Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 heures
Mardi 20 janvier 2026, retrouvez Louis Albert (Directeur de la gestion Actions, Auris Gestion), Christian Parisot (Président, Altaïr Economics) et Adrien Dumas (Directeur des investissements, Mandarine Gestion) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Générique
00:00Générique
00:02Générique
00:04Générique
00:06Générique
00:08Générique
00:10Trois invités avec nous chaque soir
00:11pour décrypter les mouvements de la planète marché
00:14planète marché un peu agitée aujourd'hui
00:16Christian Paris veut être avec nous, économiste et président
00:18d'Altaire Economics. Bonsoir Christian
00:19Bonsoir. Louis Albert nous accompagne, directeur
00:22de la gestion Action d'Oris Gestion
00:23Bonsoir Louis. Bonsoir. Et Adrien Dumas
00:26est également à nos côtés le directeur des investissements de
00:28Mandarine Gestion. Bonsoir Adrien. Bonsoir Gégoire
00:30Adrien on pensait qu'on avait, c'était un peu
00:32l'espoir quand même de la fin d'année
00:342025 qu'on avait
00:35que Donald Trump avait laissé son
00:38costume de tarifman
00:39derrière lui après l'épisode Liberation Day
00:42après qu'un certain nombre
00:43d'accords ou de compromis commerciaux
00:46aient été trouvé au cours
00:48de l'année 2025
00:49et on voyait un Donald Trump alors toujours agité
00:52hyper actif mais se concentrer sur
00:54des sujets plus domestiques dans la
00:56perspective des élections de mi-mandat avec cette
00:58crise de l'abordabilité qui
00:59qui frappe l'Amérique et l'opinion publique
01:02américaine en premier lieu
01:04Adrien visiblement le chapitre
01:06tarifman n'est pas encore totalement
01:08refermé. Non il n'est pas totalement
01:09refermé et je pense que
01:10on va dire l'appétit vient en mangeant
01:12le sujet de la situation
01:14vénézuélienne a forcément
01:15j'allais dire réenclenché
01:17la rhétorique de la géopolitique
01:20et l'expansion de la zone d'influence
01:21américaine au sens large
01:23ouvrant effectivement clairement le champ
01:25sur le sujet du Groenland qui n'est pas nouveau
01:27on va dire ça fait ça fait huit mois
01:28maintenant qu'on sait que c'est un
01:29c'est un actif. Il en parlait au cours de son
01:31premier mandat déjà. Exactement on peut
01:33parler d'actifs puisque on a le sujet
01:35effectivement de toutes les ressources
01:36minières énergétiques qui sont présentes
01:37dans le sol
01:38groenlandais donc voilà c'est un retour
01:41effectivement sur ce sujet avec la
01:43volonté de continuer j'allais dire à mettre
01:44la tête sous l'eau à l'Europe ça c'est
01:46très clair avec je pense qu'il y a
01:49plusieurs sujets on a vu quand même le
01:51chancelier allemand notamment aller voir
01:53côté chinois comment ça se passait
01:54donc on est toujours en fait dans cette
01:55dans ce moment où les deux grandes
01:56superpuissances sont en train de
01:58redéfinir leur zone d'influence et la
02:00question de quel côté penche l'Europe
02:02est une question forte et qu'elle est
02:04évidemment très difficile de répondre
02:05parce qu'elle va avoir même sa propre
02:07destinée ça c'est une question qu'on peut
02:08peut-être se souhaiter mais en tout cas
02:09c'est difficile d'y répondre aujourd'hui
02:10et donc voilà il joue sur cette ambiguïté
02:12sur un moment de un moment de force où ça
02:16peut lui permettre effectivement d'aller
02:17plus loin dans ces discussions dans
02:19ces négociations et donc pour l'Europe
02:20c'est à dire comme au moment de
02:22libération day il n'y a pas d'autre
02:24stratégie que chercher l'apaisement
02:26chercher la désescalade au prix bien qu'on
02:30verra à un moment mais à un prix qui se
02:33fait contre notre intérêt économique
02:36le problème c'est que pour l'instant on
02:38continue à en payer les prix parce que si on
02:39fait la somme de tout ce qu'on vient
02:40de dire aujourd'hui sur les marchés
02:41financiers l'euro a continué à se
02:43renforcer la compétitivité de l'Europe
02:44vient encore de souffrir largement de
02:46la situation notre dépendance
02:48énergétique est toujours au plus haut
02:51et je vous rappelle quand même qu'on a
02:51signé pour acheter 750 milliards de
02:53pétrole et de gaz américains pour les
02:54prochaines années donc on est oui il y a
02:57je pense que la question du sursaut
02:58qu'on avait qu'on s'était imaginé
03:00très positif après liberation day en
03:02disant tiens il y a une vraie volonté
03:03en Europe de reconsidérer ensemble
03:05les enjeux de souveraineté et de
03:06travailler ensemble pour se préparer à
03:08ces deux super puissances
03:09qui veulent dominer le monde
03:10bah oui je pense qu'on se repose la
03:12question aujourd'hui et que malheureusement
03:13quand on fait le tour de table on est
03:14peu nombreux à se dire qu'il faut
03:16qu'il faut mutualiser nos efforts
03:18donc que c'est pour l'instant je
03:19vois pas de message effectivement très
03:21positif de la part de l'Europe sur
03:22notre capacité de répondre
03:23efficacement et donc l'idée d'aller
03:25utiliser des bazookas qu'on n'aurait
03:27jamais utilisé vendre massivement et
03:30de manière coordonnée les actifs
03:32américains détenus en Europe
03:33oui évidemment le stock est massif
03:34donc sur le papier ça pèse lourd
03:3740% de la dette américaine est
03:40détenue par les européens
03:41c'est détenu par des privés donc
03:43dans quelle mesure après on va être
03:45capable d'effectivement de déployer ces
03:46mesures de forcer ces banques là
03:48on est d'accord
03:48premier élément
03:49deux on se dit ça peut marcher
03:51parce qu'effectivement quand on
03:52regarde après ce qui s'est passé
03:53quand on essaye de regarder
03:54détricoter ce qui a permis à
03:56Donald Trump de faire un peu
03:57marcher derrière moi on dit
03:57Black Sunday effectivement ce
03:59mouvement sur le 30 ans a été
04:00certainement un point de rupture
04:015% sur 30 ans
04:03l'étonne rouge sonne
04:04exactement donc on s'est dit
04:05bah c'est peut-être sur cette
04:06corde là qu'il faut qu'on joue
04:07pour qu'il fasse marche
04:08en arrière moi j'ai du mal à
04:09imaginer que ce soit aussi très
04:10efficace mais discutons-en
04:11je serai à l'entendre des
04:12suffisants
04:13oui bah commentaire sur cette
04:14situation alors il y avait plein
04:16d'autres sujets prévus et on
04:17aura peut-être le temps d'en
04:18aborder d'autres encore une fois
04:19peut-être plus proche du terrain
04:20de la gestion et des marchés mais
04:23on peut pas s'extraire ou
04:25complètement de l'ambiance
04:28proposée aujourd'hui par
04:29Donald Trump notamment
04:30l'Europe semble un peu démunie
04:32à ne pas avoir réagi avant
04:33et la désescalade non la
04:37désescalade elle peut venir
04:38que des Etats-Unis en fait
04:38nous on ne peut que suivre
04:39aujourd'hui on est obligé de
04:40réagir on a vu que Trump
04:42agit un peu comme Poutine il
04:43repousse toujours les limites
04:44et si on ne montre pas une
04:46réaction il va encore les
04:47repousser donc on ne sait pas
04:48comment mais il faut trouver
04:49une solution et il faut être
04:51très européen en ce moment
