- il y a 2 mois
Mardi 10 mars 2026, retrouvez Xavier de Buhren (Directeur des investissements, Otea Capital), Ninon Bachet (Stratégiste taux (notamment dédiée à la France), Société Générale CIB), Christophe Deldycke (Président, Turenne Groupe) et Hervé Goulletquer (Senior Economic Advisor, Accuracy) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via
00:16vos box.
00:16Et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay sur bsmart.fr,
00:21soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir, fin de la guerre ou impasse stratégique pour les Etats-Unis de Donald
00:30Trump,
00:31c'est toute la question.
00:32Donald Trump, hier soir, a plutôt tenté de se montrer rassurant sur la durée du conflit avec l'Iran,
00:40même si le président américain reste peut-être d'ailleurs stratégiquement flou sur les horizons de temps
00:46et les objectifs poursuivis par l'armée américaine et l'administration américaine.
00:52Les marchés oscillent donc entre espoir et doute sur la durabilité ou non de ce conflit avec l'Iran
00:59dans cette zone du Moyen-Orient, évidemment stratégique pour l'approvisionnement en énergie au sens large.
01:05Ces marchés énergétiques, de pétrole, de gaz notamment, ont été particulièrement déstabilisés au cours des derniers jours.
01:13Les tensions s'apaisent un peu aujourd'hui avec un baril de pétrole qui est en train de redescendre assez
01:17nettement
01:18sous les 100 dollars, que ce soit pour le WTI américain ou le Brent de la mer du Nord.
01:23Pauline Grattel vous apportera plus de détails sur ces niveaux de marché dans un instant.
01:28En attendant, le secrétaire américain à l'armée, pardon, Pete Exet, décrète qu'aujourd'hui,
01:38ce 11e jour de conflit sera le jour le plus intense en matière de frappe sur l'Iran.
01:44Et puis du côté pétrolier, le G7 a chargé l'Agence internationale de l'énergie de se tenir prête à
01:51déployer,
01:51si nécessaire, une partie des réserves stratégiques à l'occasion d'une réunion du G7 Énergie qui se déroulait cet
01:58après-midi.
01:59À Paris, d'autres réunions d'urgence sont prévues entre l'Agence internationale de l'énergie et le G7.
02:05Le G7 qui pourrait d'ailleurs mettre sur pied une réunion des dirigeants d'ici la fin de semaine.
02:12Voilà donc pour les derniers développements.
02:14Les marchés qui trouvent un peu d'espoir aujourd'hui et donc qui rebondissent de l'Asie aux Etats-Unis
02:20en passant par l'Europe.
02:21Là aussi, Pauline Grattel vous apportera plus d'informations dans un instant.
02:25Des investisseurs qui vont pouvoir aussi se reconcentrer sur d'autres sujets.
02:29L'intelligence artificielle qui n'est pas un petit sujet.
02:32L'IA est un thème qui crée de la valeur énormément sans doute, mais qui détruit aussi beaucoup de valeur
02:39ces dernières semaines.
02:41Et nous aurons l'occasion de suivre la conférence et les résultats d'Oracle ce soir après la clôture des
02:47marchés américains.
02:48Oracle qui fait figure de maillon faible ou en tout cas qui se retrouve dans une position fragile face aux
02:54investissements que le groupe va devoir déployer.
02:58Le cours de bourse d'Oracle a été divisé par deux depuis le mois d'octobre.
03:02Publication à suivre donc après la clôture ce soir de Wall Street.
03:06Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous évoquerons les enjeux de l'actionnariat salarié.
03:11A l'occasion d'un manifeste des actions pour les braves, produit par les équipes de Turin Group, accompagné de
03:19Lamartine Conseil et Décalice Capital.
03:22Le président de Turin Group, Christophe Deldic, sera avec nous l'invité de ce dernier quart d'heure de Smart
03:27Bourse ce soir.
03:38Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, nous retrouvons Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés
03:42du jour sur les marchés.
03:43Bonsoir Pauline.
03:44Bonsoir.
03:44L'heure est donc au rebond pour les actifs risqués et les grands indices actions mondiaux.
03:49Oui, commençons par l'Asie. Le Nikkei a clôturé en hausse de 3%. Le Hang Seng à Hong Kong a
03:54gagné plus de 2% et le CSI 300 plus de 1%.
03:57Le Cospi rebondit de son côté de 5%. En Europe, la tendance est également dans le vert. Le Stoxx 600
04:04et l'Eurostoxx 50 progressent de plus de 2%.
04:07Pareil pour le CAC 40 en France qui s'inscrit en hausse de plus de 2% et qui est
04:12sur le seuil de 8100 points.
04:14Côté américain, les indices sont ouverts en ordre dispersé avant de prendre le chemin de la hausse.
04:19Ce regard d'appétit de la part des investisseurs est notamment dû aux propos de Donald Trump.
04:24Oui, le président américain a en effet indiqué lors d'une conférence de presse à Miami que selon lui, le
04:29conflit allait bientôt toucher à sa fin.
04:31Donald Trump indique que l'opération militaire était bien en avance sur le calendrier de 4 à 5 semaines.
04:37En revanche, il n'a pas donné de perspective claire sur la fin de la guerre.
04:41Enfin, si l'Iran bloque l'offre de pétrole, Donald Trump dit qu'il frappera beaucoup, beaucoup plus fort.
04:47On est justement du côté du pétrole et des marchés de matières premières, Pauline.
04:51Les prix du pétrole se détendent largement.
04:53Après les paroles de Donald Trump, le prix du baril de Brent repasse même sous les 90 dollars après avoir
04:58frôlé les 120 dollars hier et cède plus de 10%.
05:01Attention tout de même, les craintes liées à l'approvisionnement sont concrètes.
05:05Selon Bloomberg, le Koweït, l'Irak, l'Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis ont réduit leur production d'environ
05:117 millions de barils par jour.
05:13Il y a toujours une corrélation bien sûr entre les cours du pétrole et les variations des taux longs souverains
05:18ou en étant du côté des marchés obligataires cette fois.
05:21Les taux se détendent aujourd'hui avec un rendement américain à 10 ans autour de 4,10%.
05:26En Europe, le rendement allemand à 10 ans évolue autour de 2,85% et le 2 ans allemand qui
05:33s'est étendu de 10 points de base hier se détend sous 2,30%.
05:36Sur le marché d'échange, le dollar cède légèrement du terrain face à un panier de grandes devises ramenant l
05:42'euro-dollar autour de 1,1650.
05:45Du côté des métaux, l'or et l'argent sont en hausse.
05:47Enfin, le bitcoin dépasse le seuil de 70 000 dollars.
05:50Sur le plan boursier, l'espoir du jour se traduit évidemment par un soulagement marqué pour certains secteurs en particulier.
05:59Oui, en France, les banques s'offrent un rebond après avoir souffert ces derniers jours.
06:03Société Générale gagne près de 4% et BNP Paribas est en hausse de 3%.
06:08ArcelorMittal bondit de son côté de 6% après son plongeon d'hier.
06:12Les secteurs touristiques et de voyage rebondissent aussi.
06:15Accor gagne 3%, Air France-KLM 4%, Lufthansa s'envole de 7%.
06:21Aux Etats-Unis, American Airlines et Delta Airlines cèdent 4%.
06:25Et puis un mot du groupe, Lindt, qui chute fortement après la publication de ses résultats.
06:29Oui, le titre cède 10% au cours de la séance après avoir été contrainte d'abaisser sa prévision de
06:34croissance de 2026
06:35à cause des risques géopolitiques notamment.
06:38En revanche, concernant les résultats annuels du chocolatier suisse,
06:41ils sont à des niveaux records grâce notamment à une hausse des prix de 20%.
06:45Quel sera le programme demain à l'agenda des investisseurs, Pauline ?
06:49Les investisseurs regarderont demain l'inflation américaine du mois de février
06:53attendue globalement similaire au mois de janvier
06:56en hausse de 2,4% sur un an et de 0,3% sur un mois.
07:01En Allemagne, on attend aussi l'inflation du mois de février
07:04mais en seconde lecture, enfin Oracle publiera ses résultats ce soir après la clôture des marchés.
07:09Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
07:12Pauline Grattel vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
07:24Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:28Ninon Bachet est avec nous ce soir, stratégiste taux chez Société Générale CIB.
07:32Bonsoir Ninon.
07:33Ravi de vous accueillir dans cette émission.
07:35Bienvenue, bienvenue à Xavier de Buren qui est à nos côtés ce soir également,
07:37le directeur des investissements d'OTA Capital.
07:39Bonsoir Xavier.
07:40Bonsoir Grégoire.
07:41Et Hervé Gouletker est également notre compagnie senior economic advisor d'Accuracy.
07:46Bonsoir Hervé.
07:47Bonsoir Grégoire.
07:47Hervé, commençons évidemment sur les conséquences potentielles de cette crise iranienne,
07:53de cette guerre avec l'Iran et de cette crise qui touche l'ensemble du Moyen-Orient
07:59depuis quelques jours.
08:00Donald Trump a semblé vouloir recentrer un peu le scénario de ce conflit sur l'idée
08:07d'une durée de conflit de quelques semaines.
08:10Est-ce que déjà c'est quelque chose qui peut être crédible du point de vue géostratégique ?
08:16Et deuxièmement, si on est dans un scénario central d'un conflit qui ne durerait que
08:21quelques semaines, est-ce que, quel type de séquelles cette crise pourrait-elle laisser
08:27derrière elle ?
08:27Alors, il est plus facile de répondre à la seconde question qu'à la première.
08:32Mais commençons par la première pour respecter l'ordre que vous proposez, Grégoire.
08:36En fait, on est quand même énormément dans le flou.
08:40On comprend que c'est une guerre de choix côté américain, une guerre plus de nécessité
08:46côté israélien, donc ce n'est pas exactement de même nature.
