- il y a 2 heures
Mardi 12 mai 2026, retrouvez Rémy Bompar (VP Sales & Partnerships, Hivenet), Jessica Ifker Delpirou (Directrice Générale, Orisha Commerce), Jérôme Bouteiller (rédacteur en chef, EcranMobile.fr) et Stéphane Amiot (Co-fondateur, My Smart Book) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech, deux grands rendez-vous aujourd'hui, le premier avec les interviews de l'IA
00:13et ses acteurs qui sont vraiment les mains dans le cambouis, les mains dans l'intelligence artificielle, vous allez voir
00:17tout ce qui se prépare.
00:19Et le deuxième rendez-vous, c'est avec l'économie du mobile et on va s'intéresser au vertical drama,
00:24un grand phénomène, vous allez voir. Allez c'est parti.
00:31On commence cette édition avec les interviews de l'IA et cette semaine autour de la table, j'ai le
00:35plaisir de recevoir Jessica Ivker Delpirou, bonjour.
00:39Bonjour.
00:39Vous êtes directrice générale d'Orichat Commerce et ce qui va nous intéresser ensemble, c'est une étude que vous
00:44avez menée sur l'utilisation de l'intelligence artificielle pour acheter et cette étude, vous l'avez menée auprès des
00:49jeunes et vous nous dites, ils ont déjà fait le pas, ils ont confiance en l'IA quand ils achètent.
00:55Bon, on va voir ça. Avec vous également autour de la table, Rémi Bompard, directeur commercial de HiveNet. Bonjour Rémi.
01:02Bonjour.
01:02Alors vous, vous allez nous faire découvrir les néoclouds parce que j'en entends parler de plus en plus, ça
01:07m'intéresse énormément, surtout sur fond de questions de souveraineté, d'indépendance technologique, de rivalité face aux hyperscalers.
01:14Vous êtes à fond là-dessus ?
01:15À fond.
01:15Très bien. On commence avec vous Stéphane Amiau. Bonjour Stéphane.
01:19Bonjour.
01:19Vous avez longtemps travaillé dans l'édition, la librairie, vous avez notamment participé à cette transition numérique du livre assez
01:27tôt, vous avez dirigé, je peux citer, chapitre.com.
01:30Aujourd'hui, vous êtes le fondateur de My Smartbook, donc on va dire première interface qui permet de parler à
01:36son livre.
01:37Exactement. Nous sommes une librairie classique, nous vendons des e-books, sauf qu'une fois acheté chez nous, l'e
01:43-book devient un Smartbook.
01:44C'est-à-dire que lorsque vous allez le lire dans votre appli Smartbook, vous allez en fait pouvoir discuter
01:49avec lui, lui poser des questions.
01:51Alors que je peux parler à mon livre, ce que je fais déjà régulièrement, mais là en plus il peut
01:55me répondre.
01:56Oui, je doute que votre livre papier vous réponde. En revanche, le nôtre répond en effet.
02:00Si par exemple vous êtes perdu, parce que dans votre roman, vous êtes à la page 200, vous avez oublié
02:06le début, vous pouvez lui demander un résumé, vous pouvez parler avec un des personnages, lui poser des questions, essayer
02:10de comprendre ses motivations profondes.
02:12Parfois, l'IA détecte des choses qu'on n'avait pas vues soi-même, et parfois même que l'auteur
02:16n'avait pas vu lui-même.
02:19On a peut-être des images pour montrer un petit peu à quoi ça ressemble, mais l'auteur justement, il
02:24est d'accord avec tout ce que raconte l'IA sur son œuvre ?
02:26Alors en fait, on fait un usage de l'IA, tout ce qu'il y a de plus respectueux de
02:30la chaîne du livre.
02:31Le livre a été acheté par un utilisateur, il le possède, le fichier est sur son appareil.
02:37A partir de là, il va pouvoir l'interroger, et finalement l'IA n'est qu'un moteur de recherche
02:41amélioré en quelque sorte, qui lui permet de mieux comprendre son livre.
02:44Donc on est dans de l'interprétation, un petit peu effectivement, mais les auteurs ne devraient pas...
02:48Mais les IA ont des hallucinations ?
02:50Alors pas la nôtre, et pour une raison très simple, c'est qu'on utilise uniquement le contenu des livres.
02:55Et c'est ça qui est important dans l'histoire, parce qu'on fait ce qu'on appelle du RAG
02:59pour les techniciens, c'est-à-dire qu'on ne va pas...
03:01On en a un autour de la table.
03:03Voilà, très bien.
03:03On ne va pas aller chercher sur Internet, ou même dans le modèle de fondement qu'on utilise, les données
03:10qui vont permettre de commenter ou d'apporter des informations complémentaires.
03:14On va d'abord et avant tout chercher l'information dans le livre.
