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  • il y a 5 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:00Et bienvenue dans l'heure inter, il est 16h, tout de suite le Flash Info avec Sandra Ciombeau. Sandra, bonjour.
00:06Bonjour Olivier, bonjour à tous à la une de l'actualité, la canicule qui traverse la France actuellement.
00:12Le gouvernement annonce 49 départements en vigilance rouge demain et 54 en orange.
00:18Le pays fait face à un épisode caniculaire d'ampleur exceptionnelle depuis plusieurs jours.
00:22Les 41 degrés pourraient être atteints par certains endroits selon Météo France.
00:26Une situation non sans conséquence, 845 écoles et collèges sur 60 000 établissements scolaires en France seront fermés demain.
00:35Et 1800 autres établissements vont aménager leurs horaires.
00:39Le ministre de l'éducation, Edouard Geffray, a souligné l'importance de rénover les bâtiments plutôt que de climatiser.
00:45La SNCF de son côté recommande aux personnes vulnérables d'éviter de prendre le train.
00:50En cette période caniculaire, malgré la mobilisation jour et nuit de 3500 agents, Jean Castex, le PDG de la SNCF,
00:58a déclaré ne pas pouvoir écarter les incidents sur le réseau mis sous tension par les fortes chaleurs.
01:03Il a lui aussi évoqué l'urgence de moderniser le réseau ferroviaire.
01:08L'heure inter, c'est votre rendez-vous du dimanche avec bien évidemment Xenia Fedorova.
01:14Bonjour Xenia.
01:15Bonjour.
01:15Régis Le Sommier nous accompagne également.
01:17Bonjour Régis.
01:18Bonjour Olivier.
01:18Et nous sommes en liaison avec le général Henri Roux, docteur en sciences politiques notamment.
01:22Mon général, bonjour.
01:23Merci d'être avec nous pour décrypter cette actualité internationale marquée par cette entre-deux provocation, poursuite du dialogue.
01:32Il est vrai que l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, il reste encore fragile à cette heure.
01:37Seulement quelques jours après la signature de ce fameux mémorandum d'entendre censé mettre fin aux hostilités,
01:43eh bien l'Iran hier a menacé de fermer à nouveau le stratégique des Trois-Dormouz.
01:48Représaille aux frappes israéliennes meurtrières au Liban hier.
01:51Alors malgré tout, les discussions se poursuivent en ce moment même en Suisse en vue d'un accord définitif.
01:58Des discussions qui ont démarré aujourd'hui.
02:00Et J.D. Evans, le vice-président américain qui s'est exprimé cet après-midi.
02:05Voilà, on va découvrir ses premiers mots.
02:08Il s'agit d'une réunion historique.
02:09Ce que la présidente nous a demandé de faire, c'est de tourner une nouvelle page
02:13afin de transformer notre relation avec le peuple iranien, avec Zegna Fedorova.
02:18Une chose semble certaine.
02:20Il y a effectivement cette déclaration plutôt positive de J.D. Evans,
02:24mais un deal qui reste très fragile.
02:26Et ce n'est pas une surprise au fond, Zegna Fedorova.
02:28Non, ce n'est pas une surprise bien sûr.
02:30Mais on voit aussi une grande volonté de deux côtés d'avoir un deal.
02:35Ce n'est pas que Donald Trump, mais c'est aussi les Iraniens qui le cherchent.
02:39Ils cherchent sur les points financiers, parce que c'est très important pour eux
02:44de dégeler ces avoirs qui étaient gelés pendant la guerre.
02:50Mais aussi, en fait, de reprendre l'activité, d'avoir la capacité de gagner d'argent
02:57avec le pétrole, avec la livraison du pétrole à la Chine, etc.
03:02Donc là, on voit ces deux côtés.
03:04Après, c'est vrai que c'est fragile parce que les points sont compliqués.
03:07Il y a une question d'uranium enrichi, il y a une question de ces avoirs.
03:11Mais là aussi, comme vous avez dit, un acteur major, Israël,
03:15qui n'accepte pas à ses mamans cette idée de cesser les feux, surtout en Liban.
03:21Et comme Iran impose un peu ces conditions,
03:24on voit très bien que ça peut être fragilisé assez facilement.
03:28Par exemple, les Iraniens étaient censés venir en Genève le vendredi.
03:33Et en fait, ils ont annulé cette visite exactement à cause des frappes israéliques en Liban.
03:39Aujourd'hui, dimanche, finalement, on a cet rendez-vous.
03:42Mais on va voir comment ça va dire.
03:43Oui, en tous les cas, on a 80 jours, je pense, 90, 60 jours, me semble-t-il.
03:5060 jours pour trouver un accord.
03:53Sinon, encore une fois, toute la région va replonger dans la déstabilisation.
03:58Et on va décortiquer cet accord.
04:00Et vous le disiez, l'Iran qui demande la présence du Liban.
04:02Le Liban doit être compris dans cet accord.
04:04Ça, on va en parler.
04:05Mais avant, mon général, on va voir peut-être ces images du trafic du détroit d'Ormuz en ce moment
04:12même.
04:12Très peu d'évolution, d'ailleurs, entre hier et aujourd'hui.
04:16Un trafic qui semble un peu ralentir.
04:18Des petits navires aperçus.
04:20Bref, la fermeture, aujourd'hui, elle ne semble pas à l'ordre du jour.
04:23Donc, la fermeté affichée hier de l'Iran, c'était plus davantage un coup de bluff ?
04:29Selon vous, un coup de pression vis-à-vis des États-Unis, mon général ?
04:33Je crois que l'Iran a la main à partir du moment où vous contrôlez la géographie.
04:38Et vous savez que dans un combat, dans une guerre, qui tient la géographie tient en fait les suites de
04:46la guerre.
04:47Je crois que l'Iran joue remarquablement, ce n'est pas un jugement de valeur, c'est un simple constat,
04:54avec le détroit d'Ormuz.
04:56Là, regardez ce qui vient d'être décidé, c'est qu'il fallait demander une autorisation de passage 48 heures
05:04avant.
05:06Bien évidemment, ça va ralentir le trafic, mais il est toujours permis.
05:14Alors, l'Iran montre, d'abord en récusant ses négociations en Suisse, ou en tergiversant, etc., etc.,
05:22qu'en réalité, il a la main.
05:26Et puis, si vous regardez le protocole d'accord, le mémorandum d'entente, le projet,
05:32vous voyez bien que les États-Unis ont cédé quasiment sur tout, y compris d'ailleurs en matière nucléaire,
05:43où l'Agence internationale de l'énergie atomique serait chargée du contrôle.
05:49Bon, ça a été présenté comme la cause de la guerre, ou l'objectif pour Israël et pour les États
06:03-Unis du déclenchement de cette guerre.