04:52Bessin dit que c'est le pire
04:54et il redit ce qu'il avait
04:56dit le 2 avril je crois au
04:57moment de Libération Day
04:58le pire qu'un pays puisse
05:01faire c'est justement
05:03rentrer dans une escalade
05:04avec la puissance américaine
05:06c'est le conseil qui redonne
05:07aujourd'hui à Davos face à
05:10tous ceux qui l'écoutent
05:11il y a différents terrains
05:12aussi de combat contre les
05:14Etats-Unis sur le terrain
05:15militaire oui c'est clair qu'il
05:16faut pas y aller ça ils ont la
05:18plus grosse armée du monde
05:20sur le terrain monétaire ils
05:22ont le dollar je pense que
05:23faut pas trop y aller c'est
05:24pour ça que vendre ou faire
05:26vendre les actifs américains
05:28je suis pas sûr que ce soit
05:29la bonne idée mais sur le
05:31commerce extérieur on a quand
05:32même 450 millions de
05:33consommateurs en Europe
05:34j'entends ça depuis 20 ans
05:35Louis
05:35on a probablement des cartes
05:37à jouer il faut réussir à
05:38les jouer pour l'instant on a
05:39jamais réussi on est dos au mur
05:41mettre des tarifs sur les services
05:44numériques américains on va
05:45mettre des tarifs sur les
05:46produits Microsoft Google Apple
05:48mais alors alors alors ce serait
05:49pas le plus dur ah non mais ce
05:51serait pas le plus dur parce que
05:52le consommateur européen je pense
05:54peut s'en passer peut-être pas en
05:57termes de data mais là on va
05:58toucher à la souveraineté aussi la
06:00date là on a un vrai problème de
06:01souveraineté sur la sur la sur la
06:03data la data personnelle est
06:06détenue chez Apple la data pro est
06:09détenue chez Microsoft le en juin
06:12dernier le le directeur juridique de
06:15Microsoft France a été auditionné
06:17par le Sénat et il a dit devant le
06:21Sénat en toute simplicité que si
06:22jamais une décision de justice lui
06:24imposait de rapatrier les données de
06:26livrer les données aux Etats-Unis
06:28il serait obligé de le faire et on a
06:30on bosse tout dans les sociétés je
06:31pense qu'on est tous sur 3 6 5 et
06:33tout y est et non mais ça fait non
06:36mais ça ça fait vraiment peur ça pour
06:38l'impression que chaque quel que soit
06:40le chemin de rétorsion qu'on
06:42poursuive en Europe on arrive assez
06:44vite à une impasse et on n'en parle
06:45pas assez de ce point là c'est un
06:47point encore plus important
06:48de la souveraineté sur les data et
06:53aussi nos moyens de paiement qui
06:54dépendent beaucoup des Etats-Unis il y a
06:55certains pays pas la France on a un
06:57système mais dans certains pays sont à
06:59100% dépendants des moyens de paiement
07:01américains et quand les Etats-Unis font
07:03des sanctions contre une personne du
07:06tribunal international en Europe
07:09bien sûr la personne ne peut plus
07:10utiliser une seule carte bancaire
07:11derrière parce que c'est voilà
07:13est ce que ce serait pas plus facile de
07:16changer ce point là que la data après il y a un
07:20ensemble de choses mais je pense que s'il y a
07:22une limite à Trump ça proviendra d'abord du
07:25marché obligataire c'est le seul qui peut le
07:27faire changer d'avis et qui peut le faire
07:28réagir et d'autre part son opinion
07:30publique alors c'est quoi la zone rouge c'est
07:32c'est quoi la zone parce que le 30 ans est
07:33monté à 4 93 4 95 voilà on la on le revoit à 5
07:38bips près au niveau de ce qui a déclenché
07:40son son retrait tactique je suis pas sûr
07:45qu'il y ait vraiment un niveau type sur lequel on
07:49peut s'arrêter mais je pense que besseinte que du
07:53côté aussi des entreprises américaines des banques
07:56américaines si on voit véritablement un vrai
07:58risque sur l'obligataire ça fera réagir et là on
08:00cumule quand même beaucoup de choses c'est
08:02pas que les européens aujourd'hui japonais ont
08:05beaucoup moins intérêt à investir aux
08:06états-unis que par le passé avec leurs
08:08marchés domestiques qui commencent à leur
08:10offrir du rendement si Scott Bessin vient
08:12leur demander oui il a dit qu'il allait
08:14prendre contact avec les autorités japonaises
08:16pour calmer les marchés oui ça ils peuvent
08:19essayer de parler pour calmer le yen et tout
08:21ça mais c'est quand même des assureurs qui
08:23ont leur allocation d'actifs donc je pense
08:25que ça ça peut jouer bon la chine on sait
08:27qu'ils sont en train de se désengager depuis
08:29à mon petit moment ils vont pas revenir
08:30comme ça sur le marché obligataire américain
08:32et il restait que les européens finalement donc
08:35les européens ces acteurs privés ont à
08:37moins qu'on mette mais c'est quand même
08:38compliqué à régler les flux mais tout
08:40simplement par des choix d'investissement
08:42européen parce que ce que Trump moi je pense
08:45qu'il y a un point qui est important c'est
08:46que Trump vient de nous montrer qu'un accord
08:48un accord commercial ça sert à rien
08:50l'accord commercial il existe tant qu'il le
08:53veut et en gros on signe un accord
08:55commercial Europe Etats-Unis il est même pas
08:57encore voté on n'est même pas encore passé au
09:00niveau du parlement le parlement européen refuse de
09:01ratifier d'ailleurs on peut le déchirer on peut le
09:04déchirer tout est à refaire donc ça c'est un vrai
09:07problème c'est un vrai problème pour tout
09:09investisseur pour toute entreprise une
09:11entreprise européenne qui veut investir aux
09:13Etats-Unis vous avez les coréens qui ont signé un
09:16accord commercial où on leur dit faut vous
09:18investissez aux Etats-Unis tout ça et puis du
09:20jour au lendemain on leur dit on peut arrêter vos
09:21gars qui sont là bas parce que l'administration
09:24américaine n'est pas contente d'avoir des coréens qui
09:27travaillent là bas donc déjà ça avait fait beaucoup de
09:29bruit ça les avait un peu refroidi mais en plus
09:31vos investissements vous êtes sûr de rien
09:32puisque le contrat vaut rien du tout puisque
09:33demain le lendemain peut être déchiré donc je pense
09:35qu'il ya un plus un risque pour Trump par
09:38rapport à sa communication qui a un risque un de
09:40marché sur le marché obligataire c'est
09:41l'obligataire qui sera déterminant et puis un
09:44risque derrière sur les investissements directs sur
09:46le comportement la confiance qu'on peut
09:48accorder à l'état américain et ça c'est quand
09:50même un vrai problème de fond sur les
09:52investissements directs qu'il souhaite donc je pense que ça
09:54l'appel moi à mon avis s'il ya un risque aujourd'hui c'est
09:57plutôt ce risque là et d'ailleurs la réaction à
10:00wall street la réaction des gérants que j'ai pu lire dans la presse
10:04américaine c'était pour beaucoup de parler du fait qu'on a besoin aussi des
10:07capitaux européens et que c'est pas un bon signal c'est ça qui les inquiète
10:11c'est pas les droits de douane c'est pas tout ça c'est pas le gros élan et ils
10:14savent que s'il ya un risque aujourd'hui de défiance des capitaux européens pour
10:18des capitaux européens pour l'instant il en a et il en attire il en attire pour
10:21l'instant mis à part sur le dollar il ya un flux positif continu sur les