03:17Donc on a vectorisé le livre pour l'utilisateur et uniquement pour lui, parce qu'il a acheté le livre
03:23et qu'il a droit à cette fonctionnalité.
03:25Et à partir de là, les réponses sont ultra précises.
03:27Par exemple, deuxième exemple, un guide de voyage.
03:29Vous êtes en voyage quelque part, vous avez acheté votre guide préféré.
03:32Pas des questions posées sur ChatGPT, votre guide préféré.
03:35Un Lonely Planet, un guide Michelin, voilà.
03:37Un guide du routard.
03:38Un guide du routard éventuellement.
03:39Et vous lui posez des questions.
03:41Par exemple, je vais à un itinéraire de deux jours dans le Cap Corse avec une pause chez un vigneron,
03:47par exemple.
03:48Il va aller chercher dans le livre et il va vous construire votre itinéraire, par exemple.
03:52Vous cherchez à manger dans un...
03:53C'est super intéressant.
03:54Voilà.
03:54Mais la donnée est fiable.
03:56Parce que le e-book, on se disait, c'est génial parce que je peux aller chercher des définitions sur
04:01des mots que je ne connais pas.
04:02Voilà, c'était vraiment le livre enrichi.
04:04Mais il n'y avait pas cette facilité de l'interroger un peu avec notre langage naturel.
04:09Donc ça, c'est grâce aux IA génératifs.
04:11Vous utilisez quelle technologie, cher ami ?
04:13Alors, nous utilisons des technologies, disons, auto-hébergées pour tout ce qui est préparation des livres avec des modèles, des
04:20petits modèles Mistral, en l'occurrence.
04:22Je peux les citer parce que fondamentalement, on a préféré utiliser une IA, enfin, une technologie IA française, souveraine, européenne.
04:31D'ailleurs, on est hébergé chez Scaleway.
04:32Je n'ai pas besoin ici d'expliquer qui est Scaleway.
04:37Et la dernière phase, c'est-à-dire la phase d'inférence, le moment où on va poser la question,
04:41où on va recevoir la réponse, on utilise une API Mistral également, qui n'a que quelques extraits du livre.
04:48Je rassure tout de suite les gens qui pourraient penser que le livre va chez Mistral ou est absorbé par
04:52Mistral.
04:53On est dans les conditions générales de vente de Mistral qui permettent effectivement de donner quelques extraits pour générer une
04:59réponse, mais sans que Mistral puisse s'en nourrir.
05:02Et voilà, on est vraiment dans un système...
05:04Donc, Mistral et Scaleway, on est 100% européens, 100% souverains.
05:08Et on est la première solution mondiale à proposer ça.
05:12Amazon n'a pas encore sorti le produit.
05:16Pourquoi je les cite ? Parce que quand on parle de livres numériques, c'est difficile de ne pas les
05:19citer.
05:21Et l'un des éditeurs qu'on a rencontrés nous a dit qu'on était les premiers.
05:24C'est un éditeur qui est présent sur tous les continents.
05:26Et ils nous ont dit qu'on était les premiers à leur présenter une fonctionnalité comme ça.
05:30Donc, on est très fiers.
05:31Félicitations.
05:32Vraiment.
05:33Une réaction autour de la table ?
05:34Moi, je trouve ça très innovant.
05:35Je suis une très grande lectrice, donc j'irai voir.
05:38Lectrice d'e-book aussi ?
05:40Alors, pour le coup, plutôt papier.
05:42Mais ça, ça pourrait me faire basculer.
05:43OK.
05:44Parce que je trouve que c'est de la valeur ajoutée, donc je trouve ça intéressant.
05:49Oui, pareil.
05:50J'aime bien le concept.
05:51J'aime bien le concept, le fait de se nourrir que du contenu aussi.
05:56Je trouve ça intéressant.
05:58Et alors, qu'est-ce qu'on est-il de la chaîne des ayants droit et tout ça ?
06:02Est-ce que ça change quelque chose sur...
06:04Absolument rien.
06:04En fait, on est tous qu'il y a de plus conservateur et classique
06:08sur la partie commerciale de la chose.
06:11Alors, on a une super librairie,
06:12donc je vous conseille d'aller tout de suite sur mysmartbook.fr
06:15pour acheter vos premiers smartbooks.
06:18Mais cette librairie, elle est totalement dans les clous
06:22en termes de respect de la chaîne du livre.
06:25Vous savez qu'il y a un prix unique du livre numérique,
06:27qui est le même que sur le...
06:28Voilà, on le respecte, évidemment.
06:30Il y a des promos, mais ce sont les promos décidés par les éditeurs.
06:33Et évidemment, nos partenaires qui nous permettent d'accéder à ces contenus
06:38reversent aux éditeurs le produit des ventes
06:41de manière totalement classique.
06:43C'est dans l'expérience de lecture qu'on révolutionne les choses.
