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  • il y a 2 jours
Mardi 20 janvier 2026, retrouvez Julie Sorel (consultante bien-être en entreprise), Vigdis Morisse-Herrera (Fondatrice, Opale.care), Sarah Barukh (fondatrice, mouvement Safe Place) et Maya Hagege (déléguée générale, AFMD) dans INCLUSION4CHANGE, une émission présentée par Maya Hagege et Judith Aquien.

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Transcription
00:00Bonjour à toutes et tous et bienvenue sur Inclusion for Change, l'émission sur l'égalité des chances au travail.
00:13Aujourd'hui, nous abordons l'accompagnement des personnes victimes de violences intrafamiliales par le travail.
00:20C'est un sujet politique, de santé publique et de responsabilité sociétale qui commence tout juste à être couvert en ressources humaines.
00:27En première partie de cette émission, nous pourrons prendre la mesure justement de l'enjeu avec le regard de Maya Ajège, déléguée générale de l'AFMD, notre partenaire sur cette émission.
00:38Ensuite, notre reportage nous mènera vers Julie, une ancienne victime de violences conjugales qui témoignera de ce qu'elle a subi et des conséquences que cela a eues sur son travail.
00:48Et enfin, nous débattrons en plateau avec nos deux invités, Vigdis Maurice Herrera, fondatrice d'Opalcare, et Sarah Barouk, fondatrice du mouvement Safe Place.
00:58C'est parti pour Inclusion for Change.
01:04Bonjour Maya.
01:05Bonjour.
01:07Est-ce que les violences conjugales sont un sujet neuf pour l'entreprise ?
01:11Eh bien écoute, c'est une très bonne question. En réalité, à l'AFMD, on avait travaillé avec Merser et on a publié un rapport en 2021 pour analyser les tendances.
01:20Et une des tendances qu'on a vues, c'est que parmi les thématiques d'Ini qui avaient pris davantage d'ampleur durant la crise du Covid-19,
01:28il y avait la santé physique et psychique des salariés qui étaient pris en main par les entreprises à 84%, l'inclusion des jeunes.
01:35Mais, et là on a vu un plus grand rebond, les violences conjugales avaient pris beaucoup plus d'ampleur.
01:44Il y avait 33% des ampleurs qui s'étaient emparés de ce sujet, qui ne l'avaient pas fait avant.
01:48C'est donc en 2020 finalement que cette question a particulièrement gagné en visibilité.
01:53Et le contexte sanitaire a constitué finalement un facteur aggravant pour les femmes victimes de violences conjugales,
01:59confinées avec leurs agresseurs.
02:01Et à l'époque, on parlait de plus 10% de violences conjugales enregistrées par les services de sécurité.
02:07On a eu certaines et certains responsables diversité qui nous avaient déclaré à l'époque que pour faire face à cette situation,
02:13ils avaient dû accélérer, voire amplifier des actions qui étaient mises en œuvre,
02:17comme par exemple les hébergements d'urgence pour les salariés victimes de violences conjugales.
02:23Et donc, quels sont les chiffres qu'il faut retenir de cet enjeu ?
02:28À l'époque, donc 2019-2020, on recensait déjà qu'une femme sur six avait été victime de violences conjugales au cours de sa vie.
02:3662% des victimes ayant porté plainte étaient des salariés.
02:43Et 16% avaient été agressées jusqu'à leur lieu de travail.
02:47Et c'est ça qui est intéressant.
02:47Et enfin, je pense qu'un autre chiffre intéressant, c'est que 55% des victimes déclaraient que cette situation affectait leur travail.
02:55Retard, absentéisme, baisse de productivité.
02:57Et là, on va le voir d'ailleurs dans l'illustration, dans le reportage.
03:02Tout à fait. Et aujourd'hui, est-ce que les chiffres évoluent ?
03:06Est-ce que ça s'améliore ou est-ce qu'au contraire, ça s'aggrave ?
03:09Aujourd'hui, les chiffres n'ont pas tant évolué et probablement les invités vont nous en parler.
03:14En 2023, le nombre de femmes âgées de 18 ans et plus qui ont été victimes de violences physiques, psychiques, verbales ou sexuelles au sein du couple
03:23était estimé à 376 000.
03:25Et en 2024, on a eu 107 féminicides et 270 tentatives de féminicides.
03:31Donc, ça fait beaucoup.
03:34Depuis cette enquête Mercer à FMD de 2020, sachant qu'aujourd'hui, on est né en 2026,
03:40où en sont les entreprises dans leur engagement ?
