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  • il y a 3 heures
Ce lundi 4 mai, Alain Pitous, senior advisor chez ESG, et Roland Kaloyan, responsable de la Stratégie Actions Européennes chez Société Générale CIB, sont revenus sur la situation du marché américain, la prudence de Berkshire Hathaway, et notamment le lancement d'une offre de rachat d'eBay par GameStop, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Avec nos deux experts du club, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Alain Pitou, senior advisor ESG. Bonsoir Alain.
00:08Bonsoir.
00:09Et Roland Calloyan, responsable de la stratégie actions européenne pour Société Générale CIB.
00:13Bonsoir Roland.
00:14Bonsoir Yann.
00:15Un peu la reconstitution de l'Ide 10 août ce soir.
00:17Vous étiez ensemble chez Société Générale.
00:19Il y en a un qui est resté, puis pas l'autre.
00:20C'est comme ça, c'est la vie.
00:22C'est les rachats.
00:23Oui, qu'est-ce qu'être libre.
00:26On est content de vous retrouver.
00:28On pourrait l'appliquer au marché, cette question.
00:29Qu'est-ce qu'être libre ?
00:31Wall Street est-il libre, là, face à la guerre ?
00:34On a des marchés américains sur des plus hauts historiques,
00:36alors que l'Europe prisonnière enchaînée au cours du pétrole
00:39recule aujourd'hui le CAC 40 perd 1%, l'Eurostock 50 perd 1,5.
00:42Qu'est-ce qu'être libre ?
00:43Est-ce que les marchés ont trouvé la voie de la liberté,
00:45les marchés américains en tout cas,
00:46en s'affranchissant de cette guerre et de ces enjeux ?
00:49Wall Street sur des records.
00:50Alain.
00:51Oui, en fait, on a de la discrimination partout.
00:56On a l'Europe qui est très impactée par ce qui se passe dans le Golfe,
01:01avec un approvisionnement plus difficile,
01:03et ça va être de plus en plus difficile sur plusieurs actifs de marché,
01:07actifs économiques, le pétrole, les engrais, le plastique.
01:14Il y a plein de choses qui vont être très perturbantes pour l'Europe
01:17et qui affectent notre croissance.
01:19Et puis, on n'a pas la même chose aux Etats-Unis,
01:21même si le prix de l'énergie est un peu monté aux Etats-Unis,
01:23pour les particuliers, c'est mauvais,
01:24pour les élections de Trump, c'est mauvais.
01:27Mais la croissance est lourdement affectée en Europe,
01:30elle ne l'est beaucoup moins aux Etats-Unis.
01:32On a encore des anticipations de croissance aux Etats-Unis
01:34qui sont beaucoup plus fortes.
01:35Là-dessus, vous rajoutez un secteur qui domine les autres
01:38et qui entraîne pas mal d'autres actifs.
01:41Je pense à la tech, l'IA,
01:43d'énormes investissements dans l'IA, dans les clouds, dans l'énergie.
01:49Donc, tout ça, ça tire la croissance américaine.
01:51Et nous, on est un peu en retrait par rapport à ça.
01:53Et puis, on a quand même l'impression que Trump n'aime pas l'Europe.
01:57C'est une impression qui se confirme chaque fois un peu plus.
02:00Et là, il rajoute une couche avec des perspectives
02:03pas forcément avérées, mais enfin de hausse des tarifs douaniers
02:07qui impactent, là aussi, encore une fois, essentiellement l'Europe.
02:13Donc, on est dans un marché qui discrimine énormément
02:16et qui pénalise quand même lourdement l'Europe.
02:20C'est vraiment deux salles, deux ambiances, clairement.
02:22Pour investir en Europe aujourd'hui, c'est pas évident.
02:25Ou alors, il faut aller pointer quelques secteurs.
02:28Il y a à votre gauche un homme qui croit dans l'Europe.
02:29Il est en action européenne, là, Roland.
02:31Qu'est-ce qu'être libre, Roland ?
02:33C'est plutôt l'Europe qui recule ou Wall Street
02:34qui s'affranchit des cours du pétrole et qui bat record sur record ?
02:37Alors déjà, si on voit un petit peu de recul,
02:39l'Europe est en hausse depuis le début de l'année.
02:41On est en hausse de 2% quand on regarde le stock 600.
02:46Et Wall Street aussi, maintenant.
02:47Voilà, Wall Street aussi, mais Wall Street est passée devant.
02:49Bien tenté, Roland.
02:50Elle est passée devant.
02:51Non, après, ce qui est intéressant aussi,
02:53c'est de regarder que les indices européens, quand même,
02:55globalement, sont plutôt sous pression.
02:59Et aux États-Unis, ce qui est intéressant,
03:00c'est qu'on a le S&P, on regarde tous le S&P 500,
03:02mais il y a le Nasdaq qui fait encore mieux.
03:03Et encore mieux, vous avez le Russell de 2000.
03:06Donc, on voit effectivement qu'il y a quand même
03:09des moteurs de croissance un peu plus forts aux États-Unis,
03:12une croissance qui est plus élevée.
03:13Et puis, j'ai envie de dire ça,
03:14si on revient un petit peu et on a tendance un petit peu à l'oublier,
03:18il y a le one big beautiful bill
03:21qui est passé, beaucoup de B,
03:24qui est passé aussi et qui devrait, effectivement,
03:28potentiellement aussi ses fruits.
03:29Donc, il y a l'IA qui a un poids plus important dans les indices américains
03:34et une croissance qui reste plus vigoureuse aux États-Unis
03:38et une dépendance, c'est-à-dire si on résonne en termes de risque,
03:42comme le souligné Alain,
03:44qui est quand même moins importante aux États-Unis qu'en Europe.
03:48Oui, on a moins de chaînes sur le marché américain
03:50que sur les marchés européens en ce moment.
03:52On a en plus le moteur de l'intelligence artificielle.