06:06En réalité, c'était plutôt Israël qui voulait s'assurer la domination nucléaire de la région,
06:13et puis surtout, comment dire, effacer le risque d'un pays qui, évidemment, menace l'existence d'Israël.
06:24Alors, ce qu'il en est advenu, c'est la guerre dits 12 jours menée par Trump contre son gré,
06:32contre son gré véritablement, et puis cette guerre dont il a voulu tout de suite,
06:39il faut regarder entre les lignes, tout de suite se tirer, parce qu'il savait qu'il ne pouvait pas
06:52aller plus loin que 60 jours
06:54avant de passer sous les forges codines du Sénat et de la Chambre des représentants,
07:01et donc il fallait absolument traiter.
07:02Et puis aujourd'hui, aujourd'hui, ce qu'il en est, c'est que les États-Unis ont fortement, fortement
07:12consommé du matériel de très haute technologie.
07:17Un tiers, par exemple, des radieurs ultra-performants a été détruit dans ce conflit,
07:22donc il est très difficile d'aller plus loin.
07:25Je reviens sur l'Iran. L'Iran, avec ses drones, a causé des dégâts considérables et peut continuer.
07:36En revanche, les États-Unis ne peuvent pas.
07:39Alors, on va avancer, mon général.
07:41On va avancer à partir du décryptage que vous venez de nous faire.
07:47Ce qu'on comprend bien, c'est que l'Iran a toujours cette arme, c'est le détroit d'Hormuz.
07:50Les États-Unis, eux, ont un problème de stock de missiles.
07:53À force de frapper, il va falloir reconstruire.
07:55Donc, on a le sentiment, à cette heure en tout cas, que l'Iran a la main.
07:59Et l'Iran qui, aujourd'hui, exige que le Liban fasse partie des négociations.
08:05Alors, est-ce que c'est la prochaine étape, l'intégration du Liban ?
08:07Je vous pose la question dans un instant, mais avant, on va écouter le président iranien, justement, sur cette demande.
08:15Si Dieu le veut, cette équipe de négociations poursuivra les pourparlers avec détermination.
08:20Ce qui a été mis par écrit est le fruit d'un travail collectif.
08:23Nous y contribuons également afin de garantir nos droits et acquis.
08:27Nous ne céderons ni à la force, ni à l'oppression, ni à l'humiliation.
08:32Nous ne renoncerons pas à notre droit à l'enrichissement et ils seront contraints de l'accepter.
08:37Alors, cette nécessité de mettre le Liban dans la boucle, Régis Le Sommier, effectivement, est-ce que c'est la
08:43prochaine étape ?
08:44Et Israël, d'ailleurs, peut-être, puisqu'on voit que ce sont les deux grands absents de cet accord.
08:49Ce n'est pas la prochaine étape parce que ça fait un petit moment que l'Iran exige que le
08:52Liban fasse partie de l'accord.
08:58L'Iran dit, en substance, on n'abandonnera jamais le Liban et on met d'ailleurs le Liban en préalable
09:06à tout accord, finalement.
09:08Mais ce qui est très intéressant, justement, dans cette façon que les Iraniens ont de faire et également dans cette
09:13façon que les Américains ont de faire,
09:15c'est que, pour moi, Donald Trump est sorti de la zone de turbulence dans laquelle l'avait plongé ce
09:22conflit.
09:22C'est-à-dire qu'on est actuellement, avec la présence de J.D. Vance, de Steve Vitkoff, d'Abbas
09:27Arachi, de Jared Kushner en Suisse,
09:33avec le président pakistanais, avec les délégués qataris qui sont là, qui ont commencé à mener des meetings tripartites avec
09:42Iran et États-Unis.
09:44Donc ça, ça va bon train. Il y a tous les négociateurs, tous les gens importants pour l'accord sont
09:49là.
09:49Donc déjà, dans un premier temps, on peut dire que la diplomatie a gagné et qu'il y a très
09:55peu de chances qu'on revienne à la guerre.
09:57Mais tout ça, ça met quoi ? Ça met la pression sur un personnage qui, vous avez raison, n'est
10:02pas là, c'est Benjamin Netanyahou.
10:04Parce que c'est, quand l'Iran insiste sur le Liban, Donald Trump a envoyé qui ?
10:11Il a envoyé J.D. Vance, qui, on le sait depuis une semaine, a clarifié les nouvelles relations entre Israël
10:18et les États-Unis.
10:19C'est-à-dire en expliquant que les États-Unis étaient peut-être le seul soutien à Israël au monde.
10:26Et que les ministres israéliens de Netanyahou feraient bien d'y regarder à deux fois quand ils critiquent Donald Trump.
10:34Et ce qui est très intéressant, c'est que même sur le front intérieur, Benjamin Netanyahou,
10:39qui, comme vous le savez, va se présenter à nouveau aux élections à l'automne,
10:43est challengé, en particulier par Yaïr Lapid, qui est son opposant principal.
10:48Et Yaïr Lapid disait, je l'écoutais ce matin, il disait une chose très intéressante,
10:53il disait, en déclenchant cette guerre et en embarquant Donald Trump dans cette guerre contre l'Iran,
10:58le premier ministre israélien ne pouvait pas ignorer que la question du détroit d'Hormuz,
11:04sur la question de ce blocage s'il avait lieu,
11:07eh bien Donald Trump finirait par préférer l'avis du contribuable américain
11:11qui fait son plein dans l'Ohio à celui du premier ministre israélien.
11:16Et c'est là où Donald Trump, lui, joue très intelligemment,
11:20c'est-à-dire, il se désengage, il dit, il a signé le mémorandum,
11:24ensuite, à vous de négocier pendant 60 jours.
11:26Je vous envoie J.D. Vance, qui était la personne la plus hostile à la guerre dans mon administration.
11:33Et que font les Iraniens ? Eh bien, il lit tout accord au Liban.
11:36C'est-à-dire que Benjamin Netanyahou, ça va être make or break, comme on dit aux Etats-Unis,
11:42c'est-à-dire, est-ce que les Etats-Unis vont préférer l'accord
11:45ou vont préférer dire à Benjamin Netanyahou, tu peux continuer ta guerre ?
11:49À mon avis, ce qui va se passer, d'ailleurs, il y a un peu du calme aujourd'hui sur
11:54le front libanais,
11:55il n'y a que les grandes manœuvres sont encore en cours,
11:59mais si vous voulez, il y a moins d'activité.
12:01On va voir comment les choses vont se passer,
12:03mais vous avez un personnage aujourd'hui sur lequel beaucoup de pression se retrouve,
12:07c'est Benjamin Netanyahou.
12:08En tout cas, aujourd'hui, il a été dit aux soldats israéliens
12:12qu'il n'y avait absolument aucune restriction empêchant les soldats au Liban d'Algérie.
