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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous et merci de votre fidélité à Midi News.
00:00:03Pour ses 80 ans, Donald Trump s'est offert une paix de concert.
00:00:09Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé un accord pour mettre immédiatement fin à la guerre au Moyen-Orient
00:00:14sur tous les fronts, y compris au Liban,
00:00:16avec une cérémonie pour officialiser tout cela à Genève vendredi.
00:00:19L'annonce de cet accord, que l'on n'espérait plus après une quarantaine de va-et-vient et de
00:00:24menaces de frappe,
00:00:25l'annonce de cet accord a fait immédiatement chuter les cours du pétrole.
00:00:28Alors pour les prix à la pompe, ce n'est pas automatique, il va falloir attendre encore plusieurs jours.
00:00:33On va vous l'expliquer dans Midi News.
00:00:35C'est en bonne voie, nous disent les principaux responsables.
00:00:39L'important était de rouvrir Hormuz, c'est chose faite.
00:00:42A priori, dès vendredi, le déminage interviendra, a promis Donald Trump.
00:00:46L'accord centré sur le pétrole et le nucléaire, on oublie toutefois son principal objectif.
00:00:50Que devient le peuple iranien dans tout cela ?
00:00:52Le régime des Mollahs a été sérieusement diminué, ceux des gardiens de la révolution, moins.
00:00:57Peut-on décemment dire que le régime a changé ?
00:01:00Peut-on dire aux Iraniens qu'ils vont pouvoir procéder à l'élection d'un nouveau dirigeant fort,
00:01:04qui ne sera pas choisi par eux ?
00:01:07Peut-on dire aux Iraniens qu'il n'y a plus de guide suprême qui applique une charia extrême,
00:01:14avec à la clé des châtiments, de la prison à vie, des peines de mort ?
00:01:16Évidemment non.
00:01:17Mais alors à quoi a servi cette guerre ?
00:01:19108 jours de combat et de positionnement.
00:01:21Les Israéliens ont d'ores et déjà dit que pour eux ça n'était pas fini.
00:01:25L'accord de ce lundi ouvre la voie pendant 60 jours à de nouvelles négociations.
00:01:29Le G7 à Genève est totalement ou presque accaparé par la question.
00:01:33Dans ce Midi News, les conséquences de l'accord, avec les prix à la pompe pour commencer,
00:01:37la page internationale ensuite, sans compter l'actualité française,
00:01:41avec ce qui s'est passé notamment au conseil municipal d'Ivry-sur-Seine.
00:01:45Et puis à 14h30, je recevrai l'ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis, Philippe Etienne.
00:01:49Comment jauge-t-il la suite ? Nous lui poserons la question.
00:01:52D'abord les toutes dernières informations avec Somaïa Labidi.
00:01:55Bonjour Somaïa.
00:01:56Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:57On commence ce journal par la France qui propose son aide pour accompagner la réouverture du détroit d'Hormuz.
00:02:03Dans un message posté sur Instagram, Emmanuel Macron affirme que la mission internationale,
00:02:08établie avec le Royaume-Uni, est prête à soutenir la réouverture de l'axe maritime.
00:02:12Le chef de l'Etat précise que les ressources sont disponibles et prêtes à être déployées.
00:02:17C'est dans ce contexte qu'Emmanuel Macron s'entretiendra avec Donald Trump cet après-midi à Evian-les-Bains,
00:02:23en Haute-Savoie.
00:02:24Entretien entre les deux chefs de l'Etat prévu à 17h avant l'ouverture officielle du G7 qui, elle, aura
00:02:29lieu à 19h ce soir.
00:02:31Et puis on termine par ces images impressionnantes qui nous viennent du Liban.
00:02:35Celles de ces filles de voitures que vous découvrez à l'écran.
00:02:37Des milliers de déplacés prennent le chemin du retour au lendemain de l'annonce d'un accord de paix.
00:02:43Toutefois, le ministre israélien de la Défense tempère et affirme qu'Israël ne retirera pas ses troupes du Liban, de
00:02:48Syrie et encore moins de Gaza.
00:02:50En effet, très importante cette dernière information à laquelle nous reviendrons plus tard avec les experts internationaux.
00:02:55Merci beaucoup Soumaïa Labidi.
00:02:56Qui, invité en plateau pour cette première demi-heure, Judith Vaintraud, bonjour à Fabien Bouglet, expert en politique énergétique.
00:03:05Dans un instant, nous serons avec Francis Pousse, patron des stations-services Mobiliens.
00:03:10Puisque, évidemment, l'espoir pour les Français, c'est que cet accord conduise à la baisse des prix à la
00:03:16Pompadrien-Fonteneau.
00:03:18Avec Antoine Durand, vous vous trouvez à la Selle-Saint-Cloud dans les Yvelines.
00:03:23Que pensent les Français de cet accord ? Est-ce qu'ils ont un maigre espoir ?
00:03:30Déjà, Pierre, bonjour à tous.
00:03:32On ne peut pas dire qu'il se presse ce matin à la pompe après cette annonce d'accord toujours
00:03:36pas signée, on le rappelle, entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:03:39On a pu le constater avec Antoine Durand.
00:03:42Les prix sont toujours élevés, 2,01 euros en moyenne pour le litre de gasoil, jusqu'à 2,04 euros
00:03:49pour le sans-plomb 98.
00:03:52Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement, annonçait pourtant ce matin que les prix devront baisser aussi rapidement qu'ils ont
00:04:00augmenté depuis le début de la guerre.
00:04:02Les Français, eux, ont du mal à y croire. Je vous propose de les écouter.
00:04:07C'est des annonces et après, je pense que je crois que c'est des plafonds de revenus très bas.
00:04:12Je crois qu'il faut rouler beaucoup, avoir des revenus très bas pour les toucher.
00:04:16Je vais rester plus simple de baisser comme certains pays où ils ont baissé la TVA,
00:04:21où c'est le gouvernement qui a directement accordé des remises sur le litre plutôt que des procédures interminables pour
00:04:27avoir 50 ou 100 euros.
00:04:28Je ne crois pas du tout. Franchement, moi, la prime en rouleur, je ne l'aurais pas.
00:04:32Et quant aux primes, à l'essence, il va baisser. Non, ça, c'est...
00:04:35Malgré la fin du conflit, vous...
00:04:36Je n'y crois pas du tout. Non, pas du tout, pas du tout.
00:04:38C'est histoire de rassurer les gens. Quand je pense que les gens étaient à 1,40, tout le monde
00:04:41se mettait.
00:04:42Aujourd'hui, c'est à 1,90, 2 euros. Enfin, c'est... Il ne se passe sans rien.
00:04:46Alors, vous l'entendiez, cette fameuse aide de 100 euros promise aux travailleurs modestes, grands rouleurs.
00:04:53Les Français n'y croient plus. Elle a été annoncée le 27 mai.
00:04:57Trois semaines plus tard, toujours rien.
00:04:59Bercy annonce pourtant que les paiements devraient arriver cette semaine, d'ici le 16 juin.
00:05:04Demain, donc, cette annonce d'accord de paix entre l'Iran et les Etats-Unis fera peut-être un coup
00:05:12de pied, justement, dans ces annonces du gouvernement.
00:05:15Si Adrien Frontenot avec Antoine Durand à la Salle Saint-Cloud, dans cette station-service, où, effectivement, il y avait
00:05:21peu de monde ce matin,
00:05:22peut-être qu'ils attendent, justement, que le prix soit significativement en baisse.
00:05:27En tout cas, c'est ce qu'a promis Maude Brejon, la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à
00:05:33l'énergie, c'était ce matin.
00:05:35Moi, je dis quelque chose de clair ce matin.
00:05:38Les prix à la pompe devront refléter les baisses des cours du Brent.
00:05:45Les baisses devront être aussi rapides que les hausses l'ont été.
00:05:51Et les aides, bien évidemment, annoncées il y a un mois maintenant, et qui courent, je pense, notamment pour les
00:05:58secteurs d'activité les plus en difficulté,
00:06:00jusqu'au mois d'août, seront maintenues.
00:06:02Voilà. Il n'y a qu'à Foucault, moi, Fabien Bouglet.
00:06:05Soit, Maude Brejon, on nous annonce une baisse des taxes sur l'essence, mais ça ne semble pas...
00:06:10On vous a dit que non.
00:06:11On nous a dit que non. Je ne sais pas si Mme Brejon est ministre de l'énergie, mais pour
00:06:16des raisons toutes simples...
00:06:17Ah ben si, c'est que...
00:06:18On se pose la question, parce que pour des raisons toutes simples, les stations de service ont acheté du stock
00:06:22de pétrole,
00:06:23avec un tarif élevé et le conserve pendant aux alentours trois semaines.
00:06:28Et donc, le stock de pétrole intègre le coût avant l'accord de paix.
00:06:34Et donc, une fois l'accord de paix établi, il faudra trois semaines environ avant un rétablissement de prix normal
00:06:41à la pompe,
00:06:41en tenant compte du nouveau cours du pétrole.
00:06:44Donc, ça ne peut pas se faire aussi rapidement que le ministre de l'énergie le prétend.
00:06:49Judith ?
00:06:50Oui, ce qui veut dire que vu les délais de paiement des aides, du chèque...
00:06:56Qui ont été annoncés fin de l'année.
00:06:57Voilà.
00:06:57C'est toujours ça le gagné pour le gouvernement en termes de trésorerie,
00:07:00puisque le temps que ça arrive, je pense que l'aide ne se justifiera plus en termes de différentiel de
00:07:07prix.
00:07:08J'ai fait le tâche.
00:07:09Vous avez vu comment Maud Bréjot a confirmé, preuve que le doute existait, que ces aides seraient maintenues.
00:07:15Mais vous avez raison de dire qu'évidemment, ça prend du temps.
00:07:18Évidemment, l'annonce de la signature d'un accord va avoir un impact positif sur les prix.
00:07:27Est-ce que ça va avoir un impact positif sur la situation géopolitique ?
00:07:31Je pense qu'on va en parler plus tard, mais dans l'immédiat, oui.
00:07:35Oui, plus tard d'ailleurs, on y reviendra tout à l'heure à 13h30 avec nos experts en politique internationale.
00:07:41Francis Pousse est avec nous, président national des stations de services mobiliennes.
00:07:44Francis Pousse, vous avez entendu le mot de Bréjot.
00:07:48Il y a intérêt que ça baisse, et tout de suite.
00:07:51On a l'habitude du doigt levé, puisque depuis début mars, on nous a un peu regardé de travers.
00:07:57Et au début de la période, on nous a rapidement accusé d'avoir des marges surdimensionnées.
00:08:03Ce qui finalement, après enquête du gouvernement lui-même, prouve qu'on a absolument les mêmes marges
00:08:09avant qu'après cette crise, que pendant cette crise.
00:08:12Si je puis me permettre de faire un commentaire de ce qu'a dit un de vos commentateurs en plateau,
00:08:18ce n'est pas trois semaines du tout de stock en station de service.
00:08:20C'est de un jour à environ 15 jours.
00:08:23Je m'explique, plus la station est à un gros débit, plus elle se fait livrer.
00:08:30Et en l'occurrence, ça peut être un camion, deux camions par jour.
00:08:33Ce qui va le plus loin, c'est une station de campagne qui est à 10 ou 15 jours de
00:08:37stock.
00:08:38Donc, pour les stations qui ont un fort volume, la baisse, vous la voyez très rapidement,
00:08:42puisque nos cours, j'allais dire, de nos fournisseurs, sont aussi bien évidemment indexés
00:08:48sur le prix du baril et surtout sur le cours du Brent à Rotterdam.
00:08:54Moi, par exemple, ce matin, dans ma station, j'ai vu clairement les prix baisser.
00:08:58Malheureusement, je n'en ai pas besoin demain, peut-être après-demain ou après-demain.
00:09:01Et tout de suite, on va appliquer les nouveaux prix avec notre marge, bien évidemment,
00:09:06puisque en France, on est dans un contexte très concurrentiel.
00:09:10Je rappelle 65% de parts de marché pour les grandes surfaces qui tirent les prix vers le bas.
00:09:14Donc, tout le monde suit cette tendance et donc les prix baissent rapidement.
00:09:21Ils ont d'ailleurs déjà baissé fin de semaine dernière, puisque le baril vendredi était à 87 dollars.
00:09:28Aujourd'hui, il est à 82 dollars.
00:09:30Donc, moi, je vous dis qu'effectivement, selon le stock de la station,
00:09:34on va voir très rapidement les prix reflués à la pompe.
00:09:36Donc, finalement, vous apportez une bonne nouvelle, puisque vous dites, en tout cas, ça baisse.
00:09:41Et c'est concret, vous l'avez constaté dans votre station-service, Francis Pouze.
00:09:45Par contre, plus on s'éloigne des grandes villes et où l'alimentation, le refuel, arrive pas forcément tous les
00:09:53jours.
00:09:53Dans ce cas-là, il faudra attendre un petit peu.
00:09:57Malheureusement, oui.
00:09:58Pour mes collègues établis en zone rurale qui ont déjà des faibles débits,
00:10:02ils n'ont pas la capacité de baisser les prix, puisque rappelons-le, c'est 1 à 3 centimes de
00:10:07marge nette par litre vendu.
00:10:09Donc, si vous avez 5 ou 6 centimes d'un jour à l'autre de baisse, ce qui s'est
00:10:13déjà vu,
00:10:14vous ne pouvez absolument pas, j'allais dire, jouer au risque de perdre de la marge, d'être en vente
00:10:22à perte.
00:10:22Et ça, ce n'est absolument pas possible.
00:10:24Question pour vous de Fabien Bourri.
00:10:25Oui, j'ai entendu que vous disiez que dans les zones où il y avait beaucoup de consommation d'essence,
00:10:32vous vous alignez sur les stations qui étaient moins chères.
00:10:36Est-ce que c'est sur vos marges ? J'ai compris ça pour les stations qui sont urbaines.
00:10:41Comment vous faites pour pouvoir améliorer ?
00:10:44Non, ce que je veux dire, c'est que plus la station vend de carburant, plus rapidement elle est réapprovisionnée.
00:10:51On est d'accord.
00:10:52Potentiellement tous les jours, et ça, c'est essentiellement les grandes surfaces qui ont des gros volumes.
00:10:57Nous, dans nos réseaux, puisque je rappelle, je représente les stations hors grandes surfaces,
00:11:02on a aussi, heureusement pour nous, des gros faiseurs.
00:11:06Donc, quand ils sont ravitaillés aussi à un camion par jour, par exemple, les prix baissent très rapidement.
00:11:14D'autant plus rapidement, parfois, lorsque, dans certains réseaux, vous avez les exploitants qui sont commissionnaires.
00:11:20Ça veut dire que c'est le pétrolier qui décide du prix.
00:11:22Et en ce moment, les pétroliers ont aussi une tension sur la baisse des prix.
00:11:26Et donc, automatiquement, on le retrouve à la pompe.
00:11:30Donc, il y a une disparité entre le monde rural, où l'approvisionnement est à deux semaines,
00:11:35et les centres urbains, où là, effectivement, ce qu'a dit la ministre est tout à fait exact.
00:11:40C'est ça. C'est lié au débit qui est faible et au fait que vous ne pouvez pas acheter
00:11:451000 litres par 1000 litres auprès de votre grossisse.
00:11:47Ça ferait des frais de transport beaucoup trop importants.
00:11:49Donc, les stations rurales prennent 5000 à 10000 litres pour 15 jours.
00:11:53Vous voyez, c'est de très petits volumes.
00:11:54Et là, malheureusement, on est obligé d'attendre la fin de ce stock cher pour pouvoir baisser le prix.
00:12:01Juste une question qui revient à notre discussion du début, Francis Pousse.
00:12:06Vous avez entendu Maud Bréjean.
00:12:07Vous avez dit la politique du doigt levé, on a l'habitude.
00:12:11Vous avez des relations, si ce n'est quotidiennes, en tout cas hebdomadaires ou mensuelles, avec les membres du gouvernement.
00:12:17Quand on ne s'appelle pas les ministres directement, ce sont leurs conseillers.
00:12:20Comment est-ce que vous appréciez un gouvernement aujourd'hui qui, d'abord, n'a pas voulu suivre ce qu
00:12:28'ont fait d'autres pays européens
00:12:30et ensuite qui sont des prix aux distributeurs, donc à vous, ces limites ?
00:12:35Alors, au début, il y a eu les inspecteurs qui sont allés contrôler chez vous, dans les stations,
00:12:40si vous faisiez bien le travail, si le prix sur le totem, c'est-à-dire ce grand panneau correspondait
00:12:46au prix à la pompe,
00:12:47qui maintenant dit qu'il faudrait aller vite, vite, vite, dardard pour que vous baissiez les prix.