03:43Oui. En fait, ce qu'on voit, c'est qu'il y a de nombreuses associations et de nombreux dispositifs qui existent,
03:48notamment parce que c'était un enjeu de politique publique depuis plusieurs années, en réalité.
03:55Mais moi, je trouve quid de la place et du rôle des employeurs,
03:59qui peuvent penser que c'est un sujet de l'ordre du privé.
04:03Car ceux qui s'engagent réellement, finalement, restent assez rares.
04:06Ce que je voulais donner comme exemple, c'est une illustration très simple.
04:10L'association One in Three Women, dont j'ai donné les chiffres tout à l'heure,
04:13qui est une association créée en 2018 par la fondation Agir contre l'exclusion,
04:18elle recense entre 70 et 80 employeurs engagés.
04:23Ce qui est finalement assez peu, parce que quand on regarde les employeurs engagés dans d'autres causes,
04:26sur l'égalité femmes-hommes, notamment le sexisme, par exemple avec l'initiative Stop,
04:31là on est à plus de 300 signataires.
04:32Donc la question, c'est comment mettre en mouvement ces employeurs ?
04:36Et j'espère que c'est ce que nous verrons avec nos deux invités,
04:38qui vont nous présenter deux initiatives, Safe Place et Opal.
04:41Je suis certaine que c'est ce qu'on va voir avec elles,
04:44qui effectivement ont mis au point des grands dispositifs pour répondre à cet enjeu énorme, grave.
04:50Mais avant d'entamer ces échanges, je propose qu'on découvre le témoignage de Julie,
04:56ancienne victime de violences conjugales,
04:59qui parlait à notre micro de ce qu'elle a vécu et de comment elle en est sortie.
05:04Quand j'ai rencontré la personne qui était violente avec moi,
05:17j'étais encore salariée à ce moment-là,
05:19et il a tout fait pour que je sois licenciée.
05:21Il a provoqué des disputes, des colères, de la charge mentale.
05:26Quand j'étais au travail, je n'étais pas vraiment dedans en fait,
05:28donc je faisais des erreurs, la qualité de mon travail s'en est ressentie.
05:31Et donc du coup, mon ancien employeur m'a licenciée en disant
05:35« On n'est plus très content de la qualité de ton travail ».
05:37Mais moi, je ne suis pas du tout consciente de vivre de la violence à l'époque en fait.
05:41Donc je suis juste en couple et on se dispute.
05:44Je me dis « Ok, je vais devenir indépendante et je vais construire du service aux petits indépendants,
05:51du service administratif et ce genre de choses ».
05:53Et lui me dit « Ah ben tiens, moi aussi je voulais devenir indépendante,
05:57créons notre société ensemble en fait ».
05:58C'était lié un peu à de la violence économique pour que je n'ai plus aucun revenu indépendamment de « nous ».
06:07Et il y a un moment donné, je travaille toute seule avec un client qui m'envoie un message en me disant
06:11« Oh Julie, je suis super content de ton travail, franchement c'est génial, merci beaucoup ».
06:17Un simple mail de remerciement parce que je n'avais jamais vu cette personne.
06:20On avait tout fait à distance.
06:23Je forward le mail de remerciement en disant « Tiens, en tant qu'associé, tu seras content de savoir que notre client est content de nous ».
06:30Et là il me dit « C'est normal, en fait il veut juste coucher avec toi ».
06:33C'est jamais mon travail que je fais qui est valorisé.
06:35Je suis juste bonne à coucher en fait et c'est comme ça que je satisfais nos clients.
06:38Je travaille entre 70 et 80 heures, c'est jamais assez en fait.
06:41Je n'ai plus aucun revenu qui revient chez moi en fait.
06:45J'avais une maison où je la louais, puisqu'on habitait ensemble, et le loyer devait être mis sur le compte commun.
06:52Alors que c'était ma maison propre à 100%.
06:54Les revenus de la société, notre salaire, il est mis aussi en commun.
06:57Mon salaire est deux fois moindre que le sien.
06:59Je fais la même quantité de travail, mais pour lui c'était normal que l'homme gagne plus.
07:03Petit à petit, il va enlever toute ma liberté financière que j'ai.
07:08Jusqu'au point où je dis « Tiens, je vendrai bien ma maison pour pouvoir réinvestir ailleurs ».
07:12Et là, il me dit « Ah mais non, on va mettre les deux maisons à nos deux noms ».
07:15Comme ma maison valait beaucoup plus que la sienne, j'ai refusé.
