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  • il y a 5 semaines
Ce mardi 13 janvier, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur la stabilité de l'inflation en décembre 2025 aux USA, la vidéo de Jerome Powell de la Fed devenue virale et son possible remplacement par Rick Rieder, la pénalisation de JPMorgan par la carte Apple au T4, l'atteinte de la barre des 4 000 milliards de dollars de capitalisation pour Alphabet, ainsi que le recul de Delta Airlines après la publication de ses résultats. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.

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Transcription
00:00Et d'abord, oui, c'est l'ouverture à Wall Street, ce que l'avenir prépare, on le lit aussi dans les yeux du marché américain.
00:08Le regard de John Plassart pour Cité Gestion. Bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:12Bonjour Guillaume, bonjour Antoine.
00:13Et en fil rouge, Antoine, effectivement, la rigauderie. Rebonjour Antoine.
00:16Bonjour John, bonjour Guillaume.
00:18Que c'était bien ce matin, tout pour investir chaque jour 11h midi.
00:21Bien amusé.
00:21On parlait assurance vie, dites donc, il paraît que c'est le grand retour du fonds euro, ce que nous disait Christian Fontaine du magazine Le Revenu.
00:27On en a beaucoup parlé, on a parlé d'or, évidemment, avec ses nouveaux records absolus sur l'once d'or fin, ainsi que tout un tas de choses à retrouver, évidemment, en replay, en podcast, notamment la boîte à outils, la fameuse boîte à outils qui vous permet de faire fructifier votre patrimoine.
00:42Antoine, Wall Street vient d'ouvrir, il est 9h30 et 50 secondes à New York. Comment ça se passe ?
00:47On a les yeux braqués sur des caps symboliques, quand même les 7000 points sur le S&P 500.
00:52Alors, on n'en est plus qu'à une en câblure, 6981 points, on est en hausse de 0,06%.
00:58Doucement mais sûrement, on s'approche des 50 000 sur le Dow Jones, 49 541, alors là, on est en petit repli, moins 0,05%.
01:06Le Nasdaq, lui, en petite hausse, plus 0,04%.
01:09Et notre CAC 40, lui, en léger repli, moins 0,14, 8348 points.
01:15Mais la tech est très en forme, plus 0,77 pour l'Euronext Tech Leaders.
01:19On se demandera si Apple restera longtemps une valeur tech ou va redevenir une valeur industrielle,
01:23puisqu'ils confient leur IA à qui ? À Google.
01:25Alors, est-ce que c'est encore une tech ? On posera cette question.
01:28D'abord, John, quand même, le chiffre, l'indicateur du jour qui marque cette séance,
01:32ce début de séance à Wall Street, c'est l'inflation américaine.
01:34Les prix à la consommation ont été publiés.
01:36Oui, même le chiffre de la semaine au niveau macro,
01:40on avait l'inflation américaine de décembre qui confirme le reflux.
01:45Vous avez le CPI global qui progresse de 0,3% au niveau du mensuel
01:51et de 2,7% au niveau annuel, exactement conforme aux attentes,
01:57malgré un contexte de marché du travail qui est toujours solide, qu'on le veuille ou non.
02:02Mais la vraie surprise, elle vient du core CPI.
02:05Qu'est-ce que c'est que le core CPI ?
02:06C'est l'inflation où on retire la nourriture et aussi l'énergie.
02:12Il ne monte que de 0,2% sur le mois.
02:15Il reste à 2,6% en glissement annuel.
02:20C'est son plus bas niveau depuis mars 2021.
02:24Donc, en fait, lorsqu'on lit ces chiffres,
02:26ça, d'une certaine manière, ça invalide le scénario
02:31selon lequel la baisse qu'on avait eue en novembre
02:35était due seulement au shutdown.
02:37Puisque là, on voit qu'on a une décélération de l'inflation.
02:42On a les composants des biens et services
02:44qui montrent tous les deux des hausses très modérées,
02:47ce qui est le signe que des pressions sous-jacentes restent contenues.
02:51Et puis, il y a une chose assez intéressante,
02:53parce qu'on s'interroge toujours de la répercussion sur les marchés.