08:49Pour quels objectifs ? Détruire l'armement le plus dangereux de l'Iran ?
08:54Changer le régime ?
08:57Aller vers une fragmentation du pays qui le rendrait plus faible avec une structure
09:02étatique bancale ? Ça permettrait d'être tranquille.
09:05Mais en fait, quels moyens doit-on adopter pour atteindre l'un ou l'autre de ces objectifs ?
09:11Les bombardements permettent peut-être de répondre aux premiers, détruire les armes
09:16les plus dangereuses, répondre pas vraiment aux deux autres.
09:20Donc on n'en sait rien.
09:21Alors, on peut dire qu'on est face à une incertitude qu'on qualifie de stratégique,
09:26et ça serait le génie du président américain.
09:29L'ambiguïté stratégique.
09:31Voilà.
09:32Ambiguïté, vous avez raison, le terme est meilleur.
09:34Où est-ce qu'on est face à un flou et on ne comprend pas grand-chose ?
09:38J'ai quand même l'impression que quand on prend la palette des éléments, simplement
09:43en pondérant chacune des possibilités du même poids, le flou paraît l'emporter sur
09:50l'ambiguïté.
09:51Donc je pense qu'on en est là, et dans ce contexte-là, et on le voit bien sur les
09:55marchés, on est très sensible à la phraseologie.
09:58Un mot, une action, commenté, et donc on dit on va dans telle direction ou dans telle
10:04autre.
10:04À mon avis, aujourd'hui, on est face plutôt à des phénomènes de volatilité qu'à
10:10des inflexions, des débuts de tendance, on n'en est pas là.
10:14Hélas, la réponse n'est pas satisfaisante, mais je pense que l'analyse froide nous pousse
10:20à aller dans cette direction, même si on ne va pas très loin, ça c'est vrai.
10:23Mais ce serait un pari de se dire que la porte du conflit est définitivement
10:28refermée.
10:29Oui, je pense qu'aujourd'hui, surtout qu'on voit bien que les Iraniens ont en plus
10:34des réponses, et leurs réponses sont tactiquement intelligentes.
10:38En fait, ils essaient de mettre le désordre économique dans la région pour qu'il y ait
10:44des pressions sur les protagonistes et que ça s'arrête au plus vite.
10:48Alors, votre question, votre deuxième question, ce n'est pas compliqué.
10:52Plus ça s'arrête vite, moins ça fait de dégâts, plus on retournera quelque chose
10:59qui s'apparentera à la normale, avec peut-être deux éléments qu'il faut prendre en compte.
11:05L'incertitude, on va quand même, d'une façon ou d'une autre, garder un écho d'incertitude
11:11géopolitique, parce qu'il y a la région, et puis après il y a cette fameuse notion des
11:16sphères d'influence des uns et des autres.
11:18Et on a un peu l'impression que les Américains ont dit, ma sphère d'influence va jusqu'au
11:23golfe arabo-persique.
11:25Donc, même aussi le côté persique du golfe.
11:29Et ça, les Chinois, ça va leur poser une question.
11:33Donc là, on va tendre un peu les choses.
11:35Alors, on verra bien fin mars la réunion entre les présidents chiens.
11:39Toujours prévue.
11:40Toujours prévue.
11:41Et puis, l'autre élément, au-delà de cette incertitude, c'est qu'on a loué la résistance,
11:48la bonne résistance de l'économie mondiale à l'incertitude.
11:52Toutes les organisations internationales avaient écrit là-dessus.
11:56En fait, plus on tend cette incertitude, plus on challenge finalement cette résistance.
12:01Donc, plus c'est court, mieux ça ressemble à avant, mais sans doute à un avant un peu
12:07plus fragile.
12:08Donc, en fait...
12:09Chaque choc nous fragilise quand même un peu plus.
12:11Hélas, je le crains.
12:13Donc, le scénario central que l'on avait, avec une probabilité qui n'était quand même
12:17pas extrêmement élevée, je pense que cette probabilité s'est un petit peu réduite.
12:22Oui.
12:23Bon.
12:23Xavier, les enseignements que vous tirez de cette séquence.
12:26Alors, encore une fois, toujours en cours.
12:27On est loin de proclamer la fin de la guerre et Donald Trump a été quand même relativement
12:32flou quand on entend toute la conférence de presse.
12:35C'est difficile d'en sortir avec une idée très précise, effectivement, du délai, de
12:39la durée des objectifs américains.
12:42Du point de vue des marchés, quels sont les commentaires, les observations qu'on peut
12:46faire après 10, 11 jours de crise ?
12:51Alors, la première, c'est peut-être regarder les volumes.
12:54Les volumes aujourd'hui sont plutôt assez soutenus.
12:56Ça veut dire que, finalement, la baisse offre certaines opportunités, ou en tout cas
13:02que certains actifs ont trop baissé au vu de la situation, si elles doivent ce qu'elles
13:05même.
13:06Et encore une fois, il est vraiment impossible d'avoir une lecture réelle de la situation.
13:12Et évidemment, je ne me le prononcerai absolument pas là-dessus.
13:16Peut-être qu'il faut regarder un peu ce que le marché nous a dit avant ce rebond et ce
13:22qu'il essaie de nous dire un peu aujourd'hui.
13:26Avant le 28 février, on avait un scénario qui était très favorable, le Goldilocks, avec
13:32finalement une croissance économique mondiale qui était plutôt résiliente.
13:37Les risques n'étaient pas macroéconomiques ?
13:39Pas du tout.
13:40On avait une inflation qui était maîtrisée.
13:42On avait une banque centrale européenne qui avait atteint ses taux neutres.
13:47une banque centrale américaine qui entamait son cycle, son pivot et son cycle de baisse
13:53des taux, donc toujours en soutien de l'économie.
13:55Donc, on avait un scénario qui était favorable.
13:58D'ailleurs, le démarrage de l'année, l'optimisme des investisseurs vraiment prenait en compte
14:04ce scénario-là.
14:05Et puis, on a cette intervention qui a effectivement tout chamboulé.
14:11Et on n'a qu'à le voir dans les anticipations de mouvements de taux des banques centrales.
14:18Avant l'intervention, le marché anticipait un nouvel assouplissement du côté de la
14:24Banque centrale européenne.
14:25Aujourd'hui, il anticipe deux hausses de taux.
14:28Et pareil, du côté des États-Unis où on a annulé les deux baisses de taux qu'on
14:34attendait.
14:34Donc, on a vraiment un revirement de situation qui est très puissant et qui s'est matérialisé
14:41par la très forte chute des marchés, même si on a eu deux vitesses un peu différentes
14:47dans cette baisse.
14:48À savoir que l'Asie et l'Europe, évidemment très dépendants de l'énergie, ont beaucoup
14:55baissé, avec des baisses en dehors du rebond d'aujourd'hui, mais entre 6 à 8 %.
15:01Et des États-Unis qui ont finalement plutôt assez bien amorti parce qu'autoproducteurs
15:07d'énergie, évidemment.
15:09Et puis, ça a été aidé par, je pense, par la remontée du dollar où le dollar confirme,
15:14malgré tout ce qu'on a pu dire, son statut de valeur refuge.
15:19Mais derrière tout ça, ce qui est très important, c'est la liquidité.
15:22Et le dollar est la monnaie la plus liquide, évidemment.
15:24Et on voit que tous les actifs liquides ont plutôt bien passé cette crise.
15:28On cherche la liquidité, effectivement, dans ces moments un peu troubles de risque-off.
15:33Ninon, qu'est-ce qui change pour vous ou pas, d'ailleurs, à travers cette crise,
15:38à travers ce conflit qui déstabilise les marchés énergétiques ?
15:42Le pétrole reste une variable et un paramètre majeur pour nos économies aujourd'hui.
15:48Est-ce qu'on est déjà en train de revoir les scénarios macro et de marché pour 2026 ?
15:53Ou est-ce qu'on a encore un peu de temps, j'allais dire, pour le faire ?
15:57Je pense qu'on a encore un petit peu de temps pour le faire, effectivement,
16:00parce que, comme vous l'avez souligné, on est encore relativement tôt dans le conflit.
16:03Et l'incertitude sur le résultat, la date de fin et les perturbations sur le marché de l'énergie...
16:09On a tellement l'habitude que tout aille vite aujourd'hui, qu'on se dit qu'un conflit peut se
16:12régler en une semaine ou dix jours.
16:14Et effectivement, c'est bien de le rappeler comme vous le faites, dix jours dans l'histoire d'une guerre,
16:18c'est pas grand-chose.
16:19Donc, effectivement, là, on est en train de travailler sur différents scénarios,
16:24mais on n'est pas encore en train de réviser les scénarios centraux,
16:28que ce soit de la part de nos économistes, mais aussi nous dans l'équipe de stratégie de taux.
16:32Mais effectivement, il faut forcément anticiper différents scénarios.
16:37Et pour nous, en ce qui concerne le marché des taux, le plus important, c'est vraiment ce qui adviendra
16:41sur le marché du pétrole
16:44et toutes les difficultés sur le détroit d'Hormuz.
16:48Donc, effectivement, la fin d'un conflit militaire, c'est positif.
16:51Mais ce qui compte vraiment sur les anticipations d'inflation et donc tout ce qui est pricing de banque centrale
16:57et réaction des taux longs aussi, c'est effectivement ce qui se passe du côté des matières premières.
17:03Et donc, on travaille avec certains scénarios.
17:06Et si, effectivement, le conflit venait à se terminer sous quelques semaines
17:11avec une normalisation sur les marchés des matières premières,
17:15dans ce cas-là, on aurait quand même un scénario avec un petit choc inflationniste,
17:21mais relativement court terme et des dégâts sur la croissance économique relativement limités.
17:26À partir de combien de temps ça commence à vraiment mordre, j'allais dire, dans l'économie ?