07:19Et c'est ce qui m'a sauvée en fait.
07:20Le déclic, c'est très simple.
07:21À un moment donné, je me suis dit « C'est lui ou c'est moi ».
07:23Ce que j'appelle mon instinct de survie qui s'est mis en route.
07:26Il n'y a personne qui m'a dit « Julie, tu vis de la violence.
07:28Julie, ce que tu vis n'est pas normal. »
07:31Je suis indépendante et je ne vois quasiment personne parce qu'il m'a coupé de tous mes amis.
07:35Il m'a coupé des clients, puisque les clients, c'est lui qui a les contacts.
07:39Moi, je suis, comme il dit, la petite main de l'ombre, que je suis juste une bonne à rien en fait.
07:43Je n'ai personne à qui pouvoir parler de ce que je vis.
07:45Il a d'abord fallu que je sorte de la société.
07:48Parce qu'en Belgique, si on a une société, en fait, si on est gérant d'une société,
07:53on n'a droit à rien du tout, à aucune aide.
07:55Et j'ai dû racheter mes parts.
07:56Il y a eu du harcèlement.
07:57Il y a un jour où j'ai même reçu, en deux heures, j'ai reçu 150 messages.
08:00Pour pouvoir vivre, j'ai dû vendre ma maison tout simplement.
08:03Je n'avais pas le choix.
08:04Sinon, je n'avais rien du tout devant moi, en fait.
08:07Comme la société était à nos deux noms, je ne pouvais pas continuer mon avenir professionnel
08:14avec ce que j'avais fait.
08:16En fait, quand je le quitte, je ne sais même plus réfléchir 30 minutes.
08:19Je ne sais même plus lire 30 minutes.
08:21Ou regarder la télé, 30 minutes, ce n'est plus possible.
08:24Donc, il a fallu que je sorte d'abord du stress post-traumatique.
08:28Que je me dise, ok, maintenant, qu'est-ce que tu veux faire ?
08:30Tu as 40 ans.
08:30Quand j'ai commencé à en parler aux rares personnes que j'avais autour de moi,
08:34il y a certaines personnes qui m'ont dit, oui, mais si tu étais resté aussi longtemps
08:36avec lui, c'est que tu trouvais ton compte.
08:38Si j'avais été dans une entreprise, ce que j'aurais aimé, c'est du soutien, en fait.
08:41Je pense que c'est déjà une première chose de pouvoir avoir cette écoute sans jugement
08:45et du soutien financier.
08:51Nous sommes de retour sur le plateau d'Inclusion for Change pour parler de comment
08:55les entreprises peuvent accompagner les violences, les personnes victimes de violences intrafamiliales
09:01avec nos deux invités, Vigdis Maurice Herrera, fondatrice d'Opalcare, on va en parler.
09:06Bonjour.
09:07Et Sarah Barouk, fondatrice du mouvement Safe Place.
09:11Bonjour à vous aussi et merci d'être présente avec nous sur ce plateau.
09:14Avant de parler précisément des dispositifs que vous avez créés,
09:19je propose qu'on pose le cadre.
09:21D'abord, Sarah Barouk, quelles sont les conséquences professionnelles
09:25des violences intrafamiliales sur les victimes et sur leur entourage professionnel ?
09:29Évidemment, on ne laisse pas ce genre de problématiques à l'extérieur du bureau.
09:36Lorsqu'on est harcelé, menacé, ça ne s'arrête pas.
09:40Donc, il y a déjà des risques pour la personne, des risques d'erreurs.
09:46Alors, si on se place du point de vue des employeurs,
09:49il y a évidemment des problématiques cognitives lorsqu'on est victime de violences conjugales.
09:54Donc, ça veut dire des erreurs, ça veut dire des absences,
09:57ça veut dire des arrêts maladie à répétition.
10:00Mais tout cela a un impact sur le travail.
10:02Donc, ça veut dire des problèmes de cohésion dans les équipes.
10:05Lorsqu'on est au courant que notre amie, elle vit des choses difficiles
10:08et qu'il va falloir la couvrir si elle n'est pas là,
10:11si elle s'est trompée dans un dossier,
10:13s'il y a quelqu'un qui l'attend au coin de la rue.
10:16Et donc, tout cela me permet d'arriver vers la problématique des risques pour les collègues.
10:21Parce qu'une personne qui a décidé d'aller tuer sa femme,
10:25eh bien, c'est déjà arrivé qu'il entre dans les locaux de l'entreprise,
10:28qu'il agresse la personne qui est à l'accueil,
10:31qu'il agresse les collègues.
