce stress toujours sur la logistique et Hormuz.
02:03Et là aussi, il y a des petits changements de dynamique, c'est-à-dire qu'on a observé un
02:07très fort démarrage des valeurs pétrolières
02:11qui finalement ont monté plus vite peut-être que ce que anticipaient les marchés pétroliers eux-mêmes.
02:16Quand on regardait le prix du pétrole, alors acheter pour demain, on ne connaissait pas exactement le prix, la livraison
02:21dans quelques semaines, on a ces chiffres qu'on évoque, 95, 115 dollars.
02:25Mais quand on regardait des contrats de livraison à plus long terme, qui sont un peu tordus avec des effets
02:29structurels offre-demande, là, ils n'avaient pas vraiment monté.
02:33Finalement, le marché nous disait il y a un mois que le pétrole, en 2031, il serait à 60 dollars.
02:39Là, finalement, sur ce dernier mois, on a observé des valeurs pétrolières qui stagenaient dans un climat très volatile, un
02:46peu en fonction de l'actualité du jour.
02:47Et puis, par contre, le marché pétrolier lui-même, qui commence à intégrer que ça peut effectivement avoir des effets
02:55durables sur la production pétrolière.
02:56Et puis, par exemple, le pétrole, on le retrouve à 60 dollars, mais ce n'est plus en 2031, c
03:00'est en 2033, un mois plus tard.
03:02Oui, c'est ça. Donc la partie future de la courbe du pétrole a quand même bougé.
03:06Elle a fini par mieux marcher que les valeurs pétrolières qui, elles, avaient démarré un peu plus vite.
03:11Et comment il faut lire ce réajustement de la courbe du pétrole au regard des événements et des développements ?
03:16Le marché commence à considérer une situation qui s'enlise, c'est vrai que ça fait deux mois et demi
03:21que ça dure,
03:22donc est-ce qu'on peut déjà parler d'enlisement ?
03:24Ou en tout cas, une situation qui n'est pas prête de revenir à la normale avant un certain temps,
03:29là ?
03:29Il y a peut-être un peu de ça.
03:32Il y a peut-être aussi un effet très micro avec, finalement, des producteurs et vendeurs de matières premières
03:38qui voient leurs coffres se gonfler et se disent que leur politique de couverture,
03:42ils n'ont peut-être pas besoin de les faire aussi systématiquement et de vendre du pétrole aussi peu cher
03:47dans un futur lointain.
03:48Et puis peut-être aussi quelques acteurs de marché qui ont pris ce positionnement,
03:52se disant que les pétrolières étaient montées un peu vite par rapport aux sous-jacents,
03:56donc autant alléger et puis prendre un peu de sous-jacents sur des marchés pas forcément ultra liquides,
04:01ça peut expliquer des variations de quelques dollars.
04:03On est toujours à chaque jour qui passe de blocage d'hormouze, j'entends,
04:08on est toujours face à une situation où on voit augmenter des risques extrêmes,
04:12alors qu'ils ne sont pas des risques centraux de scénario central,
04:15mais des risques extrêmes qui augmentent chaque jour qui passe.
04:19On voit des risques extrêmes et ce qui est intéressant, c'est que le marché les digère bien,
04:23voire se met à les aimer du côté equity.
04:24Alors c'est assez logique finalement, en tant que porteur equity, on aime bien la volatilité,
04:28porteur crédit, on n'aime pas la volatilité.
04:30On a évoqué cette modification de la tendance sur le CAPEX.
04:37Ce qui est intéressant, c'est sur le Nasdaq, qui tracte effectivement les marchés depuis 3-4 semaines,
04:42on observe dans un marché qui monte, le prix de la volatilité qui non seulement ne déconfle plus,
04:49mais même la semaine dernière remonte.
04:50C'est-à-dire que les journées où le Nasdaq monte, les options sur le Nasdaq remontent.
04:55Ce qui est un peu un scénario de short squeeze, on ne sait pas sur quoi ça va tomber.
04:59Un marché qui semble quand même très tendu avec des valorisations extrêmes quand on rentre dans les détails techniques.
05:07Donc à la question, cet équilibre, il est confortable ou instable ou inconfortable ?
05:12Vous êtes plutôt dans l'idée ?
05:13Il a l'air de s'auto-entretenir à court terme.
05:16Il y aura un moment de démonclage, comme toutes les stratégies de carry trade ou de momentum.
05:21Ce n'est peut-être pas encore le moment d'en sortir.
05:23Difficile d'ignorer le momentum des marchés, des marchés d'actifs risqués, des marchés d'action, j'imagine quand même,
05:28Vincent.
05:28Même si la discussion géopolitique peut vite nous amener à considérer quand même des risques
05:34et un horizon un peu compliqué, potentiellement économiquement compliqué également.
05:40Oui, mais enfin, ce qui drive le marché, on vient de l'évoquer, c'est le secteur technologique
05:43qui finalement est relativement peu sensible au cycle pour l'instant.
05:46Il vit son propre cycle.
05:47C'est un super cycle. Il n'y a plus de cycle dans la tech.
05:50Super cycle, on le verra.
05:51En tous les cas, il est moins tributaire, en tout cas de l'environnement conjoncturel.
05:54Et le secteur spécifiquement des softwares d'ailleurs,
05:57qui avait été fort massacré en bourse au mois de février,
06:01qui est un peu rené de ses centres actuellement,
06:04et qui offre des caractéristiques intéressantes dans le contexte d'un conflit de longue durée.
06:09On est vraiment dans cette crise stagflationniste actuellement.
06:12Je pense que les investisseurs, ou en tout cas nous,
06:13on aime bien dans le secteur technologique et le secteur des softwares spécifiquement,
06:17le fait que c'est un bon edge pour la stagflation.
06:19Vous avez finalement un marché où vous avez un nombre d'opérateurs limité,
06:23donc on est en pleine oligopole.
06:25La capacité de fixation des prix, elle est tout à fait avérée.
06:28Et par ailleurs, vous avez une demande inélastique pour les biens et services qu'ils commercialisent.
06:32Donc vraiment, vos abonnements cloud, vos abonnements peu importés,
06:3570% des revenus de Microsoft et autres sont des revenus récurrents.
06:39Donc vous avez vraiment un secteur qui, dans le contexte actuel,
06:42offre une bonne protection aux investisseurs.
06:44Le secteur des softwares ou de la tech est défensif à certains égards,
06:48plus que d'autres d'ailleurs.
06:49Les soins de santé sont plutôt à la peine.
06:51Non mais intéressant quand même sur le secteur des logiciels,
06:53parce qu'on a parlé ici, je pense, depuis l'été dernier,
06:56de ce phénomène que certains analystes ont baptisé le SAS Pocalipse,
06:59le SAS Maguedon, le SAS Bashing.
07:03Là, on est en train de revenir vers un truc un peu plus SAS Loving.
07:07Oui, et tech est vraiment...
07:08On redécouvre les vertus quand même de cette industrie, de ce secteur du logiciel,
07:12malgré la menace de l'intelligence artificielle.
07:15On a presque finalement un secteur qui devient un peu un secteur utilities à certains égards,
07:19où on a une relativement bonne visibilité sur les revenus récurrents du secteur,
07:23avec une capacité de se protéger contre l'inflation.
07:25On a un secteur qui, du fait du CAPEX, est plus intensif en capital,
07:29mais enfin qui est objectivement moins endetté qu'un secteur comme les utilities.
07:32Donc c'est vrai que ce secteur continue à le privilégier,
07:36et en tout cas, à l'heure où on s'interroge,
07:38cette concentration autour de l'IA et ainsi de suite,
07:41en tout cas, d'un point de vue financier, il n'y a pas d'inquiétude à avoir.