17:32Alors, c'est vrai que la durée, c'est un peu la question clé pour nous aujourd'hui.
17:37Et c'est, selon nous, vraiment le prix du pétrole.
17:42Et si ça persiste, par exemple, au-delà d'une prime de 10 dollars sur le baril de pétrole pendant
17:49plusieurs mois,
17:49que ça commence à avoir un impact à la fois sur l'inflation et sur la croissance.
17:56Nos économistes en Europe ont fait un certain nombre de simulations la semaine dernière
18:02en réaction à ce qui s'est passé.
18:03Et ont observé que si on a cette augmentation durable de 10% de dollars sur le baril de pétrole,
18:10on pourrait avoir un impact négatif de 0,2% sur la croissance européenne.
18:15Pour chaque 10 dollars supplémentaires de pétrole, c'est 0,2% d'impact ?
18:19Alors, oui, mais à horizon de deux ans.
18:22Et ce sont bien sûr des modèles.
18:24Oui, bien sûr.
18:25Non, mais ça donne un ordre de grandeur et ça donne une idée des cicatrices potentielles
18:32que cette crise, si elle s'installait dans le temps, pourrait laisser.
18:35Comment vous analysez la manière dont les marchés de taux ont réagi dans cette crise ?
18:42Est-ce qu'il y a toujours une corrélation très forte entre les cours du pétrole
18:45et la variation des taux longs souverains en l'occurrence ?
18:48Alors, on a été un petit peu surpris, pour être honnête, par les réactions au lendemain du conflit.
18:52On aurait pu s'attendre à avoir un petit peu de « fly to quality » sur les obligations souveraines.
18:58Voilà, ça ne s'est pas du tout passé comme ça et on a eu tout de suite une réaction
19:02de hausse des taux
19:04qui s'est essentiellement matérialisée sur la partie courte de la courbe.
19:08Donc, vraiment le marché qui a tout de suite pricé un choc inflationniste.
19:11Donc, on a eu un aplatissement des courbes.
19:13Exactement, aplatissement des courbes.
19:16Donc, voilà, le marché qui était vraiment plus inquiet sur l'inflation que sur la croissance.
19:21Mais on a toujours un lien direct entre pétrole et taux longs
19:26et ça passe par tous ces scénarios sur l'inflation, sur les anticipations d'inflation
19:30et sur la potentielle réaction des banques centrales.
19:34Mais effectivement, l'aplatissement des courbes a été quand même assez significatif
19:37et aujourd'hui, on voit pour un peu la première fois un rebond.
19:42À savoir si c'est durable ou non, c'est assez difficile à dire.
19:46Mais selon nous, ça a aussi, cet aplatissement a été exagéré
19:51par le fait qu'un certain nombre de positionnements de marché ont été débouclés.
19:55Donc, on avait...
19:56Tout le monde est positionné, enfin, beaucoup d'investisseurs sont positionnés
19:59pour des phénomènes de pontification des courbes de taux.
20:03Donc, ça, c'est un contre-pied qui a été important.
20:05Oui, exactement.
20:05Ça a exagéré pour nous les mouvements.
20:08Bon.
20:09Est-ce que ça reste des valeurs refuge ou pas, quand même ?
20:12C'est vrai que c'est une bonne question, vu les mouvements.
20:14On a vu le dollar monter un peu, mais bon, un intervenant me disait
20:18si vraiment le dollar avait un statut de valeur refuge,
20:21il aurait pu prendre 3, 4, 5 % facile.
20:24Ça n'a pas été le cas, quand même.
20:26Sur les obligations souveraines, effectivement,
20:28c'est une question qui revient de plus en plus aujourd'hui.
20:31Et c'est effectivement lié au fait que, notamment en Europe,
20:35mais c'est aussi vrai aux États-Unis,
20:36les politiques budgétaires sont un petit peu plus contraintes.
20:39Donc, toutes les marges de manœuvre pour faire face
20:41à ce genre de choc d'offres négatifs sont un petit peu limitées.
20:45Et donc, on a quand même un réajustement qui est visible dans les réactions
20:50et dans les phénomènes de risque-off où on aurait pu avoir un fly to quality
20:53qui ne s'est pas matérialisé.
20:55Vous comprenez le changement de pricing de marché concernant les banques centrales,
20:58concernant par exemple la Banque Centrale Européenne.
21:00Alors, le débat était déjà ouvert sur savoir,
21:03est-ce que le prochain mouvement serait un mouvement de baisse,
21:06une dernière baisse supplémentaire,
21:07ou est-ce qu'on était déjà dans l'idée que le prochain mouvement
21:10serait un mouvement de hausse ?
21:12C'est vrai qu'il y a quand même un renversement un peu de la balance des risques
21:16à travers cette crise énergétique, en tout cas.
21:19Hervé ?
21:20Il y a les anticipations de politiques monétaires,
21:23et puis il y a le message des taux longs.
21:24Les anticipations de politiques monétaires,
21:26moi je les ai trouvées vraiment bizarres,
21:28parce qu'on aime à dire que les banques centrales voient loin,
21:32donc elles regardent plutôt les indices noyaux durs
21:37des prix à la consommation, hors énergie,
21:39hors produits alimentaires.
21:41Or là, le choc est énergétique,
21:44il sera peut-être sur les produits alimentaires.
21:48La fermeture, la même partielle du détroit d'Ormouz,
21:51est quand même une vraie question,
21:53aussi pour le prix des matières premières.
21:56Et en fait, le marché a réagi avec cette hausse du prix du pétrole,
22:01comme si la hausse du prix du pétrole
22:04allait contaminer l'ensemble des prix,
22:07et qu'on allait se retrouver avec une hausse généralisée,
22:11auto-entretenue des prix.
22:13Ça, ça veut dire que ce qui se passe sur le pétrole
22:15aurait des implications sur les salaires,
22:17et finalement sur tous les coûts et tous les prix.
22:20Ça, c'est le playbook 2022.
22:21Vous dites que le playbook 2022,
22:23la crise énergétique déclenchée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie,
22:26vous dites que ce n'est pas forcément le bon playbook pour cette affaire-là.
22:29Je trouve qu'on va très vite en besogne,
22:32et donc j'aurais envie de dire qu'on est allé trop vite,
22:36et que ça, ça va connaître une correction.
22:39De ce côté-là, bon voilà, on est face à un imprévu,
22:43on réagit comme on peut,
22:45et là, je trouve que la réaction est excessive,
22:48et donc je m'attendrai à une correction.
22:49Par contre, le message envoyé par les taux longs,
22:52moi je trouve qu'il est surprenant tout de même,
22:54parce que c'est vrai que, alors c'est un choc,
22:56normalement c'est safe haven,
22:58donc ça fait plutôt baisser les taux longs.
23:01Alors je comprends bien que c'est un choc particulier,
23:03c'est le pétrole, donc c'est l'inflation,
23:05et c'est vrai que lorsqu'on décompose la hausse des taux longs,
23:08moi j'aime bien la décomposer en anticipation inflationniste à 10 ans,
23:13la prime de terme, donc en fait la prime qu'on demande
23:16pour se positionner sur des obligations à maturité longue
23:21par rapport à celles à maturité courte,
23:23et le reste je dis que c'est un taux réel,
23:25un vrai taux réel,
23:26et on voit que c'est quand même beaucoup
23:29les anticipations inflationnistes,
23:31c'est un peu la prime de terme,
23:33et puis pas trop, alors le reste,
23:35on ne sait pas si c'est les comptes publics,
23:37si c'est la croissance,
23:38c'est un mélange de l'un et de l'autre vraisemblablement,
23:40donc en fait, ce qu'il me semble,
23:44dans la réaction des taux longs,
23:46c'est que, bon, quand on décompose comme ça,
23:49on se dit c'est l'inflation et ça va passer aussi,
23:51peut-être passer,
23:52mais quand même il y a une seconde idée qui vient derrière,
23:57est-ce que la décomposition est la bonne,
23:59et est-ce qu'on n'est pas simplement en train de nous dire
24:02que les actifs sûrs paraissent moins sûrs aujourd'hui,
24:07alors sur la politique monétaire,
24:10bon, il y a la relation entre l'exécutif et la banque centrale,
24:14il y a l'état des comptes publics,
24:16et aux Etats-Unis, on a quand même une négligence
24:20par rapport aux comptes publics,
24:22on dit, ah ben oui, dans 10 ans,
24:23on aura une dette publique de 30 points de PIB supérieurs,
24:26le déficit sera infiniment à 7 points de PIB,
24:29entre 6 et 7,
24:30c'est ce que le Congress Budget Office nous dit,
24:33et on dit, ça fait pas mal,
24:34en fait, le marché se dit peut-être que ça fait un peu mal,
24:38et donc je trouve que le message des futurs de taux directeurs,
24:45bon, à mon avis, c'est un épiphénomène,
24:47le message des taux longs, moi, il m'embête plus,
24:51et c'est celui-là...
24:52Révélateur d'une situation de long terme
24:54qui n'est pas évidente à gérer.
24:56Et le fait que le dollar ne soit pas réapparu
24:59avec toute sa splendeur,
25:01ça va aussi dans ce sens-là,
25:03et le fait que finalement,
25:04on soit allé sur les crypto-actifs,
25:08un peu par défaut,
25:10parce que l'or, finalement, a un peu monté,
25:13puis finalement, a baissé derrière,
25:15moi, j'ai quand même l'impression
25:16que les investisseurs s'interrogent
25:19sur les actifs sûrs aujourd'hui,
25:21on sait pas bien répondre,
25:23et donc on diversifie un petit peu partout, quoi.
25:25C'est pas une excellente réponse,
25:27mais comme on comprend pas très bien.
25:29Oui, oui.
25:30Warren Buffett disait régulièrement
25:32que la diversification était parfois aussi
25:34le masque de l'ignorance, voilà.
