- il y a 15 heures
Ce mardi 5 mai, Xavier Chapon, directeur de la Gestion Cotée et de la Dette Privée d'Arkéa Asset Management, et Sébastien Korchia, directeur general et directeur des investissements chez COGEFI Gestion, se sont penchés sur la réaction des marchés face au risque de réescalade au Moyen-Orient, l'impact de la guerre en Iran sur l'économie mondiale, les leçons à tirer des publications européennes, la place qu'occupe la tech sur les marchés boursiers, ainsi que l'euro qui reprend du terrain sur le dollar, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06On va vivre avec eux la dernière demi-heure de cette séance.
00:09Xavier Chapon, directeur de la gestion cotée de la dette privée chez Arkea Asset Management.
00:12Bonsoir Xavier.
00:13Bonsoir Guillaume.
00:14Bienvenue, Sébastien Corchiaux est avec nous.
00:16Bonsoir Sébastien.
00:17Bonsoir Guillaume.
00:17Directeur des investissements et directeur général de Cogéfi Gestion.
00:20On est ravis messieurs de vous accueillir aujourd'hui.
00:22Alors les marchés, voilà, tant un rebond, c'est vrai.
00:25On le dit pour l'Europe qui hier a souffert.
00:27Le CAC 40 la récupère 0,8%.
00:28Notre bon vieux CAC.
00:30L'Eurostock 50 lui aussi est en hausse d'un et demi.
00:32Puis Wall Street est en hausse comme hier.
00:35C'est la question qu'on se pose depuis maintenant un certain temps.
00:37Qui a raison ? Qui a tort ?
00:39Qui est fou ? Qui est génial ?
00:40Est-ce que Wall Street qui semble s'être libéré de cette guerre,
00:43qui bat record sur record jour après jour,
00:46est du côté des fous ou plutôt du côté de ceux qui ont tout compris ?
00:50Sébastien.
00:51Il y a Wall Street et Wall Street.
00:52Si vous prenez le Wall Street technologique,
00:54il a son propre narratif.
00:57Il s'est affranchi.
00:58En fait, Wall Street a décidé qu'elle jouait la paix.
01:02Wall Street a décrété la paix, ça y est.
01:04C'est un peu ça.
01:05Wall Street, depuis un certain temps, a décrété la paix.
01:08Et elle s'est donné un vecteur pour jouer ça.
01:11Un vecteur qui, de toute façon, est un peu insensible,
01:14en tout cas dans son esprit à la guerre,
01:16c'est les technologiques.
01:17Donc, elle va à fond sur les technologies,
01:20en se disant qu'il y ait la guerre ou qu'il y ait la paix.
01:23Ça sera le thème à jouer.
01:26Naturellement, en oubliant un peu facilement
01:29ce qui avait provoqué la consolidation du premier trimestre,
01:34à savoir un excès d'investissement,
01:36à savoir des cash flows en berne,
01:38à savoir des sujets sur la dette.
01:41Et en fait, tous ces sujets qui sont toujours là.
01:44Mais vous savez comment la bourse aime ce qu'elle a brûlé,
01:47brûle ce qu'elle a aimé, et inversement.
01:48Et donc, elle est capable d'aller là.
01:50Maintenant, les questions à côté pour l'économie réelle
01:55restent naturellement existantes.
01:56Ce n'est pas pour rien que d'un côté,
01:58vous avez un Nasdaq qui a gagné 15% sur le mois d'avril,
02:01mais vous avez un S&P qui a fait beaucoup moins,
02:03et vous avez un S&P équipondéré,
02:06on en parle moins, mais qui a fait moins un.
02:09Donc, en fait, vous voyez le grand clivage
02:12dans l'esprit des investisseurs.
02:14Et comme ces marchés sont plus que jamais concentrés,
02:17on le voit beaucoup en Corée du Sud,
02:19dans les émergents, Taïwan, on le voit aux États-Unis,
02:22et bien naturellement, c'est l'arbre qui cache la forêt.
02:26Mais à côté de ça, les problèmes de fond,
02:29à savoir les prix de l'énergie,
02:30la disponibilité de l'énergie,
02:32et surtout des dérivés de l'énergie,
02:34plus que de l'énergie elle-même,
02:36eh bien c'est toujours des sujets qui sont là.
02:39Et puis le sujet de fond, c'est-à-dire source,
02:42le sujet de la guerre, le sujet du détroit d'Hormuz,
02:46et de savoir, finalement, est-ce que cette guerre s'arrête,
02:49c'est un cessez-le-feu, on continue,
02:51est-ce que, voilà, tout ce qu'on vient d'évoquer en préambule.
02:55Et justement, alors, pour l'instant, Xavier,
02:57les marchés semblent parier sur le fait
02:59que les Américains vont retenir leurs mains,
03:00vont se retenir de rebombarder l'Iran.
03:03Parce que trop de vent contraire,
03:05ça coûterait trop cher, ce serait impopulaire,
03:07il faudrait passer par le Congrès aussi,
03:08désormais, pour rebombarder,
03:10ce ne serait plus aussi facile vis-à-vis du Congrès.
03:12Là, il faudrait vraiment passer devant le Congrès
03:14pour obtenir validation de bombardement.
03:15Est-ce que le marché a raison de faire ce pari
03:18que Washington se retiendra cette fois-ci ?
03:22Alors là, c'est assez compliqué d'y répondre.
03:24Je dirais, premièrement, on a déjà connu
03:26d'autres présidents américains qui ont passé outre.
03:28Il faut savoir que cette loi date de 1973,
03:31à l'époque du Watergate,
03:32et que nous avons Obama,
03:35nous avons Bill Clinton,
03:38qui ont passé outre, en fait,
03:40cette période de 60 jours.
03:42Donc, on pourrait très bien voir Donald Trump faire la même chose,
03:45et donner l'exemple, en fait, des démocrates.
03:48Ça, c'est une première chose.
03:49C'est vrai que ce n'est pas le chemin
03:50qu'il est en train de prendre.
03:51Il a fait le choix de se positionner
03:53en disant qu'il n'y avait plus de guerre.
03:56Alors, sommes-nous, en fait,
03:57dans un cessez-le-feu qui convient à tout le monde,
04:00et même s'il y a quelques escarmouches,
04:02ce n'est pas un sujet ?
04:04Je ne pense pas.
04:05Il faut quand même se rappeler
04:06que les Américains, aujourd'hui,
04:08quand même, ont trois portes-avions.
04:10On a plus de 15 000 hommes
04:12qui agissent au quotidien sur le Détroit.
04:17Comme on a pu le voir,
04:18il y a eu quand même deux bateaux
04:20qui sont passés, aidés par les Américains.
04:23Donc, je pense que si on est dans une configuration
04:26où les Iraniens continuent de bombarder,
04:28on voit des missiles.
04:29Ils ont quand même voyé un certain nombre de missiles
04:31sur les Émirats Arabes Unis.
04:33Il y a eu des bateaux qui ont essayé
04:36d'arraisonner d'autres bateaux.
04:38Les Américains peuvent être amenés
04:40à faire ce choix de réagir,
04:42mais en disant que c'est un pur mouvement défensif
04:45et donc ne pas actionner le fait
04:46qu'ils soient en guerre.
04:48Voilà.
04:48Donc, on est dans cette configuration.
04:50Maintenant, c'est vrai que les marchés financiers,
04:54je vous rejoins complètement,
04:56ils sont complètement dans cette vision
04:58qui est de se dire,
04:59non, mais tout va bien se passer.
05:01On n'a pas de problème,
05:02alors qu'on a des coûts des intrants qui augmentent,
05:05des entreprises qui commencent à voir
05:07dans leurs résultats
05:09et surtout dans les prix des biens achetés
05:11une augmentation.
05:13Donc, oui, je pense que c'est l'arbre
05:15qui cache la forêt.
05:16Scott Bessens se veut rassurer,
05:17quand même le secrétaire au Trésor américain,
05:18il dit une fois que ce conflit sera terminé,
05:20le monde sera littéralement inondé de pétrole.
05:23Parce que l'OPEP relève ses quotas de production,
05:25parce que tous les navires bloqués dans le Golfe
05:26d'un seul coup vont renaviguer.
05:28Sébastien ?
05:29Oui, alors le monde sera inondé de pétrole
05:31comme il l'était juste avant,
05:32parce que du pétrole,
05:33on n'en a jamais manqué.
05:34Le sujet, ce n'est pas trop le pétrole,
05:35le sujet, c'est plutôt les dérivés pétrolés,
05:38ceux qui nous permettent
05:39de faire les bouteilles en plastique,
05:41les naftas,
05:42le diesel, le kérosène, etc.
05:44Et ça, ça ne sera pas si simple que ça,
05:47parce que du pétrole, encore une fois,
05:48malheureusement,
05:49on ne met pas du pétrole brut
05:51dans l'autobus du coin ou dans la voiture.
05:53On fait du pétrole raffiné.
05:55Ce n'est pas la même chose.
05:56Juste un petit peu un retour
05:57sur le sujet précédent, rapide.
06:00Pourquoi il y avait l'essence,
06:02en fait, aussi de cette loi
06:04qui s'appelle le Power Act,
06:07qui disait que le président est bloqué ?
06:10Parce qu'en fait,
06:12ça a été créé en 1973,
06:14effectivement, comme ça a été dit,
06:16parce que pendant un an,
06:17en 69-70,
06:18les États-Unis ont bombardé le Cambodge,
06:20et derrière, ça a été à la guerre du Vietnam,
06:22et en fait, il n'y a rien qui a pu arrêter un président
06:26qui a commencé à bombarder,
06:28sans demander l'avis à personne, à payer.
06:30Donc, on a dit, maintenant,
06:31si tu fais quelque chose pendant 60 jours,
06:33après, il faut demander le congrès.
06:35Effectivement, on arrive par du wording
06:37et du narratif à passer outre.
06:39Ce n'est pas si simple.
06:40Moi, j'ai un peu l'impression, finalement,
06:42dans cette histoire,
06:42sans transformer l'émission en géopolitique,
06:44j'ai un peu l'impression
06:45qu'il y a beaucoup de provocations en face
06:47pour attirer les Américains
06:49sur le sol iranien, carrément,
06:51en se disant, parce que ce ne sera pas le tout
06:52d'aller bombarder, on l'a vu,
06:54ça a ses limites,
06:55et d'attirer,
06:56parce que les Iraniens,
06:59ils utilisent l'art de la guerre,
07:00un peu comme les Chinois,
07:02versus Trump qui utilise son livre,
07:05The Art of the Deal.
07:07Ce n'est pas du tout fait pour les mêmes choses.
07:10Et la réalité...
07:10Donald Trump, c'est pour vendre des livres, c'est ça ?
07:12Lui, c'est pour vendre,
07:13plutôt pour faire de l'immobilier.
07:14C'est d'ailleurs pour ça que ces négociateurs
07:15sont des agents immobiliers,
07:17pas des diplomates.
07:18En face, vous avez des gens
07:19qui ont bien compris les faiblesses
07:20de Donald Trump,
07:21faiblesse électorale,
07:22faiblesse budgétaire,
07:24faiblesse politique,
07:25tout simplement.
07:26Et vous avez vu les dangers
07:28à avoir simplement un pilote perdu.
07:31Imaginez demain
07:31s'il faut aller débarquer autour
07:33du détroit d'Hormos
07:33pour le sécuriser.
07:34Et donc là, on voit bien
07:35qu'il y a une provocation.
07:37Ça serait dramatique pour les États-Unis,
07:38pas forcément militairement,
07:39mais politiquement,
07:41intenable.
07:41Et là, les barils de pétrole
07:43s'envoleraient,
07:43parce qu'on va commencer
07:44à avoir entré dans le dur
07:46des pénuries.
07:47Oui, et on commence à voir
07:48dans les chiffres américains
07:49également l'effet de cette guerre,
07:50puisqu'on a eu tout à l'heure
07:52les indices PMI,
07:53les indices ISM,
07:54plus important encore,
07:55les indices ISM,
07:55des services aux États-Unis
07:56du mois d'avril,
07:57ils se dégradent un petit peu.
07:58On reste toujours en expansion,
08:00toujours en croissance aux États-Unis,
08:01mais une croissance qui ralentit
08:02sur l'ISM service d'avril
08:04qui ressort à 53,6,
08:06donc largement en dessous
08:08du mois précédent
08:09et surtout sous les attentes.
08:10Voilà, premier signal
08:11quand même sur l'économie américaine.
08:12Enfin, je dis premier,
08:13un des premiers signaux
08:14parce qu'on en a eu quelques-uns
08:15aussi la semaine dernière
08:15de ralentissement de cette économie.
08:17On aura vendredi,
08:17le rapport sur l'emploi
08:18sera intéressant.
08:19C'est toute cette économie
08:21qui commence par capitalité
08:24tout doucement,
08:25notamment parce que
08:26n'oubliez pas que
08:27les derniers bateaux
08:28qui sont sortis du détroit d'Hormuz
08:30sont sortis à peu près
08:32il y a un mois.
08:33Donc jusqu'à il y a
08:33à peu près quelques jours,
08:35il y avait encore des bateaux
08:35qui alimentaient l'économie.
08:37Là, il n'y en a plus.
08:38Ou alors c'est des substituts
08:40avec des prix beaucoup plus élevés.
08:42Donc on commence seulement maintenant
08:44à rentrer dans le dur des statistiques.
08:46Vous prenez par exemple
08:47les produits alimentaires agricoles,
08:49vous verrez que ça va se traduire
08:51à cause des récoltes
08:52dans trois mois
08:53et dans six mois.
08:53Donc l'inflation commence,
08:55l'inflation,
08:56les prix,
08:56les difficultés
08:57commencent à se diffuser
08:59dans l'économie seulement maintenant.
09:00Oui, c'est...
09:01Voilà, il y a la guerre,
09:02c'est spectaculaire,
09:03c'est immédiat.
09:03Et puis ces impacts,
09:04c'est dans le temps
09:05qu'ils finissent
09:06par véritablement se matérialiser
09:08et faire mal en l'occurrence.
09:09Comment vous voyez la suite ?
09:10L'impact aussi sur les politiques
09:11des banques centrales ?
09:12Est-ce que le marché a trop peur
09:13des hausses de taux ?
09:14On a vu une forte tension obligataire
09:15encore en ce moment.
09:16Le 10 ans français est à 3,7%,
09:17le 10 ans allemand s'ancre
09:18au-dessus des 3%,
09:20Xavier ?
09:20Oui, en fait,
09:22aujourd'hui les banques centrales
09:23sont un petit peu coincées,
09:24en particulier la BCE,
09:25mais aujourd'hui la BCE,
09:26quand elle regarde
09:27l'inflation sous-jacente,
09:28il n'y a pas de risque particulier
09:29à ce moment.
09:32Et elle est dans son processus classique
09:37de gestion de son inflation.
09:39Son objectif à moyen terme,
09:40pour l'instant,
09:40il est tenu.
09:41Néanmoins,
09:42on peut s'attendre
09:43à ce qu'il y ait encore
09:44des hausses de taux,
09:44une à deux hausses de taux
09:45d'ici la fin de l'année,
09:47mais il faudra qu'il soit capable
09:49de réagir très très vite
09:50à la baisse
09:51si cette inflation perdure
09:53parce que le détroit d'Hormuz
09:55ne s'ouvre pas.
09:56Et de toute façon,
09:57on sait très bien
09:57que les impacts à moyen long terme
09:59sont beaucoup plus importants
10:00et ça va se diffuser dans le temps,
10:02c'est ce que vous disiez.
10:03On l'a évidemment en zone euro,
10:05on l'a aussi aux Etats-Unis,
10:07l'inflation va augmenter,
10:09le pouvoir d'achat
10:10des consommateurs américains
10:12et des consommateurs européens
10:14va diminuer
10:14et donc les banques centrales
10:16vont devoir réagir
10:17par rapport à ça.
10:18Et évidemment,
10:19avec les Etats-Unis,
10:20on a cette problématique
10:21du nouveau président,
10:22M. Warch,
10:23et une volonté,
10:24pour sa part,
10:25de réagir très très vite.
10:27Est-ce que face à la hausse
10:28des cours du pétrole,
10:29de l'essence aussi,
10:30il ne valait pas le mieux,
10:31enfin,
10:32il ne valait pas le coup
10:32d'investir dans certaines valeurs ?
10:34Vous êtes actionnaire de TotalEnergie,
10:35aujourd'hui,
10:36vous êtes heureux.
10:37Et parmi eux,
10:38un milliardaire,
10:39attendez,
10:39Daniel Kretinsky,
10:40vous ne voulez pas ?
10:41Ah bon,
10:41pourquoi ce n'est pas le coup ?
10:42Pour des raisons d'exclusion.
10:43Ah oui,
10:44oui,
10:44d'accord,
10:44très bien.
10:45Mais Daniel Kretinsky,
10:46tiens,
10:46le milliardaire Daniel Kretinsky,
10:48c'est Mathieu P.
10:48Béchberti de la rédaction
10:49BFM Business
10:49qui nous alerte là-dessus,
10:51lui a investi en novembre
10:52dans TotalEnergie,
10:52il a pris 4% du capital
10:54de TotalEnergie.
10:54Depuis novembre,
10:55finalement,
10:56ça lui fait une belle plus-value
10:56de 2 milliards d'euros,
10:58de plus-value latente quand même,
10:59parce que le titre,
11:00depuis novembre,
11:00depuis qu'il y a investi
11:01dans TotalEnergie,
11:02le titre a pris 45%.
11:03Ça lui fait donc,
11:04Daniel Kretinsky,
11:05une plus-value de 2 milliards d'euros
11:06en quelques semaines.
11:07Ça fait 11 millions
11:08de plus-values latentes
11:09gagnées chaque jour
11:10par Daniel Kretinsky
11:10depuis qu'il a choisi TotalEnergie.
11:13Voilà.
11:13Mais tous les actionnaires
11:14de TotalEnergie
11:14sont heureux
11:15depuis le mois de novembre.
11:15Notamment les salariés.
11:16Oui, notamment les salariés.
11:18Il y a une grosse politique,
11:19une importante politique,
11:20effectivement,
11:20de redistribution
11:21aux salariés chez TotalEnergie.
11:22Puis alors,
11:23on voit les autres impacts
11:24de cette hausse des cours du pétrole,
11:26cette fois sur l'aérien.
11:27Air France a décidé
11:28de reprendre le survol
11:29de l'espace aérien
11:30de la Libye,
11:31figurez-vous.
11:32Sur certaines routes
11:33très précises,
11:34notamment vers l'Afrique,
11:35l'objectif est de réduire
11:36d'une heure
11:37le temps de vol
11:37vers Kinshasa
11:39ou encore vers Johannesburg.
11:40On réduit ainsi
11:41de 52 minutes
11:42le temps de vol
11:42entre Paris et Johannesburg
11:43en survolant à nouveau la Libye.
11:45Ça a été autorisé,
11:45donc considéré comme sûr
11:46par la DGAC,
11:48la Direction Générale
11:48de l'Aviation Civile.
11:49En revanche,
11:50les personnels navigants,
11:50eux, disent que c'est très dangereux
11:52de passer par la Libye.
11:53Bon, la DGAC a donné son accord,
11:54donc a priori, ça passe.
11:55Et voilà,
11:56on voit que c'est un impact aussi
11:57sur les routes aériennes
11:58et Air France,
11:59donc désormais,
11:59va à nouveau voler
12:01au-dessus du territoire libyen.
12:04Ça fait partie
12:04des autres conséquences
12:05de ce conflit.
12:06On a un CAC en hausse de 0,9
12:07et Wall Street en hausse de 0,8
12:09en ce moment.
12:10Depuis un mois, quand même,
12:10l'Europe fait beaucoup moins bien
12:12que Wall Street.
12:12Est-ce que vous pensez
12:13que c'est logique ?
12:14Est-ce que vous pensez
12:14que c'est toujours Wall Street
12:15qu'il va falloir privilégier
12:16pour la suite ?
12:17Xavier ?
12:18En fait, c'est une question
12:19de secteur.
12:20Comme vous le disiez tout à l'heure,
12:22en fait, le secteur de l'IA
12:23est surtout positionné
12:24aux États-Unis.
12:25On a beaucoup d'entreprises
12:27qui s'y trouvent
12:28et donc tout le secteur,
12:31le Nasdaq,
12:32fonctionne très très bien.
12:33En Europe,
12:33on n'a pas cette représentativité
12:36des entreprises.
12:37Et on voit bien
12:39que sur les autres secteurs,
12:40on commence déjà
12:41à avoir des impacts
12:42sur les entreprises.
12:43Néanmoins,
12:44les résultats sont relativement bons.
12:46Du moins,
12:46ils sont en ligne
12:47avec ce qui était attendu,
12:49sachant que les révisions
12:50avaient été revues à la baisse,
12:51déjà.
12:53Et on a quand même
12:54des entreprises
12:55qui ont prévenu,
12:57en fait, la situation
12:58et qui donc se sont préparées
13:00à une situation
13:01plus difficile.
13:03Donc, ce qui est important
13:04maintenant,
13:04c'est de voir un petit peu
13:05comment ça va évoluer pour elles.
13:06si le coût des intrants
13:07va continuer d'augmenter
13:08de façon significative.
13:10Aujourd'hui,
13:10ils ont du stock
13:11pour celles qui ont,
13:12je ne parle pas des services,
13:13bien sûr,
13:15mais elles ont du stock.
13:16Quand elles n'en auront plus,
13:17il y aura peut-être
13:17plus de sujets.
13:19Donc, oui,
13:19l'Europe est en retard
13:21par rapport aux États-Unis,
13:22mais encore une fois,
13:23il faut vraiment faire
13:23la différence sectorielle.
13:26et on n'est pas vraiment
13:27en retard par rapport
13:28aux États-Unis
13:28si on retire le Nasdaq,
13:30enfin, les valeurs du Nasdaq.
13:31Et ce qu'on se dit,
13:32par exemple,
13:32alors peut-être que vous allez me dire
13:33que ce n'est pas ESG,
13:34les valeurs de défense,
13:35vous en avez des valeurs de défense
13:36ou pas ?
13:36Vous disiez,
13:36Total, on évite,
13:37des valeurs de défense,
13:38on y va ?
13:38Le sujet de la souveraineté,
13:39oui, absolument.
13:40Il faut absolument soutenir
13:42ce secteur.
13:43Et ce n'est pas que la défense
13:45au sens strict,
13:46ce n'est pas que le secteur
13:47de la BITD,
13:48la base industrielle
13:49et technologique de défense.
13:51C'est vraiment la souveraineté
13:52au sens large,
13:53c'est-à-dire le soutien
13:54pour l'emploi,
13:55c'est les entreprises
13:56qui peuvent servir la défense
13:58mais qui ont majoritairement
13:59d'autres secteurs en développement.
14:02Bien sûr qu'il faut le soutenir.
14:03La défense,
14:04c'est un secteur gros consommateur
14:05de carburant,
14:06malgré tout.
14:07Ah oui, oui, oui.
14:07Oui, oui, ça c'est sûr.
14:09Il faut bien les aider
14:10et comme vous le disiez
14:11tout à l'heure,
14:12c'est un secteur
14:12qui a sous-performé
14:13sur cette dernière période
14:16et il faut les soutenir.
14:17Il faut accompagner
14:19en fait l'État
14:21dans sa politique
14:23de soutien de la souveraineté,
14:24l'État et l'Europe
14:25en tant que telle
14:26parce que je pense
14:27que d'ici quelques années,
14:28ce sera un véritable sujet
14:30pour l'Europe.
14:30Et alors justement,
14:31est-ce que là,
14:31on a une nouvelle fenêtre
14:32d'investissement,
14:33d'opportunité
14:33sur le secteur de la défense ?
14:34Il se trouve que
14:35les valorisations de ce secteur
14:37ont diminué,
14:38se sont détendues
14:38depuis le début de la guerre
14:39en Iran.
14:39Le secteur progresse
14:40beaucoup moins
14:41qu'il y a un an par exemple
14:41et depuis le début
14:42de cette guerre en Iran,
14:43les valorisations moyennes
14:44des acteurs de la défense
14:45en Europe
14:46sont 10% inférieures
14:47à ce qu'elles étaient
14:47au début de la guerre.
14:48On a perdu 10% de valo
14:49depuis le début de cette guerre
14:50sur le secteur de la défense.
14:51Est-ce que c'était
14:51un point d'entrée ?
14:52Est-ce que vous réintéresse
14:53à nouveau
14:54d'un point de vue
14:54un peu opportuniste ?
14:56Il faut le dire, Sébastien.
14:57Alors la défense,
14:58c'est un thème
15:00effectivement intéressant
15:00parce que dans le contexte
15:02actuel,
15:03d'un point de vue implicite,
15:04logique,
15:05même réflexe,
15:06on se dit
15:06c'est les valeurs
15:07qu'il faut
15:07et qu'il fallait avoir.
15:09Et effectivement,
15:10elles ont baissé.
15:10Alors, première observation
15:11d'ailleurs,
15:12c'est pas qu'en Europe.
15:13Elles ont baissé également
15:14aux Etats-Unis
15:14quand on va regarder
15:15ce secteur-là.
15:16Donc on se pose la question
15:17surtout avec tout ce qui a été
15:18dépensé en munitions
15:19et autres.
15:20Alors il y a plusieurs
15:21explications
15:22qu'il faut garder à l'esprit
15:23notamment pour
15:24les valeurs européennes.
15:26Le premier,
15:26c'est une sorte de risque
15:27pour le marché
15:28dans sa réflexion
15:31de substituts
15:31de risques budgétaires.
15:33C'est-à-dire que
15:34quand vous avez des pays
15:34qui se mettent à consommer
15:36du budget
15:37pour faire
15:38du bouclier énergétique,
15:40je pense à l'Italie,
15:41je pense à l'Espagne,
15:42à la marge la France
15:43mais à d'autres,
15:44il va falloir faire des choix.
15:46Et le marché se dit
15:47il y a quand même un risque
15:48que si ça dure longtemps,
15:50on va consommer
15:51beaucoup de budget
15:52et ce budget,
15:53on va le prendre où ?
15:54Par le passé,
15:55on a fait comme ça,
15:56dans la défense.
15:58Deuxième crainte,
15:59c'est un peu
15:59ce qu'avait dit
16:00le patron de Rheinmetall
16:01en critiquant
16:02la ménagère ukrainienne
16:03en se disant
16:05on ne fait pas
16:05de la défense
16:06dans des cuisines
16:07en Ukraine.
16:07La réalité,
16:08c'est que si,
16:09c'est-à-dire qu'on s'aperçoit
16:10aujourd'hui
16:11que ça coûte
16:11700 000 euros
16:12un missile Mika
16:14pour abattre un drone
16:15alors qu'un drone
16:17anti-drone,
16:18tueur de drone,
16:19ça coûte beaucoup
16:20moins cher et autre.
16:21Et donc la question est,
16:22dans l'esprit
16:23des investisseurs,
16:24c'est est-ce que
16:24finalement ces budgets,
16:26est-ce que ça vaut
16:26beaucoup d'acheter
16:27200 rafales
16:28et puis rien à voir d'autre
16:29ou de créer
16:29un deuxième porte-avions
16:30ou de s'équiper
16:31avec plein de petites
16:34d'armement
16:35et il faut aussi
16:35des munitions
16:36et là,
16:36c'est pas les Thalès,
16:37c'est pas les Dassault Aviation,
16:39etc.
16:39C'est éventuellement
16:40les Rheinmetall.
16:41Et puis il y a une troisième,
16:41je pense,
16:42raison
16:42qui fait peur
16:44un peu aux investisseurs,
16:45c'est ce que moi,
16:45j'appelle
16:45l'effet Alstom.
16:47L'effet Alstom,
16:47c'est que vous avez
16:48un carnet de commandes
16:48qui est plein,
16:50plein à craquer,
16:51mais en fait,
16:52chacun de vos clients
16:56même sur le catalogue
16:57n'a pas le même train
16:58que celui du voisin.
16:59C'est un peu la même chose
17:00pour les avions,
17:01pour les armes,
17:01il y a des spécificités.
17:02Difficulté à livrer à temps.
17:04Difficulté à livrer
17:07ou spécifique.
17:08Et on voit que ça pèse
17:08très fort sur Alstom,
17:09attention,
17:10ça pourrait guetter
17:11certains acteurs.
17:11Et donc en fait,
17:12vous avez les trois raisons
17:13qui font que les marchés
17:14qui avaient beaucoup
17:15de défense en plus
17:16en portefeuille
17:16se sont dit
17:17peut-être un chouille compliqué.
17:20Après,
17:20est-ce qu'il faut y rentrer ?
17:21C'est un thème de fonds
17:23actuellement,
17:24vu le réarmement,
17:25mais je vous livre un peu
17:26ce qui fait que le marché
17:28dérate légèrement
17:29en se disant
17:29qu'il y a quand même
17:30des risques,
17:30notamment le premier,
17:31c'est le risque budget.
17:33Même si c'est aujourd'hui
17:34une priorité stratégique.
17:36Absolument.
17:36Mais sauf que ça se payait
17:3740 fois pour certaines valeurs
17:39et on l'a vu
17:40sur des titres comme ça.