03:55Mais ce qui est frappant, c'est que nos marchés européens,
03:57nos indices reculent alors que la tech européenne,
03:59elle aussi, la tech européenne n'a pas à rougir face au Nasdaq
04:03ces dernières semaines.
04:04La tech européenne, encore aujourd'hui, cartonne,
04:06STM est en tête du CAC, plus 3,5,
04:08on commence à en prendre l'habitude quand même.
04:10Capgemini aussi qui poursuit son rebond, plus 2,4%,
04:12même d'assosystème, encore haut de 2,
04:13on a un rebond de la tech européenne
04:15et qu'il ne suffit pas à porter les indices.
04:17Alors, on est prisonnier du pétrole
04:18et on est prisonnier de la composition des indices.
04:21Et notre passé, en quelque sorte,
04:22notre passif vis-à-vis de la tech.
04:24Alors, il y a deux tech aussi,
04:26parce qu'on parle beaucoup, effectivement,
04:28des semi-conducteurs qui fonctionnent très bien.
04:30Il y a la partie logicielle
04:31et on a effectivement un poids lourd en Europe
04:33qui est SAP, mais pas que.
04:35Toute la partie logicielle
04:36qui est beaucoup plus sous pression.
04:38Et là, effectivement,
04:40il y a une pression via l'IA.
04:43C'est vrai aussi aux Etats-Unis,
04:44on voit effectivement des valeurs
04:46liées à la cybersécurité, par exemple,
04:48être sous pression de l'IA.
04:50Donc, attention, parce que c'est vrai
04:51que la tech, on ne pense que aux semi-conducteurs,
04:55mais il y a effectivement,
04:56à l'intérieur de la tech,
04:57à l'intérieur de la tech,
04:58il y a des dynamiques très, très brillantes.
05:00Oui, la cybersécurité,
05:01il y a encore un mois et demi,
05:02tout le monde disait,
05:03il y a un mois et demi.
05:04Incroyable, c'est l'avenir, plus que jamais.
05:06Et puis aujourd'hui,
05:07comme les logiciels,
05:08en fait, ce n'est pas les acteurs
05:09des logiciels de cybersécurité
05:10qui feront la cybersécurité,
05:12c'est l'IA qui fera le boulot à leur place.
05:13Donc, les choses bougent et tournent très vite.
05:16Le S&P sort de son meilleur mois
05:18depuis novembre 2020.
05:19En avril, le S&P a pris 10%
05:20son meilleur mois depuis novembre 2020.
05:23Est-ce que vous vous dites
05:24que le marché américain,
05:25donc on a expliqué cette surperformance,
05:27mais qu'une partie de ce marché
05:29sombre dans la folie, là, en quelque sorte,
05:31ou qu'on est au contraire très rationnel
05:32aux Etats-Unis, très opportuniste ?
05:34En fait, je crois qu'on est assez rationnel.
05:37Si vous regardez même les valorisations
05:39aujourd'hui de la tech au sens large du terme,
05:43on oublie le secteur logiciel
05:44qui est un peu un cas spécial.
05:48mais avec les annonces de résultats récentes,
05:51on est en fait sur des prix de valorisation
05:53qui ne sont pas excessifs.
05:55Après, il y avait eu un début de rotation
05:57au mois de mars.
05:57Vous vous rappelez, on avait des séances
05:58où le Nasdaq, d'ailleurs,
06:00ça faisait un peu plus que le mois de mars,
06:02ça faisait plusieurs semaines,
06:03qu'on avait une rotation au sein
06:04du marché américain
06:05avec des techs qui plafonnaient un petit peu.
06:07On l'a vu sur Nvidia
06:08qui a traîné pendant quelques semaines
06:09entre 170 et 185,
06:11quelque chose comme ça.
06:12Et puis, on avait d'autres secteurs
06:15qui commençaient à revenir.
06:16Et d'ailleurs, on l'a vu,
06:17c'est ce que disait Roland sur les small mids,
06:19qui, pendant ce temps-là,
06:21commençaient à performer.
06:22Et puis, en fait, depuis quelques semaines,
06:24on a ces segments-là
06:26qui continuent à gentiment performer
06:27parce que les résultats sont là.
06:28Et la tech qui a, en quelques semaines,
06:30rattrapé une large partie de son retard.
06:32Enfin, entre guillemets,
06:33si on pouvait dire que c'était un retard, quoi.
06:35Et bas de nouveaux records
06:36avec des valos inférieurs
06:37à ce qu'elles étaient il y a quelques mois.
06:38Oui, tout à fait.
06:40Donc, je pense qu'on en avait déjà parlé une fois,
06:42mais je me souviens,
06:43c'était un raisonnement que j'avais, moi, sur Tesla.
06:46On me disait, je ne comprends pas,
06:47Tesla, ça vaut cher, c'est incroyable.
06:50Pourquoi ça vaut ce prix-là, etc.
06:51Mais en fait, le raisonnement
06:53des investisseurs dans Tesla,
06:54je ne parle pas des pires investisseurs,
06:57mais les grands investisseurs,
06:58leur raisonnement était de dire,
07:00pourquoi, enfin, il raisonnait
07:03comme un investisseur en private equity.
07:05C'est-à-dire qu'il donnait le temps
07:08à la société, éventuellement,
07:10d'atteindre ses objectifs, quoi.
07:12Donc, peu importait le prix instantané,
07:15s'il se projetait à 10 ou 15 ans
07:17en disant, en fait, je crois à l'histoire,
07:20comme un investisseur de private equity
07:21qui regarde une équipe,
07:23qui regarde un business plan,
07:25qui est toujours un peu ambitieux,
07:26mais il se dit, s'il a 10, 15, 20, 30 boîtes comme ça,
07:29il se dit, dans le tas, il y en a quelques-unes
07:30qui vont sortir.
07:31Et en fait, c'est exactement ce qu'on a
07:32aujourd'hui sur la tech.