12:17Ce qui est intéressant, vous l'avez souligné d'ailleurs tout à l'heure,
12:20c'est que le but de Donald Trump n'est plus du tout celui de Benjamin Netanyahou.
12:26Aujourd'hui, c'est l'économie et sa population qui prime pour Donald Trump.
12:30Absolument, pour Donald Trump, c'est important de trouver une sortie de ce conflit
12:35parce que ça devient clair qu'il n'arrive pas à changer les régimes,
12:39il n'arrive pas à avoir les objectifs,
12:40et ce ne sont pas les mêmes objectifs, comme vous avez dit, avec Israël.
12:44Mais il ne faut pas oublier non plus que Donald Trump,
12:48sa façon de mener les négociations, c'est une combinaison de forces,
12:54de pressions, de menaces.
12:56Et Israël quand même reste un allié des États-Unis, un allié proche,
13:02donc il peut critiquer Netanyahou de temps en temps,
13:04mais je pense que dans le big picture, il n'y a pas une fracture en tous les cas entre
13:10ces deux pays.
13:12Et c'est intéressant parce que ça vient de tomber, il faut vérifier et confirmer ça,
13:17mais selon les sources médiatiques, il a dit à Fox News, Donald Trump,
13:23que si l'Iran n'arrête pas à financer Hezbollah, il va encore une fois taper fort.
13:29Donc il y a des questions.
13:31Je pense qu'il va continuer de jouer cet rôle, il ne va pas changer sa façon,
13:35mais en général, il a besoin d'une sortie,
13:39il a besoin d'une sortie parce que oui, America first, c'est ça ce qui compte aujourd'hui.
13:43Cette guerre commence à coûter très cher pour les États-Unis, pour Donald Trump,
13:48et en fait pour l'économie mondiale, parce que si on regarde cette déstabilisation des régions,
13:54il y a un effet direct sur le prix de pétrole.
13:57Les réserves de pétrole et de gaz sont en train de s'éviter et si on ne trouve pas une
14:02solution bientôt,
14:04on attend, je pense, qu'on va sentir l'effet de cette blockade.
14:08Et ça ne sera pas bien ni pour les pays asiatiques, mais aussi ni pour l'Europe.
14:14Ça va avoir un impact direct en fait.
14:15Mon général, vous êtes toujours, Général Rowe, qui est toujours en liaison avec nous.
14:19Ce qui est intéressant, c'est cette annonce de Donald Trump qui effectivement a dit
14:23« Moi, je vais taper fort si le Hezbollah continue à taper sur Israël ».
14:26C'est vraiment le pied dans la chaussure de l'accord, ce proxy de l'Iran finalement aujourd'hui.
14:33Vous avez à la fois le détroit d'Ormuz et le Hezbollah au Liban finalement qui font capoter.
14:38Ce sont les deux éléments qui font capoter l'accord.
14:42Oui, alors le Hezbollah, c'est quand même le proxy de l'Iran.
14:45Si l'Iran veut que le Hezbollah cesse et les actions contre Israël, le Hezbollah cessera.
14:52Israël fera aussi avec beaucoup plus de réticence ce que les États-Unis lui demanderont de faire.
14:59Ce que je voudrais signifier, c'est que Trump n'a jamais eu intérêt à cette guerre.
15:05Il l'a fait contraint et forcé parce qu'il y avait un fort groupe de pression aux États-Unis
15:11qui l'a entraîné dans cette affaire.
15:17Souvenez-vous, au tout début, Trump était candidat au prix Nobel de la paix.
15:23Il a rédigé aussi ou fait rédiger ce qui s'est appelé le corollaire Trump à la doctrine de Monroe
15:29et ce qu'ils appellent le National Security Strategy, où il dit finalement,
15:36nous on n'a plus les moyens d'intervenir dans le monde comme on le faisait jusqu'à présent
15:43et il faut que nous nous recentrions sur nos intérêts.
15:48et nos intérêts, c'est en Amérique, en Amérique aux États-Unis bien évidemment
15:53et puis aussi sur l'ensemble du continent américain.
15:57Alors ça ne veut pas dire qu'ils n'interviendront pas, les détroits par exemple
16:01qui permettent de contrôler les trafics maritimes.
16:06Ça c'est une nécessité pour Washington que cela demeure libre.
16:11Mais je rappelle aussi que les militaires états-uniens, les militaires américains
16:19n'étaient pas favorables à ce conflit.
16:21Le général Dan Cain a dit à Trump que l'armée américaine n'avait pas les moyens
16:29de s'engager dans un conflit de cet ordre.
16:32Et puis il y a un risque.
16:34Ce que l'on ne souligne pas, mais que Trump a nécessairement pris en compte,
16:40c'est que l'Iran fait partie des BRICS, l'Iran fait partie de cet ensemble de pays
16:48qui contestent le dollar, qui contestent l'American way of life
16:53et la mondialisation heureuse.
16:57Donc tout ça s'est pris en considération.
17:00Et pour sauver le pétrodollar, je simplifie,
17:05et pour sauver l'influence du dollar dans cette région du monde,
17:10il est pour Trump indispensable de quitter ce conflit,
17:19de mettre un terme à ce conflit.
17:21Alors là, maintenant du côté d'Israël, les intérêts sont tout autres.
17:28C'est pour ça que vous avez parfaitement raison quand vous dites
17:31qu'Israël et les États-Unis sont aujourd'hui découplés.
17:37C'est une évidence.
17:40Mais Israël, et si au début de la guerre,
17:43Israël était en position de force vis-à-vis des États-Unis,
17:47je crois qu'aujourd'hui, Israël a beaucoup moins de puissance auprès de Washington
17:59que ce pays n'en avait il y a quelque temps ou tout au moins au début du conflit.
18:04Et il livre en général, comme nous l'indiquait Xenia Fedorova,
18:07que Donald Trump a effectivement sur son réseau social annoncé
18:10qu'il n'hésiterait pas à frapper l'Iran si le Hezbollah continuait de viser Israël.
18:15Il a proposé d'ailleurs une manière de frapper l'Iran via le Hezbollah,
18:20c'est-à-dire d'utiliser ce qui semble aujourd'hui être un proxy des États-Unis,
18:27c'est-à-dire l'armée syrienne,
18:29c'est-à-dire de proposer à Jolani, au président Al-Shahra,
18:34d'affronter directement le Hezbollah.
18:36Et Donald Trump semble persuadé qu'il y aura mieux plus,
18:39il l'a dit, plus de résultats que ce qui se passe actuellement.
18:42Ce qui est quand même un petit peu présumé,
18:45parce qu'on sait que dans l'histoire,
18:47il y a déjà eu des affrontements entre les djihadistes syriens et le Hezbollah,
18:50notamment à Koussa et à Alep pendant la guerre, à Palmyre et autres,
18:53et que le Hezbollah, à l'époque, qui était beaucoup plus puissant encore qu'aujourd'hui,
18:57avait remporté des victoires.