25:36Exactement.
25:36On est peut-être un peu là-dedans.
25:37Vous avez bien raison, Grégo.
25:38C'est intéressant, ces épisodes,
25:39lui surtout,
25:41ces épisodes de stress de marché
25:42pour essayer d'identifier, effectivement,
25:44les refuges potentiels,
25:46la manière dont on peut se couvrir
25:47aujourd'hui dans ces marchés.
25:49Xavier, c'est vrai qu'il n'y a pas
25:51un choix délirant d'une certaine manière,
25:54et vous le notiez,
25:54la résilience du marché actions
25:56montre qu'on peut trouver peut-être aussi
25:58de la solidité dans des actifs risqués,
26:01mais aussi des actifs tangibles,
26:03d'une certaine manière.
26:04En effet, on a bien vu dans ce fort mouvement
26:07de marché, toujours une divergence très marquée,
26:10environ à peu près 10-12% de différence
26:13entre le meilleur secteur et le moins bon,
26:16et évidemment, on retrouve en tête
26:17des thématiques défensives.
26:19La défense, évidemment,
26:20dans un contexte actuel,
26:22ça reste un secteur qui offre de la visibilité,
26:25si on peut dire ça comme ça.
26:26Vous avez toute la partie défensive,
26:28télécom, les utilities,
26:29qui ont plutôt bien amorti sur le choc.
26:33Évidemment, c'est des secteurs
26:34qui ne sont pas très consommateurs d'énergie,
26:37qui sont beaucoup moins cycliques,
26:39beaucoup moins dépendants de la consommation.
26:41Donc, évidemment, ça reste une fois de plus
26:45des secteurs qui ont montré leur résilience
26:47à ce niveau-là.
26:48Ça peut sans doute durer également,
26:51puisque c'est des secteurs,
26:52en tout cas certains secteurs,
26:53des télécoms ou de l'énergie,
26:56qui sont sur des niveaux de valorisation
26:58qui ne sont vraiment pas délirants,
27:00bien au contraire.
27:01Le secteur de l'énergie,
27:02c'est un secteur qui était plutôt délaissé
27:04ces derniers mois,
27:06avant que ce nouveau choc pétrolier,
27:07entre guillemets, réapparaisse.
27:10C'est un secteur qui offre une bonne visibilité
27:12sur les dividendes, etc.
27:13Donc, ça reste, aujourd'hui,
27:16si on veut rester investi sur les actions,
27:19ça reste des safe havens
27:23où on peut aller.
27:24Après, moi, je trouve, aujourd'hui,
27:27qu'on avait vu beaucoup de secteurs
27:29qui avaient des niveaux de valorisation
27:30qui étaient plus justifiables,
27:32selon nous.
27:33Alors, c'était certes de très bonne qualité,
27:35des valeurs qui avaient un positionnement
27:38assez unique, etc.,
27:39mais qui avaient atteint des niveaux
27:40de valorisation qui, pour nous,
27:42devenaient trop exagérés,
27:44ou en tout cas qui ne justifiaient plus
27:46d'acheter ces valeurs-là.
27:48Et on retrouve, quand même,
27:50aujourd'hui,
27:51alors, ça avait commencé à décroître
27:52un petit peu cette prime de valorisation,
27:55mais là, la baisse a permis de revenir
27:57sur certaines valeurs,
27:59sur leurs moyens historiques long terme.
28:02Et donc, malgré...
28:04Alors, aujourd'hui, c'est très difficile
28:06de savoir quel est l'impact réel.
28:09On a parlé, on n'a pas de notion
28:11sur la durée,
28:12quel sera l'impact sur ces valeurs de qualité.
28:15Mais là, pour un investisseur
28:17qui a un horizon long terme,
28:20je pense qu'on revient sur des niveaux
28:22sans doute attractifs
28:23pour commencer à faire des positions.
28:25Et d'ailleurs, quand on regarde la médiane,
28:29quand on regarde les six derniers chocs pétroliers
28:31depuis les années 80,
28:32le marché a finalement mis entre 4 à 5 mois
28:36pour revenir sur ces niveaux
28:38de pré-chocs pétroliers.
28:39Pour recouvrir les pertes
28:40qui se sont accumulées.
28:42Donc, on voit bien que 5-6 mois,
28:43quand vous avez un horizon de temps
28:44qui est assez long,
28:46c'est plutôt des niveaux
28:48pour profiter de certaines opportunités
28:51qu'on a dans le marché.
28:52C'est impossible de savoir
28:54quand est-ce que ça va se terminer.
28:56Mais construire petit à petit
28:57des positions sur des titres de qualité
29:00avec des vraies barrières à l'entrée
29:03et une capacité de création de valeur réelle,
29:07c'est toujours évidemment
29:09dans des situations de stress
29:11et à l'encontre du consensus
29:13qu'on gagne le plus d'argent.
29:15Ninon, Xavier évoquait effectivement
29:16des secteurs qui sont peut-être
29:17moins sensibles que d'autres
29:19au prix de l'énergie.
29:20Il y a quand même des secteurs
29:21industriels, je pense à la chimie
29:23ou d'autres,
29:23très sensibles évidemment
29:25aux variations du prix de l'énergie.
29:27Est-ce qu'on a vu dans les marchés
29:28de crédit un stress particulier aussi
29:31ou est-ce que c'est un stress
29:33dans le crédit qu'on a retrouvé
29:35sur d'autres classes d'actifs risqués
29:36comme les actions par exemple ?
29:38Alors les réactions dans le crédit
29:40ont été un peu similaires
29:43à celles qu'on a vues
29:43dans d'autres classes d'actifs
29:44mais relativement limitées.
29:46Donc nous, on regarde là
29:49au niveau indiciel,
29:50donc on ne va pas regarder
29:51des secteurs particuliers
29:53ou des valeurs particulières,
29:54mais effectivement,
29:55on a eu un écartement
29:56des spreads de crédit
29:57plus marqué en Europe
29:59qu'aux Etats-Unis,
30:01mais ça reste relativement limité
30:04et on est revenu un petit peu
30:06des plus hauts aujourd'hui.
30:09Nos stratégies de crédit
30:10restent quand même extrêmement prudentes
30:12encore une fois à la durée du conflit.
30:14Parce que c'est des marchés
30:15qui étaient chers aussi
30:16avant le conflit, c'est ça ?
30:18Donc ils sont tendances
30:19à être quand même relativement positifs.
30:21Si on a un conflit
30:22qui se termine relativement rapidement,
30:24on pourrait avoir une correction,
30:27mais dans ce contexte-là,
30:29ils sont quand même conscients
30:30que les entreprises restent
30:30elles-mêmes prudentes
30:32et donc pas forcément
30:34de grosses décisions d'investissement.
30:35On va attendre de voir
30:37un petit peu plus
30:37ce qui se passe pour décider.
30:39Ça peut conforter l'idée
30:40d'un certain attentisme
30:42effectivement de la part des entreprises.
30:43Si on se place au niveau des Etats,
30:45désormais, dans la zone euro bien sûr,
30:47ou en Europe, au sens large,
30:50Ninon, là aussi,
30:51c'est vrai qu'on a vu des spreads
30:53en zone euro
30:53revenir à des niveaux historiquement bas.
30:56Comme je le dis souvent,
30:57le pack euro
30:58n'a jamais été aussi soudé
31:00que ces derniers mois.
31:03Est-ce que c'est une situation
31:04qui est soutenable,
31:05durable dans le temps ?
31:06Est-ce qu'un choc
31:07comme celui
31:08qu'on traverse
31:09avec la crise iranienne
31:10qui est un choc énergétique
31:12avec une Europe
31:13toujours très sensible
31:14à ces questions,
31:15la situation s'est un peu améliorée
31:17peut-être depuis la crise ukrainienne,
31:19mais pas suffisamment,
31:20j'imagine,
31:21pour parler
31:21d'autonomie énergétique.
31:23Est-ce qu'il y a un risque
31:24et comment vous l'évaluez
31:25de revoir un peu
31:26de dispersion
31:27et de fragmentation
31:28peut-être au sein
31:28des souverains européens ?
31:30Au niveau des souverains,
31:32on a vu effectivement
31:33une réaction assez similaire,
31:35à savoir l'écartement
31:35des spreads de pays
31:36qui a été quand même
31:37plus marquée,
31:38notamment sur l'Italie
31:39ou les pays périphériques.
31:41En Italie,
31:41c'est essentiellement
31:42lié au fait
31:43que c'est un des pays
31:44qui est les plus dépendants
31:45au niveau énergétique,
31:46par exemple,
31:46en comparaison
31:48avec la France.
31:50Donc là,
31:50effectivement,
31:50on a eu une réaction
31:51à peu près normale
31:52à ce choc.
31:54Maintenant,
31:55pour nous,
31:55ce n'est pas tout à fait
31:56la fin de la convergence.
31:57Donc c'est un thème
31:58qui a été quand même
31:59très présent
32:00et très soutenu
32:01sur les deux dernières années.
32:03Et on pense quand même
32:05que le thème
32:06peut continuer
32:07jusqu'à la fin de l'année
32:08en fonction
32:08de la durée du choc.
32:10Pourquoi ?
32:11Parce qu'on a quand même
32:12à moyen terme
32:13des fondamentaux
32:14qui s'améliorent
32:15dans les pays périphériques
32:16toujours,
32:17niveau de déficit
32:18ou d'aide sur PIB,
32:19par exemple,
32:19par rapport au pays
32:21corps,
32:21semi-corps.
32:23La tendance
32:24sur les ratings
32:25aussi
32:25sont toujours
32:27orientées à la hausse
32:28pour les pays périphériques
32:30et plutôt dans l'autre sens
32:31pour les pays
32:32corps,
32:32semi-corps.
