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Mardi 14 avril 2026, retrouvez Benoît Taillardat (Directeur Régional Ile-de-France, Sport dans la Ville), Khadija Nemri (Directrice, Ecole de la 2e Chance Nantes), Aziz Senni (Entrepreneur, Quartiers d'Affaires) et Maya Hagege (déléguée générale, AFMD) dans INCLUSION4CHANGE, une émission présentée par Maya Hagege et Judith Aquien.
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00:06Bonjour à toutes et tous et bienvenue sur Inclusion for Change, l'émission sur l'égalité des chances dans le
00:12monde du travail.
00:14Aujourd'hui, nous parlons de l'insertion professionnelle des jeunes des quartiers prioritaires des politiques de la ville, autrement nommés
00:20les QPV.
00:21Et en première partie de cette émission, nous pourrons prendre la mesure de l'enjeu avec le regard de Maya
00:27Ajège, déléguée générale de l'AFMD,
00:29notre partenaire sur cette émission. Ensuite, vous découvrirez un reportage que nous avons tourné lors d'une session organisée par
00:35Sport dans la ville,
00:36qui œuvre à l'insertion professionnelle des jeunes des QPV par le sport. Et enfin, nous débattrons en plateau avec
00:43nos deux invités,
00:44Khadija Némery, directrice de l'école de la deuxième chance de Nantes-Saint-Nazaire, et Aziz Tseni, président de Quartier
00:51d'Affaires.
00:51C'est parti pour Inclusion for Change.
00:58Maïa Ajège, bonjour.
00:59Bonjour.
01:00L'égalité des chances et l'emploi des jeunes sont depuis aussi longtemps que je me souvienne un sujet politique
01:06récurrent.
01:08Effectivement, Judith, depuis les années 80, les émeutes urbaines de Vaud-en-Velin à Nantes-Erre en 2023 ont révélé
01:14une fracture persistante,
01:16celle de l'exclusion économique et sociale des jeunes de banlieue. Et ces révoltes, qui étaient déclenchées souvent soit par
01:24des bavures policières,
01:25soit par un sentiment d'abandon, ont amené une réponse structurée de l'État, qui est celle de la politique
01:32de la ville.
01:33Cette politique, elle vise à compenser les inégalités territoriales par des dispositifs ciblés sur l'emploi, le renouvellement urbain ou
01:40l'éducation.
01:41Pourtant, malgré 40 années d'intervention, les quartiers prioritaires de la ville, ce que je vais appeler maintenant QPV,
01:50restent des territoires où le chômage des 15-29 ans est encore de 26% en 2022 contre 14,2
01:58% dans les quartiers environnants.
02:00Et pire, 26,7% des jeunes des QPV ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation,
02:06contre 11,3% ailleurs.
02:08Ok, donc on comprend que l'emploi des jeunes de ces quartiers ne s'améliore pas, mais qu'ont produit
02:14de positif ces politiques de la ville ?
02:16Oui, en fait, pour réduire ou pour répondre plutôt à l'urgence, il y a eu une multitude de dispositifs
02:22qui ont été déployés.
02:23On connaît les contrats aidés, les emplois francs, les contrats d'engagement jeune, les écoles de la deuxième chance,
02:28on en a une aujourd'hui parmi nous, qui sont dédiées aux décrocheurs scolaires.
02:32Il y a d'autres types d'acteurs, quartiers d'affaires, encore une fois avec nous aujourd'hui,
02:36mais il y a aussi nos quartiers ont du talent, article 1, les entretiens de l'excellence, sport dans la
02:41ville.
02:43Tous jouent un rôle clé en créant des ponts entre les jeunes et les entreprises via du mentorat, des ateliers
02:50ou des rencontres inspirantes.
02:51Ok, donc d'un côté, il y a des besoins qui augmentent, en tout cas qui ne décélèrent pas,
02:56et de l'autre, il y a de plus en plus d'acteurs qui démontrent leur efficacité, d'une manière
03:01ou d'une autre.
03:02Mais dans la réalité vécue par les jeunes, qu'est-ce que ça donne ?
03:04En fait, ces initiatives, elles butent sur des réalités qui sont tenaces.
03:08D'abord, l'orientation contrainte.
03:1035% des jeunes des QPV subissent une orientation qui ne correspond pas à leur premier vœu, contre 21%
03:16ailleurs.
03:17Ensuite, il y a l'inégal accès à l'alternance.
03:19Seuls 9% des jeunes des QPV signent des contrats d'apprentissage, contre 16% des autres jeunes urbains.
03:24Ou encore, troisièmement, les discriminations persistantes.
03:30On sait très bien que le lieu de résidence et l'origine ethnique restent des freins majeurs.
03:34Ok, donc avec des 40 ans de recul, est-ce qu'on a des éléments sur ce qui fonctionne pour
03:40tenter de dynamiser l'emploi des jeunes ?