10:25obligations américaines venant d'europe et sur les actions américaines venant
10:28d'europe je vais dire on peut pas avoir un discours en disant qu'en france on
10:31regrette que la parole du gouvernement soit pas maintenue sur les impôts
10:34vis-à-vis des entreprises et dire après que du côté des états unis on peut
10:38avoir un président américain qui fait des contrats commerciaux qui les déchire
10:41qui revient et qui revient en arrière qui donc je pense qu'on peut pas avoir un double
10:44discours là dessus pour les entreprises faire que les entreprises ont besoin de
10:46stabilité et trump n'est plus une stabilité et beaucoup d'américains
10:49commencent à revenir et dernière chose n'oubliez pas mid terme c'est la
10:54thématique centrale et ce qui va l'arrêter parce que les américains
10:57ils comprennent rien l'histoire du Groenland ils comprennent rien ils
11:00veulent pas surtout un seul mort américain pour aller au Groenland
11:03donc c'est ça qui les inquiète donc ce qui est sûr c'est l'opinion publique
11:07et c'est ça qu'il faut regarder à mon avis l'opinion publique le marché
11:10obligataire c'est les deux seules choses c'est pour ça qu'on est un peu étonné de
11:13revoir trump avec ce costume voilà parce qu'il a il a ses idées il a ses
11:18optiques mais les seules choses qui peuvent l'arrêter qui peuvent le
11:21faire aller à un c'est l'opinion publique américaine et le marché
11:24obligataire pour moi le reste tout le reste on est dans l'instabilité
11:27puis ce que diront les européens il s'en moquera au contraire ça lui fait des
11:31sujets de bataille et médiatique et de rester au centre des médias donc il
11:35adore il adore au contraire la réaction de macron je pense que c'est son meilleur
11:38ami en termes de communication voilà dans ce monde là lui je veux bien
11:43reprendre un peu votre point sur les données qui est un très bon exemple
11:46effectivement comment on regagne cette souveraineté sur des sujets stratégiques
11:49comme celui des données personnelles est ce que l'europe qui s'affiche
11:54comme alors certes lente mais toujours un espace de liberté où la le droit et la
12:00le droit et la règle de droit sont respectés avec une forme de prédictibilité sur
12:07l'évolution des choses est ce qu'effectivement pour des investisseurs
12:10globaux tels qu'ils voient le monde aujourd'hui est ce que c'est effectivement des
12:15arguments qui portent non je pense pas je pense plus en fait non je pense plus on
12:22a laissé on a laissé le droit de côté aujourd'hui et c'est plus suffisant il faut
12:26il faut être il faut être attractif alors on a on a on a aussi une
12:30attractivité on a on a des on a des points intéressants à faire valoir à
12:34l'extérieur pour les investisseurs mais mais aujourd'hui il faut qu'on trouve
12:37notre place il faut qu'on il faut il faut qu'on il faut qu'on définisse un
12:40cadre beaucoup plus stable qu'on apporte de la stabilité de la visibilité
12:44les investisseurs ont toujours besoin de visibilité ils en ont cruellement
12:47depuis plusieurs années les cadres fiscaux sont instables les les accords
12:53commerciaux le sont aussi on a on a on a besoin de définir un terrain de
12:57jeu moyen terme pour les pour les investisseurs qu'on a qu'on n'a pas
13:00aujourd'hui on a un sujet politique dans beaucoup de pays dont la france on a on
13:05a beaucoup de choses à faire et et les data ouais bah les data il a tout à
13:09construire parce qu'on l'a dit les data ils sont pas où il faut donc pour tout
13:12déplacer et c'est même pas un projet dont on parle et c'est enfin c'est un
13:18fantasme de se dire que l'europe peut reprendre le contrôle de ses
13:22données personnelles aujourd'hui on est un peu dans le fantasme
13:25aujourd'hui on est un peu dans le fantasme et ce serait bien de
13:27transformer le fantasme en rêve et en projet mais pour ça il faut il faut il
13:31faut il faut déjà en parler et on a conscience mais d'avoir besoin d'avoir
13:37des data centers sur le territoire et c'est pas suffisant c'est pas suffisant on a
13:43besoin aussi d'avoir des des opérateurs locaux oui bien sûr bon à la bonne
13:48nouvelle c'est que je pense que les data centers pourront pas être indéfiniment
13:50aux états unis parce qu'il va y avoir des problèmes problèmes d'énergie
13:54problèmes d'énergie tout bêtement et les états unis l'énergie c'est des cycles
13:57d'investissement sur 30 ans ou 50 ans les data centers c'est des cycles d'investissement
14:01sur quatre ans donc on a un goulot d'étranglement qui est en train de se
14:04créer aux états unis qui forcera forcément des investissements aussi
14:08pas sûr qu'on est à un meilleur prix de l'énergie forcément en europe
14:12non c'est pas une question c'est pas une question de meilleur prix c'est
14:15juste d'une question de timing c'est à dire que quand il y a eu le
14:19responsable de google qui a voulu brancher son data center le
14:23responsable de qui était en face de lui de la utilities lui a dit pas
14:26avant 12 ans vous êtes dans une liste d'attente et le temps qu'on fait
14:29le réseau voilà vous avez à attendre deux ans avant la construction
14:32donc du coup ça leur a bloqué un petit peu leur projet d'investissement
14:36donc c'est ça le fond du problème c'est ce que dit satya chez microsoft
14:40aujourd'hui ceux qui gagneront la course de l'IA sont ceux qui pourront avoir
14:46de l'énergie à disposition je vais pas vous cacher que les chinois l'ont compris
14:50depuis un petit bout de temps en fait quand on regarde le nouveau plan quinquennat
14:53chinois dont on a bien dressé tous les éléments il y a un mois et demi
14:56deux mois maintenant la poursuite des investissements dans la souveraineté
14:59énergétique sont très visibles avec la volonté de subventionner le prix
15:02d'électricité manière assez large pour que ça continue d'attirer les industries
15:05et la capacité de développer les meilleurs modèles le plus rapidement possible
15:09donc ça je suis d'accord que la compétitivité électrique est en vêtue
15:12d'ailleurs les seuls endroits en europe où on a eu des investissements
15:14sur les data centers c'est le portugal et l'espagne
15:16parce qu'on a des prix d'électricité qui sont très faibles
15:18c'est des pays qui ont fait des énormes investissements
15:20dans les renouvelables qui aujourd'hui offrent un coût
15:23très compétitif en termes de pollution d'électricité
15:25et c'est là que seront domiciliés effectivement les data centers
15:28donc moi
15:29pareil sur la souveraineté
15:32numérique européenne
15:34je pense qu'on est pareil très très loin en fait
15:36on a un écosystème qui se finance mal
15:38les dernières innovations
15:40prenons juste l'exemple de Mistral
15:42qu'on a beaucoup mis en avant comme un modèle
15:44européen souverain qu'on voulait déployer
15:46aujourd'hui la dernière levée de fonds s'est passée
15:48on n'a pas eu beaucoup d'avancées sur la qualité du modèle
15:51ou le fait de se rapprocher des derniers standards américains
15:54donc quand on regarde quand même les budgets d'innovation
15:57non mais ils vendront un modèle souverain
15:58comment ?