07:45Enfin, on peut se poser des questions sur le futur de l'IA
07:47et d'un point de vue technologique et d'un point de vue impact sociétal et économique,
07:52mais à court terme, on a un secteur qui est devenu meilleur marché depuis le début de l'année,
07:55qui se négocie à quoi ?
07:5619,5 fois les bénéfices attendus au global,
07:59qui est au S&P 500 ou le Nasdaq en effet vole de record en record,
08:02mais qui est un secteur qui est un des rares qui est devenu moins cher depuis le début de l
08:05'année.
08:05Mais vous êtes prêt effectivement,
08:07parce qu'on parle beaucoup des vendeurs de pelles et de pioches,
08:09et donc les fabricants d'équipements durs de semi-conducteurs
08:13ou d'équipements de semi-conducteurs,
08:14vous êtes prêt quand même à faire crédit au secteur du logiciel.
08:18Il faut avoir les deux.
08:19Il faut avoir des fabricants de puces, du semi-conducteur,
08:22mais aussi face à ça du logiciel.
08:24Oui, alors face à l'intertitude qui est la nôtre vis-à-vis de l'IA
08:27et qui est l'incertitude que tout le monde a aujourd'hui,
08:30on peut interroger des experts sur l'IA,
08:32il n'y en a pas un qui vous dira la même chose,
08:33si on est très optimiste, d'être très négatif.
08:35Et donc nous en tant que financiers,
08:36on a des ratios de valorisation,
08:38des perspectives croissance bénéficiaires,
08:39et finalement c'est sur cela qu'il faut se reposer dans tout temps.
08:42Alors face à l'IA où c'est difficile de ne pas être exposé,
08:45je pense qu'il faut diversifier son exposition,
08:48et on peut le faire en direct, software,
08:50les valeurs tech qu'on connaît,
08:52diversifier de manière régionale,
08:53on va parler de la Chine dans un instant,
08:54on l'a fait, on peut le faire de différentes manières,
08:56on en parlait off-plateau,
08:57on peut le faire via Hong Kong, via Shenzhen, peu importe,
08:59mais enfin, on peut le faire de manière verticale en effet,
09:02les fournisseurs d'énergie, les data centers, les bâtiments,
09:05moi je vois qu'il y a une classe d'actifs qui cette année,
09:07il y en a pour tous les profils de risque en fait.
09:09Excellente performance, l'immobilier qui n'avait pas fonctionné en 2022,
09:12cette année l'immobilier fait le job.
09:13Alors le segment particulier de l'immobilier qui est attaché au data center.
09:16Mais évidemment, et qui pousse le secteur dans son ensemble.
09:21Et par contre c'est le risque,
09:23c'est qu'en diversifiant notre exposition à l'IA,
09:25on est quand même toujours concentré autour de cette même thématique,
09:28en compte de feuilles à l'heure actuelle,
09:30et donc là évidemment, l'avenir nous dira évidemment si c'était pertinent.
09:34Louis, vos commentaires, votre sentiment de marché là entre Hormuz et l'IA,
09:38et puis à l'issue aussi de la saison de publication d'entreprise,
09:41qui est votre matière première pour une maison de stock picker comme vous.
09:44Ah mais c'est juste hallucinant,
09:45c'est vrai que c'est complètement normal qu'on ait remondi aussi fort.
09:48Est-ce que vous avez vu quand même les résultats des entreprises du S&P,
09:50c'est du jamais vu, c'est sorti à plus de 26%,
09:53c'est deux fois supérieur à ce que l'on en a d'ailleurs donné.
09:56Après attention, il y a les mark to market,
09:58vous savez ce que l'Amazon et tout ont investi dans Anthropik et dans OpenIA,
10:01et donc ça a revalorisé,
10:02donc ça a expliqué quasiment 10% de bénéfices supplémentaires,
10:06mais quand même...
10:06Les investissements financiers se retrouvent effectivement magnifiés.
10:07Qui se sont eux-mêmes remis,
10:09donc valorisés à la nouvelle valorisation,
10:12ce qui a amplifié la croissance des bénéfices par action.
10:14Mais quand même, 26%,
10:15on attend 22% de croissance des bénéfices par action cette année au S&P,
10:19encore 14 l'année prochaine,
10:21tout ça par les fameux experts scalers et les investissements.
10:24Il faut savoir qu'aujourd'hui, le S&P, c'est 1 800 milliards d'investissements de CAPEX sur le
10:30S&P global.
10:31Ça a encore augmenté à la faveur des publications des perfams.
10:34Chacun a annoncé un petit supplément, une enveloppe supplémentaire.
10:38Voilà, dont 680 milliards en effet pour les hyperscalers,
10:40donc tout ça c'est en force hausse de 84%,
10:42puis c'est énorme.
10:43Parce que quand vous mettez ce chiffre par rapport au PIB,
10:46c'est 5,7% du PIB.
10:48Dans les années passées, c'était plutôt à 3%.
10:50Donc vous avez vu l'inflexion positive qu'il y a dessus.
10:53C'est normal que les valorisations soient fortes.
10:55Et en 2027, l'année prochaine,
10:57on part encore de 840 milliards pour les hyperscalers.
10:59Donc ok, certes, l'effet de base est de plus en plus élevé,
11:02donc l'impact additionnel sur la croissance sera plus faible,
11:05mais c'est quand même impressionnant.
11:08Donc c'est vrai qu'après, voilà,
11:09c'est surtout les semi-conducteurs qui en ont bénéficié énormément.
11:12Donc voilà, après, ce qui est assez intéressant,
11:13c'est qu'il y a toujours le débat,
11:14est-ce qu'il faut investir aux Etats-Unis ou en Europe ?
11:16Nous, qui sommes plus une maison de small and mid-cap européenne,
11:21évidemment, on n'a pas nos NVIDIA, on n'a pas tout ça,
11:24mais ça commence à arriver, on commence à arriver.
11:26Il y a SoftBank aujourd'hui qui a commencé à dire
11:28qu'il voulait investir en datacenter en France.
11:30Donc voilà, et donc ce qui est bien,
11:31c'est qu'il y a quand même les dérivées secondes.
11:33Les projets vont et viennent.
11:35C'est-à-dire qu'il y a des annonces de projets, il y en a eu,
11:37puis les projets ne se font pas,
11:38et donc d'autres projets arrivent, etc.
11:40Il y en a, on a une société italienne qu'on aime beaucoup
11:42qui s'appelle Louvet, là ça y est,
11:43il vient de signer un contrat de 100 millions de dollars
11:45avec un hyperscaler qui n'a pas dit,
11:47et ça c'était juste pour les prochaines années,
11:49qui pourraient être nettement plus élevées.
11:51Quand vous fassez une société qui fait à peine
11:52400-500 millions de chiffres d'affaires,
11:53vous voyez le boost additionnel,
11:55parce que tous ces chiffres-là,
11:56aujourd'hui on les voit dans les semi-conducteurs aux Etats-Unis,
11:59mais ils s'entraînent de couler tranquillement
12:01et que ça arrive en Europe,
12:02et c'est pour ça que nous,
12:03la thématique de l'électrification,
12:05il y a des très belles sociétés en Italie, en Grèce,
12:07où tout le monde connaît Prismion,
12:08une exemple, nous on adore Synergy,
12:10qui fait la même chose en câble,
12:12en Grèce, personne ne la connaît,
12:13c'est vraiment, ça marche très très bien.
12:14Et du coup c'est moins cher ?