02:57Eh bien, JP Morgan a une matrice
02:59qui montre que si le core CPI est en dessous de 0,3%,
03:05et je l'ai dit, on est à 0,2%,
03:07c'est le scénario haussier pour le S&P 500,
03:12le meilleur dans leur cas de figure et dans leur programme.
03:17Et donc, on est dans une situation absolument idéale
03:22pour les marchés.
03:24Ça ne baisse pas trop vite, mais ça baisse.
03:26Et surtout, ça ne monte pas.
03:27Donc, c'est ça qui est très important
03:29et théoriquement très positif pour les marchés.
03:31Effectivement.
03:32Alors, du coup, est-ce que la Fed va ou pas baisser ses taux au mois de janvier ?
03:35Sans doute pas.
03:35L'outil FedWatch, on le regarde en direct,
03:37a une probabilité de 95%.
03:3995% pour un statu quo de la Fed,
03:42même si l'inflation continue de plafonner,
03:45on va le dire comme ça.
03:45Alors, puisqu'on parle de la Fed,
03:47on en est à 84 millions de vues.
03:4984 millions de vues pour la vidéo de Jérôme Powell.
03:52D'avant-hier, cette fameuse vidéo
03:54où Jérôme Powell annonce qu'il est poursuivi par la justice américaine.
03:57L'humoriste américain Mike Drucker résume bien les choses.
03:59Selon lui, il faut vraiment que la situation soit grave
04:02pour que la personne la plus ennuyeuse du monde,
04:05le patron de la Fed,
04:06supposée ne parler que de taux d'intérêt,
04:08se transforme en lanceur d'alerte,
04:09publiant une vidéo de quasi-prisonnier,
04:11générant cette vidéo deux fois plus de vues que Lady Gaga.
04:14Parce qu'à 84 millions de vues désormais
04:16pour cette vidéo de Jérôme Powell,
04:18on est à deux fois le nombre de vues moyennes
04:19de Lady Gaga désormais, John.
04:22– Oui, absolument extraordinaire.
04:23Pourtant, il ne chante pas dans cette vidéo.
04:25Il a l'air assez sombre, d'ailleurs.
04:27Mais vous savez, une chose,
04:28c'est que, qu'on le veuille ou non,
04:30Jérôme Powell, c'est le garant de l'argent américain.
04:35Vous savez que c'est lui qui parle,
04:37c'est lui qui détermine, avec les personnes qui l'entourent,
04:41les taux d'intérêt et surtout les taux hypothécaires.
04:45Et ça, c'est très important.
04:47On ne touche pas à l'argent des Américains.
04:50Et donc, c'est pour ça que c'est une chose
04:53qui est assez inédite, vous l'avez dit.
04:55Et on peut mettre ça en parallèle avec un groupe,
04:58cette nuit, un groupe, dont Christine Lagarde,
05:01de responsables de banques centrales dans le monde,
05:05qui se sont exprimés d'une seule voix.
05:08Et c'est très, très rare.
05:09En disant, on ne touche pas, eh bien,
05:12évidemment, à l'indépendance de la Fed,
05:15à l'indépendance des banques centrales,
05:18parce que sinon, on sort du cadre de l'analyse économique
05:23pour faire monter ou baisser les taux.
05:25Et donc, je dirais que c'est une situation vraiment exceptionnelle.
05:29C'est pas parce qu'ils parlent comme ça
05:30que vous avez autant de personnes qui le regardent.
05:33C'est parce que, d'un, c'est rarement arrivé par le passé.
05:36On se souvient, Reagan avait mis la pression
05:39sur le président de la Fed à l'époque, ouvertement.
05:42Mais c'est jamais arrivé avec une telle violence.
05:45Et ce n'est jamais arrivé qu'on ait autant de banquiers centraux
05:49qui se mettent derrière Jérôme Powell
05:51pour l'indépendance de la Fed.
05:53Et c'est ce qui explique que vous avez tellement de gens
05:56qui ont regardé et qui continuent à regarder cette vidéo.
05:59– Effectivement, 84,5 millions de vues pour cette vidéo de Jérôme Powell.
06:03C'est plus que Lady Gaga, c'est plus aussi que Taylor Swift.
