- il y a 19 heures
Ce vendredi 24 avril, Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments, et Alexandre Attal, directeur de la gestion chez Russell Investments France, se sont penchés sur l'abandon des poursuites contre Jerome Powell, ancien patron de la FED, le Nasdaq qui connaît son nouveau sommet historique, la politique monétaire à venir de la BCE, ainsi que l'impact économique de la guerre en Iran, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Vincent Chéniot, le directeur de la recherche de Generali Investments.
00:08Bonsoir Vincent.
00:09Bonsoir.
00:10Ravis de vous retrouver.
00:10Alexandre Attal, bonsoir Alexandre.
00:12Bonsoir.
00:12Bienvenue également au directeur de la gestion de Russell Investments France.
00:15On va parler ensemble de cet incroyable rebond de la tech américaine,
00:18des publications bien sûr de la situation, du pétrole qui rebaisse,
00:21mais d'abord l'actualité de cette fin de journée, de cette fin de semaine est monétaire haute.
00:26Il y a du nouveau aux Etats-Unis et on y voit peut-être aujourd'hui un peu plus clair
00:29sur le calendrier, le calendrier de passation de pouvoir entre Jérôme Powell et son successeur.
00:34Oui, il ne devrait plus y avoir d'obstacles puisque l'enquête judiciaire contre Jérôme Powell est abandonnée.
00:41C'est une annonce de la procureure de Washington,
00:44donc le département de la justice américain,
00:47qui abandonne ses poursuites contre le président de la réserve fédérale.
00:50Vous savez, ses poursuites pour des dépenses somptuaires sur la rénovation du bâtiment de la réserve fédérale.
00:55Ça avait évidemment été lancé par Donald Trump.
00:58Il y aura un abandon de la justice, sachant que des sénateurs,
01:01tant qu'il y avait cette enquête en cours,
01:03ne voulaient pas voter pour la confirmation de Kevin Walsh.
01:07Donc sans cette affaire, il serait libre, en tout cas la voie serait libre,
01:11pour la confirmation de Kevin Walsh dans les semaines à venir.
01:14Voilà, donc plus de poursuites judiciaires contre Jérôme Powell.
01:17Ces poursuites judiciaires un peu abracadabrancades,
01:19quand même, qui s'inscrivaient dans le cadre d'une perte d'indépendance de la fait,
01:23les acrimonies quand même de Donald Trump vis-à-vis de Jérôme Powell,
01:25qui se sont concrétisées, cristallisées dans cette poursuite judiciaire,
01:28elles sont abandonnées, ça y est.
01:31Ça veut dire que Kevin Walsh sera bien le nouveau président de la FED le 15 mai prochain ?
01:35A priori, oui.
01:37Je le pense en effet, je pense que ça ouvre la voie à sa nomination.
01:41Alors après, le président Trump avait dit que le DOJ ne laisserait pas tomber l'affaire.
01:47Là, on a un démenti aujourd'hui.
01:50Le président Trump dit qu'il y aurait éventuellement d'autres moyens pour poursuivre Jérôme Powell.
01:56Ah bon ?
01:57Je pense qu'en réalité, le fait que le DOJ les laisse tomber,
02:02effectivement, ouvre la voie à la nomination de Kevin Walsh.
02:06Alors après, il a témoigné devant le Sénat aujourd'hui.
02:09Oui, cette semaine, pardon, on n'a pas eu des indications majeures sur ce qui se passerait lors de son
02:16arrivée.
02:17D'ici là, on a des échéances importantes, notamment la semaine prochaine avec le meeting de la FED.
02:23Et on aura déjà une idée de la façon dont il se positionne dans cet environnement économique quand même chamboulé,
02:30avec une économie qui résiste bien.
02:31On aura également la semaine prochaine le PIB pour le premier trimestre.
02:34Ah tiens, c'est important.
02:36Et par contre, une inflation qui reste trop élevée.
02:38Et donc, ces indications de la FED la semaine prochaine seront intéressantes.
02:42Je pense que dans ce contexte, la FED va être assez prudente.
02:45Le marché anticipe Price encore 10 points de base de baisse cette année.
02:50Je pense que la FED va envoyer un message plutôt de neutralité la semaine prochaine
02:56et en disant que tout est possible des deux côtés.
03:00On n'attend pas grand-chose au final, parce que Jérôme Powell...
03:02En plus, il n'y aura même pas de prévision ou d'autres plots.
03:05Donc finalement, il va peut-être faire le strict minimum.
03:08Sachant que Kevin Walsh va peut-être faire des annonces aussi de son côté
03:14et prendre déjà l'ascendant.
03:17Oui, mais je pense quand même que le communiqué sera intéressant
03:20parce qu'on pourrait avoir, toujours intéressant, de regarder ce qui change dans le texte.
03:24Et là, en l'occurrence, il me semble que l'économie américaine résiste plutôt bien.
03:29On l'a vu cette semaine encore avec les ISM, aussi bien manufacturiers que services.
03:34Les ventes au détail aussi, incroyables les ventes au détail.
03:36Les ventes au détail qui ont surpris à la hausse pour le mois de mars.
03:39Et par contre, des pressions inflationnistes qui se dessinent de plus en plus clairement.
03:43Donc je crains quand même que le communiqué soit un peu plus prudent sur les perspectives de la Fed.
03:50Si Jérôme Powell avait envie, parce que ce sera sa dernière du coup,
03:52maintenant qu'il n'y a plus de poursuites judiciaires contre lui,
03:54il pourra partir à temps dans le calendrier prévu de la Fed.
03:58Et donc, laisser la place pour la réunion suivante à son successeur.