12:15C'est moins cher, c'est moins cher surtout,
12:18et surtout qu'il y a plus de croissance,
12:19parce que le problème de Prismion,
12:20c'est surtout une capacité,
12:22il y a un moment, leurs usines,
12:23elles sont à fond,
12:24ils doivent avoir les bateaux
12:25pour pouvoir mettre les câbles au fond de la mer,
12:26il y a des problèmes de capacité.
12:28Et c'est pour ça que peut-être que la France,
12:29qui elle aussi a un réseau électrique,
12:33pourra bénéficier,
12:33parce qu'en effet,
12:34les CAPEX, on ne les a toujours pas vus en Europe.
12:36Donc c'est vrai qu'en Europe,
12:37demain, avec le réseau EDF et le nucléaire,
12:39vous pouvez brancher les réseaux beaucoup plus vite.
12:41Parce qu'aujourd'hui, aux Etats-Unis,
12:42le temps de taux refaire,
12:43ça prend beaucoup de temps.
12:45Donc c'est pour ça,
12:46dans le débat toujours US-Europe,
12:48évidemment, les Etats-Unis,
12:49c'est le marché phare,
12:51j'en parlais encore avec la gestion privée en interne,
12:53en disant,
12:53mais qu'est-ce que je fais de mes AMD du Nasdaq
12:55qui a plus de 16% de plus de l'année,
12:58sachant que c'était plus 20 et plus 20 les autres années.
13:00Donc c'est vrai que,
13:02nous, quand on travaille avec Jean-Pierre Petit
13:03des Calimères Économie,
13:04nous a toujours dit,
13:04quand le Nasdaq ou S&P fait 20% deux années de suite,
13:07pour que ça soit de nouveau double digit de croissance,
13:10c'est que ça en bulle.
13:11Voilà, on a la question,
13:12on dirait, est-ce que ça en bulle ou pas ?
13:13Évidemment, un jour, ça éclatera,
13:15le jour où les perscalers abaisseront,
13:16on verra le problème de rentabilité.
13:18Parce que c'est vrai qu'aujourd'hui,
13:20tous les capex sont faits avec les free cash flow passés.
13:22Même aujourd'hui, ils sont en train de dépasser.
13:23Donc le problème du crédit qu'on a eu sur les softwares,
13:25on reviendra un peu,
13:26on l'a vu sur Oracle.
13:27Donc pour l'instant, c'est l'euphorie,
13:28tout le monde est content.
13:29C'est quoi les signaux qu'il faut surveiller
13:30dans ce genre de schéma de marché ?
13:32Et Jean-Pierre Petit, qu'on adore ici,
13:34je crois qu'il vient bientôt d'ailleurs,
13:35nous parle d'économie de bulle
13:36depuis au moins 30, voire peut-être 40 ans maintenant.
13:39C'est un vrai schéma de marché
13:41depuis des dizaines d'années maintenant.
13:43Pour le moment, tant qu'on voit
13:45les investissements sont là,
13:47et tant que les bénéfices par actions sont là,
13:50il n'y a pas de raison.
13:51Et surtout que les premiers capex
13:52commencent à faire des psys.
13:53On l'a vu dans les publications
13:54du premier trimestre,
13:56les Amazon, etc.,
13:57les Microsoft & Co.
13:58ont commencé à faire des petits...
14:00Disons que ça a bien marché
14:01pour Alphabet, Google et Amazon.
14:03Surtout Alphabet.
14:04Alphabet qui est en train de rattraper,
14:05d'ailleurs, en termes de capi boursière Nvidia.
14:08Chez Meta, le marché a...
14:10Justement, ça montre un marché aussi
14:11un peu plus sélectif
14:12sur la manière dont ces capex sont monétisés,
14:15dont ces capex sont employés, etc.
14:17C'est pour ça que Meta était le seul
14:18qui a été le plus sanctionné.
14:19Parce qu'en effet, les autres
14:20sont des vrais bénéficiaires.
14:21Amazon, Microsoft et Google
14:24sont des vrais bénéficiaires.
14:25C'est eux qui vont bénéficier.
14:26En plus, ils sont directement investis
14:28chez OpenAI et Anthropik,
14:30alors que Meta, c'est plus...
14:32Eux, ils utilisent pour être à la page.
14:34Donc, c'est un peu différent.
14:35Est-ce que ça veut dire
14:35que l'économie américaine
14:36n'a plus besoin du consommateur américain, Mathieu ?
14:38Dans les chiffres du Q1,
14:40donc ces 2% de croissance
14:41en rythme trimestriel annualisé
14:43aux Etats-Unis,
14:46une énorme partie de cette croissance
14:48est générée désormais
14:49par l'investissement dans l'IT,
14:51dans les logiciels,
14:52plus peut-être même
14:53que la consommation génère
14:57comme croissance supplémentaire.
14:59L'économie américaine
15:00et, comment dire,
15:02la politique,
15:04l'administration américaine
15:05a besoin quand même
15:05que le consommateur
15:06aille bien.
15:08Ensuite,
15:09c'est vrai que
15:10la croisée des chemins
15:11était assez favorable
15:13pour l'administration
15:16républicaine
15:17avec un effet richesse
15:19qui repart,
15:21finalement,
15:22une courbe de beverage
15:23qui aurait pu faire peur
15:24et ça s'est bien passé.
15:26On a eu, certes,
15:27une diminution
15:28du volume d'emplois
15:31non pourvu,
15:32mais on a un taux de chômage
15:33qui se stabilise
15:34assez merveilleusement bien
15:36aux alentours de 4-3,
15:37au même niveau
15:38qu'il y a 6-7 mois.
15:40On recommence à créer
15:41des emplois, d'ailleurs,
15:42dans des secteurs
15:43hors public
15:44et hors santé
15:44et éducation
15:45qui étaient
15:45à peu près les seuls
15:46pourvoyeurs d'emplois
15:47ces derniers mois
15:48et les trimestres.
15:48On voit de nouveau,
15:49effectivement,
15:51des regains
15:52de croissance
15:54du marché du travail
15:55dans des choses
15:56apparentées
15:56aux manufacturiers.
15:58Finalement,
15:59l'économie américaine
16:00s'en est bien sortie,
16:02tourne bien,
16:04ce qui est aussi normal
16:05si on reprend
16:06un peu de perspective
16:07historique,
16:07avec quand même
16:095-6 années
16:10de déficit budgétaire,
16:14massif.
16:14L'impulsion budgétaire.
16:15Même si le multiplicateur
16:16keynésien
16:17commence éventuellement
16:18à être un peu faible,
16:20quand on a
16:21des inputs fiscaux
16:24de cet ordre de grandeur,
16:25forcément,
16:25ça aide l'économie
16:26à ne pas tomber.
16:27Ce qui nous ramène
16:28à cette problématique
16:29de comment est-ce qu'on
16:29continue de financer
16:30ce déficit américain
16:32et comment on fait
16:33pour que les marchés
16:33ne s'en inquiètent pas.
16:34C'est peut-être
16:35l'objet, en partie,
16:36de la visite
16:36de Scott Bessent
16:37au Japon.
16:38Non mais,
16:40avant de parler
16:40de Xi Jinping
16:41et de Donald Trump,
16:42j'aimerais bien
16:42qu'on s'arrête.
16:42C'est la troisième visite
16:43en annonce de Bessent au Japon.
16:45Petite parenthèse,
16:46dans sa carrière
16:47successful
16:48de gérant de hedge fund,
16:49il a gagné
16:50beaucoup d'argent
16:51avec le Japon.
16:52Ce qui n'est pas facile,
16:52je veux dire,
16:53beaucoup se sont brûlés
16:54les ailes.
16:54Lui, visiblement,
16:55il a réussi de temps en temps
16:56à gagner de l'argent
16:57avec le Japon.