07:33C'est-à-dire que, en fait, les gens se disent,
07:35pourquoi je vendrais aujourd'hui à ce prix-là
07:37si jamais j'ai dans mon panier de valeurs tech
07:40une ou deux NVIDIA qui traînent
07:42et qui, dans 10 ans, vont être le leader
07:43de ce segment.
07:44Alors, je prends les 10 valeurs du segment
07:46et puis j'espère que j'aurai
07:49une ou deux qui vont sortir de cette manière-là.
07:50Et ça, ça défie la rationalité instantanée.
07:54C'est-à-dire qu'en fait, ça peut valoir
07:56100 fois les résultats.
07:57Vous allez avoir les résultats de Palantir ce soir.
08:00S'ils sont décevants, ce que j'imagine assez peu,
08:02mais enfin, pourquoi pas ?
08:03C'est toujours arrivé.
08:05Les investisseurs long terme,
08:06ils se disent, moi, je crois à l'histoire Palantir
08:08et ce n'est pas très grave que ça vaille
08:10150 fois les résultats aujourd'hui
08:12si, dans 10 ans,
08:14ils sont effectivement la boîte
08:17qui gère de manière intelligente
08:20l'IA appliquée à la défense,
08:22appliquée à la surveillance,
08:24appliquée à la sécurité.
08:24On leur donne le temps.
08:25On leur donne le temps.
08:26Comme la Chine donne du temps à ses géants.
08:28C'est terrible.
08:29Parce que quand vous êtes là avec un portefeuille,
08:31après, on se retrouve avec une problématique
08:33qui est...
08:33Ça devient dissymétrique pour beaucoup d'investisseurs.
08:36C'est-à-dire que quand vous êtes
08:36un investisseur diversifié,
08:38vous avez des segments comme les semi-conducteurs
08:40qui ont fait une montée en ligne droite.
08:42Ça devient dissymétrique
08:43d'avoir ces valeurs-là aujourd'hui.
08:44Donc, en allocation,
08:46ce n'est pas évident.
08:46Vous voyez ce que je veux dire ?
08:47C'est intéressant ce que vous dites
08:47parce que la façon dont le marché
08:48traite la tech sur les actions,
08:51c'est un traitement...
08:53C'est comme si c'était du private equity.
08:54C'est-à-dire qu'on leur donne tellement de temps.
08:55La bourse est un peu au jour le jour.
08:57Sur la tech, il y a une véritable exception.
08:59C'est un peu un îlot, en fait,
09:00sur le marché d'action.
09:01On leur donne autant de temps
09:02que le fait le marché du private equity
09:04vis-à-vis des actions.
09:05Je ne peux pas monopoliser.
09:05Mais en plus,
09:06ils ont gagné déjà tellement d'argent
09:08en faisant cette stratégie-là depuis 10 ans
09:10que ce n'est pas très grave
09:12même s'il y avait un retrassement de marché
09:14de 30 à 40 %.
09:15Ils seraient encore tellement gagnants
09:16que ce n'est pas très grave.
09:17C'est vraiment un raisonnement de...
09:19Mais je vois dans vos propos
09:19presque une autre au private equity aussi.
09:21Pardon, mais donner le temps au temps,
09:22c'est très sage comme comportement.
09:23C'est ce que vous dites.
09:24Fait le private equity, en l'occurrence.
09:26Oui, il faut avoir du temps.
09:27Il faut avoir des équipes qui sélectionnent.
09:29Il ne faut pas être en train
09:31de regarder les valos au quotidien.
09:33Waouh, intéressant.
09:34On traite la tech comme on le fait
09:35quand on est acteur du private equity
09:37vis-à-vis des sociétés
09:38qu'on peut avoir en portefeuille.
09:39On leur offre du temps
09:40et avec le temps,
09:41on peut forger de véritables paris,
09:43parfois particulièrement audacieux
09:46quand on investit en bourse
09:47comme un trader au jour le jour.
09:50Mais si on regarde à plus long terme,
09:51à 10-15 ans,
09:52finalement, c'est rationnel.
09:54Roland.
09:55Alors, les résultats ne sont pas mauvais non plus.
09:57Il faut reconnaître quand même
09:58que ça vient de nourrir aussi
10:03pour la plupart des investisseurs
10:06leur pari et leur positionnement.
10:08Et ce que je disais sur les logiciels,
10:09c'est intéressant parce que
10:10par rapport à ce que disait Alain,
10:12sur les valeurs,
10:14globalement, logiciels, médias, etc.
10:15Toutes ces valeurs qui sont...
10:17On a peur qu'on ait de la disruption,
10:20qu'on a des craintes.
10:22On voit aujourd'hui le contraire.
10:23C'est-à-dire qu'on a l'impression aujourd'hui
10:24que les investisseurs veulent rester à l'écart.
10:27Et on a beau avoir des entreprises
10:28qui viennent avec des bons résultats,
10:30qui disent, regardez,
10:30on s'adapte à l'IA, nous aussi.
10:33On va en profiter aussi.
10:34On va savoir tirer nos dépingles du jeu.
10:37Et même si les résultats sont bons,
10:39on leur répond,
10:40les investisseurs ont tendance à leur dire,
10:41oui, mais dans 10 ans.
10:42Mais dans 10 ans.
10:43Même dans 5 ans, vous serez où ?
10:45Et c'est très compliqué, finalement,
10:46parce que, du coup,
10:47on ne peut pas s'argumenter sur des chiffres,
10:50sur les chiffres qui sont publiés,
10:51et ces entreprises-là ont du mal.
10:53Donc, ce qui est vrai sur, on va dire,
10:55le côté positif de l'IA,
10:57où les investisseurs se positionnent pour acheter,
11:00il y a aussi, à l'inverse,
11:02et c'est ce qu'on voit dans les valorisations, etc.,
11:05des investisseurs qui restent à l'écart,
11:06en se donnant du temps aussi,
11:08en se disant, finalement,
11:09vous allez être mangés par l'intelligence artificielle.