32:33Donc on a,
32:33nous,
32:34toujours cette vue fondamentale
32:35que la convergence
32:36peut persister.
32:37Bien évidemment,
32:39on ne s'attend pas
32:40non plus
32:40à une performance massive
32:41comme on a pu voir
32:42l'année dernière.
32:44Mais on voit quand même
32:45toujours les investisseurs
32:46qui sont plutôt
32:47en support
32:48de l'Italie,
32:49de l'Espagne,
32:50qui sont toujours
32:51plutôt positifs
32:52et notamment
32:53la semaine dernière,
32:54il n'y a pas eu
32:54de gros flux vendeurs
32:56sur l'Italie.
32:57Donc il y a eu
32:57pas mal de mouvements
32:58liés au marché des futurs
32:59mais en flux,
33:00on va dire réel
33:01sur les obligations
33:02italiennes,
33:03il n'y a pas eu...
33:04Confirme le changement
33:05de statut
33:05de ces pays-là
33:06ou en tout cas
33:06de leur signature
33:07par rapport...
33:08Exactement.
33:09Après,
33:09ça reste une vue
33:09moyen terme
33:10à très long terme.
33:11Il y a bien sûr
33:11des différences structurelles
33:12par exemple
33:12entre l'Italie
33:13et la France
33:14mais à moyen terme,
33:15c'est toujours
33:15un thème
33:15qu'on pousse.
33:17Bonne piqûre de rappel
33:18qu'effectivement
33:19l'autonomie énergétique
33:20de l'Europe
33:21est encore loin devant nous
33:22même si on a pu
33:24améliorer notre position
33:26peut-être depuis
33:26la crise ukrainienne
33:28mais c'est une piqûre
33:30de rappel importante
33:31quand même j'imagine.
33:31Hervé ?
33:32Oui,
33:32ce que l'histoire
33:33nous apprend
33:35c'est que
33:36un des fondamentaux
33:39du développement
33:40économique
33:42équilibré
33:43c'est
33:44l'indépendance
33:45énergétique.
33:47l'histoire
33:48nous l'apprend
33:49tout le temps
33:49alors on l'avait
33:50peut-être oublié
33:51ces 30 ou 40
33:52dernières années
33:53en se disant
33:54le monde est ouvert
33:56c'est la martingale
33:57qu'on avait connu
33:58qu'on n'avait pas connu
33:59jusqu'à maintenant
34:00et elle va durer
34:01cette martingale
34:03elle est en train
34:03de se refermer
34:05le capitalisme
34:06de la finitude
34:07voire le capitalisme
34:09d'état
34:09de la finitude
34:10est quand même
34:11en train
34:12de frapper
34:13à la porte
34:13dans quelle mesure
34:15va-t-il
34:15vraiment s'installer
34:17dans le paysage
34:18on ne le sait pas encore
34:19mais on voit bien
34:19que le paradigme
34:21est en train de changer
34:22et dans ce nouveau paradigme
34:24ne pas avoir
34:25d'indépendance énergétique
34:26c'est prendre un risque
34:29c'est plus qu'une fragilité
34:30c'est un risque
34:32qui est inacceptable
34:32donc en fait
34:33après il faut
34:35regarder les politiques
34:36énergétiques
34:37de tous nos pays
34:38et voir ce qui fait sens
34:40ou ce qui ne fait pas sens
34:42et en fait
34:43oui
34:43il faut que l'on accélère
34:45vers le nucléaire
34:46qu'on accélère
34:48vers le renouvelable
34:49et en fait
34:50l'énergie
34:51carbonée
34:52pose des problèmes
34:53par ailleurs
34:54mais en termes
34:55purement économiques
34:56au niveau
34:57de notre indépendance
34:58il est urgent
35:00que l'on passe
35:01à autre chose
35:02si ce qui
35:02se produit
35:04aujourd'hui
35:04est une piqûre
35:05de rappel
35:07tant mieux
35:08mais en fait
35:08ça c'est un point
35:09important
35:10et ce que disait Ninon
35:11c'est important aussi
35:13en fait
35:13cette convergence
35:16des taux longs
35:17il faut se méfier
35:18à mon avis
35:19parce qu'on regarde
35:19les spreads
35:20mais en fait
35:21notre référence
35:22c'est le taux allemand
35:23et la politique budgétaire
35:25allemande
35:25fait dire que la référence
35:27peut peut-être monter
35:28alors les spreads
35:29ils baissent
35:30mais si la référence monte
35:31c'est quand même moyen
35:32il y a déjà
35:33ce premier élément
35:34on ne peut pas
35:36dans le cadre actuel
35:37ne raisonner qu'en spread
35:38c'est aussi une convergence
35:39par le bas
35:39il faut aussi
35:40faire attention à ça
35:41et le deuxième point
35:42cette convergence
35:43elle nous envoie
35:44un message
35:44qu'on devrait entendre
35:46c'est que c'est le parfait moment
35:47pour réémettre
35:50de la dette commune
35:51et en fait
35:52il ne faut pas attendre
35:54que l'on ait
35:55ré à nouveau
35:55des craquements
35:56ici ou là
35:57alors ça peut être
35:58des crises internationales
35:59avec des réactions
36:01différentes
36:01dans tous nos pays
36:02parce que les caractéristiques
36:03ne sont pas les mêmes
36:04ça peut être
36:05des crises nationales
36:06on a quand même
36:07des élections à venir
36:09et à commencer
36:11par des élections françaises
36:12d'ici un an
36:13on ne sait pas bien
36:14quel paysage politique
36:16va sortir de cela
36:18j'ai l'impression
36:19que le marché
36:21et le calendrier
36:22des élections
36:23nous envoie
36:24un message
36:25il y a une fenêtre
36:26moi je trouve que
36:27la rigidité allemande
36:29aujourd'hui
36:30est une question
36:30sur le sujet
36:31alors je pense que
36:32c'est toujours pareil
36:33avec les allemands
36:34politiquement
36:35il faut que l'on ait
36:36un accord
36:37il faut que la France
36:38vraiment envoie un message
36:39on va être sérieux
36:41et que les allemands
36:42sur une intégration
36:44plus forte de l'Europe
36:45ne serait-ce que
36:46sur les marchés
36:47acceptent
36:47on peut accepter quand même
36:48que les allemands
36:49notamment depuis l'élection
36:50de Friedrich Schmerz
36:52essayent au moins
36:52de faire des pas
36:53en ce sens
36:55alors ils ont fait des pas
36:57sur la défense
36:58ça c'est vrai
36:59et encore
37:00il faudra bien voir
37:01comment ça se passe
37:02parce que ça soulève
37:03d'autres questions
37:04d'équilibre
37:05à l'intérieur de l'union
37:07je ne développe pas plus
37:08mais en fait je pense
37:09que sur cet aspect
37:11de financement commun
37:12de fédéralisation
37:13il y a un vrai point
37:15et je trouve que
37:16ça doit rester
37:17des enveloppes
37:18dédiées à la gestion
37:19de crise
37:19ça c'est la position allemande
37:21il faudrait que ce soit
37:22quelque chose peut-être
37:23de plus normé
37:24normal
37:25dans le fonctionnement
37:26européen
37:27mais comme le monde
37:28entre dans une période
37:29de changement profond
37:30c'est exactement
37:31le moment de le faire
37:32ce qu'on peut opposer
37:33bon comme on navigue
37:34dans cette situation
37:35Xavier
37:35on l'a déjà évoqué
37:37il y a peut-être
37:37quelques secteurs
37:38boursiers effectivement
37:39qui peuvent présenter
37:39des aspects
37:40de refuge relatif
37:42on va dire
37:44est-ce qu'il y a déjà
37:44des opportunités
37:45qui se dessinent
37:46c'est ce que vous suggériez
37:47pour des investisseurs
37:48qui ont des horizons
37:49de long terme
37:50est-ce qu'on a envie
37:51quand même
37:51de se repositionner
37:52sur
37:54ce qui était
37:55les tendances
37:56du marché
37:56avant cette
37:58dernière crise
37:59celle de l'Iran
38:00j'entends
38:01est-ce que
38:02est-ce que aussi
38:03la baisse de la tech
38:04américaine
38:04qu'on observe
38:05depuis le mois
38:06d'octobre dernier
38:07est-ce qu'elle présente
38:08là aussi déjà
38:08de l'intérêt
38:09comment est-ce qu'on a envie
38:10de regarder à travers
38:13cette crise iranienne
38:14et se repositionner
38:16en regardant déjà
38:16premièrement
38:17les publications
38:18de résultats
38:18qui ont été
38:19plutôt de bonne facture
38:20que ce soit aux Etats-Unis
38:21comme en Europe
38:22avec des perspectives
38:23qui étaient bonnes
38:25ça c'est le premier point
38:25ça veut dire quoi
38:26c'est-à-dire que
38:26le point de départ
38:27des entreprises
38:28avant cette crise
38:29est plutôt solide
38:31en termes de génération
38:32de cash
38:32en termes de tendettement
38:33en termes de croissance
38:34ça c'est un premier point
38:37maintenant effectivement
38:38comme on l'a assez dit
38:40mais la difficulté
38:41d'avoir une visibilité
38:43sur une issue
38:44de ce conflit
38:45c'est qu'on peut
38:46se repositionner
38:47de façon toujours
38:48graduelle
38:49dans le marché
38:51un bon exemple
38:52le secteur bancaire
38:54il y a des secteurs
38:55qui est le plus reculé
38:58depuis le 28 février
39:01c'était un secteur leader
39:02c'est presque redevenu
39:04un secteur poids lourd
39:04en tout cas
39:05c'est un secteur
39:05qui depuis des années
39:07entretient la surperformance
39:08depuis 5 ans