16:58C'est un marché
16:58qu'il connaît très bien.
16:59C'est des mécanismes
17:00monétaires, fiscaux,
17:01évidemment,
17:01qu'il connaît par cœur,
17:02mais spécifiquement
17:03sur ce marché japonais.
17:06Bessent semble
17:07beaucoup aimer le Japon.
17:07Il y va régulièrement
17:08et puis c'est aussi
17:09dans la foulée
17:10d'un accrochage
17:11de Moïté de forme
17:11et d'une petite incompréhension
17:13aux alentours de Davos
17:14avec Katayama,
17:15le ministre des Finances
17:15japonais,
17:16où il a été trouvé
17:18que le ton de Bessent
17:19allait un peu au-delà
17:19du langage diplomatique
17:21usuel.
17:22Forme de transgression,
17:24une émixion
17:25dans les affaires japonaises
17:26qui est allée
17:27un peu trop loin.
17:28Exactement,
17:29à venir un peu pousser
17:30pour une hausse,
17:31une reprise,
17:33une continuation
17:33des hausses de taux
17:34au Japon,
17:35pousser un peu
17:36Ueda,
17:37donc la banque centrale,
17:38contre le ministère
17:38des Finances.
17:41Finalement,
17:41on a un peu l'impression
17:42que ce que demande
17:43Bessent
17:44dans cette excursion
17:46au Japon,
17:46c'est à Ueda
17:47d'appliquer
17:49la politique
17:50dans laquelle croit
17:50Kevin Warsh
17:51à la Fed
17:52et qu'il implémentera
17:53peut-être
17:54dans quelques trimestres.
17:55Oui,
17:56bon,
17:56alors sur cette
17:59grande semaine géopolitique,
18:01si Jinping
18:01et Donald Trump,
18:02bien sûr,
18:03mais le Japon,
18:04ça reste quand même,
18:05je trouve,
18:06un objet,
18:07un animal très intéressant,
18:08ça fait une perte d'années
18:09quand même
18:09que le Japon
18:10est redevenu
18:10un pays investissable,
18:12on gagne
18:13beaucoup d'argent
18:14au Japon
18:14pour ceux
18:14qui y sont investis
18:15ces dernières années,
18:17modulo évidemment
18:17la faiblesse du Yen
18:18qui reste quand même
18:19très très faible
18:20contre dollars
18:21et encore plus peut-être
18:22contre euros,
18:23Vincent,
18:24et c'est surtout
18:25un changement de régime,
18:26on sort d'une déflation
18:28ou des inflations
18:29historiques
18:30dont on pensait
18:30que le pays
18:31était englué
18:32à jamais,
18:33on sort de cette situation,
18:34que ces changements
18:36se fassent de changements
18:37de régime macro,
18:38de transition
18:39pour des marchés globaux,
18:41c'est jamais facile
18:42j'imagine
18:43à appréhender,
18:44il y a déjà eu
18:44des épisodes
18:45de volatilité,
18:45de stress important
18:46autour de la question japonaise
18:48à l'été 2024,
18:49en début d'année 2026
18:51sur les taux japonais,
18:52sur le Yen,
18:54est-ce qu'effectivement
18:55le changement de régime
18:56du Japon
18:57c'est une source
18:57de perturbation
18:58pour les marchés mondiaux,
19:00pour l'économie mondiale
19:01potentiellement ?
19:02Mais je ne dirais
19:03pas tellement franchement,
19:04je me rappelle
19:04encore l'été passé
19:05où on s'inquiétait
19:06justement de ces nouvelles
19:07directions en termes
19:08de politique budgétaire,
19:09nouvelles directions
19:10en termes de politique monétaire,
19:11on avait peur
19:11du reflux du caritrate,
19:13on se demande d'ailleurs
19:14si le caritrate existe encore,
19:16objectivement on n'a pas vu
19:17ces mouvements
19:18de manière assez importante,
19:19on l'avait vu l'année d'avant,
19:20mais dans les...
19:21En 24, je crois
19:21que ça déboucle pas mal,
19:22ça a été 24.
19:23Mais ces derniers mois
19:24on n'a rien vu,
19:25donc 2024 ça a été difficile,
19:27on a tous tenté
19:28d'évaluer
19:28ce qui avait été débouclé
19:30et ce qui potentiellement
19:31restait encore.
19:32Et conclusion de ça ?
19:33Force d'être constaté
19:34après l'été 2025
19:35qu'il ne doit plus rester grand-chose.
19:37Donc, puisque l'impact
19:38de la hausse des taux japonais
19:39qui atteint des niveaux records
19:41a eu relativement peu
19:43d'impact chez nous.
19:44Alors Scott Besson
19:44va peut-être évidemment
19:45essayer de trouver
19:46des acheteurs
19:46pour les US Treasuries,
19:47mais enfin,
19:48il ferait mieux
19:48de venir à Bruxelles
19:49ces dernières années
19:50ce qu'on a acheté.
19:51Enfin, à Bruxelles,
19:52j'entends, en Europe.
19:53Pour parler à qui ?
19:54Ah oui !
19:55Et pour parler à qui ?
19:56Mais non, non,
19:57l'Europe a été la principale,
19:58a été certainement
19:59la zone géographique
20:00qui a le plus augmenté
20:01sa détention
20:02entre les juristes américains.
20:03On fait un peu
20:04les fins de mois
20:04des Etats-Unis
20:05depuis quelques temps maintenant.
20:05Ces dernières années,
20:06il faut quand même
20:07le signaler.
20:08Mais donc, je dirais
20:09l'impact de ce genre
20:10en direction
20:11par le carry trade
20:12a été relativement faible
20:13ces derniers mois.
20:14On n'a pas vu
20:14de contagion importante
20:15aux marchés obligataires
20:17internationaux.
20:18Par contre,
20:18le Japon, évidemment,
20:19se cale bien
20:20dans un nombre de thématiques
20:21dont on a parlé.
20:22L'IA pour partie,
20:23les terres rares,
20:25c'est également
20:25un gros fournisseur
20:26de terres rares,
20:27leurs fonds marins
20:27en regorge.
20:28C'est un acteur
20:29très important
20:30en tout ce qui touche
20:30la climate tech,
20:31la robotique.
20:32Donc, il est quelque part
20:34au carrefour
20:35de pas mal
20:35de thématiques
20:37qui sont aujourd'hui
20:38très intéressantes
20:39pour les investisseurs.
20:40Alors, en toute transparence,
20:42malheureusement,
20:42nous avons décidé
20:43de surpondérer le Japon,
20:45lui préférant
20:45les pays émergents.
20:46Donc, le pay trade
20:47fonctionne bien.
20:48Mais c'est vrai
20:48que c'est quelque chose
20:49qu'on est en train de revoir
20:50parce que le Japon continue,
20:51malgré, en tout cas,
20:53les interrogations
20:53qu'on peut avoir
20:54sur l'IEN,
20:54à performer excessivement bien
20:56sur différentes thématiques
20:57actuelles.
20:58Et ce schéma
20:59où le IEN baisse
21:00ou en tout cas,
21:01subit des pressions
21:02baissières importantes,
21:04modulo les interventions
21:05possibles,
21:06où les marchés obligataires
21:07baissent
21:08et les marchés actions
21:09s'envolent,
21:09c'est un schéma
21:10qui peut durer là aussi.
21:12C'est un schéma
21:12sur lequel on peut s'appuyer.
21:13Bon, c'est vrai
21:13qu'on intègre ici
21:14les marchés obligataires
21:15dans votre analyse,
21:17mais IEN, marché d'action,
21:18ça a été une corrélation
21:19qui a été très lâche,
21:20je dirais,
21:21ces dernières années.