11:11Mais c'est, en fait,
11:13alors, c'est exactement ça.
11:14C'est-à-dire, c'est le contre-exemple que j'allais donner,
11:15c'est-à-dire qu'à contrario,
11:17donc, vous avez des investisseurs de private equity
11:20qui ont investi, là, massivement dans les logiciels,
11:22qui ont continué d'investir dans les logiciels,
11:23puis il y a ce problème de disruption qui arrive.
11:25Donc, ça, c'est quand même un énorme problème.
11:28Parce qu'ils ne peuvent pas être aussi réactifs
11:29qu'un investisseur action.
11:30Ah ben non, c'est même impossible.
11:31Vous ne pouvez pas sortir.
11:32Vous ne pouvez pas aller voir votre boîte de logiciels
11:34dans laquelle vous avez mis 200 millions,
11:35en disant, tiens, au fait, rendez-moi,
11:36il y a un risque de disruption en 10 ans.
11:38Ce n'est juste pas possible.
11:39Mais ce qui est intéressant,
11:40c'est que ça donne une valeur à l'analyse
11:44et vraiment à l'investissement en entreprise
11:48qui est, je trouve, extrêmement important.
11:51C'est-à-dire que là,
11:52ça défie les problématiques de compte du quotidien
11:54où ça bouge de 2%,
11:56on fait des arbitrages sans arrêt, etc.
11:58Très bien, il y en a qui font ça.
12:00Le day trading et les high frequency traders
12:03n'ont jamais gagné autant d'argent qu'en ce moment.
12:04C'est une année incroyable en ce moment.
12:07Mais vous laissez ça de côté,
12:08l'analyse reprend énormément de valeur.
12:11Et ça, je crois que c'est une leçon
12:13de ce qui se passe en ce moment.
12:14C'est le retour de l'analyse aussi.
12:15Là, au jeu de la tech, il y a quelque chose de ça.
12:16Parce qu'en fait, le reste est tellement arbitré
12:19qu'il faut essayer de se projeter par rapport au...
12:21Oui, enfin, l'analyse, par exemple,
12:22des gigas investissements,
12:24les infrastructures dans les data centers,
12:25l'analyse poussait plutôt à la vente sur la tech
12:28et poussait à s'inquiéter
12:29de l'ampleur de ces investissements,
12:30des montants annoncés.
12:31Ça, c'était il y a six mois.
12:32Et puis là, les différents géants de la tech
12:34ont encore relevé leurs prévisions d'investissement.
12:37On va atteindre les 725 milliards de dollars
12:39d'investissement dans les infrastructures.
12:41725, donc les investissements encore relevés
12:43à l'occasion des publications la semaine dernière.
12:45Ça n'a pas empêché le Nasdaq d'encore progresser.
12:47C'est-à-dire qu'il y a six mois,
12:48ces investissements faisaient peur,
12:48puis maintenant, ça fait plus peur.
12:49L'analyse, elle change d'avis quand même
12:50de temps en temps, manifestement.
12:51C'est normal.
12:52Mais moi, je regarde les gros fonds de pension,
12:54je ne les ai pas entendus annoncer
12:55qu'ils vendaient Google, Microsoft et autres.
12:58Parce que les publications ont prouvé
13:00qu'ils délivraient, qu'ils ont les moyens
13:01d'augmenter leurs dépenses d'investissement.
13:03C'est ça qu'on est en train de voir
13:04dans le marché en ce moment, Roland,
13:05et qui explique l'accueil plutôt favorable,
13:06même si Meta a souffert la semaine dernière.
13:09Et parmi les thématiques qui fonctionnent le mieux,
13:11c'est les valeurs au niveau global,
13:12c'est les valeurs liées au data center.
13:14Celles qui construisent ces data centers,
13:15celles qui ont bénéficié
13:18de ces centaines de milliards, au final.
13:21Parce qu'on parle beaucoup de celles
13:22qui vont dépenser, mais évidemment,
13:24il y a celles aussi qui vont bénéficier,
13:26et qui vont être de l'investissement
13:28de ces gros mastodontes américains.
13:32Et l'énergie, bien sûr, tout ce qui va avec, bien évidemment.
13:35Pendant ce temps, Berkshire Hathaway,
13:37au contraire, veut amplifier ses réserves de cash.
13:41D'ailleurs, on a des montagnes de liquidités
13:42à un niveau jamais vu.
13:44397 milliards de dollars de cash
13:46désormais chez Berkshire Hathaway.
13:48Au premier trimestre,
13:49ils ont encore été vendeurs nets d'actions.
13:51Pour le 14e trimestre d'affilée.
13:53Ils sont vraiment très, très prudents face à l'aussi des marchés,
13:56surtout Wall Street.
13:56Ils sont très exposés à Wall Street,
13:59mais pas que chez Berkshire.
14:01Cette prudence,
14:02vous l'interprétez comment, l'un et l'autre ?
14:03Pour le coup, Berkshire passe à côté de l'histoire.
14:06Qui a raison ?
14:06C'est le marché ou ça peut être Berkshire Hathaway,
14:08là, aujourd'hui ?
14:12Est-ce qu'on peut dire que depuis un an et demi,
14:13Berkshire, qui historiquement a fait ses preuves,
14:15depuis un an et demi, se plante, là, ça y est.
14:16Et encore une fois, au premier trimestre,
14:18en vendant encore des actions
14:18alors que Wall Street progresse.
14:21C'est un véritable investisseur
14:23et qui a un objectif extrêmement long terme
14:27et il est organisé pour ça.
14:30Si vous voulez avoir un investissement
14:32qui traque le S&P,
14:34moi, je crois que la meilleure solution à faire,
14:35c'est un ETF.