39:09c'était le meilleur investissement
39:11alors il y a deux lectures
39:14la première
39:14c'est qu'il y a certainement
39:15des prises de profit
39:16et on le voit
39:17tous les secteurs
39:18qui avaient très bien performé
39:19sont vraiment
39:20dans le peloton
39:22d'arrière
39:25en étant
39:26les moins bons performeurs
39:28on a commencé par contre
39:28tout ce qui avait
39:28le plus marché
39:29exactement
39:29et on voit bien d'ailleurs
39:30que les secteurs
39:31qui étaient très en retard
39:32c'est ceux qui résistent
39:33le mieux aujourd'hui
39:35mais typiquement
39:36le secteur bancaire
39:37reste un secteur
39:38alors oui
39:39il y aura quelques impacts
39:40si la hausse des taux
39:42se confirme
39:43ou si des taux
39:43restent
39:44à ces niveaux là
39:46de façon directe
39:47et indirecte
39:48indirecte notamment
39:48sur le fait que
39:49si le crédit
39:52serait en chéri
39:52peut-être que les entreprises
39:53vont moins
39:55vont moins émettre
39:56vont moins investir
39:57etc
39:58maintenant c'est un secteur
40:00qui a
40:01qui présente
40:02des fondamentaux
40:02qui sont
40:03qui sont tout à fait solides
40:04des générations
40:05de trésorerie
40:06qui permettent
40:07des dividendes
40:07très élevés
40:08le dividendier
40:10le moyen
40:10enfin le rendement
40:12moyen
40:12du dividende
40:14du secteur
40:14aux alentours
40:15de 8%
40:16et on a eu
40:17plusieurs banques
40:19européennes
40:19qui ont présenté
40:20lors de Capital Market Day
40:22des objectifs
40:23sur les années futures
40:25sur 3, 4, 5 ans
40:27et qui sont
40:28plutôt concentrés
40:30sur une optimisation
40:31de leurs coûts
40:33de leur organisation
40:34etc
40:34donc c'est vraiment
40:36des plans
40:37qui doivent
40:38normalement se dérouler
40:39sans trop de contraintes
40:41et qui doivent se dérouler
40:43sans les problématiques
40:44extérieures
40:45et c'est pas un secteur
40:46que le marché
40:47a identifié
40:49comme étant
40:50définitivement
40:53victime de lire
40:55Non, non, non
40:56alors il y avait eu
40:57effectivement ces craintes
40:58là-dessus
40:58mais on voit bien
40:59il y avait la Société Générale
41:01d'ailleurs
41:01qui s'était prononcée
41:02là-dessus
41:02la BNP
41:03qui annonçait
41:04750 millions
41:05de synergies
41:06avec le développement
41:07de l'IA
41:09donc tout ça
41:10normalement
41:11c'est des secteurs
41:12qui doivent profiter
41:13c'est des secteurs
41:14qui sont vraiment
41:15c'est un secteur
41:16qui s'est vraiment
41:18restructuré
41:19de façon très très importante
41:20après la grande crise financière
41:22qui présente
41:22des bilans très sains
41:23une organisation
41:24qui a encore
41:25une capacité
41:26à pouvoir réduire
41:27ses coûts
41:27et donc toujours
41:29pouvoir porter
41:29les marges
41:30pour une valorisation
41:31qui reste
41:33pas délirante
41:34donc ça pour nous
41:35c'est un secteur
41:36qui nous semble
41:37plutôt investissable
41:39et profiter
41:40il y a certaines banques
41:41je pense notamment
41:42aux banques grecques
41:43qui ont perdu
41:43quasiment 25%
41:44par rapport à l'an
41:45en haut en 10 jours
41:46alors il y a une exposition
41:47plus proche du conflit
41:49sur les financements
41:50pétroliers etc
41:51mais voilà
41:52pour nous
41:53c'est un secteur
41:53qui pour un horizon
41:55encore une fois
41:57long terme
41:58nous semble tout à fait
41:59investissable
42:00sur la partie taux
42:01quels sont les points
42:02un peu stratégiques
42:03que vous mettez en avant
42:04chez Société Générale
42:05CIB
42:06Ninon
42:06est-ce qu'on reste
42:08dans l'idée
42:08quand même
42:09que les mouvements
42:09de pontification
42:10vont revenir
42:11et que ça reste
42:12une bonne stratégie
42:13par exemple
42:13alors côté recommandation
42:15d'investissement
42:16c'est vrai que c'est
42:16assez difficile
42:17depuis la semaine dernière
42:18d'avoir des convictions
42:19fortes
42:20sur la pontification
42:22des courbes
42:24on a toujours
42:25cette tendance
42:26quand même
42:26à vouloir
42:28donner un message
42:29de la courbe
42:30peut encore
42:31se pontifier un petit peu
42:32maintenant effectivement
42:33si le conflit
42:35dure
42:36et la BCE
42:37s'engage
42:37dans un cycle
42:38de hausse
42:38plutôt que prévu
42:40ce trade
42:40n'aura plus
42:42vraiment
42:42beaucoup
42:43de potentiel
42:44de profit
42:44donc sur les
42:46stratégies
42:47c'est ce que nous dit
42:49le marché
42:49mais la réaction
42:50de la BCE
42:51face à un conflit
42:51qui dure
42:52pourrait être
42:52de monter les taux
42:53oui
42:54ça peut être le cas
42:56si effectivement
42:56on a un conflit
42:57qui dure
42:57et les anticipations
42:58d'inflation
42:58qui décollent
42:59mais il faut quand même
43:00avoir une condition
43:00remplie de croissance
43:01qui reste quand même
43:03solide
43:03donc ça fait beaucoup
43:05de conditions
43:05à respecter
43:07mais c'est sûr
43:08que pour les stratégies
43:09de pontification
43:10c'est un facteur décisif
43:12puisque en fait
43:13de manière générale
43:14si on a un cycle
43:15de hausse
43:15qui s'enclenche
43:16les courbes ont tendance
43:17à s'aplatir
43:18donc à voir si c'est
43:20un mouvement
43:20qui va perdurer
43:21ou si on va revoir
43:22une nouvelle pontification
43:23oui oui c'est ça
43:24et puis voilà
43:25derrière la BCE
43:26d'autres banques centrales
43:27pourraient à un moment
43:28être tentées peut-être
43:29de bouger leur taux
43:30à l'hausse
43:31je crois qu'on parle
43:31de l'Australie
43:32enfin voilà
43:32il y a déjà
43:33des mouvements comme ça
43:34un peu précurseurs
43:35j'allais dire
43:36en matière de politique monétaire
43:38pour la Fed
43:39d'un mot
43:41fait des chocs énergétiques
43:42la sensibilité est moindre
43:44est-ce qu'on peut imaginer
43:45quand même
43:46que la Fed
43:46puisse continuer
43:47de normaliser
43:49sa politique monétaire
43:50qui rentre déjà
43:51dans un territoire
43:52un peu plus neutre
43:53aujourd'hui
43:53alors le choc énergétique
43:56américain
43:56en termes de croissance
43:58il est neutre
43:59parce que ce que
44:00les consommateurs perdent
44:01les producteurs
44:02le gagnent
44:02par contre
44:03le choc sur les prix
44:04il est réel
44:05parce que là
44:06ça se produit
44:07donc normalement
44:09ça devrait décaler
44:11l'éventuelle baisse
44:13des taux
44:14que l'on attend
44:15alors combien de temps
44:16ça va décaler
44:17ça revient à notre question
44:18de la durée
44:19de la crise
44:21dans le golfe
44:22donc on n'en a pas d'idée
44:23mais j'ai l'impression
44:24que
44:26ça satisfait tout le monde
44:27parce qu'aujourd'hui
44:28il y a une bonne raison
44:29d'attendre
44:31Kevin Warsh
44:32n'a pas été
44:33encore confirmé
44:34par le Sénat
44:35donc
44:35rester dans un entre-deux
44:37finalement
44:38c'est confortable
44:40Powell peut partir
44:41de façon tranquille
44:42et puis
44:43pour la suite
44:44on verra bien
44:44il est urgent
44:45de ne pas se précipiter
44:46en matière de décisions
44:47de politique monétaire
44:48au moins
44:49merci à vous trois
44:49merci d'avoir été
44:50les invités
44:51de Planète Marché
44:51ce soir
44:51Hervé Gouletker
44:53Accuracy
44:53Ninon Bachet
44:54Société Générale CIB
44:55Xavier Duburen
44:56OTA Capital
45:07Le dernier quart d'heure
45:08de SmartBourg
45:09chaque soir
45:10c'est le quart d'heure
45:10thématique
45:11le thème ce soir
45:12c'est celui de
45:12l'actionnariat salarié
45:14à travers la publication
45:15récente
45:15d'un manifeste
45:17un petit livret
45:18qui a été produit
45:19par les équipes
45:20de Turin Group
45:21son président est à mes côtés
45:22en plateau
45:22Christophe Deldic
45:23bonsoir Christophe
45:24merci beaucoup d'être là
45:26aux côtés
45:27d'Ecalyse Capital
45:28qui est un leader français
45:29de la gestion de fonds
45:29d'actionnariat salarié
45:30pour les sociétés
45:31non cotées
45:32et en association
45:33également avec vous
45:34Lamartine Conseil
45:35qui est un cabinet
45:35de conseil d'avocat
45:37spécialisé dans les opérations
45:38sur capital
45:39et notamment la transmission
45:40des entreprises
45:42françaises
45:42un mot
45:43parce que je ne l'ai pas précisé
45:44un mot de Turin Group
45:46on est dans l'univers
45:47du capital investissement
45:48bien sûr Christophe
45:49qu'est-ce qui vous caractérise
45:51dans cette industrie ?