21:22Tantôt positif,
21:24tantôt négatif.
21:25C'est moins systématique,
21:26moins automatique.
21:27À ces 20-30 dernières années,
21:28je ne l'ai pas observé
21:29de manière systématique.
21:30Il y a eu plein de phases
21:31où on avait des corrélations
21:32positives ou négatives.
21:34Et on peut revoir
21:34les courbes ensemble.
21:37Mais non,
21:38c'est vrai que ce n'est pas
21:38un indicateur
21:39très fiable en la matière.
21:40Par contre, vraiment,
21:41l'avantage du Japon,
21:43c'est que c'est en effet
21:44à la croix,
21:44enfin en tout cas au carrefour,
21:45de pas mal de pistes
21:47technologiques importantes.
21:49Je pense notamment
21:50à la robotique
21:50où le Japon est clairement
21:52en les acteurs majeurs.
21:54Encore une fois,
21:54malheureusement,
21:55on a fait le choix, nous,
21:56de ne pas être exposés
21:57à ce marché,
21:57lui préférant d'autres marchés,
21:59notamment dans les émergents.
22:00Et là, on va reparler
22:01dans un instant
22:01avec la visite évidemment
22:02de Donald Trump
22:03chez Xi Jinping
22:03qui est là.
22:05La Chine et peut-être d'ailleurs
22:06le Japon des années 70,
22:08je le pense,
22:08à parler,
22:09en tout cas évoquer
22:09dans le prochain sujet.
22:11Oui, donc la grande phase
22:12effectivement
22:14de domination du Japon,
22:15enfin qui nous amène
22:17jusqu'aux années 90.
22:18L'environnement actuel
22:19fait penser à cette phase
22:20que le Japon a connue
22:21dans les années 70
22:22et que la Chine pourrait
22:23potentiellement connaître.
22:24Sur l'investissement au Japon,
22:25Mathieu,
22:26qu'est-ce que vous en dites
22:26chez Odo BHFM ?
22:28Alors, on est en positionnement
22:29plutôt neutre
22:30sur les quittiers
22:32en considérant
22:32que les valorisations
22:33sont assez élevées.
22:36Le Yen,
22:37à chaque fois,
22:39qu'il reprend
22:39une petite trajectoire
22:41baissière,
22:42d'un moment,
22:42on se dit
22:42que ça peut être
22:44un de ses actifs,
22:46pas forcément sans risque,
22:47mais un actif refuge.
22:48Un peu refuge.
22:49Voilà,
22:49quand il y a une crise,
22:50actuellement,
22:51c'est ce qu'on observe.
22:52Les actifs refuge
22:53ne fonctionnent plus
22:54comme avant.
22:54Non.
22:56On n'a plus
22:56le Yen qui monte,
22:57le Bund qui monte
22:59et l'or qui monte.
22:59Mais en général,
23:00on a toujours,
23:01par exemple,
23:02sur ces trois-là,
23:03un, voire deux,
23:03qui fonctionne.
23:05Ça fait partie des...
23:07Donc, il faut avoir
23:07une variété
23:08d'actifs refuge.
23:08Je dirais que
23:09quand la volatilité
23:10sur les marchés
23:11est chère,
23:13bon,
23:13à ce moment-là,
23:14pourquoi pas
23:14revenir
23:16acheter un peu
23:17d'actifs potentiellement
23:18de protection
23:19dans les portefeuilles
23:20en achetant
23:21des choses
23:22un peu plus simples
23:23comme typiquement
23:25le Yen.
23:26Oui.
23:26Bon, je ne sais pas
23:27si le Japon,
23:27ça vous parle.
23:28C'est sûr,
23:29dans notre fonds,
23:30on a un fonds
23:30MicrocapMonde,
23:31on a quasiment 25%
23:32investi sur le Japon.
23:33Il y a une belle cote
23:34Microcap.
23:35Il y a une très belle cote
23:35avec des très belles valeurs,
23:36notamment dans la logistique,
23:37dans les robotiques.
23:38Il y a une très belle valeur
23:39et souvent,
23:39c'est des sociétés
23:40qui sont assez locales.
23:41Donc, c'est vrai
23:41qu'elles ont peut-être
23:41moins bénéficié
23:42de la faiblesse
23:44du Yen.
23:44Mais clairement,
23:45nous, à 160 dollars,
23:46on devient
23:48extrêmement gros.
23:49Long Yen.
23:49Très long Yen.
23:50Je pense que c'est la devise
23:51la plus sous-évaluée
23:52qui existe en ce moment.
23:53Ils ont fait deux fois
23:54juste,
23:54ils ont eu besoin
23:55de parler tout de suite.
23:56On est revenu de 160
23:57à 159.
23:58Voilà.
23:58Et on voit qu'à 160...
24:00Je suis d'accord.
24:01Combien de milliards
24:02ils ont mis pour...
24:02Non, pour l'instant,
24:09normalement,
24:09quand on ne les exporte pas,
24:10on devrait bénéficier
24:11et de l'amélioration
24:12des fondamentaux
24:13et surtout,
24:13si le Yen revient.
24:15Et là-bas,
24:15surtout notamment
24:15dans les small caps japonaises
24:17qui est jeunesse,
24:17qu'on appelle les net nets.
24:18Vous savez,
24:19c'est des sociétés
24:19qui se payent quasiment
24:20sous le cash net.
24:21Ça, c'est une spécificité
24:22très japonaise
24:23et sud-coréenne.
24:24Et la beauté de cela,
24:25c'est qu'il y avait
24:26Warren Buffett
24:26qui avait commencé
24:27à dépoussérer.
24:27Il y a eu beaucoup
24:28de nouvelles normes comptables
24:29qui ont fait
24:29que maintenant,
24:30on pouvait racheter
24:31des rachats d'actions.
24:32Contrairement en Europe,
24:33où vous ne pouvez avoir
24:33que 10% d'autocontrôle,
24:34là, vous pouvez monter
24:35jusqu'à 20, 30, 40%
24:36d'autocontrôle.
24:37Donc, c'est des règles
24:37comptables un peu différentes.
24:38Et là, il y en a beaucoup
24:39qui réallouent,
24:40qui font des meilleures allocations
24:41du capital,
24:41qui annulent, etc.
24:43Et donc, de temps en temps,
24:43quand ça arrive,
24:44c'est tout de suite
24:4510, 20, 30% assez rapide.
24:46On en parle beaucoup
24:46depuis quelques années.
24:47Il y a un changement profond
24:48dans la manière
24:49d'allouer le cash
24:50de la part
24:51de ces entreprises japonaises.
24:53Il y a vraies
24:54de nouveaux allocations
24:55de capital.
24:55Donc, avant,
24:56de temps en temps,
24:56il y avait des dividendes,
24:58des rachats d'actions
24:59qu'il n'y avait pas du tout.
25:00Donc, voilà,
25:00c'est vrai que quand on regarde,
25:02ça a fortement monté,
25:03notamment les large cap
25:04qui est exportatrice.
25:05Mais c'est vrai que les small
25:05ont fait beaucoup moins,
25:06bien moins.
25:07Donc, c'est pour ça qu'aujourd'hui,
25:08il y a un vivier de valeurs
25:09assez intéressant,
25:09à la fois sur les belles valeurs
25:11dans toutes les thématiques
25:12qu'on a par électrification,
25:13logistique, robotique,
25:14qui marche très bien.
25:15Et sinon, en plus,
25:16nous, on fait en supplément
25:18les petites net-nets
25:20pour bénéficier soit du Yen,
25:21parce qu'on pense que le Yen,
25:22on en parlait tout à l'heure,
25:23à 160 dollars,
25:24ça sera difficile
25:25d'aller plus bas.