06:46C'est pas dans la manière de vendre les livres.
06:48Peut-être que vous pourrez faire affaire, d'ailleurs, à un moment, tous les deux.
06:52On parle d'inférence, on pourrait y revenir tout à l'heure.
06:54Oui, on va nous expliquer ça.
06:56Mais d'abord, Jessica.
06:57Jessica Ifker, des Piroux.
06:58Beau parcours, vous, dans l'accompagnement de la croissance.
07:01J'ai résumé ça comme ça.
07:03D'abord, chez des fonds...
07:04Enfin, pas d'abord.
07:05Chez un fonds d'investissement, vous étiez aussi à la direction de Mythique,
07:10la direction de B4Bank de Crédit Agricole.
07:12Aujourd'hui, vous êtes la directrice générale d'Orichat Commerce,
07:15solution qui s'adresse aux retailers, aux marques,
07:18pour les aider à avoir une expérience client unifiée sur tout leur parcours,
07:23physique ou numérique.
07:25Ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est cette étude que vous avez menée,
07:28qui nous dit que 59% des jeunes font déjà confiance à des IA pour leurs achats.
07:34Oui.
07:35Alors, effectivement, on a voulu faire cette étude auprès de la Gen Z.
07:41Pourquoi la Gen Z ?
07:42Donc, la Gen Z, c'est les 15-25 ans, à peu près.
07:44Oui.
07:45Sur le marché français, on l'a aussi fait sur le marché espagnol.
07:48Et en fait, la Gen Z, l'avantage, c'est qu'ils commencent à avoir du pouvoir d'achat.
07:51Et en même temps, ils sont en avance de phase, un petit peu, de la société française.
07:55Donc, c'est ça qui nous intéressait.
07:56C'était d'être un peu en avance sur les usages.
08:00Et vous l'avez dit, on voit plusieurs choses dans cette étude.
08:04On voit l'importance de l'IA aujourd'hui dans le parcours d'achat, à plusieurs niveaux.
08:09Alors, il est très important au moment de la découverte des produits, mais il est aussi important dans l'acte
08:15d'achat.
08:15C'est-à-dire qu'on commence à voir aujourd'hui de la comparaison de produits grâce à l'IA.
08:20D'accord.
08:21Et presque le mouvement qui commence à se faire, grâce à certains acteurs aujourd'hui, d'achat direct sur de
08:29l'IA.
08:29Parce que pour passer à l'achat direct, il faut qu'il y ait quand même des API entre le
08:32commerçant et la plateforme d'IA.
08:35On va faire court.
08:36Oui.
08:36Et pour l'instant, c'est très restreint.
08:39Enfin, il y a eu des annonces, mais aujourd'hui, on ne peut pas directement acheter.
08:42Exactement.
08:42Donc, aujourd'hui, l'IA est plutôt sur la découverte, sur la comparaison.
08:48Mais ce qui est intéressant, c'est le chiffre que vous donniez.
08:50C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a 59% des Gen Z qui nous disent, je fais confiance
08:55à l'IA dans mon achat.
08:57C'est fou.
08:58Ce qui est très, très proche de l'influenceur.
09:01Alors, ils ont conscience des risques.
09:02C'est ça qui est un peu, j'ai envie de dire, paradoxal dans ce chiffre-là.
09:05Ils font quand même plus confiance à des médias qui ont pignon sur rue.
09:10Et heureusement, j'ai envie de dire pour des médias comme Spartech aujourd'hui, c'est qu'ils font quand
09:15même plus confiance à des médias spécialisés.
09:18Ils font plus confiance aussi à leur entourage.
09:20Donc ça, ça remonte plus haut dans l'étude.
09:22En revanche, quand on compare un influenceur humain et une influence IA, le score est quasiment le même, à trois
09:31points près.
09:31Donc 59% pour l'IA, 62% pour un influenceur humain.
09:35Est-ce que c'est vraiment étonnant ?
09:36Pas forcément, parce qu'on sait que les influenceurs sur les réseaux sociaux, typiquement, ne sont pas tous objectifs.
09:43Donc finalement, on est un peu dans ce paradoxe-là.
09:46Ils ont conscience que c'est la même chose.
09:49Voilà, exactement. Ils ont conscience que c'est la même chose.
09:51Ils ont déjà franchi le pas d'utiliser l'IA dans leurs achats.
09:55Ils sont quand même précautionneux.
09:57Donc moi, c'est un chiffre que je lis dans les deux sens, c'est-à-dire qu'ils restent
09:59précautionneux.
10:00Ils vont quand même privilégier d'abord d'autres médias.
10:04Mais l'IA commence à remonter de plus en plus fort dans l'acte d'achat.
10:08Et ils achètent des e-books ?
10:11Alors, je n'ai pas cette information-là, mais si ça peut leur permettre de lire, j'ai envie de
10:16dire, tant mieux.