04:01Ce sera sa dernière réunion de politique monétaire à Jérôme Powell comme président.
04:05Si vous voulez savonner la planche, il ouvrirait, au contraire,
04:07il ouvrirait la porte à plein de baisses de taux.
04:09Ce qui permettrait de rendre un Kevin Walsh un peu inconfortable pour ça.
04:14Il ne le fera pas, on est d'accord.
04:15Je pense qu'on n'est pas dans ce genre de...
04:17Ni dans ce tempérament.
04:18Ce n'est pas le tempérament de Powell.
04:19Et puis ce n'est pas à la hauteur des enjeux, que ce soit Walsh ou Powell.
04:24Ce n'est pas Donald Trump, Jérôme Powell, on est d'accord.
04:27Il est un peu plus réservé.
04:29Mais effectivement, ça voulait avoir un calendrier peut-être un peu plus tracé.
04:32Aujourd'hui, une Fed qui est plutôt attentiste,
04:34qui n'a pas la pression des marchés pour devoir baisser les taux.
04:37Les marchés sont venus quasiment sur leur plus haut niveau,
04:39même au plus haut niveau, aidés par des bonnes publications,
04:41aidés par des sentiments, aidés par des valeurs techno sur le marché américain.
04:45Donc oui, il y a des pressions inflationnistes.
04:46On va plutôt...
04:48Il y a le communiqué de la semaine prochaine qui sera intéressant,
04:50mais c'est surtout la prise de fonction de Walsh
04:52et avoir les premières indications qui permettront un petit peu
04:54d'ajuster les anticipations qui, pour l'instant,
04:57restent très très modérées jusqu'à la fin de l'année.
04:59Une Fed quasiment passive,
05:01avec l'idée de voir les impacts de la guerre,
05:06mais aussi une capacité...
05:08Une Fed comme les entreprises, en gros.
05:09Les entreprises ne se mouillent pas sur la suite.
05:10Elles expliquent toutes les entreprises
05:12qu'il est beaucoup trop tôt pour évoquer les impacts de cette guerre.
05:14La Fed devrait faire pareil la semaine prochaine, en gros.
05:16Oui, la semaine prochaine, on ne s'en sort pas à ce que la Fed
05:18fasse une révolution dans sa déclaration.
05:21Plus Walsh, mais même finalement,
05:23même quand Walsh va arriver,
05:24aujourd'hui, avec des marchés qui ont plutôt bien rebondi,
05:27et une économie qui tient,
05:29il est moins, j'ai envie de dire,
05:30dans la pression de Donald Trump de baisser les taux,
05:33parce qu'effectivement,
05:34il y a une inflation qui est un petit peu rampante,
05:35un petit peu résiliente, un petit peu sticky,
05:37mais une économie qui résiste.
05:39Donc à ce stade, il n'a pas la pression de baisser les taux,
05:41mais d'un autre côté,
05:43la vigilance sur l'emploi sera là.
05:45Et au contraire, on l'a vu,
05:47pour lui, l'inflation se contrôle,
05:49l'inflation se maîtrise,
05:50l'inflation n'est pas à postériori,
05:51mais s'anticipe.
05:52Donc il sera très vigilant, peut-être aussi,
05:54à éviter de connaître ce qu'a connu Powell en 2022,
05:59d'être un petit peu à rebours du calendrier de politique mondiale.
06:02En tout cas, donc, c'est l'info de cette fin de journée.
06:05Le DOJ, le département de la justice aux Etats-Unis,
06:08abandonne.
06:09C'est ce que nous annonce une juge, c'est ça ?
06:11La procureure de Washington.
06:13La procureure de Washington, donc c'est officiel,
06:15abandonne ses poursuites contre Jérôme Powell.
06:18Si ces poursuites avaient été maintenues,
06:20Jérôme Powell aurait pu rester au-delà de son mandat,
06:23à la tête de la Fed, figurez-vous.
06:24Là, en levant ces menaces judiciaires,
06:27Jérôme Powell devra, bel et bien, partir le 15 mai
06:29et laisser la place à Kevin Walsh.
06:30Le calendrier s'éclaircit, en l'occurrence.
06:32C'est pour ça qu'on a choisi d'ouvrir aujourd'hui
06:34sur la réserve fédérale américaine,
06:35parce qu'il y a de l'actu très chaude
06:36et un calendrier qui se précise.
06:38Enfin, la vraie actu, sur le fond, des investisseurs,
06:40de ceux qui se demandent comment évolue leur portefeuille aujourd'hui,
06:42jusqu'où vont monter les gains,
06:45jusqu'où les bourses montreront-elles, offriront-elles des plus-values ?
06:49C'est le Nasdaq.
06:50Nouvelle hausse, nouveau record.
06:51Le Nasdaq gagne encore 1% aujourd'hui.
06:54Les semi-conducteurs signent une 18e hausse d'affilée.
06:57C'est un record.
06:58Jamais le secteur, et jamais je crois un secteur,
07:00n'avait signé 18 hausses d'affilée.
07:02Là, c'est fait avec le secteur des semi-conducteurs.
07:0318 hausses d'affilée.
07:04Et Intel gagne 23% sur sa publication.
07:07Comment vous regardez, comment vous jugez ce rebond de la tech en ce moment ?
07:10On revient dans une forme de risque de bulle, d'excès,
07:13ou au contraire, les valorisations avaient suffisamment baissé
07:16ces dernières semaines pour justifier cette hausse ?
07:19Il nous semble que les valorisations avaient baissé
07:22sur des niveaux relativement attractifs.
07:25Et il se trouve que la saison des résultats
07:27vient plutôt confirmer, supporter le secteur.