03:42Alors, il y a bien sûr des retours d'expérience qui montrent, par exemple, que l'allée vert,
03:47c'est-à-dire le fait d'avoir des permanences au pied des immeubles, des maraudes numériques,
03:50ou encore des partenariats avec des associations locales, permettent de toucher ce qu'on appelle les invisibles.
03:56On voit aussi, grâce au retour d'expérience, que l'accompagnement personnalisé, le mentorat, la préparation à l'apprentissage,
04:05ça améliore significativement l'insertion des jeunes.
04:07Par exemple, beaucoup de dispositifs ont un taux de retour à l'emploi de 40 à 45%.
04:12Et enfin, et je pense qu'on en parlera, c'est évidemment l'engagement des entreprises qui est crucial.
04:19Aujourd'hui, il y a 8000 entreprises qui sont partenaires des QPV, qui offrent des stages, de l'alternance,
04:25ou encore du recrutement direct et sans discrimination.
04:30Donc si on résume, les défis sont encore très nombreux.
04:33Alors, il y a notamment un, deux défis de taille, un, deux.
04:38D'abord, coordonner les acteurs, ça c'est vraiment un défi de taille.
04:42Il y a simplifier les dispositifs, et ce sont des recommandations de la Cour des comptes.
04:47Et il y a aussi, tout simplement, l'idée même, en fait, l'efficacité de la politique de la ville.
04:53Elle dépend surtout de sa capacité à passer d'une logique de réparation
04:56à une dynamique d'inclusion active qui associe les jeunes, les dispositifs,
05:03et notamment les associations et les territoires, et les entreprises.
05:06Et donc, moi, j'invite aussi les dirigeants, les professionnels,
05:10à s'insérer, à s'investir dans cette dynamique d'inclusion.
05:12Et nous allons creuser tout cela avec nos deux invités.
05:16Mais avant, je propose qu'on regarde le reportage que nous avons tourné avec Sport dans la ville,
05:21cette association qui œuvre à l'insertion professionnelle des jeunes par le sport.
05:26A tout à l'heure.
05:36On va se concentrer aujourd'hui sur l'escalade dite en moulinette.
05:39La corde, elle est déjà installée là-haut.
05:41Du coup, ça se fait en binôme.
05:42Pour que vous puissiez vous faire plaisir sur le mur,
05:45il faut que celui en bas qui s'occupe de votre sécu soit concentré et un peu alerte.
05:49Mais l'objectif, c'est quand même de se faire plaisir en termes de grimpe.
05:55Il faut nous appeler avant de commencer à grimper, messieurs, s'il vous plaît.
06:00Tout commence sur un terrain de sport.
06:02On utilise le sport comme un outil de création de lien avec les jeunes des quartiers.
06:07On joue ensemble, on grandit ensemble.
06:10Et arrivé à l'âge de 14 ans, la première expérience professionnelle,
06:14on les convainc, on essaye de les embarquer avec nous.
06:17Il existe dans notre société des différences.
06:21Je vais vous donner une statistique, celle du taux de chômage des 15-29 ans.
06:26La moyenne nationale, elle est de un peu plus de 15%.
06:29Un peu plus de 15% des jeunes entre 15 et 29 ans sont au chômage.
06:33Alors que dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville,
06:35cette moyenne, elle est de 30%.
06:37Donc, c'est le double.
06:38Ça veut dire qu'en fonction de là où l'on est en France,
06:41on n'a pas les mêmes chances, les mêmes opportunités de réussir.
06:44Et nous, on n'est pas du tout d'accord avec ça.
06:47Et on met des choses en place pour leur donner des clés, des bagages,
06:52des compétences, du savoir-être,
06:54pour que le jour où ils ont un entretien à faire,
06:58ils puissent être aussi compétitifs que tous leurs autres concurrents.
07:02Socotex, c'est une entreprise qui recrute 1500 collaborateurs par an.
07:06Mais là, nous, en allant proposer ce parcours à ces jeunes dans ces quartiers,
07:11c'est des jeunes qui n'ont pas encore eu cette chance d'avoir un vrai parcours professionnel.
07:17Donc, voilà, ça nous paraît essentiel de construire un projet comme ça
07:21qui puisse, étape par étape, les amener vers l'insertion.
07:25Même les jeunes que nous intégrons dans ce parcours-là vont avoir encore des freins à lever.
07:29Et c'est pour ça qu'il y a d'abord ce stage de 5 mois,
07:32puis après un CFA en interne chez nous, avec petit à petit...
07:37Nous, on finance aussi le permis, parce qu'on sait que là, si on exigeait le permis,
07:41ça serait trop restrictif.
07:43C'est super bien, en plus, c'est super haut en haut.
07:45On a fait 5 à plus, les rouges.
07:47C'est vrai que quand je poste sur une gîte, je n'ai pas vite fait des réponses.
07:50Je n'ai même quasiment pas de réponses.
07:52Et vu qu'on m'a proposé un sport dans la ville,
07:56en plus, ils me donnent un CFA juste après et un CDI.
08:00J'ai dit, je fonce et je vais tout droit.
08:02Et j'espère avoir un CDI et avoir un avenir avec.