06:05En moyenne, les vidéos de Taylor Swift sont vues 66 millions de fois.
06:08Là, on est à 84. Impressionnant.
06:11Comment, John ?
06:12– Il va recevoir de l'argent.
06:14Vous savez, si vous avez sur YouTube
06:16un certain nombre de personnes qui regardent vos vidéos,
06:19vous touchez un peu d'argent.
06:21Alors, j'imagine que ce ne sera pas vu
06:22parce qu'il va se faire poursuivre par Donald Trump.
06:24mais potentiellement, il faut savoir où on met cet argent.
06:28– Effectivement, ça c'est la Fed
06:29puisque ça a été publié sur le X2, la réserve fédérale américaine.
06:34Non mais à ce rythme, il est tellement populaire,
06:35Jérôme Powell tellement suivi
06:38que les démocrates vont finir par lui demander
06:39d'être leur candidat dans quelques années.
06:41On va suivre tout ça, c'est très intéressant.
06:43Et l'autre question qui se pose, c'est justement
06:45de savoir qui va lui succéder à Jérôme Powell
06:47dans quelques mois, à partir du mois de mai.
06:48Il se trouve que jeudi, après-demain,
06:51Donald Trump recevra à la Maison-Blanche
06:53Rick Rieder, le chef mondial
06:55de l'investissement obligataire de BlackRock.
06:56Il fait désormais, Rick Rieder,
06:58partie des favoris pour succéder à Jérôme Powell.
07:00Si c'était lui, John, ça changerait quoi ?
07:03– Ça change quand même pas mal.
07:05Déjà, un, c'est quelqu'un qui est connu
07:08pour ce qu'on appelle sa lecture des marchés market-driven.
07:13Qu'est-ce que ça veut dire ?
07:14Ça veut dire qu'il regarde les marchés
07:15avant de prendre une décision.
07:17Ce qui n'est pas le cas de Jérôme Powell
07:18parce que lui, il regarde plutôt
07:19les indicateurs économiques.
07:22Donc ici, on aurait une personne
07:24qui se focalise sur les flux obligataires,
07:27sur les liquidités, etc.
07:31La Fed pourrait devenir de plus en plus pragmatique
07:33et d'une certaine manière,
07:35on pourra avoir beaucoup plus de volatilité
07:37au sein de la Fed.
07:38Alors, on répète encore une fois, Guillaume,
07:41il y a 12 votants au sein de la Fed
07:44et même si c'était Rick Reader,
07:46eh bien, on imagine que ce n'est pas le seul à voter.
07:49Mais vous savez, on a Miran,
07:51on a Reader et potentiellement d'autres personnes.
07:54Mais si on regarde toujours qui sont,
07:57si on regarde les autres prétendants,
07:59on a toujours Kevin Assett,
08:01le conseiller économique en chef de Donald Trump,
08:04directeur du National Economic Council.
08:06C'est un homme qui est très proche de la Maison-Blanche
08:09et c'est le favori du camp Trump.
08:11On a aussi Kevin Walsh,
08:13l'ancien gouverneur de la Fed,
08:15ancien banquier de Morgan Stanley.
08:18Donc, il a un profil extrêmement respecté.
08:21Et puis aussi, on a un qui s'appelle Christopher Waller.
08:25Pardon, c'est un gouverneur actuel de la Fed,
08:28économiste de formation.
08:29Et lui, il représenterait plus la continuité
08:34et une certaine stabilité après Jérôme Powell.
08:37Donc, ça va être très intéressant de regarder ça.
08:39Mais si c'est quelqu'un du secteur privé,
08:42on va avoir beaucoup de volatilité,
08:44même si, comme on l'a dit,
08:45il y a seulement 12 personnes qui votent
08:47pour les décisions monétaires.
08:48Effectivement, le président de la Fed n'est pas seul,
08:50loin de là.
08:51En tout cas, Rick Reader,
08:52donc chef de l'investissement de BlackRock,
08:54sera à la Maison-Blanche après le main.
08:55Peut-être succèdera-t-il,
08:57sait-on jamais, à Jérôme Powell.
08:58Si c'était le cas,
08:59ce serait la première fois
09:00qu'un gestionnaire de fonds de cette envergure
09:02passerait directement de Wall Street
09:04à la tête de la réserve fédérale américaine.