45:52Merci de m'avoir invité
45:54alors Turin
45:55en quelques mots
45:56Turin Group
45:57on est leader
45:58indépendant
45:59du capital investissement
46:00français
46:00dans la catégorie
46:01small cap
46:02alors small cap
46:02dans notre jargon à nous
46:03c'est leur entreprise
46:04inférieure à 100 millions d'euros
46:06on gère aujourd'hui
46:07un peu plus de 2 milliards
46:09donc c'est significatif
46:11dans notre métier
46:12et nous sommes actionnaires
46:13avec l'ensemble des fonds
46:14que nous gérons
46:15d'un peu plus de 300 entreprises
46:16en France
46:16avec 90 collaborateurs
46:18et notre organisation
46:19elle est assez originale
46:21dans le sens où
46:21on gère à la fois
46:22des fonds sectoriels
46:23sur des thématiques
46:24très précises
46:25comme la santé
46:25l'innovation
46:27l'hôtellerie
46:27avec des équipes dédiées
46:28basées à Paris
46:29et après on s'est
46:30très présents
46:31dans les territoires
46:31avec aujourd'hui
46:3235 investisseurs
46:33présents dans 8 bureaux
46:34en France
46:35ce qui nous permet
46:35de marier à la fois
46:37la proximité géographique
46:39et culturelle
46:40avec les écosystèmes
46:41et la proximité
46:43avec une expertise
46:44très pointue
46:44sur des secteurs
46:45en croissance
46:46autant dire que
46:46la vie des entreprises
46:48vous réunit
46:48tous les trois
46:49Lamardine et Calice
46:50et Thurien Group
46:51à travers
46:51donc je le dis
46:52ce petit manifeste
46:53des actions
46:54pour les braves
46:56alors je le dis
46:57parce que c'est
46:58très facile à lire
46:58c'est une soixantaine de pages
47:00il y a une trentaine de pages
47:01sur les idées reçues
47:02que vous battez en brèche
47:04pour soutenir
47:05évidemment
47:05l'actionnariat salarié
47:06puis il y a une trentaine
47:07de pages
47:07de témoignages
47:09d'entreprises
47:10que vous accompagnez
47:11sans doute
47:12dont les patrons témoignent
47:13du cercle vertueux
47:14que l'actionnariat
47:15permet de créer
47:17pourquoi ce manifeste
47:18alors publié
47:18aux éditions
47:19la sirène
47:19aux yeux verts
47:20pour être complet
47:21pourquoi ce manifeste
47:22qu'est-ce qui vous a amené
47:24à produire ce petit livret
47:25aujourd'hui
47:27dans le contexte
47:28qu'on connaît
47:29avec peut-être
47:30toujours un manque
47:31de fonds propres
47:32pour les entreprises
47:32oui plusieurs raisons
47:33la première
47:34pourquoi
47:34parce que
47:36avec les co-auteurs
47:37Jean-Philippe Debas
47:38et Olivier Renaud
47:39on constate
47:40tous les jours
47:41encore
47:41parce qu'on est des professionnels
47:43de la transmission d'entreprise
47:44qu'il reste des idées reçues
47:45contre l'actionnariat salarié
47:47et nous trois
47:48dans nos structures
47:49on a les salariés
47:50au capital
47:50et on voit tous les jours
47:51le côté vertueux
47:52d'avoir mis en oeuvre
47:53l'actionnariat salarié
47:54et donc on a voulu
47:55un peu
47:56battre en brèche
47:57ces idées reçues
47:58en faisant
47:59un petit manifeste
48:00et aussi un petit côté ludique
48:02pour aussi
48:03avec des illustrations
48:05faites par Gaps
48:06un célèbre dessinateur
48:07mais dans le côté comique
48:08pour aussi
48:10décomplexifier le sujet
48:12de la transmission
48:13aux salariés
48:14ou de faire monter
48:15les salariés au capital
48:16donc ça c'est le premier sujet
48:17un c'est battre
48:18les idées reçues
48:19deux c'est aussi
48:20de témoigner pour dire
48:20que ceux qui le font
48:21ça marche
48:22c'est positif
48:22et ça moi j'en suis
48:23un premier témoin
48:24puisque nous
48:25chez Turin
48:26on a racheté la société
48:27au fondateur
48:28en 2020
48:29et on est en 2026
48:30et depuis 2020
48:31on a doublé en tout
48:32on était 50 salariés
48:33quand on a racheté la société
48:34tous ensemble
48:35on est 90 aujourd'hui
48:36on gère 2 milliards d'eux
48:37et on gérait 800 millions
48:38donc
48:38et ça c'est imputable
48:39et bien sûr
48:40si on n'avait pas fait
48:41cette transmission
48:41avec l'ensemble
48:42des salariés au capital
48:42je suis convaincu
48:43que nous n'aurions pas
48:44aujourd'hui la taille
48:45que nous avons
48:46donc ça c'est important
48:48et après
48:49le troisième élément moteur
48:50sur la rédaction
48:51de cet ouvrage
48:52c'est de dire aussi
48:53c'est aussi une solution
48:55assez méconnue
48:56pour résoudre le problème
48:56du tsunami
48:57des transmissions d'entreprises
48:59qu'on a devant nous
48:59c'est la grande transmission
49:00qui arrive
49:01toutes les études
49:01viennent de ressortir
49:03là en cette fin d'année 2025
49:04il y a 370 000 entreprises
49:06à transmettre
49:07dans les 5 prochaines années
49:08et les dirigeants
49:10quand ils n'ont pas
49:11de successeurs familiaux
49:12ce qui est quand même
49:12la majorité des cas
49:13en France
49:14et qu'ils n'ont pas envie
49:15de vendre aux concurrents
49:16contre qui ils sont battus
49:17pendant 20 ans
49:18ils ne pensent pas assez
49:19que les meilleurs repreneurs
49:20c'est potentiellement
49:21leur salarié
49:22des équipes de salariés
49:22qui connaissent la société
49:23et qui se battent avec eux
49:24donc il y a un moment
49:26un peu critique
49:26de ce point de vue-là
49:27qui va le coup
49:27de remettre une bouche
49:28sur l'actionnaire
49:30et ceux qui le font
49:30ça marche
49:31et on voit que ça marche
49:32d'abord sur les grandes sociétés
49:34et les sociétés cotées
49:34et nous le sujet
49:35c'est de mettre en avant
49:36le côté sur les PME
49:38en disant
49:39faites ça dans les PME aussi
49:40avec des actions non cotées
49:41allons-y sur les idées reçues
49:43donc il y en a
49:43une demi-douzaine
49:44je crois 5 ou 6
49:45c'est ça
49:45les principales
49:47les principales
49:48opposition capital travail
49:49c'est l'actionnaire
49:51c'est l'outil
49:52de réconciliation
49:52entre le capital et le travail
49:54Exactement
49:54après le deuxième sujet
49:56qu'on a beaucoup
49:56c'est mais si ça ne se passe pas bien
49:58j'ai la double peine
49:59je perds mon boulot
50:00et mon capital
50:00Ce qui n'a pas toujours été faux
50:01dans l'histoire
50:02des exemples de ce type-là
50:04Enron, Vivendi
50:05ou d'autres
50:06c'est arrivé
50:07Exact
50:07mais un
50:08quand on parle d'actionnaire
50:09salarié
50:10c'est un actionnaire
50:11collectif
50:11donc avec l'ensemble
50:13des collaborateurs
50:14généralement
50:14quand on met en place
50:15une opération
50:16de ce transmission
50:17avec la transmission
50:18des actions aux salariés
50:20il y a des aides
50:21on abonde
50:22on utilise l'intéressement
50:23donc il y a un prix d'entrée
50:25aux collaborateurs
50:26qui est un prix
50:27normalement d'entrée
50:27plutôt sympathique
50:28donc qui préserve
50:30de potentiel
50:31de moins-value
50:32Exactement
50:33et donc il y a
50:34beaucoup plus à gagner
50:35qu'à perdre
50:35et le gros avantage
50:37c'est que surtout
50:37ça met en alliement
50:38d'intérêts
50:39les salariés
50:40avec les actionnaires
50:42et ça je pense
50:43que c'est l'élément
50:43clé aujourd'hui
50:44c'est un moyen
50:45pour attirer
50:45notamment des jeunes
50:46qui cherchent du sens
50:47dans leur job
50:48au-delà de
50:48je dirais uniquement
50:49la rémunération
50:50ça permet de fidéliser
50:51de garder les talents
50:52puisque l'actionnariat
50:53on est sur du temps long
50:54et donc ça permet
50:55de garder les gens
50:56sur du temps long
50:56et puis d'aligner
50:57les intérêts
50:58en disant
50:58quand on a amélioré
51:01la création de valeur
51:02actionnale dans la durée
51:03et bien les salariés
51:04qui y contribuent
51:05tous les jours
51:05en bénéficient
51:06au même titre
51:07que les actionnaires
51:07qui ne sont pas forcément
51:08tous les salariés
51:09donc ça c'est important
51:10ça perturbe la gouvernance
51:12je suis chef d'entreprise
51:13je suis actionnaire familial
51:14je n'ai pas envie
51:15d'avoir les salariés
51:16à mon conseil
51:17moi le témoignage
51:18que je voudrais faire
51:18c'est que
51:19et d'ailleurs
51:19il y a un des témoins
51:20qui reprend un peu
51:21cette expression
51:22c'est que
51:22la mise en oeuvre
51:23de l'actionnaire
51:23à un salarié
51:24ça change le dirigeant
51:25parce qu'il est responsable
51:27de l'épargne
51:27d'une partie de ses salariés
51:28il n'est pas uniquement
51:29responsable de sa propre épargne
51:31donc ça change les dirigeants
51:31ça change les salariés
51:32parce qu'on constate
51:34que dans les sociétés
51:34dans lesquelles
51:35les salariés sont actionnaires
51:36il y a une meilleure implication
51:37il y a une meilleure transparence
51:39il y a un meilleur engagement