10:32Mais sans aller jusque-là, si on veut nuire à quelqu'un,
10:36on peut tout à fait aller dans sa boîte mail,
10:38découvrir des dossiers qui sont censés ne pas être vus de l'extérieur.
10:43Donc, il y a tous ces risques-là.
10:45Il y a aussi un risque RH de recrutement et de suivi.
10:50Et enfin, on n'en parle pas assez,
10:52un risque juridique pour les entreprises.
10:55Parce que s'il y a un féminicide, un homicide conjugal
10:58ou un blessé grave parmi les effectifs,
11:02ce n'est pas l'entreprise en tant qu'entité qui va être accusée.
11:05Mais les collègues, les RH, les managers
11:08peuvent être accusés de non-assistance à personne en danger.
11:12Il y a très peu de chances qu'il soit reconnu coupable.
11:14Mais en fait, lorsqu'on est dans le care,
11:18être convoqué par la police,
11:20être convoqué au tribunal pour expliquer
11:21pourquoi vous n'avez pas déclenché une alerte
11:23alors qu'il y avait des signaux faibles ou des signaux forts,
11:26ça suffit à traumatiser à vie.
11:28Vigdis, Maurice Herrera,
11:33pour continuer de poser le contexte de tout ça,
11:37combien de temps est-ce qu'il faut pour sortir des violences ?
11:41Quel temps faut-il pour un accompagnement ?
11:45Vraiment du début à la fin,
11:47sachant que ça peut prendre, si j'ai bien compris,
11:49des années, mais peut-être moins ?
11:52La difficulté, c'est qu'on voit les violences conjugales
11:56uniquement sur l'angle du prisme.
11:58Une fois qu'on est parti, c'est fini.
12:00Ce n'est pas vrai.
12:01Quand on a des biens, quand on a des enfants,
12:03quand on a un régime matrimonial, etc.,
12:07les violences, elles peuvent durer des années et des années
12:09après la séparation d'avec le conjoint violent.
12:12Et ça, on le paye pendant de nombreuses années.
12:15Ensuite, toujours dans la carrière professionnelle,
12:18toujours dans la vie privée, etc.
12:19Pour rebondir sur ça, on a fait une étude, nous,
12:22auprès de personnes pour savoir de quelle manière
12:24elles estimaient que les violences conjugales
12:26avaient impacté leur travail.
12:28Et il y a une réponse qui m'a particulièrement marquée.
12:30C'est une femme qui était toujours incapable
12:33de faire des rendez-vous avec des clients hommes, en fait.
12:37Et ça, ça avait un réel impact sur son travail.
12:40Et pourtant, ces personnes-là étaient séparées
12:42depuis un certain nombre d'années.
12:44Les conséquences de ces violences conjugales,
12:46parce que c'est une femme sur six en âge de travailler
12:48qui est ou qui a été victime de violences conjugales,
12:51les conséquences, elles sont sur le long terme.
12:54Elles sont toute la vie.
12:55Hier, je faisais un cours dans une école à des futurs RH.
12:59Et à la fin, l'organisateur m'a dit
13:00« Je vous souhaite un jour de pouvoir marcher dans mes pas. »
13:05Parce qu'en fait, on échangeait sur le fait que
13:07moi, j'avais toujours peur.
13:09Je regardais toujours derrière moi dans la rue.
13:11Pourtant, je ne suis plus avec mon conjoint violent.
13:13Mais cette sensation, elle est toujours là.
13:15Et je ne sais pas si elle pourra me quitter un jour.
13:18Donc, il y a une temporalité du fait de la relation conjugale.
13:22Mais il y a tout l'après qu'il faut prendre en compte
13:25là-dedans, dans l'accompagnement.
13:26Oui, c'est cette reconstruction, d'ailleurs,
13:28dont parle Julie, dans son témoignage,
13:30où elle dit qu'elle ne s'était plus parlée,
13:31qu'elle a arrêté de parler à des interlocuteurs hommes
13:34parce que son compagnon de l'époque lui disait
13:37que ce n'était pas...
13:39Oui, il était lourd de sous-entendre.
13:41Il lui interdisait de le faire.
13:43Concrètement, les entreprises, où elles en sont sur le sujet ?
13:46Est-ce qu'il y a des choses pour lesquelles se réjouir ?
13:48Des choses à déplorer ?
13:49Alors...
13:50Oh, pardon.
13:50Non, alors, c'est une question à toutes les deux.