18:59Donc il y a un sentiment de revanche chez les Syriens,
19:01mais aussi beaucoup de prudence.
19:03Est-ce que la Syrie et le Liban vont être encore à nouveau l'objet d'une guerre ?
19:08En tout cas, c'est ce que Donald Trump a tenté de proposer finalement.
19:11Bon, on verra en tout cas.
19:12Dossier très important, Xenia Fedorova, puisque nous avons parlé du Liban.
19:15Et nous entendions le président iranien tout à l'heure parler du nucléaire.
19:18Le président iranien, il a assuré ne pas chercher la bombe atomique,
19:21mais il dit ne pas renoncer à l'enrichissement.
19:2460 jours pour se mettre d'accord sur ce point-là.
19:26Est-ce que selon vous, Donald Trump, il peut accepter, il peut croire le président iranien ?
19:32Je pense qu'il est un peu obligé de croire, parce que s'il veut vraiment sortir de ces conflits,
19:37il est obligé de le croire.
19:40Iran a toujours dit qu'il ne cherche pas à créer une bombe nucléaire.
19:44Après, on voit très bien que l'uranium enrichi est enrichi beaucoup plus qu'il faut pour les atomes pacifiques.
19:50Et donc aujourd'hui, ce qui est proposé, selon le fuite qu'on a vu dans les médias,
19:55c'est une dissolution de l'uranium enrichi sous la surveillance des experts de l'ONU,
20:03de l'Agence atomique internationale.
20:07Mais c'est un peu ce qui était le cas avant.
20:10Et donc, je pense que, formalement, Donald Trump va accepter cette décision.
20:15Parce que la première idée, c'était de retirer complètement l'uranium enrichi d'Iran,
20:20mais l'Iran a refusé.
20:21Aujourd'hui, l'Iran, quand même, a les cartes à jouer.
20:25Il peut imposer certaines conditions, parce que le blocage d'être dormant, c'est ça, en fait,
20:29c'est le point plus fort.
20:31Et je pense que Donald Trump est complètement capable d'accepter ces conditions-là.
20:36Parce que ça ne va pas peut-être complètement élever les problèmes,
20:42mais ça va lui permettre de gagner le temps, peut-être quelques années encore,
20:47de paix, de réenforcer les positions de chacun.
20:51– Alors, le général Henri Roux, qui est en liaison avec nous, souhaitait réagir.
20:54Vous souhaitiez réagir au propos de Xenia Fedorova, mon général.
20:57– Oui, alors, je suis tout à fait d'accord avec ce que vient de dire Mme Fedorova.
21:01– J'ajouterais simplement que dans un pays religieux, enfin, dirigé par les religieux,
21:08certains actes sont à prendre en considération de manière véritable.
21:18Ce sont les fatwas.
21:19– Alors, Khomeini a rédigé une fatwa, il proclamait une fatwa,
21:26où il disait que l'Iran ne serait jamais une puissance militaire nucléaire.
21:34Il ne le souhaitait pas, il ne le voulait pas.
21:37Cette fatwa a été reprise par Khamenei, le dernier chef religieux en date,
21:45après qu'il, avant qu'il fût exécuté ou tué par les États-Unis.
21:53Il a repris textuellement la fatwa de Khomeini.
21:57Donc, je ne crois pas que l'Iran ait l'ambition, aujourd'hui en tout cas,
22:04de détenir l'arme nucléaire.
22:07Ça a été l'argument des Israéliens, qui, eux, détennent l'arme nucléaire
22:12et qui souhaitaient ne pas avoir de concurrence dans ce domaine à proximité,
22:19surtout avec l'Iran qui est d'une autre dimension qu'Israël.
22:22Mais je ne crois pas qu'il y ait d'inquiétude à avoir,
22:29tout au moins dans les quelques années qui viennent, sur ce sujet.
22:34– Mais en général, vous restez avec nous, puisque nous allons nous intéresser
22:37à un autre front, celui entre la Russie et l'Ukraine.
22:39Mais avant, peut-être pour clore cette dernière question,
22:41Régis Le Saumier, Emmanuel Macron, qui dit
22:43« La guerre n'est pas terminée dans ce dossier Iran et les États-Unis, c'est le cas ou
22:46pas ? »
22:47– Moi, je pense que la diplomatie a le dessus actuellement.
22:49Maintenant, je ne peux pas prédire ce qui se passera.
22:52Je voulais revenir simplement sur le nucléaire.
22:53En effet, le président iranien a dit qu'il était à même de s'engager,
22:59de signer un accord sur lequel l'Iran annonce renoncer à l'arme atomique.
23:04En revanche, les Iraniens considèrent l'enrichissement comme un droit.
23:09Et là, de ce point de vue-là, on sent qu'ils sont prêts à vendre très chèrement leur pot
23:15sur cette question de l'uranium enrichi.
23:17Moi, je ne suis pas tout à fait d'accord sur la question de l'Iran sans bombes atomiques.
23:22Effectivement, il y a ces fatwas.
23:24Cette fatwas de Rameney, reprise par Rameney, et qui apparemment continue.
23:30Il y a quand même des gens chez les gardiens de la Révolution qui ont considéré
23:34que ce qui était arrivé à la Corée du Nord, par exemple, ou au Pakistan,
23:37permettrait de mettre l'Iran à l'abri définitivement.
23:39Et qu'on n'a pas enrichi en Iran à 60%, alors que pour l'usage civil,
23:45c'est un peu en dessous de 4%, pour simplement regarder le stock et se dire
23:50« Tiens, on a enrichi à 60%. »
23:52On sait qu'aujourd'hui, en ayant enrichi à 60%, on peut monter à 90% très facilement
23:57et fabriquer des bombes atomiques.
23:58Donc, il ne faut pas être naïf non plus.
24:00Il y a des gens dans l'appareil militaire, notamment des gardiens de la Révolution,
24:04qui aujourd'hui contrôlent le pays.
24:06Ce n'est plus le régime des Molas, c'est le régime des gardiens.
24:09D'ailleurs, Mochtadar Rameney était gardien de la Révolution.
24:12Donc, aujourd'hui, vous avez même un leader suprême qui était spirituel,
24:17mais qui faisait partie des gardiens.
24:19Et aujourd'hui, ce sont les gardiens qui noyautent.
24:21Donc, la vraie question, c'est est-ce que l'Iran va accepter d'acheter, finalement,
24:26de troquer ce droit, ce qu'ils considèrent le droit à l'enrichissement
24:31et potentiellement ce qu'ils peuvent en faire,
24:33contre, effectivement, espèces sonnantes et trébuchantes,
24:36c'est-à-dire les 300 milliards du fonds de réparation sur les dégâts de la guerre,
24:42la question du dégel.
24:44Est-ce que l'Iran va accepter, finalement, de troquer ?