09:06Ce sera à suivre.
09:06Wall Street, donc,
09:07qui ouvre sur une note extrêmement mitigée.
09:09Aujourd'hui, pas de véritable tendance.
09:11Pour l'instant,
09:12le S&P et le Nasdaq sont quasi stables.
09:13Et bien sûr,
09:14le coup d'envoi des publications.
09:15On ne va pas rater, évidemment,
09:16cette nouvelle saison
09:17qui s'ouvre avec le secteur bancaire.
09:18JP Morgan a donné le là tout à l'heure.
09:21JP Morgan a publié.
09:22Le titre est en baisse d'un pour cent en ce moment, John.
09:24Oui, parce qu'ils ont publié,
09:28c'est une déception assez rare,
09:30surtout la chute des revenus
09:31de la banque d'investissement,
09:33en particulier le financement obligataire,
09:36alors qu'on attendait une reprise.
09:38On a les frais d'émission de dette
09:40qui reculent de 2,5%,
09:42alors que les analyses prévoyaient plus 19%.
09:45Les frais d'IPO,
09:47vous savez,
09:47les introductions en bourse
09:49et l'augmentation de capital chutent aussi,
09:51signent que les entreprises,
09:53et ça, c'est important,
09:53c'est le message du jour,
09:55les entreprises restent prudentes.
09:57Alors, de l'autre côté,
09:58évidemment,
09:59la volatilité qu'on a eue ces derniers mois,
10:02ça dope le trading qui explose,
10:05l'activité de trading.
10:07Les revenus de marché bondissent de plus 19%.
10:11C'est tiré évidemment par les dérivés,
10:13les taux,
10:13les actions.
10:14Et puis aussi,
10:15une déception,
10:16c'était le flop de l'année passée,
10:18cette fameuse Apple Card.
10:21Vous savez,
10:21c'était JP Morgan et Goldman Sachs
10:24qui s'étaient alliés
10:25pour faire une carte de crédit Apple.
10:27Eh bien là,
10:28la banque met 2,1 milliards de dollars
10:32de provisions de côté
10:33pour ce flop.
10:34Mais l'action,
10:35vous l'avez dit,
10:36baisse de seulement 1%
10:38parce que le directeur général,
10:41Jimmy Diamond,
10:42reste extrêmement confiant
10:43avec une économie américaine
10:45qui est jugée résiliente
10:47et des revenus d'intérêt
10:48qui sont toujours extrêmement fort
10:50et qui sont attendus en 2006
10:52au-delà de 100 milliards de dollars.
10:55JP Morgan ouvre le bal.
10:566 banques,
10:576 grandes banques américaines
10:58vont publier cette semaine.
10:59Mais on n'oublie pas,
11:00Antoine,
11:00de suivre comme hier.
11:01Vous aviez lancé l'alerte hier
11:03sur Alphabet
11:04qui a franchi hier.
11:05C'était au cœur de BFM Bourse.
11:06On l'a vécu grâce à vous
11:07en direct hier.
11:08Les 4 000 milliards de dollars,
11:10c'est fait.
11:10En tout cas,
11:11c'était fait hier.
11:11Est-ce qu'Alphabet reste aujourd'hui
11:13à l'ouverture de Wall Street
11:14au-delà des 4 000, Antoine ?
11:15Oui,
11:15on est légèrement au-delà
11:16des 4 000 milliards,
11:17effectivement.
11:19John,
11:19qu'est-ce que ça nous dit,
11:20justement,
11:21ce nouveau statut
11:22de Google d'Alphabet
11:24qui conserve son statut
11:26de deuxième plus grande puissance
11:29en matière de capitalisation
11:31au monde ?
11:32Est-ce que c'est quelque chose
11:34de purement symbolique
11:34ou est-ce que ça nous dit
11:36quelque chose
11:37d'un petit peu différent ?
11:39Non,
11:40ça nous dit quelque chose
11:41de très important, Antoine.
11:42D'abord,
11:43Google,
11:44alors ça étonnera
11:45pas les analystes,
11:46mais tout un chacun.