13:52Donc, allez-y, si vous voulez, Sarah.
13:53Moi, je dirais, par rapport à ce que tu disais,
13:56tout l'intérêt est là aussi de trouver la juste place.
13:59Parce que ce n'est pas forcément le rôle de l'entreprise
14:01de s'immiscer dans la vie privée,
14:03durant toute la vie,
14:04ou du moins la durée de la coparentalité.
14:06Parce que, pour le coup, effectivement,
14:09les violences, ça ne s'arrête pas le jour où on se sépare.
14:13Notamment quand il y a du partage,
14:15qu'il s'agisse d'enfants, d'animaux, etc.
14:18Mais oui, il y a quand même énormément d'entreprises
14:21qui se rendent compte de l'impact, déjà,
14:26de ce qui se vit dans le privé sur le travail.
14:29Et ce que je trouve intéressant,
14:32c'est que, de plus en plus,
14:34prennent conscience aussi, grâce au remonté terrain,
14:37de la transversalité des problématiques.
14:40C'est-à-dire que, jusqu'ici,
14:41on avait tendance à traiter en silo
14:42la question de l'aidance,
14:45la question de la maladie,
14:47la question du handicap,
14:48que ce soit pour soi ou pour des enfants.
14:50Oui, la santé au travail.
14:52Exactement.
14:53Alors qu'en fait, l'impact
14:54de toutes ces questions de vulnérabilité,
14:56vulnérabilité, ça touche nécessairement
15:00la sphère intrafamiliale
15:02et ça accentue ou déclenche des violences,
15:05que ce soit dans les bons moments
15:08ou les fragilités.
15:0982% des victimes de violences conjugales
15:12sont des mamans.
15:13Et les violences se déclenchent ou s'intensifient
15:16à l'arrivée de l'enfant.
15:19Quand vous avez un enfant que vous accueillez
15:22et qui porte un handicap et que ce n'était pas prévu,
15:24en général, c'est la maman qui va aménager
15:27son temps de travail.
15:28Il va y avoir un impact sur l'économie
15:31au sein du foyer.
15:32Il va y avoir des tensions intrafamiliales
15:35et ça peut déboucher sur des violences intrafamiliales.
15:38Pareil, quand on a un proche qui tombe malade
15:40et qu'il va falloir aider, etc.
15:43Et finalement, je dirais,
15:44le progrès des entreprises,
15:46il est dans cette acceptation
15:48qu'on ne peut pas traiter les vulnérabilités
15:50en silo et que les violences intrafamiliales
15:54sont finalement ce qui relie
15:55en termes d'impact
15:57toutes ces vulnérabilités.
16:00Et pour vous, juste au-delà du 25 novembre,
16:03où sont les entreprises
16:05au-delà de l'animation d'une journée nationale ?
16:08Alors, la difficulté en se focalisant
16:11uniquement sur une journée nationale,
16:12ça va être de ne porter l'attention
16:15sur ce sujet, de faire de la prévention
16:17une seule fois dans l'année.
16:18Donc, j'espère que ça tombera
16:19au bon moment pour vous
16:21si vous êtes victime de violences
16:22et dans le cycle des violences
16:24pour que vous en ayez conscience.
16:26Sinon, c'est dommage.
16:28C'est quelque chose qui doit être
16:29en trame de fond,
16:31de manière constante,
16:32et toute l'année.
16:33Parce que la prévention,
16:35on ne la fait pas en one shot,
16:36on ne la fait pas une fois dans l'année.
16:38Les entreprises, elles en sont
16:39au balbutiement de la prise de conscience
16:41de l'impact que ça a.
16:43L'impact, il est évidemment sur les personnes,
16:45mais les personnes qu'on embauche,
16:46les personnes qu'on fait travailler,
16:47c'est un coût pour l'entreprise.
16:49Et du coup, toutes ces violences,
16:51le fait de ne pas les traiter,
16:52de ne pas faire de prévention,
16:54de ne pas s'en occuper,
16:55ça va avoir un coût pour les entreprises.
16:57Les études de santé publique ont montré
16:58qu'un euro dépensé en prévention
17:00sur les violences conjugales,
17:03c'était 82 euros économisés à la sortie.
17:05C'est des sommes qui sont colossales.
17:07Et cette étude de santé publique,
17:08qui a été faite en 2006,
17:09sur laquelle je m'appuie beaucoup,
17:10elle pointe aussi du doigt
17:11qu'une victime de violences conjugales,
17:14c'est 34 000 euros de frais
17:16pour une entreprise.