15:59ils vendront un modèle souverain
16:00oui
16:01on sera pas au niveau des meilleurs modèles
16:03non
16:04de Google
16:05d'Enthropic
16:06ou d'Open&A
16:07ou d'Ipsych de l'autre côté
16:08mais on sera souverain
16:09oui mais du coup
16:10est-ce qu'on sera capable d'innover aussi rapidement ?
16:12est-ce qu'avec un modèle dégradé
16:14on va pouvoir innover aussi rapidement ?
16:16c'est pas sûr en tout cas
16:17la rapidité d'évolution des modèles est quand même assez forte
16:20quand on voit les niveaux de pertinence qui s'améliorent très rapidement
16:23Dipsych doit sortir son nouveau modèle dans 15 jours
16:25donc on aura des informations sur son niveau d'efficacité
16:28ça donne l'impression quand même qu'on est un peu en retard
16:30et je le redis quand même
16:31on parle beaucoup de la guerre militaire géostratégique
16:33mais les montants d'investissement de R&D
16:36quand on les regarde à l'échelle de la planète
16:37qui sont en train de déployer sur ces technologies
16:39ils sont sans commune mesure avec ce qui s'est fait par le passé
16:42c'est-à-dire que les deux grands blocs ont décidé que
16:45la course au supercalculateur est leur priorité stratégique
16:49donc on part déjà avec du retard
16:51et pour l'instant j'ai pas l'impression qu'on ait décidé
16:53de mettre beaucoup d'investissements
16:54ou la capacité à lever du budget pour investir dans ces industries
16:57et vous dites alors on n'a pas encore mis tout sur la table
17:01pour ces investissements
17:03pour être à la hauteur des ambitions
17:05et jouer sur le terrain de jeu mondial
17:07mais du coup en tant que gérant d'actifs
17:09ça donne envie de participer
17:11de se dire bah justement il y a tout à faire
17:13donc il faut être en Europe là aujourd'hui
17:15à ce moment-là
17:17ou est-ce que...
17:19oui on peut se poser cette question
17:20mais pour financer quel écosystème
17:21parce que la souveraineté c'est un thème
17:22moi je le mesure à l'offre de fonds
17:24qui se sont lancés sur ces matriques-là
17:26oui très défense
17:27ben oui
17:28défense mais pas que
17:29oui enfin aujourd'hui c'est difficile
17:31je trouve
17:32d'identifier des entreprises européennes
17:34en se disant
17:35elles vont être au coeur
17:36d'un projet de souveraineté
17:37avec une dynamique d'innovation forte
17:39et on pourra vraiment rester
17:41mais souvent
17:42à la défense
17:43oui quand vous regardez les budgets
17:44de R&D
17:45les seuls endroits
17:46où on est un peu au niveau
17:47où on a une capacité d'innovation
17:48avec les autres pays
17:49oui c'est difficile
17:50c'est difficile de voir autre chose
17:51que la défense
17:52et l'énergie quand même
17:53oui
17:54parce qu'on a besoin d'énergie aussi
17:55pour le data center
17:56pour le numérique
17:57et l'énergie
17:58on est quand même présent
17:59on a quand même
18:00des champions
18:01des acteurs
18:02qui sont
18:03des champions français
18:05oui
18:06qui sont très internationaux
18:07mais prenons le sujet
18:09du nouveau nucléaire
18:10on était en avance
18:11tous les projets
18:12qui sont portés par EDF
18:13sont en difficulté
18:14il y en a un moment
18:15qui s'appelle NARIA
18:16qui est en grande difficulté financière
18:17les petits réacteurs nucléaires
18:18on est déjà
18:19très très dans le tas
18:20sur le quantique
18:21quand on écoute
18:22la situation française
18:24et sans être
18:25dans le cocorico
18:26BA
18:27visiblement
18:28on a quand même
18:29des boîtes
18:30qui sont à la pointe
18:31et qui sont
18:33j'allais dire
18:34dans le top 3 mondial
18:35à égalité
18:36avec ce que les Etats-Unis
18:37ou la Chine
18:38peuvent produire aujourd'hui
18:39en matière de technologies quantiques
18:40c'est vrai mais elles vont avoir besoin
18:41de beaucoup d'investissements
18:42là aussi
18:43donc est-ce que l'écosystème
18:44100 millions c'est rien
18:45quand une boîte
18:46comme Alice et Bob
18:47ou d'autres
18:50lève 100 millions
18:51c'est rien
18:52c'est une goutte d'eau
18:53elles vont en avoir besoin
18:54de plus en plus
18:55et l'écosystème
18:56va parvenir sur le développement
18:57du private equity européen
18:58mais une grande majorité
18:59des fonds de private equity
19:00qui sont distribués en Europe
19:01ils ont tous une grosse part
19:02investie aux Etats-Unis
19:03en fait
19:04et tous les sujets d'innovation
19:05sont surtout portés par des projets américains
19:06donc notre capacité
19:07couvrin à avoir un écosystème financier
19:09pour porter ces projets d'innovation
19:11et les emmener sur des tailles significatives
19:13pour être compétitifs
19:15je trouve que oui
19:16là encore on a des sujets
19:17moi sur le quantique
19:18puisque je suis en train de travailler dessus
19:19en ce moment là-dessus
19:20c'est intéressant
19:21mais le problème qu'on a en France
19:23c'est qu'on a des briques essentielles
19:25du quantique dans nos start-up
19:27mais ça reste des start-up
19:28c'est-à-dire que le seul aujourd'hui
19:30ça va être un IBM
19:32ça va être Google
19:33qui va vous faire
19:34l'ensemble de l'ordinateur quantique
19:36et le problème du quantique
19:38c'est plus un problème de sécurité
19:40sur le fond
19:41parce que le problème
19:42c'est que le jour où on a
19:43l'ordinateur quantique
19:44on a cassé toutes les sécurités
19:46vous n'avez plus de bitcoin
19:47vous n'avez plus d'une toute
19:48de sécurité bancaire
19:49Vous m'avez expliqué
19:50qu'il y avait quand même d'autres étapes
19:51avant
19:52qu'on peut casser internet
19:53mais qu'effectivement
19:55c'est quand même une équation
19:56qui est parmi les plus compliquées
19:57et qu'il y aura d'autres cas d'usage
19:59avant l'usage de hacker
20:01l'ensemble de la planète web
20:03de toute façon
20:04aujourd'hui
20:05tous les états se battent pour ça
20:07il ne faut pas se leurrer
20:08ils sont en train de constituer
20:09des volumes
20:10des volumes de data
20:12de données, de chiffrées
20:13qu'on ne peut pas décrypter aujourd'hui
20:14juste pour pouvoir
20:15les décrypter à terme
20:16et les utiliser à terme
20:18donc aujourd'hui
20:19c'est une question
20:20de secret industriel
20:21de puissance
20:22tous les états investissent
20:23massivement là-dedans
20:24c'est une question
20:25de sécurité pour demain
20:26donc c'est juste ça
20:28la barrière
20:29le jour on passera
20:30cette barrière
20:31ça sera un autre monde
20:32mais ce qu'il faut bien comprendre
20:34c'est que de toute façon
20:36l'Europe n'arrivera pas
20:38à avoir la force de frappe
20:39aujourd'hui
20:40qu'à un Google
20:41si on veut
20:42aujourd'hui
20:43moi je parle à Google
20:44ou autres Américains
20:45pourquoi ?