00:12:54Comment est-ce que vous vivez ça, Francis Pousse ?
00:12:57C'est quand même une manière assez coercitive de travailler.
00:13:02Effectivement, le début de la relation a été compliqué, mais néanmoins, au bout de huit réunions à Bercy,
00:13:11l'administration a enfin compris comment fonctionnait une station-service, de manière générale,
00:13:18a enfin compris que les marges n'étaient encore une fois…
00:13:23Non, mais c'est édifiant ce que vous dites, Francis Pousse. C'est édifiant.
00:13:27Vous me dites qu'au bout de huit réunions avec vous, ils ont compris comment fonctionnait une station-service ?
00:13:31Vous êtes en train de me dire que les conseillers du gouvernement à Bercy ne savent pas comment ça fonctionne.
00:13:36On est en 2026 en France. C'est édifiant ce que vous dites. C'est hallucinant.
00:13:40Il aurait été intéressant qu'on nous posât la question début mars en disant comment ça fonctionne.
00:13:47Et là, on aurait expliqué. On aurait peut-être évité huit réunions au sommet à Bercy.
00:13:52Ça vous aurait évité de vous faire traiter d'escroc, etc., comme que vous prenez de l'argent sur le
00:13:57dos des Français ?
00:14:00Exactement. Maintenant, les choses sont claires. Les marches sont publiques chaque semaine.
00:14:07On le retrouve sur le site priscarburant.gouv.fr où on voit qu'on reste absolument dans les clous.
00:14:15Mais là, au moins, avec ce cabinet, on discute.
00:14:20Nous, on a un autre problème. C'est la situation du lavage automobile.
00:14:24Et là, du coup, à l'écologie, ça fait cinq, six mois qu'on essaie de discuter et ça ne
00:14:30marche pas.
00:14:31Donc, vous voyez, il y a des cabinets où ça va. Il y en a d'autres où ça va
00:14:34beaucoup moins.
00:14:34Alors, le lavage, on y revient un autre jour, si vous le voulez bien.
00:14:38Judith Vaintraub avait une question pour vous.
00:14:39Est-ce que vous ne pensez pas que les huit réunions à Bercy, c'est surtout pour trouver un moyen
00:14:45de vous mettre ça sur le dos ?
00:14:46Autrement dit, c'est de la politique et pas de l'incompétence.
00:14:51Alors, on pourrait le penser.
00:14:55Néanmoins, je ne suis pas dans les petits papiers des cabinets, savoir quelle technique il a été retenu d'utiliser.
00:15:05Ce qui compte, encore une fois, c'est qu'à la fin, parce qu'on a tenu et parce qu
00:15:10'on s'en est offusqué,
00:15:11on se rend compte qu'effectivement, on est toujours aussi vertueux puisqu'on est aux alentours de 30 centimes de
00:15:19marge brute coût de distribution.
00:15:21Et sur ces 30 centimes, je vous le rappelle, il faut déjà enlever 15 centimes de ces deux œufs.
00:15:25Donc, pour l'intégralité de la chaîne, c'est-à-dire de la sortie de raffinerie en passant par les
00:15:30200 dépôts pour alimenter les 11 000 stations de service,
00:15:33il y a 15 centimes, ce qui me paraît quand même, somme toute, économique pour le consommateur.
00:15:39Alors, puisque vous parliez des grandes surfaces, Michel-Edouard Leclerc était ce matin sur CNews, voilà ce qu'il disait
00:15:44sur le sujet.
00:15:45Je perçois qu'au plus, tout ça, c'est guidé par des négociations de fric, les taxes sur les détroits
00:15:51d'Hormuz,
00:15:52le fric formidable qui a été fait par la pétrochimie et les pétroliers.
00:15:57Moi, ça m'écœure beaucoup.
00:15:58J'espère que tout ça peut s'arrêter.
00:16:00Et si ça s'arrête, effectivement...
00:16:03Il y aura une baisse des carburants ?
00:16:05Oui, bien sûr.
00:16:06Mais là, décès de semaine, là ?
00:16:08Non, non, il y aura une baisse des carburants au rythme de la libération des 1 200 pétroliers
00:16:14qui sont dans le golfe Persique et qui devront repasser par le détroit d'Hormuz.
00:16:20Alors, deux choses là-dessus, Francis Pousse.
00:16:23La première, c'est qu'il y a quand même, effectivement, vous parlez du réapprovisionnement,
00:16:29mais il dépend aussi, pour les plus grandes stations aussi, de la libération des pétroliers à Hormuz.
00:16:35Et puis, je constate aussi, et ça, c'est ce qu'il dit au début,
00:16:38c'est qu'il dit avec d'autres mots que vous nous le disiez au tout début de la crise,
00:16:43où c'est quand même une histoire de courtier en pétrole à Rotterdam,
00:16:49où c'est là que l'argent se fait.
00:16:51Le fric, comme dit Michel-Édouard Leclerc.
00:16:53C'est effectivement pas faux, mais c'est le cas, malheureusement, de toutes les matières premières.
00:16:58On a vu parfois des incohérences sur le prix du blé, par exemple, la guerre en Ukraine.
00:17:04Donc, une partie du carburant qu'on paye à la pompe est captée par des gens qui sont derrière des
00:17:12ordinateurs
00:17:12et qui jouent les fluctuations.
00:17:15Là, à la baisse, quelque part, ça nous sert bien,
00:17:18parce que je pense qu'ils sont en train de se désintéresser d'un produit
00:17:21qui devrait revenir de manière normale sur le marché.
00:17:24Et c'est aussi pour ça qu'il y a eu une anticipation fin de semaine à la baisse,
00:17:2787 dollars contre 100 dollars quelques jours avant,
00:17:31parce que ces fameux investisseurs se disent, le D3 va rouvrir.
00:17:36Souvenons-nous, l'OPEP, il y a quelques semaines, a encore ouvert plus les robinets.
00:17:39Et tout ça, c'est favorable à créer une baisse du prix,
00:17:43puisqu'on annonce que l'offre va être plus importante.
00:17:47La demande, en tout cas pour la France, vous l'avez vu, elle est à moins 10%.
00:17:51Donc, c'est ce qui nous rend confiants pour la baisse des prix à la pompe dans les jours qui
00:17:56viennent.
00:17:56Oui, je voudrais revenir sur la notion de marge.
00:17:59Parce qu'il faut bien rappeler une chose importante.
00:18:01Celui qui a la marge la plus importante sur l'essence, c'est l'État.
00:18:05C'est 1 euro pour 2 euros à peu près le litre.
00:18:09Et ce qui va se passer également, c'est que quand il va y avoir une baisse du litre d
00:18:14'essence en station,
00:18:15il n'y aura pas de baisse de la taxe, en tout cas de la taxe fixe, la TIPCE,
00:18:20et le certificat d'économie d'énergie, à l'exclusion de la TVA qui va se fixer sur un montant
00:18:26hors-taxe inférieur.
00:18:28Donc, je trouve quand même que ça a été assez incroyable de prendre comme bouc émissaire la filière pétrolière,
00:18:35Total, qui est quand même l'ancêtre de notre pétrolier national,
00:18:40et les distributeurs qui ont eu des marges habituelles,
00:18:42alors que l'État a donné d'une main des tout petits chèques,
00:18:47alors qu'il prenait...
00:18:48Même s'il n'y a pas eu d'augmentation des recettes.
00:18:50Ce qui est très justement, Judith, c'est de la politique.
00:18:52C'est-à-dire qu'il faut bien trouver un bouc émissaire,
00:18:54il faut surtout se laver les mains et se dire,
00:18:56ben non, ce n'est pas nous à Bercy qui sommes responsables de ça.
00:18:59Ce qui a été intéressant, c'est qu'avec cette baisse de l'économie générale qui a été réalisée,
00:19:02parce que l'État n'a pas fait de gouvernement,
00:19:04on a eu la courbe de l'affaire, plus l'impôt tue l'impôt,
00:19:07et donc on a eu une baisse des recettes fiscales, puisque ça a été dit.
00:19:10Donc, c'est tout à fait paradoxal, cette situation.
00:19:13Judith et Vanne Traube et Fabien Bouglet, vous restez avec nous.
00:19:17Je remercie Francis Pousse pour ses explications, président national station service chez Mobiliens.
00:19:23On va partir à Evian, puisqu'aujourd'hui, le G7 s'ouvre pour une durée de trois jours,
00:19:27présidée par la France.
00:19:28Emmanuel Macron a annoncé que les discussions s'articuleront autour des conséquences
00:19:32de l'accord conclu entre l'Iran et les États-Unis.
00:19:35Avec Alaclay, on vient d'en parler, le détroit d'Hormuz.
00:19:37Maxime Leguay est sur place avec Charles Bagé.
00:19:41Que se passe-t-il à Evian, là où vous vous trouvez, mon cher Maxime ?
00:19:47Bonjour, cher Pierre.
00:19:49Eh bien, écoutez, pour l'instant, on a vu les premières délégations arriver.
00:19:52Le président Lula du Brésil, qui est le pays invité, Emmanuel Macron.
00:19:58Et tout le monde est suspendu à l'arrivée de Donald Trump, le président américain,
00:20:03qui atterrit à Genève et qui est attendu ici à Evian à 17h pour un entretien bilatéral
00:20:09avec Emmanuel Macron qui sera largement consacré à cet accord protocolaire trouvé entre Iraniens et Américains.
00:20:17La France qui s'est dit prête à participer, accompagner des opérations de sécurisation du trafic maritime
00:20:24en vue de la réouverture du détroit d'Hormuz.
00:20:28Emmanuel Macron qui devrait également s'assurer auprès du président américain
00:20:32que le front sud-liban fasse bel et bien partie de cet accord intégral de cessez-le-feu.
00:20:39L'autre grand dossier qui sera abordé entre les deux hommes, c'est évidemment la guerre en Ukraine
00:20:43qui continue de faire rage.
00:20:45Volodymyr Zelensky est attendu demain à Evian.
00:20:48Emmanuel Macron qui souhaite faire converger la position américaine avec celle des Européens
00:20:54en vue d'une éventuelle négociation pour un cessez-le-feu avec Moscou.
00:20:58Et puis enfin, il sera aussi question des grands sujets économiques.
00:21:02Donald Trump qui, il y a quelques heures encore, vient de menacer la France de taxer son vin et son
00:21:08champagne
00:21:09à hauteur de 100%.
00:21:11Si je cite, Paris n'enlève pas les droits de douane, les taxes qui touchent les géants du numérique américain.
00:21:17Vous voyez donc que le menu est très chargé, que les échanges pourraient être musclés
00:21:22entre le président français et Donald Trump qui sera accueilli sur le tapis rouge de l'Hôtel Royal
00:21:28par Emmanuel Macron en personne.
00:21:30Ce sera à 17h pour donner le coup d'envoi officiel de ce sommet du G7.
00:21:34Voilà, une bonne entrée en matière.
00:21:35Merci beaucoup Maxime Leguay.
00:21:37Avec Charles Bagé à Evian, on va y revenir justement sur toutes ces questions.
00:21:42La question de l'Ukraine aussi avec une cathédrale également visée.
00:21:45Une cathédrale visée par des drones russes.
00:21:48Aujourd'hui, l'UNESCO s'en émeut puisque c'était un monument classé au patrimoine de l'UNESCO.
00:21:54On y revient dans quelques instants.
00:21:56Restez avec nous dans Midi News avec Judith Weintraub, avec Fabien Bouglet et nos experts en politique internationale.
00:22:02C'est dans un instant sur Midi News.
00:22:06Tant une page internationale après cet accord entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:22:10Mais d'abord les dernières informations.
00:22:11Sommayal Abidi.
00:22:12L'actualité en France, ce sont ces 530 000 élèves qui ont terminé l'épreuve de philosophie à Midi.
00:22:18Au menu cette année du bac général, deux dissertations au choix.
00:22:21Un, avons-nous la maîtrise de nos paroles ?
00:22:24Deux, peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?
00:22:27Ou alors un commentaire de texte extrait d'humain trop humain de Friedrich Nietzsche en l'occurrence.
00:22:33A la une également, le Royaume-Uni va interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16
00:22:38ans.
00:22:38Annonce faite ce matin par le Premier ministre britannique, Keir Starmer.
00:22:42Londres va donc emboîter le pas à plusieurs pays ayant déjà durci leur législation en la matière.
00:22:48Et puis Volodymyr Zelensky accuse la Russie d'avoir délibérément visé avec de drones
00:22:52le quartier de la cathédrale de la Dormition de la Lorde des grottes à Kiev.
00:22:57Attaque fustigée par Emmanuel Macron alors que de son côté, Moscou se dédouane et affirme que l'édifice religieux,
00:23:03l'un des lieux de culte les plus célèbres du complexe orthodoxe,
00:23:06a été touché par un missile anti-aérien patriote.
00:23:09Merci Somaïa.
00:23:10La Bidi, page internationale, toujours avec Judith Ventrobe et avec Fabien Bouglet.
00:23:16Avec Nelly Dénac, spécialiste internationale de CNews qui joue de la musique avec son tabouret.
00:23:21Un petit coup de décripant les amis de la technique s'il vous plaît pour les tabourets.
00:23:27Xenia Federer est avec nous.
00:23:28Merci beaucoup d'être là.
00:23:30Emmanuel Macron, par rapport à la discussion qu'on avait juste avant sur les carburants, affirme ceci.
00:23:37Il affirme que le gouvernement devra s'assurer qu'une chute des cours soit répercutée à la pompe.
00:23:42C'est encore le doigt.
00:23:44C'est vraiment bis répétita.
00:23:45Bis répétita.
00:23:46Ça n'a pas fonctionné une première fois et comme le disait votre invité précédent, représentant des distributeurs,
00:23:55le gouvernement est allé vérifier et a été obligé de reconnaître qu'il n'y avait pas de surprofit, de
00:24:03profiteur de crise.
00:24:04C'est pas grave, on recommence.
00:24:06Ça continue, on a le même.
00:24:07Et vous disiez, c'est de la politique.
00:24:08Il faut bien trouver un bouc émissaire.
00:24:10Concernant l'Iran, déclaration d'Emmanuel Macron, les capacités d'uranium doivent être neutralisées sous la supervision de l'AIEA.
00:24:19Et puis, le porte-avions français, dit M. Macron, peut être déployé dans les deux ou trois jours après confirmation
00:24:27de l'accord.
00:24:29C'est assez intéressant de voir à quel point, tout d'un coup, Emmanuel Macron se voit impliqué dans ce
00:24:36conflit,
00:24:36alors que jusqu'à présent, c'est pas qu'il se lavait les mains, mais il disait qu'il n
00:24:40'était pas un belligéant.
00:24:42D'autant qu'il met un peu la charrue avant les bœufs, parce que tout le monde parle d'accord.
00:24:45De fait, on va dire que c'est un protocole d'accord.
00:24:48Il y a plusieurs termes qui sont adéquats en l'espèce.
00:24:51C'est un protocole d'accord, c'est un accord cadre, c'est un accord de principe, d'intention.
00:24:57Il n'y a rien qui soit encore ficelé.
00:24:59Sur l'uranium que vous mentionniez à l'instant, on en revient à ce que disait Trump il y a
00:25:02deux ou trois semaines.
00:25:03C'est-à-dire qu'on va se réunir pour se donner 60 jours afin de négocier sur l'uranium.
00:25:09C'est-à-dire que ça reporte quand même un petit peu le problème au calendre grec.
00:25:12Rien n'est moins sûr.
00:25:13Et si rien n'aboutit, eh bien, ce sera reparti pour un tour pour les hostilités.
00:25:17Il y a plein d'inconnus encore, je vais vous les citer, mais on va y venir dans le cours
00:25:20de la conversation.
00:25:21Quid du Liban, pour moi, ce sera ça le plus gros point d'achoppement,
00:25:25si tant est qu'on puisse signer à partir de ce vendredi.
00:25:29Surtout que les autorités israéliennes ont dit que ce n'était pas fini.
00:25:33Et donc, quand ils disent que ce n'est pas fini, ça veut dire qu'il y a aussi la
00:25:38question du Liban.
00:25:39Ksenia Federova, qu'est-ce que vous pensez de ça ?
00:25:41Je pense que la question du Liban, c'est sûr, ça sera une situation assez complète.
00:25:46La vraie question, c'est le mémorandum, c'est bien, c'est un début.
00:25:50En tous les cas, selon Donald Trump, le détroit d'Armouss sera débloqué le vendredi,
00:25:54ce qui va soulager un peu déjà les marchés mondiaux.
00:25:58Avec les équipes de déminage qui doivent intervenir, notamment.
00:26:00Exactement. Après, est-ce que ça va mener vraiment vers une paix durable ?
00:26:04On verra, parce qu'avec Israël, qui a déjà dit qu'ils vont continuer leur objectif en Liban pour frapper
00:26:11Hezbollah,
00:26:11c'est quelque chose que Donald Trump doit régler entre lui et l'État Niahou,
00:26:15parce que c'est très probable que ce dossier-là va empêcher, finalement, l'Iran à accepter le vrai accord
00:26:23de paix de longue durée.
00:26:25Alors, il faut noter quand même qu'en ce qui concerne Israël, ce sont quand même deux ministres à la
00:26:30droite du gouvernement de Netanyahou.
00:26:34C'est Itamar Ben-Gvir, qui est le ministre de la Sécurité nationale, qui dit que l'accord de Trump
00:26:39ne nous engage pas.
00:26:41Et Israël 4, c'est le ministre de la Défense, qui prévient que l'armée israélienne restera dans les zones
00:26:46de sécurité au Liban.
00:26:49Voilà. Donc, on est pour l'instant...
00:26:50Vous voyez que c'est fragile ?
00:26:50C'est fragile. C'est totalement fragile. Et vous avez dit, effectivement, on note qu'Israël n'est pas dans
00:26:55la boucle.
00:26:55Sur l'uranium.
00:26:56Non, j'avais parlé d'Emmanuel Macron et de la marine française.
00:27:01Il ne faut pas oublier que la France a une base à Abu Dhabi, juste à côté du détroit d
00:27:04'Hormuz,
00:27:05et qu'on a une expertise sur cette localisation.
00:27:08Et comme la France était défensive à l'époque, avant, ce n'est pas surprenant qu'Emmanuel Macron propose,
00:27:15parce qu'on a une haute technicité, on a des frégates anti-sous-marines, on a le porte-avions.
00:27:20Et donc, moi, je ne suis pas surpris que la France propose son expertise dans cette lieu-là, parce qu
00:27:26'elle connaît ce lieu-là.
00:27:28Oui, enfin, après, j'entends bien qu'il y a la question de la sécurité.
00:27:31J'entends bien qu'il faut avoir une base de maintien pour que ça ne recommence pas et protéger nos
00:27:38alliés sur place.
00:27:40Mais en même temps, il y a quand même ce côté, ah, vous avez fait le gros du travail ?
00:27:43Ah, très bien, attendez, on arrive, et puis on montre les muscles.
00:27:46Et puis, c'est vrai que ça fait un peu...
00:27:48Est-ce qu'il est fait, le gros du travail ? Pour l'instant, comme le disait Nelly, on n
00:27:53'a que des...
00:27:53S'il n'est pas fait, en tout cas, il se prépositionne.
00:27:55Un accord pour discuter.
00:27:59Emmanuel Macron, de toute façon, depuis le début, depuis la décision des Etats-Unis et d'Israël d'attaquer l
00:28:06'Iran,
00:28:07fait la mouche du coche et le commentateur, il ne peut pas faire autrement.
00:28:11Non, mais en fait, il arrive, sur le tarmac, vous avez vu la vidéo où il se filme sur X,
00:28:16on a l'impression que c'est lui qui est à l'origine de cet accord.
00:28:19Narcisse à l'Élysée continue de se filmer au centre...
00:28:22Non, mais ça rappelle un peu la coalition des volontaires pour l'Ukraine.
00:28:24C'est-à-dire que tout ce qu'il propose, c'est une fois que les hostilités auront cessé,
00:28:28parce que les Français ne sont pas du tout impliqués dans les négociations d'arrêt de la guerre,
00:28:34une fois que ça aura cessé, alors oui, on va réunir les pays qui veulent garantir la sécurité.
00:28:39Oui, c'est vrai, mais c'est aussi un peu différent, parce que pour l'Ukraine, la France fait beaucoup.
00:28:43La France en mode d'argent, les armements, les renseignements...
00:28:45En fait, Macron s'applique vraiment beaucoup dans ces conflits ukrainiens.
00:28:51Pour l'Iran, c'est vrai, ce qui sera intéressant, c'est un rendez-vous avec Donald Trump ce soir,
00:28:55parce que je ne pense pas...
00:28:57Donald Trump a déjà accusé les Européens pour ne pas intervenir quand il a demandé.
00:29:01Souvenez-vous, il a dit que nos alliés européens peuvent intervenir et nous aider à débloquer le droit d'armôtre.
00:29:07Et les Européens se sont dit non.
00:29:08Donc aujourd'hui, je pense que cette volonté de Emmanuel Macron de se mettre en joue
00:29:13quand l'accord, le mémorandum a signé presque, je pense que ça ne va pas plaire trop à Donald Trump.
00:29:21Les Européens ont fait pire que ça, d'ailleurs.
00:29:23Ils ont même interdit pour certains pays le survol de leur territoire pour l'Espagne, mais pas que.
00:29:32La France a fait pareil pour les armements destinés à Israël, transportés par les Américains.
00:29:39Les Européens et la France en tête, et l'Espagne, vous avez raison de le souligner, en tête,
00:29:43ont été constamment en deçà de la main.
00:29:46Il fallait tout de suite cesser les hostilités.
00:29:49D'ailleurs, il n'y avait pas eu de raison de les déclencher.
00:29:52Mais ce dont j'ai peur, c'est que la position actuelle de l'Iran, qui en gros n'a
00:29:59perdu sur rien...
00:30:01C'est-à-dire qu'ils ont quand même le régime des Mollas qui a été beaucoup décimé.
00:30:05Alors vous me direz, c'est une hydre à mille têtes, comme j'ai pu le lire dans le Figaro
00:30:09il n'y a pas très longtemps.
00:30:10Vous m'enlevez les mots de la bouche ?
00:30:12Non, qu'il y ait un peu plus de militaires et un peu moindre que le dosage entre Ayatollah et
00:30:18militaires change au sein du régime iranien.
00:30:22Vous aurez remarqué, c'est ce que j'ai dit dans mon édito.
00:30:24Exactement, n'en change pas la nature et n'empêche pas, par exemple, les exécutions.
00:30:30C'est d'une tristesse infinie qu'on ait oublié quand même le but premier de la guerre qui est
00:30:35changer le régime.
00:30:36Le système iranien n'est pas affaibli.
00:30:38Du point de vue des proxys, c'est toujours pareil.
00:30:41Le Hezbollah, même s'il a subi de lourdes pertes grâce à Israël, continue de fonctionner aussi.
00:30:49Et son emprise sur le Liban ne paraît pas s'affaiblir, ce qui est gravissime.
00:30:55Franchement, on comprend la position israélienne.
00:30:59Alors justement, je voudrais qu'on aille voir sur place ce qu'en pensent les Israéliens.
00:31:04Stéphanie Rouquier est à Tel Aviv avec Goderic Bey.
00:31:07Bonjour Stéphanie, merci d'être avec nous.
00:31:09Que disent justement les Israéliens ?
00:31:11On vous a un peu, de la même façon qu'avec Judith, je lui ai un peu coupé l'herbe
00:31:15sous le pied.
00:31:15Là, on a donné quelques déclarations d'Israël 4 et d'Edith Amar Ben-Gvir,
00:31:20qui sont deux ministres de l'aile droite du gouvernement.
00:31:24Mais bon, voilà, comment est-ce que les Israéliens vivent, prennent, acceptent cet accord entre les Etats-Unis et l
00:31:30'Iran ?
00:31:34Écoutez, c'est comme à l'image du gouvernement.
00:31:36Les Israéliens ne sont pas du tout rassurés par cet accord.
00:31:40Alors, vous l'avez dit, le ministre israélien de la Défense a affirmé qu'il ne retira pas ses troupes
00:31:44du Liban.
00:31:45Hier soir, Netanyahou, très mécontent de l'accord, s'est entretenu avec le président Trump.
00:31:49Et il a annoncé qu'il ne se sentait pas lié avec ces accords.
00:31:52Impossible donc d'arrêter les opérations contre l'Ouest Bolat.
00:31:56Ça, elle poursuit donc ses opérations dans le Liban.
00:32:00Et des opérations qui se poursuivent encore aujourd'hui, encore ce matin.
00:32:04Et donc, il faut savoir que les Israéliens qui vivent au nord, collés à la frontière, seulement à quelques mètres
00:32:09de la frontière,
00:32:10eh bien, ils vivent encore quotidiennement avec des alertes, des alertes aux roquettes, aux drones du Hezbollah.
00:32:16Et donc, hier encore, ils ont eu huit alertes dans différents communes proches de la frontière.
00:32:21Et ils nous expliquent qu'ils en ont marre d'entendre parler de cesser le feu, toujours et encore pour
00:32:24eux.
00:32:25Ça ne sert à rien, ça donne des situations instables.
00:32:27Eh bien, ils nous ont expliqué tous qu'ils préfèrent une guerre, même dure, plutôt que de vivre indéfiniment avec
00:32:34ces menaces sur la tête.
00:32:35Aussi, d'autres Israéliens nous ont expliqué que ne plus faire confiance à Trump.
00:32:40Et ça, ils nous l'ont expliqué déjà, il y a plusieurs jours, ils ont expliqué que c'est un
00:32:43businessman
00:32:44et qu'ils ont peur qu'il fasse passer ses intérêts avant la sécurité des Israéliens.
00:32:49Et là, eh bien, clairement, ces Israéliens nous ont expliqué, malheureusement, qu'ils ont la preuve de leur crainte,
00:32:55car effectivement, cet accord a été signé le jour de l'anniversaire de Trump.
00:33:00C'est effectivement un beau symbole pour le président américain, mais c'est une révélation déplaisante pour ces Israéliens.
00:33:06Comment, merci beaucoup Stéphanie Rouquet avec Goderic Bey,
00:33:09et comment ne pas comprendre les Israéliens qui sortent de trois ans de guerre après l'attaque du 7 octobre
00:33:142023,
00:33:15de se dire, ben voilà, si la guerre, si le côté pénible et sécuritaire doit continuer,
00:33:21ben nous, on est prêts à continuer, mais on veut la fin, en fait.
00:33:24C'est-à-dire qu'ils veulent qu'à un moment donné, ça s'arrête.
00:33:27Il y a une chose qui est assez intéressante, Ksenia, c'est qu'il y a un dîner à Versailles,
00:33:32mercredi soir.
00:33:35Alors, on sait que Donald Trump est assez sensible aux dorures.
00:33:40Il l'a montré quand il était invité du roi Charles III en Angleterre.
00:33:45Est-ce que, dans les coulisses, qu'est-ce qui pourrait jouer que, ben voilà,
00:33:52il y a un rapprochement entre Emmanuel Macron et Donald Trump à ce moment-là ?
00:33:55Pour le rapprochement, je ne pense pas qu'il y aura un vrai rapprochement.
00:33:59Je pense que les relations sont OK, elles ne sont pas superbes,
00:34:03mais on sait très bien comment Donald Trump déjà traite Emmanuel Macron.
00:34:08Il se manque de lui de temps en temps.
00:34:11Je pense qu'aujourd'hui, avec cette proposition d'Emmanuel Macron,
00:34:14on va attendre Donald Trump dire quelque chose aussi sur ces sujets.
00:34:18Mais juste pour revenir un petit peu en arrière, je pense qu'aujourd'hui,
00:34:21on peut parler d'intérêt d'Israël, mais je pense que c'est clair pour Donald Trump,
00:34:26c'est les intérêts des Américains.
00:34:28Et pour lui, il est en train de perdre en fait sa popularité,
00:34:31avec ce blocage des détroits d'armes, cette guerre qui dure,
00:34:35le fait qu'il n'a pas réussi de changer les régimes iraniens.
00:34:38Bon, il a dit que ce n'était pas vraiment l'objectif depuis les débuts,
00:34:42mais je pense que c'est le bon moment pour lui de sortir de ces conflits.
00:34:46Et c'est vrai que c'est quelque chose qui ne plaît pas à Israël,
00:34:49parce que sans les États-Unis, Israël ne sera pas capable de démuner cette guerre contre Iran.
00:34:54Donc, je pense que Donald Trump, aujourd'hui, choisit plutôt ses propres intérêts
00:34:58et intérêts de ses électeurs, surtout avant le mid-terms.
00:35:03Et ses intérêts électoraux pour les élections de mi-novembre, bien sûr, vous avez raison.
00:35:07Mais de dire qu'on arrête la guerre dans ces conditions-là,
00:35:12c'est une façon de dire qu'il ne fallait pas l'engager, en fait,
00:35:14puisque les buts ne sont pas...
00:35:16Alors, 108 jours de guerre, quand même.
00:35:17Il ne faut pas oublier, je le dis toujours, mais qu'il y a deux agendas dans cette guerre.
00:35:20Il y a la guerre israélo-iranienne, israélo-américaine contre l'Iran,
00:35:24guerre militaire, et il y a la guerre de l'énergie.
00:35:26On oublie trop souvent l'agenda énergétique de Donald Trump,
00:35:29qui a créé, il y a un an, le Conseil national de la domination énergétique.
00:35:34Il ne faut pas l'oublier.
00:35:35Il y a le Venezuela, le Groenland, et là, l'Iran avec le détroit d'Hormuz.
00:35:40Donc, on peut dire que, sur la guerre de l'énergie,
00:35:43Donald Trump a atteint ses objectifs énergétiques de contrôle du système énergétique mondial.
00:35:48Et là-dessus, je pense qu'on n'en parle pas suffisamment.
00:35:51Après, sur la question israélo-iranienne,
00:35:55il y a toujours, et je comprends les Israéliens,
00:35:58la question de l'uranium enrichi,
00:36:00parce que c'est existentiel pour Israël.
00:36:03C'est véritablement existentiel.
00:36:05Justement, le problème de ce non-accord en l'État,
00:36:07c'est qu'il y a des zones d'ombre partout.
00:36:09On parlait d'Hormuz, sur Hormuz,
00:36:11qui est le seul vrai intérêt de Trump, il faut le dire aujourd'hui,
00:36:14qui dit vrai.
00:36:15Est-ce que c'est une réouverture sans conditions ?
00:36:17Le Premier ministre pakistanais n'en parle même pas dans son discours.
00:36:20Côté iranien, c'est pareil.
00:36:21On laisse sous-entendre qu'on va prévoir un délai de 30 jours
00:36:24avec des arrangements à l'iranienne.
00:36:26Ça veut dire quoi ?
00:36:27Faire payer des droits de passage,
00:36:29ce qui serait un camouflet de toute façon pour Donald Trump.
00:36:31Et puis effectivement, sur le nucléaire,
00:36:34on va encore négocier pendant 60 jours.
00:36:36Mais quid des fameux 400 kilos d'uranium enrichi ?
00:36:39Qui va récupérer ?
00:36:40La Russie, je crois que c'était proposé pour accueillir le stock.
00:36:43Oui, mais l'Iran ne veut pas.
00:36:44Mais l'Iran ne veut pas.
00:36:46C'est possible qu'il y aura une surveillance de l'urgence de l'ONU
00:36:51et des agences internationales.
00:36:52Mais ils sont souvent soustraits dans le passé, dans l'histoire.
00:36:55Donc ça va être compliqué d'avoir une vraie mainmise sur l'uranium enrichi.
00:37:00Mais je voulais juste ajouter que je ne pense pas que vraiment
00:37:03Donald Trump a montré qu'il a tous les contrôles.
00:37:05Parce que regardez ce qui est passé avec le blocage du Trois-Dormous.
00:37:08Les prix sont beaucoup plus élevés.
00:37:10Il a gagné, bien sûr, pour les complexes énergétiques américains
00:37:14parce qu'il a vendu beaucoup de gaz et pétrole,
00:37:17prix qui sont plus favorables.
00:37:19Mais en général, je pense qu'il a plutôt perdu une image
00:37:22parce qu'aujourd'hui, on voit aussi
00:37:24que pas seulement tous les systèmes étaient perturbés,
00:37:26mais aussi les alliés ne peuvent plus compter
00:37:29sur la sécurité, l'architecture, la sécurité américaine.
00:37:33Donc tout est en train d'être redessiné.
00:37:35Je pense que c'était plutôt un échec pour Donald Trump.
00:37:37Non, mais je suis parfaitement d'accord.
00:37:38Je ne vois pas du tout ce qu'à part, effectivement,
00:37:42de faire des marches supérieures sur l'énergie
00:37:45et notamment le gaz de schiste américain
00:37:48qu'il a pu exporter beaucoup plus facilement.
00:37:51Il n'y a pas du tout de reprise de contrôle.
00:37:53Il y a une opportunité de marché.
00:37:55Mais le contrôle, et surtout, Nelly le souligne,
00:37:58on n'est même pas sûr qu'au bout du compte,
00:38:01on reviendra à la situation rentrée.
00:38:03Ça pourrait être pire avec des droits de péage.
00:38:08Donald Trump est très sensible au prix du pétrole élevé.