10:17Ce que j'ai envie de vous dire, c'est que les robots de ChatGPT sont les bienvenus sur notre
10:20site.
10:21Nous n'avons pas bloqué le crawling des robots de l'IA.
10:24Attention, parce qu'ils viennent voler les contenus et entraîner leurs IA.
10:27Il n'y a pas de contenu sur notre site. On n'a que les métadonnées des livres.
10:30Donc il n'y a pas de danger à ce niveau-là. Aucun danger.
10:33En revanche, on a hâte qu'effectivement, les IA comme Gemini ou ChatGPT fassent de la recommandation sur notre plateforme
10:40plutôt que sur Amazon.
10:41Qu'est-ce que ça change justement pour les retailers, pour les marques, ceux qui ont investi dans des sites
10:46Internet ?
10:48Ça change quand même presque tout, en fait.
10:50C'est un vrai changement de paradigme.
10:52C'est monté très très vite.
10:54Il y a deux mouvements.
10:55Il y a le mouvement de l'IA et il y a le mouvement des réseaux sociaux, dont on a
10:58un peu moins parlé,
10:59mais qui est aussi très très haut dans le ranking de l'étude.
11:01C'est-à-dire que 80% des jeunes déclarent acheter grâce aux réseaux sociaux, avec de l'achat d
11:06'impulsion, etc.
11:07Donc, l'impact pour les marques et les retailers, moi j'en vois, il y en a beaucoup, mais j
11:11'en vois trois principaux.
11:13Le premier, c'est qu'il faut augmenter la désirabilité de marque.
11:16Parce que finalement, quand on va être sur de l'IA, sur les réseaux sociaux,
11:21c'est important de remonter avec les bons avis utilisateurs,
11:25parce que finalement, les avis utilisateurs vont quand même compter dans l'achat.
11:29Donc ça, c'est très important de faire remonter cette désirabilité de marque
11:33et vraiment d'avoir des bonnes relations presse,
11:36d'avoir des retours, en fait, très profonds sur cette marque-là
11:40et que ce soit pas juste du marketing superficiel.
11:43Il faut vraiment que ce soit important.
11:45La communauté, c'est le deuxième aspect également très important de cette transformation,
11:50puisque finalement, quand on parle aider réseaux sociaux dans un premier temps à 80%,
11:56mais aussi de l'influence de l'IA sur lequel remontent des avis d'utilisateurs,
12:01sur lequel remontent toutes ces communautés,
12:04c'est important d'avoir des bons avis de communauté,
12:06donc de savoir pour une marque et pour un retailer gérer sa communauté.
12:10Ça, c'est le deuxième point.
12:11Le troisième point, il est évident, mais il est technologique
12:13et c'est le plus profond et c'est le plus compliqué aujourd'hui pour les marques.
12:17C'est que quand aujourd'hui, on a un site Internet,
12:20le client, ça peut être un client comme vous et moi,
12:23donc un consommateur final, comme on dit,
12:25mais demain, ça va être un agent TKIA.
12:28Et ça, ça nécessite une refonte profonde des couches basses des sites Internet, typiquement.
12:35Voilà, donc en l'occurrence, c'est ce qu'on fait nous,
12:37c'est-à-dire qu'on accompagne nos retailers et nos marques là-dedans,
12:39mais c'est vrai que c'est un mouvement de profond
12:43où les sites sont en train de changer, les infras sont en train de changer
12:47et les marques et les retailers doivent s'adapter à ce nouveau monde
12:50sur lesquels, effectivement, on va avoir des IA qui vont venir, qui vont scroller.
12:56Des questions, des réactions ?
12:58Ça me parle énormément, en tout cas.
13:00Je sais qu'à titre perso, j'ai acheté mes dernières chaussures de sport
13:04en faisant un comparatif IA.
13:05J'avais deux modèles en tête.
13:07Je suis allé sur mon assistant, j'ai demandé les critères que je voulais, etc.
13:11J'ai fait remonter tout ça.
13:12Et si vous aviez pu aller plus loin jusqu'à l'acte d'achat,
13:15vous l'auriez fait à travers un agent ?
13:19Peut-être.
13:20Après, j'ai quand même, je pense, le biais psychologique de me dire
13:24que je ne suis pas encore prêt à connecter mon portefeuille.
13:27C'est ce que j'allais dire.
13:28Il y a une étape importante.
13:29Le point clé, alors moi, j'ai travaillé dans les paiements,
13:31donc je fais bien ce sujet-là.
13:32Je pense que le point clé, ça va être la sécurisation des paiements.
13:35Je pense qu'il y a encore un sujet à craquer là-dessus.
13:38Mais on n'est pas loin.
13:40Le e-commerce, au départ, c'était les mêmes problématiques.
13:43Je travaille pas en ce moment, communique à fond sur l'agentique, par exemple.