17:17Vous multipliez par une sur six,
17:19le nombre de victimes qui portent plainte,
17:20toutes celles qui ne portent pas plainte,
17:21etc.
17:22On oscille entre des montants
17:23entre 8 et 58 milliards par an
17:25de coûts pour les entreprises françaises.
17:29Donc, c'est un vrai sujet
17:30à la fois de société,
17:32un sujet social,
17:33un sujet humain,
17:35parce que c'est la vie qu'on préserve,
17:38mais c'est aussi un sujet économique,
17:40parce que ça, c'est tout le monde qui le paye,
17:41tout le monde qui le finance,
17:42le fait qu'il ne se passe pas encore
17:44grand-chose à ce sujet-là
17:46et qu'on en soit au début.
17:48Et ce que, pardon,
17:49ce que je trouve important,
17:51c'est de dire,
17:52oui, effectivement, ça coûte.
17:54Mais à quel niveau ?
17:55Quelle est la juste place
17:56pour les entreprises ?
17:58Et dans le mouvement Safe Place,
18:00du coup,
18:00le côté pragmatique a été
18:02de lister des actions de bon sens
18:05qui ne coûtent rien aux entreprises,
18:07ou quasiment rien,
18:08mais qui changent la donne,
18:09je dirais,
18:11dans l'écosystème des entreprises ?
18:13Alors, justement,
18:14c'était la prochaine question.
18:16Non, non, mais c'est parfait.
18:19Quels sont les dispositifs
18:21que vous préconisez
18:22et quel est ce mouvement Safe Place
18:24pour ensuite arriver
18:25à ce que propose Opel Care,
18:27qui, finalement,
18:28est extrêmement complémentaire ?
18:29Exactement.
18:30On va finir par se marier, je pense.
18:31Tout le monde nous le recommande.
18:32Donc, voilà.
18:33Le principe du mouvement Safe Place,
18:38c'est d'entrer,
18:39d'avoir une réponse d'entreprise
18:41pour les entreprises,
18:43mais également d'entrer
18:44en tant qu'association
18:45dans l'entreprise.
18:47Donc, c'est un label d'entreprise ?
18:48C'est un label RSE
18:49qui guide les entreprises
18:50vers des actions
18:52à mettre en place,
18:53extrêmement pragmatiques,
18:54qui changent la donne
18:55pour les victimes.
18:55Je vais vous donner
18:56quelques exemples.
18:56Parmi les actions principales,
18:59il y a le fait
18:59d'autoriser les salariés
19:01à porter plainte
19:02sur le temps de travail.
19:03Pourquoi est-ce que c'est important ?
19:05Parce que quand vous subissez
19:06du contrôle coercitif,
19:08il y a la moindre minute de retard,
19:09ça débouche sur trois jours
19:11de disputes graves,
19:12vous n'avez jamais quatre heures
19:14le samedi après-midi
19:15pour vous rendre au commissariat.
19:16Ce qui est ce que prend,
19:17enfin, une plainte,
19:18ça prend entre trois et quatre heures.
19:20Ça, par exemple,
19:21ça ne coûte rien aux entreprises
19:22de dire à partir d'aujourd'hui,
19:24vous pouvez, d'ailleurs,
19:25vous pouvez même y aller
19:25avec l'assistante
19:26sociale de l'entreprise.
19:29Vous avez ce temps-là
19:31et on vous sert d'alibi.
19:33Pareil, arrêtez de verser
19:35des salaires sur des comptes joints.
19:36Parce que si vous êtes
19:37en train de préparer un départ
19:39et que tout votre argent
19:40va directement dans la poche
19:41de la personne maltraitante
19:43ou que tout est tracé,
19:45vous n'avez aucune chance
19:46de vous en sortir.
19:47Bon, je ne vais pas vous faire
19:48les 60 actions,
19:49mais en gros,
19:50ça permet aux entreprises
19:52qui sont en réalité
19:53beaucoup plus robustes
19:55et agiles que l'État,
19:56en la matière.
19:57Parce que l'État
19:58n'est pas partout
19:59dans le quotidien.
20:00Ce qui détient
20:01l'identité économique
20:02et administrative
20:04des individus,
20:05c'est l'entreprise.
20:07Elle détient l'emploi du temps,
20:09elle détient l'argent,
20:10enfin, elle détient
20:11l'entité, finalement,
20:13qu'il y a tout ça.