20:46parce que s'ils développent
20:47une offre
20:48une offre révolutionnaire
20:49ils ont tellement de clients
20:51dans le monde
20:52que tout de suite
20:53ils la diffusent
20:54le problème
20:55c'est que voilà
20:56on peut avoir
20:57deux trois start-up en France
20:58qui sont très en avance
21:00qui vont avoir des briques
21:02mais derrière
21:03on n'aura pas la force de frappe
21:04et c'est ce qui se passe
21:05notamment aujourd'hui
21:06sur les modèles
21:07d'intelligence artificielle
21:08c'est-à-dire qu'on a bien vu
21:09qu'avec Jiminy
21:10la force de frappe
21:11qu'ils ont pu avoir derrière
21:12et puis maintenant qu'ils ont
21:13l'accord avec Apple
21:14ils vont être sur n'importe quel smartphone
21:16ils seront sur tous les smartphones Android
21:18ils seront sur tous les smartphones Apple
21:20et même chaque GPT
21:21se retrouve en difficulté maintenant
21:22donc on voit
21:23que c'est la force de diffusion
21:25de l'innovation
21:26et nous on peut avoir des entreprises
21:28et la France
21:29je prendrais juste un exemple
21:31pour ceux qui se rappellent
21:32Arcos
21:33Arcos c'était quand même
21:34oui bien sûr
21:35la tablette
21:36le leader de la tablette
21:37c'est l'inventeur véritablement
21:38on a tout inventé
21:39et ils l'ont inventé
21:40du Minitel à la tablette
21:41voilà
21:42mais qu'est-ce qui leur a manqué
21:43il leur a manqué
21:44quelqu'un comme Apple
21:45pour distribuer l'innovation
21:46et maintenant ces boîtes
21:47que ce soit Apple
21:48enfin Google surtout
21:49ou Microsoft
21:50c'est que
21:51contrairement à ce qu'on imagine parfois
21:53les leaders d'hier
21:54ne seront pas les leaders de demain
21:55sur les 3-4 dernières révolutions technologiques
21:57ces boîtes-là
21:58ont toujours été à la pointe
21:59elles n'en ont raté aucune
22:00elles sont à la pointe
22:02elles sont dans l'innovation
22:04Steve Jobs
22:05a regardé le MP3
22:06en France
22:07chez Thomson
22:08et derrière
22:09c'est lui qui l'a fait
22:10et après les Chinois
22:11ils ont copié
22:12et à la force des Chinois
22:13derrière c'est
22:14c'est de faire l'industrialisation
22:16sortir des laboratoires
22:17et passer à l'échelle
22:18nous on est plutôt la science
22:19les Américains
22:20la commercialisation
22:21et Chinois la fabrication
22:22si je reviens
22:23au cas d'investissement
22:242026
22:25de manière un peu plus prosaïque
22:26peut-être
22:27Louis
22:28vous dirigez la gestion
22:29action de risque gestion
22:30c'est quoi
22:31la ligne de conduite
22:32d'une gestion action
22:33
22:34avec tous les éléments
22:35qu'on a déjà
22:36pour cette année
22:372026
22:38on m'a déjà arrêté de diversifier
22:39comme d'habitude
22:40et après les thématiques
22:42vous avez arrêté de diversifier
22:43non
22:44continuer
22:45j'ai compris
22:46arrêté de diversifier
22:47continuer à diversifier
22:49il y a des thématiques
22:51qui vont continuer
22:52je pense à la défense
22:54qui offre une visibilité
22:55qui est quand même
22:56très importante
22:57avec des valorisations
22:58qui sont élevées
22:59mais qui sont justifiées
23:00par des croissances
23:01attendues sur le BPA
23:02qui sont très très importantes
23:03et après tout ce qui touche
23:04à la souveraineté
23:05c'est intéressant
23:06l'énergie
23:07la souveraineté
23:08des financements aussi
23:09les banques
23:10qui sont
23:11qui étaient très décotés
23:12qui sont plus au prix
23:13mais sur lequel
23:14il reste de la place
23:15si l'environnement
23:16des taux est maintenu
23:18il y a la santé
23:20qui a fait
23:21qui a commencé à bien démarrer
23:22on a
23:23on est
23:24on reste toujours éloigné
23:25de l'immobilier
23:26parce que compte tenu
23:27du niveau des taux
23:28c'est compliqué
23:29on commence à regarder la chimie
23:30pour prendre une
23:31qui est un vrai carnage
23:32qui est un vrai carnage
23:33qui est très très décoté
23:34qui est un col cyclique
23:36qui est aussi
23:37une exposition indirecte
23:38à la construction
23:40à règle générale
23:42à l'automobile
23:43on reste éloigné
23:44de l'automobile
23:45le secteur automobile
23:46particulièrement en Europe
23:47est dans une situation
23:48qui est très très compliquée
23:49mais donc on a
23:51on a
23:52on a des choses à faire
23:53sur la défense
23:54c'est quoi le risque
23:55du cas d'investissement
23:56défense
23:57alors au-delà
23:58des valorisations
23:59effectivement
24:00qui sont déjà peut-être
24:01assez riches
24:02ou ambitieuses
24:03le fait qu'il y ait
24:04quand même
24:05beaucoup d'argent public
24:06qui se déverse
24:07dans ce secteur
24:08ça peut amener
24:09à un moment
24:10les gouvernants
24:11à demander
24:12des formes de contrepartie
24:13on a vu
24:14Donald Trump
24:15commencer
24:16à envisager
24:17que les dividendes
24:18les buybacks
24:19et les salaires
24:20un peu démesurés
24:21dans les groupes américains
24:22de défense
24:23c'était peut-être
24:24un peu compliqué
24:25une conception des députés
24:26de l'Atlantique
24:27sur le financement
24:29par l'État
24:31d'un écosystème
24:32on sait que les États-Unis
24:33ont pris des positions
24:34indirectes
24:35Trump a des positions
24:36indirectes
24:37sa famille a des positions
24:38indirectes
24:39dans les géants
24:40de la tech
24:41qui profitent
24:42de l'argent de l'État
24:44en Europe
24:46on a surtout