13:47On voit, nous, de notre côté, côté infra,
13:50donc l'achat aussi de cartes graphiques, de processeurs,
13:53se faire par des agents.
13:55On a aussi désormais des requêtes agentiques, en fait,
13:59qui viennent acheter les cartes graphiques au meilleur prix,
14:03au meilleur moment, parce qu'ils prévoient des...
14:06Exactement.
14:07Je vais donner un exemple très concret qu'on a tous connu.
14:09L'ouverture des billets de la SNCF à 6h du matin.
14:13Qui a envie de se lever à 6h du matin ?
14:15Demain, il y a un agent IA, il va vous acheter vos billets.
14:18À 6h, lui, il est debout, il n'a pas de problème.
14:21Il va y avoir un agent qui se lève tôt.
14:22Voilà, exactement.
14:23Un esclave numérique.
14:24Donc ça viendra.
14:26Alors, Rémi Bonpart, directeur commercial d'AveNet,
14:29derrière qui on trouve Antimateur.
14:32C'est Antimateur.
14:35Moi, quand j'en ai entendu parler, ça m'intéressait,
14:36parce qu'on m'a dit, c'est la nouvelle génération des néoclouds.
14:39Qu'est-ce que c'est un néocloud ?
14:42Alors, déjà, peut-être qu'il faut mettre, effectivement, le contexte.
14:46On est dans une situation où on a une augmentation des coûts d'énergie.
14:51Oui.
14:51On a une énorme pénurie sur tout ce qui est ressources de calcul et de stockage, aujourd'hui.
14:58Et on sait que les besoins en ressources vont continuer d'exploser.
15:04On voit les investissements en IA qui le disent.
15:06Et on sait qu'aujourd'hui, des datacenters mettent plusieurs années avant d'être construits,
15:12avant d'être mis en opération.
15:13Et donc, tout ça a fait qu'il y a des acteurs, plus ou moins grands,
15:21qui ont voulu mutualiser des ressources,
15:23qui ont voulu mettre à disposition des ressources pour créer des nouveaux clouds.
15:28Donc, le néocloud, finalement, c'est ça.
15:30Et Antimateur prend ce postulat-là en cherchant à résoudre l'intégralité de la chaîne de valeur.
15:35Quand je parle de chaîne de valeur, on parle de l'obtention des moyens énergétiques
15:42jusqu'à la distribution des ressources de calcul et de stockage.
15:47Alors, parce que comment est-ce que vous, vous arrivez à faire ça,
15:50alors que, justement, les hyperscalers, aujourd'hui,
15:53rencontrent quand même des difficultés en approvisionnement ?
15:56La première personne, il faut que je le cite, c'est un confrère,
15:59Yann Serra, qui m'a parlé des néoclades,
16:01me faisait aussi un lien avec le monde des bitcoins.
16:05Et des crypto-monnaies ?
16:06Effectivement. Alors, à la source d'Antimateur, il y a trois sociétés.
16:13On a d'abord Data Factory, qui est justement notre entité énergétique
16:18et qui va aller sourcer l'endroit où l'énergie est disponible
16:22et au prix le plus abordable possible.
16:25Ils ont émergé, justement, via le mining de bitcoin.
16:29C'est ça.
16:30Parce que le minage requerait, justement, une optimisation drastique
16:35de toute la partie sous-couche, finalement, de toute cette sous-couche infrastructure.
16:41Ensuite, on a Polycloud.
16:43Polycloud qui est cette entité côté offre, finalement,
16:48qui vient manufacturer des data centers de petite taille
16:52qu'on vient littéralement rentrer dans des containers maritimes.
16:56Et grâce à cette taille, on est capable, en fait, de les envoyer
16:59exactement là où l'énergie est disponible.
17:02Et on va éviter, en fait, de créer des goulots d'étranglement
17:06en ayant un énorme bâtiment qui consomme énormément d'énergie,
17:10en essayant de le raccorder tant bien que mal, finalement,
17:14pour arriver à nos fins.
17:15OK.
17:16Et enfin, HiveNet, qui est la surcouche applicative
17:20qui vient connecter l'intégralité des nœuds du réseau
17:23pour distribuer ses capacités à nos différents clients.
17:27Et donc, vos clients, qui sont-ils ?
17:30C'est extrêmement variable.
17:31On va avoir autant des startups en recherche de ressources de calcul
17:36à prix abordable.
17:37Et j'insiste là-dessus.
17:40On va aussi avoir des ETI.
17:42Oui, alors, moi, j'ai noté 5 fois plus rapide,
17:4550% moins cher que les hyperscalers.
17:48C'est ce que j'allais dire, exactement.
17:50Et donc, en fait, on a plusieurs aspects.
17:53Soit le client est intéressé par le prix.
17:56Et effectivement, pour la même quantité,
17:58enfin, pour le même euro dépensé,
17:59ils peuvent avoir deux fois plus de compute,
18:01de capacité de calcul.