11:48Oui,
11:49Google,
11:49c'est plus simplement
11:50le moteur de recherche
11:51sur lequel on va chercher
11:53le restaurant
11:54qu'on préfère,
11:55par exemple,
11:56mais Google,
11:57c'est trois piliers
11:58de la productivité mondiale
12:00de demain,
12:01le contrôle de données,
12:03le cloud,
12:04l'intelligence artificielle
12:05et tout ça,
12:06c'est mis ensemble.
12:07Donc,
12:07on est dans une situation
12:08où en fait,
12:09Google,
12:10c'est plus valorisé
12:11comme un moteur de recherche,
12:12mais comme une infrastructure
12:13économique globale,
12:16au même titre
12:18qu'un réseau électrique
12:19ou qu'un système de paiement.
12:21Donc,
12:21on est dans une situation
12:22où c'est une nouvelle entreprise,
12:25entre guillemets,
12:26avec ces trois piliers
12:27que je viens de dire.
12:28Donc,
12:28oublions le moteur de recherche,
12:30j'exagère évidemment,
12:31et focalisons-nous aussi
12:33sur son développement
12:34de l'intelligence artificielle,
12:36sur Gemini,
12:36par exemple,
12:37qui est en concurrence frontale
12:39avec ChatGPT,
12:41par exemple.
12:42C'est vrai.
12:42Et donc,
12:42aujourd'hui,
12:43Alphabet reste au-dessus
12:44des 4 000 milliards de dollars
12:45qui ont été conquis hier.
12:46Pour la première fois,
12:46on est toujours au-dessus
12:474 086 milliards de dollars.
12:49Alors qu'à l'inverse,
12:50Apple est en train de reculer.
12:52Mais oui,
12:52Apple va confier à Alphabet
12:54son intelligence artificielle.
12:56C'est-à-dire qu'après
12:5610 ans de travail sur l'IA,
12:58Apple jette l'éponge,
12:59John ?
12:59Est-ce qu'Apple
13:00pourra longtemps encore
13:01prétendre être une valeur tech
13:02s'il laisse tomber l'IA
13:03ou qu'il la délègue à d'autres ?
13:06Alors,
13:06oui.
13:06Ma réponse,
13:07elle est oui.
13:07Pourquoi ?
13:08Parce qu'on sait
13:09qu'ils ont été en retard
13:10sur l'intelligence artificielle.
13:11Donc,
13:12ils ne veulent pas être
13:12les derniers,
13:13la dernière roue du carrosse.
13:15Mais il faut rappeler une chose,
13:16c'est qu'Apple reste
13:17la plus grande plateforme
13:19matérielle au monde
13:20avec plus de 2,3 milliards
13:23d'appareils actifs.
13:25Donc,
13:25ça lui donne un pouvoir
13:26de monétisation
13:27que ni Microsoft
13:29ni Nvidia
13:30ne peuvent répliquer
13:31via seulement
13:32l'intelligence artificielle.
13:34Alors,
13:34évidemment,
13:35sans intelligence artificielle,
13:37maison,
13:38Apple capte quand même
13:40la valeur
13:41à travers l'intégration
13:43dans les services
13:44de l'écosystème.
13:45Les services,
13:46vous savez,
13:46la partie des services
13:47qui est absolument extraordinaire
13:49à travers l'appel musique,
13:50à travers plein d'autres choses
13:52qui font qu'effectivement,
13:54alors non,
13:55ils ne vont pas dans le frontal
13:56au niveau de l'intelligence artificielle,
13:58mais au niveau
13:59de l'intégration
14:00de tout ça.
14:02Et pour répondre
14:02à votre question
14:03une nouvelle fois,
14:04Guillaume,
14:04eh bien oui,
14:05je pense qu'Apple
14:07a toujours
14:08quelque chose
14:09à aller capturer
14:10et pourquoi pas
14:11ces fameux
14:124 000 milliards de dollars.
14:13Vous êtes d'accord
14:14là-dessus Antoine ?
14:14Enfin quand même,
14:15ils délèguent leur IA
14:16à Gemini,
14:17je ne sais pas
14:18si c'est un échec,
14:18on n'est pas encore
14:19au bout de la course,
14:20mais enfin,
14:21ce n'est pas un signe
14:21très positif.