08:05J'aime bien le fait de s'insérer par le sport,
08:09parce qu'il y a beaucoup de choses en société qui reviennent dans le sport,
08:14comme par exemple la cohésion d'équipe, l'esprit d'équipe.
08:16Merci, partenaire.
08:17Normal.
08:24Nous sommes de retour sur le plateau d'Inclusion for Change
08:27pour parler de l'insertion professionnelle des jeunes issus des QPV.
08:31Et pour cela, nous accueillons aujourd'hui Aziz Senni,
08:34président de Quartier d'Affaires,
08:35et Khadija Nemri, directrice de l'école de la Deuxième Chance de Nantes-Saint-Nazaire.
08:40Bonjour à tous les deux et merci d'être avec nous.
08:42Bonjour.
08:42Bonjour.
08:43Pour l'invitation.
08:44Aziz Senni, bonjour.
08:46Vous êtes sans cesse au contact de jeunes issus des QPV et d'entreprises.
08:50Que vous disent les entreprises et institutionnelles de ces publics ?
08:54Qu'en est-il finalement de l'image de ces jeunes qu'on stigmatise encore beaucoup ?
08:58D'abord, il faut rappeler que l'emploi, ça ne se décrète pas l'emploi privé,
09:02c'est la conséquence de la croissance et de l'investissement.
09:05Rappelez quelques chiffres, puisqu'on est sur Bismarck, une chaîne économique,
09:07c'est que 2% des investissements privés vont dans ces 1 609 quartiers.
09:11Pas d'investissement, pas d'emploi.
09:13Il y a 250 000 TPE, PME qui sont installés dans ces territoires.
09:18C'est elles qu'il faut aider pour pouvoir recruter localement.
09:21Je pense qu'il faut sans cesse rappeler qu'on a 18% de chômage dans ces quartiers.
09:26Il faut mener une politique économique.
09:29Bien sûr qu'il faut travailler sur les parcours d'emploi,
09:31mais vous savez, quand vous trouvez un emploi,
09:34et les dispositifs dont parlait tout à l'heure Maya fonctionnent très bien,
09:39la personne trouve un emploi, souvent elle quitte le quartier.
09:42Et depuis 40 ans, on a fabriqué des sas de pauvreté, 42% de pauvreté.
09:46Donc la réflexion qu'il faut mener, c'est développer une vision.
09:50Qu'est-ce qu'on fait de ces quartiers d'un point de vue économique à 20 ans ?
09:54Il nous faut une vision, un plan et une méthode.
09:56Et je crois qu'il faut regarder ça dans son ensemble.
09:59Cani Jeanne-Emery, bonjour à vous.
10:0143% des habitants des QPV ont moins de 25 ans.
10:04Quelles sont les difficultés et les freins qu'ils rencontrent pendant leur parcours ?
10:08Et quelles sont leurs principales attentes vis-à-vis du monde du travail ?
10:12Alors, les principaux freins, non pas périphériques, mais majeurs à l'emploi,
10:16puisqu'on parle souvent de freins périphériques,
10:19sont des freins sur la mobilité.
10:21Je rappelle que 95% des offres d'emploi aujourd'hui
10:24demandent à ce qu'on ait un permis de conduire.
10:26Donc c'est un vrai sujet.
10:28Nous avons également des freins liés à des situations économiques.
10:33Et pour les familles monoparentales,
10:35qui touchent essentiellement les femmes,
10:37des problématiques de garde d'enfants,
10:40qui sont liées aussi à des trajets qui se rallongent
10:42quand ils trouvent de l'emploi,
10:44donc à trois quarts d'heure, une heure.
10:46Et donc toutes ces problématiques-là aujourd'hui
10:48sont des sujets que nous travaillons
10:51avec les équipes pédagogiques pour les lever
10:53et aller vers l'emploi et stabiliser les jeunes en emploi
10:57de manière à ce que l'entreprise ne soit pas impliquée
11:03ou responsable de ces sujets-là à un moment donné
11:06lorsqu'elle recrute ces jeunes.
11:08J'avais lu que l'école de la deuxième chance
11:11avait eu une très forte augmentation des demandes
11:14et un très fort taux de stagiaires ces dernières années.
11:18vraiment beaucoup de nouveaux personnes dans les dispositifs.
11:22Comment vous expliquez cette augmentation
11:25de besoins d'accompagnement ?
11:27Alors malheureusement, il semble que l'éducation nationale,
11:32voilà en tout cas de manière très structurelle,
11:35nous avons une fabrique quand même des inégalités
11:39sur certains lieux de vie qu'on appelle aujourd'hui territoires
11:42et qui font que nous avons de plus en plus de jeunes
11:45qui décrochent et donc qui arrivent vers des solutions
11:48et des dispositifs de solidarité comme l'école de la deuxième chance
11:51qui répondent à la problématique de remobilisation
11:55pour remettre en dynamique ces jeunes
11:58qui ont décroché pendant un an, deux ans.
12:01Juste un chiffre, 550 demandent pour rejoindre
12:05l'école de la deuxième chance sur le bassin de la Loire Atlantique
12:08entre Nantes et Saint-Nazaire, 287 jeunes accompagnés.
12:12C'est-à-dire qu'aujourd'hui, nous n'avons pas les moyens
12:13de répondre à la problématique
12:15qui est celle à laquelle nous sommes confrontés
12:19dans les candidatures.
12:23Khadija, je continue avec vous.
12:24On sait que les freins à l'emploi ou à l'entrepreneuriat
12:27du reste sont nombreux,
12:28à commencer par les discriminations raciales,
12:31le mépris de classe ou l'autophobie,
12:33c'est-à-dire la discrimination à l'accent.
12:34Le Défenseur des Droits a notamment publié
12:37que les jeunes d'origine maghrébine ou africaine
12:39ont 30 à 40% de moins,
12:41ce qui est considérable d'obtenir un entretien
12:44que les candidats perçus comme français.
12:46Comment est-ce que l'école de la deuxième chance
12:48traite ces points avec les jeunes d'une part
12:51et avec les entreprises d'autre part ?
12:53Alors, déjà, ça fait à minima 40 ans
12:58qu'on fait des statistiques
12:59qui disent tout le temps la même chose
13:02et qui font tout le temps les mêmes constats
13:04de discrimination liée à l'ethno-racial.
13:07Nous avons fait le choix d'embarquer les entreprises
13:10en les sensibilisant, en les formant
13:13à un management qui considère la fragilité
13:16au sein de l'organisation même.
13:19C'est-à-dire que vous ne pouvez pas décréter
13:21dans des politiques dites RSE lorsque ça s'y prête
13:25d'embaucher un certain nombre de jeunes
13:27qui cochent des cases un petit peu de fragilité
13:31si vous ne formez pas les managers
13:34qui sont en charge de leur accompagnement
13:37au sein de l'entreprise.
13:38Et donc là, on est vraiment sûr,
13:41très bien, nous on fait le travail
13:42avec l'investissement public,
13:44mais c'est aux entreprises également
13:46de faire aussi le travail de formation
13:49de leurs managers et des salariés
13:51qui sont amenés à travailler
13:53avec les publics qui sont en recrutement
13:56au sein de leurs organisations.
13:59Aziz Séni, la même chose se pose,
14:01la même question se pose
14:02sur le terrain de quartier d'affaires.
14:04Comment est-ce que vous faites, vous,
14:06pour accompagner ça, aussi bien du côté des jeunes
14:08que du côté des entreprises institutionnelles ?
14:10Il y a déjà une discrimination territoriale,
14:12on le voit bien sur les chiffres économiques.
14:14Les quartiers prioritaires de la politique de la ville
14:16n'ont jamais été perçus à travers le prisme
14:19du développement économique,
14:20ils ont été perçus à travers le prisme
14:22de la sécurité, de l'urbanisme,
14:24de l'action sociale,
14:25rarement à travers le potentiel économique.
14:27France Stratégie et l'Institut Montaigne
14:29chiffrent ça autour de 250 milliards.
14:32Vous vous promenez et vous côtoyez
14:34des chefs d'entreprise qui vous expliquent
14:36qu'ils ont des difficultés à recruter,
14:37puis de l'autre côté,
14:38quand vous êtes sur le terrain,
14:39vous avez des jeunes et des moins jeunes
14:41qui ont du mal à trouver du travail.
14:43La banlieue n'a jamais été présentée
14:44à travers son prisme de potentiel économique,
14:47n'a jamais été structurée
14:48comme un produit d'investissement,
14:50n'a jamais été promue
14:52auprès d'investisseurs nationaux
14:54ou internationaux
14:55comme potentiel débouché.
14:56Moi, je crois beaucoup
14:57à l'argument de la rentabilité.
14:59Recruter dans ces quartiers,
15:01s'installer dans ces quartiers,
15:02je l'ai dit aux chefs d'entreprise
15:03qui nous écoutent,
15:04c'est rentable.
15:05C'est rentable dans un contexte
15:06où on a du mal à recruter,
15:07c'est rentable dans un contexte
15:09où il y a 300 millions de mètres carrés
15:11de fonciers stratégiques
15:12dans ces territoires
15:13pour pouvoir installer
15:14des unités de production
15:15qui soient en face, bien sûr,
15:16avec toutes les politiques écologiques,
15:18le reconditionnement
15:19de la main-d'oeuvre disponible.
15:21Donc, je ne comprends pas
15:22qu'on ne puisse pas faire la promotion.
15:24Bien sûr, il y a de l'argument du cœur.
15:26La République,
15:27les valeurs d'égalité, bien sûr.
15:29Mais je suis un chef d'entreprise
15:30et je pense aussi
15:31qu'il faut mettre en avant
15:32la froideur des chiffres
15:33et la rentabilité.
15:35Messieurs, mesdames, les investisseurs,
15:37aller en banlieue,
15:38ça rapporte de l'argent.
15:39Et donc,
15:40Quartier d'Affaires,
15:41fais ça.
15:41Quartier d'Affaires,
15:42nous travaillons
15:43avec une caisse à outils
15:44pour former les dirigeants
15:46de TPE, PME
15:47avec un partenariat,
15:48avec une école
15:48qui s'appelle Audencia,
15:50donc un programme
15:50de labellisation de formation.
15:53Nous avons créé un label
15:54Made in Banlieue
15:55parce que le Made in Banlieue,
15:56c'est du Made in France.
15:57C'est dommage
15:58de devoir le rappeler.
15:59Nous l'avons créé
16:00avec l'AFNOR
16:01et avec les principales
16:02fédérations professionnelles
16:03des acheteurs
16:04pour pouvoir créer
16:05un tiers de confiance.
16:06Il y a aujourd'hui
16:07des obligations
16:08en matière d'achat responsable.
16:09Les grands groupes
16:10veulent être rassurés
16:12par rapport au TPE, PME
16:14qu'elles pourraient faire travailler.
16:15Ces TPE, PME
16:16ont besoin
16:17de monter en compétence,
16:18de s'aligner
16:18sur les attentes
16:19de leurs futurs clients
16:20que sont ces grands groupes.
16:21Et nous avons créé ce label.
16:23Enfin,
16:23nous avons créé
16:24une centrale d'achat solidaire
16:26avec un groupe
16:26qui s'appelle Cantis
16:27pour pouvoir aider
16:28ces TPE, PME
16:29à acheter moins cher.
16:30Mais tout ça,
16:31ça sert à quoi ?
16:32Ça sert à faire
16:33une chose,
16:34c'est d'aider
16:34ces TPE, PME
16:35250 000,
16:36ça représente
16:3775 milliards
16:38d'euros de chiffre d'affaires.
16:39Souvent,
16:39on nous dit
16:40la banlieue coûte de l'argent.
16:41Rarement,
16:42ceux qui nous disent
16:42combien ça coûte
16:43nous disent
16:43combien ça rapporte.
16:4475 milliards
16:45d'euros de chiffre d'affaires
16:46et en aidant
16:47ces TPE, PME
16:48à grandir,
16:48c'est de l'emploi
16:49qu'on offre.
16:50D'ailleurs,
16:50dans le label
16:50Made in Banlieue,
16:51il y a une obligation
16:52de recruter localement
16:5325% des effectifs
16:55et de recruter
16:56des stagiaires
16:56et des alternants.
16:57Donc,
16:57il y a un impact social.
16:59L'impact social,
17:00c'est le développement économique
17:01au service du territoire.
17:03Moi,
17:03j'ai juste une question
17:04pour parfois aussi
17:06bien comprendre les choses
17:07parce que
17:07je vois que ces initiatives,
17:10moi,
17:11j'ai le sentiment
17:11qu'elles permettent
17:13de repérer les meilleurs
17:15et qu'on oublie
17:16une partie de la population.
17:18Si je prends l'exemple
17:19de quartier d'affaires,
17:20est-ce qu'il n'y a pas
17:21un système
17:22qui fait que
17:24oui,
17:25on va repérer
17:26ceux qui sont
17:27le plus entrepreneurs,
17:29le plus exposés,
17:30le mieux outillés
17:32et donc,
17:33on continue à créer
17:34un cercle vicieux
17:35qui oublie
17:36ceux qui n'ont pas
17:38les codes,
17:39ceux qui n'ont pas
17:40l'esprit entrepreneurial,
17:41j'en sais rien.
17:42Est-ce qu'il n'y a pas
17:42un cercle un peu vicieux
17:43comme ça ?
17:44Je vais rebondir
17:45sur ce que vous disiez
17:46tout à l'heure,
17:46c'est que quartier d'affaires
17:47s'inscrit sur une chaîne
17:48de valeur.
17:49Nous n'avons pas vocation
17:50à tout faire.
17:51Nous,
17:51notre sujet,
17:52c'est les entreprises
17:52de plus de deux ans,
17:53de plus de 50 000 euros
17:54de chiffre d'affaires
17:55et qui ont envie
17:55de se développer.
17:56Notre sujet,
17:57c'est d'aller trouver
17:57des investisseurs
17:58français et internationaux
17:59et de leur dire
18:00regardez par ici,
18:01venez vous y implanter,
18:02il y a compétences
18:04et main-d'oeuvre disponibles,
18:05il y a du foncier intéressant,
18:07vous pouvez y gagner de l'argent.
18:08Que d'autres structures,
18:09je ne vais pas les citer,
18:10vous les avez tous cités,
18:11travaillent sur l'insertion
18:12comme l'école
18:13de la deuxième chance,
18:14que d'autres travaillent
18:15sur la sensibilisation
18:16comme les déterminés,
18:17les boutiques de gestion,
18:18l'a dit,
18:19chacun doit courir
18:20dans son couloir
18:21et comme vous le disiez,
18:22on peut regretter
18:23qu'il n'y ait pas
18:24suffisamment de synergie
18:25entre ces différentes
18:27organisations,
18:28nous en tout cas,
18:28on l'appelle de nouveau.
18:29Kady Jeanne-Emery,
18:31justement,
18:31pour rebondir sur ce point,
18:33comment est-ce qu'on fait
18:34pour sortir des dispositifs
18:35d'insertion
18:36et comment on sort
18:36d'un système
18:37qui finalement assigne
18:38à certains égards
18:40les publics
18:41à une catégorie à part ?
18:43Comment est-ce que
18:43l'école de la deuxième chance
18:44contribue justement
18:45à aider cette sortie ?
18:48Eh bien, déjà...
18:49Et déjà, effectivement,
18:51il y a d'abord l'amont.
18:53Alors, l'amont,
18:54c'est tout simplement
18:55de permettre à ces jeunes
18:56de retrouver une estime de soi.
18:59Quand on a connu
19:00un parcours
19:01où on nous a assignés,
19:03ou en tout cas,
19:04où on assigne
19:04une certaine catégorie,
19:06je rappelle que ce sont
19:07des concitoyens
19:08et des concitoyennes,
19:08on parlait tout à l'heure,
19:09à l'instant,
19:10ça a été évoqué,
19:10la République,
19:11qui est soi-disant
19:12une et indivisible,
19:14eh bien,
19:15nous avons aujourd'hui
19:16à travailler
19:17sur ces sujets-là
19:18avec les jeunes
19:20que nous accompagnons
19:21pour pouvoir ensuite
19:22servir leur émancipation
19:25et les positionner
19:27comme des acteurs
19:28à part entière
19:28du monde économique.
19:30Nous n'avons pas,
19:31aujourd'hui,
19:32une posture
19:34de demandeurs.
19:35Nous avons une posture
19:37avec les jeunes
19:38que nous accompagnons
19:39et les équipes pédagogiques
19:40qui font un travail formidable,
19:42eh bien,
19:42de positionner
19:43et de faire connaître
19:44une offre,
19:44aujourd'hui,
19:45de recrutement
19:46qui est sur un territoire.
19:47Et donc,
19:48nous avons un enjeu
19:49de connecter
19:50les deux,
19:51à la fois la demande,
19:53l'offre de compétences
19:55et l'offre de services,
19:59en tout cas,
19:59l'offre d'emplois
20:00qui est celle
20:01des entreprises
20:02de notre territoire.
20:03J'invite aussi
20:04les entreprises,
20:05aussi,
20:06on parle d'inclusion,
20:07j'invite les entreprises
20:08aussi à réfléchir
20:09à une stratégie
20:10de non-exclusion.
20:11Comment on sort
20:13un peu
20:13du curatif permanent
20:15et comment on travaille
20:16en parallèle
20:17à la stratégie
20:19de non-exclusion ?
20:20Et je pense que ça,
20:21c'est une notion aussi
20:22qui serait très valorisante
20:24à la fois pour l'entreprise
20:25qui opère
20:25et pour les jeunes
20:27que nous sommes amenés
20:28à accompagner
20:29en responsabilité.
20:30Est-ce qu'il y a
20:32une différence ?
20:33Est-ce que vous voyez
20:34des différences
20:34entre les jeunes filles
20:36et les jeunes garçons ?
20:37Parce qu'on voit
20:37que dans les quartiers
20:38prioritaires de la ville,
20:39je crois que c'est
20:39les chiffres
20:40de l'Observatoire national
20:41de la politique de la ville,
20:42qu'il y a 10 points d'écart
20:44dans le taux d'emploi,
20:46que les femmes,
20:47elles font plus face
20:49à des emplois précaires.
20:50Je pense qu'il y a
20:50au moins 5 points
20:51de différence
20:51dans l'attribution
20:53de CDD, par exemple.
20:56Est-ce que vous voyez
20:57les différences ?
20:58Est-ce qu'il y a
20:58un accompagnement
20:59qui est différencié
20:59entre les garçons
21:00et les filles ?
21:00Absolument.
21:02Ok.
21:02Absolument.
21:03Par exemple,
21:04c'est quoi un accompagnement
21:05différencié ?
21:06Je suis très prenaise.
21:07Alors, l'accompagnement
21:08différencié,
21:09c'est déjà de sensibiliser
21:12les jeunes femmes
21:14au travail
21:15et aux métiers
21:16non genrés.
21:17Les emmener vers des métiers
21:18qu'elles peuvent mobiliser
21:20sans que ce soit
21:21des métiers de soins
21:22sur lesquels
21:24elles sont systématiquement
21:25orientées.
21:27Et elles sont preneuses
21:28beaucoup plus facilement
21:30que la jante masculine.
21:33Voilà.
21:34Néanmoins,
21:35l'accompagnement
21:36est différencié
21:38mais les inégalités
21:40et les discriminations
21:41sont malheureusement
21:42égales aussi
21:43pour les garçons.
21:44Les jeunes hommes
21:45sont quand même
21:46beaucoup plus discriminés
21:48aussi
21:48parce que ce sont
21:50des hommes,
21:50parce que ce sont
21:51des jeunes
21:52qui sont
21:52d'une ethnie raciale
21:54maghrébins
21:55ou de couleur noire.
21:56C'est les chiffres
21:57du défenseur des droits.
21:58Tout à fait.
21:59Tout à fait.
21:59Donc, voilà.
22:00Mais, nous faisons
22:02ce travail-là
22:03pour les accompagner
22:05vers des dynamiques
22:06différentes.
22:06Je voulais revenir
22:07aux moyens
22:08dont vous disposez.
22:09Les besoins sont
22:10énormes.
22:11Les moyens
22:12à déployer
22:13doivent être
22:14évidemment à la hauteur.
22:15Comment est-ce que
22:16les dispositifs
22:17que vous tenez
22:19sont soutenus
22:20par les politiques publiques ?
22:23Allez-y,
22:23je vous en prie.
22:24Très bien, merci.
22:25Alors, le modèle économique
22:26d'une école
22:27de la deuxième chance,
22:27donc déjà c'est
22:28une association
22:29loi 1901,
22:30donc son modèle économique
22:32est porté par les pouvoirs
22:33publics, d'accord ?
22:34Puisque nous sommes reconnus
22:35comme d'utilité publique
22:37et nous avons une délégation
22:39de services publics.
22:40Il faut bien l'entendre
22:40pour compenser
22:41les inégalités structurelles
22:43que subissent les jeunes
22:44que nous accompagnons.
22:45Donc, nous avons
22:46un modèle économique
22:47qui est financé
22:48puisque nous sommes
22:48un organisme de formation
22:49reconnu comme tel.
22:51Les jeunes que nous accompagnons
22:52sont des stagiaires
22:53reconnus
22:53comme de la formation
22:55pour adultes.
22:56Nous avons des financements
22:57des métropoles,
22:59donc Nantes Métropole
22:59en l'occurrence
23:00pour ce qui nous concerne,
23:01la carène à Saint-Nazaire
23:03pour ce qui concerne
23:04le bassin nazairien,
23:05le département
23:06qui a aussi
23:07des enjeux
23:08notamment sur les jeunes
23:09ASEU,
23:10l'accompagnement
23:11des mineurs
23:13sans parents
23:14qui sont sous la tutelle
23:16du département
23:17et également
23:19la région
23:19et l'État.
23:20La région,
23:21nous nous sommes
23:22très inquiets
23:22en ce moment,
23:24la région
23:26s'est retirée
23:26du dispositif
23:28de financement
23:29de l'accompagnement
23:30des jeunes
23:31et je suis personnellement
23:33et avec les équipes
23:33très inquiète
23:34de la situation
23:35que nous sommes en train
23:36de vivre
23:36sur le territoire
23:37de la Loire-Atlantique.
23:39Alors même
23:40que vous ne pouvez pas
23:40absorber la demande
23:42très présente.
23:43Tout à fait
23:44et Aziz
23:45parlait tout à l'heure
23:46de chiffres
23:47assez significatifs
23:49dans le domaine
23:49qui est le sien.
23:52J'ai juste envie
23:53aussi de partager
23:53un chiffre
23:54qui est
23:55un jeune accompagné
23:56par l'école
23:56de la deuxième chance
23:59un jeune non accompagné
24:00aujourd'hui
24:01c'est 15 000 euros
24:02de coût pour la société.
24:04D'accord ?
24:04Un jeune accompagné
24:05par l'école
24:06de la deuxième chance
24:07c'est un investissement
24:08de 6 000 euros
24:09par jeune accompagné.
24:10Donc vous faites le delta
24:11on est à 9 000 euros
24:12vous multipliez
24:14par le nombre de jeunes
24:15que nous accompagnons
24:16j'ai préféré
24:17vous parliez tout à l'heure
24:18des dispositifs
24:19qui amenaient vers l'emploi
24:20entre 45 et 50%
24:22de sorties dites positives
24:23en emploi
24:24nous sommes nous
24:24sur des ratios
24:26entre 60 et 70%
24:27et quand vous faites
24:29le ratio
24:29vous évitez à la société
24:31un coût réel
24:32de 1,7 million sur une année.
24:34Donc ne regardons pas
24:36ce que ça nous coûte
24:37mais plutôt
24:37ça rapporte
24:38par jeune
24:40enfin donc voilà
24:4115 000 euros
24:42par jeune
24:42c'est quand même significatif
24:43Tout à fait
24:46Aziz
24:46vous de votre côté
24:47alors très très vite
24:48parce qu'on arrive
24:48à la fin de l'émission
24:49mais comment est-ce que
24:50vous êtes soutenu
24:51aussi par les politiques publiques
24:52est-ce qu'il y a
24:53des choses qui...
24:54Alors très tôt nous
24:5650-50
24:57le ministère de la ville
24:58via la NCT
24:59le ministère de l'économie
25:00parce que nous
25:01on fait de l'économie
25:02et c'est d'ailleurs
25:04un réflexe pavlovien
25:05on parle de développement économique
25:07et souvent on nous renvoie
25:08vers le service social
25:09la politique de la ville
25:10etc.