18:03Ou alors, effectivement, cet aspect souveraineté
18:06qui rentre énormément en jeu,
18:07et on le sait avec les conflits géopolitiques actuels,
18:11avec ce qui se passe aujourd'hui,
18:12la tendance mouvante en Europe,
18:15le fait d'être propriétaire et maître de la donnée.
18:19Et c'est là où on pourra en discuter.
18:21En quoi est-ce qu'on est davantage maître de la donnée
18:23quand on utilise un NeoCloud ?
18:26Alors, pas tous les NeoCloud, probablement.
18:29Premièrement, mais chez Antimatter,
18:32quand vous stockez votre donnée,
18:35vous pouvez décider des nœuds
18:37sur lesquels vous voulez stocker cette data-là.
18:38D'accord.
18:38Chaque nœud du réseau que vous allez sélectionner
18:41vient aussi créer un schéma de redondance et de résilience.
18:45Donc, en cas de panne d'un nœud,
18:47l'intégralité du reste du réseau prend le relais
18:50et pour minimiser les temps de downtime.
18:55Mais vous nous expliquez que
18:57c'était quand même des petits data centers,
19:00très mobiles,
19:01donc c'est pour des petites capacités de calcul.
19:04ce n'est pas adapté forcément à des grandes entreprises
19:07qui ont besoin de faire tourner
19:09des modèles d'IA très importants.
19:11On peut complètement mutualiser.
19:14C'est justement aussi la technologie
19:17qu'on a brevetée et qu'on a développée avec l'INRIA
19:19qui vient nous permettre de connecter
19:22l'intégralité de ces data centers entre eux
19:23pour agglomérer les ressources à disposition.
19:26D'accord.
19:26Donc, effectivement, on a entre 1 et 10 mégawatts
19:31de puissance par site.
19:33Mais derrière, on va être capable
19:35de mutualiser toutes ces ressources-là
19:37pour faire bénéficier nos clients.
19:39Et les hyperscalers, ils ne savent pas faire ça.
19:40Ils ne font pas de néo-cloud pour l'inférence.
19:43Non, aujourd'hui, le pari a vraiment été pris.
19:47Oui, mais exactement.
19:49Mais le pari a été pris de faire de la massification
19:52là où notre objectif, c'est plutôt
19:54de faire de la distribution
19:55en se disant que demain, on va vraiment
19:57là où la demande réelle est
20:02et sachant que le prix de l'énergie, par exemple,
20:04dans ces zones-là peut augmenter jusqu'à 300%
20:06à cause de ces drains, en fait.
20:10C'est super intéressant.
20:11Vous connaissiez les néo-clouds ?
20:12Moi, je connaissais très peu.
20:14Je trouve ça fascinant parce que c'est au mouvement
20:16de tellement de sujets géopo dont tu parlais à l'instant.
20:20Et oui, je trouve ça assez fascinant comme modèle.
20:25Je vais creuser.
20:26Oui, moi, évidemment, je suis un peu intéressé.
20:30Mais effectivement, la décentralisation...
20:3250% moins cher, ça intéresse tout de suite.
20:34Oui, exactement.
20:35Et on utilise Mistral.
20:37En plus.
20:38En fait, nous, on a effectivement toujours
20:40la question qui se pose pour une startup de l'IA.
20:42C'est est-ce que j'auto-héberge le modèle
20:44ou est-ce que j'utilise l'API ?
20:46Et donc, c'est effectivement une question
20:49qui se pose à partir du moment
20:50où on veut ce qu'elle est.
20:52On veut ce qu'elle est,
20:52c'est d'avoir ses propres GPU
20:55pour faire tourner les modèles.
20:57Et ça peut être une solution envisageable.
21:01Parce que bon, effectivement...
21:02Mais Scalway est compétitif.
21:05Donc, pour le moment, on est très contents.
21:07Et Scalway, c'est aussi la souveraineté,
21:09c'est l'écosystème français.
21:10100%.
21:11Et effectivement, en fait, ce qui nous sépare
21:13et ce qui nous différencie
21:14de ces acteurs déjà français,
21:16c'est cette vision distribuée.
21:18En fait, et sincèrement,
21:21je pense que c'est ce qui nous différencie
21:22même de la plupart de tous les acteurs
21:24aujourd'hui, c'est de se dire
21:25qu'on conçoit le compute
21:29pour se rapprocher au maximum
21:31de l'utilisateur.
21:32Oui.
21:33Et derrière, arriver à des gains...
21:35Et ce n'est pas incompatible.
21:36C'est-à-dire qu'on peut avoir
21:37un fournisseur de cloud traditionnel
21:40et en plus utiliser un NeoCloud
21:42pour un certain type de calcul.
21:44Et c'est ce que font la plupart
21:45des grandes entreprises, d'ailleurs.