24:47des États
24:48qui veulent
24:49développer un écosystème
24:50construire un écosystème
24:52le risque
24:53c'est plutôt
24:54de l'évidence
24:55d'un gros donneur d'ordre
24:56comme Arène Metal
24:57les supply chain
24:58sont en gros
24:59doublés
25:00donc si jamais
25:01on a un équipementier
25:02un fournisseur
25:03qui devient défaillant
25:05il y aura
25:06la chaîne de valeur
25:07il y aura probablement
25:08un second
25:09qui prendra
25:10mais si jamais
25:11le donneur d'ordre
25:12commence à ralentir
25:13là ça peut
25:14donc il n'y a pas
25:15d'intérêt
25:16même si ces groupes
25:17sont nourris
25:18par la commande publique
25:19à brider
25:21l'allocation
25:22de leur cash flow
25:23aujourd'hui
25:24l'État aurait surtout intérêt
25:25les États
25:26et l'Europe
25:27aurait surtout intérêt
25:28à faire plus parler
25:29les entreprises
25:31entre elles
25:32pour pas qu'elles doublent
25:33on a un sujet
25:34dans la défense européenne
25:36par exemple
25:37c'est que pour
25:39on n'a pas
25:41trois avions
25:43de chasse
25:44comme les américains
25:45on en a 20
25:46on n'a pas
25:47dix destroyers
25:48on en a 30
25:49et finalement
25:50on a énormément
25:51des références
25:52et c'est là
25:53où peut-être
25:54l'État devrait
25:55encourager les entreprises
25:56à rationaliser les gammes
25:58bien sûr
25:59bon
26:00le cas d'investissement
26:012026 là
26:02déjà quand même
26:03ce schéma
26:04de retour
26:06de la question tarifaire
26:07de l'incertitude
26:08etc
26:09on va se remettre
26:10à calculer
26:11le coût de l'incertitude
26:12combien ça va peser
26:14etc
26:15et est-ce qu'on a envie
26:17d'acheter les creux de marché
26:18est-ce qu'on se dit
26:20le playbook reste celui
26:21d'un liberation day
26:22alors espérons peut-être
26:23pas avec autant
26:24d'intensité et d'ampleur
26:25mais là
26:26personne sait trop
26:27où est le plancher
26:28au moment où on se parle
26:29donc est-ce qu'on a envie
26:30quand même
26:31d'être acheteur des creux de marché
26:32ou est-ce qu'on y va plus
26:33j'ai l'impression
26:34les fondamentaux sont quand même
26:35solides
26:36on a une croissance mondiale
26:37qui va être supérieure
26:38cette année que l'année dernière
26:39on a des trajectoires de taux
26:40qui sont quand même
26:41dans beaucoup de grands pays
26:42plutôt favorables
26:43on a une inflation
26:44qui pour l'instant
26:45modulo ce qui va se passer
26:46sur certaines matières premières
26:47à la baisse aussi
26:48dans plusieurs zones géographiques
26:49oui moi je continuerai
26:51à être plutôt by the deep
26:52sur chaque mouvement
26:54de volatilité
26:55parce qu'effectivement
26:56il va y en avoir
26:57la question quand même centrale
26:59c'est toujours l'IA
27:00le calcul qu'on a fait nous
27:01de notre côté
27:02c'est qu'à peu près 60%
27:03du BPA du S&P 500
27:04est corrélé de près
27:05ou de loin
27:06à la thématique de l'IA
27:07donc on n'est plus juste
27:08max 7 c'est 25
27:09ou la tech c'est 30
27:10c'est systémique
27:11le côté percolation
27:15du suivi de l'IA
27:16dans des secteurs
27:17énergie, industrie
27:18commence à être en fait
27:19un vrai moteur
27:20de croissance de BPA
27:21pour beaucoup d'entreprises
27:22donc investir sur les marchés actions
27:23c'est assumer un rôle
27:25enfin un biais positif
27:26sur la thématique IA
27:27donc là-dedans
27:28les zones géographiques
27:29elles ont un rôle
27:30de diversification
27:31mais en fait pas tant que ça
27:32vous allez au Japon
27:3335% du topic
27:34c'est pareil
27:35à peu près très corrélé
27:36l'IA en fait maintenant
27:37Taïwan j'en parle même pas
27:38la Corée même chose
27:39mémoire uniquement
27:41donc la diversification
27:43devient un vrai travail
27:45l'Europe pour ça
27:46a quelques atouts
27:47le fait de ne pas être
27:49moins sur les sujets souverains
27:50et donc du coup
27:51être moins présent de l'IA
27:52ça nous donne quand même
27:53du coup un axe de diversification
27:54c'est intéressant de voir
27:55comment le comportement
27:56le marché européen en fait
27:57est souvent un miroir
27:58de dès qu'il y a des questions
27:59sur la thématique IA
28:00on a un marché européen
28:01qui est plutôt non
28:02ça vient performer
28:03à être une source
28:04de diversification intéressante
28:05pour les investisseurs
28:06même s'il se pose de plus en plus
28:07la question de l'usage de l'IA
28:08et des utilisateurs d'IA
28:09étant l'empreinte
28:11de ceux qui construisent
28:12l'infrastructure
28:13et qui participent
28:14directement ou indirectement
28:15à travers l'énergie
28:16la conversation IA
28:18c'est aussi désormais
28:19quels secteurs
28:21quelles entreprises
28:22va se saisir du sujet de l'IA
28:24pour une amélioration
28:26de la base de coûts
28:27mais aussi pour une croissance
28:28supplémentaire
28:29de chiffres d'affaires
28:31et de ce point de vue là
28:32le marché a eu des vues
28:33assez définitives
28:34jusqu'à présent
28:35le logiciel par exemple
28:36tout le monde
28:37va se faire disrupter
28:38il a tendance à bien identifier
28:39ou à bien
28:40comment dirais-je
28:41corneriser tout ce qui pourrait
28:42être perdant
28:43les gagnants
28:44je trouve pour l'instant
28:45on n'a pas encore
28:46de différenciation
28:47dans le secteur bancaire
28:48mais sur les perdants
28:49le marché a raison déjà ?