25:26Enfin, on espère.
25:27Visiblement, c'est un seuil, oui.
25:28Oui, c'est un bon seuil.
25:29Et si M. Bestand est là-bas,
25:31c'est pas pour rien non plus.
25:31Non.
25:32Trois fois en un an, quand même,
25:33qui va au Japon,
25:34c'est pas pour rien.
25:35Bah, gardez la parole,
25:36oui, si vous voulez.
25:36Donc, dans la foulée,
25:37Donald Trump, Xi Jinping,
25:39je ne sais pas.
25:39Alors, évidemment,
25:40c'est la photo
25:40qui fera le tour du monde,
25:42etc.,
25:42qui va focaliser
25:43beaucoup d'attention
25:43pendant 48 heures
25:46de manière assez immédiate.
25:48Est-ce que les marchés
25:49auront quelque chose
25:50à retenir
25:51de cette rencontre
25:52dans un affrontement
25:53qui est déjà
25:54un affrontement
25:55annoncé comme séculaire ?
25:56Bah, de toute façon,
25:58nous, on pense
25:58depuis le début
25:59que des étroits d'Hormuz,
26:01la fin,
26:02s'arrêtera
26:02quand la Chine le dira.
26:04De toute façon,
26:04c'est la Chine
26:05qui s'y fera
26:06à la fin de la récréation.
26:06Ah, mais complètement.
26:07C'est la Chine
26:07qui a commencé à dire
26:08à l'Iran,
26:09t'es gentil,
26:09tu es au Pakistan,
26:10tu commences à négocier.
26:11Pour l'instant,
26:12de toute façon,
26:12le président Trump...
26:13L'Iran, selon le Wall Street Journal,
26:14a dit qu'ils accepteraient,
26:15quoi qu'il en soit,
26:16la proposition chinoise
26:18éventuelle
26:18sur la résolution d'Hormuz.
26:20Pour l'instant,
26:21ils n'ont pas le choix.
26:21Est-ce que c'est vrai
26:22qu'aujourd'hui,
26:22c'est plus les petits pays
26:23qui gravitent autour de la Chine
26:24qui souffrent
26:25qui, eux,
26:25sont plutôt importateurs
26:27qui souffrent ?
26:27Mais comme la Chine,
26:28elle est très exportatrice,
26:29pour l'instant,
26:29elle ne souffre pas trop.
26:30Elle a des réserves de pétrole.
26:31Elle n'a pas encore
26:32trop souffert.
26:33Donc, le jour où ça
26:34commencera à atteindre un peu,
26:35quand on a vu
26:36les derniers chiffres
26:37macroéconomiques en Chine,
26:38bon, ils sont peut-être
26:38un peu faux.
26:39C'est toujours difficile
26:39de voir la véracité des chiffres,
26:41mais ils sont plutôt assez bons.
26:42Donc, pour le moment,
26:43c'est pour ça
26:43que c'est un peu
26:45la bataille entre les deux.
26:46Mais je pense que
26:46le président Trump,
26:47pareil, c'est quelqu'un
26:48qui aime faire les deals.
26:49Je pense qu'il y a
26:50une grande chance,
26:51et enfin, je l'espère peut-être,
26:52qu'à l'issue de ce contrat,
26:55ils annoncent
26:55« good guy, good deal »
26:57et puis...
26:58Et puis, on passe à autre chose.
27:00Le sort d'or mousse
27:01se joue cette semaine
27:02à Pékin
27:02entre Xi Jinping
27:03et Donald Trump, j'entends.
27:04C'est potentiellement
27:05au mois de mai.
27:06Enfin, il ne faut pas oublier
27:06que finalement,
27:07Donald Trump qui joue la montre,
27:08il a un pétrole
27:10à 4 dollars le galon
27:11aux Etats-Unis
27:12et que c'est le début
27:12de la driving season.
27:13Donc, les Américains
27:14partent sur les routes
27:15pour deux mois
27:16et évidemment,
27:17ça va évidemment faire mal.
27:19Donc, on parlait
27:19de la consommation
27:20il y a un instant.
27:20C'est là maintenant
27:21qu'on va commencer
27:21à mesurer l'impact
27:22sur la consommation
27:23de ces prix élevés
27:24du pétrole.
27:25Donc, ça, c'est vrai
27:26que c'est certainement
27:27une force de rappel.
27:27Est-ce que Xi Jinping
27:28sera une force de rappel ?
27:29Je ne sais pas.
27:30Mais en tout cas,
27:31il est certain
27:31que les cartes
27:31ne sont pas dans les mains
27:32des Américains
27:33et que potentiellement,
27:34c'est clair,
27:35les Russes ou les Chinois
27:36pourraient avoir
27:37plus de pression
27:37évidemment sur les Iraniens.
27:39Mais enfin,
27:39on imagine mal
27:40comment les Américains
27:41pourront se sortir
27:41à court terme
27:42de ce bourbier.
27:43On en revient
27:43à un autre pricing futur
27:44du prix du pétrole.
27:45Je pense qu'il faut
27:46de plus en plus
27:46admettre l'idée
27:47et les opérateurs
27:49logistiques locaux
27:50saoudiens
27:50s'exprimaient encore
27:51pas plus tard
27:51que cette semaine.
27:52Sur le fait que,
27:54même si on a un accord
27:55de paix demain,
27:57c'est plusieurs mois
27:57de prix du pétrole
27:58qui retournent
27:59avec les 100 dollars.
28:02Je pense qu'il faudra
28:02évidemment s'habituer
28:03à cela.
28:04Heureusement,
28:04notre économie
28:05et fortiori
28:06l'économie française
28:07sont beaucoup moins énergées
28:08vores ou intensives
28:11en énergie
28:11qu'elles ne le furent
28:12durant les années 70
28:13ou autres.
28:14Donc, je dirais,
28:14le choc est plus limité.
28:17J'ai beaucoup aimé
28:18en effet votre parallèle
28:19sur l'économie française.
28:20Je pense que c'est peut-être
28:21en tout cas un des points
28:21à mettre en avant.
28:23C'est vrai que dans une Europe
28:23qui se cherche
28:24un futur énergétique,
28:26la France, en tout cas,
28:27montre quand même
28:27la direction.
28:29Et on peut imaginer
28:30qu'en tout cas certainement
28:30dans le développement
28:31de data center,
28:32la France puisse potentiellement
28:34capter l'essentiel
28:35des investissements,
28:35ce que vous n'êtes
28:36peut-être pas conscient,
28:37mais hors de l'hexagone,
28:38c'est vrai que,
28:39en Belgique,
28:39Pays-Bas,
28:41des data centers,
28:42il faut des années
28:43d'attente pour en installer.
28:45Je sais qu'il y avait
28:45un énorme projet
28:48qui était prévu et annoncé
28:49à l'occasion d'un dernier sommet
28:52Choose France, etc.
28:53Ce projet,
28:55l'opérateur a décidé
28:56qu'il ne se ferait pas
28:57en France
28:57et qu'il le ferait
28:58plutôt aux Etats-Unis
28:59parce que ses intérêts
29:00étaient plutôt
29:00de le faire aux Etats-Unis.
29:01Non mais,
29:02pour dire que des objecteurs,
29:04les projets sont annoncés,
29:05vont et viennent,
29:06tous ne se font pas.
29:07Mais par contre,
29:08partout ailleurs en Europe
29:09et spécifiquement en Europe du Nord,
29:10je peux vous dire
29:11qu'en Belgique,
29:11aux Pays-Bas,
29:12il faut cinq ans d'attente
29:13pour connecter
29:13un nouveau data center
29:14sur le réseau.