21:46C'est ça, c'est...
21:47Oui, oui.
21:48C'est complémentaire.
21:49C'est complémentaire, ben voilà.
21:50Merci beaucoup.
21:52Merci Rémi Bompard.
21:53On en reparlera de toute façon
21:53des NeoCloud.
21:54On prendra le temps vraiment
21:55de s'intéresser à cette nouvelle émergence
21:58d'un écosystème.
21:59Merci en tout cas de nous avoir
22:00bien éclairé, bien expliqué
22:01ce que vous faisiez.
22:02Je rappelle, vous êtes le directeur commercial
22:04d'IveNet.
22:05Et merci à Stéphane,
22:06Stéphane et Miu,
22:07qui nous ont fait découvrir
22:08les livres qui parlent maintenant,
22:10cofondateurs de MySmartBook,
22:12et Jessica Ifker Delpirou,
22:14qui nous a montré comment
22:15cette migration vers l'achat
22:18via les intelligences artificielles
22:20génératives devient importante.
22:21Et je rappelle que vous êtes
22:22la directrice générale
22:23d'Orisha Commerce.
22:24À suivre notre rendez-vous
22:25mobile business.
22:32On termine cette édition
22:34avec notre rendez-vous
22:35mobile business.
22:36Et Jérôme Bouteiller est avec nous.
22:38Bonjour Jérôme.
22:38Bonjour.
22:39Le rédacteur en chef
22:40d'EcranMobile.fr,
22:41fidèle à cette émission.
22:43Merci beaucoup.
22:44Aujourd'hui, on va s'intéresser
22:45ensemble au phénomène
22:45du vertical drama.
22:48C'est une nouvelle génération
22:49d'applications vidéos
22:50qui cartonnent,
22:51que vous avez peut-être vues
22:52sur vos réseaux sociaux.
22:54Mais pour bien comprendre
22:55justement de quoi on parle,
22:56petit extrait.
22:58Emma,
22:59une femme
23:00peut être fauchée
23:02ou sans éducation,
23:05mais délirante,
23:08ça je ne le tolère pas.
23:11J'adore.
23:12J'adore.
23:14Jérôme,
23:14un peu d'explication.
23:16Le vertical drama,
23:17ce sont en fait
23:17des séries dramatiques,
23:19mais au format vertical
23:20adapté pour l'écran
23:22des téléphones mobiles.
23:23Et ce sont souvent
23:23des dizaines d'épisodes
23:25extrêmement courts
23:25de l'ordre de la minute,
23:27adaptés aux usages
23:28qu'on a sur mobile.
23:29Alors les histoires,
23:30c'est des romances
23:31à l'eau de rose
23:31dans l'univers des milliardaires
23:33ou des princes et des princesses.
23:34C'est vraiment
23:34le roman photo.
23:35Oui, effectivement,
23:36avec des gentils très gentils,
23:37des méchants très méchants,
23:39à la limite un peu
23:40de la perversité.
23:42Et c'est joué
23:43par des acteurs aussi
23:43qui sont à la limite
23:45de la caricature.
23:46Les réalisateurs
23:46n'hésitent pas
23:47à multiplier
23:48les coups de théâtre,
23:49les suspens,
23:50les cliffhangers.
23:51Tout ça, évidemment,
23:52pour nous pousser
23:52à aller jusqu'au bout
23:53de la série
23:54et à garder notre attention.
23:55Parce que derrière,
23:56il y a un modèle économique.
23:58Oui,
23:58il s'aspire du monde
23:59du jeu vidéo,
24:00le freemium
24:01avec des premiers épisodes
24:02gratuits
24:02pour capter notre intérêt.
24:04Et puis après,
24:04évidemment,
24:05il faut passer à la caisse,
24:06il faut payer.
24:06On paye à l'épisode
24:07ou alors des abonnements
24:08hebdo ou mensuels.
24:10Et c'est ça
24:10qui nous permet
24:11évidemment de découvrir
24:13la fin de la série.
24:14Les coûts de production
24:15de ces séries
24:15sont extrêmement serrés.
24:17Elles sont tournées
24:18généralement en quelques jours.
24:19On parle de centaines
24:20de milliers de dollars,
24:22parfois même
24:22quelques dizaines
24:23de milliers de dollars
24:23quand il y a recours
24:24à l'IA générative.
24:25Et ce qui est spécifique
24:26à ce secteur,
24:26c'est que le gros du budget
24:28ne passe pas
24:28dans le salaire des acteurs.
24:29Il passe dans la promotion
24:31avec 80 à 90 %
24:33du budget de la série
24:34qui est dépensé en publicité
24:35généralement sur TikTok
24:36ou sur Instagram.
24:37Et ça rapporte gros ?
24:38Il y a beaucoup de revenus
24:39dans ce domaine ?