28:50se dire que toutes les boîtes
28:51de logiciels
28:52qui sont quand même
28:53les premières en première ligne
28:54pour diffuser
28:55les nouvelles technologies
28:56se dire que ces boîtes-là
28:57je ne suis pas assez
28:58un expert en codeur
28:59pour dire que c'est Claude
29:00qui visait le dernier modèle
29:01anthropique
29:02qui est vraiment très très
29:03disruptif sur la capacité
29:05exactement
29:07en tout cas j'ai des équipes
29:08qui travaillent sur l'automatisation
29:09de nos outils
29:10je peux vous dire qu'effectivement
29:11on arrête de se poser la question
29:12d'acheter une brique pure
29:13qu'on va payer pendant 5 ans
29:14avec un abonnement
29:15qui va nous coûter très cher
29:16donc oui je pense quand même
29:18qu'il y a aujourd'hui
29:19le codage est devenu quelque chose
29:20de beaucoup plus accessible
29:21et donc l'automatisation
29:22d'activités opérationnelles
29:23semble effectivement
29:24quelque chose de beaucoup plus
29:25évident
29:26en sachant que le secteur du software
29:27fait en moyenne 65%
29:28de marge opérationnelle
29:29que vous êtes engagé pour 5 ans
29:30et que si vous rajoutez
29:32tous les coûts de service derrière
29:33de maintenance
29:34et de consulting
29:35que vous avez pour déployer
29:36une solution logicielle
29:37il y a certainement un équilibre
29:38à trouver
29:39donc si on a vu des perdants au quai
29:40et sur les gagnants
29:41vous dites là pour le coup
29:42il y a encore un champ à explorer
29:43alors pour l'instant
29:44le marché resterait concentré
29:45sur déploiement de l'infrastructure
29:46on passe sur l'IA physique
29:47ce qui était le thème du CES
29:48à Las Vegas
29:49donc la robotique
29:50l'humanoïde
29:51le véhicule autonome
29:52ça c'est clairement des sujets
29:53pourquoi est-ce que Tesla
29:54a pris 50% l'année dernière
29:55alors que le BPA a baissé de 30%
29:56c'est le véhicule autonome
30:00aujourd'hui
30:01donc ça c'est très visible
30:02sur les gagnants
30:03au sein de certaines industries
30:04qui sont déjà en avance
30:05sur le déploiement de l'IA
30:06pour gagner des parts de marché
30:07ou avoir un modèle différenciant
30:08je suis un peu plus dubitatif
30:10on s'est beaucoup posé ces questions
30:11aux patrons des banques américaines
30:13qui ont déjà publié d'ailleurs
30:14sur la première trimestre
30:15elle le déploie
30:16est-ce qu'il y en a une
30:17qui va plus vite que l'autre
30:18et qui du coup serait gagnant
30:19en termes de cost income ratio
30:20ou de croissance
30:21je pense qu'on n'en est pas encore
30:22à cette étape là
30:23sur cette conversation
30:24l'IA
30:25et les gagnants
30:26les perdants de l'IA
30:27comment vous regardez les choses
30:28Louis chez Auris ?
30:29sectoriellement aussi
30:30on a parlé des bancaires
30:33qui est un secteur
30:34qui va en profiter assez rapidement
30:36parce que beaucoup de données
30:37beaucoup de processus automatisés
30:39énormément
30:40c'est ça
30:41la santé aussi
30:42on va pouvoir faire beaucoup de choses
30:43et augmenter les chiffres d'affaires
30:44grâce à l'IA
30:45donc c'est vraiment deux secteurs
30:46qu'on privilégie aussi
30:47pour comme gagnant de l'IA
30:49mais vous imaginez que ces secteurs là
30:50vont bénéficier d'une forme de prime IA
30:51qui ne s'est pas encore matérialisée
30:52mais qui pourrait effectivement
30:53se matérialiser
30:54dans leur valorisation
30:55ça devrait se matérialiser
30:56dans les prochains semestres
30:57dans les prochains semestres
30:58ah oui je comprends
31:00Christian un mot du Japon ?
31:01oui
31:02parce que oui
31:03c'est quand même un krach obligataire
31:04spectaculaire
31:05bon déjà le Japon
31:06alors enfin c'est le monde à l'envers
31:08par rapport au monde
31:09qu'on connaissait
31:10ces dernières décennies
31:11j'ai envie de dire
31:12le Japon a plus d'inflation
31:13qu'en Europe
31:14qu'aux Etats-Unis
31:15la courbe japonaise
31:16est la plus pentue
31:17des économies avancées
31:19et on vient de se prendre
31:2120-30 BP de mouvements
31:23donc c'est six écarts types
31:25sur le marché obligataire japonais
31:27sur la séance du jour
31:28sur du 30 ans et du 40 ans
31:29oui
31:30alors il y a plusieurs éléments
31:31je pense que d'une part
31:32il y a un élément
31:33qui est en train de se manifester
31:34qui va se manifester
31:35sur toutes les courbes de taux
31:36avec le vieillissement de la population
31:37on a plus de demandes
31:39sur les très longues maturités
31:41il y a plus d'acheteurs stratégiques
31:42pour être honnête
31:43aujourd'hui
31:44ceux qui détiennent le patrimoine
31:45c'est les baby boomers
31:46c'est eux qui vont partir
31:47à la retraite
31:48ils y arrivent
31:49ou ils y sont
31:50et ils vont pas investir
31:51sur du 50 ans
31:52ou du 30 ans
31:53donc déjà
31:54le Japon nous donne
31:55une indication très forte
31:56les états
31:57ne pourront plus émettre
31:58à très long
31:59sur la partie très longue
32:00de la courbe
32:01ça c'est le premier point
32:02deuxième point
32:03qui est propre au Japon
32:04c'est quand même une aberration
32:05d'avoir une politique
32:06alors sur un état très endetté
32:07s'entend
32:08attention hein
32:09200%
32:10comme je disais
32:11un journaliste japonais
32:12qui se félicitait
32:13et qui parlait que la France
32:14était très peu endettée
32:15par rapport au Japon
32:16et qui nous félicitait
32:17le fait qu'on était endetté
32:18c'est vrai que c'est rassurant
32:20ça fait plaisir
32:21on trouve toujours plus endetté
32:22que toi
32:23donc eux ils seront quand même
32:24dans une situation
32:25très endettés
32:26et on est dans une aberration
32:27parce qu'on a des taux réels
32:28encore négatifs
32:29il faut le rappeler
32:30malgré les mouvements là
32:31qu'on a eu
32:32on reste encore
32:33parce qu'on a une inflation à 3%
32:34au Japon
32:35donc on est encore
32:36sur des taux réels négatifs
32:37et on a une BOJ
32:38qui nous parle
32:39de normalisation
32:40d'une banque centrale
32:41qui nous dit
32:42il faut qu'on revienne
32:43au moins à des taux
32:44qui soient à peu près
32:45neutres
32:46c'est vite là
32:47le marché obligataire
32:48c'est quelque chose
32:49le problème c'est que
32:50vous avez un durcissement
32:52à venir de la politique monétaire
32:54entre guillemets
32:55moins assoupli
32:56avec une politique budgétaire
32:58de relance massive
32:59et d'endettement massif
33:00donc ça peut
33:01on peut aller que dans le mur
33:02donc c'est vrai
33:03que c'est là
33:04où il y a un problème au Japon
33:05c'est qu'il y a un problème