07:31Je pense qu'on est vraiment face à deux chocs structurels
07:36qui se rencontrent et qui rendent la lecture des marchés assez difficile.
07:41Un choc d'offres négatif qui vient de l'énergie,
07:44mais plus généralement un ordre mondial qui est en train de changer
07:48et qui implique probablement des chocs d'offres plus fréquents,
07:53qui en général ont tendance à pousser l'inflation à la hausse.
07:56Mais de l'autre côté, des innovations technologiques majeures
08:04qui, au contraire, vont fortement booster la productivité,
08:08ce qui est très bon pour les marges des entreprises,
08:11surtout si on voit une diffusion accélérée de l'intelligence artificielle.
08:15Oui, Microsoft et Meta annoncent supprimer jusqu'à 10% de leurs effectifs.
08:19Voilà.
08:20C'est la traduction de ce que vous nous dites, la productivité.
08:23Absolument. Et ça, c'est un peu l'inquiétude.
08:25Alors, je pense que le thème de l'intelligence artificielle,
08:28de façon générale, est très positif pour les actions.
08:30Parce que ça veut dire forte productivité,
08:31ça veut dire marge plus importante.
08:33C'est très bon pour la profitabilité.
08:35Donc, je pense que la part des profits dans le PIB va continuer de monter.
08:39Donc, ça, c'est bon pour les actions.
08:41Il y a quand même un point d'interrogation,
08:43c'est quel impact sur l'emploi
08:45et, in fine, sur la demande des consommateurs.
08:48Historiquement, le progrès technologique ne détruit pas d'emplois.
08:53Et la question, c'est, est-ce que cette fois,
08:56la situation est différente ?
08:57Puisqu'on parle d'emplois différents.
09:00Là, on parle d'emplois à forte valeur ajoutée
09:02qui sont potentiellement menacés.
09:05Et effectivement, le risque, c'est que...
09:06Et en plus, pardonnez-moi, Vincent,
09:08et en plus, là, la révolution, le changement,
09:10il se fait presque d'un claquement de doigts.
09:12Par le passé, les révolutions,
09:13elles ont mis parfois des années, voire des dizaines d'années.
09:15Là, d'un coup, ça va très vite.
09:17Je veux dire, tout le monde peut adopter l'IA sur la planète Terre,
09:19la même IA à l'instant T,
09:20en un claquement de doigts, simultanément.
09:22Donc, les conséquences sont aussi beaucoup plus rapides pour l'emploi.
09:25Et le risque, en effet, est que les entreprises,
09:27pour prouver que cette promesse de gain de productivité
09:31n'est pas simplement que du discours,
09:33mais également une réalité,
09:36pourraient être tentées de montrer au marché
09:37qu'effectivement, d'un côté,
09:39on finance des investissements très importants,
09:41mais de l'autre, on réduit potentiellement les effectifs.
09:45Et c'est vrai qu'on a un certain nombre d'annonces.
09:47Alors, ça reste plutôt anecdotique à ce stade,
09:50mais on a quand même un certain nombre d'annonces,
09:52de méta, de Microsoft,
09:56qui peuvent laisser craindre
09:57que la situation de l'emploi s'en trouve compliquée.
10:01Après, les annonces de suppression de postes liés à l'IA
10:03restent à ce stade plutôt concentrées dans les géants de la tech.
10:06Au-delà, on n'est pas encore là-dedans.
10:08On verra si c'est un signe précurseur.
10:09Vous pensez que c'est un signe précurseur ?
10:11Encore sur les autres secteurs, ou très peu.
10:13Et que pour l'instant, effectivement,
10:14l'impact de l'IA sur l'emploi reste modéré.
10:16Alors, d'un côté, c'est aussi un des paris de Walsh.
10:20Si on file le discours,
10:23c'est que Walsh parie sur la productivité
10:25pour éviter qu'il y ait une inflation
10:26qui s'installe de manière trop durable,
10:28et donc améliorer aussi les marges
10:30et éviter la nécessité d'augmenter les taux.
10:32Donc, la productivité est aussi nécessaire
10:35dans une certaine mesure,
10:37par rapport, et on verra les impacts sur l'emploi,
10:38mais aussi à gérer les anticipations d'inflation à venir.
10:41Alors, si on revient sur la tech,
10:42d'un point de vue d'investissement,
10:45on est sorti de cette spirale,
10:46cette séquence d'octobre à janvier,
10:48où il y avait plutôt un flot de mauvaises nouvelles
10:50ou des inquiétudes qui venaient un petit peu parfois
10:52saper le moral des investisseurs
10:53sur les valeurs du Nasdaq.
10:55Et il y a un effet valo, clairement,
10:56au cours du mois de mars qui s'est créé,
10:59un effet de valorisation relativement plus attractif,
11:01avec finalement des résultats aujourd'hui
11:03qui satisfont les investisseurs,
11:05qui surprennent positivement,
11:06il n'y a pas d'inquiétude.
11:07On surveille toujours les effets de consanguinité
11:10des entreprises.
11:12Chacun se tient un petit peu
11:13avec des investissements croisés,
11:14donc forcément, ça peut créer quelques inquiétudes.
11:17Mais aujourd'hui, on s'appuie de manière assez pérenne
11:19sur une résistance,
11:20une solidité de la part des résultats
11:22et qu'aujourd'hui, les entreprises délivrent.