14:22Apple qui aurait un échec.
14:26Apple,
14:26il fabrique des iPhones
14:27et des iPads.
14:28Là,
14:28vous êtes en train
14:29de me dire
14:29mais il faut absolument
14:30que Renault se mette
14:31à développer son IA native,
14:34sinon ils vont mourir.
14:35Ben non,
14:36non,
14:36non,
14:36non,
14:36ce serait une erreur.
14:38Il serait victime
14:39d'un cadrage débordement
14:40s'il le faisait.
14:41Il ne parte de rien,
14:42il serait obligé
14:42de dépenser des sommes
14:43absolument colossales,
14:45tout ça pour une plus-value
14:46qui est très,
14:47très,
14:47très hypothétique.
14:49Donc non,
14:49ils ont raison de le faire,
14:50ils délèguent
14:51à ceux qui savent
14:52et ils vont l'intégrer
14:53à leur sauce
14:54et je pense que ce sera très bien.
14:55Ils commettraient une erreur,
14:56je pense,
14:56à vouloir trop dépenser
14:58parce qu'ils n'ont pas
14:58que ça à faire,
14:59Apple.
14:59Ils ont aussi des iPhones
15:00et des iPads
15:01et des iMac
15:03à construire
15:04et ça reste ça
15:05leur business
15:06et il ne faut certainement pas
15:07qu'ils se balancent
15:08à corps perdu là-dedans
15:10quitte à brûler leur cash.
15:11Oui,
15:12donc plutôt miser sur l'IA
15:14des autres,
15:15monter sur l'épaule
15:15des autres
15:16pour voir encore plus loin.
15:17C'est un peu la stratégie
15:18d'Apple,
15:18manifestement,
15:19ce titre Apple
15:19qui quand même souffre un peu
15:20aujourd'hui,
15:21moins 0,2%.
15:21Dernière question,
15:22John,
15:23parce qu'on est qu'au tout début
15:23de la saison des résultats,
15:24vous le disiez,
15:25JP Morgan a annoncé
15:26cette trimestrielle
15:27mais Delta Airlines également.
15:28On est curieux de savoir
15:29ce que nous annonce
15:29Delta Airlines
15:30alors que les vols transatlantiques
15:31diminuent,
15:32de moins en moins d'Européens
15:33ont envie d'aller aux Etats-Unis.
15:34Que nous dit Delta Airlines
15:35sur sa publication ?
15:36Ça déçoit
15:37sur les bénéfices
15:38ajoutés,
15:393,8 milliards,
15:41nettement inférieurs
15:42au consensus
15:42qui attendait 4,8,
15:441 milliard
15:45de différence.
15:46Alors,
15:47la différence
15:47vient surtout de la classe éco
15:49où on voit
15:50qu'on a un chiffre d'affaires
15:51qui recule
15:51de 7,4%,
15:545% sur l'année
15:55et donc,
15:56on sait que c'est
15:57la classe business
15:57qui rapporte énormément
15:59mais la classe éco
16:00est en baisse.
16:02Qu'est-ce que ça veut dire ?
16:03C'est que les consommateurs
16:05sont de plus sensibles,
16:06sont de plus en plus sensibles
16:08au prix
16:08mais je mettrais un bémol.
16:10Alors,
16:10évidemment,
16:10l'action baisse aujourd'hui
16:11mais on voit ici
16:14et on a vu
16:14une commande quasi historique
16:16de 30 Boeing 787-10
16:19de la part de Delta
16:21qui montre quand même
16:23qu'ils sont extrêmement confiants
16:25dans le futur
16:25et dans leur ambition.
16:26Alors,
16:27oui,
16:27ça baisse aujourd'hui
16:28mais ce n'est pas la fin
16:29de l'aviation aux Etats-Unis.
16:30Oui,
16:30évidemment,
16:31merci beaucoup John
16:31de nous avoir accompagné.
16:32John Plassard
16:32pour Cité Gestion.
16:33où est-ce qu'il y a
16:34qu'il y a de la fin ?
16:35Cité Gestion.
16:35Cité Gestion.
16:36Cité Gestion.
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