20:13Donc, nous,
20:14le mouvement Safe Place,
20:15on agit à ce niveau-là
20:16pour que tout ce qui peut
20:17être installé
20:18et qui dépend de l'entreprise
20:20soit fait.
20:20et à partir du moment
20:22où ça s'est fait,
20:24on intervient aussi
20:25en tant qu'association
20:26pour accompagner
20:27les collaboratrices
20:29ou collaborateurs,
20:29d'ailleurs,
20:30qui se manifesteraient
20:31et qui, parfois,
20:32n'osent pas
20:32aller taper à la porte
20:34des DRH
20:35ou des équipes
20:36mises en place,
20:37tout simplement
20:37parce qu'ils ont peur
20:38de la stigmatisation,
20:39ils ont peur que ça impacte
20:41leur carrière,
20:41etc.
20:42Donc, le fait de passer
20:43par une association
20:44d'aides,
20:46ça les soulage.
20:47Transition toute trouvée
20:48pour parler d'Opalcare
20:49qui est une solution RH
20:51totalement en ligne
20:53et donc qui permet
20:53de dématérialiser
20:55ce moment
20:57de l'autodiagnostique
21:00puis de la recherche d'aides.
21:04Est-ce que vous pouvez
21:04nous en parler
21:05un peu de manière détaillée,
21:06alors aussi courte
21:07que possible,
21:08parce qu'on a encore
21:09plein de questions ?
21:10Au niveau d'Opal,
21:11on va avoir
21:13pris en considération
21:14une chose importante,
21:15c'est que le sujet
21:16des violences,
21:17les faits de violences
21:17sont de l'ordre
21:18de la vie privée
21:19de la personne
21:19et elle n'a pas
21:20à devoir aller
21:21les raconter
21:22à quiconque
21:23pour pouvoir bénéficier
21:24d'une aide.
21:25Ça, c'est sa vie privée.
21:26Donc, Opal,
21:26ça va se positionner ainsi.
21:28On a un questionnaire
21:29qui dure 15 minutes
21:30qui va reprendre
21:30toutes les différentes
21:32formes de violences.
21:33À l'issue,
21:33on va dire soit
21:34que tout va bien,
21:35parce que des fois
21:35ça va bien,
21:36soit qu'il y a
21:37des violences,
21:37on va dire lesquelles
21:39nous sembleraient
21:39visibles à l'issue
21:41du questionnaire,
21:42on va venir les expliquer
21:43parce que souvent
21:44violences économiques,
21:46violences vicariantes,
21:47etc.,
21:47les personnes ne savent
21:48pas forcément.
21:49On va venir ainsi
21:50donc légitimer la victime
21:52parce qu'en fait,
21:52souvent,
21:53on n'a pas conscience
21:54de ce que c'est,
21:55ce qu'on vit.
21:56Donc, à partir du moment
21:57où la victime,
21:58elle est légitimée,
21:59on va reprendre
22:00les questions problématiques
22:01et on va lui donner
22:01les faits de droit.
22:03Tu as dit ça,
22:04tu nous as répondu ça,
22:05la loi dit que.
22:07ce qui va venir rassurer
22:09sur la légitimité
22:10à vouloir que ça cesse.
22:11À l'issue de ça,
22:12nous, on a créé
22:13toute une organisation
22:14avec tous les acteurs
22:15qui sont là
22:16pour aider les victimes,
22:18que ce soit l'État,
22:19les associations,
22:20les collectivités,
22:21les professionnels du droit,
22:22les professionnels
22:22de la santé,
22:23les banques,
22:24les assurances,
22:25les mutuels,
22:25les entreprises
22:26qui s'engagent
22:26pour leurs clients
22:27ou les entreprises
22:28qui s'engagent
22:29pour leurs salariés.
22:30Pourquoi ?
22:30Parce que la victime,
22:31ça va lui permettre
22:32d'avoir un panel
22:33adapté à sa situation,
22:34qui elle est,
22:35les types de violences
22:36où est-ce qu'elle vit,
22:36où est-ce qu'elle habite,
22:37où est-ce qu'elle travaille,
22:38qui est sa banque,
22:39qui est sa mutuelle,
22:39et de voir tout ce qui va
22:41pouvoir dépendre d'elle
22:44et tout ce qui va pouvoir
22:45lui être proposé.
22:46Exemple,
22:47nous, dans notre logiciel,
22:48on va avoir listé
22:49tout un ensemble d'aides
22:51qui sont objectifs,
22:53qui sont adaptables
22:54pour pouvoir permettre
22:56aux entreprises
22:57qui sont partenaires
22:58de les cocher,
22:59de les activer.