11:25Et comme elles délivrent,
11:26effectivement, les marchés à action
11:28réagissent positivement
11:29et le Nasdaq continue sa flambée boursière
11:34avec des performances
11:35qui effectivement éliminent toute la baisse
11:37qu'on a connue au mois de mars,
11:39retrouvent ses plus hauts niveaux
11:40et fait fi des inquiétudes géopolitiques
11:43qu'on pourrait avoir en ce moment
11:44et qui seraient légitimes.
11:45Oui, parce que c'est vrai,
11:46le Nasdaq est en train de vivre son meilleur mois
11:48depuis la crise Covid,
11:49depuis avril 2020.
11:50Son meilleur mois depuis avril 2020 en ce moment.
11:52Nouveau record aujourd'hui.
11:53C'est vrai qu'en plus,
11:54c'est un secteur peut-être à court terme au moins,
11:56moins impacté beaucoup d'autres
11:57par le conflit au Moyen-Orient,
12:00ce qui lui apporte un attrait supplémentaire.
12:01Et puis, c'est vrai,
12:02quand on a des annonces,
12:03souvent, alors sauf dans les logiciels,
12:04mais souvent, sinon,
12:05elles sont encore très favorables.
12:06Intel, donc, publication,
12:08perspective supérieure aux attentes,
12:09plus 23% Intel aujourd'hui.
12:11Vous êtes à l'aise, Vincent,
12:13fondamentalement ou pas ?
12:14Encore une fois,
12:15il nous semble que les valorisations
12:17étaient revenues sur des niveaux
12:18plutôt attractifs.
12:19Alors maintenant,
12:19voyons les résultats de la tech
12:21la semaine prochaine,
12:22puisqu'on a les Apple, Amazon,
12:26Microsoft, Meta, Alphabet.
12:28Voilà, donc on a quand même
12:29des gros, gros poids lourds
12:31qui vont publier la semaine prochaine.
12:33Mais effectivement,
12:34je pense que la situation
12:36est porteuse pour le secteur.
12:38Vous voyez tiquer néanmoins
12:39sur l'histoire de consanguinité,
12:41le risque qui se serait volatilisé,
12:42en tout cas,
12:43le marché qui choisit
12:43d'enjamber ce risque,
12:45alors qu'au contraire,
12:45il y était très sensible
12:46il y a quelques semaines encore.
12:47Pourquoi est-ce que de très sensible,
12:49le marché est devenu insensible à tout ça ?
12:51Parce que pour l'instant,
12:52les entreprises délivrent.
12:53Les entreprises continuent à délivrer.
12:55Donc finalement,
12:55cette consanguinité,
12:57elle n'inquiète pas plus que ça.
12:59J'ai envie de dire,
12:59elle commencera à inquiéter
13:00lorsqu'il y aura effectivement
13:02des déceptions
13:03ou des difficultés
13:05dans le déploiement
13:06des nouveaux logiciels
13:07ou des nouveaux modèles.
13:09Mais pour l'instant,
13:10on a finalement des marchés
13:11qui continuent à surfer
13:13plutôt sur les bonnes nouvelles
13:14plutôt que sur les mauvaises.
13:15Et est-ce que c'est lui
13:15qui a eu le nécro finalement
13:16par rapport à Intel ?
13:17Ce n'est pas Donald Trump
13:18qui a fait investir
13:20l'État américain
13:20à prendre part de 10%
13:22dans le fabricant de puces
13:25et forcément là,
13:25c'est gagnant aujourd'hui.
13:27Alors,
13:28est-ce que c'est un bon investissement
13:30et justement,
13:30est-ce que c'est ça aussi
13:31qui permet à Intel aujourd'hui
13:32de fanfaronner ?
13:35L'État dans les techs.
13:37Clairement,
13:39techniquement aujourd'hui,
13:40financièrement,
13:41c'est un bon investissement.
13:42Les comptes américains ce soir
13:44seront plus élevés
13:45qu'ils n'étaient hier soir.
13:47Il y a un effet effectivement,
13:48ça rassure les investisseurs
13:49de savoir qu'on est associé
13:51finalement à l'État américain.
13:52C'est l'interventionnisme aussi.
13:53C'est l'interventionnisme.
13:54On le voit d'une certaine manière,
13:56ça apporte aussi de la sérénité.
13:58Un investisseur,
13:59Trump n'est pas prêt
14:00à sortir tout de suite,
14:00donc ça apporte
14:01une certaine base d'investissement
14:02aussi en termes de pérennité
14:04et d'horizon d'investissement.
14:06Et donc finalement,
14:07on a à la fois des bons résultats,
14:08un investisseur clé
14:09qui est au capital
14:10ou en tout cas
14:11qui apporte un soutien étatique
14:13qui n'est pas le moindre
14:15qui est celui des Américains.
14:16Effectivement,
14:17ça incite
14:18à ce que beaucoup
14:19d'investisseurs institutionnels,
14:20la plupart,
14:21redéploient du cash
14:22et surfent sur la bonne nouvelle
14:24pour s'envoler aujourd'hui.
14:25Vincent.
14:26Je voulais réagir
14:27sur votre question.
14:28Est-ce que la baisse
14:28dans l'emploi
14:29dans le secteur de la tech
14:30est un indicateur précurseur ?
14:32Je voulais insister quand même
14:33que le secteur de la tech
14:34est celui qui adopte
14:35le plus rapidement
14:36l'intelligence artificielle.
14:37Donc le fait
14:38qu'on voit des pertes d'emploi
14:39à ce niveau-là
14:40est quand même un signal
14:41un petit peu important.
14:42En l'occurrence,
14:42si on regarde la part de la tech
14:43dans l'emploi américain,
14:45il est en train de reculer
14:46depuis un an ou deux.
14:47Et donc ça,
14:48c'est un signe quand même
14:49un petit peu inquiétant.