17:41Si vous avez un problème
17:42d'exécution in fine
17:44et de marge,
17:45vous avez beau avoir
17:45un carnet de commandes
17:46qui est gigantesque,
17:47si c'est un carnet de commandes
17:48qui ne rapporte pas d'argent
17:49ou qui coûte cher
17:50ou qui est décalé dans le temps,
17:51la bourse,
17:52elle n'aime pas.
17:53On a un secteur
17:55qui se retrouve
17:56à des niveaux de valorisation
17:57inférieurs à ce qu'ils étaient
17:58avant le début de la guerre en Iran,
17:59ce secteur de la défense.
18:00La tech américaine,
18:01c'est pareil,
18:02on est sur des niveaux
18:03de valorisation,
18:03même si les valeurs
18:04sont sur les plus hauts historiques,
18:05le Nasdaq aussi,
18:05on est sur des niveaux
18:06de valorisation inférieurs
18:07à ce qu'ils étaient
18:07en début d'année.
18:08C'est ça qui est fou.
18:09C'est-à-dire qu'on est quand même
18:11sur un moteur à travers la tech,
18:13encore puissant manifestement
18:14et le marché semble avoir oublié
18:15les risques liés à la consanguinité.
18:17On a des acteurs,
18:17des GAFAM,
18:18qui ont annoncé même
18:18une nouvelle hausse
18:19de leurs investissements à venir
18:20dans les data centers et l'IA
18:22et cette fois,
18:22c'est apprécié par le marché,
18:23à part Meta qui a été sanctionné,
18:25mais les autres,
18:25ça a été plutôt apprécié.
18:27Ça, comment on l'explique ?
18:28Est-ce qu'on a suffisamment
18:29de preuves de retour sur investissement,
18:31des publications suffisamment positives
18:33et bouillissantes,
18:33enthousiasmantes,
18:34il faut quand même le dire,
18:35pour justement se dire
18:36qu'ils ont les moyens
18:37de leurs ambitions,
18:38même s'ils relèvent encore
18:39leur montant d'investissement à venir ?
18:41Xavier ?
18:41C'est la grande question.
18:43C'est vrai que quand on voit
18:44plus de 800 milliards d'investissement
18:46dans ce domaine,
18:48on peut se dire
18:49que pour ces entreprises,
18:50c'est un véritable coût
18:51et s'il n'y a pas un retour
18:52sur investissement rapide,
18:53ça va être compliqué.
18:55Aujourd'hui,
18:55ils jouent sur le message
18:57comme quoi il va y avoir
18:59véritablement des réductions
19:01de coûts dans leur activité.
19:02Ils vont pouvoir développer
19:03leur activité au sens large
19:05et surtout essayer de vendre
19:08de plus en plus à l'étranger.
19:09Moi, je dis attention
19:10parce que nous avons
19:12de plus en plus de concurrents,
19:14nous avons les Chinois
19:15qui sont de plus en plus présents,
19:17des Européens
19:18qui sont de plus en plus réticents
19:21à aller investir
19:23ou du moins à utiliser
19:24les outils américains.
19:27Donc, il faut faire attention à cela.
19:30D'ailleurs, on voit
19:30les valeurs tech souveraines européennes,
19:32elles, bien progresser aussi.
19:34Elles ne sont pas à rougir,
19:36au contraire.
19:36On a OVH qui remonte bien en ce moment.
19:38Enfin, on en a pas mal.
19:38Voilà, effectivement.
19:39C'est peut-être de la croissance
19:40en moins à venir,
19:41on espère,
19:42en tout cas pour nous Européens,
19:43pour les valeurs américaines.
19:44Ce qui n'ira pas aux valeurs américaines
19:45ira peut-être à nos acteurs
19:46souverains européens,
19:47on l'espère.
19:48Exactement.
19:48Et puis, c'est vraiment le sujet
19:49justement de la souveraineté européenne
19:52et de jouer véritable rôle
19:55dans ce domaine-là.
19:57Maintenant, je voudrais juste
19:58revenir sur un point.
20:00C'était par rapport justement
20:01aux États-Unis,
20:02entre les États-Unis et l'Europe.
20:05on a un problème en Europe
20:08pour revenir sur le secteur de la défense
20:09très rapidement.
20:10C'était simplement pour dire
20:11c'est qu'à partir du moment
20:12où on n'a pas une vraie volonté
20:14d'avoir une défense européenne,
20:16ce sera toujours compliqué
20:17d'avoir de bonnes valorisations.
20:19Voilà, c'était juste par rapport à ça
20:21parce que ça, c'est un vrai sujet.
20:23Tout le monde ne tire pas
20:23dans le même sens.
20:25Oui, et c'est vrai aussi
20:25pour la finance, etc.,
20:27le manque d'intégration européenne.
20:28Vous vouliez rebondir ?
20:29Je voyais Sébastien vouloir réagir à tout ça.
20:30Non, sur la tech, pour continuer
20:32parce que c'est intéressant
20:32parce que c'est ça qui drive le marché.
20:35Je dis quand même
20:35attention, un, comme vous le disiez,
20:37on le rappelait,
20:38à ce qui avait alimenté
20:40la correction des marchés
20:41au premier trimestre
20:41et qui n'a pas du tout disparu.
20:43Confère, par exemple,
20:45le prix des assurances
20:46sur la dette de Meta
20:47qui est au plus haut.
20:49Donc, vous voyez que
20:49les marchés obligataires, eux,
20:50ont une lecture
20:52qui est beaucoup plus
20:53ou moins euphorique,
20:54on va dire,
20:55que les marchés actions.
20:56Attention à l'ingéniosité comptable
21:00des GAFA
21:01à travers leur consanguinité, etc.
21:04Et tout simplement aussi
21:05aux règles comptables américaines,
21:07ce qu'on appelle les US GAAP,
21:09qui ont été rappelées, je crois,
21:10dans l'émission juste avant
21:12pour dire qu'effectivement,
21:14dans les publications de résultats
21:17qui ont été faites,
21:18il y avait quand même aussi
21:20des valorisations à venir,
21:23de participation,
21:24des choses comme ça,
21:24et pas simplement juste
21:25du super bénéfice industriel.
