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Vendredi 29 mai 2026, retrouvez Michel Ruimy (Économiste associé, SPAK), Bertrand Lamielle (Directeur, Portzamparc Gestion) et Laurent Albie (Responsable, Next Momentum) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via
00:16vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, en replay vidéo sur bsmart.fr
00:21ou en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir, trois mois de crise du Golfe, quasiment jour pour jour
00:30et maintenant l'espoir et l'idée d'un protocole d'accord permettant à minima d'étendre la trêve,
00:38de stabiliser le conflit dans la région et de décréter une réouverture d'Hormuz.
00:46Cet espoir-là semble gagner du terrain un peu plus chaque jour.
00:49Donald Trump s'apprête à prendre une décision sur le protocole d'accord,
00:55ce memorandum of understanding qui est en cours de négociation avec les autorités iraniennes.
01:01Et c'est toute l'idée de la détente qui se joue quand même depuis quelques séances maintenant
01:06et quelques jours maintenant qu'on voit sur les marchés pétroliers, qu'on voit sur les rendements obligataires
01:12et puis le marché actions lui qui a déjà, comment dire, largement rebondi depuis les points bas de fin mars
01:18avec la dynamique géopolitique mais surtout la dynamique de l'IA.
01:22Et nous ferons le bilan de ce mois de mai avec nos invités dans un instant
01:25et ce grand tableau de bord des marchés que nous vous proposons.
01:28Chaque dernier vendredi du mois, Laurent Albi et Bertrand Lamiel seront à mes côtés
01:32pour revenir sur ce rebond ce mois de mai.
01:37Et la question de savoir, que peut-il se passer désormais ?
01:40Faut-il rester concentré ?
01:42Tout sur l'IA, les vendeurs de pelles et de pioches
01:45ou peut-on regarder ailleurs au-delà du thème de l'IA
01:48pour aller chercher d'autres bonnes idées et d'autres opportunités de marché ?
01:52Voilà les questions auxquelles Bertrand et Laurent tâcheront de répondre dans quelques instants
01:57et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
01:59Notre rendez-vous mensuel là aussi avec Michel Rumi, économiste associé de SPAC
02:04qui vient décrypter un phénomène économique.
02:07Le phénomène ce mois-ci, c'est plus qu'une divergence.
02:10C'est une fracture historique entre Main Street, l'homme de la rue, aux Etats-Unis
02:16et Wall Street, l'homme des marchés.
02:19On voit des enquêtes de sentiments auprès des ménages.
02:21L'enquête du Michigan est une référence en la matière
02:24qui sont au plus bas historique de 75 ans
02:27quand les marchés américains sont au plus haut.
02:30Comment expliquer, justifier ou non d'ailleurs cette forme de schizophrénie ?
02:34Michel Rumi sera avec nous dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse en direct.
02:49Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:51Pauline Grattel est à nos côtés et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:54Bonsoir Pauline.
02:55Dernière séance du mois de mai et c'est donc l'heure du bilan mensuel.
02:58Oui, on commence avec l'Europe qui signe la performance la plus timide ce mois-ci.
03:02Le Stoxx 600 et le DAX s'adjudent 3% tandis que le CAC 40 progresse de moins de 2%.
03:09Outre-Atlantique, la tendance est nettement plus vigoureuse.
03:12Le S&P 500 gagne 5% sur le mois, surclassé par un Nasdaq qui s'envole de 8%.
03:17Mais les véritables champions de mai sont en Asie.
03:20Le Nikkei mondit de près de 12% et le Kospi sud-coréen affiche un score spectaculaire de 30%
03:27propulsé par ses deux locomotives, SKNX et Samsung.
03:30Et la séance du jour, cette dernière séance du mois de mai,
03:34reflète d'ailleurs les tendances qu'on a pu observer au cours des dernières semaines
03:38avec des indices actions qui sont plutôt positifs.
03:40Oui, en Europe, les indices évoluent dans le vert,
03:42portés par ces espoirs de paix plus durables dans le golfe.
03:45Le Stoxx 600 est en hausse et flirte avec ses records historiques.
03:49Le CAC 40 en France progresse également au cours de la séance,
03:52soutenu par des valeurs comme Accor, Saint-Gobain et le secteur du luxe.
03:56Toutefois, en fin de séance, la hausse de 1% du CAC s'est essoufflée.
04:00Aux Etats-Unis, les indices sont ouverts assez prudemment en hausse modérée
04:04après une séance d'hier à nouveau marquée par des records
04:06pour le Nasdaq, le S&P 500, le Russell 2000 et au global le MSCI World.
04:11Ce qui porte la reprise des grands marchés macro,
04:14c'est évidemment l'idée, l'espoir un peu plus concret chaque jour
04:18d'une résolution ou d'une stabilisation du conflit dans le golfe.
04:22Oui, plusieurs sources médiatiques rapportent que Washington et Téhéran
04:26s'apprêtent à signer un protocole d'accord.
04:28Il ne manque plus que le feu vert final de Donald Trump
04:31pour prolonger le cessez-le-feu de 60 jours et rouvrir le détroit d'Hormuz.
04:36Le vice-président J.D. Vence a d'ailleurs fait état d'avancées majeures.
04:40Conséquences immédiates sur les marchés.
04:42Le pétrole reflue.
04:43Le Brent lâche près de 2% pour frôler les 90 dollars,
04:47tandis que le WTI américain repasse sous cette barre symbolique.
04:50Une baisse du pétrole qu'on retrouve évidemment dans les mouvements des marchés obligataires, Pauline.
04:54Oui, les rendements poursuivent leur détente.
04:56Entamé hier notamment avec un disant américain autour de 4,45% au cours de la séance.
05:01Les rendements à 20 et 30 ans repassent sous les 5% de leur côté.
05:06En Europe, le rendement allemand à 10 ans reste sous 3% aujourd'hui.
05:09Autour de 2,95% précisément sur le marché d'échange.
05:14Le dollar reste stable avec un euro-dollar autour de 1,1640.
05:17Du côté des valeurs, l'envolée de Dell marque les esprits aujourd'hui.
05:21Oui, l'action s'offre un bond spectaculaire de 35% à l'ouverture des marchés américains.
05:27En quelques minutes, la capitalisation boursière du groupe a gonflé de 80 milliards de dollars environ,
05:33en cause d'une demande massive pour ses serveurs d'intelligence artificielle équipés de puces Nvidia.
05:38Un succès tel que l'entreprise a immédiatement revu à la hausse ses prévisions de chiffres d'affaires et de
05:44bénéfices pour l'année.
05:45Et puis, sur les derniers développements concernant l'IA, la course à l'IA et la course aux IPO,
05:51Anthropik est en train de prendre une longueur d'avance sur OpenAI.
05:55Oui, une chose est sûre, le secteur de l'intelligence artificielle continue d'affoler les compteurs.
06:00Anthropik a récupéré 65 milliards de dollars lors de sa dernière levée de fonds.
06:04Sa valorisation grimpe alors à 965 milliards de dollars.
06:09Un tour de force qui lui permet de détrôner pour la toute première fois OpenAI.
06:13Un mot des indicateurs macro également avec la publication aujourd'hui des premières estimations d'inflation pour différents pays européens.
06:20Oui, en Allemagne, pour commencer et en données harmonisées, l'inflation recule de 0,1% sur un mois et
06:26progresse de 2,7% sur un an en mai.
06:29En France, l'inflation, toujours en données harmonisées, progresse de 0,1% sur un mois en mai et de
06:352,8% sur un an.
06:37C'est un petit peu moins qu'attendu. Toujours en France, la croissance du premier trimestre a été revue à
06:42la baisse.
06:43Elle recule finalement de 0,1% sur la période après une première estimation de 0%.
06:48Quels sont les événements et les temps forts qui marqueront la semaine prochaine sur les marchés, Pauline ?
06:52La semaine prochaine, ce sera la semaine de l'emploi aux Etats-Unis.
06:55On attend des données toute la semaine et ça se conclura par la publication du rapport officiel sur l'emploi
07:01du département du travail américain pour le mois de mai.
07:04Au-delà de ça, on sera très attentifs à la première estimation de l'inflation de la zone euro pour
07:10le mois de mai ainsi qu'aux enquêtes de conjoncture avec les PMI et ISM services et manufacturiers de mai.
07:17Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Paul Gratel vous apporte les infos clés du jour sur
07:21les marchés.
07:32Deux invités avec nous en ce dernier vendredi du mois pour dresser ce grand tableau de bord des marchés, croiser
07:38différentes expertises, points de vue et analyses sur ce qui s'est passé au cours du mois de mai.
07:43Et de quelle manière ces leçons du mois de mai peuvent nous servir pour la suite.
07:49Bertrand Lamiel est à nos côtés, directeur général de Bourse en part-gestion.
07:52Bonsoir et bienvenue Bertrand.
07:54Bonsoir Grégoire.
07:54Et Laurent Albi qui a choisi comme moi la cravate, réexam de Next Momentum et cofondateur de Calais 360.
08:01C'était peut-être pas la meilleure idée de mettre la cravate finalement Laurent.
08:04C'est une très bonne idée.
08:05C'est une très bonne idée quand même.
08:06Bonjour Grégoire.
08:08Bonsoir Bertrand.
08:08Bienvenue à vous deux.
08:10Bertrand, oui, bilan de ce mois de mai avec cette slide que vous nous avez apporté.
08:16Déjà des nouveaux plus hauts.
08:17Alors c'est vrai qu'on peut même reprendre la séquence depuis les points bas de fin mars.
08:21Le mois d'avril a été marqué déjà par un puissant rebond des indices américains si on les prend comme
08:27référence.
08:28Et le mois de mai s'est aligné dans la continuité de ce rebond du mois d'avril avec toujours
08:36le même driver, celui de la tech.
08:39Oui, la tech qui se réveille aux Etats-Unis.
08:41Alors les sept magnifiques se sont réveillés.
08:45Bon, ça en fait encore des concurrents honorables mais franchement il y a beaucoup mieux à faire ailleurs.
08:50Le thème se déplace.
08:51Le thème se déplace.
08:52Franchement dans la tech aux Etats-Unis c'est vraiment, si on regarde, les sept magnifiques doivent être à une
08:59dizaine de pourcents depuis le début de l'année.
09:01L'indice des semi-conducteurs il est à 70% depuis le début de l'année.
09:04Donc là il n'y a pas match.
09:04Enfin le match il est tout le même.
09:05Donc le Sox, tout le monde connaît le Sox.
09:07Le Sox, Philadelphie à Sox.
09:08Donc dans lequel on retrouve des vieilles valeurs type Intel.
09:12Mais aussi des Micron, des Siget.
09:14Donc des noms qu'on ne connaissait pas ou assez peu.
09:18Puisque vraiment sur des niches, en plus sur des dossiers ultra-cycliques.
09:21C'est-à-dire que c'est des boîtes qui régulièrement font des pertes.
09:24Micron est passé près de la faillite il y a quelques années.
09:26Enfin c'est vraiment des sociétés qui ont besoin d'investir beaucoup et qui ont besoin de volume.