14:36Il y a des ETF à 3 BP de frais.
14:38Vous prenez un ETF à 3 BP de frais
14:40et là, vous allez vraiment parfaitement coller au S&P
14:43et sans débat aucun.
14:45Donc, si l'objectif, c'est ça,
14:48effectivement, il ne faut pas avoir du Berkshire Hathaway
14:50parce qu'il y a des moments où il est extrêmement décalé.
14:52Mais je me souviens d'époque,
14:54c'était l'époque de la Société Générale,
14:56on avait un ancien gérant
14:58qui s'était fait bien chambrer
14:59dans les fins des années 90
15:01parce qu'il était en cash
15:03et c'était un peu comme Berkshire Hathaway
15:04à ce moment-là.
15:05Il était également beaucoup en cash
15:06à partir de 1997.
15:09Il a regardé passer le marché
15:10et tout le monde disait
15:11« Ah oui, mais lui, c'est un pauvre vieux gérant,
15:13il ne comprend plus rien au marché,
15:14le pauvre, il est largué. »
15:16Il faisait presque de la peine,
15:17on avait presque envie
15:17de lui donner une petite claque
15:18sur le dos en train de dire
15:20« Ah, mon pauvre vieux, je te comprends. »
15:21Et puis, voilà,
15:22c'est des gens qui ont un autre...
15:24Alors, ce n'est plus Warren Buffett
15:25qui est aux manettes,
15:26mais enfin, il continue de conseiller
15:27d'être assez actif.
15:28Oui, c'est la même logique d'investissement.
15:30Donc, voilà, moi,
15:32je pense que c'est un type d'investisseur.
15:34Vous regardez sur ses actifs,
15:36il a des investissements très lourds
15:38dans l'assurance,
15:39dans le transport,
15:41dans Apple,
15:41malgré tout, il y en a encore.
15:42Voilà, donc, c'est un investissement
15:44très long,
15:46pratiquement comme un père de famille.
15:48Oui, mais vous disiez,
15:49on parlait ensemble,
15:50il y a 10 minutes,
15:51vous disiez,
15:51quand on a du temps devant soi,
15:52quand on investit à 10-15 ans,
15:53on n'a pas peur
15:54des valorisations actuelles
15:55et au contraire,
15:55on continue d'acheter.
15:56Je pense qu'ils...
15:57Chez Vachayeur,
15:58ils sont l'inverse, ils vendent.
15:58Ils sont avec un autre raisonnement
16:00qui, dans le temps,
16:01a porté ses fruits.
16:03Et il y avait déjà
16:03des private equityurs
16:04qui se sont fait découper
16:06en rondelles
16:06au moment de l'explosion
16:08de la bulle,
16:09mais qui avaient trois lignes,
16:10Amazon, Google et Facebook.
16:14Qui a raison ?
16:14Le marché ou Berkshire ?
16:15Généralement,
16:16c'est toujours le marché.
16:17Berkshire a souvent épousé le marché.
16:18Là, Berkshire,
16:19ça fait 14 trimestres d'affilée
16:20qu'ils vont contre le marché.
16:21Donc, et encore au premier trimestre,
16:23ils ont été vendeurs net d'actions,
16:24figurez-vous.
16:25Leur montagne de cash
16:26atteigne des records.
16:26On continue d'en parler ensemble.
16:28Roland, on va parler des publications
16:29aussi dans un instant.
16:30Puis, quand même,
16:32GameStop qui...
16:32GameStop compte concurrencer Amazon,
16:34désormais.
16:35Ce sera à suivre dans un instant.
16:36Le CAC.
16:37Vous rigolez pour...
16:39Non, bah aussi,
16:40ni le CAC.
16:41On est à un quart d'heure
16:41de la clôture en ce moment.
16:42Dans cette dernière ligne droite,
16:43Tessilor Luxottica et Lanterneau Rouge,
16:45moins 4.
16:45On a le secteur bancaire aussi
16:46qui, après ses publications
16:47la semaine dernière,
16:48avait déjà souffert.
16:49Ça continue,
16:49moins 4 encore,
16:50Société Générale en ce moment donc.
16:52Crédit Agricole,
16:52BNP aussi souffre
16:53avec peut-être 2,
16:54voire 3 hausses de taux
16:55cette année de la BCE.
16:56C'est le pari croissant
16:57au cœur des marchés.
16:58Et Antoine,
16:58vous nous disiez,
16:59les taux obligataires
17:00restent très, très tendus.
17:01Dix ans allemand,
17:03100,
17:03encore au-delà des 3%,
17:043,08 au disant français
17:05à 3,74.
17:07Et puis,
17:07on souffre des cours du pétrole
17:08donc qui remontent aujourd'hui.
17:09Le Brent à 113 dollars.
17:11113 dollars le baril de Brent.
17:14Roland Caloyant
17:15et Alain Pitou sont avec nous.
17:17Oui,
17:17GameStop va peut-être
17:18devenir un grand garçon.
17:20Ou un grand de la bourse
17:21en tout cas.
17:22GameStop compte
17:22racheter eBay
17:23pour 55 milliards de dollars.
17:2655 milliards
17:27en voulant faire d'eBay
17:27du coup un vrai rival,
17:28un rival sérieux à Amazon.
17:30Est-ce que GameStop
17:31peut réussir son coup ?
17:32Comment vous regardez
17:33cette opération ?
17:33Et puis Antoine,
17:33vous réagirez aussi
17:34parce que vous êtes chaud
17:35sur le truc.
17:36Alors,
17:36Amazon,
17:37ce n'est pas qu'un distributeur
17:39aujourd'hui.
17:40Il y a tout un business
17:42sur le cloud,
17:44le data center,
17:45les voitures autonomes.
17:46Enfin,
17:46je veux dire,
17:47ils sont partout.
17:47Même l'espace,
17:48les satellites.