29:15Donc là,
29:16je veux dire,
29:185 ans,
29:19c'est rédhibitoire
29:19pour le plupart des investisseurs.
29:21Oui, bon.
29:22Je reviens à mon petit sommet
29:23Xi Jinping-Donald Trump
29:24qui est dans le contexte actuel.
29:27Je souscris bien volontiers
29:28aux analyses qui ont été faites
29:30et puis effectivement,
29:31c'est intéressant
29:31de se dire que d'un côté,
29:32Trump a la problématique
29:34de l'essence
29:35qui est à 4 dollars le galon
29:36parce que l'impact en Chine,
29:38le dernier,
29:39c'est que l'inflation
29:40est remontée,
29:41ce qui est plutôt une bonne chose,
29:42de 1,1 ou 1,2
29:43à 1,3
29:45sur une année glissante.
29:46Donc finalement,
29:47il n'y a vraiment pas
29:48le fait au lac.
29:49En Chine,
29:50voire même,
29:51on pourrait imaginer
29:51que ça les éloigne
29:53un peu de la trappe à liquidité.
29:54La Banque Centrale Chinoise
29:55n'a pas les mêmes cryptes de lecture.
29:56Ils n'ont pas forcément besoin
29:57de 2% d'inflation.
29:58Et ils exportent un peu d'inflation.
30:00Enfin, j'ai vu les prix
30:00de la production en Chine
30:01qui ont bondi effectivement
30:03pour se rapprocher de 3%,
30:04ce qu'on n'a pas vu depuis
30:04peut-être des années.
30:05Ils ont de l'inventaire,
30:06ils sont plus sereins
30:07pour gérer la production.
30:08Ils arrivent à gérer,
30:09ils retrouvent un peu
30:10de pricing power.
30:11Enfin,
30:11il n'y a vraiment pas
30:11d'urgence côté chinois
30:14à la résolution de la crise.
30:16Ensuite,
30:17on n'a pas l'impression
30:17qu'ils soient non plus
30:18sur un positionnement
30:19très hostile.
30:20Donc on se dit
30:20que ça pourrait bien se passer.
30:21C'est un vrai levier de négociation.
30:23C'est un levier de négociation
30:25où effectivement,
30:26on devrait avoir peut-être
30:28un accord assez favorable
30:30globalement aux entreprises chinoises,
30:34un peu de baisse de pression
30:36de la part de l'administration Trump
30:37sur les investissements en Chine,
30:40sur les entreprises
30:42qui sont mises au banc.
30:43Et puis forcément,
30:46Trump qui aura quelque chose
30:48à mettre en avant
30:49d'un point de vue médiatique,
30:50peut-être des choses plus simples,
30:51plus immédiates,
30:52plus visibles
30:52et moins profondes.
30:55Il y a déjà deux pandas.
30:57Il y a déjà deux pandas ?
30:58Je t'ai envoyé avant la visite.
31:00Et le yuan a flotturé,
31:02je crois, au plus haut
31:02depuis trois ans ce matin.
31:03Une forme de tolérance
31:05des autorités
31:06sur l'appréciation de la devise.
31:07Mais je pense que le président,
31:09quand même,
31:09s'il écoute son électorat,
31:10parce qu'en effet,
31:11là on voit que les pipes,
31:12tout est magique.
31:13Mais c'est vrai que ça masque
31:14une grande disparité aux Etats-Unis.
31:16Quand on regarde
31:16le taux d'approbation
31:18de Trump dans les sondages,
31:19je ne suis pas sûr
31:20que les Américains pensent
31:21que tout est magique aujourd'hui.
31:22Non, mais quand je parle
31:23sur les marchés financiers,
31:24quand on voit les BPA,
31:25mais c'est vrai que là,
31:25il y a encore Kraft Heinz
31:27qui a publié ce matin
31:27en disant que de plus en plus
31:28de ses clients
31:29avaient du mal à faire
31:30les fins de mois.
31:31Quand on voit l'indicateur
31:34du Unir-Cité-Michigan,
31:35pareil,
31:36au plus bas historique,
31:37donc c'est vrai qu'on voit
31:37qu'il y a une grande portion
31:39de la population américaine
31:41qui souffre énormément.
31:42Donc c'est vrai
31:42qu'on dit que le baril,
31:44c'est vrai que c'est toujours pareil.
31:45C'est que comme maintenant
31:46les Américains
31:47sont exportateurs de barils,
31:49un baril fort,
31:50c'est bon pour le pays.
31:51Mais c'est vrai que
31:51pour le consommateur
31:52en trait de gamme,
31:53c'est très difficile pour lui.
31:55On voit d'ailleurs les puits,
31:55le nombre de forages
31:56qui commence à remonter légèrement
31:58là, paraît-il,
31:59depuis une ou deux semaines.
32:00Pour les puits,
32:01il faut que le baril
32:01soit structurellement
32:03souvent au-dessus
32:03des 80 dollars,
32:04qui n'était pas le cas
32:05avant la guerre.
32:05Donc voilà,
32:06quand on parlait des forwards,
32:07c'est vrai que si demain
32:08la guerre s'arrête
32:09et qu'on redescend très vite,
32:10le temps de remettre tout ça,
32:11ça ne sera pas rentable.
32:12Donc c'est pour ça
32:13que ça va très doucement.
32:14Le marché chinois
32:15en matière d'investissement,
32:17Mathieu,
32:18je vous repasse la balle.
32:19Alors,
32:20il avait démarré très vite,
32:23il y a environ un an.
32:24Ensuite,
32:25il y a eu pas mal
32:26de D-rating,
32:28y compris au sein
32:30de la tech chinoise
32:32qui avait un peu accompagné
32:33le D-rating sur le Nasdaq.
32:36C'est très disparate,
32:39mais on a l'impression
32:40qu'il y a certains dossiers
32:44notamment sur l'écosystème
32:45plutôt domestique.
32:47C'est-à-dire que
32:47les entreprises chinoises
32:49qui sont exportatrices,
32:52fournisseurs
32:53pour la tech mondiale
32:54ont une trajectoire boursière
32:55très très forte
32:56ces dernières semaines.
32:57Mais par contre,
32:58sur des choses
32:59un peu plus domestiques,
33:00ça allait moins vite.
33:00On se dit que c'est peut-être
33:02le genre de choses
33:02sur lequel se repositionner.
33:05L'aspect consommation domestique
33:06peut être un relais
33:07sur ce marché chinois.
33:08Voilà,
33:08on a eu,
33:11on pense probablement
33:12que 2026, 2027,
33:13ça va continuer
33:14à coup de le broadening,
33:15pas le broadening.
33:16On a eu,
33:17c'était la diversification
33:18entre la tech et les US
33:21de juillet jusqu'à février.
33:23Là,
33:23c'est l'inverse
33:24un peu extrême.
33:25Ça commencera probablement
33:26à refaire un réélargissement
33:28des tendances,
33:28pas uniquement
33:29sur de la tech US
33:31et leurs fournisseurs directs,
33:33mais au sein de la tech.
33:34D'où l'idée d'ailleurs
33:36de rester positionné,
33:37se repositionner,
33:38remonter sur le secteur.
33:39Il faut arriver à capter
33:39des vagues d'élargissement
33:41et des vagues de concentration,
33:42de reconcentration du marché.
33:44C'est un peu cette idée-là.
33:45C'est finalement pas forcément,
33:46on n'est plus dans une logique
33:47value versus croissance,
33:50mais au sein de la croissance,
33:52des fois,
33:52il y a des élargissements
33:54dans ce spectre value versus croissance.
33:56Un coup,
33:56c'est juste les extrêmes
33:57qui décollent
33:58et puis finalement,
33:58ils se font rattraper
33:59parce qu'un peu au milieu du spectre.