09:30Et donc quand elles ont des volumes, c'est génial parce qu'elles ont des volumes, il y a de
09:33la demande et elles augmentent les prix.
09:35Donc là forcément elles ont des marges record.
09:38Et inversement quand ça se retourne, souvent c'est qu'elles viennent d'investir, elles ont des capacités de production.
09:43Et là les clients se font rare.
09:44Et là du coup elles ont les investissements derrière à payer, plus de volume et les prix baissent.
09:48Et donc généralement ça part en perte.
09:50Et potentiellement si elles n'ont pas les rincées solides, ça part en faillite.
09:52C'est l'histoire des semi-conducteurs depuis que cette industrie existe.
09:56Et pour ceux qui la suivent, je parle d'avant, du monde d'avant.
09:59C'était comme ça.
10:00Des cycles très très courts, des phénomènes de surcapacité qui obligeaient évidemment les management à être très agiles,
10:07très flexibles dans la gestion de leurs capacités face à une demande là aussi parfois très mouvante.
10:12Là clairement, ce qui change, c'est effectivement la longueur, la profondeur des canets de commande qu'on n'avait
10:17pas avant.
10:19Qui offre une nouvelle forme de visibilité pour ces acteurs.
10:22De visibilité. Alors je lis ça et là, ça y est, c'est plus ultra cyclique, ça devient des valeurs.
10:27Le super cycle.
10:28Voilà, ok.
10:29La fin du cycle.
10:30Oui, ça en général les antennes se dressent et qu'on se dit tiens, faisons quand même attention à ce
10:35qu'on fait.
10:36Donc, mais oui, ça marche bien.
10:38Et donc du coup, tout ça se traduit par, on doit être sur le 20e ou 30e nouveau plus haut
10:42du S&P depuis le début de l'année.
10:44Forcément, la classique, tous ceux qui n'ont pas capté là-haut, c'est ça va trop vite, c'est
10:49trop haut, c'est trop cher.
10:51Ça va trop vite, peut-être, ça je ne sais pas.
10:54Ça va trop haut, je n'ai pas de boule de cristal, je ne sais pas où on va.
10:56C'est trop cher, ça par contre, je peux vous le dire, non.
10:59Ça, c'est trop cher, non, certainement pas.
11:01En fait, là, le marché, il a juste...
11:02Mais si on pensait que c'était trop cher en début d'année, c'est beaucoup moins cher aujourd'hui.
11:06Oui, parce qu'on commence l'année avec des prévisions de croissance de bénéfices par action de l'ordre de
11:118% sur le S&P.
11:13On a les publications trimestrielles qui sont terminées maintenant, donc tout le monde a publié.
11:17Et donc, on sait que globalement, ça va plutôt être 14%.
11:21Et le score que le SPI n'a pas pris depuis le début d'année, donc globalement, c'est même
11:25un peu moins cher.
11:26Donc oui, ça peut être effrayant sur certains dossiers, parce qu'on a des dossiers qui sont déjà à 200
11:32% de performance depuis le début de l'année.
11:34Donc forcément, si on n'est pas dedans, c'est compliqué d'entrer.
11:37Et si on est dedans, il faut quand même gérer la dérive.
11:40Mais voilà, donc oui, un marché qui repart vite et fort.
11:45Mais juste se rappeler que quand on est en train de connaître des nouveaux plus hauts, ça peut paraître très
11:50provocateur.
11:50Alors c'est ça.
11:51Mais c'est basé sur des stats.
11:53Donc voilà, c'est fondé.
11:54Il faut regarder les chiffres.
11:56On est dans un univers où on a de la chance, on a un maximum de données.
12:00Donc allez-y, régalez-vous, travaillez vos données, parce que je vous assure que ça vous évite de faire des
12:03erreurs.
12:04Mais investir sur des plus hauts historiques, en termes statistiques, la probabilité la plus importante est qu'on batte de
12:11nouveaux records.
12:12Oui, exactement.
12:13Exactement. En fait, un investisseur qui met de l'argent sur un plus haut historique, il a une probabilité plus
12:17importante de faire un meilleur score que celui qui attend qu'on ne soit pas sur un plus haut historique.
12:22Qui attend le retracement.
12:23Et ça, sur des données très longues.
12:26Donc voilà, parce que là, en fait, on doit être 20e, 25e nouveau plus haut.
12:31On a des séries, en fait, quand ça se passe bien, on peut avoir 40, 50 nouveaux plus haut dans
12:35l'année.
12:36Et l'année d'après, ça continue.
12:39Donc oui, c'est...
12:40En fait, le problème, c'est un ancrage psychologique.
12:43C'est l'idée que les records sont faits pour être battus, quoi.
12:44Parce qu'on voit ce qui s'est passé derrière, et ça, ça crée une encre.
12:48Et on n'imagine pas que ça puisse continuer devant, parce qu'il n'y a pas, sur les graphes,
12:51c'est pas tracé.
12:52Donc c'est là où c'est compliqué pour les investisseurs.
12:55Mais voilà, c'est pour ça que reprendre des probas historiques, regarder les moyennes, les écartements, tout ça, les écart
13:02-types, pardon, ça aide à prendre des meilleures décisions dans des marchés qui...
13:08Oui, c'est malheur aux vaincus, parce qu'en fait, ça ne laisse pas de place aux autres.
13:11Parce que dans le même temps, ce qui est terrible, c'est que des valeurs, bien sous tout rapport, qui
13:17ont fait les beaux jours du portefeuille dans le rebond de 23, 24 et 25,
13:22au tournant de l'été 2025, elles ont laissé la place à d'autres.
13:26L'exemple typique en Europe, c'est le match, donc il y a deux grosses capitalisations dans la techno, c
13:31'est SAP et ASML.
13:33Jusque juin 25, il fallait avoir que du SAP, et là, retournement, c'est que du ASML.
13:38Et donc on a du coup SAP, depuis début de l'année, qui doit être à moins 25 ou moins
13:4130%.
13:43Et ASML est à 50 ou je ne sais pas combien de...
13:46C'est un écart qui se creuse entre ceux qui sont fournisseurs de pelles, de pioches, d'infrastructures pour l
13:54'IA, les semi-conducteurs,
13:55et la partie logicielle, on en a beaucoup parlé, effectivement, depuis plusieurs mois, qui connaît une souffrance.
14:00Alors on verra, c'est peut-être le début du commencement de la réhabilitation du secteur des logiciels,
14:06mais jusqu'à présent, effectivement, c'est un secteur qu'il fallait plutôt éviter.
14:09Oui, donc ça, on va continuer à regarder, parce que le marché, en fait, il marche avec...
14:12Il y a les banques, alors c'était un peu compliqué, là, depuis le début de l'année, ça calait
14:15un petit peu,
14:16mais c'est en train de reprendre, a priori.
14:18Je crois que Laurent en parle tout le temps.
14:19Oui, on va en parler des banques.
14:21Globalement, les fournisseurs, les pelles et pioches des semi-conducteurs,
14:25et tout ce qui est transition énergétique, qui est quelque part un peu relié à l'IA,
14:29parce qu'en fait, l'IA va consommer de l'énergie, et donc tous ceux qui sont sur le segment
14:33énergétique en profitent.
14:34Il faudra qu'on parle, Laurent, un peu des marchés macro, là, puisqu'on est quand même toujours avec cette
14:38crise du Golfe,
14:39on marque les trois mois de la crise du Golfe, donc il faudra qu'on parle des marchés obligataires du
14:42pétrole,
14:43mais on peut peut-être y aller aussi sur le SOX, puisqu'on parle des semi-conducteurs.
14:47Oui, et j'aimerais apporter quelques observations à ce qu'a dit Bertrand, j'entame les hostilités.
14:53Alors déjà, je réfute maintenant cette appellation des 7 magnifiques,
14:59parce que Microsoft et Meta, c'est juste horrible.
15:01Donc Meta, elle a 30% de son sommet, Meta.
15:06Depuis octobre, c'était octobre.
15:07Et Microsoft, on doit être à 25%.
15:11Donc maintenant, il n'y en a plus que 5, premièrement.
15:15Deuxièmement, ces semi-conducteurs, la première fois que je suis venu sur ce plateau,
15:19j'avais apporté un graphique des semi-conducteurs qui sont en marché haussier séculaire depuis 2009.
15:26Quand on se met en mensuel, ça ne baisse jamais.
15:29C'est une tendance haussière permanente.
15:31Donc là, il y a un nouveau narratif qui est explosif,
15:35mais sur le fond, ce n'est pas un début de cycle.
15:37On est dans une économie, on est dans un monde numérique.
15:40Et en fait, cette intelligence artificielle, elle décuple, elle démultiplie les besoins.
15:47Mais les semi-conducteurs, il y en avait déjà partout avant, et on en a toujours eu besoin.
15:51Ah oui, c'est l'ère de l'iPhone, etc.
15:56Toute cette industrie du smartphone a attiré, ne serait-ce que ça,
15:59a attiré, évidemment, cette industrie pendant le cycle précédent, évidemment.
16:04Donc voilà, ça, c'était deux points importants.
16:08Voilà, donc on peut continuer, mais c'est vrai qu'on n'est pas sur une nouvelle histoire.
16:13On est sur une histoire qui s'amplifie, en fait.
16:16Bon, alors allons-y sur le socle, je suis désolé,
16:18mais Mur pour une consolidation, c'est le titre de votre graphique.
16:21Il n'y a pas de point d'interrogation.
16:23Pour vous, c'est le moment de faire attention.
16:27Alors, c'est le moment de faire attention, et je rebondis sur les propos de Bertrand.
16:31Moi, je suis beaucoup plus à l'aise tactiquement pour payer SAP aujourd'hui
16:34que pour payer à SML.
16:37Même si je pense qu'il y a toujours ce...
16:39Enfin, je ne remets pas du tout en question l'histoire de l'IA.
16:41Mais tactiquement, SAP, pour moi, c'est un bargain, quoi.
16:45C'est une boîte magnifique.
16:47Elle s'est faite vraiment chahuter par le marché.
16:51Elle ne baisse plus.
16:52Elle est en train de consolider.
16:54Elle n'a pas encore redémarré son cycle haussier.
16:57Mais moi, je pense que c'est maintenant qu'il faut la payer,
17:00parce que je ne pense pas qu'elle ira beaucoup plus bas.
17:03Et d'ailleurs, pour revenir une seconde sur, encore une fois,
17:08ce que disait Bertrand sur cette idée un peu provocante
17:10que quand un marché est à nouveau plus haut,
17:13il faut le payer parce que ça va aller plus haut,
17:17il n'y a qu'un seul sommet, Grégoire.
17:18Et il y a plein de sommets intermédiaires.
17:20C'est comme quelqu'un qui pariait sur la fin du monde.
17:22C'est sûr qu'il a raison, mais il aura raison une fois.
17:25Et toutes les fois intermédiaires, il aura tort.
17:28Donc ce que je veux dire par là, c'est que,
17:31oui, peut-être qu'il va y avoir un sommet sur les semi-conducteurs.