51:40et donc ça change la société
51:42au sens large
51:43et ce que je disais tout à l'heure
51:44ce qui nous arrivait chez nous
51:45ou chez Turen
51:45dans le doublement
51:47de notre activité
51:48en 5 ans
51:49on constate que
51:49dans la très grande majorité
51:50des sociétés accompagnées
51:51elles ont un parcours
51:53de croissance accéléré
51:55donc l'actionnaire à salarié
51:57c'est bon
51:57pour la performance
51:58des sociétés
51:59et le dernier point
52:00sur lequel je réinsiste
52:01c'est aussi un bon outil
52:02pour préparer une transmission
52:04pour un fondateur
52:05qui est propriétaire
52:06qui n'a pas d'enfant
52:07dans la société
52:08ou qui n'a pas de succession familiale
52:10et qui n'a pas envie
52:10de vendre à un concurrent
52:12il peut
52:12en préparant ça en amont
52:14avec des gens comme nous
52:15c'est-à-dire les acteurs
52:15du capital investissement
52:17qui gèrent des fonds spécialisés
52:18dans l'investissement
52:19au capital
52:19des entreprises
52:20faire monter
52:21ses salaires au capital
52:22qui n'ont pas les moyens
52:23de racheter tout de suite
52:24la société
52:25mais un dirigeant
52:26qui fait une opération
52:27mixte de transmission
52:29salariée
52:29accompagnée par un opérateur
52:31comme nous
52:31actionnaire professionnel
52:32on peut sécuriser
52:33une partie de son patrimoine
52:34il accompagne
52:35donc il a vendu
52:36une partie de ses actions
52:37il continue un bout de chemin
52:39avec nous
52:39et les salariés
52:40mais vraiment
52:41d'une logique
52:41de transmission
52:42et à horizon 3 à 5 ans
52:44on réalise une nouvelle opération
52:46pour lui racheter
52:46le solde de ses titres
52:47faire monter le bloc
52:49salarié au capital
52:50pour qu'il devienne
52:51compléter cette transition
52:52exactement
52:53ça se fait en deux temps
52:54donc il faut du temps long
52:56c'est 5 à 7 ans
52:57et donc c'est aussi un message
52:58pour dirigeant
52:59aux dirigeants
52:59pour dire
52:59faites-le maintenant
53:00en pensant à votre transmission finale
53:02dans les 5 à 10 prochaines années
53:04et ça les dirigeants
53:05il faut leur expliquer
53:05il faut leur expliquer
53:06il faut montrer que ça marche
53:08une des idées reçues
53:09c'est aussi de dire
53:10oui c'est très bien
53:10pour les grands groupes
53:11et ça marche pas
53:11pour les petites boîtes
53:12bah c'est pas vrai
53:13à partir de quelle taille
53:14ça devient pertinent
53:15mais ça marche
53:15pour une boîte
53:16de 5 salariés
53:17le sujet
53:18il est pas une question de taille
53:19c'est une question de volonté
53:20du dirigeant
53:21et l'autre sujet
53:22un des éléments bloquants
53:23chez beaucoup de dirigeants
53:24c'est cette notion
53:25un peu de transparence
53:25c'est à dire
53:26oui mais je vais devoir donner
53:28tous mes résultats
53:29tout ce qui se passe
53:30à l'ensemble de mes salariés
53:31j'ai pas forcément envie
53:32mais ça oui
53:33le boulot de la transparence
53:35un ça se travaille
53:36deux
53:36les gens quand ils savent
53:40ils sont meilleurs
53:40ils sont plus impliqués
53:42ils sont en confiance
53:43ça donne du sens
53:44donnez confiance
53:45faites confiance à vos collaborateurs
53:47donnez du sens à leur travail
53:48ils seront plus performants
53:49et plus responsables
53:50oui
53:50il faut le dire aussi
53:52c'est parfaitement adapté
53:54et il y a j'imagine
53:55toute la boîte à outils
53:56nécessaire
53:57pour que
53:57cet actionnaire salarié
53:59soit adapté
53:59au monde du non-coté
54:00également
54:00c'est l'apanage des grands groupes
54:02en tout cas j'imagine
54:03qu'il n'y a aucun grand groupe coté
54:04qui n'a pas de plan d'actionnaire salarié
54:07mais c'est aussi quelque chose
54:09qui s'adapte au monde du non-coté
54:10on a aujourd'hui
54:12suffisamment d'outils disponibles
54:14pour accompagner les PME non-cotés
54:15dans la mise en oeuvre
54:16de l'actionnaire salarié
54:17avec soit
54:18achat des actions en direct
54:19des packages d'actions gratuites
54:21parfois comme ça peut se faire
54:22notamment pour les plus jeunes sociétés
54:24et aussi la constitution de FCPE
54:27ça existe
54:27les FCPE qui sont dédiés à la transmission
54:29les FCPE de reprise
54:30aujourd'hui on a toute une batterie d'outils
54:32et les professionnels
54:33qui savent les gérer
54:34avec qui j'ai écrit ce livre notamment
54:37qui savent accompagner un dirigeant
54:39qui a envie d'eux
54:40donc le but de ce manifeste
54:41c'est de dire
54:42vous avez plein d'idées préconçues
54:43qui sont souvent fausses
54:45pensez à
54:46étudier
54:47et puis vous verrez
54:49il faut du temps
54:50je ne dis pas que c'est une opération
54:51qui se boucle en un mois ou deux
54:52il faut du temps
54:52mais tous les dirigeants
54:54qui l'ont fait
54:54et qui témoignent dans ce livre
54:55disent
54:56j'aurais pu faire plus
54:58un des dirigeants qu'on accompagne
54:59c'était Rousseau dans l'Ouest
55:00qui dit
55:01je regrette d'avoir ouvert que 3%
55:03à mes salariés
55:04j'aurais dû faire tout de suite 5%
55:05alors qu'au début
55:06il était un peu craintif
55:08aujourd'hui
55:08je ne suis pas allé assez vite
55:09assez loin
55:09donc beaucoup de sociétés
55:11je pense que c'était batté dans le Nord
55:12qui rénove des monuments historiques
55:14et qui a besoin de fidéliser
55:16ses compagnons
55:17et le fait de les avoir mis au capital
55:18et bien finalement
55:20il a aussi
55:21il a sécurisé son avenir
55:22pour prendre des chantiers
55:23en disant à ces gars
55:24ben voilà
55:24vous avez une vision transparente
55:26des résultats de la société
55:27et ça rassure les collaborateurs
55:30dans l'accompagnement opérationnel
55:32que vous conduisez
55:33auprès des sociétés
55:34que vous avez en portefeuille
55:35Christophe
55:35c'est une recommandation
55:39obligatoire
55:40par exemple
55:40que vous faites
55:41oui
55:41je dis
55:42on ne pense pas assez
55:44à impliquer les salariés
55:45au capital
55:46nous on le fait dans notre métier
55:47au niveau des cadres dirigeants
55:49c'est à peu près
55:49dans toutes nos opérations
55:50mais de créer
55:52des systèmes d'actionnariat
55:53plus collectifs
55:54nous ne le faisons pas assez
55:55au sens large
55:56en France
55:57et c'est une bonne solution
55:58aussi pour
55:59je pense
56:01contribuer
56:01à un meilleur
56:02bien-être au travail
56:04pour les salariés
56:05et une meilleure reconnaissance
56:06améliorer leur pouvoir d'achat
56:07aussi
56:07et c'est un moyen
56:09qui est quand même utile
56:10la création de valeur actionnariale
56:12quand vous vendez
56:13vos actions
56:13et qu'il y a de la plus-value
56:14les gens
56:15considèrent qu'elle est méritée
56:17qu'ils y ont contribué
56:18et c'est utile
56:19pour compléter
56:20l'épargne retraite
56:20on n'a pas parlé de l'environnement
56:22réglementaire
56:23ou public
56:24mais finalement
56:25en lisant ce livre
56:26c'est d'abord un effort
56:27de pédagogie
56:29d'évangélisation permanente
56:30pas besoin de dispositifs
56:33supplémentaires
56:33on peut toujours faire mieux
56:35mais on a déjà ce qu'il faut
56:37sur la table
56:37pour pouvoir en faire plus
56:38c'est pas le sujet
56:39de ce livre
56:40de dire qu'il manque des choses
56:42mais il peut en manquer toujours
56:43non mais je pense
56:44qu'il faut en parler
56:44comme on le fait
56:46aujourd'hui ensemble
56:46pour que des dirigeants
56:48se disent
56:49tiens je vais regarder le sujet
56:50je vais regarder le sujet
56:50parce que finalement
56:51ils sont capables
56:52ils ont peut-être envie
56:53mais moi je pense
56:55qu'ils n'ont pas
56:55la capacité financière
56:56je répète
56:57nous sommes
56:57nous les acteurs
56:58du capital investissement
56:59en capacité
57:00d'accompagner les salariés
57:01à racheter
57:01à côté du dirigeant
57:03de la société
57:03Merci beaucoup Christophe
57:05Merci d'être venu nous parler
57:06de ce manifeste
57:07que vous avez co-écrit
57:08avec Jean-Philippe Debas
57:09et Olivier Renaud
57:11paru aux éditions
57:13La sirène aux yeux verts
57:14je ne sais pas où ça se trouve
57:15ça se trouve un peu partout
57:16j'imagine
57:16en tout cas
57:17il suffit de taper le nom
57:18sur internet
57:19Des actions pour les braves
57:20avec les illustrations
57:22de GAPS
57:23en prime
57:23Merci beaucoup Christophe
57:24Merci
57:25Président de Turin Group
57:26qui a été l'invité
57:27de ce dernier quart d'heure
57:27de Smart Bourse ce soir
57:33Sous-titrage Société Radio-Canada
57:38Sous-titrage Société Radio-Canada
57:39Merci
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