17:49Donc,
17:50effectivement,
17:51sur cette partie,
17:52la partie GameStop,
17:54eBay,
17:54ce serait beaucoup plus
17:55sur la distribution.
17:57Donc,
17:57là-dessus,
17:57est-ce qu'ils peuvent
17:59être un concurrent sérieux ?
18:01Pourquoi pas ?
18:01Mais voilà,
18:02ce serait
18:03qu'une partie
18:04du business
18:04d'Amazon.
18:06Ce qui est assez
18:08ironique,
18:08c'est de savoir
18:10GameStop,
18:10d'où vient cette histoire.
18:12C'était une valeur
18:14sur laquelle il y avait
18:15beaucoup de spéculation
18:16à quelques années
18:17et du short selling,
18:20comme on dit.
18:21Donc,
18:21c'est vrai que
18:22c'est assez impressionnant
18:23de voir effectivement
18:23où Amel a sauté aujourd'hui.
18:24Ils essaient de trouver
18:25une façon
18:25de s'ancrer
18:27dans le paysage.
18:28Est-ce qu'ils rachèteront
18:28Amazon ?
18:29Est-ce qu'ils y parviendront
18:30et en feront
18:30un concurrent direct
18:31d'Ebay ?
18:32oulala.
18:33Et qui sait ?
18:34Il faut parier
18:34sur le temps long,
18:35messieurs.
18:35C'est le temps long.
18:37On voit que,
18:37du côté des investisseurs
18:39et des marchés,
18:39Antoine,
18:39on n'y croit pas trop
18:40à la success story,
18:41au succès de cette histoire,
18:43donc GameStop
18:43qui viendrait concurrencer
18:44Amazon.
18:45Non,
18:47on n'y croit pas.
18:48Je veux dire,
18:48la prime proposée...
18:54GameStop
18:57GameStop,
18:57c'était une même stock
18:58il y a un an et demi,
18:59c'est-à-dire que c'était
19:00une société
19:00qui était un foutu
19:01de savoir
19:01si d'une semaine
19:02sur l'autre,
19:03elle n'allait pas changer
19:03son business model
19:04de vendre des jeux vidéo
19:05à faire de la trésorerie
19:07bitcoin.
19:08C'était une société
19:09qui était un petit peu
19:10la risée de tout Wall Street
19:11qui s'en servait
19:12comme instrument spéculatif
19:13de malade.
19:14Elle a été redressée,
19:15c'est tout à son honneur,
19:16par un PDG
19:16qui sert tous les manches
19:18et qui, là,
19:19a priori,
19:20cherche quand même
19:21à créer
19:21une forme de super LBO
19:24avec une boîte
19:25qui a toujours été
19:26dans le ventre mou
19:27de la tech américaine
19:28parce qu'elle ne cherche pas
19:29l'hypercroissance,
19:30c'est vraiment
19:30une clientèle captive,
19:31eBay,
19:32c'est vieux comme Merobe,
19:33c'est les collectionneurs,
19:34c'est pas une boîte
19:35qui est censée...
19:36C'est vieux comme Merobe.
19:37Merobe ou comme Erode.
19:40Ah oui, comme Erode.
19:41Voilà,
19:42et tout ça ressemble
19:43en plus à une action
19:44d'un actionnaire activiste
19:45doublé d'un méga LBO
19:50avec la moitié
19:51de l'offre
19:52qui est libellée
19:52en action GameStop
19:53donc encore une fois
19:54qui valait un cent
19:56il y a un an et demi
19:58et le tout monté
19:59avec le concours
20:00d'une banque
20:01que j'ai regardée
20:02c'est une banque
20:02en ligne canadienne
20:04que personne ne connaît
20:05en gros.
20:05Enfin, c'est pas plus mal
20:06qu'une autre.
20:07Sauf les Canadiens
20:08peut-être qu'ils connaissent.
20:09Peut-être, oui,
20:10c'est leur Boursorama,
20:11eux, si vous voulez.
20:12Donc, bon,
20:14je ne sais pas.
20:14Moi, j'y vois quand même
20:15un énorme...
20:15Pour saluer, c'est le Boursorama
20:16qui nous a compté Roland.
20:18Pour Société Générale.
20:19Juste, moi, je pense
20:20que ce qui est intéressant
20:21dans cette histoire,
20:22c'est le retour
20:24des bonnes vieilles OPA
20:25agressives.
20:26On se met au milieu
20:27de la rue,
20:27on sort le flingue
20:28et on essaie
20:30de débaucher
20:30des administrateurs,
20:32des actionnaires
20:32pour que ça se fasse.
20:35Donc, si c'est ça,
20:37alors, je pense effectivement
20:39et la réaction du marché
20:40est un peu décevante.
20:40Je pense que
20:41ceux qui ont initié
20:42l'opération
20:42doivent être un peu déçus
20:43de ce qui se passe.
20:45Parce que, quand même,
20:47GameStop avait racheté,
20:48je crois, 5%
20:48de capital de eBay.
20:49Donc, je pense
20:50qu'ils devaient aussi
20:50avoir l'idée
20:51de faire en plus
20:52un petit coût boursier
20:53sur ces 5%.
20:54Le coût n'est pas
20:55très important
20:55dans la mesure
20:56où, en plus,
20:57parallèlement,
20:58le cours de GameStop
20:59a baissé de 8-7%.
21:00Donc, ce n'est pas terrible.
21:02Mais l'idée
21:03que rien n'est impossible
21:06si on est bien financé,
21:08donc là, GameStop
21:08n'est pas suffisamment financé
21:10pour arriver à faire ça.
21:12Mais pourquoi
21:12il n'arriverait peut-être
21:13peut-être pas
21:14dans quelques semaines,
21:15je n'en sais rien.
21:17mais ça doit vous donner
21:18d'autres idées.
21:18C'est-à-dire qu'en fait,
21:19il y a des fusions
21:20qui sont peut-être
21:22en réflexion,
21:22on essaie de discuter
21:23mais on n'y arrive pas.