17:36Moi, je ne vois pas un sommet majeur.
17:40C'est-à-dire que je ne vois pas un retournement de tendance
17:43qui fait qu'on perd maintenant 50%...
17:45Consolidation.
17:46C'est pas correction, c'est pas krach.
17:48Je parle même d'opportunité.
17:50Parce que finalement, ça serait salutaire
17:51que ce SOX qui a pris 80% depuis le 31 mars,
17:55il consolide un petit peu.
17:57Quand on regarde le graphique...
17:58Là, c'est du panic buying, quand on voit votre graphique,
18:00ce moment où ça commence à devenir vertical.
18:03C'est du FOMO, du panic buying, c'est tout ça.
18:07L'idée, c'est qu'il y a effectivement en hebdomadaire
18:10une bougie qui ressemble, pour ceux qui connaissent un petit peu
18:12les chandeliers japonais, un bébé abandonné en gestation.
18:18Ou peut-être une île de retournement.
18:21C'est-à-dire que si la semaine prochaine,
18:22on avait effectivement un gap baissier ou une baisse sur le SOX,
18:26on a effectivement une entrée en consolidation.
18:29Cette entrée en consolidation, c'est pas un retournement de tendance,
18:31c'est une opportunité de revenir plus bas.
18:34Et on le disait hors antenne avant le début de l'émission,
18:37c'est le retail qui a été extrêmement actif.
18:40Le retail, d'ailleurs, qui change de nature.
18:42Micron devient la valeur chouchou du retail, par exemple.
18:46Et le retail qui fait le marché.
18:47Il y a un petit changement par rapport à ça.
18:51Et donc, je pense qu'il y a beaucoup de gérants
18:53qui n'ont pas suffisamment participé à cette hausse sur les semis
18:57et qui seraient très heureux de voir le compartiment des semi-conducteurs.
19:01Je rappelle que le SOX, c'est environ 30 boîtes.
19:03Baisser, faire un retracement.
19:04Il y a beaucoup d'acheteurs potentiels qui attendent.
19:06Ben oui, exactement. Parce que ce narratif sur l'IA, il n'est pas du tout terminé.
19:11Loin de là. Mais là, je pense sincèrement...
19:13Alors, je réfute également le terme de bulle
19:16pour ce que nous sommes en train de vivre en ce moment
19:19parce que ça n'a rien à voir avec une bulle
19:21où il n'y a pas de fondamentaux derrière.
19:23On sait bien que les bénéfices sont là.
19:25Toutefois, on peut être dans une séquence d'excès sans parler de bulle.
19:29Et je pense que là, à très court terme, depuis le 31 mars,
19:32on est sur un excès.
19:33Et donc, tactiquement, vous dites, si le SOX consolide,
19:37perd un peu de vitesse, on va le dire comme ça,
19:40c'est peut-être le moment de revenir sur les softwares.
19:42Exactement.
19:43C'est un peu le long short que vous proposez.
19:46Exactement.
19:47C'est-à-dire que quand on regarde hier ce qui s'est passé avec Snowflake,
19:49qui est donc une entreprise de logiciels,
19:51service logiciel plus de plus 30%,
19:55ServiceNow,
19:56qui a été vraiment massacré sur le marché
19:59et qui rebondit de manière significative à Plovin,
20:03graphiquement, elle est juste magnifique.
20:05Donc, ça veut dire que quelqu'un qui, aujourd'hui, dirait
20:08« Je suis short, semi, avec un put à la monnaie,
20:12pas pour un retournement, mais pour un pullback d'environ 15%
20:15et en même temps un call sur les softs »,
20:17je trouve que ça peut être malin dans le sens où ça ne changerait rien au Nasdaq,
20:23qui finalement profiterait de ces vases communicants,
20:26donc qui resterait grosso modo sur ces niveaux.
20:29N'empêche qu'il y a de la perte à aller chercher
20:30en étant vendeur d'un côté et acheteur de l'autre.
20:33C'est un mouvement qu'on attend, ça, Bertrand.
20:37C'est vrai que ceux qui sont allés sur les logiciels un peu trop tôt
20:40en ont été pour leurs frais, bien sûr,
20:42mais l'idée quand même que les logiciels vont être augmentés
20:48grâce au développement de la technologie d'IA, générative ou autre,
20:53cette idée-là, elle reste quand même vraie à terme.
20:56Oui, oui, non, mais clairement.
20:57Et sachant que l'IA chez les logiciels, chez SAP,
21:02ça existe depuis un moment, typiquement...
21:04Ils ne découvrent pas l'IA, oui.
21:06Non, non, non, typiquement, voilà, j'imagine que comme beaucoup,
21:09les notes de frais, vous les faites sur concours de SAP,
21:12vous photographiez la facture, il est capable d'aller vous dire
21:15dans n'importe quelle langue, où est le prix, ce que c'est,
21:18enfin, bref, donc il y a une véritable...
21:20Et ça, c'est de la petite, entre guillemets, intelligence artificielle.
21:23Donc, en fait, ils savent déjà faire
21:26et leur job, ça va être de l'étendre dans toutes les entreprises
21:29parce que globalement, dans les années 2000,
21:31avec Oracle, ils se sont partagés le monde.
21:32En fait, c'est SAP et Oracle, de l'autre côté,
21:35c'est la colonne vertébrale informatique des sociétés.
21:38Donc, ils sont là, ils vont continuer à l'être, je pense.
21:40Il y a juste un moment donné que la bourse ne les aime plus,
21:43ça va revenir et donc, on surveille ça de près,
21:46on surveille les Accenture, les Capgemini,
21:48enfin, les grands noms, on regarde ça de très près.
21:51Pour l'instant, les messages ne sont pas dingue, dingue sur le sujet,
21:54c'est-à-dire qu'ils n'ont pas non plus des appels d'offres
21:57complètement fous de la part des clients,
21:59de leurs clients historiques
22:00pour déployer des solutions d'intelligence artificielle.
22:04Il y a encore des vraies questions à l'intérieur des boîtes,
22:07on le voit quand on les interroge sur le côté,
22:09est-ce qu'on les met en...
22:10Enfin, est-ce qu'on va...
22:11Une intelligence artificielle qui est branchée sur le web ?
22:17Ou est-ce que je veux quelque chose de fermé
22:19parce que je ne veux pas que mes informations et mes requêtes ressortent ?
22:21Donc voilà, il y a encore des sujets de cet ordre-là,
22:24mais ça va revenir.
22:26Donc, on est aujourd'hui dans un moment
22:29qui n'est pas normal au sens statistique du terme,
22:32le fait que le marché marche sur trois thématiques,
22:34qu'il est délaissé quasiment plus de la moitié de la cote,
22:36on sait bien qu'à un moment donné, ça va revenir.
22:38Donc, les rendements qu'on a en ce moment,
22:42pour ceux qui étaient assez tôt sur ces thématiques-là,
22:45on met 10 points, 15 points au marché.
22:48C'est arrivé en 2020 pour nous, la dernière fois.
22:50Là, cette année, on est très contents.
22:53Mais du coup, on surveille de très près
22:55tout ce qui peut revenir
22:56parce que c'est là où il va falloir aller chercher de la valeur
22:59et réussir à faire le même virage
23:01que celui qu'on a fait à l'été 2025
23:04pour reprendre une autre thématique.
23:06Et c'est des moments clés pour les stock pickers.
23:08Alors, vous venez avec le graphique,
23:10c'est l'année des stock pickers.
23:11C'est toujours une année pour les stock pickers.
23:13En tout cas, il y a toujours des stock pickers chaque année
23:15qui font leur job.
23:17Mais là, il y a des arguments, comment dire,
23:22nouveaux, incontournables dans l'idée
23:23que oui, un bon picking bien fait
23:25peut permettre d'aller battre les indices.
23:29C'est quand même ça l'objectif à la fin de l'année.
23:31Il faut effectivement s'écarter des valeurs des grands indices.
23:34On les voit, les indices, les coups pondérés
23:35ont tendance à faire mieux que les indices classiques.
23:38Oui, pas sur les deux derniers mois.
23:40Le Nasdaq écrase quand même
23:43où le S&P pondéré écrase les couilles pondérées.
23:47Mais parce que les sept magnifiques
23:50qui étaient vraiment à la rue sont revenus un peu.
23:54Je suis d'accord, les sept magnifiques
23:56ne vont probablement pas être en haut du palmarès
23:58à la fin de l'année.
23:59Non, elles font le marché.
24:02Oui, il y a ce qu'on appelle
24:04les queues de distribution.
24:05C'est-à-dire que dans les extrêmes,
24:06il y a beaucoup de monde.
24:10La moitié à peu près de la cote
24:11est dans des environnements
24:12moins 10 plus 10.
24:13Plus 10 moins 10, oui, c'est ça.
24:14Par contre, sur les extrêmes,
24:15il y a beaucoup de monde,
24:16plus que d'habitude,
24:17et surtout avec déjà des performances énormes.
24:20C'est-à-dire qu'en Europe,
24:22sur les valeurs légibles PEA,
24:24il y en a un 776.
24:25Enfin, dans celle qu'on suit,
24:26il y en a 50 qui sont déjà
24:27à plus de 50% de performance.
24:29C'est énorme.
24:29On n'est que fameux.
24:30C'est énorme.
24:31Et quand je vous dis 50,
24:32c'est la cinquantième.
24:33La première, elle est à 576% de performance.
24:37Donc, vous voyez,
24:38et donc forcément,
24:39si vous arrivez à en cocher
24:40deux ou trois,
24:42en fait, il suffit d'en avoir
24:43deux ou trois,
24:44et pas sur des pondérations énormes.
24:46Si vous avez assez rapidement
24:48vu ces valeurs,
24:49et même tardivement,
24:50Nokia, on en parlait la dernière fois,
24:52Nokia, on est rentré tardivement.
24:53Elle l'avait fait 100%
24:54depuis l'année.
24:55On est à 160%.
24:57Je n'ai pas capté les 100 premiers,
24:58mais j'ai gagné les 60 d'après.
25:0060%, c'est un rendement dingue.
25:01Bien sûr.
25:02Surtout sur un moment aussi rapide.
25:04Toute la difficulté,
25:05c'est de rentrer après 100%.
25:07Exactement.
25:08Et en fait, le sujet, il est là.
25:09Le sujet, il est là.
25:10C'est que ces performances extrêmes,
25:11en fait,
25:12elles ont tendance,
25:13vous êtes comme les lapins
25:14dans les phares d'une voiture,
25:15tétanisés,
25:16à ne pas pouvoir y aller.
25:17C'est trop haut,
25:17j'attends que ça revienne.
25:18Sauf qu'en ce moment,
25:19ça ne revient pas.
25:21Laurent, on parle des deux grands drivers macro,
25:24le pétrole et les obligations américaines,
25:27le taux à 10 ans américain.
25:30Je le disais en introduction,
25:32alors j'essaie de trouver les mots
25:33juste pour le dire,
25:33puisqu'on attend une prise de décision
25:36de Donald Trump
25:37sur un memorandum of understanding,
25:39un protocole d'accord
25:40qui doit permettre
25:41d'étendre la trêve,
25:43de rouvrir Hormuz,
25:44de se donner le temps
25:46de traiter la question du nucléaire.