24:48Parce que, je vous dis, si l'Iran devient une puissance nucléaire,
24:50à ce moment-là, ça ne peut arriver.
24:51Alors, réponse peut-être, peut-être, parce que d'ici là,
24:54il y a encore de l'eau qui va couler sous les ponts.
24:56Peut-être, réponse dans 60 jours.
24:58Autre front, je vous le disais, si vous le voulez bien,
25:00celui entre la Russie et l'Ukraine.
25:02On va y revenir dans un instant, mais dans ce contexte,
25:04je voulais vous entendre sur cette polémique liée au 14 juillet,
25:08ici en France, puisque Emmanuel Macron est accusé
25:11de détourner cette fête nationale en événements pro-ikréniens et pro-européens.
25:17Il suffit de lire le thème de l'événement,
25:22c'est le réveil stratégique de l'Europe.
25:24C'est vrai qu'il y a eu beaucoup de rumeurs autour de ce défilé,
25:27des rumeurs démenties par le gouverneur militaire de Paris,
25:30mais qui a détaillé l'événement.
25:32Donc, on va voir comment ce 14 juillet va se dérouler.
25:36Vous le voyez à l'antenne,
25:382000 pilotes en bidôme franco-ukrainien,
25:41il y aura des avions de combat de pays alliés,
25:42participation d'alliés de la coalition des volontaires,
25:45présence de 10 000 militaires, dont 3500 étrangers,
25:48et clôture avec l'Aude à la joie, hymne européen,
25:51suivi de la marseillaise.
25:53Alors d'ailleurs, ce qui est intéressant,
25:55c'est que le gouverneur militaire de Paris
25:56confirme qu'il y aura l'Aude à la joie,
25:58mais pas d'hymne européen, me semble-t-il.
26:01L'Aude à la joie a été choisie
26:03comme étant l'hymne européen depuis 1985.
26:05Bon, mon général, peut-être, pour démarrer,
26:08je voulais vous entendre.
26:09C'est un détournement du 14 juillet
26:11au profit de l'Ukraine et au profit de l'Europe,
26:13pour vous ou pas ?
26:15Alors, j'ai écrit un document là-dessus.
26:19Lorsque j'ai appris à la participation
26:21d'un détachement ukrainien au défilé du 14 juillet,
26:25je dois dire que j'ai été un peu choqué.
26:28J'étais même très choqué.
26:29Tout simplement parce que l'Ukraine est en guerre.
26:33Que l'on invite un pays au défilé du 14 juillet,
26:37c'est traditionnel.
26:38Mais en général, ce sont des pays amis,
26:40des pays avec lesquels on a de bonnes relations
26:43et qui ne sont pas engagés dans des conflits.
26:47Là, on a un pays qui est en guerre contre la Russie.
26:52Autant que je sache, nous ne sommes pas en guerre contre la Russie
26:57et nous avons des relations diplomatiques avec Moscou.
27:00Mais cette armée ukrainienne présente aussi quelques caractéristiques
27:06qui posent problème.
27:08Vous savez qu'il y a, en 2014, dans le Donbass,
27:15cette armée ukrainienne a bombardé, a tué, a massacré
27:19entre 14 000 et 20 000 personnes.
27:23C'est ce qui a d'ailleurs été à l'origine de l'opération militaire spéciale,
27:27disons-le en passant.
27:29Et le plus actif des détachements de cette armée,
27:35ça a été le bataillon Azov.
27:36Le bataillon Azov formé de partisans du nazisme.
27:42Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les faits.
27:45C'est un état de fait.
27:48Ce bataillon est devenu progressivement une brigade
27:52et a été intégré à la garde nationale offensive.
27:59C'est-à-dire que ça fait partie maintenant de l'armée ukrainienne.
28:02Non seulement ça, mais le gouvernement ukrainien
28:07a donné à une division de son armée
28:13le nom de quelqu'un
28:17qui a commandé une division au sein de l'armée allemande.
28:25Et puis, il y a un hommage appuyé à une personnalité
28:32qui a été à l'origine, avec son organisation,
28:36de la mort de 100 000 Polonais.
28:38100 000 Polonais.
28:40Et là, il y a quelque chose qui est, à mon sens,
28:45comment dire, honteux.
28:47Parce que la Pologne a évidemment réagi en disant
28:53mais c'est quand même malheureux d'accepter cette chose
29:03dans un pays qui est en guerre.
29:05Qu'on fasse une référence à une autre guerre
29:09où une partie de l'Ukraine a combattu
29:14au profit de l'Allemagne de l'époque, de l'Allemagne nazie.
29:18Personne en Europe n'a réagi pour soutenir la Pologne.
29:22Donc, ceux qui vont participer au défilé du 14 juillet,
29:28c'est quand même des gens
29:30qui ont parmi leurs camarades
29:36des gens qui ont des références nazies.
29:40Ça, c'est inacceptable.
29:42Alors, mon général, on continue la discussion.
29:44On va d'ailleurs entendre le président polonais
29:46dans un instant, vous y faisiez référence.
29:48Mais je voulais vous faire écouter Philippe Devilliers
29:51face à Philippe Devilliers.
29:52C'était vendredi soir.
29:53Il s'est exprimé et il rejoint au fond votre constat.
29:56Il n'a pas mâché ses mots.
29:57Écoutez.
29:58Cette petite touche nazie qui va arriver sur les Champs-Elysées,
30:02ça ne me dit rien qu'il vaille.
30:05Parce que l'armée française, c'est la résistance.
30:08La résistance au nazisme.
30:12Si la France existe encore, c'est qu'elle a résisté au nazisme.
30:17Donc, tous ces collaborateurs du nazi,
30:20et qui sont en plus des corrompus,
30:21moi, je ne veux pas les voir à Paris.
30:23Il y a cette réalité, effectivement, dénoncée du côté russe,
30:27Xenia Fedorova, de plus en plus entendue,
30:29aussi ici sur le territoire français.
30:31Nous entendions le général, Philippe Devilliers également.
30:33C'est une réalité clairement documentée,
30:36mais aujourd'hui totalement mise sous le tapis en Europe.
30:39On n'a pas le droit d'en parler.
30:41Exactement, ça reste toujours un sujet tabou.
30:43On ne voit pas beaucoup de médias généralistes
30:45qui parlent de tout ce qui se passe aujourd'hui
30:48lié aux glorifications des nationalistes collaborateurs
30:54avec les nazis.
30:56On va écouter le président polonais,
30:59mais c'est un scandale qui vraiment devient central en Europe.
31:05Et encore une fois, on ne voit pas beaucoup de couverture de ça aujourd'hui.
31:09en France, donc ça, c'est révélatrice, je pense, révélateur.
31:14Pour revenir au sujet des 14 juillet,
31:16mais c'est vrai que dans les yeux des communautés internationales,
31:20on a l'impression, en tous les cas dans l'Est,
31:23on a l'impression que la fête nationale est remplacée
31:26par le jour de l'Europe, le jour de l'Ukraine,
31:28quand l'Ukraine n'est ni dans le temps,
31:31ni dans l'Union européenne aujourd'hui.
31:33Donc, c'est un paradoxe, en fait.
31:35Et bien sûr que c'est un message aussi en Russie
31:38et que la France a pris clairement sa partie
31:40et qu'il n'y a pas un espace pour la négociation.
31:45Parce que quand on attend que la France veut participer
31:47à la table de négociation,
31:49mais en même temps on voit l'effet et la position de prise,
31:52c'est quand même compliqué, je pense,
31:54dans tous les cas pour l'Écôte russe,
31:56de voir la France comme une puissance diplomatique aujourd'hui.
32:01Et ça, c'est fait par le gouvernement d'Emmanuel Macron
32:04qui a décidé de prendre cette partie.
32:07La question qu'on s'est posée,
32:09à quel point les peuples français sont donnés son accord
32:12pour transformer ce jour national
32:15à un jour l'Europe et soutien à l'Ukraine ?
32:17Parce que c'est vrai qu'il y a un message.
32:19Quand vous avez des copilotes ukrainiens
32:21derrière nos pilotes français,
32:23quand vous avez des membres de la coalition des volontaires,
32:27voulu par Starmer et Emmanuel Macron,
32:28qui vont descendre, c'est un moment d'unité nationale le 14 juillet.
32:31Régis Le Sommi en aime bien voir défiler nos parachutistes,
32:35nos saints syriens.
32:36Voilà, c'est vraiment un moment d'unité nationale.
32:38Là, est-ce que le 14 juillet, il n'est pas utilisé
32:40pour envoyer un message au monde,
32:41mais pas forcément un message partagé par le peuple français ?
32:44Dévoyez peut-être cet événement cette année.
32:47Moi, je suis un peu circonspect quand je constate
32:52que, d'abord, pourquoi l'hymne européen avant...
32:55Avant la Marseillaise.
32:56Alors, la Marseillaise, c'est quand même incroyable.
32:59Le 14 juillet étant la quintessence de...
33:02C'est l'événement de la Révolution française.
33:05C'est l'événement qui est porté par la Marseillaise,
33:08qui sera le champ plus tard des armées révolutionnaires,
33:14inventé un peu à la même époque.
33:15Moi, ça me choque beaucoup.
33:17Ce qui me choque, c'est cette dimension idéologique
33:19que, peu à peu, prend toutes les décisions de notre président.
33:22C'est-à-dire, il y a une vraie volonté fédéraliste,
33:25à peine déguisée,
33:27qui est donc d'abord de mettre cette tonalité européenne,
33:31ramener l'Ukraine.
33:32Pourquoi ? Parce que ce conflit permet de fédéraliser les armées.
33:36C'est-à-dire qu'on gonfle la menace russe
33:39vis-à-vis des pays européens
33:41dans le but, finalement,
33:42de déléguer progressivement à Bruxelles
33:44toutes nos armes.
33:48La question du nucléaire va dans le même sens.
33:52Le fait qu'Emmanuel Macron parle de dissuasion élargie,
33:58on est dans cette optique
34:00et on essaye de nous faire croire que non.
34:03Et sur la question de l'Ukraine, c'est pareil.
34:06La vision de ce conflit,
34:08mais depuis un petit moment,
34:09moi je l'ai dit beaucoup de fois à plein de niveaux,
34:11tant sur la question de la corruption
34:13que sur la question de l'héritage
34:15et des liens avec le nazisme
34:18pendant la Seconde Guerre mondiale,
34:20il y a de facto dans les rédactions
34:22quelque chose qui me gêne beaucoup
34:23parce qu'on n'aborde jamais le sujet de front.
34:27Alors que tout est dans les livres historiques.
34:31Ne serait-ce que la personne d'André Melnik,
34:35de savoir qui est ce personnage,
34:37qui est l'UN,
34:38l'UPA, c'est-à-dire l'organisation militaire derrière,
34:40par qui était-elle financée ?
34:42Elle était financée par l'ABVER,
34:44donc les services de renseignement militaire allemand,
34:48dans le but d'opérer,
34:49et je le répète, je l'ai déjà dit,
34:50mais j'ai l'impression d'être parfois un peu le seul
34:52à rappeler ces périodes de l'histoire.
34:55Et vous prenez les risques,
34:57à l'Alle Ferre, aujourd'hui.
34:58L'ABVER avait utilisé Bandera
35:01et un certain nombre de nationalistes ukrainiens
35:04dans le but de fomenter, on va dire,
35:07des actions derrière les lignes soviétiques
35:11pour Barbarossa.
35:13Donc ça veut dire que les relations,
35:15elles ne se font pas simplement de façon fortuite,
35:18c'est pas l'Ukraine uniquement.
35:20Il y a la question de l'opportunité historique,
35:22c'est-à-dire que l'Allemagne arrive en Ukraine
35:24et un certain nombre de nationalistes ukrainiens,
35:27révulsés par le stalinisme,
35:29vont se jeter dans les bras de l'Allemagne,
35:31ça on peut le comprendre,
35:32mais il y avait un travail préparatoire qui existait
35:35et une volonté de la part de l'Allemagne
35:37d'instrumentaliser ces nationalistes ukrainiens.
35:39Mais vous n'êtes pas le seul à le dire,
35:40il y a le président polonais,
35:42on va l'entendre dans un instant.
35:43Alors lui c'est un autre...
35:43Mais c'est un autre dossier,
35:44mais il soulève là une question de...
35:46Bon, on va en parler justement,
35:48mais le général Henri Roux,
35:50vous vouliez réagir sur cette question
35:51du défilé du 14 juillet
35:53avec, rappelons-le,
35:54le président de la République
35:55qui est le chef des armées,
35:57mais on a le sentiment
35:58qu'il s'imagine comme chef des armées européennes.
36:01Aujourd'hui.
36:02Alors, le 14 juillet,
36:05c'est, comme vous le rappeliez fort justement,
36:07c'est la fête nationale
36:08et c'est le moment où les armées
36:13se montrent, s'exposent,
36:15et elles sont là pour traduire
36:19cette complémentarité,
36:21ce lien entre la nation
36:29et son armée.
36:31Bon, là on est en train de faire
36:35toute autre chose,
36:36transformer le 14 juillet
36:37en une fête qui n'est absolument plus française.
36:41Et je voudrais revenir sur l'Ukraine.
36:44Vous savez, il y a eu il y a quelques jours
36:47à Evian le G7.
36:52Le G7, M. Macron,
36:55le président de la République
36:56qui était l'hôte,
36:57a invité Zelensky.
37:01Je rappelle qu'il y a quelques années maintenant,
37:07Vladimir Poutine,
37:08qui souhaitait se rapprocher de l'Occident,
37:12a été invité au G7
37:14et le G7 est devenu le G8.
37:16Ça n'a pas duré,
37:17on est revenu au G7.
37:20Mais alors, pourquoi inviter M. Zelensky,
37:23dont le pays ne fait pas partie
37:24des pays les plus riches d'Occident,
37:28et pourquoi là aussi l'inviter,
37:32ou inviter son armée
37:34à participer au défilé ?
37:36C'est un engagement
37:37qui va beaucoup plus loin.
37:39Vous savez, le symbole,
37:40parce que ce sont des symboles tout ça,
37:43le symbole, c'est des économies de mots.
37:45Et arriver à un tel degré d'engagement,
37:51c'est quasiment de la cobelligérance.
37:55Oui, parce qu'il est important de le rappeler
37:57pour les téléspectateurs qui nous regardent,
37:59la France n'est pas en guerre contre la Russie.
38:01Parfois, en entendant certains de nos politiques,
38:04on a l'impression que c'est le cas.
38:05Non, ce n'est pas le cas, factuellement.
38:07Et heureusement, c'est quand même quelque chose
38:12qu'il faut à tout prix éviter.
38:13Le président polonais, chose promis, chose due,
38:16alors il a retiré la plus haute distinction du pays,
38:19la plus haute distinction honorifique,
38:21accordée en 2023 à son homologue ukrainien,
38:24Volodymyr Zelensky.
38:25On l'écoute.
38:28J'ai décidé de retirer l'ordre de l'Aigle Blanc
38:31au président de l'Ukraine.
38:32Je tiens à souligner que cette décision n'est pas dirigée
38:35contre le peuple ukrainien.
38:36Elle ne signifie pas non plus un changement d'orientation stratégique
38:40de la politique de sécurité polonaise.
38:42Nous avons soutenu et continuons de soutenir l'Ukraine,
38:45car nous savons que l'agression russe constitue une menace
38:48pour la sécurité de la Pologne et de l'Europe tout entière.
38:52Alors, Ksenia Fedorova, c'est suite au décret nommant
38:54une unité militaire ukrainienne du nom héros de l'UPA.
38:59C'est bien cela, donc peut-être, vous en avez parlé tout à l'heure,
39:04Régis Le Sommier, effectivement, de l'UPA qui était une unité
39:09qui a commis, en tout cas pour la Pologne, un génocide.
39:12C'est bien cela, et composé de nazis.
39:14Disons qu'ils ont tué des centaines de milliers,
39:17peut-être pas des centaines de milliers, mais en tout cas,
39:19une partie des Polonais, de la minorité polonaise présente en Ukraine,
39:24qui était située dans la région de Volonie.
39:30Alors, il faut voir que cette région est une région qui a été annexée
39:33à l'occasion du pacte germano-soviétique aussi.
39:36C'est-à-dire que c'est des territoires qui ont été annexés
39:38et récupérés par l'Ukraine.
39:40Mais il y a toujours eu des problèmes de minorités,
39:42et vous avez eu un certain nombre de massacres qui ont eu lieu.
39:45La question des Juifs est différente, mais elle a été aussi l'œuvre de l'UPA.
39:51On va dire que les supplétifs ukrainiens ont participé directement à la Shoah par balle,
39:57y compris dans le massacre de Babi Yar en juillet 1941 à Kiev,
40:02qui est le... je précise quand même, 35 000 Juifs ont été tués en deux jours.
40:07C'est un des massacres les pires exécutés en un minimum de temps,
40:13avec des Allemands et avec des membres de l'UPA.
40:16Voilà.
40:16Zéline a fait d'ordre.
40:17Ce qui est aussi intéressant dans toute cette situation,
40:19c'est le comportement et la position de Wladimir Zelensky.
40:23Parce qu'on aurait le nationaliste connu pour les massacres de Juifs,
40:30des Polonais et des Soviétiques pendant la Deuxième Guerre mondiale,
40:33et après, quand Pologne s'exprime, son disaccord avec ça,
40:38réagir encore une fois dans une façon très...
40:40Parce qu'ils ont mis, je pense, Wladimir Zelensky a mis les photos d'un voile de ce symbole à
40:49Pologne.
40:50Donc ça provoquait encore une fois à Pologne une réaction vivante,
40:53qu'ils ont dit, mais dans ces cas, peut-être vous nous envoyez aussi tous les missiles,
40:58toute l'aide que nous avons vous envoyée.
41:01Donc en fait, il est en train de casser la relation avec Pologne,
41:04qui était vraiment des côtés de l'Ukraine depuis le début.
41:08Qu'est-ce que ça peut donner ?
41:09Mais ça peut donner aussi la façon dont Pologne va voir les réfugiés ukrainiens en Pologne,
41:13parce qu'il y en a beaucoup.
41:14Mais c'est peut-être que Wladimir Zelensky cherche, parce qu'il manque d'hommes.
41:18Et on a entendu même Ursula von der Leyen dire,
41:21peut-être qu'il faut regarder vers les réfugiés ukrainiens,
41:24parce qu'il manque d'hommes sur la fronte ukrainienne.
41:27Donc là, on entre dans une situation assez révélatrice, encore une fois.
41:31Wladimir Zelensky, qui n'a pas le respect pour l'aide des Européens,
41:36et Pologne inclut, mais il demande, demande, demande.
41:38En fait, elle est complètement déconnectée avec la réalité aujourd'hui.
41:41Et on voit encore une fois, par rapport à tout ce qu'on a attendu pendant le G7,
41:47tout ce qu'on va voir le 14 juillet,
41:49qui ont fait la position européenne,
41:51c'est de continuer cette guerre à la place de chercher une sortie vers le chemin d'épée.
41:56En fait, cette idée est de renforcer l'Ukraine,
41:59pour que l'Ukraine puisse décider les conditions d'un accord d'épée.
42:04Mais ce n'est pas la réalité des tyrans, en fait,
42:07parce que les conditions, je pense qu'il s'était Régis Lissomier qui a dit,
42:11vous avez dit sur votre compte Twitter X,
42:15que c'est ce qui gagne peut imposer les conditions.
42:20Aujourd'hui, si on regarde la situation des tyrans,
42:23l'Ukraine n'est pas du tout en train de gagner cette guerre.
42:26Donc ça, c'est quelque chose qui doit interpeller et entorager les gens.
42:30Et il faut poser la question de pourquoi on ne choisit pas en direction vers la paix,
42:34la négociation, comme le fait Donald Trump aujourd'hui,
42:37qui demande pourquoi on continue toujours,
42:40essayer d'encourager Zelensky de continuer cette guerre contre l'Ukraine.