34:01On l'a illustré aussi,
34:02on a parlé très rapidement
34:03des utilities.
34:03C'est vrai que les utilities,
34:05ils ont bien tenu
34:06au tout début du choc
34:08et de l'envolée
34:09du prix du pétrole.
34:10Pourquoi ?
34:11Parce que défensive.
34:13Et puis là,
34:13depuis une semaine,
34:15deux semaines,
34:15elles le payent un peu
34:17et c'est un peu les défensives
34:18qui sous-performent le plus.
34:19Voilà,
34:20c'est ce genre de positionnement
34:21qui demande de rester
34:22assez agile,
34:23assez réactif
34:23et de minimiser
34:24les coûts de transaction,
34:25surtout.
34:26Bon.
34:28C'est que minimiser
34:29les coûts de transaction,
34:29ça veut dire quoi ?
34:30C'est bien ça.
34:35Je pense que c'est aussi
34:37quelque chose...
34:37Tout sur les ETF ?
34:38Ah non, non.
34:38Non, c'était pas ça ?
34:39Non, non, non.
34:40Les coûts de transaction
34:42et de rebalancement...
34:44Est-ce que tout le monde
34:44se fait un début
34:45de plaidoyer
34:46pour la gestion active,
34:50agile
34:51et effectivement
34:52investir dans les solutions
34:53d'investissement
34:54qui ont accès
34:55à des frais de transaction
34:57assez réunis.
34:58en gardant le côté actif ?
34:59C'est vrai qu'il existe aussi
35:00une grande granularité
35:01sur les ETF.
35:02Je crois qu'aux Etats-Unis,
35:03il y a plus d'ETF actions
35:04qu'il y a d'actions listées.
35:06Mais c'est toujours difficile
35:08de trouver exactement
35:10celui qui permet
35:11de se positionner
35:12sur un segment
35:13qui était assez ignoré
35:14jusqu'ici.
35:15Bon, Vincent,
35:16en matière d'allocation,
35:17de stratégie
35:18ou de tactique
35:18d'investissement,
35:19je ne sais pas
35:19s'il faut parler de tactique
35:20ou stratégie.
35:21Pour éviter les frais
35:22de transaction,
35:23on est plutôt
35:23buy and hold
35:24sur la Chine
35:24et depuis...
35:25En tout cas,
35:26sur les émergents
35:26on a l'air plus large
35:27et ça nous réussit bien.
35:28C'est le meilleur marché
35:28qui a été visionné.
35:29Et il faut quand même
35:29être transparent.
35:30La Chine n'est pas
35:30le meilleur contributeur
35:32à cette performance.
35:33En tout cas,
35:34la Chine a plusieurs visages
35:36selon l'indice
35:37qu'on choisit.
35:37Alors la Corée
35:38dans les émergents.
35:39Qui sont très disparates.
35:40La Corée aide beaucoup.
35:41Avec quand même
35:41des attraits un peu différents.
35:43On reste très
35:43dans cette dynamique
35:45qu'il y a.
35:45Mais n'empêche,
35:46les pays émergents
35:47et je pense de plus en plus
35:48sur la Chine
35:49devraient reprendre le fanbo.
35:51Encore une fois,
35:51moi je pense sincèrement
35:52que la Chine
35:52et le Japon des années 70
35:54et je pense qu'en effet
35:55d'un point de vue valorisation.
35:57Le monde va se ruer
35:58pour investir en Chine
35:59comme ça peut être le cas
36:00en tout cas
36:01le monde se ruera
36:02pour acheter
36:03des technologies chinoises.
36:04Alors je ne sais pas
36:04ici à Paris
36:05mais à Bruxelles
36:06et en Europe
36:06des BYD
36:07on en voit absolument partout.
36:08D'ailleurs,
36:09ils sont venus de Ligure
36:10ici à Paris.
36:11On voit que les technologies
36:12chinoises de transition climatique
36:14ont essayé d'acheter
36:15une pompe à chaleur,
36:16un panneau solaire
36:16qui ne soit pas fait là-bas.
36:18Donc on est...
36:19La Chine se renforçait
36:21dans sa value proposition
36:22avec cette...
36:23Les voitures et les panneaux solaires
36:24c'est une chose
36:24mais demain
36:25est-ce qu'on ira acheter
36:26des vaccins chinois,
36:28des médicaments chinois,
36:29de la biotech chinoise
36:30parce que c'est là
36:30que l'avenir se joue
36:32et c'est là
36:33qu'ils sont en train
36:33de rivaliser
36:35au moins d'égal à égal
36:36avec ce qui se fait de mieux
36:37aux Etats-Unis
36:38et en Europe.
36:40On découvre
36:41qu'ils savent faire des voitures
36:42mais...
36:42On le fait déjà par ailleurs
36:44et on l'a vu pendant le Covid
36:45qu'on avait déjà externalisé
36:46pas mal de pans
36:47de notre...
36:47enfin c'est un système
36:48de production de médicaments
36:49en Chine
36:49et c'est d'ailleurs
36:50ce qu'on a depuis lors
36:51essayé de rapatrier
36:51et donc on y reviendra
36:53assez vite je pense.
36:53Le vrai problème de l'Europe
36:55c'est que c'est une passoire
36:55par rapport à la Chine.
36:56On a vu une société
36:58bonduelle
36:58qui a fait un gros warning.
37:00Pourquoi ?
37:00Parce que les Chinois
37:01avaient produit trop de maïs
37:03et malgré la barrière commerciale
37:05ils ont tout envoyé
37:06en Europe
37:07et ils ont détruit
37:07les prix à perte
37:08ils n'ont rien à faire
37:09ils ont fait du dumping
37:10total.
37:11Donc là
37:12c'était la semaine dernière
37:13à Conférence des pays Cap
37:14donc on a vu
37:15une société qu'on aime beaucoup
37:16qui s'appelle LDC
37:17vous savez qu'ils font les poulets
37:18donc la belle rouge
37:19la marie et la volaille
37:20aussi les traiteurs
37:21ils nous ont dit
37:22il faut faire hyper attention
37:23parce que les Chinois
37:23ils n'en ont rien à faire
37:24vous avez vu
37:25ce qui s'est passé
37:26sur le poulet
37:27à Saint-Ouen
37:28ça c'est le poulet chinois
37:30qui arrive congelé
37:31ça c'est les pays de l'Est
37:32mais c'est vrai que les Chinois
37:33commencent le poulet
37:34mais heureusement
37:34c'est du surgelé
37:35alors qu'en France
37:36on boit surtout du poulet frais
37:37mais voilà
37:38quand on arrive
37:39ils disent
37:39les Chinois
37:40ils n'en ont rien à faire
37:40même avec des tarifs
37:42douaniers
37:42ça revient quand même
37:43moins chers
37:44et ils y vont quand même
37:45donc après les voitures chinoises
37:46le poulet chinoise
37:47ah bah il y aura
37:47non le poulet
37:48heureusement
37:48on est un peu protégé
37:49mais rien n'est laissé au hasard
37:52avec les Chinois
37:52merci beaucoup messieurs
37:54on s'arrêtera là pour ce soir
37:55merci d'avoir été les invités
37:56de Planète Marché
37:56ce soir
37:57Louis De Fels
37:57le directeur de la gestion
37:59et directeur de la gestion collective
38:00même de Guelussac Gestion
38:02Vincent Juvin
38:02stratégiste pour ING Belgique
38:04et Mathieu Barrière
38:05co-responsable
38:06de l'allocation d'actifs
38:08Dodo BHF
38:08Asset Management
38:09Merci d'avoir regardé cette vidéo
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