25:48Bref, tout ça reste évidemment assez flou,
25:50mais comme je le disais,
25:52chaque jour qui passe quand même
25:53fait monter cet espoir dans le marché.
25:56Alors, il y a le thème de l'IA sur les actions,
25:58mais sur les marchés macro,
25:59ça commence à se voir.
26:01Qu'est-ce que vous dites là,
26:02graphiquement,
26:03du pétrole Brent revenu
26:05dans la zone des 90 dollars ?
26:06En fait, on est vraiment
26:08dans une situation intéressante,
26:10et c'est pour ça que beaucoup de gens
26:11ont raté le rallye du 31 mars,
26:14parce que le marché a payé
26:15la désescalade très très en avance.
26:17quand vraiment,
26:18il n'y a pas beaucoup de faits
26:20pour que ça soit avéré,
26:22mais c'est vraiment une croyance.
26:24Et...
26:25Il y a toujours eu un biais optimiste
26:27vis-à-vis de la résolution de ce...
26:30Très tôt, très tôt, très tôt.
26:33Alors, on est, pour moi,
26:35dans la danger zone.
26:37Pourquoi ?
26:38Parce que, d'abord,
26:40vous le savez, Grégoire,
26:41on est dans une corrélation très forte
26:44entre les taux longs et le pétrole.
26:46Un point, quasiment.
26:47C'est quasiment le même graphique.
26:49Qu'est-ce qui s'est passé ?
26:50Il y a eu un choc géopolitique
26:53qui a gelé les marchés,
26:57particulièrement en Europe,
26:58pas aux Etats-Unis.
27:00Et ce qu'on voit,
27:01c'est que le pétrole
27:03n'a pas beaucoup baissé,
27:05il a consolidé,
27:06et les actions, elles,
27:08elles ont continué de monter.
27:10Elles ont continué de monter,
27:11surtout aux Etats-Unis.
27:12Pourquoi ?
27:12Parce que mon interprétation,
27:14ma lecture,
27:15ma proposition,
27:16c'est que finalement,
27:17assez paradoxalement,
27:19l'IA est devenue
27:20une espèce de
27:22canal étanche.
27:23Un refuge ?
27:24Oui.
27:25Voilà, un refuge.
27:25Enfin, ça me paraît fou
27:26de dire que l'IA est un refuge.
27:27Il y a à la fois
27:30les perspectives que ça offre
27:31et le fait d'être
27:33totalement décorrélé
27:34de la situation géopolitique
27:36dans le goff.
27:37C'est un double effet qui se coule.
27:39Double effet qui se coule.
27:40Alors, que s'est-il passé ?
27:41Vous l'avez dit,
27:43depuis le 31 mars,
27:4480%,
27:44je ne sais plus si c'est vous
27:45ou Bertrand,
27:4680% sur le SOX.
27:48Donc le SOX,
27:48il prend 80%
27:50et aujourd'hui,
27:52le pétrole
27:53revient sur une zone
27:55énorme
27:55d'achat.
27:57Théorique,
27:57en tout cas.
27:59Donc ça veut dire
28:00que si le pétrole repart,
28:01les taux repartent.
28:03Et si le pétrole
28:04et les taux repartent,
28:05qu'est-ce qui se passe
28:05avec le SOX ?
28:06Il ne va pas encore
28:07prendre 80%.
28:08Donc ça veut dire
28:09qu'il a réussi
28:10à prendre 80%
28:11en faisant fi
28:13de la géopolitique.
28:14Sauf que maintenant,
28:15si le pétrole
28:16ne casse pas cette zone
28:17à 91-84%
28:18et qu'il repart à la hausse,
28:20moi je pense que ça va piquer.
28:21Parce que ça veut dire
28:22que les taux longs
28:23aux Etats-Unis,
28:23ils vont repartir à la hausse.
28:25Et là,
28:25je ne pense pas
28:26qu'il va y avoir
28:26le même engouement
28:27parce qu'on n'est pas
28:28sur les mêmes niveaux
28:29qu'à la fin du mois de mars.
28:31Donc c'est pour ça
28:31que je dis danger zone.
28:32Parce que de mon point de vue,
28:33on est vraiment
28:34sur ces deux marchés
28:35sur un niveau de tension
28:37où si ça se retend,
28:39on a beaucoup dit
28:40deux mondes qui s'ignorent
28:42entre les marchés obligataires,
28:43le pétrole
28:43et les actions de l'autre.
28:45Vous dites là,
28:46si on avait un rebond
28:47des taux
28:48et du pétrole
28:49sur les zones atteintes,
28:51peut-être que là,
28:52les deux mondes
28:53finiraient par ne plus s'ignorer.
28:54Oui, c'est ça.
28:55Exactement.
28:55C'est pour ça
28:56que ça va être particulièrement intéressant
28:57de voir ce qui va se passer.
28:58Et là, c'est quoi sur le pétrole ?
28:59C'est 50-50 alors ?
29:00Sur cette zone-là ?
29:01Ça peut rebondir
29:02comme ça peut casser ?
29:03Alors, moi,
29:04je suis analyste technique.
29:05Donc, je me fie
29:06au pape de l'analyse technique,
29:09Charles Dow,
29:10qui dit
29:11tant que vous n'avez pas
29:12la confirmation
29:13que la tendance
29:14s'est retournée,
29:15vous restez dans la tendance
29:16parce qu'il n'y a
29:17qu'un seul sommet
29:18et il y a 50 sommets intermédiaires.
29:20Donc, statistiquement,
29:22ça paye d'acheter
29:23le dernier plus haut.
29:25Parce qu'il y en aura
29:25évidemment un,
29:27mais vous pouvez
29:27savoir ce que c'est.
29:29Or, franchement,
29:32puisque techniquement,
29:33on est sur une zone
29:33de polarité,
29:34c'est-à-dire cette énorme zone
29:35à 90
29:36qui avait été une zone
29:37de résistance
29:38qui a été dépassée,
29:40maintenant,
29:40bêtement,
29:41techniquement,
29:42c'est une zone d'achat.
29:43Donc, ça veut dire
29:44qu'à moins qu'on ait
29:44un vrai changement
29:46de consensus,
29:46et ça peut arriver,
29:48par ce
29:50memorandum
29:50moment de standing.
29:51Oui, mais voilà.
29:53On est soumis,
29:54comme on le disait hier,
29:55aux articles d'Axio,
29:56c'est aux décisions
29:57de quelques hommes forts.
29:59Mais,
29:59même si on cassait cette zone,
30:01on n'ira pas en dessous
30:01de 80 pour moi.
30:02D'abord,
30:03il va falloir remettre
30:04en place
30:05toutes ces informations.
30:06On ne revient pas
30:06aux 60 ou 70 dollars
30:08de début de l'année.
30:09Et c'est la même idée,
30:10donc j'imagine,
30:10sur les taux
30:11dix ans américains.
30:12On est vraiment
30:13sur le niveau
30:14d'une nouvelle tension
30:17potentielle.
30:17Et si cette tension,
30:18parce que c'est vrai
30:19que finalement,
30:19c'était assez incroyable
30:20de voir ces taux
30:21se tendre partout
30:22et de voir les semis,
30:23mais alors,
30:24ignorer,
30:24mais superbement
30:25cette histoire.
30:26Je pense que là,
30:27compte tenu en plus
30:29des capex qui sont importants
30:30et des valorisations
30:31qui commencent à être importantes
30:32et de la performance
30:33du rallye
30:34qu'il est également,
30:35si on repart
30:36à 4,60 ou 4,80,
30:37je pense que les investisseurs
30:38vont être moins excités
30:39à l'idée de revenir
30:41tout de suite
30:41sur les semis.
30:42Donc, attention !
30:43Si on se place
30:44dans l'hypothèse
30:44d'une stabilisation
30:46ou d'une résolution
30:47temporaire du conflit
30:48avec réouverture d'Ormuz
30:50et on voit
30:51qu'il y a un petit filet
30:52d'une dizaine,
30:52vingtaine de navires
30:53qui arrivent quand même
30:54à franchir les blocus,
30:57le blocus iranien,
30:58le blocus américain
30:58depuis quelques jours
31:00maintenant,
31:00chaque jour,
31:02qu'est-ce que ça ouvre
31:02comme perspective
31:03pour les marchés boursiers ?
31:06C'est quoi le trade
31:07de réouverture ?
31:09Est-ce que ça peut être
31:09un sell the news important ?
31:12Est-ce que ça peut participer
31:14à la consolidation
31:15du secteur,
31:16du thème de l'IA
31:17à travers le secteur
31:18des semi-conducteurs ?
31:19Ou est-ce que c'est un thème
31:20qui reste immune
31:20à cette situation ?
31:22Et est-ce que ça peut
31:23ouvrir comme type
31:24d'autres opportunités
31:25ou potentiels ?
31:27Je pense que c'est
31:28les valeurs de défense.
31:30Les valeurs de défense,
31:31c'était une thématique
31:33très porteuse
31:33en 2024, 2025.
31:35Et globalement...
31:36Jusqu'à l'été 25.
31:37Après...
31:37Tout le monde participait
31:38et à partir de l'été 25,
31:40encore une fois,
31:41ça a été...
31:43Objectivement,
31:43je ne m'en suis pas rendu compte
31:44à l'époque,
31:44avec l'équipe,
31:45on a...
31:46Et là,
31:47c'est en regardant
31:47dans le rétro,
31:48on s'est dit
31:48oui, quand même,
31:48il s'est passé un truc.
31:49Il y a eu un truc.
31:49Parce que là,
31:50typiquement,
31:50dans les grands perdants
31:52qui expliquent
31:53que c'est compliqué
31:54de faire de la perf,
31:54c'est qu'il y a
31:55Rheinmetall, par exemple.
31:56Rheinmetall,
31:56c'était la star de la défense.
31:58On est à moins 25
31:58ou moins 30
31:59depuis le début de l'année.
32:01Alors même que...
32:02Alors même que...
32:04ça va continuer...
32:05Les commandes vont rentrer,
32:06qu'on n'a toujours pas
32:07les détails
32:08du plan de relance allemand.
32:10Si on merve,
32:10il répète régulièrement
32:11qu'il veut.
32:12La dernière en date,
32:13c'est la première armée européenne.
32:15Donc on voit bien
32:16qu'il y a des choses
32:17qui vont se passer.
32:18Mais ça ne suffit plus.
32:19Le marché, maintenant,
32:20veut voir entrer
32:21du carnet de commandes.
32:22Enfin, il est très exigeant.
32:23Et en fait,
32:23dans la défense,
32:24les valeurs,
32:25les grands noms,
32:26c'est compliqué.
32:27C'est très compliqué
32:28si on s'appelle Rheinmetall.
32:29Si on s'appelle Léonardo,
32:31ça passe limite limite.