21:29Attention également,
21:30tout simplement,
21:31à cette concentration des marchés.
21:35Je vais reprendre les propos
21:36que j'ai beaucoup aimé
21:37d'un vieux monsieur,
21:38mais avec un grand M majuscule,
21:40qui a 96 ans, je crois,
21:42qui disait hier
21:43« Casino à Bourse,
21:45c'est un peu une église
21:46avec un casino à côté en ce moment
21:48et je n'y trouve
21:50aucune bonne affaire. »
21:52Je préfère mes 5% par an
21:54que rapportent...
21:56Je crois qu'il n'a pas
21:57tout à fait tort.
21:57Depuis un an et demi,
21:58il a tort.
21:59Mostert est sur des records,
22:00il passe à côté
22:01d'une partie des records.
22:01Oui, il a tort,
22:02mais enfin,
22:03je pense qu'il a fait
22:04quand même
22:05quelques bonnes affaires
22:06et puis en termes
22:07d'allocations d'actifs
22:09et de risques,
22:10d'apprime de risques,
22:12lui, il se dit
22:12« mais 5% garantie,
22:13c'est pas mal. »
22:14Dans 7 minutes,
22:14la clôture,
22:15on va la vivre ensemble.
22:15On est dans la dernière
22:16ligne droite de cette séance.
22:17Le CAC gagne 1%
22:18à 7 minutes de la clôture
22:20portée par la tech européenne
22:22qui n'a donc pas à rougir.
22:23On en parlait,
22:23nos valeurs souveraines
22:24de la tech européenne.
22:26STM, par exemple,
22:27aussi gagne à nouveau
22:274% aujourd'hui.
22:28Puis on a Schneider Electric,
22:29un géant qui s'est réveillé,
22:31qui s'est révélé aussi
22:32au marché depuis maintenant
22:33deux bonnes années,
22:34deux, trois ans.
22:35Schneider,
22:35aujourd'hui encore,
22:36c'est une belle hausse
22:36plus 4,7%.
22:37À la baisse,
22:39a quand même des prises de bénéfices
22:40sur Capgem,
22:40moins 1,2 ou encore Danone
22:42qui recule d'1,1%.
22:43On en parle avec ce soir
22:44nos deux experts.
22:46Attention aussi
22:46à ce qui se passe
22:46sur le marché obligataire.
22:47On a un 30 ans américain
22:48qui a touché les 5%,
22:5030 ans américain
22:50et le 30 ans britannique
22:52est aujourd'hui,
22:53ce soir,
22:53sur un peu depuis 1998,
22:55le 30 ans britannique.
22:56Alors il y a toutes les questions
22:57d'inflation de banque centrale.
22:58Il y a aussi la Banque du Japon,
22:59manifestement,
23:00qui manœuvre sur le Yen
23:01et qui est en train
23:01de mettre la pagaille
23:02sur l'obligataire.
23:03Comment vous regardez ça
23:04en l'occurrence ?
23:05Ça, c'était très important
23:06parce qu'on n'en parle jamais
23:07de cette histoire de Yen.
23:09On dit toujours
23:10attention,
23:10c'est l'histoire de Pierre et Leloup
23:12et ça ne vient jamais.
23:13Et là,
23:13ils ont quand même
23:14pris le taureau par les cornes,
23:15ils ont acheté du Yen.
23:17Normalement,
23:17c'est un impact négatif
23:19sur les achats
23:20d'obligations américaines.
23:22On ne va pas rentrer
23:23dans le détail,
23:24mais c'était quelque chose
23:25qui faisait très très peur
23:26aux investisseurs
23:27que la Banque centrale du Japon
23:29puisse intervenir
23:30sur sa monnaie.
23:31Et là,
23:31ça passe,
23:31mais comme si c'était
23:32une information
23:33de quatrième catégorie.
23:35Encore une fois,
23:36ça me donne un peu
23:36des sentiments d'euphorie
23:38sur les marchés
23:39quand je vois ce genre
23:40de nouvelles importantes,
23:41techniquement importantes,
23:42passer complètement sous le pied.
23:45Le marché d'action
23:46a tort d'ignorer
23:46ce qui se passe
23:47sur l'obligataire
23:47et les tensions sur le Yen ?
23:49J'ai toujours pensé
23:50que le marché obligataire
23:51est en avance
23:51par rapport au marché d'action.
23:53C'est une vision.
23:54Et pour revenir sur le Yen...
23:56Une vision mutualiste.
23:57Oui,
23:58même pas que.
23:594,7 trilliards de Yen
24:01achetés par la Banque centrale,
24:03c'est quand même
24:04très significatif.
24:05Ils ont donc vendu
24:05de la dette américaine
24:06pour acheter du Yen.
24:08C'est comme ça
24:09qu'ils font généralement.
24:12Donc,
24:12c'est un vrai choix.
24:13Il y a une Banque centrale
24:14aussi qui est en train
24:15d'évoluer.
24:16On a bien vu
24:17sur les banquiers
24:19sans trou de la semaine...
24:19Enfin,
24:19les banquiers japonais
24:20la semaine dernière,
24:22on ne s'est pas retrouvé
24:23avec des banquiers
24:24qui étaient tous d'accord.
24:25Et il y a un processus
24:27de hausse des taux
24:27qui est en train de se mettre...
24:29qui a déjà démarré
24:30et qui va continuer.
24:31Et pour revenir
24:32sur le 5%
24:34des 30 ans américains,
24:35oui,
24:36c'est un vrai sujet.
24:37C'est un vrai sujet
24:38pour la dette américaine.
24:39C'est un vrai sujet
24:39pour le trésor américain
24:40qui aujourd'hui
24:43renouvelle sa dette
24:44et qui la renouvelle
24:46sur la partie courte
24:47de la courbe,
24:47donc sur des maturités
24:48beaucoup plus courtes,
24:49mais qui va donc poser problème
24:51dans le temps
24:53si ces taux longs perdurent
24:54parce qu'ils vont devoir
24:55quand même recréer
24:56leur échéance.