33:06de décalage
33:07de discours
33:08entre la banque centrale
33:09et le gouvernement
33:10ce qui n'était pas le cas
33:11jusqu'à présent
33:12donc là aussi
33:13c'est le marché
33:14qui mettra
33:15une limite
33:16suivez tous les discours du EDA
33:18comment il peut retourner sa veste
33:20au mois de décembre
33:21il a retourné deux fois
33:22à un moment donné il a dit
33:23on va être dur
33:24on va y aller
33:25et puis le lendemain
33:26il a dit non mais
33:27on n'est pas pressé
33:28et puis on va continuer
33:29d'acheter les obligations
33:30donc suivez-le
33:31il retourne sa veste du jour au lendemain
33:32parce qu'il sait qu'il est sur un baril de poudre
33:34quoi
33:35et il veut pas un crac obligataire
33:36donc aujourd'hui ça veut dire
33:37ça veut dire que vendredi
33:38ils vont avoir un discours
33:39c'est la réunion
33:40vendredi ils vont se réunir
33:41ils vont faire leur communiquer
33:42et donc je pense que
33:44ils vont si le marché obligataire
33:45continue comme ça
33:46ils vont avoir un discours
33:47très accommodant
33:48en disant on n'est pas pressé
33:49on va maintenir
33:50et peut-être même potentiellement
33:51à dire
33:52qu'ils vont augmenter leurs achats
33:53de titres obligataires
33:54parce qu'ils n'ont pas le choix
33:55mais on a un vrai problème
33:57aujourd'hui de communication
33:58quand on a une banque centrale
34:00qui va à l'inverse
34:01de l'obligataire
34:02et ça c'est un gros problème
34:03aujourd'hui pour le Japon
34:04il faut regarder ça de loin
34:08non de très près
34:09de très près
34:10parce que vous regardez
34:11toutes très près
34:12non mais quand on est dans le monde
34:13d'actions et notamment
34:14les actions européennes
34:15ce qui se passe du côté
34:16du marché obligataire japonais
34:17on regarde forcément
34:18parce que ça peut avoir
34:19des impacts qui se diffusent
34:21assez vite quand même
34:22mais oui c'est loin quand même
34:25mais dans une logique
34:26de diversification
34:27si on reprend un peu
34:28les scores de 2025
34:30ceux qui avaient la chance
34:32de pouvoir être positionnés
34:33en Asie notamment
34:35en ont bien profité
34:36le Japon a été plutôt
34:37un bon marché
34:38le Japon a été un bon marché
34:39la Chine a été un bon marché
34:40la Corée a été un très bon marché
34:41c'était le meilleur
34:42et c'est intéressant de voir
34:44que la Corée est un marché
34:45qui se payait toujours
34:46pas très cher
34:47qui était très très en retard
34:49donc il y a peut-être
34:50encore de la place
34:51oui oui
34:52on a des US
34:54parce que c'est incontournable
34:56qui génèrent de la croissance
34:57et qu'ils ont aussi
34:58cette position de valeur refuge
35:01en cas de besoin
35:03encore un peu
35:04encore un petit peu
35:05on a de l'Europe
35:06parce qu'on a une dynamique
35:07même si le rythme
35:08n'est pas aussi élevé qu'aux US
35:10on a une dynamique
35:11qui est plus positive
35:12des effets de base
35:13qui sont très favorables aussi
35:14puis on a des émergents
35:16avec l'Asie
35:18qui apporte un peu
35:19de diversification
35:20et qui ont apporté du peps
35:22en 2025
35:23bon sur la situation japonaise
35:24vous dites
35:25c'est le
35:26on a envie d'être dans le trade
35:27le Takashi trade
35:28comme on dit
35:30Adrien
35:31ou est-ce qu'à un moment
35:32ça peut être un peu
35:33explosif quoi
35:34le schéma long Nikkei
35:35short yen
35:36est-ce qu'à un moment
35:37on peut quand même se prendre
35:38est-ce que c'est un one way trade
35:39ou est-ce qu'à un moment
35:40ça
35:41ça peut faire mal
35:42parce que
35:43la volonté du Japon
35:44de revenir plus agressivement
35:46dans les sujets d'exportation
35:47enfin les propos de la Chine
35:50sur il faut que
35:51enfin du parti communiste chinois
35:53sur maintenant
35:54le priorité c'est l'exportation
35:55il faut que toutes les industries chinoises
35:56soient très agressives à l'exportation
35:57d'ailleurs ce qui a très bien marché
35:58un déficit
35:59enfin
36:00balance commerciale record
36:01enlever l'énergie
36:02parce qu'ils sont
36:03de gros importateurs d'énergie
36:04c'est 2 000 milliards d'excédents
36:06sur les biens
36:07capacité à avoir bien géré
36:08le fait que les portes américaines
36:09étaient fermées
36:10et re-exportées ailleurs
36:11je pense que ça pèse aujourd'hui
36:12effectivement sur la dynamique
36:13de beaucoup de secteurs japonais
36:15il y a beaucoup de zones géographiques
36:16sur lesquelles
36:17prenons juste le véhicule électrique
36:18les gains de part de marché
36:19des véhicules électriques chinois
36:20c'est au détriment
36:21principalement des grandes marques
36:22japonaises
36:23donc il y a une vraie volonté
36:24de remettre le japon
36:25en dynamique positive
36:26sur l'exportation
36:27donc avec un yen
36:28effectivement plus faible
36:29et avec la volonté
36:30de se concentrer aussi
36:31sur les investissements
36:32sur les secteurs
36:33sur lesquels ils ont un avantage stratégique
36:34donc les chantiers de navale
36:35par exemple
36:36japonais
36:37retrouve pas mal d'intérêt
36:38à un moment où les dépenses militaires
36:39sont en forte réaccélération
36:40il y a des savoir-faire
36:41il y a plein de secteurs
36:42sur lesquels ils sont bien positionnés
36:43sur la robotique
36:44ils ont des savoir-faire historiques
36:45ils sont souvent
36:46un peu clés dans les fonctions
36:48qui ont vraiment beaucoup de valeur
36:49dans le fonctionnement des chaînes de robots
36:50donc voilà
36:51il y a effectivement
36:52plein de secteurs qui nous intéressent
36:53côté japonais
36:54mais le sujet du yen
36:55est sensible
36:57oui
36:58il y avait beaucoup de scénarios
36:59très positifs l'année dernière
37:00en disant ça y est
37:01on est au bout de la dévaluation du yen
37:02la dernière jambe
37:03elle a fait un petit peu mal
37:04Oui, quasiment à 160 sur le dollar yen
37:05qui peuvent être vus
37:06ou perçus
37:07comme des niveaux d'intervention
37:08mais ce n'est pas encore
37:09la volonté pour l'instant
37:10affichée de la première ministre
37:11Takahichi
37:12merci beaucoup messieurs
37:13merci d'avoir été les invités
37:14de Planète Marché
37:15en cette séance un peu tourmentée
37:17Christian Parizeau était avec nous
37:18le président d'Altaïr Economics
37:20Louis Albert
37:21le directeur de la gestion
37:22actions d'Origestion
37:23et Adrien Dumas
37:24directeur des investissements
37:25de Mandarine Gestion
37:26Merci d'avoir regardé cette vidéo !
37:27Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations