Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 heures
Ce mardi 14 avril, Stéphane Rudzinski, président et cofondateur Rhétorès Finance, s'est penché sur le retour en force des investisseurs dans le secteur des logiciels , dans Tout pour investir L'Événement, dans l'émission Tout pour Investir, présentée par Antoine Larigaudrie. Tout pour Investir est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Tout pour investir, l'événement sur BFM Business.
00:05Stéphane Rudzinski de Rétores, bonjour.
00:07Bonjour Antoine.
00:08Alors on va se poser une grave question,
00:10enfin non pas grave, ne vous inquiétez pas.
00:12Non, non, lâchez tout, lâchez tout, tout va bien.
00:14Il n'y a rien de grave, mais c'est sérieux.
00:17Il y a énormément de pessimisme et de négativité
00:21autour de tout un secteur en ce moment qui est celui des logiciels.
00:25L'IA va nous disrupter, l'IA va tout massacrer,
00:27on va pouvoir tout faire avec une intelligence artificielle bien calibrée,
00:33il y a des tas d'entreprises qui ne vont plus avoir rien à faire.
00:36Ben non, il ne faut pas céder à ce biais,
00:39parce que c'est vraiment un biais comportemental sur les marchés,
00:43qui agit comme une véritable purge ces derniers temps,
00:48puis souvent c'est à court terme.
00:49Non, il faut y revenir et il faut se souvenir
00:51qu'il y a des gros investisseurs du côté du secteur des logiciels
00:54et que certains d'entre eux sont en train de revenir en force
00:57sur ce secteur.
00:59Exactement, il y a des gros investisseurs,
01:01notamment dans le domaine du private equity,
01:03qui ont une vue complètement différente des marchés cotés.
01:07Depuis le début de l'année,
01:09je ne sais pas si vous avez les chiffres en tête,
01:11mais je crois que l'indice du software américain...
01:13On est sur du moins 40 ou quelque chose comme ça.
01:15Oui, moins 25, moins 30% avec un point bas,
01:18je crois effectivement à moins 40.
01:20Et vous avez quelqu'un qui s'appelle Orlando Bravo,
01:23qui est le cofondateur de Thomas Bravo,
01:27qui lui a une vue complètement différente,
01:30on est au même moment en fait, sur le même secteur,
01:33et qui nous dit effectivement,
01:34il y a des bases qui sont complètement justifiées
01:35sur le secteur du logiciel,
01:37et à côté de ça, il nous dit qu'il y a des opportunités colossales
01:39sur le secteur du logiciel.
01:41Voilà, parce qu'il n'est pas question...
01:43Déjà, l'actualité récente a montré
01:45que des tas de promesses mirifiques de l'IA
01:49se sont soldées sur le terrain par des...
01:51Bon, on va reprendre un SAP ou un Salesforce
01:54parce que c'est n'importe quoi cette affaire,
01:56ce n'est pas encore au point.
01:57Donc déjà, il y a peut-être des choses
01:59qui ont été survendues,
02:00il n'est pas question de remettre en cause
02:03le pouvoir disruptif de l'IA,
02:05mais juste de se dire,
02:06toutes ces boîtes en plus
02:07sont les premières à intégrer l'IA,
02:10donc à bénéficier de la disruption
02:11et pas en être victime du tout.
02:13C'est peut-être ça ce biais comportemental
02:15qu'on a de facto pris sur le marché
02:18et qui est un peu trompeur.
02:19Oui, exactement.
02:20C'est exactement le point de vue
02:21d'Orlando Bravo.
02:23Juste pour le resituer, monsieur,
02:24parce que c'est vraiment important.
02:26Thomas Bravo, c'est une société
02:28de gestion de private equity
02:29spécialisée dans le logiciel,
02:31la plus grosse au monde.
02:32Ça gère plus de 180 milliards
02:34depuis les années 2000.
02:36Taux de rendement moyen sur les fonds
02:38avec des hauts et des bas,
02:39mais en moyenne,
02:40c'est plus de 30% brut de TRI.
02:43Donc, c'est quelqu'un
02:45qu'il faut écouter.
02:46Qu'il faut écouter
02:47et qui, en même temps,
02:49est au cœur d'une tempête
02:50en ce moment
02:51qui concerne le crédit privé
02:53aux États-Unis.
02:53Il est principalement exposé
02:57au domaine du logiciel.
02:58Donc, il sait de quoi il parle.
03:00Il doit avoir des demandes
03:01de redemptions
03:02depuis quelques semaines
03:03qui courent.
03:04Alors, Thomas Bravo
03:05ne gère que des fonds
03:07de private equity
03:07pour la dette privée,
03:08mais il finance effectivement
03:09plusieurs de ses participations
03:11par de la dette privée.
03:13Et ce qui est intéressant
03:14de voir,
03:15c'est que Thomas Bravo
03:16dit très clairement
03:17oui, effectivement,
03:18il y a des boîtes de logiciels
03:20qui vont être complètement
03:21disruptées par l'IA.