14:52D'un point de vue
14:52emploi et demande.
14:54Encore une fois,
14:54d'un point de vue profitabilité,
14:56je pense que l'IA
14:56est une très belle histoire
14:58pour les actions.
14:59Le deuxième point,
14:59c'est sur l'inflation.
15:01Je suis tout à fait d'accord
15:01sur l'idée que
15:02la hausse de la productivité
15:04à terme permettra
15:05de contrôler l'inflation.
15:07Une forte productivité,
15:08c'est bon pour une inflation basse.
15:09À court terme,
15:10je suis un peu plus sceptique.
15:11D'abord parce que
15:13l'IA a créé un choc d'offres,
15:15mais également un choc de demandes.
15:16Notamment la demande de puces
15:17est très élevée.
15:17On voit que le prix
15:18des puces électroniques
15:20accélère et ça a un impact
15:21sur les téléphones portables,
15:22les ordinateurs.
15:24Donc c'est inflationniste
15:24quand dans le même temps
15:25on a des pressions
15:26qui viennent de l'énergie,
15:27on a des pressions
15:28qui vont venir de l'alimentaire,
15:29avec les engrais notamment
15:31dont le prix a explosé.
15:33Donc on voit que
15:35les prix à l'exportation
15:36en Chine,
15:37qui étaient fortement
15:39désinflationnistes
15:39de par le monde,
15:41les prix à l'exportation
15:42sont en train de remonter.
15:43Donc on a des pressions
15:44inflationnistes
15:45qui à mon avis
15:45sont tout à fait significatives
15:48et qui me rendent plutôt
15:49assez prudent sur les taux longs.
15:51Oui, justement,
15:52pour rebondir sur ce que vous nous dites,
15:53la semaine prochaine
15:54il n'y aura pas que la Fed,
15:55il y aura la BCE
15:55et c'est du côté de la BCE
15:57qu'on craint des hausses de taux,
15:58que le marché anticipe
15:59vraiment des hausses de taux
16:00cette année,
16:00peut-être même deux hausses de taux.
16:01Est-ce que vous pensez
16:02que la première,
16:03ou le signal pour la première
16:04sera la semaine prochaine ?
16:05Vincent.
16:06Alors,
16:06le marché anticipe aujourd'hui
16:0860 points de base
16:09de hausses de taux de la BCE,
16:10donc entre 2 et 3 hausses de taux.
16:13En l'état actuel,
16:14ça nous paraît beaucoup.
16:15Nous,
16:15on a plutôt tendance
16:16à pencher pour une hausse de taux
16:18au mois de juin.
16:19Effectivement,
16:19le risque,
16:20c'est que la semaine prochaine,
16:21la BCE ouvre la porte
16:23et confirme ce risque
16:24d'une hausse des taux
16:25dès le mois de juin.
16:26Alexandre.
16:27Pareil,
16:28une anticipation
16:28plutôt un peu moins élevée
16:31par rapport au marché
16:31sur la hausse des taux
16:32de la BCE.
16:33Le risque,
16:33c'est qu'il y a une dichotomie
16:36entre le chemin pris
16:37par la Fed
16:37et le chemin pris
16:38par l'Europe
16:39dans un point de vue
16:40de la politique monétaire
16:41avec une économie européenne
16:42qui a une taux de croissance,
16:43une activité
16:44qui est quand même plus faible
16:45et une résidence
16:45qui est plus faible
16:46qu'aux Etats-Unis.
16:47Donc,
16:47augmenter trop durement
16:48les taux en Europe
16:49dans un contexte
16:50où l'Europe reste quand même
16:51très dépendante
16:52du conflit en Iran
16:53et de l'approvisionnement
16:55parce qu'encore une fois,
16:56aux US,
16:57on a à côté la tech
16:58qui tire l'économie
16:59et qui tire les bourses.
17:01On a certes
17:02un prix du pétrole
17:03qui est élevé
17:03mais les Etats-Unis
17:04sont nets producteurs
17:05de pétrole
17:06donc c'est un transfert
17:07de richesse.
17:07C'est le consommateur américain
17:08qui paye plus cher
17:09son essence
17:10au profit
17:10des producteurs américains
17:12tandis qu'en Europe
17:13il y a une sortie de monnaie,
17:14une sortie de devise
17:15puisque finalement
17:16on importe
17:17nos matières premières.
17:18Donc,
17:18dans ce contexte-là,
17:19augmenter trop durement
17:20les taux
17:21de peur de l'inflation
17:23risquerait vraiment
17:23de mettre la pression
17:24sur l'économie en Europe.
17:26Donc effectivement,
17:26deux hausses de taux
17:27seraient un petit peu violents.
17:28On espère
17:29que Mme Lagarde
17:31prenne la mesure
17:32du fait aussi
17:34que si on a
17:35des bonnes nouvelles
17:36ce week-end
17:36avec un accord
17:37ou en tout cas
17:38une prolongation
17:38des discussions
17:40à Islamabad
17:41entre les Etats-Unis
17:41et l'Iran,
17:42ça va permettre
17:42de baisser la pression
17:43sur le prix du pétrole
17:44et donc de moins
17:46inviter Mme Lagarde
17:47à augmenter les taux.
17:47Oui, c'est vrai.
17:48Il faudrait,
17:48on espère,
17:49une reprise des discussions.
17:51Un haut responsable
17:53pakistanais fait savoir
17:54que le ministre iranien
17:55des Affaires étrangères
17:56se rendra dès ce soir
17:57à Islamabad
17:57pour discuter
17:58avec les Américains.
17:58Bon, la semaine dernière,
17:59on avait eu le même truc.