32:32Par contre,
32:34nos stars françaises,
32:35ExoSale,
32:37ExoSense,
32:38eux,
32:38ça fonctionne très bien
32:39parce qu'en fait,
32:40ils partent avec
32:41des chiffres d'affaires
32:41plus petits.
32:42Et eux,
32:43ils sont en train
32:43de faire deux choses.
32:44Jusqu'à présent,
32:45c'était une expansion
32:46sur les géographies.
32:47« Je vais faire du business
32:48avec un nouveau pays. »
32:49Donc, j'arrive à rentrer,
32:51à montrer pas de blanche,
32:51à rentrer dans la défense.
32:53Ce n'est pas évident.
32:54Donc, ça,
32:54c'était le narratif
32:55sur ces sociétés-là.
32:57Et là, en plus,
32:58vient se doter le fait
32:59de j'étends un peu
33:00mon domaine d'activité.
33:02Typiquement,
33:02dans l'optique,
33:04il y a l'équipement
33:04sur les drones
33:06en besoin d'optique.
33:06Donc, ce n'est plus juste
33:07des lunettes de visée nocturne,
33:08des choses de ceci-là.
33:09Il y a une extension
33:10qui existait,
33:11mais qui commence
33:11à se voir
33:12dans les chiffres d'affaires
33:14et dans les carnets de commandes.
33:15Et donc, ça,
33:16c'est des commandes
33:16qui tombent
33:17et qui,
33:17vu la taille
33:18de leur chiffre d'affaires,
33:19leur donnent à la fois
33:20de la longueur
33:21sur le carnet de commandes,
33:22mais surtout,
33:22des croissances
33:23à plus de deux chiffres.
33:24Mais donc, là aussi,
33:24c'est un thème
33:25où il faut être capable
33:26d'aller sélectionner
33:28les bonnes valeurs.
33:29Oui, c'est plus un truc
33:31de cohorte.
33:31C'est plus sectoriel.
33:32Il faut vraiment
33:33prendre à l'intérieur de ça.
33:35Donc, du coup,
33:35les pondérations...
33:36Et ça peut repartir,
33:36nos valeurs de défense,
33:38Rheinmetall,
33:39Thalès...
33:40C'est-à-dire tournements
33:41quand même qui sont là
33:42pour le coup...
33:42Qui abîment un peu
33:43la tendance.
33:44La tendance...
33:44Le marché,
33:45alors Paylia
33:47a des années-lumière
33:49sans se poser de questions.
33:51On verra comment
33:52on paiera SpaceX
33:52le 12 juin
33:53mais à 100 fois
33:55le chiffre d'affaires,
33:56on sent déjà
33:57l'enthousiasme monter.
33:58Par contre, là,
33:59quand il y a
33:59des pouvoirs publics,
34:01des décideurs publics
34:02qui mettent sur les rails
34:04des stratégies de réarmement,
34:06c'est quand même le sujet,
34:07avec des budgets
34:07qui vont avec,
34:09le marché,
34:10n'est pas si convaincus
34:11que ça.
34:11Sur le papier,
34:12ça fait moins rêver.
34:13Alors, c'est des boîtes
34:13qui ont connu
34:14un re-rating important,
34:15il faut le dire.
34:18Depuis le déclenchement
34:19du conflit en Ukraine,
34:20l'augmentation des budgets
34:21des membres de l'OTAN,
34:22etc.,
34:23il y a eu un re-rating
34:24énorme sur ces valeurs-là.
34:25Et puis,
34:26peut-être quelque part aussi
34:27le sentiment
34:29que...
34:30On voit quand même
34:31que la façon
34:32de mener un conflit
34:33a changé,
34:34notamment avec les drones,
34:36et que...
34:36Est-ce que les blindés,
34:38c'est encore vraiment ça ?
34:39Alors, je ne suis pas...
34:41Je ne peux pas y répondre,
34:42je n'ai pas les compétences techniques,
34:43mais je vois bien
34:44qu'il y a des interrogations
34:44dans le marché,
34:45sachant qu'on voit
34:46des petits acteurs
34:47pas cotés
34:48qui sont capables
34:49de répondre.
34:50Alors après,
34:50est-ce que ça deviendra
34:51des vraies concurrences ?
34:52Je ne sais pas non plus,
34:52mais en tous les cas,
34:54il y a des doutes
34:55très sérieux
34:56qui sont posés,
34:57qui sont probablement
34:59exagérés,
35:00mais en tous les cas,
35:00qui suffisent
35:01à retourner la tendance
35:02un minima
35:03sur les plans de capitalisation.
35:04pour ces grands...
35:05Donc voilà,
35:07après,
35:08Hormoussi,
35:09on ne peut que le souhaiter
35:11parce que notamment,
35:12on sait aussi
35:12qu'il y a un désordre
35:14sur les chaînes
35:15d'approvisionnement.
35:17Depuis la Covid,
35:18on est habitué,
35:19donc chacun essaye
35:20de se débrouiller,
35:21mais il ne faut pas
35:22que ça dure trop longtemps.
35:23Donc en fait,
35:23ça éviterait
35:24de voir arriver des problèmes,
35:25là on n'en voit pas
35:26pour l'instant.
35:27C'est une vraie rupture
35:28en matière
35:28d'approvisionnement physique
35:29sur des produits
35:30pétrochimiques
35:31ou autres d'ailleurs.
35:32Les publications du T1,
35:33il n'y a pas eu de...
35:34Voilà,
35:34il y a eu des questions
35:35là-dessus.
35:36La plupart des sociétés
35:37ont été questionnées
35:38sur le sujet,
35:39mais en fait,
35:39elles avaient du stock,
35:41enfin bref,
35:41donc il n'y avait pas ça.
35:43Question du T2,
35:44voilà,
35:44qui vont arriver en plus
35:45pendant l'été,
35:46enfin bon,
35:46on sait que c'est une période
35:47qui est un peu moins sympa
35:48statistiquement sur les marchés.
35:51Si...
35:51Comment ça va ?
35:52Ça,
35:52ça peut faire caler...
35:53Ça peut faire caler
35:54des thématiques.
35:55Des perspectives
35:55un peu plus difficiles
35:56communiquées par les entreprises,
35:58ça peut effectivement
36:00fragiliser un peu
36:01un peu les choses.
36:02Dans la défense,
36:03moi j'aime bien Safran,
36:05défense slash aéronautique,
36:06elle a consolidé,
36:07elle est en train de repartir,
36:08alors c'est pas
36:09Excel,
36:09c'est pas Exocence,
36:10c'est vraiment une blue chip,
36:12mais elle a eu
36:13un petit passage à vide,
36:15mais elle est très forte
36:16et elle repart,
36:17donc voilà.
36:17Avec le côté dual,
36:18très dual,
36:19civil et militaire,
36:20absolument.
36:21C'est important,
36:21parce que du coup,
36:22c'est peut-être
36:22ce qui fait tenir aussi
36:23une valeur comme Safran
36:25par rapport à d'autres
36:25qui sont peut-être
36:26plus pure défense.
36:28Tout à fait.
36:29Bon,
36:29y a-t-il de la vie
36:30en dehors de l'IA
36:31et du thème de la défense,
36:33en tout cas,
36:33qui a été un grand thème
36:34pour les actions européennes,
36:36c'est la question que vous posez.
36:38Et la vie en dehors de l'IA,
36:39elle est peut-être en Europe,
36:40c'est ça, Laurent ?
36:41Oui,
36:41alors ça ne veut pas dire
36:42que je pense qu'il faut
36:43sortir de l'IA
36:44ni de la tech américaine
36:45parce que je pense
36:46que c'est juste impensable
36:48de vous avoir un...
36:50Les portefeuilles,
36:50normalement,
36:51en sont garnis
36:51ou alors vous avez raté
36:52quelque chose
36:53depuis deux ans.
36:54Voilà,
36:55mais je pense toutefois
36:56que s'il y a un moment
36:57où il faut se poser la question,
36:58ça commence à devenir
36:59maintenant
37:01parce qu'en plus,
37:02peut-être que,
37:03voilà,
37:03il y a un agenda politique
37:04qui va avec les mille termes,
37:06etc.
37:06Bon,
37:06on sait que ces années-là,
37:08elles sont toujours
37:08un peu compliquées
37:09jusqu'à justement
37:10le mois de novembre
37:13et donc j'aime bien
37:13le Stoxx 600
37:15pour faire simple,
37:16déjà.
37:16La bonne vieille Europe.
37:17Voilà,
37:17pour commencer,
37:18d'abord parce qu'il n'est pas
37:20très loin de ses records absolus,
37:21ça c'est le premier point.
37:23Deuxièmement,
37:24je regarde toujours
37:24les indicateurs de participation,
37:26alors c'est un petit peu
37:26comme prendre la pression artérielle
37:28de quelqu'un,
37:28c'est-à-dire qu'on regarde
37:29dans un rallye
37:30combien il y a effectivement
37:31d'actions qui montent,
37:32qui baissent,
37:33est-ce que c'est une hausse
37:34qui est étroite,
37:35est-ce qu'il y a des diffusions,
37:36est-ce que les flux sont homogènes
37:37et sur le Stoxx 600,
37:39ça commence à devenir joli
37:41puisque j'ai un graphique
37:43où on voit que
37:44le pourcentage d'actions
37:45du Stoxx 600
37:46au-dessus de l'heure
37:46à même 50,
37:47c'est 70%
37:48et ça monte,
37:49donc c'est plutôt
37:51un facteur encourageant,
37:52c'est constructif,
37:53on va dire.
37:54Ça va dans le bon sens.
37:55Ça va dans le bon sens,
37:56exactement.
37:56Et quand on regarde
37:57la ligne avancée
37:58moins déclin,
37:59elle aussi,
37:59elle est dans une ascension,
38:01donc ça veut dire
38:01qu'il y a plus d'actions
38:03finalement qui clôturent
38:04chaque soir
38:04que d'actions qui reculent,
38:06c'est ce qu'on veut voir.
38:07Si on n'avait pas ça,
38:08je dirais attention
38:09parce que c'est peut-être
38:10une hausse
38:11qui se fait
38:12avec certains acteurs
38:13mais finalement,
38:14il n'y a pas vraiment
38:15d'intérêt,
38:15mais la participation,
38:16ça montre vraiment
38:17est-ce que les investisseurs
38:19regardent tous les dossiers,
38:20est-ce qu'ils cherchent,
38:21est-ce qu'ils sont actifs ?
38:22Ce ne serait pas incohérent,
38:23enfin je colle ça
38:24à l'actualité
38:25autour d'Hormuz,
38:26mais c'est vrai
38:27qu'on a beaucoup raconté
38:28que l'Europe
38:29était une des zones
38:30qui souffrait le plus
38:31du blocage d'Hormuz
38:32du fait de sa dépendance
38:34énergétique.
38:35Il ne faut pas regarder ça
38:35du prisme franco-français
38:36bien sûr,
38:37mais pour le reste de l'Europe...
38:38Grégoire,
38:40on est vraiment
38:41dans un moment unique
38:42parce que quand on regarde
38:42les émergents
38:45qui n'ont pas souffert,
38:46c'est surtout encore
38:47l'IA qui porte
38:48la messière du marché.