00:38:13Donc le fait qu'il y ait cet accord,
00:38:15ça contribue à la baisse du gaz et du pétrole.
00:38:17Ça lui est égal en régional chez lui,
00:38:20mais au niveau mondial, ça, ça l'intéresse.
00:38:22Oui, oui.
00:38:23Donc il a intérêt vis-à-vis de son électorat
00:38:25à contribuer à la baisse des prix.
00:38:28Donc ça peut aussi le rendre populaire.
00:38:30Et tu auras aussi, il peut se demander,
00:38:32bon certes, les prix sont retombés,
00:38:33mais à quoi vont dans ces conditions ?
00:38:36Oui, c'est-à-dire que ce n'est pas avec le détroit d'Hormuz
00:38:37qui va faire chuter l'inflation grandissante aux États-Unis
00:38:41et la fracture sociale d'ailleurs qui monte dans le pays.
00:38:43En revanche, ce qu'il va faire,
00:38:45c'est qu'il va rééquilibrer les cours mondiaux
00:38:50et aussi, on en parle moins de ça,
00:38:53mais toute l'activité qui marche en pétro-dollar.
00:38:55Parce que ça génère notamment le développement de la tech américaine,
00:39:00le développement de différentes industries nouvelles,
00:39:04le quantique, l'IA, etc.
00:39:06Donc évidemment, ça joue également.
00:39:08Mais il ne faut pas oublier que pendant que tout le monde regardait l'Iran,
00:39:11Donald Trump regardait le Groenland
00:39:13et il a continué des manœuvres et des opérations Groenland.
00:39:16Il ne faut pas oublier ça parce que dans l'agenda énergétique,
00:39:20la prochaine étape, ça va être un nouveau chapitre dans la question du Groenland.
00:39:26Parce qu'il n'a pas, il est toujours aux aguets.
00:39:30Il ne faut pas oublier la Chine.
00:39:32Parce que la visite à Pékin, c'est un peu un trompe-l'œil,
00:39:34mais il y a toujours cette guerre commerciale.
00:39:36Oui, puis vous avez vu la façon,
00:39:36on parlait tout à l'heure de la façon dont Donald Trump se tenait.
00:39:40Là, s'il y a bien une fois où il s'est tenu sage,
00:39:42où il n'a pas fait de blagounettes,
00:39:43il ne fait pas les mêmes blagounettes à Xi Jinping qu'avec Emmanuel Macron.
00:39:47Il ne nous a pas fait « What the hell was that ? »
00:39:51Bon, voilà, il ne nous a pas dit ça.
00:39:53En ce qui concerne cette semaine,
00:39:56elle est chargée, on a dit, le G7 à Evian,
00:39:59le rendez-vous à Versailles.
00:40:00Il y a Vivatech.
00:40:02On dit que Jeff Bezos sera au salon Vivatech.
00:40:05Ce n'est quand même pas rien.
00:40:06Et en plus de tout ça,
00:40:07il y a le salon de l'armement Eurosatory 2026.
00:40:11Résumé des épisodes précédents,
00:40:13l'année dernière, souvenez-vous,
00:40:14le stand israélien avait créé la polémique,
00:40:17non pas le stand en lui-même,
00:40:19mais plutôt les autorités qui avaient interdit aux Israéliens
00:40:22d'exhiber leur dernier armement.
00:40:24Cette année, on leur a dit quoi ?
00:40:25On leur a dit, vous venez avec des armes défensives,
00:40:29mais pas offensives.
00:40:30Sur place, Olivier Benkemoun,
00:40:31avec Pierre-François Altermat,
00:40:35et aujourd'hui, bis repetita,
00:40:37pour la deuxième année consécutive, Olivier,
00:40:3912 stands israéliens sont purement et bonnement fermés.
00:40:48Alors, c'est la moitié des stands.
00:40:50Moi, j'ai constaté ici, sur place,
00:40:52que 6 stands sur 12 ont été recouverts
00:40:55de panneaux de bois avec du tissu dessus.
00:40:58Voilà.
00:40:59Alors, ils ont reçu un email il y a une semaine
00:41:01pour préciser ces sociétés israéliennes
00:41:04qu'il fallait effectivement montrer
00:41:05uniquement des armes offensives,
00:41:09défensives, plutôt que l'offensive s'était interdit.
00:41:11Et la nuit dernière, hop, il y a eu intervention du salon.
00:41:15Alors, le représentant de cette société
00:41:18qui s'appelle Marom Dolphin,
00:41:20il y a quelques minutes, il est venu,
00:41:21il m'a dit, mais nous, on vend du textile.
00:41:22Du textile qui recouvre les sacs, par exemple,
00:41:25ou les tenues de combat des militaires.
00:41:28Donc, vous voyez, il y a quand même une volonté
00:41:32de s'en prendre aux sociétés israéliennes
00:41:35qui présentent leurs produits, évidemment.
00:41:37On va continuer parce qu'on fait le tour.
00:41:38Donc, vous voyez, ils ne peuvent pas recevoir leurs clients.
00:41:42Ils ont payé quand même un prix assez élevé.
00:41:44On leur dit que vous n'avez pas le droit
00:41:46de montrer ces armes, alors que tout à côté.
00:41:50C'est pour ça qu'on se déplace avec Sacha Robin.
00:41:52Mais vous allez voir, qu'est-ce qu'on montre ?
00:41:53On montre des drones qui sont capables de bombarder.
00:41:56On montre des projectiles qui sont là,
00:42:00qui sont en exposition.
00:42:02On montre des armes qui, très franchement,
00:42:04ne sont pas très, très défensives.
00:42:07Elles sont aussi offensives.
00:42:09Donc, ce deux poids, deux mesures,
00:42:10il est insupportable pour ceux qui sont venus.
00:42:12Il est insupportable aussi pour le ministre de la Défense
00:42:15qui a fait un communiqué,
00:42:17qui a dénoncé le cynisme de la France.
00:42:19Catherine Vautrin, pour l'instant,
00:42:20n'a pas pris la parole là-dessus,
00:42:21mais elle ne viendra pas sur cette partie du salon,
00:42:25évidemment, nous a indiqué son entourage.
00:42:28Et puis, colère, encore une fois.
00:42:30Alors, l'an dernier, c'était le Bourget,
00:42:31je le précise, Pierre.
00:42:32L'an dernier, c'était le Bourget,
00:42:33et c'était d'étoiles noires,
00:42:34et on y était déjà.
00:42:35Et il y a deux ans déjà, c'était Eurosatory,
00:42:38mais le salon avait eu à payer des pénalités.
00:42:40Mais le salon en soi, ceux qui organisent l'événement,
00:42:42eh bien, ils obéissent à la décision du ministère de la Défense.
00:42:47Merci beaucoup, Olivier Benkemon,
00:42:49avec Pierre-François Alterrat.
00:42:50C'est consternant.
00:42:52C'est consternant.
00:42:52Vous avez vu, Olivier et Pierre-François
00:42:54nous ont montré cette roquette roumaine.
00:42:59Et comme on le dit souvent dans le langage militaire,
00:43:02Fabien, une arme défensive peut devenir une arme offensive,
00:43:06et inversement.
00:43:07Et inversement, bien sûr.
00:43:08Et inversement.
00:43:09C'est le cas de l'uranium appauvri,
00:43:11et l'uranium, ça peut être de l'uranium civil,
00:43:13et de l'uranium...
00:43:14Militaire.
00:43:15Militaire.
00:43:16Bon, merci beaucoup, en tout cas,
00:43:17à vous quatre d'avoir participé à ce débat.
00:43:20Dans un instant, la suite de Midi News,
00:43:22l'actualité française,
00:43:23les casseurs,
00:43:24et puis Ivry-sur-Seine.
00:43:25On peut exhiber un voile,
00:43:26mais pas une croix.
00:43:27Une croix catholique, c'est pas possible.
00:43:29A tout de suite.
00:43:32Un instant dans Midi News,
00:43:33Sébastien Lecornieux veut faire payer les casseurs.
00:43:35Après les dernières informations de Somaïa,
00:43:38l'habitie.
00:43:39Et au lendemain de l'annonce d'un accord
00:43:41entre Washington et Téhéran,
00:43:42Emmanuel Macron a la manœuvre.
00:43:44Un seul mot d'ordre pour le chef de l'État.
00:43:46Tout faire pour que cet accord soit une réalité.
00:43:49Nous, nous allons tout faire d'abord
00:43:50pour que cet accord soit une réalité.
00:43:53Et donc pour que Hormuz puisse se rouvrir
00:43:56de manière pacifique
00:43:58et que le trafic puisse reprendre.
00:43:59Nous sommes, nous, sur place.
00:44:01Il y a plusieurs nations qui sont sur place.
00:44:02Les Néerlandais, les Italiens,
00:44:03les Britanniques, nous.
00:44:04On est prêts à agir très vite.
00:44:06Pour faire quoi ?
00:44:06Envoyer des avions,
00:44:08envoyer une frégate,
00:44:09envoyer des démineurs.
00:44:10Et nous, nous avons aussi notre porte-avions,
00:44:13le Charles de Gaulle,
00:44:14avec tout ce qui l'entoure.
00:44:16Qui reste dans la zone.
00:44:17Qui reste dans la zone.
00:44:18Et qui peut être déployé
00:44:19dans les 2-3 jours
00:44:20qui suivront la confirmation.
00:44:21Et donc, ce qu'on va faire
00:44:23avec les Américains,
00:44:25parallèle avec les Iraniens,
00:44:27c'est nous assurer de ce déploiement
00:44:28pour que cette réouverture d'Hormuz
00:44:31puisse se faire de manière pacifique
00:44:32et qu'elle dure.
00:44:34C'est dans ce contexte
00:44:35que le Président de la République
00:44:36s'entretiendra avec Donald Trump
00:44:38cet après-midi à Evian,
00:44:40en Haute-Savoie,
00:44:41entretien entre les 2 chefs d'État
00:44:43prévus à 17h
00:44:44avant l'ouverture officielle du G7
00:44:46qui, elle, aura lieu à 19h ce soir.
00:44:48Maxime Leguay.
00:44:51Oui, effectivement,
00:44:52Soumaya et cet entretien bilatéral
00:44:54entre les deux hommes,
00:44:55il sera largement consacré
00:44:57à cet accord protocolaire
00:44:58trouvé entre Iraniens et Américains.
00:45:02Avec cette information
00:45:03qui nous est parvenue
00:45:04il y a quelques minutes
00:45:05et vous avez entendu
00:45:06le chef de l'État à cet égard,
00:45:08la France est prête
00:45:09à participer
00:45:10à des opérations
00:45:12de sécurisation
00:45:13du détroit d'Hormuz
00:45:14en vie de sa réouverture
00:45:15qui pourrait se traduire
00:45:17par la mobilisation
00:45:19et le déploiement
00:45:19du Charles de Gaulle
00:45:20de frégates
00:45:21et de capacités
00:45:22de déminage
00:45:23dans les prochains jours.
00:45:24Ça, ce sont les mots
00:45:25du chef de l'État,
00:45:26Emmanuel Macron
00:45:27qui devrait également
00:45:28s'assurer auprès
00:45:29de Donald Trump
00:45:30que le front Liban-Sud
00:45:32fasse bel et bien partie
00:45:33de cet accord
00:45:35de cesser le feu intégral.
00:45:36Et puis,
00:45:37l'autre sujet majeur
00:45:38qui sera évoqué
00:45:39durant ce tête-à-tête,
00:45:40ce sera la guerre en Ukraine.
00:45:42Vladimir Zelensky
00:45:43est attendu demain
00:45:44pour participer
00:45:45aux discussions
00:45:45avec les membres du G7,
00:45:47la France
00:45:47et Emmanuel Macron
00:45:48qui souhaitent faire
00:45:49converger la position américaine
00:45:51avec celle de l'Europe,
00:45:53à savoir une paix juste
00:45:55et durable
00:45:55qui passe par des négociations
00:45:57en vue d'un éventuel
00:45:58cesser le feu
00:45:59avec Moscou.
00:45:59Voilà, vous l'aurez compris,
00:46:00ce sommet du G7
00:46:01largement consacré
00:46:02à ces deux conflits internationaux.
00:46:04Merci pour ce point complet,
00:46:06Maxime.
00:46:06Merci également
00:46:07à Charles Bagé
00:46:08qui a permis
00:46:08la réalisation
00:46:09de ce duplex.
00:46:10Dans le reste de l'actualité
00:46:13coup d'envoi
00:46:13de l'Euro Satori 2026,
00:46:15le salon mondial
00:46:16de l'armement,
00:46:17comme chaque année,
00:46:18l'industrie mondiale
00:46:19de l'armement
00:46:19ouvre ses portes
00:46:20à partir d'aujourd'hui
00:46:21à Villepinte,
00:46:21près de Paris.
00:46:22Au total,
00:46:232640 exposants
00:46:24venus de 68 pays
00:46:26en nombre en hausse
00:46:26de 30%
00:46:27par rapport à 2024,
00:46:29un événement
00:46:30qui devrait attirer
00:46:30440 délégations officielles.
00:46:33C'est l'autre information
00:46:34de ce début de semaine.
00:46:36Les 530 000 élèves
00:46:37ont terminé
00:46:38l'épreuve de philosophie
00:46:39à midi.
00:46:40Au menu cette année
00:46:41du bac général
00:46:42de dissertation choix,
00:46:43avons-nous la maîtrise
00:46:44de nos paroles
00:46:45ou encore peut-on être heureux
00:46:46quand les autres
00:46:47ne le sont pas ?
00:46:48Ou alors un commentaire
00:46:49de texte ?
00:46:50Et cette année,
00:46:50il s'agissait d'un extrait
00:46:52d'humain trop humain
00:46:53datant de 1878
00:46:55et de Nietzsche,
00:46:56évidemment.
00:46:57Et puis on termine
00:46:58ce journal par le fils
00:46:59de la princesse héritière
00:47:01de Norvège,
00:47:02reconnu coupable
00:47:02de deux des quatre viols
00:47:04dont il était accusé.
00:47:05Il a été condamné
00:47:06à une peine de prison
00:47:07de quatre ans ferme,
00:47:08une peine qui porte aussi
00:47:09sur des violences répétées
00:47:11contre une ancienne compagne,
00:47:12des menaces
00:47:13mais aussi des infractions
00:47:14routières, Pierre.
00:47:15Merci beaucoup
00:47:16Somaya Labidi.
00:47:17Tout de suite l'écho.
00:47:20Votre programme avec
00:47:22ParuVendu.fr
00:47:23Sur ParuVendu.fr
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00:47:33Luxéol.com
00:47:35Luxéol.
00:47:36La chronique éco avec
00:47:38Eric de Ritmatène.
00:47:38Bonjour Eric.
00:47:39Bonjour Pierre.
00:47:40L'information du jour,
00:47:41c'est donc la baisse
00:47:41des cours du pétrole
00:47:43pour la première fois.
00:47:44Depuis 3 mois,
00:47:45les carburants repassent
00:47:46en dessous de la barre
00:47:46des 2 euros en moyenne bien sûr.
00:47:48Est-ce que ça va encore baisser ?
00:47:49Alors oui, ça va baisser.
00:47:50Ça va baisser.
00:47:51C'est ce que disait tout à l'heure
00:47:51l'Union française
00:47:52des industries du pétrole,
00:47:54l'UFIP.
00:47:54Tous les carburants déjà
00:47:55comme le gazole,
00:47:57le sans-plomb
00:47:57ont commencé à baisser fortement.
00:47:59Alors pourquoi ?
00:48:00Parce que le baril est passé
00:48:01sous 83 dollars.
00:48:03Regardez, 82,80.
00:48:06Il y a une semaine,
00:48:06on était encore à 94 dollars
00:48:08et il y a 3 mois,
00:48:09110 dollars.
00:48:10Et donc,
00:48:10l'impact se voit aussitôt
00:48:13à la pompe.
00:48:14On est ce matin
00:48:15sur un prix moyen en France.
00:48:17Sur le tableau,
00:48:17vous allez le découvrir,
00:48:181,97 pour le gazole.
00:48:20Vous vous rendez compte,
00:48:21on est en dessous de 2 euros.
00:48:22Et 1,94 pour le sans-plomb en France.
00:48:25Mais, bien entendu,
00:48:26ce sont des prix moyens.
00:48:27Alors vous vous dites
00:48:28que ça va encore baisser,
00:48:29mais quand ?
00:48:29Alors, selon les prévisions
00:48:31de la profession,
00:48:32ça va baisser même fortement
00:48:33pour le week-end prochain
00:48:34sous deux conditions.
00:48:35Alors la première,
00:48:36c'est que l'accord
00:48:37soit vraiment signé,
00:48:38ce qui permettrait
00:48:39de faire baisser
00:48:39le coût additionnel
00:48:40des assurances
00:48:40qui pèsent sur le coût
00:48:41final du carburant.
00:48:42Et deuxièmement,
00:48:43que le détroit d'Ormouz
00:48:44soit totalement libéré
00:48:46parce que c'est le trafic
00:48:47d'un part pris.
00:48:47Est-ce qu'on sera
00:48:48avec 60% de trafic
00:48:49de 80% ou 100% ?
00:48:51Là aussi,
00:48:51ça pèse sur les coûts
00:48:52d'exploitation.
00:48:53Comme le disait ce matin
00:48:55Michel-Édouard Leclerc,
00:48:56il y a encore
00:48:571200 pétroliers
00:48:58qui sont bloqués
00:48:59juste avant
00:49:00le détroit d'Ormouz.
00:49:01Ça ne va pas être immédiat.
00:49:02On dit toujours
00:49:03que la répercussion
00:49:04à la pompe
00:49:04est lente,
00:49:05très lente même.
00:49:06Alors c'est vrai,
00:49:06mais ça dépend des réseaux.
00:49:07Les petites stations indépendantes
00:49:08vont écluser leur stock
00:49:10qui a été payé au prix fort.
00:49:11Je le disais tout à l'heure
00:49:12chez vous,
00:49:12Pierre de Villeneau,
00:49:13c'est M. Francis Pousse.
00:49:14Il disait que dans les campagnes,
00:49:15il y avait 15 jours
00:49:16de stock dans les cubes.
00:49:18Donc là,
00:49:18ils ont acheté au prix fort
00:49:19ce carburant.
00:49:20Et là,
00:49:20ils vont devoir l'écluser
00:49:21au prix fort.
00:49:22C'est pour ça que ce sera
00:49:22au-dessus de 2 euros le litre.
00:49:24Combien de fois
00:49:25voit-on dans les campagnes
00:49:262,20,
00:49:262,30 l'essence ?
00:49:28Donc c'est vrai
00:49:28que ce n'est pas donné.
00:49:29Mais de l'autre côté,
00:49:29ils ont leur marge.
00:49:30Il faut bien les comprendre.
00:49:31Dans les hyper en revanche,
00:49:32là,
00:49:33ils renouvellent leur stock
00:49:34pratiquement au quotidien
00:49:35ou tous les deux jours.
00:49:36Et donc,
00:49:36si l'essence baisse,
00:49:37si le pétrole baisse,
00:49:38l'impact est presque immédiat.
00:49:40On a vu ce matin
00:49:40dans un hyper,
00:49:41Leclerc d'ailleurs,
00:49:42un carburant à 1,90 €.
00:49:44C'est au-dessous
00:49:45du prix minimum de total.
00:49:47Donc vous voyez
00:49:47que les choses quand même
00:49:47s'arrangent un petit peu.
00:49:49Je termine par un point
00:49:50les gros rouleurs.
00:49:51Vous savez,
00:49:51on leur avait promis
00:49:52100 euros d'aide.
00:49:53Ils n'ont toujours rien reçu.
00:49:55Alors,
00:49:56il y a un retard,
00:49:56dit-on,
00:49:57au ministère de l'Industrie.
00:49:58L'aide devrait arriver
00:49:59aujourd'hui,
00:50:00demain,
00:50:00après-demain.
00:50:01Bon,
00:50:01on verra.
00:50:02Mais ça arrivera
00:50:02en tout cas après la bataille.
00:50:04C'est vraiment le symbole
00:50:05d'une France
00:50:05qui est peu réactive
00:50:06et qui se trouve empêtrée
00:50:08dans ses lourdeurs
00:50:10administratives.
00:50:10On attend toujours
00:50:11ces 100 euros d'aide.
00:50:12C'est sur le site
00:50:14des impôts.
00:50:15Mais en attendant,
00:50:17on ne sait pas
00:50:18si ça ne va pas être annulé.
00:50:20Est-ce que le gouvernement
00:50:20va trouver un moyen
00:50:21pour dire
00:50:22« Ah ben finalement,
00:50:23pouf pouf ! »
00:50:23Ça n'est plus nécessaire.
00:50:24« Pouf pouf ! »
00:50:25Ça n'est plus nécessaire.
00:50:26On verra bien ça.
00:50:27Merci beaucoup,
00:50:27Eric Dorit Matel.
00:50:30C'était votre programme
00:50:31avec ParuVendu.fr.
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00:50:43et sur luxéol.com.
00:50:45Luxéol.
00:50:46Avec autour de la table
00:50:47Judith Weintraub.
00:50:49Élodie Huchard
00:50:50nous a rejoint
00:50:50du service politique
00:50:52de CNews.
00:50:53M. Cambouliv
00:50:54est là.
00:50:55Cambouliv même.
00:50:56Porte-parole
00:50:56alternative police
00:50:57et FDT.
00:50:58Benjamin,
00:50:58bonjour.
00:50:59Merci beaucoup
00:50:59d'être avec nous.
00:51:00On parle de cette
00:51:02loi anti-casseurs.
00:51:03Sébastien Lecornu
00:51:04veut faire payer
00:51:05les casseurs.
00:51:06Le Premier ministre
00:51:06annonce qu'un projet de loi
00:51:07sera présenté
00:51:08le mois prochain
00:51:09au Conseil des ministres.
00:51:10Toucher aux aides sociales
00:51:11des casseurs
00:51:11n'est plus un tabou.
00:51:13Élodie Huchard,
00:51:13ça veut dire que
00:51:14franchement,
00:51:14là, on passe à la seconde
00:51:15et on va le faire.
00:51:17Il a déjà fait savoir
00:51:18qu'il n'était pas opposé
00:51:19au fait qu'on puisse
00:51:21véritablement aller puiser
00:51:22dans les prestations sociales
00:51:23pour réparer les dégâts
00:51:25si on maintient bien
00:51:26un reste à vivre.
00:51:27Ce qu'on sait,
00:51:28c'est que le Premier ministre
00:51:28avait déjà demandé
00:51:29il y a quelques jours
00:51:30à ses ministres
00:51:30de préparer justement
00:51:32des textes.
00:51:32Il y a deux choses
00:51:34principales dans ce texte.
00:51:35Premièrement,
00:51:36Sébastien Lecornu
00:51:37et son gouvernement
00:51:38veulent qu'on puisse
00:51:39vraiment acter
00:51:39la responsabilité
00:51:40d'un certain nombre
00:51:41de casseurs.
00:51:42Exemple, aujourd'hui,
00:51:43s'il y a une voiture
00:51:43par exemple de policier
00:51:44qui est attaqué
00:51:45aux mortiers
00:51:46où il y a un attroupement
00:51:47de 15 personnes.
00:51:48Si on n'est pas en mesure
00:51:49de prouver que ces 15 personnes
00:51:51ont véritablement participé
00:51:53aux dégâts,
00:51:54eh bien,
00:51:54ils ne sont pas responsables.
00:51:55Là, ils veulent changer
00:51:56cet esprit-là
00:51:56en se disant
00:51:57vous êtes sur place
00:51:58quand on attaque
00:51:59des policiers,
00:51:59un abribus,
00:52:00une vitrine,
00:52:00vous êtes sur place,
00:52:01vous restez,
00:52:02donc vous êtes responsable
00:52:03et donc vous payerez les dégâts.
00:52:05C'est-à-dire qu'on inverse,
00:52:06avant il fallait prouver
00:52:06qu'on avait participé aux dégâts.
00:52:08Aujourd'hui, en théorie,
00:52:09le fait d'avoir été sur place
00:52:11prouvera
00:52:11que vous êtes aussi responsable.
00:52:13Et la deuxième partie,
00:52:14c'est comment,
00:52:15justement,
00:52:16aller chercher l'argent
00:52:18pour réparer les dégâts.
00:52:19Aujourd'hui,
00:52:19très concrètement,
00:52:20ce sont les Français
00:52:21qui sont en train de payer
00:52:22pour quelques casseurs.
00:52:23Sébastien Lecornu
00:52:24et Matignon le disent
00:52:25dans les documents
00:52:26que CNews a pu se procurer
00:52:27en disant
00:52:28la collectivité nationale
00:52:29supporte beaucoup trop
00:52:30le paiement des réparations,
00:52:31ce n'est plus supportable.
00:52:33L'idée,
00:52:33c'est d'aller donc chercher
00:52:34l'argent
00:52:35pour payer les dégâts
00:52:36chez ceux qui les ont commis.
00:52:37Ça veut dire
00:52:38soit si les personnes
00:52:39sont majeures directement
00:52:40auprès d'eux,
00:52:41soit auprès de leurs parents.
00:52:42Et cette fois,
00:52:42en pouvant toucher
00:52:43aux aides sociales.
00:52:45Le but aussi,
00:52:46c'est que ce texte
00:52:46puisse avoir une majorité
00:52:47au Parlement.
00:52:48Donc Sébastien Lecornu
00:52:49met une limite.
00:52:50Il faut qu'on puisse
00:52:51toucher aux prestations sociales
00:52:52tout en ayant
00:52:53un reste à vivre
00:52:54qui soit correct.
00:52:55Et pour le calendrier,
00:52:56d'ici quelques jours,
00:52:57ce texte sera soumis
00:52:58au Conseil d'État
00:52:59et ils espèrent un passage
00:53:00en Conseil des ministres
00:53:01au début juillet.
00:53:02Donc le calendrier,
00:53:03oui,
00:53:03Conseil des ministres juillet,
00:53:05Conseil d'État,
00:53:05c'est normal,
00:53:06c'est la validation administrative.
00:53:07Et puis après,
00:53:08c'est directement un...
00:53:10Ou alors,
00:53:12s'il y a une loi,
00:53:13le problème,
00:53:13c'est que ça va être au Parlement.
00:53:14On est très vite en vacances
00:53:16sur les parlementaires
00:53:17parce qu'il y a des élections
00:53:18sénatoriales en septembre
00:53:19et pas de session extraordinaire.
00:53:20Et que le calendrier
00:53:21commence à être bouché
00:53:22parce qu'il y a tout un tas de lois
00:53:23qu'on a jugées très urgentes
00:53:24et qu'on a voulu mettre
00:53:25avant le 15 juillet.
00:53:26Dans l'esprit du gouvernement,
00:53:27ça serait plutôt avant l'été.
00:53:28Il faudra voir s'il n'y a pas
00:53:29un petit embouteillage législatif
00:53:30quand même dans l'agenda.
00:53:32Petit embouteillage.
00:53:32Un petit,
00:53:33un gros bouchon de vacances.
00:53:34Je vois le risque quand même
00:53:42très pénible pour nous
00:53:42de vous parler
00:53:43de la mort de Liana
00:53:44et de ce qu'elle a déclenché
00:53:46comme traumatisme
00:53:46mais aussi comme avancé.
00:53:49Ce qui est apparu,
00:53:50c'est les priorisations
00:53:52au niveau de la chancellerie.
00:53:54Gérald Darmanin a dit
00:53:55qu'il avait eu deux priorisations.
00:53:56C'était le narcotrafic
00:53:57et la loi sur les enfants mineurs.
00:54:00Il se trouve que les magistrats
00:54:01ne répondent pas exactement
00:54:02à la même chose.
00:54:03Sur la priorisation des lois,
00:54:04là encore,
00:54:05on a envie de dire
00:54:05est-ce qu'on ne peut pas
00:54:06décaler d'autres lois
00:54:07pour que la loi anticasseur...
00:54:08C'est vraiment très, très...
00:54:12difficile la situation
00:54:13dans laquelle on est
00:54:14de voir qu'il y a
00:54:15tellement de problèmes
00:54:16à régler
00:54:16et on n'a pas suffisamment
00:54:17de jours pour les régler.
00:54:19Moi, j'avais une question
00:54:20quand même pour vous,
00:54:21Benjamin Camboulivre.
00:54:22On dit souvent
00:54:23les flics, pardonnez-moi,
00:54:24les policiers,
00:54:25ils sont assermentés.
00:54:26Donc, ils ont raison.
00:54:27Moi, par exemple,
00:54:29je tiens mon téléphone portable
00:54:30pendant que je roule
00:54:31et puis je le cache.
00:54:32Hop, hop, hop !
00:54:33Et puis, il y a
00:54:33les contrôles de police.
00:54:34On me dit
00:54:34il t'a vu
00:54:35et c'est lui qui a raison
00:54:36parce qu'il est assermenté.
00:54:38Mais là,
00:54:39il a vu aussi le casseur
00:54:40mais il n'est pas assermenté ?
00:54:41C'est ça, le délire, en fait ?
00:54:43C'est toute l'idée
00:54:44de ce texte.
00:54:45Alors, sur le principe,
00:54:46au départ,
00:54:47il était évident
00:54:47que notre grande lacune
00:54:49en France,
00:54:49c'est qu'on n'arrive pas
00:54:49à punir.
00:54:50Donc, c'est pour ça
00:54:51que les violences s'enchaînent
00:54:52parce qu'il y a un sentiment
00:54:53d'impunité qui s'installe.
00:54:54Ils commettent les exactions,
00:54:55ils commettent les violences,
00:54:55ils harcèlent les forces de l'ordre.
00:54:57Derrière, il n'y a pas de prison.
00:54:58Derrière, il n'y a pas non plus
00:54:59d'impact financier.
00:55:00Donc, c'est ça que le texte
00:55:01tend à casser
00:55:02avec cette volonté
00:55:04de venir punir
00:55:05le fait de prendre part
00:55:06à des violences collectives.
00:55:07Mais comme vous le notiez,
00:55:07ça demande un truc,
00:55:09c'est d'instaurer
00:55:09la responsabilité collective.
00:55:11En droit français,
00:55:12ça n'existe pas.
00:55:13Nul n'est responsable
00:55:14que de son propre fait.
00:55:15Donc, on en pense
00:55:15qu'on en veut,
00:55:16mais de toute façon,
00:55:16il y a le Conseil d'État
00:55:17que vous le notiez.
00:55:18Derrière, s'il est saisi,
00:55:19il y aura le Conseil constitutionnel.
00:55:21Rien n'est moins sûr
00:55:22que ça passe.
00:55:23Rien n'est moins sûr.
00:55:24Et quand bien même ça passe,
00:55:25s'il sera malentendu,
00:55:26ça passe.
00:55:27Derrière, une loi,
00:55:31ce texte,
00:55:32à aucun moment,
00:55:32par exemple,
00:55:33il ne va impacter
00:55:33les Black Blocs
00:55:34venus de l'étranger, etc.
00:55:35Donc, on n'est en train
00:55:36de parler que d'une partie
00:55:37des violences.
00:55:38On parle exactement
00:55:38de ce qui s'est passé
00:55:39après le sacre du PSG
00:55:40ou de ce qui se passe
00:55:41le 31 décembre,
00:55:41le 14 juillet.
00:55:42On parle de ce public-là,
00:55:44c'est-à-dire des bandes de cités
00:55:45qui débarquent à Paris
00:55:46pour tout casser
00:55:46parce qu'il y a opportunité,
00:55:47parce qu'il y a un gros mouvement
00:55:48de foule
00:55:48et que donc,
00:55:49ils peuvent se livrer
00:55:49à cette délinquance-là.
00:55:51Mais parmi eux,
00:55:52on réduit encore
00:55:53parce qu'on ne parle
00:55:53que de ceux qu'on attrape
00:55:54et le policier le sait
00:55:55dans ce type de mouvement
00:55:57de violence urbaine,
00:55:58on interpelle
00:55:59pas nécessairement
00:56:00les délinquants professionnels.
00:56:02Ils courent plus vite
00:56:02que les autres,
00:56:03si vous voulez.
00:56:03Ils sont habitués
00:56:03à échapper à la police.
00:56:05Donc, parmi vraiment
00:56:05ceux qui restent de nouvelles fois,
00:56:07on nous dit,
00:56:07attention,
00:56:08ils ne pourront pas se cacher
00:56:09derrière le fait
00:56:09qu'ils sont mineurs
00:56:10ou insolvables
00:56:10parce qu'on va jouer
00:56:11sur le levier social.
00:56:12Mais quand même,
00:56:12je le rappelle,
00:56:13on est en France.
00:56:14Je vous donne un exemple
00:56:14pour le niveau
00:56:16qu'on a atteint
00:56:16en termes de mauvaise gestion
00:56:17du social,
00:56:18c'est des APL.
00:56:19Les gens qui ne payent pas
00:56:20leur loyer,
00:56:21ils continuent de percevoir
00:56:22l'APL.
00:56:22Donc ça,
00:56:23c'est de notre niveau.
00:56:23À partir de là,
00:56:24on nous dit,
00:56:24on va se servir du social
00:56:25pour être plus ferme.
00:56:26Donc, voilà,
00:56:27permettez-nous simplement
00:56:28d'être un petit peu
00:56:29précautionneux
00:56:29et de ne pas s'emballer
00:56:30trop vite.