18:01Vendredi dernier,
18:02les marchés se détendaient
18:02sur l'idée effectivement
18:03d'abord d'une réouverture
18:05du détroit d'Hormuz.
18:06On voit ce qu'il en a été ensuite
18:06et puis une reprise des discussions
18:08au cours du week-end.
18:08Là, on nous reparle
18:09de discussions pour ce week-end
18:10à Islamabad.
18:11Nous, on va rester très prudents.
18:12Le pétrole, en tout cas,
18:13repasse sous les 100 dollars
18:14à 99 dollars.
18:15On poursuit nos échanges,
18:16messieurs,
18:16on est à 11 minutes
18:17de la clôture.
18:19Et on accélère, là.
18:20On accélère dans cette dernière
18:21ligne droite de la séance.
18:22Le CAC 40 perd 0,7%.
18:23Stellantis recule de 4,5.
18:25Stellantis, donc,
18:26qui va se reconcentrer
18:27sur 4 marques phares.
18:29Les autres,
18:29les 10 autres,
18:30bien sûr,
18:30demeureront,
18:31mais l'argent,
18:32les investissements
18:33iront prioritairement
18:33à ces 4 marques phares
18:35parmi lesquelles Peugeot.
18:36En revanche,
18:36Citroën n'en fait pas partie,
18:38même si Citroën
18:38continuera d'exister.
18:40Thalès aussi est en baisse
18:41de 4% aujourd'hui.
18:42Renault, moins 3,3%.
18:43Et puis, à la hausse,
18:44Bureau Veritas,
18:45Kering, Eurofins,
18:463 valeurs en hausse
18:46d'un peu plus d'un pour cent.
18:48On en parle ce soir,
18:49donc, avec Alexandre Attal
18:50et Vincent Chénot.
18:52On va continuer
18:52d'évoquer tous ces enjeux.
18:54Juste avant,
18:54un petit pas de côté.
18:56On entre dans la saison
18:56de versement des dividendes.
18:58Voilà.
18:59Beaucoup d'actionnaires
18:59vont percevoir
19:00leurs dividendes, là.
19:01Et on a une société américaine,
19:02alors c'est une société crypto-stratégique
19:04qui est cotée à Wall Street
19:05qui envisage une nouvelle stratégie
19:07en matière de distribution
19:08de dividendes.
19:09Au lieu de distribuer
19:10un dividende tous les ans
19:12ou tous les trimestres
19:13comme le font
19:13certaines entreprises
19:15ou tous les mois
19:15comme le font
19:16les plus audacieuses,
19:17eh bien, stratégie compte
19:18pourquoi pas,
19:19pourquoi pas,
19:20distribuer un dividende
19:21à ses actionnaires
19:22toutes les deux semaines.
19:22Toutes les deux semaines,
19:23vous recevez un dividende.
19:24Le but étant
19:25de les fidéliser,
19:26les actionnaires,
19:26et de stabiliser
19:27le cours de bourse.
19:28Ça peut être une bonne idée,
19:29ça ou pas ?
19:31Alexandre ?
19:32Effectivement,
19:32on rentre dans une logique
19:33qui n'est pas forcément
19:34la logique propre
19:35de l'action
19:35où l'income,
19:38le revenu,
19:38le rendement
19:40est plus...
19:41Avec une fréquence
19:41si elle est élevée,
19:43ça vise à baisser la volatilité.
19:46On se rapproche plus
19:46d'un instrument obligataire
19:47qu'un instrument action.
19:48C'est un abonnement, quoi.
19:49C'est plus un abonnement.
19:50Alors, on comprend
19:51la logique derrière,
19:52limiter la volatilité,
19:53éviter que les investisseurs
19:54achètent pour profiter
19:55du dividende
19:56et ressortent
19:57une fois que le dividende
19:57est touché.
19:58C'est comme ça
19:58que ça se passe finalement
19:59dès qu'il y a
20:00le détachement du coupon
20:02et du dividende.
20:03Donc oui,
20:04on comprend la logique
20:05d'essayer de sortir
20:06de la spirale
20:08court-termiste
20:09des investisseurs
20:10qui génèrent
20:11la volatilité,
20:12du bruit
20:12pour des sociétés
20:13qui ont besoin
20:13d'investissement
20:14sur le long terme.
20:16Pour ce type de société
20:17et la société
20:18que vous avez mentionnée,
20:19ça peut être une manière
20:19effectivement d'assurer,
20:20d'asseoir sa base
20:21de capital
20:22de manière un peu
20:24moins volatile.
20:25Maintenant,
20:25de manière plus large
20:26en tant qu'investisseur,
20:27il y a des stratégies
20:28dédiées
20:28avec des stratégies
20:30où on vise
20:30à acheter des valeurs
20:31qui ont plus de rendement
20:33parce que c'est aussi
20:33un coussin plus défensif,
20:35une manière d'amortir
20:36les marchés.
20:37D'un autre côté,
20:37attention,
20:38il y a les actions,
20:39il y a les obligations
20:40et en général,
20:40les actions,
20:41on les achète
20:41pour leur capital
20:41de croissance
20:42en plus que
20:44leur dividende unique.
20:45Et plus que la fréquence
20:46de la distribution,
20:48c'est le montant
20:48du dividende
20:48qui importe
20:49parce que si vous distribuez
20:50votre dividende
20:50toutes les deux semaines,
20:51ça veut dire que
20:51vous divisez son coût
20:52à chaque fois par 24.
20:55Ça peut marcher
20:56quand même
20:56d'après vous,
20:57Vincent ?
20:57Je dois dire,
20:58je n'ai pas réfléchi
20:59beaucoup à cette question,
21:01les avantages
21:02et les inconvénients.
21:03Je vois tout à fait
21:03effectivement l'avantage
21:05d'éviter ces sauts
21:06de prix
21:06quand le dividende
21:08est payé.
21:11Ceci dit,
21:12il me semble
21:12qu'à d'un autre côté,
21:13ça contribue
21:15un petit peu également
21:16au court-termisme
21:17des marchés
21:18voire des stratégies
21:19d'entreprise.
21:20Le dividende,
21:21je le vois plutôt
21:21comme reflétant
21:23le résultat
21:24de l'année
21:25et donc
21:26si les résultats
21:27sont bons,
21:28on paye un dividende
21:29élevé.
21:30L'ajuster
21:32au fil de l'eau,
21:33ça me paraît
21:34un peu
21:36compliqué
21:36mais
21:37pas forcément
21:38absurde non plus.
21:39Chacun son problème.
21:40En tout cas,
21:40la stratégie compte
21:41pourquoi pas
21:41verser un dividende
21:42toutes les deux semaines.
21:43Après,
21:44c'est une manière aussi,
21:44je pense qu'en tant
21:45qu'investisseur,
21:45on préfère avoir
21:46le dividende tout de suite
21:47plutôt que de se voir
21:48ce dividende divisé
21:49sur les 12 prochains mois.
21:51Ça risque parfois
21:52peut-être d'avoir
21:52un effet un petit peu
21:53contre-intuitif
21:54en termes de récupération
21:55de la mise de départ
21:56au travers du dividende.
21:56Il mieux vaut peut-être
21:57un rachat d'action.
21:58Oui,
21:58un bon gros rachat d'action.
22:00D'ailleurs,
22:01il y a des questions
22:01sur Total Energy
22:02la semaine prochaine.
22:03Ils vont publier
22:03leurs résultats
22:04Total Energy
22:04mercredi prochain.
22:06Certains courtiers
22:07attendent une hausse
22:08de 5%,
22:09pourquoi pas,
22:09des dividendes
22:10et aussi la poursuite
22:11de la politique
22:12de rachat d'action.
22:12Mais comme Total Energy
22:13est aussi cotée
22:14désormais à New York,
22:15là-bas aux Etats-Unis,
22:16ils préfèrent les rachats
22:16d'action aux dividendes
22:17souvent.
22:18Eh bien,
22:18les analystes,
22:19certains analystes
22:19se disent
22:20« Non, non, non,
22:20ils ne vont peut-être
22:20pas augmenter leurs dividendes
22:21mais plutôt leur rachat d'action
22:22pour justement attirer
22:23les Américains
22:24qui sont partis convoiter
22:25là-bas à New York
22:26avec cette cotation double. »
22:27on verra ce que nous annonce.
22:28Le choix que fera Total Energy,
22:30ce sera mercredi probablement
22:31les annonces
22:32et en tout cas
22:33la publication,
22:33ça c'est sûr.
22:35L'Europe est en retard justement.
22:36Wall Street,
22:37l'Europe,
22:37ce match,
22:38Total Energy a choisi
22:39d'être sur les deux continents,
22:40c'est plus simple
22:41mais il se trouve
22:41que depuis quelques jours,
22:42l'Europe fait moins bien
22:43que Wall Street
22:43au point que désormais,
22:45Wall Street fait mieux
22:50que les marchés européens.
22:51Est-ce que ça s'est amené à durer ?
22:52Est-ce que l'écart
22:52est amené à grandir
22:53d'après vous
22:53pour la suite de l'année ?
22:54Vincent.
22:55Il est clair que l'Europe
22:57est beaucoup plus exposée
22:58économiquement
22:59au choc
23:00sur le prix de l'énergie
23:01puisqu'en effet
23:02les États-Unis
23:03sont autosuffisants,
23:04ils sont exportateurs nets
23:05d'énergie
23:06et donc
23:07l'économie américaine
23:08a priori
23:09est beaucoup mieux
23:10protégée
23:10face à ce choc.
23:12En l'occurrence,
23:13cette semaine,
23:14on a vu une remontée
23:15des prix de l'énergie
23:16qui a assez nettement
23:18pénalisé
23:19les actions européennes
23:20notamment
23:20les valeurs cycliques
23:22alors
23:23par exemple
23:24tout ce qui est
23:25voyage et loisirs
23:26a pas mal souffert
23:28cette semaine
23:30et après
23:31il y a la composante
23:32également sectorielle
23:34les techs
23:35performent très bien
23:36et évidemment
23:36les indices américains
23:37sont plus lourds en tech.
23:38Ah oui,
23:38on est plus exposé
23:39à l'énergie du Moyen-Orient
23:41et moins à la tech américaine
23:42c'est dommage.
23:42Je dirais que
23:43la performance relative
23:44dépendra en partie
23:46des événements en Iran
23:47c'est-à-dire que
23:47si on a une désescalade
23:49ce qui est quand même
23:49le scénario central
23:51effectivement
23:51on peut s'attendre
23:52à ce que l'Europe
23:53recommence à performer
23:55et voire passe au-dessus
23:56les indices américains.
23:58À court terme
23:59tant que les prix de l'énergie
24:00sont tendus
24:01et que l'économie américaine
24:03l'économie européenne
24:04souffre de cette situation
24:06le risque effectivement
24:07est que l'Europe
24:07reste à la traîne.
24:08On rappelle la formule
24:09d'Anthony Bondin
24:09c'est un de nos confrères
24:10de zone bourse
24:11à propos de l'Europe
24:11parce qu'au premier trimestre
24:12l'Europe a fait beaucoup mieux
24:13que les Etats-Unis
24:14et puis là au printemps
24:15les Etats-Unis nous rattrapent
24:16l'an dernier c'est exactement pareil
24:17au printemps
24:18au premier trimestre
24:18l'Europe avait fait beaucoup mieux
24:19que les Etats-Unis
24:19avant de se faire doubler
24:20et donc Anthony Bondin
24:21zone bourse
24:22écrivait hier
24:23en fait investir dans
24:24les marchés européens
24:25c'est un peu comme
24:26en début d'année
24:26on est plein de bonnes résolutions
24:27et on se dit
24:28on va aller faire du sport
24:30on s'abonne à la salle de sport
24:31on y va
24:31et puis dès que le printemps arrive
24:32c'est fini
24:33on part faire autre chose.
24:35Effectivement
24:35la dernière post-élection de Trump
24:37on avait eu
24:39une désaméricanisation
24:40de désinvestisseurs
24:41et puis ensuite
24:42après les droits de douane
24:45interpartiens en folie
24:46finalement ce qu'on voit
24:47en ce moment
24:47c'est de notre manière
24:49nous on reste plutôt
24:50très positif
24:50sur les actions américaines
24:51et on a plutôt profité
24:53des points creux
24:55du mois de mars
24:56pour réinvestir
24:57et réaugmenter
24:57nos expositions
24:58dans nos portefeuilles
24:58diversifiés
24:59chez Russell
25:00et considérant
25:02qu'effectivement
25:02aujourd'hui
25:03le blocage des droits d'Hormuz
25:04c'est une nouvelle manière
25:05de faire une politique commerciale
25:06pour Trump
25:07ça fait un air
25:08il y avait les droits de douane
25:08c'était une manière
25:10de créer
25:11un déséquilibre commercial
25:13entre des différentes zones
25:15et faire que l'Amérique
25:16soit encore plus forte
25:18bloquer les droits d'Hormuz
25:19aujourd'hui
25:19ça affaiblir l'Asie
25:20affaiblir l'Europe
25:21et en même temps
25:22permettre à l'économie américaine
25:23de continuer d'avancer
25:24en tout cas
25:24de prendre de l'avance
25:25par rapport aux autres économies
25:26qui patinent un petit peu plus
25:28et donc on est
25:29dans une autre stratégie
25:30du
25:31make America great again
25:33en quelque sorte
25:34et donc
25:35d'une manière
25:36le blocage des droits d'Hormuz
25:37le plus longtemps
25:38qu'il tient
25:39Trump
25:39vis-à-vis de ses alliés
25:40vis-à-vis aussi
25:41du prix du pétrole
25:42on sait qu'il y a des élections
25:43à venir au mois de novembre
25:44à un moment donné
25:45il va falloir lâcher la pression
25:47pour que le prix du pétrole
25:48commence à baisser
25:49tout le temps qu'il tient
25:50c'est une manière aussi
25:51de gagner de l'avance
25:52par rapport à la Chine
25:53qui est en ligne de mire
25:55le combat mené
25:57entre la première puissance
25:58et la deuxième puissance mondiale
25:59ce qui se noue aussi
26:01autour de ce bras de fer
26:02sur un bras de mer
26:03le détroit d'Hormuz
26:04effectivement
26:04tout cela se poursuit
26:05les entreprises tiennent quand même
26:07quand on regarde les publications
26:08on est plutôt surpris positivement
26:11très peu d'entreprises
26:12abaissent leurs prévisions
26:13jusqu'ici
26:13même ici en Europe
26:14elles sont très rares
26:15à baisser leurs prévisions
26:16comment vous regardez cela
26:17Vincent ?
26:18Alors le conflit
26:19est quand même
26:21relativement jeune
26:22entre guillemets
26:22donc peut-être que l'impact
26:24n'est pas
26:25totalement
26:25ressenti
26:26mais de façon générale
26:28quand même
26:28je pense que les entreprises
26:31sont plus résistantes
26:32c'est-à-dire qu'on a eu
26:33tellement de chocs
26:34ces dernières années
26:35avec la crise
26:37la pandémie évidemment
26:38mais également
26:39l'Ukraine
26:41les droits de douane
26:42et donc des perturbations
26:44très fortes
26:44sur les chaînes
26:46d'approvisionnement
26:47et les grandes entreprises
26:48je pense
26:49ont beaucoup gagné
26:50en efficacité
26:51en adaptabilité
26:52et résistent mieux
26:54à ces chocs
26:55et c'est probablement
26:56le message qu'on a
26:58même si bon
26:59on est encore
26:59à une période
27:00relativement
27:01on est encore au début
27:03de la période des résultats
27:04la semaine prochaine
27:05est très importante
27:05on a près de 45%
27:07en termes de capitalisation
27:08du S&P
27:09qui va publier
27:09la semaine prochaine
27:10l'Europe
27:11on le sait
27:11est publiée avec retard
27:12donc c'est encore
27:14il a encore tôt
27:14pour prendre des conclusions
27:15mais c'est vrai que pas mal
27:16d'experts nous disent
27:16les dernières crises
27:17ont permis aux entreprises
27:18de gagner en agilité
27:19et il n'est pas à exclure
27:20que désormais les crises
27:21deviennent pour les entreprises
27:22des bonnes nouvelles
27:23parce qu'à chaque fois
27:23c'est un gain
27:24alors de productivité
27:24c'est quand même menant
27:25mais d'agilité
27:26peut-être celle-là
27:27cette crise géopolitique
27:28apportera encore un peu plus
27:29d'agilité aux entreprises
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