38:50On parle de la concentration
38:51sur le marché américain,
38:52mais il faut regarder
38:52ce que c'est qu'il y a
38:53à Taïwan et...
38:54C'est fou,
38:54c'est pire.
38:55Donc ce n'est pas que l'Europe.
38:57Les émergents,
38:58ils ont souffert,
38:59sauf qu'on ne le voit plus
39:00qu'ils ont souffert.
39:01Vous regardez le Brésil,
39:02vous regardez la Turquie,
39:03ils ne sont pas exactement
39:04dans la situation
39:04de Taïwan et du Cospique.
39:07Même si le Brésil
39:08a des matières premières.
39:09Mais en tout cas,
39:11il y a peut-être quelque chose
39:12à regarder à nouveau
39:13du côté de l'Europe, là.
39:14En tout cas...
39:15Un rattrapage.
39:16Oui, il faut être
39:17peut-être moins monomaniaque
39:19sur les semis
39:21et sur le Nasdaq.
39:22Peut-être prendre un peu
39:24de bénéfices sur ces marchés
39:27et commencer à réallouer
39:29sur l'Europe
39:31parce que je trouve
39:31qu'effectivement,
39:32il y a des belles boîtes.
39:34Bon, et vous êtes assez d'accord,
39:35d'ailleurs, je crois,
39:36Bertrand et Laurent,
39:38sur les thèmes qu'il faut jouer.
39:39Vous l'avez signalé
39:40en début d'émission,
39:42Bertrand,
39:42le thème des banques,
39:43là, par exemple.
39:44C'est vrai qu'on en parle moins,
39:45on en a beaucoup parlé
39:46parce que depuis la Covid,
39:47je le rappelle,
39:48c'est quand même le secteur
39:49qui a tout emporté en Europe
39:50et qui a surperformé
39:52très largement.
39:53Mais c'est vrai que
39:54depuis notamment,
39:55le début de l'année
39:55ou le début du conflit,
39:57c'est un secteur
39:57qu'on a un peu moins vu
39:59en haut des charts.
40:01Oui, parce que les banques,
40:03de mémoire,
40:03ça doit être une vingtaine
40:04de pourcents de performances
40:05en 2023,
40:0730% en 2024,
40:09on vient de faire 50-60%
40:11en deux ans,
40:12bon, 2025,
40:1489%.
40:16Ça, on ne l'avait pas vu venir,
40:17ça accélère.
40:18Donc là, cette année,
40:19oui, c'était ce qu'on appelle
40:20une pause.
40:20Globalement,
40:21ça redistribuait un petit peu.
40:23Il semblerait que ça revienne
40:24un peu parce que,
40:25de toute façon,
40:25les résultats étaient bons.
40:27On a regardé les sujets
40:29forcément de très près
40:30sur le risque.
40:32Est-ce qu'il y avait
40:33des défauts de paiement,
40:34des choses comme ça ?
40:35Ça augmente,
40:36mais pas significatif.
40:37Et en tous les cas,
40:39on n'a pas vu
40:39de discours alarmiste
40:40des banques là-dessus.
40:42Elles semblent
40:43de plus en plus immunes,
40:44justement,
40:44les banques,
40:45par rapport à tout le...
40:46Elles ont acheté
40:47le bon risque,
40:48je ne sais pas,
40:49mais en tous les cas,
40:50ça va.
40:52Globalement,
40:52en tous les cas,
40:53pour les sociétés cotées,
40:54ça va plutôt bien.
40:56Donc ça,
40:56ça reste d'actualité.
40:59Et puis les banques
40:59aux Etats-Unis,
41:00avec les IPOs,
41:01c'est pas mal aussi.
41:02Ah mais non,
41:02mais...
41:03C'est un sujet,
41:03un facteur de...
41:04Effectivement,
41:05derrière,
41:06oui,
41:06on l'a vu,
41:06les divisions CIB
41:08ont bien fonctionné.
41:09Donc non,
41:10ça,
41:10ça va plutôt...
41:12C'est un modèle robuste.
41:14Pour le coup,
41:15on parle de résilience.
41:16Alors,
41:16sous le coup
41:17d'une réglementation
41:18qui a été quand même
41:20suffisamment critiquée
41:20ces dernières années,
41:21on s'aperçoit quand même
41:22que, bon,
41:23on a créé des animaux
41:25beaucoup plus résilients,
41:26beaucoup plus robustes,
41:27capables d'encaisser
41:28des chocs de marché,
41:29des chocs géopolitiques,
41:31des ralentissements
41:32de croissance en Europe
41:33parce que c'est quand même
41:33un peu ce qu'on observe
41:34aujourd'hui.
41:35Et comme vous dites,
41:36les banques sont
41:37moins sensibles peut-être.
41:38Les taux,
41:39parce qu'elles étaient
41:40en taux négatifs,
41:40donc la trésorerie leur était,
41:42donc ça,
41:42ça a changé,
41:43mais ça,
41:43c'est plutôt l'histoire
41:44de 2023-2024.
41:46Et puis surtout,
41:47même si on reparle
41:49de croissance externe,
41:50il y a des mouvements
41:52transnationaux,
41:52c'est-à-dire qu'on a
41:52une crédit sur commerce banque,
41:54bon, ça va pas se faire,
41:56mais en tous les cas,
41:57le deal était sur la table,
41:58on en a pas mal.
42:00Et du côté,
42:00en Europe de l'Est aussi,
42:02on a...
42:02Alors, c'est pas des deals,
42:03mais en fait,
42:03c'est des banques
42:04qui se désengagent de pays,
42:05enfin,
42:05qui se réorganisent,
42:06qui disent,
42:06ok,
42:07j'arrive pas à percer,
42:08je suis trop petit,
42:09par contre,
42:09un tel,
42:10lui,
42:10ça l'intéresse,
42:10donc voilà,
42:11il y a des deals
42:11qui sont intéressants
42:12de ce point de vue-là.
42:14Et donc,
42:14ça,
42:14c'est quelque chose
42:15qui vit à côté de l'IA
42:16et à côté de la transition énergétique.
42:19Il nous reste trois minutes, Laurent.
42:20Vous êtes d'accord,
42:21là,
42:21sur les banques,
42:22vous avez le stock 600.
42:24Techniquement,
42:25on a un signal
42:26qui est en gestation,
42:27qui est sur le point
42:28d'être donné,
42:28c'est-à-dire des flux
42:29qui reviennent.
42:30Il ne faut pas oublier
42:31que les banques,
42:31elles rachètent leurs actions,
42:33qu'elles payent
42:34de beaux dividendes.
42:36Donc,
42:36voilà,
42:37si techniquement,
42:37le marché valide
42:38et se remet dessus,
42:40à mon avis,
42:41c'est vrai que
42:41c'était quelque part
42:42logique et légitime
42:43d'avoir cette conso
42:44sur les six premiers mois
42:45après le bull run
42:47extraordinaire
42:47de ces trois dernières années.
42:48Mais on voit que finalement,
42:49la conso,
42:49elle était relativement superficielle
42:51et que si ça repart,
42:53il faut participer.
42:54Oui.
42:54Bon,
42:54quelles sont les autres opportunités
42:56qu'on peut proposer,
42:57là,
42:57en deux minutes ?
42:58Alors,
42:58il y a les actions
42:59à haut dividende,
43:00les ressources de base
43:01et puis un joker.
43:02Alors,
43:02on peut parler des actions
43:04à haut dividende,
43:04vous dites que c'est un must ?
43:05Oui.
43:06On parlait du dividende bancaire,
43:07bon...
43:08Voilà.
43:09Et puis alors,
43:09si on veut être plus large,
43:12il y a un ETF,
43:14iShares,
43:14qui sélectionne
43:15une trentaine
43:16de sociétés
43:18qui distribuent
43:19les plus beaux,
43:20les dividendes
43:20les plus élevés,
43:21mais qui ont aussi
43:22des fondamentaux
43:23qui sont bons
43:24parce qu'attention,
43:25les dividendes élevés,
43:25ça peut être aussi
43:26des fondamentaux
43:26qui se dégradent.
43:2715% de dividendes,
43:28oui,
43:28il faut regarder quand même
43:29le bilan de la boîte.
43:30Donc,
43:30il faut qu'il y ait du price
43:31power,
43:32il faut qu'il y ait de marge,
43:32etc.
43:33Mais c'est ce que fait l'ETF,
43:34donc je suis allé un peu
43:35à l'intérieur du prospectus
43:37pour comprendre
43:37comment ça fonctionnait
43:38et il distribue
43:39de très beaux dividendes.
43:40D'ailleurs,
43:40quand on regarde le graphique,
43:41c'est une tendance haussière,
43:42ça dénote quand même pas mal
43:43avec ce qu'on voit
43:44sur la majorité
43:46des indices européens
43:46parce que finalement,
43:47il n'y a que le MIB
43:47et l'AEX en Hollande
43:50qui font des nouveaux sommets.
43:51Bon,
43:51le DAX peut être à la marge,
43:52il va le faire la semaine prochaine
43:53mais sinon,
43:54les autres se traînent un petit peu.
43:55Donc,
43:55de voir effectivement
43:56des valeurs européennes
43:57qui ont été choisies
43:57avec des beaux dividendes,
43:59franchement,
43:59dans une période de résurgence
44:01de l'inflation,
44:01c'est pas mal
44:02d'être payé de manière régulière
44:04pour justement...
44:05C'est un socle
44:06dans un portefeuille.
44:07Alors,
44:07il y a le thème
44:07des ressources de base
44:08qui est thématique
44:09loin d'être épuisée.
44:10Je crois qu'on le comprend
44:11assez intuitivement.
44:12Non,
44:12il nous reste une minute.
44:13Je voulais que vous nous parliez
44:14du Joker
44:14et puis faire réagir Bertrand aussi.
44:16Alors,
44:16les ressources de base,
44:17très simplement
44:18parce que l'électrification,
44:19on a besoin
44:19des métaux industriels,
44:20le Joker,
44:22le Cap Mid & Small.
44:23Alors,
44:24en fait,
44:24je suis tombé dessus
44:25parce que,
44:26comme vous pouvez l'imaginer,
44:28je...
44:28Vous ne cherchez pas
44:29le Cap Mid & Small
44:30en particulier ?
44:31je passe en revue
44:32de manière méthodique
44:34mes indices
44:35et qu'elle ne fut pas
44:36été ma surprise
44:37de voir que le Cap
44:38Mid & Small,
44:3819%...
44:40Surperforme
44:40mais complètement.
44:41Depuis le point bas de mars.
44:42On est à 9% sur le Cap,
44:43on est à 19% sur le Cap
44:44Mid & Small.
44:45Alors, il faut...
44:45Donc, la reprise s'est faite
44:46avec le leadership
44:47des Mid & Small.
44:48Alors,
44:48il faut être un vrai stock picker
44:49parce qu'il faut comprendre
44:50effectivement ce qu'il faut choisir
44:51mais on peut choisir aussi
44:52un ETF
44:52pour surfer
44:54cette surperformance.