24:56Ils essaient de raccourcir
24:58la maturité de leur dette,
24:59les américains,
25:00ce qui aurait d'autres
25:01inconvénients en l'occurrence.
25:03Un de nos auditeurs,
25:03il s'appelle Mathieu,
25:05nous écrit sur le Félix BFM Bourse.
25:06Alors Mathieu,
25:06il revient sur les cours du pétrole
25:08qui participent
25:08à tendre les taux obligataires
25:09et il nous dit
25:10la bonne nouvelle,
25:11c'est que face à cette hausse
25:12des cours du pétrole,
25:13l'euro est en forme,
25:14l'euro est fort face au dollar,
25:15nous dit-il,
25:16ce qui permet,
25:17nous dit donc Mathieu,
25:18de limiter l'impact
25:19de la hausse des cours du pétrole
25:20pour nous,
25:20européens.
25:21La force de l'euro
25:21face au dollar
25:22qui sert en quelque sorte
25:24de bouclier
25:24pour limiter,
25:25atténuer un peu
25:26l'impact de cette hausse
25:27des cours du pétrole
25:28pour nous ici en Europe.
25:29Oui, je vous dirais
25:30que ce n'est pas peut-être
25:31la force de l'euro
25:32mais la faiblesse du dollar.
25:34Le dollar a été monté
25:35jusqu'à 1,20,
25:36il est redescendu
25:36autour de 1,14
25:38au moment de l'intervention
25:40en Iran.
25:40Aujourd'hui,
25:41on est autour donc
25:41de 1,17.
25:42C'est clair que
25:43le dollar aujourd'hui
25:44n'est plus la valeur refuge
25:45qu'on a connue
25:46et avec la volonté américaine
25:48de sortir de la mondialisation
25:50et d'être dans un schéma
25:52purement
25:54je te prends,
25:55tu me donnes,
25:56on n'est plus du tout
25:57dans la même configuration
25:58par rapport à la puissance
25:59du dollar.
26:00Et beaucoup d'États
26:01font le choix
26:03d'aller chercher
26:03d'autres devises
26:04que le dollar
26:05pour leurs échanges
26:06entre autres sur le pétrole.
26:08La hausse de l'euro
26:09c'est plutôt une bonne nouvelle
26:10la baisse du dollar
26:10face à l'euro
26:11mais du coup
26:11la fermeté de l'euro
26:12face au dollar
26:12c'est une bonne nouvelle pour nous
26:13ça pourrait être pire
26:14si l'euro baissait face au dollar ?
26:15A la fois c'est une bonne nouvelle
26:16pour le pétrole
26:18et effectivement
26:18souvent les auditeurs
26:20se disent
26:20les comptes de l'essence
26:22vont baisser
26:22parce que le prix de l'essence
26:24va baisser
26:24parce que le pétrole a baissé
26:25mais malheureusement
26:26il y a deux variables
26:27il y a aussi le dollar
26:31souvent une bonne nouvelle
26:32pour les uns
26:32et puis une mauvaise nouvelle
26:33pour d'autres secteurs
26:34de l'économie
26:35donc là on est focus pétrole
26:37donc oui
26:38c'est mieux que rien
26:39il ne faudrait pas non plus
26:41que l'euro soit trop fort
26:42ça aurait d'autres conséquences
26:44Et Laurent aussi nous écrit
26:45sur LinkedIn cette fois
26:46à propos d'HSBC
26:47ce titre perd
26:48HSBC 6%
26:49la bourse de Londres
26:50et ça semble lié
26:51nous dit cet auditeur
26:52mais effectivement
26:53de près ou de loin
26:54aux tensions
26:54sur les crédits privés
26:55en fait
26:56HSBC a enregistré
26:57une charge de 400 millions de dollars
26:59liée à une fraude
26:59liée d'assez loin
27:01mais liée quand même
27:01aux crédits privés
27:02400 millions de dollars
27:03liée à une fraude
27:04moins 6% ce soir
27:05à HSBC
27:05L'enveloppe sur les crédits privés
27:09elle est énormissime
27:10on ne sait pas trop
27:11comme à l'époque des subprimes
27:12dans quelle main elle est
27:13in fine
27:14on sait aussi
27:15que les banques
27:15ont financé des gens
27:16qui ont financé d'autres gens
27:17qui ont financé d'autres gens
27:18in fine
27:19il n'y a pas trop du micro
27:20ça va se dire
27:21pardon
27:21in fine
27:22in fine
27:23vous avez toujours
27:25les banques
27:25qui sont de près
27:26ou de loin
27:27mis dans cette boucle
27:29qu'il ne faudrait surtout pas
27:30qu'il explose
27:31maintenant là
27:31vous parlez de fraude
27:32donc c'est des cas
27:33qui sont plutôt extrêmes
27:34mais on saura
27:36il ne faut surtout pas
27:37que ce sujet
27:38de la dette privée
27:40vienne un jour
27:41en mode très dégradé
27:43et inquiétant
27:44parce que c'est tout
27:44le système bancaire
27:45qui sera obligé
27:46d'ailleurs
27:46les banques centrales
27:47avaient demandé
27:48là on a tout oublié
27:49sur ce sujet là
27:50mais avaient demandé un peu
27:51notamment en Europe
27:53qu'on sorte un peu
27:54les stocks
27:55de tout ce qu'il y avait
27:55de près ou de loin
27:56sur ces dettes privées
27:58on ne parle pas
27:59HSBC
27:59donc une charge
28:00de 400 millions de dollars
28:01il y a une fraude
28:02concernant un prêteur hypothécaire
28:03pas n'importe lequel
28:04le britannique MFS
28:05et tout cela étant relativement lié
28:07aussi aux doutes
28:09et aux tensions
28:10sur le marché
28:11de la dette privée
28:12on aura l'occasion
28:12d'y revenir
28:13ça n'empêche pas
28:14les marchés
28:14sont progressés
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