00:56:30On n'est pas très doué
00:56:31sur le social
00:56:32pour être coercitif
00:56:33en France.
00:56:34Et ça,
00:56:35pour le coup,
00:56:35au niveau du politique
00:56:36puisque,
00:56:37on le disait tout à l'heure
00:56:38à propos d'un autre sujet,
00:56:39mais le politique
00:56:40trouve toujours un moyen
00:56:41de s'approprier les choses
00:56:43ou de faire rappeler
00:56:45qu'il est à l'origine d'eux.
00:56:46Gabriel Attal,
00:56:47dans un document,
00:56:49rappelle son slogan
00:56:50« Tu casses,
00:56:50tu répares »
00:56:51et salue,
00:56:52bien sûr,
00:56:53le projet de Sébastien Lecornu.
00:56:57Je salue cette proposition
00:56:59qui a été faite
00:56:59et avec mon groupe parlementaire,
00:57:00on l'accompagnera
00:57:01à l'Assemblée.
00:57:02Vous l'avez rappelé,
00:57:03quand j'étais Premier ministre,
00:57:04j'avais affirmé
00:57:04dans ma déclaration
00:57:05de politique générale
00:57:06qu'il fallait en revenir
00:57:07à « Tu casses,
00:57:08tu répares,
00:57:09tu salis,
00:57:09tu nettoies,
00:57:10tu défies l'autorité,
00:57:11on t'apprend à la respecter ».
00:57:12J'avais rédigé
00:57:13un projet de loi
00:57:14en ce sens
00:57:14avec mon gouvernement.
00:57:16La dissolution
00:57:17l'avait interrompue.
00:57:19C'est une mesure
00:57:19qui vient quelque part
00:57:20concrétiser en partie
00:57:21ce à quoi j'avais appelé.
00:57:23J'avais réussi
00:57:24à faire passer une mesure
00:57:25et j'ai vu que certains préfets
00:57:26sont en train de l'appliquer,
00:57:27ce qui est une bonne nouvelle,
00:57:27c'est la possibilité
00:57:29de rendre les parents
00:57:31responsables financièrement
00:57:32des actes
00:57:32qui sont commis
00:57:33par leurs enfants.
00:57:34Vous avez quand même
00:57:35M. Attal
00:57:36qui réclame
00:57:38la paternité de ce texte.
00:57:39Oui,
00:57:40c'est une idée
00:57:42extrêmement ancienne.
00:57:44La droite
00:57:44la réclame
00:57:45depuis environ 20 ans.
00:57:47On se demande même
00:57:48d'ailleurs pourquoi.
00:57:49Je crois
00:57:50qu'elle l'avait fait
00:57:51quand Nicolas Sarkozy
00:57:52était au pouvoir.
00:57:53Il y avait eu
00:57:54une disposition
00:57:55immédiatement
00:57:56abrogée
00:57:57par François Hollande
00:57:59lorsqu'il est arrivé.
00:57:59C'est bien
00:58:03d'attendre
00:58:04la dernière année
00:58:04du deuxième mandat
00:58:07d'Emmanuel Macron
00:58:08pour prendre
00:58:09une telle mesure.
00:58:10En tout cas,
00:58:11on peut dire
00:58:11que ça va
00:58:12dans le bon sens.
00:58:13J'ai le même
00:58:14scepticisme
00:58:15que vous
00:58:16sur l'empressement
00:58:17des services sociaux
00:58:18à appliquer
00:58:19ces mesures.
00:58:20Mais,
00:58:21en revanche,
00:58:22sur la responsabilité
00:58:25collective,
00:58:27il faut rappeler
00:58:27qu'il existe
00:58:28en droit français.
00:58:29Tout ce qui peut exister,
00:58:30vous avez raison,
00:58:31est de donner
00:58:31le principe
00:58:32de responsabilité individuelle,
00:58:33c'est-à-dire
00:58:33participation
00:58:34à un groupement
00:58:35en vue de commettre
00:58:36des violences.
00:58:37Ça existe
00:58:38et les juges
00:58:39s'en servent
00:58:40extrêmement peu.
00:58:41Et on retombe
00:58:43sur un des problèmes
00:58:45majeurs
00:58:46du laxisme judiciaire
00:58:48en France,
00:58:49le laxisme
00:58:49d'une partie des juges.
00:58:50Vous aurez beau
00:58:51durcir sans cesse
00:58:52les textes,
00:58:54vous n'arriverez pas
00:58:56à obtenir
00:58:58des condamnations
00:59:00avec cette population
00:59:03de magistrats.
00:59:05La difficulté
00:59:05sur ça,
00:59:06sur les violences urbaines,
00:59:07c'est que la justice
00:59:07a du mal
00:59:08à caractériser les faits
00:59:09et les rattacher
00:59:10véritablement
00:59:10à une personne.
00:59:11Et c'est là
00:59:11qu'on voit que déjà
00:59:12sur la base
00:59:12d'une responsabilité
00:59:13individuelle,
00:59:14on n'arrive pas
00:59:14à punir fort.
00:59:15Donc sur la base
00:59:15d'une responsabilité
00:59:16collective,
00:59:17on n'ira jamais
00:59:17taper très très loin.
00:59:19En fait,
00:59:19ce qu'il faut,
00:59:19c'est être capable
00:59:20de regarder
00:59:20ce qui fonctionne,
00:59:22ce qui dysfonctionne
00:59:23dans ce type de violence.
00:59:24Ce n'est pas du côté
00:59:25policier
00:59:25qu'il faut chercher le problème.
00:59:27On met des dispositifs
00:59:27qui sont monumentaux
00:59:28à chaque niveau de la justice.
00:59:29C'est-à-dire que,
00:59:30vous voyez bien
00:59:31que les interpellations
00:59:31sont réalisées,
00:59:32sont réalisées par centaines.
00:59:33Mais derrière,
00:59:33en effet,
00:59:34la justice,
00:59:34il n'y a pas de sanction
00:59:35qui est réellement impactante.
00:59:36Donc là encore,
00:59:37il n'y a que deux axes
00:59:38qui marchent.
00:59:38Pour les toucher,
00:59:39c'est le financier
00:59:40et c'est ce qu'on appelle
00:59:41l'empathie.
00:59:41Le financier,
00:59:42c'est être capable
00:59:43de, quand on met
00:59:43une sanction,
00:59:44faire en sorte
00:59:44qu'elle soit recouvrée.
00:59:45Nous,
00:59:46on n'est pas des très bons
00:59:46élèves du tout
00:59:47à ce niveau-là.
00:59:48Mais si on est intelligent
00:59:50et qu'on regarde
00:59:50un petit peu
00:59:51ce qui marche autour de nous
00:59:52pour s'intéresser
00:59:53au système allemand
00:59:53d'amende,
00:59:54eux,
00:59:54ils ont réglé le problème
00:59:55pour les mineurs
00:59:56et les insolvables.
00:59:57Ils fonctionnent
00:59:57avec des amendes
00:59:58qui durent 30 ans.
00:59:59Donc quand le mineur
00:59:59devient majeur,
01:00:00ils payent.
01:00:01Et quand l'insolvable
01:00:02retrouve un travail,
01:00:03ils payent.
01:00:04Donc ils ont réglé
01:00:05le problème
01:00:05de la solvabilité
01:00:06des individus.
01:00:07C'est ça.
01:00:07Mais donc sur le très long terme,
01:00:08parce que ça dure 30 ans,
01:00:10ils sont à 80-90%
01:00:11de recouvrement
01:00:12quand nous,
01:00:12on peine à atteindre
01:00:13les 50%.
01:00:14Il faut voir aussi
01:00:15qu'ils ont une vraie coercition
01:00:17dans le recouvrement.
01:00:17C'est-à-dire que c'est le service
01:00:18qui va mettre l'amende
01:00:19qui va gérer le recouvrement.
01:00:21Donc il y a des services
01:00:21de recouvrement de police
01:00:22et des services
01:00:23de recouvrement de justice.
01:00:24Et là, ce sont des moyens
01:00:25ou c'est des techniques nouvelles
01:00:26comme l'intelligence artificielle
01:00:27qui maintenant arrive
01:00:28à tracer des fraudeurs ?
01:00:30C'est une question de moyens
01:00:30et de coercition
01:00:32de l'organisme
01:00:32qui va procéder au recouvrement.
01:00:33C'est-à-dire que le fisc
01:00:34est moins coercitif
01:00:35que la police ou la justice.
01:00:36Ne serait-ce que parce qu'ils ont
01:00:37un intéressement
01:00:38dans ce qu'ils vont recouvrer.
01:00:40Donc ça, c'est pour le côté financier.
01:00:41Et derrière,
01:00:42comme autre sanction
01:00:42qui marche sur un certain type
01:00:44de public,
01:00:45que l'amende ne va pas effrayer,
01:00:46que même la prison
01:00:47des courtes peines
01:00:48ne va pas effrayer,
01:00:48c'est l'empathie.
01:00:49Donc c'est-à-dire aller chercher
01:00:51par exemple le logement social
01:00:52et faire perdre
01:00:53tout le logement social
01:00:54à la famille
01:00:54quand il y a un délinquant
01:00:56qui casse tout dans la rue
01:00:57parce que de fait,
01:00:57il n'est pas en train
01:00:58de respecter le contrat social.
01:00:59Je pense qu'on peut être d'accord.
01:01:00Donc la solidarité nationale
01:01:01n'a pas assumé le fait
01:01:02qu'on lui paye son logement.
01:01:03Mais si on arrive
01:01:04à jouer sur ce levier-là,
01:01:05là on est impactant.
01:01:06Là, ça a du sens pour lui.
01:01:08Donc ça sert à quelque chose.
01:01:09Je voudrais qu'on en vienne
01:01:10à ce qui s'est passé
01:01:10à Ivry-sur-Seine,
01:01:12scène surréaliste
01:01:13au conseil municipal
01:01:16en fin de semaine dernière,
01:01:18jeudi dernier.
01:01:20Conseil interrompu
01:01:20par le maire réélu communiste
01:01:22Philippe Bouissoux
01:01:23en cause,
01:01:24un élu RN
01:01:25qui a sorti un crucifix
01:01:26qui a récité un
01:01:27« Je vous salue Marie »
01:01:28en opposition
01:01:29au port ostentatoire
01:01:31de signes religieux
01:01:32musulmans
01:01:33en l'occurrence
01:01:33de l'autre côté
01:01:34du conseil municipal.
01:01:36Tancrede Guillotel,
01:01:37François Tiskevitch,
01:01:38Nicolas Roger.
01:01:40Si je suis élue aujourd'hui,
01:01:41c'est pour mes convictions,
01:01:42pour mes engagements
01:01:43et je suis fière d'être ici,
01:01:45d'être élue
01:01:45avec mon voile.
01:01:47Voilà.
01:01:48Cet adjointe au maire
01:01:49réagit à l'amendement
01:01:51déposé par un élu
01:01:52du Rassemblement national
01:01:54visant à interdire
01:01:55le port de signes religieux
01:01:57ostensibles
01:01:58lors des conseils municipaux.
01:02:01Cet amendement
01:02:01a été rejeté par le maire.
01:02:03Je ne vois pas pourquoi
01:02:05les lois de la laïcité
01:02:06s'appliquent
01:02:07dans cette ville,
01:02:09dans cette assemblée
01:02:09communale
01:02:10et dans les politiques
01:02:10municipales
01:02:11et je ne vois pas
01:02:12pourquoi on rajouterait
01:02:13un espèce d'article 10
01:02:15qui, comme l'a très bien
01:02:16dit Sarah,
01:02:17ciblerait
01:02:17deux de nos
01:02:20conseillères municipales
01:02:21et une de nos adjointes
01:02:23à qui je tiens
01:02:24à témoigner ici
01:02:25de toute mon affection
01:02:26et de tout mon respect.
01:02:27En réaction au rejet
01:02:29de l'amendement
01:02:29et aux propos
01:02:30de l'adjointe au maire,
01:02:32le conseiller municipal
01:02:33du Rassemblement national
01:02:35décide de brandir
01:02:37une croix catholique.
01:02:38Vous refusez la laïcité,
01:02:39c'est bien ça.
01:02:41Si, vous refusez la laïcité
01:02:42dans ce conseil municipal.
01:02:45Donc, on sera placé
01:02:47sous le signe de la croix
01:02:48à chaque conseil municipal
01:02:49dorénavant
01:02:50et que la croix
01:02:51vous bénisse tous,
01:02:52que Dieu vous bénisse
01:02:54et je vais dire
01:02:55je vous salue Marie d'ailleurs.
01:02:56Je vous salue Marie
01:02:56pleine de grâce.
01:02:57Le Seigneur est avec vous.
01:02:59Vous êtes bénie
01:02:59entre toutes les femmes
01:03:00et Jésus,
01:03:00le fruit de vos entrailles
01:03:01est béni.
01:03:02Sainte Marie,
01:03:03Mère de Dieu,
01:03:03priez pour nous,
01:03:04pauvres pécheurs.
01:03:05C'est alors que le maire
01:03:06communiste d'Ivry-sur-Seine
01:03:08s'emporte.
01:03:09Alors,
01:03:10ce que vous venez de faire
01:03:12monsieur Nader
01:03:14signe votre crime politique
01:03:18et je dois vous remercier
01:03:19monsieur Nader
01:03:21pour la caricature
01:03:22que vous offrez ce soir
01:03:25en un seul conseil
01:03:26de ce qu'est l'extrême droite
01:03:28dans notre pays.
01:03:29Au nom du règlement intérieur
01:03:31que nous venons de voter,
01:03:33vous venez d'enfreindre
01:03:34toutes les règles.
01:03:36Je vous demande,
01:03:37je vous somme
01:03:38de quitter cette
01:03:39assemblée communale
01:03:40immédiatement.
01:03:43Mais face au refus
01:03:45de l'élu
01:03:45de quitter la salle,
01:03:47le maire décide
01:03:48finalement
01:03:48de suspendre
01:03:49la séance.
01:03:50Et j'en référerai
01:03:51au préfet.
01:03:54Jamais le conseil municipal
01:03:55d'Ivry
01:03:56n'a été insulté
01:03:57de cette façon.
01:03:58Je vous invite
01:03:58à quitter la salle.
01:04:00Voilà,
01:04:00donc une laïcité
01:04:01à géométrie variable,
01:04:03un voile,
01:04:03oui,
01:04:04et un crucifix.
01:04:05Non,
01:04:06c'est même un crime politique.
01:04:07C'est même un crime politique
01:04:08qui,
01:04:08de la part d'un élu
01:04:09communiste,
01:04:10quand on pense aux crimes
01:04:11et pas que politiques
01:04:12commis par le Parti communiste,
01:04:14est assez savoureux.
01:04:16Cet élu
01:04:17se caractérise
01:04:18par sa capacité
01:04:20à se moquer
01:04:20des religions,
01:04:22mais pas toutes.
01:04:22Par exemple,
01:04:23je vous conseille
01:04:24un article du Figaro
01:04:25qui le raconte.
01:04:27il se moque
01:04:28d'évêques
01:04:29qui enfilent
01:04:29des tenues imperméables
01:04:32en postant
01:04:32un commentaire
01:04:33sur Facebook
01:04:33en disant
01:04:34tiens,
01:04:34ils ont enfin
01:04:34découvert les capotes,
01:04:36mais c'est pas comme ça
01:04:36que ça s'enfile.
01:04:38Je ne sais pas
01:04:39si tous les catholiques
01:04:40apprécieraient.
01:04:41En tout cas,
01:04:41je ne l'ai pas vu
01:04:42faire la même chose.
01:04:42Je ne vois pas l'humour.
01:04:43Ou par exemple,
01:04:45il se moque,
01:04:47il poste un montage
01:04:48où on voit
01:04:50quelqu'un déguisé
01:04:51en Superman
01:04:52en train de se recueillir
01:04:53devant le mur
01:04:54de l'aventation
01:04:55à Jérusalem.
01:04:57Ça,
01:04:57ça l'amuse beaucoup aussi.
01:04:59Je ne sais pas
01:04:59si c'est de la convention.
01:05:00Par contre,
01:05:00quand il s'agit
01:05:01de la religion musulmane,
01:05:02alors là,
01:05:03Patouche,
01:05:05il envoie des messages
01:05:09de soutien
01:05:10et de promesse.
01:05:11Il l'a dit,
01:05:12j'ai toute l'affection
01:05:13pour les aider.
01:05:14à la partie musulmane
01:05:15de son électorat.
01:05:16Donc bon,
01:05:17on voit très bien
01:05:17ce dont il s'agit.
01:05:18Élodie Houchard.
01:05:19Il dit que cet élu
01:05:21est caricatural.