44:5530 secondes.
44:55Le retour dans le rebond
44:57en tout cas
44:57des Mid & Small,
44:58ça envoie quel message ?
44:59Oui,
45:00alors on peut faire un ETF,
45:01on peut faire des fonds,
45:02il y a des maisons
45:02qui font des fonds
45:03de Mid & Small
45:03avec un historique très long
45:06chez Paris-en-Pars.
45:08Non,
45:09clairement,
45:10blague mise à part,
45:11oui,
45:11il y a des histoires
45:12formidables
45:14et franchement,
45:15c'est un univers
45:16qui est passionnant.
45:17Donc,
45:18nous,
45:18on a pas mal
45:19de belles histoires
45:19dans nos portefeuilles
45:21ou dans nos mandats.
45:23L'illustration avec la défense
45:25dont on parlait tout à l'heure,
45:25voilà,
45:26c'est celle qui continue
45:27à avancer,
45:27c'est ça ?
45:28C'est les plus...
45:28Et voilà,
45:30en plus,
45:30c'est cette logique
45:31de souveraineté européenne,
45:33il y a pas mal
45:34de thématiques
45:36de marché
45:37qui se recoupent
45:38avec la thématique
45:40de taille
45:41de capitalisation
45:42qui plus est,
45:44les flux arrivent,
45:45donc on retrouve
45:45beaucoup,
45:46beaucoup de liquidités.
45:47Ah,
45:47intéressant.
45:47Bon,
45:48on suivra ça effectivement
45:49pour le prochain mois.
45:50Merci beaucoup,
45:51messieurs,
45:51merci d'avoir été avec nous
45:52ce soir
45:52pour ce grand tableau
45:53de bord des marchés.
45:54Bertrand Lamiel,
45:55Porzampart
45:56et Laurent Albi,
45:57Next Momentum.
46:08Le dernier quart d'heure
46:09de Smartbourg,
46:10chaque soir,
46:10c'est le quart d'heure
46:11thématique
46:11et chaque mois,
46:12nous avons rendez-vous
46:12avec notre professeur,
46:14notre économiste,
46:15Michel Rumi,
46:16économiste associé de SPAC
46:17qui vient d'écrypter pour nous
46:18un concept
46:19ou un phénomène
46:20économique
46:21et financier
46:22en l'occurrence.
46:23Bonsoir et bienvenue,
46:23Michel.
46:24Bonsoir.
46:24Ravie de vous retrouver
46:26comme chaque mois,
46:27ce n'est plus un écart,
46:30ce n'est plus une divergence.
46:32Vous appelez ça
46:32la fracture du siècle.
46:34On parle de Wall Street,
46:36les marchés actions américains
46:38versus Main Street,
46:40l'homme ou la femme
46:41de la rue aux Etats-Unis,
46:43Mr. ou Mrs. Smith,
46:44comme on dit là-bas,
46:46monsieur et madame Dupont.
46:48Et cette fracture,
46:49elle se matérialise.
46:50Alors c'est facile,
46:50dans une émission
46:51comme Smart Bourse,
46:52on parle des marchés boursiers
46:53tous les jours
46:54et ceux qui suivent l'émission
46:55savent qu'on a un peu
46:55et on est sur des records historiques
46:57à peu près chaque jour
46:58qui passent,
46:59notamment sur le marché américain.
47:00Ce qu'on a peut-être
47:01un peu moins vu,
47:02c'est l'état d'esprit
47:03de monsieur et madame Smith
47:04aux Etats-Unis
47:05qui est au plus bas historique.
47:07Tout à fait,
47:07depuis près de 75 ans.
47:09On a l'indice
47:10de l'Université de Michigan
47:11qui mesure...
47:12La référence.
47:13La référence.
47:14La confiance des ménages
47:15dans l'économie
47:17et dans l'avenir
47:17est au plus bas
47:19depuis 1952,
47:22donc pratiquement 75 ans.
47:23Et c'est assez hallucinant
47:26de trouver des marchés
47:27au plus haut
47:27et des indices de confiance
47:29au plus bas.
47:30Donc,
47:30c'est assez...
47:31On va essayer
47:32d'écrypter ça,
47:33on va essayer de voir,
47:34mais c'est assez surprenant.
47:35On parle souvent
47:36sur les marchés
47:37d'un élastique pistant
47:38quand on voit des écarts
47:39se creuser comme ça.
47:40Donc là,
47:40il y a une forme
47:41de schizophrénie,
47:42même parfois.
47:43Jusqu'où l'élastique
47:44peut se tendre
47:44avant que l'une
47:46ou l'autre des parties,
47:47Wall Street
47:48ou Main Street,
47:48ne capitulent ?
47:50C'est là.
47:51En fait,
47:51je vais essayer de voir.
47:52La question,
47:53c'est que les marchés
47:53considèrent que
47:58l'avenir sera meilleur
48:00que l'on peut le concevoir.
48:01Et donc,
48:01en fait,
48:02ils considèrent
48:03que les consommateurs
48:05ont tort,
48:05que l'IA
48:06va tout résoudre
48:08et que la productivité
48:09va ruisseler.
48:11Et donc,
48:12on va dire
48:13que ça fait
48:15des marchés
48:17macro-agnostiques.
48:18On ne croit pas du tout
48:19dans la réalité.
48:21Et ça peut encore
48:22tenir quelques trimestres.
48:23Mais malgré tout,
48:24de l'autre côté,
48:25M. M. S. Smith,
48:26eux,
48:27ont des appréhensions
48:29sur l'avenir,
48:30surtout au niveau
48:30de l'inflation.
48:31Et donc,
48:31ils consomment un peu moins.
48:33Et du coup,
48:33les entreprises
48:34vont avoir
48:35une moindre demande
48:36et ça va baisser
48:37le chiffre d'affaires.
48:37Et donc,
48:38on voit bien
48:39que la situation
48:40est quand même
48:40assez paradoxale.
48:42Alors,
48:42qui a raison ?
48:43C'est la grande question,
48:44mais je n'ai pas
48:45de boule de cristal.
48:46Simplement,
48:47je pars d'un principe
48:48qu'il y a un monsieur
48:49qui s'appelle Warren Buffett
48:50qui n'est pas tout à fait
48:51géré à l'inconnu.
48:53Il n'est pas un lapin
48:54de six semaines.
48:55Exactement.
48:56Et son fonds
48:57qui est Bercher-Ataway,
48:58en fait,
48:59il a une montagne de cash.
49:01C'est près 400 milliards
49:02de dollars.
49:03Et il est à son
49:04quatorzième trimestre
49:05de vente d'actions.
49:07Et donc,
49:07et de manière générale,
49:10les marchés ont toujours
49:11donné raison,
49:12on va dire,
49:13à Warren Buffett.
49:14Et donc,
49:14on peut se dire
49:15que finalement,
49:17c'est peut-être lui
49:17qui a raison.
49:18Mais pour l'instant,
49:19je ne sais pas
49:19parce que les statistiques
49:20sont faites pour être
49:23contredites.
49:23Et donc,
49:24je vous donnerai la réponse
49:25dans quelques semaines,
49:26voire quelques mois.
49:26Comment il faut...
49:27Alors en plus,
49:28il avait inventé,
49:30ce n'est pas très compliqué
49:30à inventer,
49:31mais il avait mis sur place
49:32cet indicateur
49:33où il rapporte
49:34la capitalisation
49:35bourseire de Wall Street
49:36au PIB américain.
49:37Et quand on atteint
49:39du 1 pour 1,
49:40pour lui,
49:41c'est généralement
49:42un moment de danger.
49:44Comment il faut interpréter
49:45cette réserve de cash
49:46qu'ils sont en train
49:47de construire
49:47chez Berger et Tawet
49:48depuis plusieurs trimestres ?
49:49En fait,
49:50il considère
49:50qu'il y a une asymétrie.
49:52En fait,
49:52une asymétrie
49:53parce qu'en fait,
49:53il considère
49:54qu'il n'y a pas
49:55d'opportunité attractive
49:56et il y a un risque
49:58de correction élevé.
50:00Et donc,
50:00dans ces conditions,
50:02il va dire,
50:02eh bien,
50:03il considère
50:03ce qu'on va appeler
50:04la valeur intrinsèque
50:05et les fondamentaux
50:06estimés
50:07et avec en même temps
50:09une certaine dose
50:09de marge de sécurité.
50:11Et il s'aperçoit
50:12que finalement,
50:13il vaut mieux détenir
50:14des liquidités
50:15et qu'avec ces liquidités,
50:18eh bien,
50:18lorsqu'il y aura
50:19une correction,
50:20je pourrais bénéficier
50:21de certains aspects
50:21et de certaines actions
50:23et donc du coup,
50:24eh bien,
50:25avoir un retour
50:25sur l'investissement intéressant.
50:27Donc,
50:27c'est là,
50:28en fait,
50:28aujourd'hui,
50:29on reste liquide
50:30parce que l'avenir
50:31est un peu particulier.
50:33Je reviens
50:34à votre indicateur
50:35de sentiment
50:35des ménages américains
50:37avec une série
50:38longue,
50:39historique,
50:40mesurée par
50:40l'Université du Michigan.
50:43Pourquoi vous en faites
50:44presque un signal avancé ?
50:45Pourquoi est-ce que
50:46vous dites quand même
50:47que Wall Street
50:47pourrait à un moment
50:48être rattrapée
50:49par cette faiblesse
50:51du sentiment
50:53des ménages américains ?
50:54En fait,
50:55ce qu'il faut bien voir,
50:55c'est que les ménages américains,
50:57la consommation
50:57des ménages américains
50:58représente à peu près
50:5970% du PIB.
51:00Et donc,
51:02si la confiance,
51:03si leur confiance
51:04dans l'économie
51:05se dégrade,
51:06ça va faire
51:07des,
51:08on va dire,
51:09une épargne de précaution,
51:10une moindre demande
51:11et finalement,
51:13qu'est-ce qui va se passer ?
51:14C'est qu'à court terme,
51:15les entreprises vont peut-être
51:16absorber cela
51:16au niveau de leur marge,
51:17mais à court,
51:18à moyen terme,
51:19eh bien,
51:19ça va avoir
51:20des grandes difficultés
51:21et donc,
51:22à être tout le temps optimiste,
51:24eh bien,
51:24les marchés risquent
51:25d'avoir un retour de bâton
51:26pour ne pas avoir vu
51:28complètement
51:28toutes ces anticipations,
51:30un peu de ces signaux avancés,
51:31on va dire.
51:31Quels sont les éléments
51:33un peu fondamentaux,
51:34quand même,
51:34sur lesquels se fondent
51:35les investisseurs
51:36pour continuer
51:38de payer
51:39le S&P 500 ?
51:40Ils regardent,
51:41bien sûr,
51:41aussi ces enquêtes.
51:42Je suis d'accord avec vous,
51:43ils sont macro-agnostiques,
51:44ils ne sont pas macro-aveugles.
51:47Mais ils choisissent
51:48d'ignorer ce point.