25:11alors qu'on est des chefs d'entreprise
25:12payons TVA
25:13Ursafe etc.
25:14donc il y a ce réflexe institutionnel
25:16à nous renvoyer
25:17vers des services sociaux
25:17ça en dit long
25:19sur cette perception
25:20du développement économique
25:21de ces territoires
25:22et nous avons 50%
25:23de financement
25:24via nos actions
25:25le label
25:26nous le vendons
25:27la formation
25:28elle est prise en charge
25:29nous sommes certifiés
25:30Caliopi
25:30et elle est prise en charge
25:31par les organisations
25:33ce qu'on appelle
25:34les opco
25:34les fonds de formation
25:35donc très tôt
25:36nous avons voulu
25:37essayer de trouver
25:38un équilibre
25:39entre ce financement public
25:40et ce financement privé
25:41parce qu'après tout
25:42il nous faut aussi
25:44être indépendants
25:46aujourd'hui
25:47ça se passe bien
25:47avec les gouvernements
25:48en place
25:49est-ce que demain
25:50ce sera le cas
25:50il faut quand même
25:51penser à 3 ans
25:52à 5 ans
25:53et peut-être
25:54qu'il va y avoir
25:54du changement
25:55en 2027
25:55moi j'ai peut-être
25:57une question pour chacun
25:58si je peux
25:59peut-être qu'à déjà
26:01on a parlé du mentorat
26:02très vite
26:03on a parlé de l'alternance
26:04est-ce que vous voudriez
26:05mettre l'accent
26:06la lumière
26:07sur un dispositif
26:08qui vous semble prioritaire
26:09en 30 secondes
26:10sur
26:11par rapport à ce que nous faisons
26:12oui pour favoriser
26:13l'emploi des jeunes
26:14dans les QPV
26:15un levier
26:16vous voulez souligner
26:18un levier
26:18alors par rapport à
26:19ma prérogate
26:20et mes missions
26:21et bien
26:23poursuivre notre mission sociale
26:25qui est l'école
26:25de la deuxième chance
26:26je veux dire
26:26aujourd'hui
26:27on n'a pas trouvé
26:29encore
26:30de dispositif
26:32complémentaire
26:33et utile
26:34sur le territoire
26:35pour accompagner
26:36je rappelle
26:37des jeunes
26:37qui sont
26:38complètement cassés
26:39et complètement éloignés
26:41je vais juste
26:41terminer là-dessus
26:4240%
26:43concernent des jeunes
26:44accompagnés
26:45des QPV
26:4610 à 15%
26:47concernent le milieu rural
26:48et le reste
26:49concerne toutes les classes
26:50sociales
26:50et situations géographiques
26:52donc c'est un dispositif
26:53complet
26:54complet
26:54et vous Aziz
26:56si vous aviez une demande
26:57à faire aux entreprises
26:58direction RSE
27:00direction achat
27:00appropriez-vous
27:01le label
27:02made in banlieue
27:02votre consommation
27:04vos achats responsables
27:06c'est de la commande
27:07pour ces TPE PME
27:08leur croissance
27:09c'est la création
27:09d'emplois local
27:11donc ça a un impact
27:12ça a un impact direct
27:13et ça coûte zéro
27:14à la collectivité
27:15et le verser
27:16la taxe d'apprentissage
27:17également
27:17ça coûte zéro
27:18à l'entreprise
27:20c'est le seul impôt
27:20obligatoire
27:21que l'entreprise
27:22peut choisir de flécher
27:23vers des organismes
27:24habilités à la recevoir
27:25l'école de la deuxième chance
27:26aujourd'hui
27:28peut la recevoir
27:29donc peut en bénéficier
27:31notre émission
27:32s'achève déjà
27:33hélas
27:33on aurait pu en parler
27:34encore pendant des heures
27:35je remercie infiniment
27:36vous deux
27:37pour ces échanges nourris
27:38qui je l'espère
27:39donneront envie
27:40aux organisations d'agir
27:41de s'installer en banlieue
27:42de donner de la taxe
27:44d'apprentissage
27:44de créer de l'emploi
27:45pour les jeunes
27:47merci mille fois
27:48à Aya Ajège
27:48également
27:49et merci donc
27:50à vous deux
27:50je rappelle
27:51Kadija Némerick
27:52vous êtes directrice
27:52de l'école
27:53de la deuxième chance
27:54de Nantes-Saint-Nazaire
27:55Aziz Seignier
27:56vous êtes président
27:56de Quartier d'Affaires
27:57et quant à nous
27:58nous pouvons nous retrouver
28:00sur le web
28:01où vous retrouverez
28:02toutes les émissions
28:03de Inclusion for Change
28:04et nous nous voyons
28:06de nouveau
28:06dans un mois
28:07et d'ici là
28:08portez-vous bien
28:10de la deuxième chance
28:12et d'ici là
28:13on
28:13on
28:13on
28:13on
28:14on
28:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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