01:05:22Ce qui vient,
01:05:22c'est que lui,
01:05:22surtout,
01:05:23ne l'est pas du tout.
01:05:23C'est-à-dire qu'il
01:05:24l'interrompt quand même
01:05:25un conseil municipal
01:05:25où il y a sans doute
01:05:26des délibérations
01:05:27à faire pour ça.
01:05:29Et on voit
01:05:29que la question du voile
01:05:30dans les conseils municipaux
01:05:31devient parfois
01:05:32un sujet
01:05:33avec des décisions
01:05:33qui ne sont pas
01:05:34toujours les mêmes.
01:05:35Par exemple,
01:05:35Gilles Platret,
01:05:36le maire de Châlons-sur-Saône,
01:05:37avait interdit le voile
01:05:38dans son conseil municipal.
01:05:39Les élus
01:05:40qui étaient
01:05:40la France insoumise
01:05:41ont saisi la justice.
01:05:42La justice a donné raison
01:05:44à Gilles Platret.
01:05:44Parfois,
01:05:45c'est l'inverse.
01:05:46Et en fait,
01:05:46cette scène,
01:05:46elle me fait penser
01:05:47à une phrase
01:05:47du président Sarkozy
01:05:48qui avait dit
01:05:49dans Le Point,
01:05:50il me semble,
01:05:50dans une interview au Point,
01:05:51ce n'est pas l'islam
01:05:52qui est conquérant,
01:05:52c'est nous qui ne défendons
01:05:53plus rien.
01:05:54Là, il y a un peu de ça.
01:05:55C'est-à-dire qu'en fait,
01:05:55une femme voilée
01:05:56dans une mairie,
01:05:57on témoigne de son soutien,
01:05:59de son affection.
01:06:00Et en revanche,
01:06:00un élu qui,
01:06:01dans le même conseil municipal,
01:06:03quelques minutes après,
01:06:04sort une croix de son sac,
01:06:05on appelle ça
01:06:06un crime politique.
01:06:08On voit bien aujourd'hui
01:06:09de quel côté on est.
01:06:09Il n'ose rien dire sur le voile.
01:06:10Par contre,
01:06:11la croix devient un crime.
01:06:12Le mot de crime,
01:06:13quand même,
01:06:13il faut voir
01:06:19après Benjamin Camboulivre,
01:06:20on va appeler la police
01:06:21pour essayer de régler le problème.
01:06:23C'est ça qui est
01:06:24totalement chadokien,
01:06:25en fait,
01:06:26dans cette histoire.
01:06:26Outre le fait qu'en effet,
01:06:27il y a un très léger souci
01:06:28de qualification d'effet,
01:06:30moi, spontanément,
01:06:31je n'ai pas à vous commenter ça.
01:06:32Non, non,
01:06:32mais c'est-à-dire qu'on va vous appeler,
01:06:34ce même maire,
01:06:34on va vous appeler en disant
01:06:35venez tout de suite sortir
01:06:36l'élu d'extrême droite
01:06:37qui ne veut pas,
01:06:38l'élu du RN,
01:06:39qui ne veut pas,
01:06:40comment on dirait,
01:06:41se plier à ma décision
01:06:44qui est complètement aberrante
01:06:46puisque...
01:06:46Mais surtout qu'en fait,
01:06:47la décision...
01:06:48En dehors de toute laïcité.
01:06:49Il a refusé que l'amendement
01:06:51soit soumis au vote.
01:06:52C'est ça.
01:06:52Il a dit
01:06:53pour des raisons morales,
01:06:54je décide de passer à ma décision.
01:06:56Les raisons morales.
01:06:57Ça, je l'ai entendu déjà
01:06:58dans plusieurs interviews.
01:07:00Les raisons morales.
01:07:01Ça revient un peu à la mode.
01:07:02Ça nous rappelle quand même
01:07:04des sombres pages
01:07:05de l'histoire contemporaine.
01:07:07Merci à vous trois.
01:07:08On continue Midi News.
01:07:10Et dans un instant,
01:07:11le point de vue très intéressant
01:07:12de Philippe Etienne.
01:07:13Il a été ambassadeur de France
01:07:15aux Etats-Unis.
01:07:15Et j'aimerais avoir
01:07:16son point de vue justement
01:07:17sur cet accord
01:07:18ou ce protocole d'accord
01:07:20entre l'Iran et les Etats-Unis
01:07:21sur la guerre au Moyen-Orient.
01:07:22On a tout de suite
01:07:22dans Midi News.
01:07:26Et dans un instant,
01:07:29le Sherpa,
01:07:30c'est le livre de Philippe Etienne,
01:07:32mémoire d'un diplomate
01:07:33aux avant-postes de l'histoire.
01:07:36Philippe Etienne est mon invité
01:07:38après les dernières informations
01:07:39de Somaïa Labidi.
01:07:40Et au lendemain de l'annonce
01:07:42d'un accord entre Téhéran
01:07:43et Washington,
01:07:44Emmanuel Macron s'entretiendra
01:07:45avec Donald Trump
01:07:46cet après-midi
01:07:47à Evian-les-Bains,
01:07:48en Haute-Savoie.
01:07:49Entretien entre les deux chefs d'Etat
01:07:51prévu à 17h
01:07:52avant l'ouverture officielle
01:07:53du G7
01:07:53qui, elle, aura lieu
01:07:54à 19h ce soir.
01:07:56On poursuit avec ces images
01:07:58impressionnantes
01:07:59qui nous viennent du Liban.
01:08:00Des files d'attente
01:08:01de voitures,
01:08:02des milliers de déplacés
01:08:04prennent le chemin
01:08:04du retour au lendemain
01:08:05de l'annonce
01:08:06d'un accord de paix
01:08:07alors que l'armée libanaise
01:08:08demande aux habitants
01:08:09des villages frontaliers
01:08:10d'attendre
01:08:11et que le ministre israélien
01:08:12de la Défense
01:08:13affirme qu'Israël
01:08:14ne retirera pas
01:08:15de ses troupes du pays
01:08:16ni de la Syrie
01:08:17et de Gaza.
01:08:18Et puis
01:08:19Volodymyr Zelensky
01:08:20accuse la Russie
01:08:21d'avoir délibérément
01:08:22visé avec de drones
01:08:23le quartier de la cathédrale
01:08:24de la Dormiton
01:08:25de la Lorde
01:08:25des grottes à Kiev
01:08:26où il s'est rendu
01:08:27une attaque fustigée
01:08:29par Emmanuel Macron
01:08:30alors que de son côté
01:08:31Moscou se dédouane
01:08:32et affirme
01:08:33que l'édifice religieux
01:08:34l'un des lieux de culte
01:08:35les plus célèbres
01:08:36du complexe orthodoxe
01:08:37aurait été touché
01:08:38par un missile
01:08:39anti-aérien patriote.
01:08:40Merci beaucoup
01:08:41Samaïa Labidi
01:08:42à 15h
01:08:42d'autres informations
01:08:44dans un instant
01:08:45Philippe, Etienne
01:08:46et moi
01:08:47converserons
01:08:48sur cet accord
01:08:49ou ce protocole d'accord
01:08:50entre Donald Trump
01:08:51et l'Iran
01:08:53mais aujourd'hui
01:08:54c'est aussi
01:08:55l'ouverture du G7
01:08:56à Evian
01:08:56nous rejoignons
01:08:57Mathilde Ibanez
01:08:58sur place
01:09:00à Evian-les-Bains
01:09:01Evian
01:09:03ville sous cloche
01:09:03avec un dispositif
01:09:04de sécurité XXL
01:09:06Mathilde
01:09:08Exactement
01:09:09ce qui surprend
01:09:10beaucoup
01:09:10les 9000 habitants
01:09:12que nous avons rencontrés
01:09:14puisque Evian-les-Bains
01:09:15est devenu
01:09:16finalement
01:09:16le temps
01:09:17de ce G7
01:09:18l'une des villes
01:09:20les plus protégées
01:09:21sécurisées au monde
01:09:22alors jusqu'à mercredi
01:09:23cette petite commune
01:09:24de Haute-Savoie
01:09:26est au coeur
01:09:26de la diplomatie mondiale
01:09:28alors pour sécuriser
01:09:30ce sommet
01:09:31les moyens
01:09:32sont colossaux
01:09:33vous avez
01:09:33plus de 7000 policiers
01:09:35plus de 6000
01:09:36gendarmes
01:09:37qui sont mobilisés
01:09:38sur le terrain
01:09:38cela s'ajoute
01:09:39plus de 400 motocyclistes
01:09:41qui vont escorter
01:09:42les délégations
01:09:43et 200 policiers
01:09:45qui vont être chargés
01:09:45de la protection rapprochée
01:09:47des chefs d'Etat
01:09:48alors la ville
01:09:48elle est littéralement
01:09:50sous cloche
01:09:51par exemple
01:09:51autour de l'hôtel royal
01:09:53où séjournent
01:09:54les dirigeants
01:09:55lors de ce G7
01:09:57mais également
01:09:57leurs invités
01:09:58cette zone
01:09:59est rouge
01:10:00et totalement interdite
01:10:01d'accès
01:10:02le reste de la commune
01:10:03elle est en zone bleue
01:10:04ça veut dire que
01:10:04si vous voulez vous balader
01:10:05à Evian
01:10:06il faut être muni
01:10:07de ce fameux
01:10:08cuir-code
01:10:08pour pouvoir
01:10:09passer tous les différents
01:10:10points de contrôle
01:10:12qui entourent
01:10:12cette ville
01:10:13mais il faut savoir
01:10:14que la surveillance
01:10:14elle ne s'arrête pas
01:10:16à la ville
01:10:17ni à la terre ferme
01:10:18puisque vous avez
01:10:19quand même
01:10:19plus de 830
01:10:21agents
01:10:21qui sont mobilisés
01:10:22également
01:10:23autour des frontières
01:10:24mais également
01:10:25sur le lac
01:10:26Léman
01:10:27c'est une trentaine
01:10:28d'embarcations
01:10:29qui patrouillent
01:10:30en coordination
01:10:31avec les autorités
01:10:33suisses
01:10:33alors un dispositif
01:10:34forcément exceptionnel
01:10:36justifié par les enjeux
01:10:38de ce sommet
01:10:39puisque les dirigeants
01:10:40du G7
01:10:40doivent aborder
01:10:42les conflits du Moyen-Orient
01:10:43les conflits en Ukraine
01:10:44les tensions commerciales
01:10:46avec en toile de fond
01:10:47la présence
01:10:48très attendue
01:10:49de Donald Trump
01:10:50On attend toujours
01:10:51Donald Trump sur place
01:10:52merci beaucoup
01:10:53Mathilde Ibanez
01:10:53avec Alexandra Bischoff
01:10:55sur place
01:10:56Philippe Etienne
01:10:57cet accord
01:10:58ce protocole d'accord
01:11:00annoncé par le Premier ministre
01:11:01pakistanais
01:11:02qui est le médiateur clé
01:11:05dans ce conflit
01:11:06qui a duré 108 jours
01:11:08jusqu'à présent
01:11:09cérémonie de signature
01:11:10prévue vendredi
01:11:12à Genève
01:11:13c'est-à-dire qu'on va rejoindre
01:11:14cette région-là
01:11:15du lac Léman
01:11:16pour sceller
01:11:18cet accord
01:11:20comment est-ce que
01:11:20vous vous le percevez
01:11:22cet accord
01:11:23alors qu'en fait
01:11:24on en est encore
01:11:25aux prémices
01:11:26de quelque chose
01:11:27de très mouvant
01:11:28de très instable
01:11:29Oui je pense que
01:11:30en soi c'est une bonne nouvelle
01:11:32d'abord
01:11:32pour le monde entier
01:11:34parce que cette guerre
01:11:35a des conséquences
01:11:36partout
01:11:36y compris en Europe
01:11:38en France
01:11:38à travers
01:11:39le prix de l'énergie
01:11:40le prix des engrais
01:11:42qui passe également
01:11:42par le détroit d'Hormuz
01:11:43mais c'est vrai
01:11:45que c'est non seulement
01:11:46une première étape seulement
01:11:47mais c'est encore
01:11:48une première étape
01:11:49qui reste
01:11:49à préciser
01:11:51les informations
01:11:52qu'on a sur le contenu
01:11:53sont encore assez
01:11:55imprécises
01:11:55Ce qui est assez étonnant
01:11:56parce qu'on se réjouit
01:11:57d'un accord
01:11:57dont on ne sait pas
01:11:58les dispositions
01:11:59On se réjouit d'un accord
01:12:00parce que ce que contiendrait
01:12:02cette première étape
01:12:03serait la réouverture
01:12:05du 3 d'Hormuz
01:12:05tout le monde le dit
01:12:06tout le monde le dit
01:12:07mais premièrement
01:12:08qu'est-ce qu'il y a
01:12:09exactement dans cet accord
01:12:09deuxièmement
01:12:10est-ce que ça va vraiment
01:12:11se passer
01:12:13comme on le dit
01:12:14et troisièmement
01:12:15la deuxième étape
01:12:16c'est-à-dire quand même
01:12:17l'essentiel
01:12:18si on se réfère
01:12:20à ce qui a provoqué
01:12:21cette guerre
01:12:22c'est-à-dire
01:12:23le dossier nucléaire iranien
01:12:24et d'ailleurs
01:12:24on ne parle même plus
01:12:25du dossier balistique
01:12:26ou autre
01:12:27ça, ça reste ouvert
01:12:28donc ça fait effectivement
01:12:29beaucoup de questions
01:12:30mais
01:12:32voilà
01:12:33l'important
01:12:33c'est que je crois
01:12:35chacune des deux parties
01:12:36en fait
01:12:36du côté iranien
01:12:37comme du côté américain
01:12:38y compris le président américain
01:12:39voulait
01:12:42sortir de cette situation
01:12:43Oui
01:12:43j'allais dire
01:12:44voulait se débarrasser
01:12:45de cette situation
01:12:46et quand on écoute
01:12:48Emmanuel Macron
01:12:49dont on regardait
01:12:51vous et moi
01:12:51les dernières déclarations
01:12:52juste avant de prendre
01:12:53l'antenne
01:12:54Emmanuel Macron
01:12:55lui
01:12:55veut tout faire
01:12:57pour que
01:12:58cet accord
01:12:58soit réalité
01:12:59et on écoute
01:13:00le président de la république
01:13:01Nous, nous allons tout faire
01:13:03d'abord pour que
01:13:03cet accord
01:13:04soit une réalité
01:13:05et donc pour que
01:13:06Hormuz puisse se rouvrir
01:13:09de manière pacifique
01:13:10et que le trafic
01:13:11puisse reprendre
01:13:12Nous sommes nous sur place
01:13:13il y a plusieurs nations
01:13:14qui sont sur place
01:13:14les néerlandais
01:13:15les italiens
01:13:15les britanniques
01:13:16nous
01:13:16on est prêt à agir très vite
01:13:18pour faire quoi ?