21:24Ça grenouille pas mal
21:25à Wall Street.
21:25Peut-être que les gens
21:26vont se dire,
21:26écoutez,
21:27si vous ne voulez pas,
21:27on met le flingue
21:28sur la table
21:28et puis on va essayer
21:29de discuter
21:31avec des arguments.
21:31Le marché n'y croit pas trop.
21:32Donc, vous le disiez,
21:33Antoine,
21:33eBay gagne à peine 5-6%
21:35quand la prime,
21:35elle est de 20-25%.
21:36Donc, marché paye pas.
21:38L'opération, en l'occurrence.
21:39Wall Street,
21:46plutôt constructif
21:47sur les actions européennes
21:47même si elles souffrent
21:48là depuis un peu plus
21:49d'un mois,
21:50depuis le début du mois d'avril
21:51par rapport à Wall Street,
21:52Roland.
21:52Les publications vous convainquent
21:54qu'il y a encore malgré tout
21:55du potentiel ici en Europe ?
21:56Alors, nous,
21:58on a tous les objectifs
21:59légèrement baissiers
22:00sur les niveaux actuels.
22:01Donc, on n'est pas forcément
22:06très positifs
22:06au niveau de l'indice.
22:08C'est plutôt une vision
22:12après, secteuriel
22:12où on voit effectivement
22:14plus d'opportunités
22:14ou thématiques.
22:16Mais, juste,
22:17une des raisons
22:17pour lesquelles
22:18on va être un peu plus prudent
22:19sur la deuxième partie
22:20de l'année,
22:21c'est justement les résultats.
22:23Alors, juste pour avoir en tête,
22:24on a commencé l'année
22:25avec des attentes de croissance
22:26des bénéfices par action
22:27de 10% cette année.
22:28On est à 13%.
22:29Et en fait,
22:29ce qui explique cette hausse
22:30pour 2026,
22:32c'est qu'on n'a pas trop révisé,
22:34les années,
22:34ils n'ont pas trop révisé
22:35les autres secteurs,
22:36mais ils ont évidemment
22:36révisé tout de suite
22:38le secteur pétrole
22:40avec la hausse du pétrole.
22:41C'est plus facile,
22:42j'ai envie de dire,
22:43à réviser.
22:44Et ce qui est intéressant,
22:45c'est qu'on est sur
22:49des attentes de premier trimestre
22:50qui sont relativement faibles.
22:52Donc, la barre n'est pas très haute.
22:53Et pour l'instant,
22:54on a eu à peu près 40%
22:55des sociétés qui ont publié.
22:57On a plutôt une bonne saison
22:58de résultats.
22:59Donc, la barre n'était pas très haute.
23:00En revanche,
23:01ça monte,
23:02ça monte,
23:03ça monte.
23:04T2,
23:04T3,
23:05T4.
23:06Les attentes sont beaucoup plus élevées
23:07dans les trimestres à venir.
23:09Et trop.
23:09Et là,
23:10ça va être plus compliqué.
23:11Parce que là,
23:12je pense qu'au T2
23:13et au T3,
23:13on va commencer vraiment
23:14à voir aussi
23:15les impacts
23:17de la guerre.
23:19Que ça soit sur le coût énergétique
23:21et peut-être même potentiellement
23:22sur,
23:24on verra,
23:24les chaînes d'approvisionnement,
23:25etc.
23:26Donc,
23:26ça se fera plus ressentir.
23:28Et donc,
23:28voilà.
23:29Moi,
23:29c'est pour ça qu'effectivement,
23:30on est plutôt prudent,
23:32j'ai envie de dire,
23:32sur la deuxième partie de l'année.
23:34Mais là,
23:34sur la saison des résultats,
23:35on avait noté que la barre
23:36n'était pas très compliquée,
23:37enfin,
23:37n'était pas très haute.
23:38Et donc,
23:39voilà,
23:39plutôt à l'aise.
23:40Mais voilà,
23:41l'Europe quand même
23:41beaucoup plus exposée
23:42que les Etats-Unis
23:43à ce qui se passe
23:43dans le détroit d'Hormuz.
23:44C'est Exxon,
23:45l'américain Exxon,
23:46qui dit que même si le détroit
23:48rouvrait aujourd'hui,
23:48il faudrait sans doute
23:49deux mois,
23:50deux mois pour un retour
23:51à la normale des flux.
23:52Ça prendra du temps.
23:53Oui,
23:53mais le marché,
23:54ils sont fous.
23:54Je veux dire,
23:55si ça se débloque,
23:56le marché,
23:57il jouera que c'est débloqué.
23:58Et puis voilà,
23:58quoi.
23:59Non,
23:59je pense que moi,
24:00alors c'est un risque récent,
24:02c'est de jeudi,
24:03c'est le Yen.
24:06Les interventions
24:06de la Banque Centrale
24:07japonaise,
24:08ils n'en parlent pas,
24:10ils ne disent trop rien,
24:11ils ne communiquent pas vraiment
24:12sur les montants dépensés.
24:14On est déjà quand même
24:15apparemment à une quarantaine
24:16de milliards vendredi.
24:18En soutien aux Yen
24:18pour redresser les Yen.
24:19Pour redresser les Yen
24:20qui commencent à les pénaliser
24:21quand même,
24:21sur plein de sujets quand même.
24:23Ça importe de l'inflation,
24:24etc.
24:25Donc,
24:25ce n'est pas terrible.
24:27Et ça,
24:27ça peut impacter
24:28les autres marchés.
24:28Ça peut impacter
24:29les autres marchés
24:29parce qu'en fait,
24:31déjà,
24:31le cirque sur les devises
24:32ce n'est jamais très bon.
24:34On a le dollar
24:37qui a monté,
24:38l'euro qui a baissé
24:39par rapport au dollar.