03:23Ce sont des boîtes,
03:24finalement,
03:25qui n'ont pas de compétences métier,
03:26qui n'ont pas d'expertise métier,
03:28qui proposent
03:29une très belle interface
03:29avec pas mal de codes génériques,
03:32mais ce n'est pas du tout
03:33le cas de l'ensemble
03:34des sociétés de logiciels
03:35qui, elles,
03:37vont avoir, finalement,
03:39un ADN complètement différent.
03:42Et c'est là qu'il faut comprendre,
03:43en fait,
03:44le concept
03:47que Orlando Bravo
03:48met en avant.
03:50Ce sont les logiciels
03:52qui ont cette expertise métier,
03:55qui intègrent la donnée client
03:56en leur cœur
03:58et qui sont très difficilement
04:03disruptés
04:03par l'intelligence artificielle.
04:05Ce type de logiciel
04:06a trois caractéristiques,
04:08enfin,
04:08deux caractéristiques majeures.
04:10La première,
04:11c'est qu'ils ont
04:12la donnée propriétaire,
04:13ils ont tout le workflow
04:15historique de l'entreprise,
04:16ils ont une sorte
04:17de monopole informationnel
04:20et ça,
04:21c'est un avantage considérable.
04:22Oui,
04:23ça,
04:23on ne peut pas l'inventer.
04:24Ça,
04:24on ne peut pas l'inventer.
04:25Et au sommet de la pyramide,
04:26il y a quand même
04:27le cerveau humain.
04:28Exactement.
04:28C'est finalement
04:29la meilleure protection
04:30contre,
04:31voilà,
04:31c'est de la valeur ajoutée pure
04:33et ça,
04:33aucune IA
04:34pourra le disrupter.
04:35Exactement.
04:36Et le deuxième
04:38atout de ces logiciels,
04:40c'est qu'ils sont
04:41complètement intégrés
04:43depuis des années
04:44dans les entreprises.
04:45Ils sont vraiment
04:46incrustés.
04:47On parle de ces logiciels
04:48qui sont très collants,
04:49en fait,
04:49qui sont impossibles
04:50à défaire.
04:51Parce que défaire
04:52un logiciel qui est là
04:53depuis 10 ans,
04:5315 ans,
04:5420 ans dans une société,
04:55c'est très,
04:56très compliqué.
04:57Ça coûte très,
04:57très cher.
04:58Vous prenez un risque
05:00opérationnel majeur
05:00à le faire.
05:01Oui,
05:01il y a des entreprises
05:03qui parlent en CRM,
05:06en SAP,
05:06c'est une norme.
05:08Aller débrancher un SAP
05:09sur une boîte
05:10qui fait de l'industrie,
05:11c'est très compliqué.
05:11Remplacez-le par cloud,
05:12qu'on rigole.
05:13Et puis avec toute l'expertise
05:16et la spécialisation,
05:17parce que c'est des produits
05:17qui évoluent
05:18en fonction des besoins.
05:19Exactement.
05:20D'autant plus
05:20que certains logiciels
05:24de ce type-là
05:25s'appuient également
05:26sur un processus réglementaire.
05:27C'est par exemple
05:28le cas dans l'aéronautique,
05:29c'est le cas dans la santé.
05:29Pour faire fonctionner
05:31ces logiciels,
05:32il faut une certification
05:33par soit un organisme étatique,
05:36soit par un organe
05:38de décision.
05:39Donc c'est vraiment
05:40très difficile
05:41à les faire bouger.
05:42Et les personnes
05:44de chez Thomas Bravo
05:45font une analyse
05:46que je pense juste
05:48en expliquant
05:49que l'IA en fait
05:50sur ce type
05:51de logiciel-là
05:52va créer en réalité
05:53beaucoup de valeurs
05:54parce qu'à cette donnée
05:56propriétaire,
05:56vous allez ajouter
05:58une puissance
05:58de calcul colossale
06:00au cœur de ces outils
06:01qui va générer
06:02énormément de valeurs.
06:03Bon,
06:04et une information importante
06:05qui date de ce matin
06:06mais qui va dans le sens
06:07de tout ça,
06:08c'est que Bluehole Capital,
06:10une des principales sociétés
06:11de gestion de crédit privé,
06:13a réussi quand même
06:14ces derniers jours
06:15à lever 200 millions de dollars.
06:17Ce qui prouve
06:17qu'il y a peut-être
06:18justement du mieux
06:19et une sorte de point bas
06:22qui a été atteint
06:23sur le secteur des logiciels.
06:24En tout cas,
06:24merci infiniment
06:25d'être venu nous en parler.
06:26Stéphane Rudzinski,
06:28de Réthores.
06:29Merci beaucoup.
06:29Merci beaucoup.
Commentaires

Recommandations