- il y a 5 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Il est 16h, bienvenue dans l'heure inter, tout de suite le Flash Info avec vous Audrey Berthaud. Audrey bonjour.
00:05Bonjour Olivier, bonjour à tous. Gérald Darmanin aurait dû présenter sa démission, ce sont les mots de Marine Le Pen
00:11ce matin.
00:12Le grand reproche qui est fait aujourd'hui aux responsables politiques, c'est qu'ils ne sont responsables de rien.
00:17Ce qui s'est passé est un drame absolu, il faudra refonder notre justice, a-t-elle dit.
00:21Ajoutant que de toute façon le gouvernement actuel ne sera plus là dans dix mois.
00:25Un mineur a été tué par balle à Montbéliard dans le Doubs, une enquête pour homicide volontaire a été ouverte.
00:30Les secours ont constaté un impact de projectiles d'armes à feu au niveau de la main et de la
00:35fesse de l'adolescent.
00:36La victime faisait l'objet de poursuites pour des violences en réunion, aucune piste n'est privilégiée à l'heure
00:42actuelle.
00:43Et enfin Londres a intercepté un pétrolier de la flotte fantôme russe dans la Manche.
00:48L'Ukraine a salué cette opération par les forces britanniques en collaboration avec la France,
00:52y voyant un coup porté à la machine de guerre du Kremlin.
00:56Le navire doit être transféré au sud de l'Angleterre et placé sous surveillance.
01:00Merci beaucoup Audrey Berthaud.
01:03C'est votre rendez-vous dominical.
01:05Bienvenue dans l'heure inter, il est 16h sur CNews.
01:08On décrypte l'actualité internationale avec Xenia Fedorova.
01:12Xenia, bonjour.
01:13Bonjour.
01:13Et ce soir, cet après-midi, nous accueillons Gérald Olivier.
01:16Bonjour, vous êtes journaliste spécialiste des Etats-Unis.
01:19Michel Fayad va nous rejoindre.
01:20Il a eu un petit souci technique, il arrive dans quelques instants.
01:23Cette interrogation, cet après-midi, cette fois, est-ce la bonne ?
01:26Alors, rien n'est sûr.
01:28À 7h, puisque tout évolue très vite, de minute en minute, vous le savez,
01:32Donald Trump, hier, il a annoncé la signature d'un accord avec l'Iran aujourd'hui.
01:36Mais à 7h, voilà ce qui se passe.
01:38Téhéran accuse les Etats-Unis de ne pas respecter ses engagements
01:42après l'attaque israélienne au Liban.
01:45Nouveau rebondissement, donc, Xenia Fedorova.
01:47Un scénario qui a un goût de déjà-vu, on peut le dire.
01:51Est-ce pour autant, à cette heure, que cet accord, il est enterré ?
01:55Je pense que cet accord, aujourd'hui, ce n'est pas la fin de l'accord, à mon avis.
02:00Parce qu'on a déjà vu les situations où ce n'était pas clair.
02:04Mais on voit qu'il a une vraie volonté, de la part de Donald Trump, de trouver un accord.
02:08Donc, je pense que ce n'est pas encore la fin.
02:11Après, ce qu'on peut dire aussi, c'est que c'est fragile, en fait, ces négociations.
02:18Parce que vous avez un autre acteur, un major, Israël, qui, selon les médias israéliens,
02:24ils ne trouvent pas que cet accord, c'est un bon accord pour Israël.
02:27Parce que, selon eux, le voie d'Israël n'est pas attendue.
02:30Et donc, encore une fois, on a une situation où, potentiellement, Israël va jouer un rôle,
02:37une façon d'intervenir et de ne pas laisser ces négociations aller à suite.
02:43Parce que, pour Iran, c'est clair qu'un cessez les feux, c'est un cessez les feux.
02:47Donc, je pense que Donald Trump va essayer, parce qu'il a déjà annoncé un accord qui soit plutôt victorieux
02:54pour lui.
02:54Donc, je pense qu'il va reprendre les efforts.
02:57Mais on verra dans les prochains jours, bien sûr.
02:59Alors, c'est vrai, Gérald Olivier, qu'hier, Donald Trump annonce cet accord en grande pompe.
03:03Aujourd'hui, en plus, il fête ses 80 ans.
03:06Il y avait ce côté symbolique, également, bien évidemment.
03:10Mais là, on a le sentiment de ce retour à la case départ.
03:12Quelle posture, quelle diplomatie, selon vous, de Donald Trump ?
03:15C'est un goût de déjà vu, nous le disions.
03:16Ah oui, c'est un goût de déjà vu depuis 60 jours.
03:18Depuis que le cessez les feux a été mis en place et que l'Iranien et l'Américain discutent.
03:23Tous les vendredis, on nous dit qu'un accord est très, très proche.
03:26Tous les lundis, on nous dit que, finalement, non, pas forcément.
03:28Mais qui va quand même parvenir à être fait.
03:30Là où je serai d'accord avec Senia, c'est que je suis convaincu que Donald Trump souhaite un accord.
03:34C'est vrai.
03:35Et les Américains souhaitent un accord.
03:37Parce qu'ils veulent trouver une porte de sortie, au moins temporaire, à ce conflit.
03:41Parce que c'est un conflit que militairement, ils ont gagné.
03:43Mais ils n'ont pas encore réussi à convertir cette victoire militaire en victoire politique.
03:48Et donc, ils en ont besoin.
03:49Et ils en ont d'autant plus besoin qu'il y ait un agenda politique aux Etats-Unis qui se
03:53rapproche.
03:53Ce sont les fameuses élections de mi-mandat.
03:56Ensuite, symboliquement, aujourd'hui, c'est en effet l'anniversaire de Donald Trump.
04:00Et il a donné une conférence de presse, c'était hier ou avant-hier.
04:04Une journaliste lui a demandé qu'est-ce qu'il souhaitait pour son anniversaire.
04:08Et il a dit la paix dans le monde.
04:09C'est un petit peu ambitieux.
04:10Mais ça traduit quand même un sentiment qui, à mon avis, est sincère de sa part.
04:14Par contre, ce qui pose problème, c'est que les Américains ne sont pas dessinés, surtout pas Trump,
04:19il n'est pas décidé à signer un mauvais accord.
04:23Je rappelle que dans le tweet auquel vous faites référence,
04:25ce n'est pas un tweet, mais c'est un message sur Trousse Social,
04:28il commence par une critique du JCPOA signé par Obama en 2015.
04:32Le fameux accord dont il était sorti et qui a précipité toute la crise actuelle.
04:37Donc, il n'est pas prêt à signer un accord comparable à celui-là.
04:40Par contre, il est prêt à négocier.
04:43Et la véritable question depuis 60 jours, c'est est-ce que les Iraniens négocient de bonne foi
04:48ou est-ce qu'ils gagnent du temps ?
04:49Et on n'a pas encore la réponse.
04:51C'est mon sentiment personnel, mais il est juste simplement personnel.
04:54C'est qu'ils cherchent surtout à gagner du temps.
04:56Ils cherchent à gagner du temps, les Iraniens, puisqu'il y avait quand même ce changement,
04:59Zeynay Fédorova, c'est que cette fois, la diplomatie iranienne
05:02avait de son côté évoqué un accord dans les prochains jours.
05:04Il n'y avait pas eu un refus catégorique, comme cela avait été le cas les fois dernières.
05:09Donc, c'est pour ça que ces dernières heures, nous étions plutôt optimistes
05:13sur un éventuel accord, qui n'est pas un accord d'ailleurs, mais un mémorandum.
05:17Exactement, mais selon ces mémorandums, si je ne me trompe pas,
05:21Iran va avoir la capacité de reprendre les fonds qui étaient gelés pendant la guerre.
05:32Et c'est ça, un des points principaux pour eux aujourd'hui.
05:35Je pense qu'ils cherchent aujourd'hui, c'est vraiment récupérer ces fonds gelés.
05:39Et selon ces mémorandums, 50% de ces fonds, ces ZEWAR, seront versés.
05:44Donc, je pense qu'ils sont beaucoup plus flexibles aujourd'hui avec ces mémorandums
05:48qu'avec tout ce qui était précédent.
05:51Après, il y a encore une grande question des nucléaires qui doit être discutée dans les prochaines étapes.
05:56Et ça, c'est quelque chose d'intéressant parce que pour l'Iran, aujourd'hui,
06:01il ne dit pas non à diminuer les uraniums enrichis.
06:07Parce que l'idée était qu'il faut élever tous les uraniums enrichis dans un pays tiers,
06:13ce qu'Iran ne veut pas du tout.
06:14Et donc, selon ces mémorandums-là, je pense que ce qui est intéressant,
06:18c'est qu'Iran est plutôt ouvert à la possibilité de garder les uraniums,
06:21mais sous la surveillance des agences internationales ou de l'ONU,
06:25de faire diminuer les niveaux des uraniums enrichis.
06:29Ça, c'est vraiment, on peut dire, un breakthrough.
06:31Donc, je pense qu'il y en a beaucoup plus proche d'un accord qu'avant.
06:35Et après, comme je dis, il y a quand même les intérêts, par exemple les intérêts d'Israël,
06:40qui ne vont pas exactement dans le même sens que les intérêts de Donald Trump.
06:43Pour le niveau de cet accord, je peux aussi ajouter que je ne pense pas que l'accord d'Abama
06:48a été pire.
06:49Je pense que c'était peut-être même mieux.
06:51Mais aujourd'hui, je pense que c'est un bon accord pour Donald Trump pour sortir.
06:56C'est un bon accord pour essayer de débloquer le droit d'Armos, d'un peu stabiliser les régions.
07:02Et ce qui est aussi important pour Donald Trump, il va proclamer une victoire avec cet accord.
07:07Mais les Iraniens vont le faire aussi.
07:08Donc, tous les deux côtés, comme j'ai dit avant, je pense qu'ils vont proclamer la victoire si cet
07:13accord est s'il y a.
07:13Alors, ça, c'est intéressant.
07:14On voit les autres points clés en ce moment même à l'antenne.
07:17Prologation d'un cessez-le-feu sur tous les fronts.
07:19Sud, Liban compris.
07:21Ouverture du détroit d'Ormouz sans taxe de passage.
07:24Levé du blocus américain dans le détroit d'Ormouz.
07:26Et initié des pourparlers sur le nucléaire iranien.
07:30Voilà ce que vous évoquiez à l'instant.
07:31Est-ce que ce serait une victoire diplomatique pour Donald Trump et en même temps pour les Iraniens ?
07:38Puisque finalement, c'est un bon accord visiblement pour les deux.
07:40Tout ce qui maintient le régime sera conçu et observé, analysé comme une victoire pour les Iraniens.
07:47Mais il y a un point que votre petit récapitulatif souligne et avec lequel je ne suis pas d'accord
07:54avec Zénia.
07:55C'est qu'il n'y a pas d'argent qui va être échangé pour une signature.
07:58Ça, il n'en est pas question.
07:59C'est-à-dire que ce qu'on appelle les assets, les avoirs financiers iraniens qui sont gelés à l
08:06'extérieur,
08:07à rien ne va être remis à l'Iran en échange de la signature de ce mémorandum.
08:12Ça, c'est ce qu'a affirmé J.D. Vannes, c'est ce qu'a affirmé le président américain.
08:16Officiellement, voilà.
08:17Ce que nous sommes en train de dire, ce que ça souligne, c'est qu'en fait, on ne connaît
08:21pas véritablement le contenu de ce fameux mémorandum.
08:24Ce qu'on sait, c'est que ce n'est qu'un mémorandum qui prolonge ou qui prolongera le cessez
08:28-le-feu pour à peu près 60 jours,
08:30qui ouvrira de nouvelles négociations ou discussions sur la question nucléaire.
08:36Mais du point de vue américain et selon les annonces des États-Unis,
08:39il n'est pas question à cette heure de libérer le moindre avoir financier de l'Iran en échange d
08:45'une simple signature.
08:46Alors, Zénia fait le robot, effectivement, puisque nous ne savons pas.
08:49C'est très vrai que tout ce qu'on sait sur le mémorandum, c'est ce qui est fuité dans
08:53les médias.
08:54Mais vous avez les médias américains, et on d'un côté.
08:57Après, vous avez les médias iraniens, pakistanais, et les médias du monde entier.
09:02Et ce qu'on apprend, en tous les cas, les Iraniens, la position d'Iran,
09:06c'est qu'ils demandent déjà de ses avoirs.
09:10Les questions financières sont très importantes pour eux.
09:12Parce que ce qui se change, en fait, entre ce mémorandum-là et les autres,
09:17ce qui est cette question des avoirs, est finalement abordée.
09:20Et pour l'Iran, c'est très important d'avoir d'argent.
09:23Les questions de réconstruction d'Iran aussi, c'est une grande question.
09:27Et les États-Unis, c'était une fois où ils n'étaient pas d'accord.
09:31Et je ne pense pas qu'ils vont annoncer publiquement qu'ils ont accepté ce genre de conditions.
09:36Mais je pense que pour avancer, c'est important qu'ils donnent à l'Iran et le régime
09:41quelque chose qui peut les motiver d'aller plus loin.
09:45Parce qu'aujourd'hui, c'est très vrai, l'Iran peut continuer de gagner le temps
09:49et continuer de bloquer les droits d'armouz.
09:53Ça va continuer de déstabiliser la situation économique dans le monde.
09:57Donc là, on est un peu à la limite.
10:00Parce que si ça continue comme ça, ce n'est pas bien pour le monde entier.
10:03Mais ce n'est pas bien pour Donald Trump, pour son popularité.
10:07Ça coûte cher.
10:08Et en fait, s'engager dans une guerre de grande échelle avec une opération terrestre,
10:12c'est sûr qu'il ne veut pas ça.
10:14On en a vu déjà.
10:15Il est prêt à beaucoup de concessions, Donald Trump.
10:17Vous qui le suivez de près dans cet accord ou pas ?
10:19Ou alors il y a des lignes rouges.
10:20Pas sur la question de l'argent.
10:22Pas sur la question.
10:22C'est fondamental.
10:23C'est fondamental.
10:24Parce qu'il a toujours reproché à Barack Obama,
10:27lorsqu'il a signé le fameux JCPOA,
10:29ce fameux accord de 2015 avec d'ailleurs d'autres pays que les Etats-Unis.
10:34La France était dedans, les Anglais, les Allemands, etc.
10:36Les Russes, je pense d'ailleurs même également à l'époque.
10:39Et il y avait eu cette controverse autour de véritables cargaisons de cash
10:44qui avaient été remis en Iran.
10:451,6 milliard de dollars en coupure de monnaie variable
10:51avaient été réunis à partir de certaines banques de Washington,
10:54avaient été mis dans un avion et avaient été envoyés à Téhéran.
10:57C'est l'histoire que Donald Trump raconte et qu'il a toujours dénoncée.
11:01Et d'ailleurs, histoire pour laquelle il souhaiterait qu'Obama soit poursuivi.
11:04Mais bon, c'est une autre histoire.
11:05Toujours est-il que sur la question d'échanger un accord
11:08avec la libération de fonds pour les Iraniens,
11:11c'est une sorte de ligne rouge pour les Américains.
11:13Et moi, j'irais même au-delà parce que quand on lit certains...
11:17Ce ne sont pas des rapports, mais quand on lit certaines analyses,
11:20l'idée des Américains, c'est que le jour où il dégèle ses avoirs iraniens,
11:26il ne les donne pas à l'Iran.
11:28Il les donne aux Saoudiens, il les donne aux Émiratis,
11:32il les donne à Oman, il les donne au Qatar au moins en partie
11:35parce qu'ils ont été attaqués injustement par l'Iran
11:37dans le cadre des réponses à l'opération Epic Fury.
11:40Et donc là, ce serait un moyen de libérer ses avoirs sans les remettre à l'Iran.
11:44Donc, à voir ce qui va se passer.
11:45Mais l'idée que les Américains vont signer quelque chose
11:48et payer les Iraniens pour signer en échange,
11:52elle est inconcevable sur le plan politique aux États-Unis
11:54parce qu'elle serait destructrice de l'image
11:56et de tout ce qu'a dit Donald Trump.
11:58C'est intéressant parce qu'on parlait du nucléaire comme ligne rouge
12:00et là, on voit qu'il y a un autre dossier, le gel des avoirs.
12:02Zénia Fedorova.
12:03Non, mais je pense que, comme je dis,
12:04je pense que les Américains sont obligés de donner quelque chose à Eran.
12:07Parce que jusqu'à maintenant...
12:08Non, ce qu'ils vont donner, c'est la levée du blocus.
12:11La levée du blocus qui permettra à l'Iran
12:14de rétablir son commerce pétrolier
12:16et donc de récupérer des fonds.
12:17Je pense que le blocus du Trois-Darmouz,
12:21c'est une carte des plus fortes et des plus importantes pour Eran aujourd'hui.
12:24Ils sont prêts de continuer parce qu'eux, ils peuvent encore résister.
12:28Mais les Iraniens, ils peuvent continuer.
12:32Parce qu'en fait, les dommages qui...
12:36Ok, l'Iran est prête de vivre encore cette situation compliquée financièrement aussi.
12:43Mais pour le monde entier, le blocage du Trois-Darmouz,
12:46il y a un vrai effet.
12:48Et pour les Américains aussi.
12:50Cet effet... Excusez-moi, je vous coupe à peine.
12:52Cet effet est en train de retomber.
12:54Regardez le prix du baril de pétrole.
12:56Il est à 84 ou il est en dessous de 85.
12:58Pourquoi ? Parce que Donald Trump a annoncé le même rendu.
13:01Il était avant la crise.
13:02Il est monté à 100.
13:03Parce qu'il y a eu l'annonce de Donald Trump aussi.
13:05C'est l'effet mécanique qu'on a vu pendant tout ce conflit.
13:09Je rappelle que les Américains ont quand même dit
13:11et il faut voir l'effet que ça a pu avoir,
13:14qu'ils ont réussi à faire sortir un certain nombre de navires du Détroit-Normouz
13:19en dépit du blocus iranien.
13:21Et ils l'ont fait de nuit parce que les capacités de radar des Iraniens
13:24avaient été détruites et qu'ils n'étaient pas capables de se rendre compte
13:27de ce qui se passait sur le Détroit dont ils estiment avoir le contrôle.
13:31Donc non, pour moi, la négociation aujourd'hui, en effet,
13:33elle tourne autour du Détroit parce qu'il est très important pour l'économie mondiale.
13:37Il est très important pour les cours du pétrole.
13:39Et donc indirectement, il est important pour les États-Unis.
13:41Mais ce que les Iraniens obtiendront, c'est la levée du blocus
13:44en échange de l'ouverture du Détroit, la prolongation du cessez-le-feu
13:48et une discussion sérieuse sur le nucléaire.
13:50On va s'en limiter à ça pour l'instant.
13:52Pour moi, le mémorandum dont on parlait,
13:55ce sont les seuls points sur lesquels il va être précis.
13:57Mais ce que ne dit pas la presse, c'est ça, ce qui est intéressant aussi,
14:00ce que ne dit pas forcément la presse...
14:01Le blocus, c'est en fait, c'est une capitulation d'Iran.
14:04Parce qu'Iran a dit qu'ils ne vont pas accepter les conditions qui vont ressembler à la capitulation.
14:09Ce n'est pas une capitulation, c'est la prolongation d'un cessez-le-feu
14:12qui permet de discuter de la question nucléaire.
14:14Non, parce que pour l'Iran, ce qui est important, c'est de garder ce contrôle
14:16et de demander...
14:18Parce qu'eux aussi, ils ont besoin d'argent pour reconstruire l'Iran.
14:22Et c'est vrai que les Américains se sont dit
14:24« Bon, on va donner ce argent iranien au pays du Golfe. »
14:28Mais l'Iran ne va jamais accepter ça.
14:30Et donc c'est pour ça, en fait, aujourd'hui, il y a cette négociation,
14:35une bataille, on peut dire.
14:36À mon avis, selon les Iraniens, ils ne peuvent pas accepter un deal
14:39qui ressemble à une capitulation.
14:42Pour moi, je pense qu'aujourd'hui, pourquoi ce mémorandum est...
14:46On pense qu'on est proche à signer.
14:47Parce que, tout à fait, pas officiellement peut-être,
14:50mais les Américains sont capables de donner une partie des oeuvres gélées aux Iraniens.
14:55Mais là où je suis d'accord avec vous,
14:56c'est pour reconnaître qu'aujourd'hui, le seul levier de pression des Iraniens,
15:01c'est leur capacité de fermer le détroit d'Hormuz.
15:03Ils n'ont plus que ça.
15:04Tout le monde a peur de leur capacité militaire.
15:07Tout le monde souligne que pendant les bombardements de la fameuse opération Epic Fury,
15:11un certain nombre de choses étaient enterrées sous terre et n'ont pas été touchées.
15:15Ils sont en train de les déterrer.
15:16Tout le monde nous dit qu'il existe encore des capacités iraniennes à frapper
15:20en cas d'une reprise des hostilités.
15:22Moi, j'en doute très forcément.
15:24Parce que, justement, la seule carte qu'ils ont encore en main,
15:27c'est cette capacité à prendre en otage l'économie globale
15:30à travers les menaces sur le détroit d'Hormuz
15:32et les réactions de compagnies maritimes
15:33qui ne veulent pas risquer de perdre un navire pour ne pas le traverser.
15:38Vous avez parlé du fait que les Américains ont réussi à sortir un certain million de barils de pétrole.
15:46Je pense que c'est ça ce que vous avez dit.
15:47Oui, 100 millions de barils.
15:47Mais les Araniens aussi ont réussi à envoyer le pétrole à les Chinois.
15:51On a vu plusieurs pétrolières qui sont passées même après le blocage du détroit d'Hormuz.
15:56Il n'y en a pas beaucoup.
15:58Oui, je pense qu'il y en a assez long.
15:59Je pense qu'il y a d'autres itinéraires qui ne passent pas par le détroit d'Hormuz
16:05pour essayer de vendre un petit peu de pétrole.
16:07Mais par rapport à ce qu'ils vendaient avant, c'est quand même rien du tout.
16:10Bien sûr, mais les pays de Golfe aussi ne peuvent pas vendre comme avant à cause de ce blocage.
16:14Donc, je pense qu'il y a beaucoup de pays qui ont un tiré que ça bouge.
16:20Et je pense qu'Iran utilise ça.
16:22Et encore une fois, je pense qu'Iran ne va pas accepter un deal
16:25qu'on a un accord qui ressemble à la copulation.
16:28Je pense qu'il y a plusieurs points qui étaient ajoutés et qui sont importants aujourd'hui.
16:32Alors, toujours est-il qu'à l'heure où nous nous parlons,
16:34on se souvient que l'Iran avait prévenu Israël
16:37que s'il visait les terroristes du Hezbollah,
16:40cela constituait une ligne rouge.
16:43Israël qui dit à cet après-midi
16:46se préparait à une attaque potentielle vers son territoire.
16:50La question est, quelle relation entre Benjamin Netanyahou
16:54et Donald Trump à cette heure-ci ?
16:56Puisqu'effectivement, Gérald Olivier,
16:59là, c'est une attaque ou une offensive israélienne
17:04qui vient à l'instant T déstabiliser cet accord qui est prévu.
17:09Donc, est-ce que ça va impacter les relations
17:11entre Benjamin Netanyahou et Donald Trump ?
17:13Alors, il y a deux choses essentielles à dire.
17:15La première, Israël n'est pas concerné par la signature de ce mémorandum.
17:20Ils ne vont pas venir signer.
17:21Donc, ils ne sont pas dans ce deal.
17:24Ils ne sont pas dans ce deal parce qu'ils en sont physiquement absents sur le point.
17:27Attendez.
17:28Pour les Etats-Unis.
17:29Comment ?
17:29Pour les Etats-Unis.
17:30Mais pour l'Iran, ils considèrent
17:33qu'Israël et le Hezbollah appartiennent au deal.
17:35C'est ça ?
17:36Non, non.
17:36Mais justement, il faudra voir ce qui est écrit dans l'accord.
17:38Il faudra voir ce qui est écrit dans le mémorandum.
17:41Si, là, dans ce mémorandum,
17:43il n'y a pas que les Iraniens et les Américains
17:45qui vont signer.
17:46Toute l'idée, justement,
17:47et la raison pour laquelle beaucoup de gens pensent
17:49qu'on est très, très près de l'accord,
17:50c'est que vous avez eu un branle-bas de combat aujourd'hui.
17:54Enfin, pas aujourd'hui, mais ce week-end,
17:56dans certaines monarchies du Golfe,
17:57en Arabie Saoudite, dans les Émirats et ailleurs,
17:59pour que tout le monde vienne signer en même temps.
18:01Les Qataris seraient signateurs,
18:02les Saoudiens seraient signataires,
18:04les Émiratis seraient signataires également.
18:06Donc, c'est un accord qui va toucher
18:08l'ensemble du Moyen-Orient,
18:09en tout cas les monarchies du Golfe,
18:11mais dont Israël n'a pas été invité à signer.
18:13Donc, pour moi, le dossier israélien
18:14est en dehors de cet accord.
18:16C'est la première chose.
18:16La deuxième chose, ce que ça souligne,
18:19c'est qu'en effet, mais on le savait déjà,
18:21les objectifs réels des Etats-Unis et d'Israël diffèrent.
18:25Parce que l'intérêt réel d'Israël,
18:27c'est de faire tomber le régime iranien.
18:28Ça, c'est une évidence.
18:30Et d'ailleurs, la menace iranienne sur le Moyen-Orient
18:33ne cessera pas avant que le régime
18:35des gardiens de la Révolution et des Mollahs
18:37n'ait été renversé.
18:38Et donc, Israël a envie de parvenir à ce stade-là.
18:41Les Américains n'ont jamais placé
18:43le renversement du régime comme un de leurs objectifs militaires.
18:46Leurs objectifs militaires se limitaient
18:48à affaiblir le régime
18:50pour permettre aux Iraniens
18:51de reprendre le contrôle de leur destinée.
18:53Mais on aurait souhaité d'aller jusque-là.
18:55On aurait souhaité que ça arrive.
18:56C'était effectivement le but de guerre annoncée.
18:58Mais c'est vrai qu'on a dans ce mémorandum,
19:00il viserait un cessez-le-feu pour 60 jours,
19:02mais sur tous les fronts.
19:04Alors c'est vrai que quand on entend
19:05que le front libanais n'est pas concerné,
19:08cela peut interroger,
19:09puisque le Hezbollah est directement lié
19:12à l'Iran, Zina Fetarova.
19:14Non, mais bien sûr,
19:15parce que c'est Israël et les Etats-Unis
19:17qui ont commencé les frappes sur Iran.
19:19Donc pour l'Iran, Israël, c'est la même chose.
19:23Et on a vu par rapport à la réaction de Donald Trump
19:26qu'il lui aussi voit Israël
19:28comme une partie de cet accord.
19:30Il n'était pas content
19:31quand Netanyahou n'ait pas respecté
19:34les cessez-le-feu,
19:35qui a mis en danger cette négociation
19:37entre les Iraniens et les Américains.
19:39On a appris par les médias américains
19:44qu'il y a eu une conversation.
19:46Je pense que les Etats-Unis et Israël
19:49restent toujours les alliés très proches.
19:51Mais aujourd'hui, Israël est capable
19:53de mettre une certaine graine,
19:57comme on dit, dans la chassure.
19:59Est-ce qu'on dit ça ?
20:00Oui, un caillou dans la chassure.
20:02Voilà, dans cette négociation.
20:04Si c'est le cas,
20:05et ça, c'est peut-être leur objectif,
20:07parce que pour eux,
20:08selon les médias Israëls,
20:09comme je dis,
20:09ils ne trouvent pas cet accord du tout bien.
20:12Et comme vous avez dit,
20:13l'objectif d'Israël
20:14est différente de l'objectif des Etats-Unis.
20:16Il veut le shoot des régimes,
20:18ce qui n'en va pas arriver.
20:19Sauf que, sans les Etats-Unis,
20:20est-ce qu'Israël est capable
20:21de mener cette guerre contre Iran
20:23toute seule ?
20:24Je ne suis pas sûr.
20:25Alors, je suis d'accord sur cette chose.
20:28Il ne faut pas non plus inverser les choses
20:29et quand même bien comprendre
20:30ce qu'est en train de se passer.
20:31Il n'y a pas qu'Israël
20:32qui menace le cessez-le-feu.
20:34Israël a le droit de se défendre.
20:36Et depuis le cessez-le-feu du 8 avril,
20:38certains ont fait le compte,
20:39il y a eu 2400 tirs,
20:412400 tirs du Hezbollah sur Israël.
20:432400 en 60 jours.
20:45Ça fait, je ne sais pas combien,
20:46par jour.
20:47Donc, Israël a totalement le droit
20:49de se défendre
20:49et va toujours continuer de se défendre.
20:51Et ne va jamais signer un accord
20:53par lequel elle s'interdirait
20:55de se défendre
20:56contre les provocations
20:57et les attaques du Hezbollah.
20:58Ce que l'Iran essaye de faire
21:00à travers ce sujet-là,
21:01c'est de démontrer que le Hezbollah
21:03et par extension l'ensemble du Liban,
21:05c'est également l'extension de l'Iran.
21:08Or, le Liban aujourd'hui,
21:10le régime légitime du Liban
21:13aujourd'hui le nie.
21:14Et l'objectif de l'opération israélienne au Liban,
21:17c'est de se débarrasser
21:18une fois pour toutes du Hezbollah
21:19pour couper ce lien entre l'Iran et son proxy
21:22et peut-être redonner au Liban
21:24une chance ultime de se rétablir
21:25en tant que pays quelque peu indépendant.
21:27Bon, peut-être pour clore sur ce dossier-là,
21:30on y reviendra d'ailleurs,
21:31peut-être enfin,
21:32puisqu'il va être au cœur du G7
21:33qui se tient actuellement en Evian.
21:35L'accord, il n'est pas mort en ce dimanche,
21:38est-ce qu'on peut dire ?
21:39Je pense qu'il n'est pas mort.
21:41On suit tout cela de très près, bien évidemment.
21:43Allons sur un autre front.
21:45La guerre en Ukraine, cette fois,
21:47il en sera question là aussi
21:48au sommet du G7 à Evian
21:50qui démarre ce lundi.
21:52On en parlera en fin d'émission.
21:53Mais avant,
21:54alors cette semaine,
21:55vous avez quatre figures
21:56de la scène politique française
21:58qui ont appelé à un sursaut pour la paix
22:00dans le contexte de cette guerre en Ukraine.
22:03C'était donc dans le JD News.
22:04Henri Guénaud,
22:05Philippe De Villiers,
22:06Nicolas Dupont-Aignan
22:07et Luc Ferry
22:08ont décidé d'alerter sur la nécessité
22:10de renouer avec la Russie
22:12et de stopper l'escalade vers la guerre
22:14tant les conséquences sont désastreuses.
22:17Ce qui est étonnant,
22:18depuis mercredi,
22:19cet appel à la paix,
22:20il a été largement critiqué
22:23en France par une certaine frange.
22:25Pourtant, l'Europe a intérêt à la paix.
22:28On le sait.
22:29On a été marqué notamment
22:30par la Seconde Guerre mondiale.
22:32Et forcément,
22:33on se pose cette question,
22:34mais cette question qui déplaît tant.
22:36L'Europe d'Ursula et van der Leyen,
22:38est-ce qu'elle veut vraiment la paix ?
22:39C'est ça une grande question
22:42qu'on se pose aujourd'hui
22:43parce que depuis le début de cette guerre
22:45et depuis le moment
22:47où on a vu ce changement
22:49à 2022,
22:50quand la Russie et l'Ukraine
22:52étaient très près de signer un accord,
22:53c'était encore en Istanbul,
22:56on a eu Boris Johnson
22:59qui est intervenu
23:00pour encourager Zelens
23:01qui n'est pas signé cet accord
23:02et continuer cette guerre.
23:05Et depuis que Donald Trump
23:06est devenu président des États-Unis,
23:10les États-Unis ont changé aussi
23:12leur position.
23:12Par exemple,
23:13avant,
23:13sous Biden,
23:14les États-Unis
23:15se sont donnés
23:15des armements gratuitement,
23:17se sont envoyés d'argent
23:18à l'Ukraine.
23:18Aujourd'hui,
23:19Donald Trump
23:20plutôt décidait de s'éritirer
23:22et de vendre les armements.
23:23Sauf que l'Europe
23:24a un peu pris la place
23:25des États-Unis.
23:26Donc l'Europe continue
23:26de soutenir Zelensky,
23:28continue de soutenir
23:29cette guerre
23:30parce que sans cette aide,
23:32l'Ukraine ne peut pas continuer.
23:33Et donc,
23:34tous ces tentatifs,
23:35et Donald Trump aussi
23:36qui a encouragé
23:38les deux côtés
23:38de négocier
23:39et même envoyé
23:43Steve Witkoff
23:44et Kouchner
23:45à Moscou,
23:46il a fait plusieurs tentatives
23:48de trouver un accord,
23:49sauf que la position
23:50de l'Europe
23:51est toujours
23:51assez claire.
23:54Aucune compromis
23:55avec la Russie,
23:56affaiblir la Russie,
23:57mettre l'économie russe
23:58à genoux,
24:00négocier avec la Russie
24:01de la position des forces,
24:02ce qu'on voit,
24:03et ça,
24:03c'est un narratif officiel
24:04aujourd'hui dans tous les médias.
24:06Donc je pense que
24:06cette critique,
24:07on voit qu'ils sont
24:09absolument crédibles
24:10et logiques
24:11d'appeler
24:12de plutôt soutenir
24:14la paix
24:14que la guerre,
24:15plutôt regarder
24:16vers la Russie
24:17comme une partenaire
24:18stratégique
24:19qui est importante
24:20pour l'Europe
24:20dans le futur,
24:22ils préfèrent
24:22de continuer
24:23avec cette narrative
24:24de Ursula von der Leyen
24:26parce que pour eux,
24:27aujourd'hui,
24:28je pense,
24:28arrêter,
24:30en fait,
24:31aller en négociation
24:32avec la Russie,
24:33c'est comme assumer
24:35que toutes ces années
24:36d'une loi d'argent
24:38à l'Ukraine,
24:39de tous ces soutiens,
24:41toutes ces sanctions
24:42qui ne sont pas marchées,
24:43en fait,
24:44tout ça,
24:45c'est un échec.
24:46Et donc,
24:46pour ne pas perdre la face,
24:48je pense que l'Europe
24:49cherche toujours
24:50une certaine position
24:51de force,
24:52sauf qu'elle ne joue pas
24:53cette rôle
24:54si importante
24:55dans les négociations
24:56parce que la négociation,
24:57ça se passe aujourd'hui
24:58s'il se passe
24:59entre les États-Unis,
25:00la Russie
25:01et l'Ukraine.
25:02Et la France,
25:02puisqu'il y a l'Europe,
25:04bien évidemment,
25:05d'Ursula von der Leyen,
25:06mais voilà,
25:07voyez ce que dit
25:07Philippe de Villiers
25:08justement dans les colonnes
25:10du GD News,
25:11du temps du général De Gaulle,
25:12de Georges Pompidou
25:13ou même de Nicolas Sarkozy
25:15qui était allé régler
25:16les problèmes en Géorgie,
25:18c'est la France
25:18qui aurait réuni
25:19l'Ukraine
25:20et la Russie
25:21lors d'une conférence
25:22de paix à Paris,
25:23c'est la France
25:24qui ferait la paix.
25:26Ça,
25:26c'est intéressant,
25:27Gérald Olivier,
25:28aussi,
25:29de voir cet avis
25:30de Philippe de Villiers
25:32partagé d'ailleurs
25:32par Henri Guénaud,
25:34Luc Ferry
25:34et Nicolas Dupont-Aignan
25:36qui regrettent finalement
25:37la perte
25:38de la diplomatie française
25:40pour régler les conflits
25:41et pour amener
25:42la paix
25:42sur le territoire européen.
25:44Malheureusement,
25:45cette perte
25:45de la diplomatie française
25:46ne s'observe pas
25:47que sur le théâtre
25:50ukrainien.
25:51Elle s'observe également
25:53dans d'autres théâtres,
25:54notamment en Afrique,
25:55au Sahel, etc.
25:56Et j'ai envie de dire
25:58que c'est un phénomène
25:59sur le long terme
26:00qui dépasse simplement
26:01le conflit ukrainien.
26:02Ce qui est intéressant
26:03dans la démarche
26:04de Philippe de Villiers
26:05et des co-signataires,
26:06c'est que pour la première fois,
26:08on a une voix européenne
26:09qui apporte
26:09ou qui demande
26:10un autre regard
26:12sur ce conflit
26:12parce que le problème
26:13de la position européenne
26:14depuis le début,
26:15c'est que c'était
26:16la plus jusqu'aboutiste
26:18de toutes.
26:18C'est-à-dire que les Européens
26:19voulaient en revenir
26:20au status quo
26:21d'avant 2014.
26:23Même pas seulement en 2022,
26:24mais ils n'ont jamais reconnu
26:26l'annexion de la Crimée,
26:28ils n'ont jamais reconnu
26:29le référendum
26:30qui a eu lieu en 2014
26:31et qui a accepté
26:32où le peuple de Crimée
26:34s'est prononcé
26:35pour se rattacher
26:37à la Russie
26:37plutôt qu'à l'Ukraine
26:38et voulaient en revenir
26:39à cette situation-là.
26:40Ce qui est extrêmement difficile
26:42à mettre en place
26:43compte tenu des forces
26:44politiques et stratégiques
26:45sur le terrain.
26:47Donc, au moins,
26:47cette ouverture montre
26:49qu'il peut y avoir
26:49un autre regard
26:50sur ce conflit.
26:52Ce conflit,
26:52il en est quand même
26:53à sa cinquième année.
26:54C'est d'une longueur incroyable.
26:56Il est pratiquement plus long
26:57que la Seconde Guerre mondiale.
26:58On est en train
26:59de rentrer dans cette durée-là
27:01alors qu'on est sur
27:02un petit conflit
27:02qui est quand même,
27:03malgré tout,
27:03un conflit fratricide
27:04et qui, heureusement,
27:06ne s'est jamais étendu
27:07au-delà de ce qu'il est
27:08C'est la réponse
27:09de Xenia Fedorova.
27:10Et on accueille
27:10Michel Fayad.
27:12Bienvenue, Michel.
27:13Je voulais juste dire
27:14que ce n'est pas vraiment
27:15un petit conflit
27:16parce que là,
27:17on peut dire
27:18que c'est un conflit
27:19régional,
27:20mais en fait,
27:20c'est un conflit
27:21qui est soutenu
27:21par tous les pays
27:22de l'OTAN.
27:23Le massif soutien
27:25de l'Ukraine
27:25par les pays
27:26de l'OTAN,
27:27les armements,
27:28les ressignements
27:30financièrement,
27:30tout ça,
27:31ce n'est pas
27:31un petit conflit
27:33régional.
27:33Donc,
27:34on a tous ces pays
27:35pas officiellement
27:37en guerre
27:37avec la Russie,
27:38mais avec un soutien
27:40d'affaiblir la Russie.
27:41Et on attend ça
27:43du discours
27:44de certains dirigeants
27:46européens,
27:47des dirigeants
27:47de l'OTAN.
27:48Donc,
27:48je pense qu'aujourd'hui,
27:49mais sans les États-Unis,
27:51encore une fois,
27:51ça devient un peu compliqué
27:52parce que les États-Unis
27:55ont compris
27:56que c'est mieux
27:56d'avoir une bonne
27:58relation avec la Russie
27:59aujourd'hui,
28:00bon business éventuellement,
28:02qu'aller jusqu'à un moment
28:05où on peut se trouver
28:06dans la Troisième Guerre mondiale.
28:08Sauf qu'aujourd'hui,
28:09Michel Fayad,
28:10en France particulièrement,
28:11et on l'a bien vu
28:12ces derniers jours,
28:13les appels à la paix
28:14sont fortement critiqués.
28:16C'est-à-dire qu'il y a
28:17une voix qui est audible,
28:19sinon vous êtes taxé
28:21de tous les noms.
28:22Si jamais vous essayez
28:23de comprendre,
28:24si jamais vous vous intéressez
28:25à la Russie,
28:26si jamais,
28:27tout simplement,
28:27comme Henri Guéno d'ailleurs
28:28qui dit,
28:29la seule question qui vaille,
28:30c'est de faire arrêter
28:32la tuerie et l'escalade.
28:34Voilà.
28:34Mais cela,
28:35effectivement,
28:35vous êtes pointé du doigt
28:36aujourd'hui en France.
28:37Vous l'expliquez comment ?
28:38Pourquoi il y a ces appels
28:40à la paix critiqués aujourd'hui ?
28:41Parce que je pense
28:42qu'il pose en fait
28:43la question de la responsabilité
28:45de ceux qui ont pris
28:45la décision
28:46d'aller vers cette guerre
28:48et d'aller jusqu'au bout
28:49et de continuer
28:50en fait une guerre
28:52qu'en réalité,
28:53l'Ukraine ne peut pas gagner.
28:54Donc,
28:55à partir de ce moment-là,
28:57si on ouvre la voie
28:59complètement vers
29:00un arrêt de la guerre,
29:01un arrêt du soutien
29:02à l'Ukraine,
29:03une paix,
29:04etc.,
29:04alors on va commencer
29:05à dire pourquoi
29:05est-ce qu'on a dépensé autant ?
29:07Pourquoi est-ce qu'on a
29:09vendu des armes ?
29:10On a donné des armes
29:12et tout ça.
29:13Pourquoi est-ce qu'il y a eu
29:13tant d'Ukrainiens
29:14qui ont été tués ?
29:15Pourquoi est-ce qu'il y a eu
29:16tant d'Ukrainiens
29:16qui sont venus
29:18s'installer en Europe
29:20et même en France ?
29:21Enfin,
29:22toutes ces questions
29:22se poseraient.
29:23Pourquoi est-ce que
29:23les prix à la consommation
29:26en France ont explosé ?
29:27Pourquoi ?
29:27Enfin,
29:28toutes ces questions
29:29devront être posées
29:30et il y aura
29:30beaucoup de personnes
29:32qui ont été
29:33au gouvernement,
29:35au Parlement,
29:35le président de la République
29:37qui,
29:37donc,
29:38toutes ces questions
29:38devront être posées.
29:40C'est un débat
29:40qu'ils ne souhaitent pas avoir
29:42aujourd'hui
29:42tant qu'ils sont en poste.
29:43Ils préfèrent,
29:44en fait,
29:44traîner les choses
29:45au moins jusqu'en 2027.
29:47Et on voit,
29:48donc,
29:48à l'antenne,
29:49Henri Guénaud,
29:50lui qui dit que l'Europe
29:51a fait un mauvais calcul.
29:52Pour quelle raison,
29:53aujourd'hui,
29:54on ne peut pas...
29:56Pour quelle raison
29:57les appels à la paix
29:58pardonnez-moi
29:58sont critiqués ?
29:59Clé de lecture
29:59de Philippe De Villiers,
30:00là encore,
30:01dans les colonnes
30:01du JD News,
30:02qui est la suivante.
30:04Philippe De Villiers
30:05qui dit
30:06parce qu'elle,
30:06l'UE veut la guerre,
30:07parce qu'elle espère
30:08fédéraliser l'Europe
30:10par un effet d'engrenage
30:11cher à Jean Monnet.
30:12Il y a deux manières
30:13de le faire,
30:13soit par un emprunt commun
30:14qui fait de la Commission
30:16une structure supra-étatique,
30:18soit par la guerre.
30:20Zénia Federova.
30:22Oui,
30:23c'est ce que dit
30:24Philippe De Villiers,
30:25c'est très juste
30:25parce que si on regarde
30:27vraiment
30:28quel est l'objectif,
30:30quelle est la stratégie
30:31en fait de l'Europe
30:32des sorties de ces conflits,
30:33ce n'est pas clair aujourd'hui.
30:35On ne voit pas.
30:36On attend beaucoup
30:38des paroles
30:39à tour de résistance,
30:41la guerre,
30:41il faut se préparer
30:42à la guerre
30:43avec la Russie
30:44de 2030.
30:45On attend tout ça
30:46mais en fait
30:46on ne voit pas exactement
30:47la façon
30:48comment l'Europe
30:49compte de sortir
30:50de ces conflits.
30:50donc c'est tout à fait possible.
30:52Après,
30:53je pense que
30:56je ne suis pas sûre
30:58exactement
30:58ce que l'Europe
30:59va faire
31:00dans les cas
31:01où par exemple
31:04les détroits de la Rousse
31:05ne seront pas débloqués
31:07dans les prochains jours
31:08où les réserves
31:09de pétrole
31:10et de gaz
31:10vont se vider
31:11et sans
31:13les matières premières
31:15qui viennent de Russie,
31:16ce sera très compliqué
31:17pour l'Europe.
31:18Donc je pense
31:19que les intérêts
31:20européens économiques
31:22sont vraiment
31:23en danger
31:24aujourd'hui
31:24avec cette position
31:26à une tiruse
31:28contre la Russie
31:29à cause de cette guerre
31:30en Ukraine,
31:31on peut comprendre
31:31mais cette position
31:33qui ne se justifiait pas
31:34en fait aujourd'hui
31:35parce que comme
31:36on évoque ici,
31:37quatre ans après
31:38le début de la guerre,
31:40beaucoup de morts,
31:42beaucoup de pertes.
31:43On voit
31:44que la situation
31:45ne change pas.
31:46Bon,
31:46ça change petit à petit
31:47sur les tyrans
31:48parce que la Russie
31:49continue à reprendre
31:50le territoire de Donbass
31:51mais en fait
31:52en global
31:52c'est un peu
31:53la même chose.
31:54Donc c'est le bon moment
31:55d'essayer de trouver
31:56un accord
31:56et d'en sortir.
31:58Et l'Europe
31:59a vraiment déterminé
32:00d'y aller plus loin.
32:01Donc ça,
32:02c'est quelque chose
32:02qui est difficile
32:03à comprendre
32:03et je pense que oui,
32:04une possible explication
32:08c'est ce que
32:08Philippe Devillé a dit.
32:10Michel Fayad,
32:11sur les énergies,
32:12nous évoquions
32:13avant votre arrivée
32:14les conséquences éventuelles
32:16d'un accord
32:17entre les Etats-Unis
32:18et l'Iran
32:19sur le déblocage
32:20du détroit d'Hormuz.
32:21Rien n'est sûr
32:22à cette heure-là
32:23mais effectivement,
32:24il y a le dossier énergétique
32:26qui se pose aujourd'hui
32:27pour l'Europe
32:27avec l'incertitude
32:28bien évidemment
32:29pour l'avenir
32:29même dans le détroit d'Hormuz
32:30même si tout le monde
32:31espère sa réouverture.
32:33Oui, bien sûr.
32:34En tout cas,
32:34si c'est prolongé,
32:35je suis bien d'accord
32:36qu'à un moment donné,
32:36l'Europe devra faire
32:37un arbitrage
32:38parce qu'on ne peut pas
32:40se permettre
32:41d'avoir et la coupure
32:42avec le Moyen-Orient
32:43et la coupure
32:44avec la Russie.
32:45C'est une coupure
32:45qui est possible
32:46pour quelques semaines,
32:47quelques mois
32:47mais pas si c'est
32:48de manière extrêmement prolongée.
32:50Donc oui,
32:51à un moment donné,
32:52si le détroit d'Hormuz
32:53n'est pas réouvert,
32:54il faudra imaginer,
32:56penser comment trouver
32:58une solution avec la Russie.
32:59Ça, c'est factuel.
33:00Mais juste pour revenir
33:01à ce que disait
33:01Philippe de Villiers également,
33:03je pense que, en fait,
33:05la souveraineté aujourd'hui
33:07d'un État,
33:08elle repose
33:09et elle a toujours reposé
33:10en grande partie
33:11grâce à sa souveraineté
33:12économique et financière.
33:15Et comme aujourd'hui,
33:16les États sont extrêmement endettés
33:18et la France en particulier,
33:20forcément,
33:21une Union européenne
33:21qui contrôle la banque centrale,
33:24qui contrôle la monnaie commune
33:26et qui, en fait,
33:28même finance les États,
33:30est bien à la main.
33:32Et donc, effectivement,
33:33peut pousser vers une sorte
33:35de fédéralisation.
33:36Et on l'a vu,
33:37en tout cas,
33:37Mme von der Leyen
33:38a pris des décisions
33:39qui sont parfois,
33:40en fait,
33:41sans forcément en référer
33:43avec les autres États,
33:44comme si elle dirigeait
33:45complètement l'Europe
33:46sans avoir à rendre de compte.
33:48En tout cas,
33:49la menace russe,
33:50elle nous est présentée
33:51comme étant quasi,
33:53aujourd'hui, inévitable.
33:54On se souvient tous
33:55de cette parole
33:56du chef d'État-major des armées.
33:57Il va falloir se préparer
33:59à ce que nos enfants
33:59soient troués pour la Russie.
34:00Mais alors,
34:01la clé de lecture,
34:02elle n'est pas du tout partagée
34:02par le général commandant
34:05l'OTAN américain.
34:06Puisqu'il a déclaré
34:07cette semaine
34:08dans le Financial Times,
34:09c'est le Financial Times
34:10qui relaie cette déclaration
34:12qui a été dite à Berlin,
34:14il a déclaré
34:15que la Russie
34:15ne recherche pas le conflit,
34:17malgré les inquiétudes
34:18des alliés européens,
34:19puisqu'elle comprend
34:20la notion d'alliance défensive
34:22et elle comprend
34:22que nous disposons
34:23de plusieurs avantages
34:24asymétriques.
34:25Comprendre,
34:25avec les Américains,
34:27on a des muscles
34:28et donc,
34:29on ne risque pas
34:29d'être attaqué.
34:30C'est cela qu'il faut comprendre.
34:31Mais voilà,
34:32une clé de lecture
34:32totalement différente
34:33que celle que l'on nous vend
34:34aujourd'hui,
34:35Gérald Olivier,
34:36en Europe.
34:36Pour moi,
34:37c'est une évidence.
34:38C'est une évidence
34:39que Vladimir Poutine
34:40ne recherche absolument pas
34:42le conflit
34:42avec le reste de l'Europe.
34:43Ça n'a jamais été
34:45jamais dans ses intérêts.
34:47Le problème de l'Europe,
34:48si vous voulez,
34:49c'est que ce qu'elle reproche
34:50fondamentalement
34:50à Vladimir Poutine,
34:52c'est d'avoir brisé
34:53l'illusion européenne
34:54d'une paix mondiale naturelle.
34:57Cet espace diplomatique européen,
35:00cet état de droit,
35:02ces règles internationales
35:03basées uniquement
35:04sur la règle du droit
35:05et non plus
35:05sur la règle de la force,
35:07au moins sur la règle du droit
35:08protégée par la force,
35:09cette illusion-là,
35:10elle a été brisée net
35:12par Vladimir Poutine
35:13qui, pour eux,
35:13a commis une agression
35:14non-suscitée,
35:17non-légitime
35:18contre l'Ukraine.
35:19Et à partir de là,
35:21parce que Vladimir Poutine
35:22a brisé l'illusion européenne,
35:24il faut le punir.
35:25Et pour le punir,
35:26il faut ramener la Russie
35:27à la situation
35:27qui était encore
35:28celle d'avant,
35:29comme je le disais tout à l'heure,
35:30même avant l'annexion
35:31de la Crimée,
35:31ce qui me paraît
35:32très difficile
35:33à mettre en place.
35:35Et à partir de là,
35:36pour justifier
35:37une adhésion européenne
35:39à ce projet,
35:40il faut mettre en avant
35:41une pseudo-menace
35:42de Poutine.
35:42Mais ça,
35:43c'est de la fiction.
35:44Parce que dans la réalité,
35:45ce n'est pas dans son intérêt.
35:46En tout cas,
35:47Donald Trump,
35:49qui sera présent en Turquie
35:51pour une réunion
35:51avec des membres de l'OTAN
35:52et des grandes réformes
35:53sont annoncées.
35:55Donc ça veut dire
35:56qu'imaginons que
35:57Donald Trump dit
35:57s'est terminé,
35:58les Américains quittent l'OTAN,
36:00nous sommes dans le beau drap,
36:02j'ai envie de dire.
36:03Oui, c'est difficile à imaginer
36:04qu'il va vraiment quitter,
36:06les États-Unis vont quitter l'OTAN,
36:07mais c'est tout à fait imaginable
36:09qu'il va réduire,
36:10par exemple,
36:10les financements
36:11de cette organisation.
36:12En tous les cas,
36:13l'OTAN existe aujourd'hui
36:16plutôt grâce aux États-Unis,
36:18les contributions des États-Unis,
36:20l'Allemagne aussi,
36:21mais les autres un peu moins.
36:23Donc je pense que sans les États-Unis
36:24et sans les contributions
36:25des États-Unis,
36:26ça sera beaucoup plus compliqué
36:27pour l'OTAN
36:28et ça c'est quelque chose
36:29qu'ils ont peur
36:30et même les dirigeants européens
36:33sont parlés entre eux
36:35et s'est préparé,
36:36selon les médias,
36:37pour essayer d'un peu
36:39séduire Donald Trump
36:40avant ses sommets à l'OTAN
36:42pour qu'il soit
36:43dans une bonne humeur,
36:45etc.
36:46Mais je voulais juste
36:46revenir à ce que
36:48vous avez dit
36:49sur Poutine
36:50et sur l'Ukraine.
36:52Vous savez,
36:52les lois internationales,
36:54c'est quelque chose
36:54qui était déjà brisée.
36:56En Europe,
36:57on se souvient très bien
36:58en tous les cas,
36:59nous,
36:59c'est quand l'OTAN
37:01a bombardé
37:03l'Ugoslavie,
37:04la Serbie.
37:05Et en fait,
37:06comment le Kosovo
37:07était détaché
37:09de la Serbie
37:10sans aucun référendum.
37:11Et si on regarde
37:12la situation aujourd'hui
37:14avec Crimée,
37:16en tous les cas,
37:17en Crimée,
37:17il y a eu un référendum.
37:18Donc il y a
37:19un certain
37:19des deux points de mesure,
37:20les doubles standards,
37:22comme on dit,
37:22la façon dont c'est
37:23applicable et c'est
37:24bien pour l'Occident,
37:26ils sont applicables.
37:27Quand ce n'est pas bien,
37:28bon, c'est contre
37:28les lois internationales.
37:30Mais je pense que
37:31tous les mondes
37:32et le sud global,
37:33en fait,
37:34sont vus cette situation,
37:35ils ont compris
37:36qu'à un moment,
37:37on ne peut pas compter
37:38vraiment sur les lois
37:39internationales.
37:40Et c'est quelque chose
37:41que Poutine a essayé
37:42d'évoquer à plusieurs reprises
37:43pendant la conférence
37:44de Munich
37:45en 2005,
37:47si je ne me trompe pas,
37:48un fameux speech
37:49qu'il a fait.
37:50Et aussi le fait
37:51qu'en fait,
37:52on se trouve
37:52dans un monde
37:53multipolaire aujourd'hui.
37:54Il y a plein de sujets
37:55qu'il faut aborder
37:56comme sujet,
37:57par exemple,
37:57de non-prolifération nucléaire.
38:00Il n'y a plus
38:01un accord
38:02entre les États-Unis
38:04et la Russie
38:05sur les questions nucléaires
38:07et c'est très important.
38:08Et ça,
38:08c'est quelque chose
38:09qu'on n'aborde pas
38:10beaucoup aujourd'hui,
38:11mais il faut,
38:11à mon avis.
38:12Michel Fayad,
38:13vous vouliez ajouter ?
38:13Juste pour compléter
38:14avec un autre exemple,
38:15le Haut-Karabakh en 2023,
38:17qui était une république autonome
38:19et qui était
38:20autoproclamée indépendante,
38:21mais en tout cas
38:21sur le papier,
38:22une république autonome
38:23et sur laquelle
38:24il vivait 120 000 Arméniens
38:26et qui ont été
38:27en fait jetés dans la rue,
38:30femmes, vieux,
38:30enfants,
38:32120 000 personnes
38:33qui devaient fuir
38:34leur terre ancestrale.
38:36Et là,
38:36l'Union Européenne
38:37n'a pas bougé
38:37son petit doigt.
38:38Pourtant,
38:39encore une fois,
38:40c'était leur pays,
38:41leur terre ancestrale
38:42et sans aucun intérêt
38:45pour les Européens.
38:47Charles Olivier,
38:47est-ce qu'aux Etats-Unis,
38:48dans la population,
38:49le dossier Russie-Ukraine
38:52cristallise autant
38:52les débats ?
38:53Parce qu'on voit,
38:53en France,
38:54c'est radioactif.
38:56Beaucoup moins aujourd'hui,
38:57beaucoup moins aujourd'hui
38:57parce que le conflit en Iran
38:59a très largement
39:00pris le dessus.
39:01Puis vous savez,
39:02les Américains,
39:02ils peuvent suivre
39:03un gros titre à la fois,
39:04pas deux.
39:04Donc en ce moment,
39:05c'est l'Iran
39:06et quand l'Iran sera passé,
39:07on reviendra à l'Ukraine.
39:08Mais on ne peut pas faire
39:09les deux en même temps.
39:10En tout cas,
39:11pas pour l'opinion publique,
39:12qui n'arrive pas
39:13à suivre tout cela
39:13nécessairement.
39:14Mais pour en revenir
39:15à votre question initiale
39:16qui est très très importante,
39:18il y a deux réunions
39:19qui se profilent.
39:19Il y a le G7 de demain
39:20et puis il y a la réunion
39:22de l'OTAN dans une semaine
39:23et c'est vrai que les Américains
39:25ne cachent pas leur amertume
39:27vis-à-vis des alliés européens
39:29quant à leur comportement
39:30dans ce conflit.
39:31Les Espagnols qui ont refusé
39:33de prêter leur base,
39:35les Français qui ont refusé
39:36leur survol du territoire
39:37par les bombardiers américains,
39:39les Britanniques qui ont refusé
39:41exactement que les avions
39:42décollent de leur propre base
39:43pour participer au bombardement
39:45et puis surtout l'absence totale
39:47de soutien européen
39:48et de réponses européennes
39:50à la fermeture du détroit d'Hormuz.
39:52Je rappelle que
39:53quand les Iraniens
39:54ferment le détroit d'Hormuz,
39:55ce n'est pas une agression
39:56contre les Etats-Unis,
39:57c'est une agression
39:58contre le reste du monde
39:59à travers le commerce international.
40:01Or le reste du monde
40:02des Etats-Unis acceptés
40:03n'a rien dit.
40:04Donc les Américains vont venir
40:05à ces réunions
40:06et vont dire aux Européens
40:07que leur est peut-être venu
40:09un, de se prendre en charge
40:10et surtout deux, pour eux,
40:13de réallouer
40:14leurs actifs militaires
40:16là où leurs priorités sont
40:17et on va voir peut-être
40:19un certain nombre de retraits
40:20notamment d'Allemagne
40:21où il y a quand même
40:2235 000 soldats
40:23et énormément d'avions
40:24qui sont basés
40:25et les Américains
40:26au prétexte de devoir
40:27ré, je dirais,
40:29réorganiser leur propre
40:30priorité de défense
40:31et bien vont punir
40:32un certain nombre
40:33d'alliés européens
40:33qui n'ont pas été là
40:34le moment venu.
40:35Donald Trump va dire
40:36maintenant débrouillez-vous
40:37vous n'avez pas voulu m'aider
40:38débrouillez-vous à présent
40:39c'est un peu ça finalement
40:41ce à quoi il faut s'attendre
40:42Xavier Fedorova
40:43pour les dirigeants européens.
40:44C'est tout à fait possible
40:45bien sûr
40:46je pense qu'on est en train
40:48de témoigner
40:50une façon de
40:52rédestination
40:52si on peut dire ça
40:53le monde
40:54les ondes et l'influence
40:55et je pense que
40:57l'Europe
40:57ne peut plus compter
40:59sur son allié
41:01américain
41:01comme avant
41:02parce qu'ils ont été
41:04tellement liés
41:05avec les démocrates
41:07et aujourd'hui
41:08ils comprennent
41:08qu'en fait
41:10sous l'administration
41:11de Donald Trump
41:12les intérêts américains
41:13sont beaucoup plus importants
41:14que les intérêts
41:15par exemple
41:15européens
41:16donc ils sont en train
41:17de chercher
41:18une façon de se réunir
41:20sauf que
41:20c'est très difficile
41:21de réunir les pays
41:22qui sont
41:22en certaines compétitions
41:24entre eux-mêmes
41:25par exemple
41:25Allemagne
41:26ne souhaite pas
41:27que la France soit fort
41:28dans l'Union européenne
41:30Allemagne ne souhaite pas
41:31que la France a une forte armée
41:33même s'ils disent
41:34qu'il y a des projets
41:34en commun
41:35ce qu'Allemagne veut
41:37aujourd'hui
41:37c'est avoir
41:38la première
41:39et la plus grande armée
41:40dans l'Union européenne
41:41donc tout ça
41:42c'est un peu inquiétant
41:43on peut dire
41:43mais en tous les cas
41:45c'est clair
41:46que la situation change
41:47oui je pense
41:48qu'avec les bases
41:48ça va changer aussi
41:49il ne faut pas oublier
41:50le reste du monde
41:52il y a la Chine
41:52avec une influence énorme
41:54dans les régions
41:54et aussi autour d'Iran
41:56par exemple
41:57et je pense
41:58que la Russie
41:59qui est continuée
42:00n'est pas isolée
42:01et au contraire
42:02ce qu'il dit
42:03qui nous attend
42:04par exemple
42:05les paroles
42:06de Jean-Noël Barrault
42:07pas du tout
42:07un genou
42:08et l'économie
42:09ni militairement parlant
42:11donc je pense
42:11qu'il y a les grands acteurs
42:12c'est clair
42:13et il y a l'Europe
42:14qui cherche sa place
42:15et pour revenir
42:16vers la France
42:17je pense que
42:17les meilleurs
42:19ce qui est attendu
42:21plus tôt
42:21je pense
42:22dans les mondes
42:22de la France
42:24c'est cette position
42:25de diplomatie
42:26de logique
42:29de sagesse
42:30qu'on ne voit pas
42:31souvent
42:31parce que quand
42:32il suit
42:32le même chemin
42:33que Ursula von der Leyen
42:35qui n'était jamais élu
42:35comme on a parlé
42:36déjà
42:37c'est quelque chose
42:38qui est assez étonnant
42:39Avant de dire un mot
42:41sur le G7
42:41j'ai été marqué
42:42juste un mot
42:43dans la presse allemande
42:44c'est une information
42:45qui m'a interpellé
42:46conséquences directes
42:47de la guerre en Ukraine
42:48les armes inondent
42:50l'Europe
42:50voilà ce que nous dit
42:51cette enquête
42:52de la presse allemande
42:53c'est un journal sérieux
42:55Berliners & Tunes
42:55qui s'appuie
42:56sur un magazine
42:57d'investigation
42:59le journal
42:59qui révèle
43:00que des millions d'armes
43:01qu'on a envoyées en Ukraine
43:01inondent désormais
43:02le marché noir
43:03dans nos pays
43:04et le journal
43:05qui s'étonne d'ailleurs
43:05Michel Fayat
43:06du silence
43:07de nos responsables politiques
43:08sur ce risque sécuritaire
43:09en Europe
43:10voilà encore
43:11une conséquence de la guerre
43:12que nous pouvons souligner
43:13et qui est assez
43:15peu relayée finalement
43:16Les porte-parole de police
43:18qui viennent régulièrement
43:19sur les plateaux
43:20confirment cette information
43:21ils disent que très souvent
43:22on voit les armes
43:23d'Ukraine
43:24qui se retrouvent
43:25dans les banlieues
43:25et dans d'autres endroits
43:26sur le sol national
43:28et qui sont même utilisées
43:29par les groupes
43:30du narcotrafic
43:31et de plus en plus
43:32pour régler leur compte
43:33entre eux
43:33et aussi pour combattre
43:34la police
43:35donc c'est quelque chose
43:36qui est avéré
43:37par les porte-parole
43:38des syndicats de police
43:39qui se relayent
43:40sur les antennes
43:40Voilà une information
43:41qui me semblait intéressante
43:42à relayer
43:43Volodymyr Zelensky
43:44mardi invité du G7
43:46il va rencontrer d'ailleurs
43:47Donald Trump
43:48lors d'une réunion commune
43:50alors la dernière rencontre
43:51physique entre les deux hommes
43:52c'était le 22 janvier 2026
43:55à Davos
43:55vous voyez en marge
43:56du forum économique mondial
43:58alors peut-être
43:59qu'on peut imaginer
44:00cette tête-à-tête tendue
44:01Gérald Olivier
44:02puisqu'on connaît
44:02cette relation plutôt complexe
44:05dirais-je tumultuose
44:06entre les deux hommes
44:07Je pense que ça s'est quand même
44:09pas mal calmé
44:09entre les deux
44:10d'autant que Zelensky
44:12a montré pas de blanche
44:13il a été extrêmement
44:15je dirais volontaire
44:16en allant dans le sens
44:18des demandes
44:19de Donald Trump
44:19aujourd'hui
44:20les américains
44:21sont satisfaits
44:22de la situation
44:22en Ukraine
44:23entre guillemets
44:24satisfaits
44:24en tout cas
44:25ils s'en satisfont
44:26parce que ce ne sont plus
44:28eux qui payent
44:28au contraire
44:29ce sont eux
44:30qui engrangent
44:30c'est-à-dire que
44:31c'est du matériel américain
44:33qui sert à être utilisé
44:34en partie
44:35par les ukrainiens
44:36pour se défendre
44:37mais ce matériel
44:38il est acheté aux américains
44:39par les européens
44:40et livré ensuite
44:41aux ukrainiens
44:42c'est nous qui achetons
44:42en fait ce matériel américain
44:44c'est tout bénéfice
44:45c'est tout bénéfice
44:45pour les américains
44:46et si ce conflit
44:47se poursuit
44:49ce n'est pas
44:50je dirais
44:50ce n'est plus
44:51la priorité américaine
44:52c'était la priorité
44:53de Trump
44:54parce qu'il avait
44:54souvenons-nous
44:55il avait dit
44:55qu'il ferait la paix
44:56en 24 heures
44:57puis manifestement
44:58ça n'a pas été possible
44:59et sa vision
45:00de la paix
45:01c'était d'obliger
45:02Zelensky
45:03à un certain nombre
45:05sans comprendre
45:06que sans les Etats-Unis
45:07il n'existait pas
45:08et il ne pouvait pas résister
45:10et qu'à partir de là
45:10il fallait qu'il accepte
45:11les termes américains
45:12on s'est aperçu après
45:13que les termes américains
45:15même acceptés par Zelensky
45:16ne convenaient pas forcément
45:17à la Russie
45:18et la peine
45:19n'a pas été obtenue
45:20mais comme Zelensky
45:21s'est montré
45:22extrêmement favorable
45:23je dirais
45:24et a montré
45:25une certaine oreille
45:25aux demandes de Donald Trump
45:27les deux s'entendent
45:28beaucoup mieux aujourd'hui
45:29donc je pense que plutôt
45:30ce que Donald Trump
45:32va lui dire
45:32c'est j'ai une affaire
45:33à régler en Iran
45:34j'ai fait un petit détour
45:35je reviens
45:35après je m'occupe de vous
45:37et tout ça va se résoudre
45:38mais en tout cas
45:38la présence de Volodymyr Zelensky
45:41Xavier Fedorova
45:42avec cette session
45:43dédiée à l'Ukraine
45:44est-ce qu'il n'y a pas aussi
45:45la volonté de faire pression
45:46sur le président américain ?
45:47On le sait
45:48il est plutôt favorable
45:49à la paix
45:49lui dans ce dossier
45:50Russie-Ukraine
45:51c'est sûr que
45:51Donald Trump
45:52est favorable à la paix
45:54il a cherché
45:55il a rencontré
45:56Vladimir Poutine
45:57vous vous souvenez
45:57encore
45:58ici à Alaska
45:58ils sont plutôt
46:00trouvés
46:00je pense
46:01les points communs
46:03et pourquoi
46:03ce n'est pas avancé ?
46:04parce que
46:06Zelensky a refusé
46:07certains points
46:08les Européens
46:09sont soutenus
46:10Zelensky dans ses refus
46:12les Européens
46:13et je parle de
46:14plutôt
46:14Merz
46:15Starmer
46:17Zelensky
46:18et Emmanuel Macron
46:18qui voulaient absolument
46:20imposer leurs propres conditions
46:21donc je pense
46:22qu'aujourd'hui
46:23même si Donald Trump
46:24veut jouer un rôle
46:26de peacemaker
46:26c'est quand même
46:28devient un peu compliqué
46:29avec tous ces soutiens
46:30européens
46:30qui cherchent
46:32jouer un rôle
46:33dans ces conflits
46:34c'est intéressant
46:36mais ce que je trouvais
46:37aussi intéressant
46:38peut-être pas exactement
46:39lié mais si on parle
46:40de l'Ukraine
46:41vous savez
46:42à part des grands
46:44scandales de corruption
46:45qu'on est en train
46:46de découvrir
46:48on en découvre aussi
46:49je pense que vous avez vu
46:50peut-être hier
46:51ou avant-hier
46:53Tulsi Gabart
46:54c'est la directrice
46:54des ressignements
46:55américains
46:56national
46:56qui a révélé
46:57en fait
46:58une histoire
46:59qui était déjà
46:59relayée à l'époque
47:00par médias
47:02plutôt du sud global
47:04pas américains
47:06et pas européens
47:06sur la présence
47:07de laboratoires
47:08biologiques
47:10en Ukraine
47:11et à l'époque
47:12c'était dit
47:14que c'est
47:14le fake news
47:15c'est des informations
47:16aujourd'hui on apprend
47:17que l'existence
47:18de ces laboratoires
47:19apparemment il y a
47:20plus que 120 laboratoires
47:22un peu partout
47:22qui étaient financés
47:23par les Etats-Unis
47:24et qui présentent
47:25aujourd'hui un danger
47:26surtout quand il y a
47:27une guerre entre l'Ukraine
47:28là aussi
47:28et je pense que
47:29ce sont les détails
47:30qui sont en train
47:31de sortir
47:32les détails
47:33qui étaient cachés
47:33par l'administration
47:35avant
47:36et le fait
47:37que Vladimir Zelensky
47:38n'a jamais vraiment
47:39donné les mains
47:40à Donald Trump
47:41pour lui fournir
47:41l'information
47:42qu'il a demandée
47:43par exemple
47:43sur le fils
47:44de Joe Biden
47:46Hunter Biden
47:46je ne suis pas sûre
47:48que les relations
47:49entre ces deux
47:49peuvent améliorer
47:51vraiment
47:51je pense que
47:52Donald Trump
47:52le traite
47:52comme il le traite
47:53mais je ne pense pas
47:54qu'il y aura
47:54une grande chaleur
47:56amitié
47:57entre eux
47:58Donald Trump
47:59et Vladimir Zelensky
48:00Michel Fayad
48:01oui il y a aussi
48:02quelque chose
48:02que je voulais dire
48:03c'est que
48:03les Ukrainiens
48:04sont en train
48:05d'intervenir
48:06dans les pays arabes
48:07du Golfe
48:07pour essayer
48:08de les aider
48:08par rapport
48:09aux drones iraniens
48:10et donc en fabriquant
48:11de quoi les repousser
48:12ou les attraper
48:13ou les brouiller
48:14ou je ne sais quoi
48:15et ça c'est en train
48:16d'agacer pas mal
48:17certaines entreprises
48:19du complexe militaire
48:20industriel américain
48:22et il se pourrait
48:23qu'à un moment donné
48:24ça crée aussi
48:25des tensions
48:25entre les deux
48:27puisque les américains
48:28ne souhaitent pas
48:29qu'il y ait un nouvel acteur
48:30dans le secteur
48:31de la défense
48:31ils souhaitent
48:32évidemment que le secteur
48:33de la défense
48:34reste entre quelques-uns
48:35c'est-à-dire
48:36essentiellement les membres
48:37du conseil de sécurité
48:38des Nations Unies
48:39la Russie
48:39la Chine
48:40les Etats-Unis
48:40la Grande-Bretagne
48:41et la France
48:42et donc il faudra
48:44voir ce qui va se passer
48:45de ce côté-là
48:46puis il y a autre chose
48:48il va venir aussi
48:49le moment
48:49où il va falloir
48:50justement fournir
48:51de quoi
48:52justement protéger
48:53les pays arabes du Golfe
48:54et les américains
48:55pourraient à un moment donné
48:56faire un arbitrage
48:57est-ce qu'il vaut mieux
48:58se concentrer uniquement
48:59sur les pays arabes du Golfe
49:00ou se concentrer aussi
49:01à vendre aux ukrainiens
49:02quitte à ce que ça soit
49:03bien sûr que ça soit payé
49:04par les européens
49:05et donc il y a peut-être
49:06quelque chose
49:07qui pourrait changer aussi
49:08de ce côté-là
49:08Bon est-ce que la relation
49:10un mot
49:10parce que Donald Trump
49:11est attendu à Versailles
49:12ce sera mercredi soir
49:13peut-être un mot
49:13on arrive au terme
49:14de cette émission
49:16Gérald Olivier
49:17simple geste protocolaire
49:19d'après vous
49:20ou
49:20c'est un rapprochement
49:21franco-américain
49:22pourquoi pas
49:23cette venue de Donald Trump
49:25moi je crois
49:25j'y crois pas trop
49:27au rapprochement
49:29geste protocolaire
49:30geste protocolaire
49:32plutôt
49:32on verra comment
49:33les choses se passent
49:33mais à l'évidence
49:35pour compléter
49:36ce que disait Michel
49:37je suis d'accord
49:39sur la position
49:39des Etats-Unis
49:40vis-à-vis de l'Ukraine
49:41à long terme
49:41mais à court terme
49:42là le souci des américains
49:44et j'en reviens
49:44à la question iranienne
49:45c'est aussi de permettre
49:46aux pays du Golfe
49:47de se protéger
49:48contre les attaques
49:49de l'Iran
49:50et les américains
49:51n'ont pas les drones
49:52capables justement
49:53de faire cette protection
49:54contre les propres drones
49:56chaïds iraniens
49:57alors que les ukrainiens
49:57les ont
49:58donc ils vont accepter
49:59l'aide de l'Ukraine
49:59temporairement
50:00mais sur le fond
50:01il est question
50:02qu'ils ne vont pas
50:02quand même
50:02renoncer à leur influence
50:04sur place
50:04c'est pas la même échelle
50:06mais à court terme
50:06je suis d'accord
50:07bon le monde
50:08qui ne cesse de bouger
50:09avec Zéna Federova
50:10sous nos yeux
50:11de minute en minute
50:12on va suivre de très près
50:13bien évidemment
50:14l'évolution de cet accord
50:16on verra
50:16s'il sera signé
50:18et quand
50:20on suit tout ça
50:21de très près
50:21l'heure interne
50:22ça revient
50:23mercredi soir
50:2421h
50:24Zéna Federova
50:25avec Gauthier Le Bret
50:26un gros merci
50:27à tous les trois
50:28d'avoir décrypté
50:29l'actualité internationale
50:30l'actualité qui se poursuit
50:32sur CNews
50:33à très vite
50:33t'invite
50:33t'invite
50:33T'invite
50:36t'invite
50:36t'invite
Commentaires