01:13:19envoyer des avions
01:13:20envoyer une frégate
01:13:21envoyer des démineurs
01:13:23et nous, nous avons aussi
01:13:24notre porte-avions
01:13:25le Charles de Gaulle
01:13:26avec tout ce qui l'entoure
01:13:28et qui peut être
01:13:29qui reste dans la zone
01:13:29qui reste dans la zone
01:13:30et qui peut être déployé
01:13:31dans les 2-3 jours
01:13:33qui suivront la confirmation
01:13:34et donc ce qu'on va faire
01:13:36avec les américains
01:13:37parallèle avec les iraniens
01:13:39c'est nous assurer
01:13:40de ce déploiement
01:13:41pour que cette réouverture
01:13:43d'Hormuz
01:13:43puisse se faire
01:13:44de manière pacifique
01:13:45et qu'elle dure
01:13:45ce qu'on nous dit
01:13:46c'est que normalement
01:13:46ça doit repartir maintenant
01:13:47donc vigilance
01:13:48les prochaines heures
01:13:49vont nous dire
01:13:49est-ce qu'on a
01:13:50les premiers bateaux
01:13:51qui vont le franchir
01:13:52donc là
01:13:53il faut tout faire
01:13:54dans les heures
01:13:54les jours qui viennent
01:13:55pour que ce soit une réalité
01:13:56la deuxième chose
01:13:57c'est que la communauté internationale
01:13:59et donc nous
01:14:00on s'assure
01:14:01que ce soit une réalité
01:14:02qui dure
01:14:03la troisième chose
01:14:04c'est qu'on s'assure
01:14:04qu'il n'y ait pas de péage
01:14:05et que les prix ne montent pas
01:14:06et ça on va en discuter demain
01:14:08c'est de trouver un accord
01:14:10alors l'accord
01:14:11trouver un accord
01:14:12alors qu'on a trouvé un accord
01:14:13mais c'est l'accord de fin
01:14:14en fait qui compte
01:14:15et le diplomate que vous êtes
01:14:16vous savez très bien
01:14:17justement que ça se passe
01:14:18en plusieurs phases
01:14:18on remarque quand même
01:14:19qu'il y a plusieurs trous
01:14:20il y a plusieurs zones d'ombre
01:14:21les Israéliens
01:14:22le Président n'en parle pas
01:14:24alors que ça a été
01:14:25une guerre conjointe
01:14:25avec les Etats-Unis
01:14:26et Israël
01:14:28qui par l'interviens
01:14:29de certains ministres
01:14:30en dit
01:14:30de toute façon pour nous
01:14:31cet accord ne nous engage pas
01:14:32a dit
01:14:33notamment M. Ben Gvier
01:14:35on ne parle pas
01:14:37d'un des buts
01:14:38quand même de cette guerre
01:14:39qui a été de délivrer
01:14:40le peuple iranien
01:14:42du joug des mollas
01:14:43ou des gardiens de la révolution
01:14:44on ne parle plus que de business
01:14:46c'est-à-dire
01:14:47l'ouverture du détroit d'Hormuz
01:14:49qui permet de stabiliser les marchés
01:14:52de rouvrir effectivement
01:14:53les marchés du pétrole
01:14:56et de permettre justement
01:14:57à la terre entière
01:14:58d'avoir un pétrole plus accessible
01:14:59en fait cet accord
01:15:01et puis bien sûr
01:15:03la popularité de Donald Trump
01:15:05à l'arrivée des mid-terms
01:15:06donc finalement
01:15:07c'est un accord très politique
01:15:08mais où est le but
01:15:10de guerre premier
01:15:11108 jours de guerre
01:15:12des bombardements intensifs
01:15:14une partie de l'Iran
01:15:16qui a été sévèrement bombardée
01:15:19je ne parle même pas
01:15:19du Liban
01:15:20et des autres pays
01:15:20de guerre
01:15:21alors que en fait
01:15:23pour les Iraniens
01:15:24ça ne change rien
01:15:27alors ça dépend
01:15:28de quels Iraniens on parle
01:15:29mais globalement
01:15:29même si le régime iranien
01:15:31est affaibli
01:15:34matériellement
01:15:35suite aux bombardements
01:15:36qui ont eu lieu
01:15:36politiquement
01:15:37est-ce qu'il sort vraiment
01:15:39affaibli
01:15:39il a su montrer
01:15:40sa capacité de résistance
01:15:44et sa survie
01:15:45semble assurée
01:15:46maintenant
01:15:46donc tout ça pour ça
01:15:47j'ai envie de dire
01:15:48alors après
01:15:49le pays
01:15:50dans quel état
01:15:51est l'Iran
01:15:52dans quel état
01:15:53est l'Iran
01:15:54et comment
01:15:55ce pays
01:15:56va évoluer
01:15:57même s'il garde
01:15:57ce régime
01:15:58est-ce que ce régime
01:15:58lui-même
01:15:59a évolué
01:16:00sans doute
01:16:01on ne sait pas encore
01:16:02l'un des paramètres
01:16:04essentiels
01:16:05en Iran
01:16:06d'où l'importance
01:16:07de la dimension financière
01:16:08de l'accord
01:16:09ou de l'accord
01:16:10la première étape
01:16:12et l'étape suivante
01:16:12qu'on ne connaît pas
01:16:13encore moins
01:16:14évidemment
01:16:14c'est
01:16:15est-ce que l'Iran
01:16:16et la direction iranienne
01:16:18actuelle
01:16:18le régime iranien actuel
01:16:19aura
01:16:19des ressources financières
01:16:21pour
01:16:22reconstruire le pays
01:16:23l'autre dimension
01:16:25qui elle est globale
01:16:26et qui concerne directement
01:16:27la politique intérieure
01:16:28américaine
01:16:29je crois que le président
01:16:30la république l'a évoqué
01:16:31dans ce passage
01:16:32que vous avez diffusé
01:16:33c'est
01:16:34dans quel délai
01:16:35cet accord
01:16:36va se mettre en place
01:16:36en termes de
01:16:37s'il se met vraiment en place
01:16:38en termes de conséquences positives
01:16:40d'autant que l'Iran
01:16:41maintenant
01:16:42et ça vient de nous parvenir
01:16:43demande à ce que les Etats-Unis
01:16:45garantissent
01:16:45l'arrêt de la guerre
01:16:46y compris au Liban
01:16:47ça a toujours été
01:16:48une partie supplémentaire
01:16:50que les Etats-Unis
01:16:52ne voulaient pas
01:16:52eu égard aux Israéliens
01:16:54touchés
01:16:54tout à fait
01:16:55alors il y a deux dimensions
01:16:56d'exigence du régime iranien
01:16:58premièrement il est dit
01:16:59vous voulez maintenant
01:17:01arrêter la guerre
01:17:01vous avez commencé
01:17:02moi je veux des garanties
01:17:05que les Etats-Unis
01:17:06ne reprennent pas la guerre
01:17:07les bombardements
01:17:08il y a déjà eu deux séries
01:17:09de bombardements
01:17:10qu'est-ce qu'il y a
01:17:11de ce type
01:17:12dans l'accord
01:17:13à un moment
01:17:13le régime iranien
01:17:14avait dit qu'il fallait
01:17:15une garantie apportée
01:17:16par le Congrès
01:17:17ce qui paraît très compliqué
01:17:18ça c'est la première chose
01:17:19la deuxième chose
01:17:20effectivement
01:17:21c'est que le régime iranien
01:17:22les autorités iraniennes
01:17:24qui protègent le Hezbollah
01:17:26ils ont absolument voulu
01:17:27étendre cet accord
01:17:29au Liban
01:17:30comme vous l'avez dit
01:17:30tout à l'heure
01:17:31c'est pas du tout
01:17:32ce qu'Israël voulait
01:17:33donc on a un véritable
01:17:35désaccord aujourd'hui
01:17:36entre Israël
01:17:37et les Etats-Unis
01:17:38qui ont commencé
01:17:38ensemble cette guerre
01:17:40ceci étant nous
01:17:41d'un point de vue français
01:17:42on ne peut que
01:17:44être satisfaits
01:17:45ils ont commencé
01:17:45ensemble
01:17:46et ils sont obligés
01:17:46de la finir ensemble
01:17:48dans le sens où
01:17:48les Israéliens ne peuvent pas
01:17:49continuer la guerre
01:17:50sans les Etats-Unis
01:17:51enfin je parle sous votre contrôle
01:17:52en tout cas en Iran
01:17:52on ne voit pas comment
01:17:54ils pourraient
01:17:54sauver des opérations ponctuelles
01:17:57au Liban
01:17:58je ne sais pas
01:17:58je peux espérer au moins
01:18:00que pour ce qui est
01:18:01de la population libanaise
01:18:02elle soit davantage épargnée
01:18:04et que
01:18:05on puisse reprendre
01:18:06le travail politique
01:18:07que la France
01:18:08vous savez que le président
01:18:09de la République
01:18:09a nommé notre ancien ministre
01:18:10Jean-Yves Le Drian
01:18:11comme envoyé spécial
01:18:12qui avait entamé
01:18:13un travail très important
01:18:15pour faire évoluer
01:18:16le Liban
01:18:17et le détacher
01:18:19justement
01:18:19de cette dépendance
01:18:20vis-à-vis du Hezbollah
01:18:21que ce travail puisse reprendre
01:18:22car il y avait quand même mieux
01:18:23avant l'action israélienne
01:18:25la dernière action israélienne
01:18:26des progrès
01:18:26Alors on l'a vu
01:18:27avec Mathilde Tibenez
01:18:28qui est sur place
01:18:30à Evian Lebin
01:18:31dispositif XXL
01:18:32justement pour protéger
01:18:33tous les chefs d'Etat
01:18:34qu'est-ce qui va
01:18:35concrètement se passer
01:18:36il y a deux axes
01:18:38il y a la guerre
01:18:39au Moyen-Orient
01:18:40et donc ce qu'on vient de dire
01:18:41le protocole d'accord
01:18:42et aussi la question ukrainienne
01:18:44qui doit être abordée
01:18:45ce G7
01:18:46il est plus important
01:18:48que ce qu'on a vu dernièrement
01:18:50Oui enfin
01:18:50ceci étant moi
01:18:51en regardant le reportage
01:18:52de votre envoyé spécial
01:18:53ça me rappelait
01:18:54Biarritz il y a 7 ans
01:18:55puisque j'étais à l'époque
01:18:56Sherpa
01:18:57lorsque la France
01:18:57avait déjà la présidence
01:18:59et je me disais
01:19:01bon quand même
01:19:01la France
01:19:02s'honore
01:19:03de pouvoir organiser
01:19:04des opérations
01:19:05des sommets internationaux
01:19:07extrêmement complexes
01:19:07de tout point de vue
01:19:08point de vue sécurité
01:19:09mais aussi point de vue politique
01:19:12c'est une certaine fierté
01:19:13quand même
01:19:13alors vous allez me dire
01:19:14oui mais
01:19:14si ça sert à
01:19:16uniquement
01:19:17dépenser de l'argent
01:19:18embêter les gens
01:19:19et bien non justement
01:19:20ce sont les sujets
01:19:21les plus lourds
01:19:22de l'heure
01:19:22et le G7
01:19:23qui est un G7 plus
01:19:24parce qu'il y aura là
01:19:25le premier ministre indien
01:19:27le président brésilien
01:19:28d'autres chefs d'état
01:19:29y compris de la région
01:19:30l'Egypte
01:19:30le Qatar
01:19:31les Émirats arabes unis
01:19:32c'est un G7 plus
01:19:34va effectivement
01:19:35cette fois-ci
01:19:36du fait de l'actualité
01:19:37débattre des deux grands conflits
01:19:39n'oublions pas quand même
01:19:40l'Afrique
01:19:41parce qu'il y a des conflits
01:19:42aussi très sanglants
01:19:43en Afrique
01:19:43mais en tout cas
01:19:44des deux grands conflits
01:19:45dont on parle le plus
01:19:46l'Ukraine
01:19:46et le Proche-Orient
01:19:47et aussi
01:19:48des déséquilibres
01:19:50commerciaux mondiaux
01:19:51c'est-à-dire
01:19:51des liens avec la Chine
01:19:52de l'intelligence artificielle
01:19:55et d'un certain nombre
01:19:57de grands dossiers
01:19:58de l'heure
01:19:59donc c'est quand même
01:20:00très important
01:20:01que tous les dirigeants
01:20:03y compris le président Trump
01:20:04qui est là
01:20:04finalement
01:20:05il y a eu beaucoup
01:20:05d'interrogations
01:20:07puissent se saisir
01:20:08maintenant précisément
01:20:09de ces grands sujets
01:20:10même si les débats
01:20:11sont très polissés
01:20:12sont très diplomatiques
01:20:14on sait qu'il y a un entretien
01:20:15entre Emmanuel Macron
01:20:16et Donald Trump
01:20:17à 17h
01:20:17oui et je crois
01:20:18que le président de la République
01:20:19a déjà reçu
01:20:20le premier ministre canadien
01:20:22a vu aussi
01:20:23le premier ministre indien
01:20:24ces bilatérales
01:20:25entre grands dirigeants
01:20:26en marge du sommet
01:20:27sont aussi très utiles
01:20:29et c'est grâce au sommet
01:20:30qu'ils peuvent avoir lieu
01:20:31donc même sous des airs
01:20:32un peu de salon poudré
01:20:34ça permet quand même
01:20:35de faire avancer les choses
01:20:35je prends en exergue
01:20:37je peux vous le dire
01:20:38le livre de Giuliano De Impoli
01:20:40Les Prédateurs
01:20:41L'heure des Prédateurs
01:20:42où il dit justement
01:20:43que globalement
01:20:44que toutes ces grandes réunions
01:20:45notamment les réunions
01:20:46onusiennes
01:20:47ne servent pas à grand chose
01:20:48écoutez moi j'étais Sherpa
01:20:49à Biarritz
01:20:50les Sherpas sont les seuls
01:20:52à être derrière
01:20:52les chefs d'état de gouvernement
01:20:53dans la salle
01:20:54j'ai assisté au débat
01:20:55je peux vous dire
01:20:56qu'il y a eu des débats
01:20:57extrêmement politiques
01:20:58par exemple
01:20:59à l'époque
01:20:59Trump avait dit
01:21:00pourquoi est-ce qu'on reprend pas
01:21:01la Russie dans le G7
01:21:03je ne sais pas si vous vous souvenez
01:21:04le président Macron
01:21:05venait de recevoir
01:21:06le président Poutine
01:21:08à Brégançon
01:21:10c'était des débats
01:21:11extrêmement politiques
01:21:12extrêmement précis
01:21:13et là cette fois-ci
01:21:14à Evian
01:21:15il va quand même y avoir
01:21:16des sujets
01:21:17très très précis
01:21:19liés
01:21:19tout ce dont on a parlé
01:21:20à la sortie de cette
01:21:22espérons-nous
01:21:23espérons-le
01:21:24de cette guerre
01:21:25y compris
01:21:26la construction
01:21:27d'infrastructures énergétiques
01:21:28pour éviter
01:21:30qu'une nouvelle fermeture
01:21:32du détroit d'Hormuz
01:21:33ait les mêmes conséquences
01:21:34donc ce sont des choses
01:21:35lourdes
01:21:35concrètes
01:21:36qui vont être débattues
01:21:37et pour l'Ukraine
01:21:38on sent bien aussi
01:21:39qu'on est dans une nouvelle phase
01:21:40de la guerre
01:21:42avec une agressivité russe
01:21:44qui s'est traduite
01:21:46par le bombardement
01:21:48de cette cathédrale
01:21:49mais qui montre aussi
01:21:50quelque part
01:21:51qu'on est peut-être
01:21:52dans une phase
01:21:52où il y a des initiatives
01:21:53à prendre
01:21:54donc ce sont quand même
01:21:54des choses très politiques
01:21:56c'est une semaine assez dense
01:21:56avec en plus
01:21:57les 250 ans d'existence
01:21:59des Etats-Unis
01:22:00célébrés à Versailles
01:22:02mercredi soir
01:22:02alors c'est l'occasion
01:22:03de célébrer
01:22:05du côté français
01:22:06il faut rappeler
01:22:07le rôle que la France
01:22:08a joué dans l'indépendance
01:22:09des Etats-Unis
01:22:09il y a 250 ans
01:22:10c'est aussi l'occasion
01:22:12à travers ses contacts
01:22:13bilateraux
01:22:13avec le président Trump
01:22:14de rappeler
01:22:15qu'à Versailles
01:22:16à la cour du roi Louis XVI
01:22:17il y a 250 ans
01:22:18s'est joué
01:22:19quelque chose
01:22:20de très important
01:22:20c'était en 1776
01:22:23mais dès 1776
01:22:26que se prépare
01:22:27le traité d'alliance
01:22:28et de commerce
01:22:29de 1778
01:22:30qui permet à la France
01:22:33officiellement
01:22:33elle l'avait fait
01:22:34de manière un peu
01:22:35moins officielle
01:22:35avant
01:22:36d'intervenir
01:22:37aux côtés
01:22:38des institutions américaines
01:22:39et en fait
01:22:39de permettre
01:22:40l'indépendance
01:22:41des Etats-Unis
01:22:41donc là aussi
01:22:42c'est une dimension
01:22:43mémorielle importante
01:22:44et à Versailles
01:22:45parce que
01:22:45ces événements
01:22:47avec Benjamin Franklin
01:22:48notamment
01:22:48s'était déroulé
01:22:49au château de Versailles
01:22:50en 1776
01:22:51On n'aura dû
01:22:52jamais vendre
01:22:53la Louisiane
01:22:54Philippe Etienne
01:22:54C'est un autre débat
01:22:55mais vous reviendrez
01:22:56Moi je ne suis pas
01:22:57contre ce que vous venez de dire
01:22:58On en reparlera
01:23:00une autre fois
01:23:00Merci beaucoup
01:23:01d'être venu
01:23:01Philippe Etienne
01:23:02Je rappelle votre livre
01:23:03Le Cherpa
01:23:04aux éditions
01:23:05Talendier
01:23:06Dans un instant
01:23:06c'est 120 minutes
01:23:08info avec Thomas Baudet
01:23:09et surtout
01:23:10ne loupez pas ce soir
01:23:11le doc
01:23:11à 21h
01:23:12la France bidonville
01:23:13c'est ce soir
01:23:14à 21h
01:23:16camp de migrants
01:23:16la France bidonville
01:23:17100% politique
01:23:18avec Gauthier Lebret
01:23:19ce sera à 21h
01:23:20Bonne journée
01:23:20sur Cedius
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