24:40On a le franc suisse
24:41qui a fortement monté
24:42dans la séance
24:43de jeudi à vendredi.
24:44Donc,
24:45on a quand même
24:45un peu de bruit avec ça.
24:46Et puis,
24:47il faut toujours se rappeler
24:48de ce qui s'était passé
24:49en 2024.
24:51Alors,
24:51je ne pense pas
24:52que ça soit de la même ampleur,
24:53mais il pourrait y avoir
24:53un débouclage
24:54de ce qu'on appelle
24:55le carretrade,
24:56c'est-à-dire que des gens
24:56qui s'étaient endettés
24:57en Yen
24:59pour aller placer ailleurs,
25:00on évoque des montants
25:01de l'ordre de 2 000 milliards.
25:02Bon,
25:03si jamais ces investisseurs
25:05doivent déboucler
25:05ces positions,
25:06c'est 2 000 milliards d'actifs
25:08qui doivent bouger
25:09pour couper un peu de risques.
25:11Donc,
25:12dans l'ambiance actuelle,
25:13ce n'est quand même pas terrible
25:13de rajouter cette volatilité
25:16dont on n'avait pas vraiment besoin
25:17parce qu'on a quand même
25:18cette problématique
25:19en Iran
25:21qui n'est pas résolue quand même.
25:24Les Émirats arabes unis
25:25d'ailleurs indiquent
25:26qu'ils ont activé
25:26leur système de défense
25:28antiaérienne
25:28en raison d'une menace
25:30de missiles.
25:31Et donc,
25:31on a une petite réaccélération
25:33baissière.
25:33En cette fin de journée,
25:34à quelques minutes de la clôture,
25:35le CAC perd à nouveau
25:36près de 2 %.
25:37On repasse sous les 8 000.
25:38Voilà,
25:38moins 1,7 %.
25:40Sous les 8 000,
25:41le CAC a 7 980 points.
25:42Wall Street aussi
25:43a basculé dans le rouge.
25:44Le S&P perd en ce moment 0,3.
25:45Le pétrole qui monte,
25:46décidément,
25:47113 dollars
25:47pour le baril de Brent.
25:48On n'est pas encore du tout
25:49au bout de cette affaire
25:51et de cette histoire.
25:52Et puis alors,
25:52au feu militaire,
25:54s'ajoute le feu commercial
25:55puisque Donald Trump
25:56en remet une couche
25:56sur les droits de douane.
25:57À nouveau,
25:58il menace l'Europe,
25:59les constructeurs automobiles
26:00européens de 15 à 25 %
26:01de droits de douane.
26:02Alors c'est une façon
26:02de se venger
26:03de Friedrich Merz,
26:04le chancelier allemand
26:05qui a eu des propos très critiques
26:06sur la guerre en Iran.
26:07Et donc,
26:08Donald Trump a trouvé
26:08un prétexte pour pourquoi pas,
26:10ça reste au stade
26:10d'une menace aujourd'hui,
26:11relever les droits de douane
26:12sur nos constructeurs automobiles.
26:13Alors ils sont en baisse,
26:14mais de 2,5 %
26:16les constructeurs en bourse.
26:17Ce n'est pas une très forte baisse, Roland.
26:19Non, mais ce n'est pas surprenant.
26:21C'est un peu une obsession,
26:22j'ai envie de dire.
26:25je vais faire référence
26:27à un magazine des années 90,
26:29une interview de Trump
26:30dans le magazine Playboy.
26:32Il n'était pas un politique à l'époque.
26:34Il n'était pas Playboy non plus.
26:36Et il a pris la question,
26:38il y a une interview,
26:40il a pris la question
26:42qu'est-ce que vous feriez
26:42si vous étiez président
26:43aux Etats-Unis demain ?
26:44Et à l'époque,
26:45on parle des années 90,
26:46il dit je mettrai des taxes
26:48sur toutes les Mercedes-Benz
26:50de ce pays
26:52et tous les produits venant du Japon.
26:53Vous remplacez Japon par Chine aujourd'hui
26:55et vous avez exactement sa politique.
26:58Ça, c'est en 1990.
27:00Donc vous voyez,
27:00on est 35, 36 ans après.
27:03Donc voilà,
27:04ce n'est pas surprenant.
27:05Il avait déjà essayé de taper
27:07durant son premier mandat
27:08sur l'automobile.
27:09C'était un point déjà
27:09de tension entre l'Europe
27:11et les Etats-Unis.
27:12Et donc voilà,
27:12on n'est pas forcément très surpris.
27:14Oui, oui.
27:15Reprochant Donald Trump à l'Europe
27:16de ne pas aller assez vite
27:17dans la mise en application
27:18des accords
27:18qui avaient été passés
27:19il y a quelques mois.
27:19Mais l'Europe est lente, c'est vrai.
27:20Alors du coup,
27:21de son point de vue,
27:21c'est peut-être un simple prétexte,
27:22mais de son point de vue,
27:23ça va trop lentement.
27:23Il ne respecte pas
27:24les accords européens.
27:25Alors en fait,
27:25ce n'est pas seulement ça.
27:26C'est que les Européens,
27:27ils ont écouté ce que disait
27:29la Cour suprême.
27:29C'est-à-dire qu'en fait,
27:30les droits de douane
27:31sont pratiquement interdits.
27:33Donc ils demandent
27:34des éclaircissements
27:35avant de signer l'accord.
27:38Mais en fait,
27:38on va lui offrir
27:39une petite pendulette
27:41en bronze ou en or.
27:43Est-ce qu'il peut mettre
27:43des droits de douane
27:44sur la Cour suprême ?
27:45C'est elle le problème en fait.
27:46Oh, je suis.
27:46Ah, il doit être bien invité
27:48avec ça.
27:48Oui.
27:49On fait beaucoup le numéro
27:49dont tu parles.
27:50C'est très beau.
27:51Oui.
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