51:49Tout à fait.
51:50En fait,
51:51ce qu'il faut bien voir,
51:52c'est qu'on est dans
51:53la situation présente
51:54et les marchés,
51:55ce sont des marchés
51:55d'anticipation.
51:56En fait,
51:57ils apprécient,
51:59on va dire,
51:59la situation présente,
52:00mais ils l'ont fait
52:01bien avant.
52:02Et donc,
52:02ils envisagent
52:03des aspects,
52:05je dirais,
52:05beaucoup plus larges.
52:06Et donc,
52:06ce sont des marchés
52:07d'actualisation,
52:08comme on dit.
52:09Et en fait,
52:10le prix d'un actif,
52:11c'est la somme
52:12des flux futurs.
52:13Avec les pays,
52:13on oublie tout ça.
52:14Ça veut dire que,
52:14de manière générale,
52:15le prix évolue
52:17de manière inverse
52:18par rapport
52:18au taux d'intérêt.
52:19Et donc,
52:20même si les indicateurs
52:22contemporains,
52:23comme l'indice de confiance
52:24des ménages,
52:24la consommation,
52:25se dégradent,
52:27les marchés
52:28peuvent considérer
52:30que, justement,
52:32demain sera meilleur.
52:33Et donc,
52:34du coup,
52:34on anticipe toujours
52:35ces résultats,
52:37mais il faut faire attention
52:38de ne pas avoir
52:38des anticipations
52:40trop optimistes,
52:41on va dire.
52:41Comme vous dites,
52:42la prime de risque-action,
52:44elle se compare
52:45à la prime
52:46sans risque
52:47des taux souverains,
52:49en l'occurrence,
52:50même si le risque,
52:52c'est peut-être
52:52un peu rééquilibré,
52:53quand même,
52:53entre les marchés d'action
52:54et les marchés obligataires.
52:56Mais à 4,50 sur du 10 ans
52:57américain
52:58ou 5% sur du 30 ans,
53:01quelle place
53:02ou quelle marge
53:03ça laisse
53:03pour les marchés actions
53:05en termes de primes de risque ?
53:07La question est qu'aujourd'hui,
53:10on va avoir
53:12deux aspects.
53:14Comme c'est toujours
53:15au taux d'intérêt,
53:16il y a toujours
53:17un taux d'intérêt
53:18qui joue là-dessus,
53:19le taux d'actualisation,
53:20c'est en fait
53:21le taux d'intérêt
53:22qui relie le présent
53:23et l'avenir.
53:24Et donc,
53:26qu'est-ce qui veut se passer ?
53:27C'est que si
53:29cette valorisation,
53:30on va dire,
53:31des marchés boursiers
53:33nécessite deux choses,
53:34à mon sens,
53:35un, c'est soit
53:37une baisse rapide
53:37des taux
53:38et donc ça maîtrise
53:39les taux,
53:41la valorisation
53:41est justifiée,
53:43soit à ce moment-là
53:44une forte croissance
53:44des bénéfices.
53:47Je crains
53:47que ce soit
53:48deux aspects,
53:49deux incertitudes
53:50fortes.
53:51Et donc,
53:52c'est vrai que
53:53aux Etats-Unis,
53:54au premier trimestre,
53:55on a vu une croissance
53:56de 25% des bénéfices
53:57sur un an.
53:58Ce qui est peut-être
53:59du jamais vu.
54:00Tout à fait.
54:01Mais c'est ça
54:02qui est fait.
54:03Mais jusqu'à quand ?
54:04C'est ça le problème
54:04d'avoir 25% ?
54:06sur un trimestre,
54:10sur une courte période,
54:11ça marche.
54:11Mais la difficulté,
54:12c'est la tendance
54:13de long terme.
54:14Il faut qu'on parle aussi
54:15de la structure
54:16des indices
54:17aujourd'hui
54:18et par construction,
54:19les indices
54:21américains
54:21ou les autres,
54:23finalement,
54:24évacuent les plus faibles
54:25et font rentrer
54:26les plus forts.
54:26Il y a un phénomène
54:27d'auto-alimentation
54:28aussi
54:29qui rend
54:30ces indices
54:31un peu moins proches
54:33de la réalité économique
54:34à chaque fois,
54:35c'est ça ?
54:36Tout à fait,
54:36exactement.
54:37En fait,
54:37souvent,
54:38on peut imaginer
54:38dans l'imaginaire collectif
54:40que les indices
54:41sont la représentation
54:43de l'économie nationale.
54:45C'est bien connu
54:46que nous sommes
54:46un pays pétrolier
54:48avec Total.
54:48Oui.
54:49Donc,
54:50quand on regarde
54:51un peu mieux
54:53la structure
54:53des indices américains,
54:54par exemple,
54:55les 7 magnifiques
54:56représentent
54:56à peu près
54:5735%
54:57de la capitalisation
54:58et les 10 premières valeurs,
55:00ça représente 40%.
55:01Donc,
55:02ce qu'il faut bien voir,
55:03c'est que c'est du jamais vu
55:04depuis 1920,
55:05donc pratiquement un siècle.
55:07Et donc,
55:08d'une certaine manière,
55:10le S&P 500,
55:11ça devient
55:12un ETF tech,
55:13en fait,
55:13un indice
55:14très...
55:15Et la grande difficulté...
55:17Et l'ETF monde
55:17devient un ETF américain
55:19et donc aussi
55:20en partie
55:20un ETF tech.
55:21Voilà.
55:22Tout ça.
55:23Exactement.
55:24Et c'est ça
55:25qui est important,
55:26c'est qu'aujourd'hui,
55:26les indices
55:27sont fortement marqués
55:28par leur composition
55:29et donc
55:30par les aspects
55:33les plus performants,
55:34on va dire.
55:35Alors du coup,
55:36qu'est-ce que valorisent
55:37les marchés financiers ?
55:39Si on parle
55:40des indices,
55:42effectivement,
55:42parce qu'on peut
55:43s'écarter des indices,
55:44on peut construire
55:45d'autres indices.
55:46Là,
55:46on parle des grands indices
55:47larges historiques,
55:48mais on peut avoir
55:49des indices
55:50de taille de capitalisation
55:52équipondérée,
55:53de plus petite taille,
55:54etc.,
55:54qui sont peut-être
55:54des reflets
55:55un peu différents aussi.
55:56Mais globalement,
55:57que valorisent
55:58les marchés financiers ?
55:59Alors vous citez
55:59Peter Thiel,
56:01cofondateur de Paypal,
56:02bien sûr,
56:02je ne connaissais pas
56:03sa formule
56:04qui est à la fois
56:05provocante
56:06et intéressante,
56:07je trouve.
56:07La concurrence,
56:08c'est pour les perdants.
56:09Qu'est-ce qu'il veut dire
56:10par là ?
56:11En fait,
56:11justement,
56:12Peter Thiel,
56:13justement dans son ouvrage
56:15de Zero to One,
56:17en fait,
56:18défend la thèse
56:19que les meilleures entreprises
56:20ne sont pas celles
56:21qui affrontent la concurrence,
56:22mais finalement
56:22celles qui les évitent.
56:24Ça veut dire quoi ?
56:25Ça veut dire que
56:26quand on regarde
56:26les bouquins de finances
56:27et tout,
56:28on se dit,
56:28bah oui,
56:28la concurrence,
56:29c'est bien,
56:30parce que...
56:31C'est bien pour le consommateur.
56:32Oui, oui, oui.
56:33Est-ce que c'est bien
56:34pour l'entreprise ?
56:35Et là,
56:36on dit que le capital
56:37va vers les acteurs
56:38les plus efficaces.
56:39On va dire ça comme ça.
56:40Or, en pratique,
56:41qu'est-ce qu'on fait ?
56:43Regardez,
56:43c'est que
56:43les plus dynamiques,
56:45ce sont celles
56:45qui bénéficient
56:47d'un pricing power,
56:48c'est-à-dire celles
56:48qui peuvent fixer
56:50des prix sans craindre,
56:51on va dire,
56:51quelconque événement.
56:52Et donc,
56:53et c'est ce qui est très important
56:55de notre cher ami
56:55Warren Buffett
56:56avait imagé,
56:58on va dire,
56:58cette situation.
56:59Il avait dit,
57:00c'est ce type d'entreprise
57:01qui ont un pricing power,
57:03c'est un château
57:04qui est protégé
57:05par un fossé.
57:05Et plus le fossé est profond,
57:07plus il est en sécurité.
57:08Et lui,
57:09il veut défausser,
57:09je crois qu'il dit,
57:10je veux défausser
57:10avec des crocodiles dedans.
57:12Non,
57:12il y a de ça,
57:13c'est vraiment...
57:13Exactement,
57:14c'est ça qui est important.
57:15Et donc,
57:16concrètement,
57:17qu'est-ce qu'il faut voir ?
57:18C'est que,
57:19Primeur Deschers,
57:19McShare Attaway
57:20n'a pas bâti sa fortune
57:22sur des marchés concurrentiels,
57:24mais avec,
57:24on va dire,
57:25des grandes entreprises
57:27ayant un pricing power.
57:29Mais,
57:30il y a deux aspects,
57:31en fait.
57:31Ce qu'il faut voir,
57:32c'est qu'un investisseur
57:34professionnel,
57:35ce qui est recherche,
57:36c'est en fait,
57:36c'est pas une entreprise
57:37qui se bat,
57:38mais une entreprise
57:39qui n'a plus à se battre.
57:42Ça veut dire que
57:43les marchés
57:44ne cherchent pas
57:45absolument la concurrence,
57:46mais en fait,
57:47ils payent...
57:49Les monopoles !
57:50Exactement,
57:51d'une certaine manière.
57:52Et donc,
57:52ça veut dire
57:53qu'on paye
57:54les entreprises
57:55qui peuvent échapper
57:56à la concurrence.
57:57Alors,
57:58pour le petit particulier,
57:59il faut faire attention aussi
58:00parce qu'il ne faut pas se dire
58:02du coup,
58:02on n'a qu'à viser les monopoles.
58:04En fait,
58:05c'est plus subtil
58:06que cela,
58:07c'est qu'en fait,
58:08il faut comprendre
58:08que lorsqu'on achète
58:09une action,
58:10eh bien,
58:11on va regarder
58:12ce que ça rémunère vraiment.
58:13Est-ce que c'est une croissance ?
58:14Est-ce que c'est une marque ?
58:15Est-ce que c'est une infrastructure ?
58:16Une rente ?
58:16Et surtout,
58:17c'est combien de temps
58:18va durer cet avantage ?
58:20Merci beaucoup Michel.
58:21Merci de nous avoir éclairé
58:23sur ce sujet,
58:24cette dichotomie,
58:25cette fracture
58:25entre le monde réel
58:27et le monde des marchés financiers.
58:29Michel Rubic
58:30est avec nous,
58:30l'invité de ce dernier quart d'heure
58:31de Smart Bourse ce soir.
58:32Sous-titrage Société Radio-Canada
58:37Sous-titrage Société Radio-Canada
58:41Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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