42:43En tout cas, c'était très intéressant de vous entendre après les propos du président polonais,
42:48puisque ça permet d'avoir des clés de compréhension.
42:50Je voudrais vous montrer ce message de Gabriel Attal, juste pour l'anecdote.
42:54C'est assez intéressant pour se rendre compte, finalement,
42:56de la perception de la situation par nos politiques aujourd'hui.
43:00Alors en fait, Gabriel Attal y réagit, puisque Jordan Bardella était en Pologne.
43:03Et quelques heures après son entrevue avec Jordan Bardella,
43:06le président polonais retire la plus haute distinction du pays accordé à Volodymyr Zelensky,
43:11logique pour un parti, le RN, qui défendait en 2022 une alliance militaire avec la Russie.
43:15Il me semblait intéressant de vous le montrer, pas besoin de décryptage,
43:18il est complètement à côté de la plaque par rapport aux faits et à la réalité que nous venons d
43:22'entendre.
43:22Mais ça dit quelque chose aussi du niveau de notre classe politique, pardonnez-moi, sur ce sujet très complexe.
43:26C'est-à-dire qu'on essaie de régler des comptes à domicile,
43:28on se met en campagne présidentielle en France, puisque Gabriel Attal est candidat,
43:32en utilisant un élément international, la visite de Jordan Bardella en Pologne,
43:37pour finalement dire, bah oui, regardez le RN,
43:39d'ailleurs vous souteniez, vous étiez les soutiens des Russes,
43:42la prochaine phrase qu'il a peut-être oubliée, c'est
43:44« Oui, et Marine Le Pen a sollicité l'aide des banques russes ».
43:47C'est toujours la même rhétorique, et c'est à la fois petit,
43:53parce que, je ne sais pas comment, peut-être qu'il n'y a que Gabriel Attal
43:58qui imagine que le président polonais a pu enlever la plus haute distinction du pays à Volodymyr Zelensky,
44:05par influence de Jordan Bardella.
44:07– Oui, non mais ça n'a aucun sens, mais c'est…
44:10– C'est même mauvais, franchement…
44:13– Mon général, Henri Roux, vous vouliez réagir ?
44:16– Oui, je voulais réagir sur la situation militaire en Ukraine.
44:20Je crois que cette guerre va se terminer, tout comme la guerre en Iran,
44:25pour une raison bien simple, c'est que Trump n'a plus les moyens de soutenir qui que ce soit.
44:31Il se retire d'Iran, enfin de la guerre contre l'Iran, je vous l'ai dit tout à l
44:39'heure,
44:39parce que… pour différentes raisons, mais aussi parce que techniquement, il a perdu…
44:44ces armées ont perdu du matériel extrêmement sophistiqué,
44:48et il faut au minimum trois ans, trois ou quatre ans pour reconstituer les stocks.
44:52En Ukraine, évidemment, il y a une conséquence sur l'Ukraine,
44:58les États-Unis ne peuvent plus soutenir directement cette armée ukrainienne.
45:03Alors quand on entend les Européens menacer,
45:06il faut aussi savoir menacer d'action quasiment immédiate contre la Russie,
45:13il faut savoir que les troupes de l'OTAN, parce que c'est l'OTAN qui est en cause,
45:17évidemment, les troupes de l'OTAN dépendent pour le matériel lourd à 70% des États-Unis.
45:28Croyez-vous que les États-Unis vont accepter que ces armées entrent en guerre contre la Russie ?
45:39Sachant que la norme ITAR, cette norme qui permet aux États-Unis
45:45de ne pas autoriser l'emploi d'un matériel, dès lors, par une puissance étrangère,
45:53dès lors qu'un composant, au moins, vient de chez eux.
45:58Croyez-vous aussi, puisqu'il y a des F-35 un peu partout,
46:04que le président des États-Unis, enfin le président ou les États-Unis,
46:10vont autoriser l'emploi de ces avions contre la Russie,
46:17alors que ces F-35 ne peuvent décoller de n'importe quel endroit dans le monde
46:21qu'avec quasiment l'autorisation des États-Unis.
46:26Ça n'est pas possible, ça n'est pas possible.
46:28Alors, c'est de la posture, vous savez,
46:30où les Russes pourraient parler de Troïka, avec Kerstaner, Merz et Macron.
46:39Ce sont les plus engagés dans cette hostilité à l'égard de la Russie.
46:46Mais elles ne débouchent sur rien.
46:48Mon général, pardonnez-moi, je suis dans l'obligation de vous couper la parole,
46:52puisqu'on arrive quasiment au terme de cette émission absolument passionnante.
46:56Et puis, on n'aura pas eu le temps, malheureusement, je voulais aborder avec vous,
46:58vous savez, la cathédrale emblématique de la Laure des Grottes de Kiev,
47:02s'y classait au patrimoine de l'UNESCO,
47:04qui a été endommagée par une frappe, c'était le 15 juin.
47:07Et vous avez écrit dans le J.D. News une chronique absolument passionnante.
47:11On voit les images, des images bouleversantes, écrivez-vous,
47:14qui touchent à quelque chose de plus profond, une mémoire, une froid,
47:16et cette blessure intime que provoque chez tout chrétien la vision d'une église en flamme.
47:20Et vous regrettez que, même si la Russie dissouhaitait une enquête,
47:23que finalement, le coupable est toujours le même.
47:26Oui, exactement. Et je voulais juste remercier Général,
47:28parce qu'il a donné un contexte très important, ces conflits,
47:32et c'était très intéressant de l'écouter.
47:34Sur les cathédrales, mon problème avec tout ça,
47:36c'est qu'à part des images divestatrices,
47:39ce qu'il n'y a pas en enquête approfondie,
47:42il y a toujours tout de suite une décision,
47:44on a une culpabilisation de la Russie.
47:47On a vu ça déjà plusieurs fois, quand la Russie était accusée,
47:50et finalement, on a appris, par exemple, que c'était les missiles ou les drones ukrainiens.
47:54Et c'est un peu la même chose ici avec les cathédrales,
47:56parce que la Russie dit que ce n'était pas eux qui sont ciblés,
47:59mais un patriote qui a mal fonctionné, un missile américain anti-aérien.
48:03Donc pour moi, je pense que le problème aujourd'hui qu'on voit,
48:06c'est que la Russie est coupable par les réflexes,
48:09et personne ne veut regarder vraiment profondément ce qui est derrière.
48:12Il faut avoir, on enquête toujours,
48:14mais ça, ce n'est pas le cas quand il s'agit de la Russie.
48:16Zénia Fédorova, on vous retrouve mercredi prochain, 21h, pour l'heure interne.
48:19Un grand merci, Régis Le Sommier.
48:21Merci beaucoup, mon général, d'avoir été avec nous pour décrypter l'actualité internationale.
48:25Actualité qui se poursuit, bien évidemment, sur CNews.
48:28A très vite.
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