24:40Effectivement,
24:41c'est devenu un gros business.
24:42Environ 11 milliards de dollars
24:44en 2025.
24:45Ça devrait atteindre
24:46les 14 milliards de dollars
24:47pour l'année 2026.
24:49Si on prend quelques exemples,
24:50Reel Shorts
24:50a généré 700 millions de dollars
24:52en 2025,
24:53croissance de 31 %.
24:54Drama Box,
24:55on sera à 450 millions,
24:56croissance de 29 %.
24:58Les Etats-Unis,
24:59c'est un tout petit marché,
25:00à peine 300 millions,
25:00parce que le gros aujourd'hui
25:02du vertical drama,
25:02massé en Chine,
25:03c'est là où ça a été inventé.
25:05Ça sera à peu près
25:057 milliards de dollars
25:06de chiffre d'affaires,
25:07c'est plus que l'industrie
25:08cinématographique nationale.
25:10Et est-ce que ça pourrait faire
25:12de l'ombre aux plateformes
25:13de VOD plus traditionnelles ?
25:15Oui, alors selon les études
25:16de Sensor Tower,
25:17les applications de vertical drama
25:18comme Drama Box
25:19ou Reel Shorts
25:19sont désormais plus téléchargées
25:21que des grands noms
25:22du streaming
25:22comme Netflix,
25:23Amazon Prime
25:24ou Disney+.
25:25Drama Box,
25:26par exemple,
25:26elle s'est hissée
25:27au 9e rang
25:28des applications
25:28les plus téléchargées au monde
25:30et sa croissance annuelle
25:31est de plus de 278%.
25:33Pour vous rendre compte,
25:33c'est plus que ChatGPT
25:34et 648% de croissance
25:36l'année dernière.
25:37Et en matière d'usage,
25:38OMDA estime que
25:39les utilisateurs
25:40de ces applications
25:40passent en moyenne
25:4130 minutes tous les jours.
25:43À titre de comparaison,
25:44les gens du streaming,
25:45c'est 27 minutes
25:46pour Amazon Prime Video,
25:4725 minutes pour Netflix
25:48et seulement 23 minutes
25:50pour Disney+.
25:51Et alors,
25:51comment contre-attaque Hollywood ?
25:54Alors,
25:54Hollywood,
25:55évidemment,
25:55a senti la menace.
25:56Il y a eu un faux départ là-bas.
25:58C'était une plateforme
25:58qui s'appelait Kiwi
25:59qui proposait aussi
25:59des formats courts
26:00mais qui n'a pas fonctionné.
26:01Mais les studios hollywoodiens,
26:02ils s'intéressent désormais
26:03évidemment au vertical drama.
26:05Il y a eu plusieurs annonces.
26:06Fox, par exemple,
26:06a signé un accord
26:08avec Darman Studios
26:09pour produire 40 séries verticales
26:11pour l'application MyDrama.
26:13Disney+, aussi,
26:14a ouvert une section mobile
26:15pour la série Locker Diary.
26:17Netflix est en train
26:18d'ouvrir aussi une section
26:19qui s'appelle
26:20Netflix Clips
26:20avec que des contenus verticaux
26:22afin évidemment
26:23d'accompagner
26:24le déploiement
26:24de ces nouvelles séries.
26:26Et c'est intéressant
26:27parce que 2026,
26:28on sent qu'il y a un pivot
26:29et ça intervient
26:30pile 40 ans,
26:3180 ans pardon,
26:32après le lancement
26:33des premiers soap opéra
26:34sur la télévision commerciale.
26:36On disait soap
26:37parce que c'était souvent
26:37sponsorisé par des marques
26:38de lessive.
26:39Et c'est ce qui avait
26:40initié la télévision commerciale
26:41avec une série
26:42qui s'appelait
26:42Far Away Hills.
26:44Et donc,
26:44on s'attend à ce que
26:44ces vertical dramas
26:45y révolutionnent à leur tour
26:47l'usage de la vidéo
26:48sur mobile
26:48et nous fassent
26:49consommer toujours un peu plus
26:51ces écrans mobiles.
26:52En espérant que la qualité
26:53aussi monte un petit peu
26:55d'un cran.
26:55Merci beaucoup
26:56Jérôme Bouteillet.
26:57Je rappelle que vous êtes
26:58le rédacteur en chef
26:59d'Ecransmobile.fr.
27:00Merci d'être avec nous.
27:01Merci à vous
27:02de nous avoir suivis.
27:03C'était Smartech,
27:04votre émission préférée
27:05sur le numérique
27:07et la tech que vous regardez
27:08sur la chaîne Bsmart.
27:09On se retrouve très bientôt
27:11la semaine prochaine
27:11à 10h45 en direct.
27:13Ce sera la jeudi.
27:19Sous-titrage Société Radio-Canada
27:22Sous-titrage Société Radio-Canada
27:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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