23:00Eh bien, à l'issue de ça,
23:01la victime va voir
23:02qu'elle a le droit
23:02à telle aide de son entreprise
23:03et que, par exemple,
23:04pour activer cette journée,
23:07cet après-midi de congé
23:08pour aller déposer plainte,
23:09il lui suffit d'envoyer
23:10un mail à Mme Machin
23:11de la compta
23:12et ceci est activé.
23:14Et si elle est arrivée
23:15jusque-là,
23:15c'est qu'elle est totalement
23:16légitime à pouvoir
23:17demander cette aide
23:18sans s'exposer
23:19d'une autre manière
23:20parce qu'il y a
23:20un énorme sentiment
23:21de honte.
23:22Et toutes ces données
23:24qui sont totalement anonymes,
23:26on ne sait pas
23:26qui répond quoi
23:27dans l'entreprise
23:27et l'employeur
23:28n'a pas à le savoir.
23:30Par contre,
23:30il peut savoir
23:31que dans son entreprise,
23:32il y a X personnes
23:33qui ont fait le questionnaire,
23:34X personnes
23:35qui seraient victimes
23:36et même si elles ne viennent pas
23:37jusqu'au bout,
23:37jusqu'à lui,
23:39elles auront pu bénéficier
23:40d'autres aides
23:40du réseau Opal
23:41grâce à lui
23:42parce que nous,
23:43on aura accompagné
23:43en amont
23:44toutes les entreprises
23:45qui sont partenaires
23:46autour de la communication,
23:47autour de la prévention
23:48tout au long de l'année
23:49afin que les personnes
23:51puissent venir
23:53demander de l'aide
23:55si elles en ont besoin
23:55tout en préservant
23:56leur vie privée.
23:57Et en parlant justement
23:58d'employeur partenaire,
23:59est-ce que vous pourriez
24:00nous donner une action
24:01vraiment remarquable
24:03mise en place
24:03par une entreprise
24:04sans forcément d'ailleurs
24:05si vous voulez mentionner
24:07le nom de l'entreprise
24:08mais si vous pouviez partager
24:10avec les personnes
24:10qui nous regardent
24:11une action remarquable,
24:12ce serait quoi ?
24:13Par exemple,
24:14il y a des entreprises
24:14qui vont avoir prévu
24:16du relogement.
24:17C'est incroyable
24:19en termes d'engagement
24:20et c'est super.
24:22Après,
24:23toutes les victimes
24:23de violences conjugales
24:24n'ont pas besoin
24:25d'un relogement
24:25et c'est ça
24:26l'adaptabilité
24:28en fait aux situations.
24:30La nécessité n'est pas
24:32de reloger
24:33toutes les victimes
24:33mais de laisser le choix
24:35d'avoir un ensemble
24:36d'aides
24:36et de pouvoir activer
24:37ce dont on a besoin
24:38à un instant T
24:39et de savoir
24:40le champ des possibles.
24:41Donc ça,
24:42moi je trouve
24:42que c'est totalement remarquable
24:43et ça montre
24:44un engagement
24:44très très fort
24:45mais c'est pas adapté
24:46à tout le monde
24:47et c'est bien aussi comme ça
24:48et c'est bien
24:49de proposer du choix.
24:50Moi je dirais
24:52que c'est autorisé
24:53je trouve ça très important
24:54moi déjà
24:55que les entreprises
24:56en tout cas
24:56celles qui adhèrent
24:57à Safe Place
24:58et il y en a pas mal
24:59en quelques mois
25:00assument
25:02de dire
25:03que ce sujet
25:04est un sujet
25:05d'entreprise
25:06donc déjà
25:07c'est énorme
25:08d'organiser
25:09voilà
25:10une information
25:11le fait de pouvoir
25:13porter plainte
25:15sur le temps de travail
25:15du coup il y a
25:16beaucoup d'entreprises
25:18qui ont choisi
25:20cette action-là
25:21évidemment
25:22tout un système
25:23de confidentialité
25:24qui est mis en place
25:25ça n'apparaît pas
25:26sur les fiches de paye
25:27etc.
25:28c'est très recherché
25:29le fait aussi
25:31de ne plus verser
25:32de salaire
25:32sur deux comptes joints
25:33on a plusieurs entreprises
25:35ça va d'entreprises
25:36du groupe LVMH
25:37jusqu'à des entreprises
25:40des PME
25:40qui sont dans le béton
25:41on parle là
25:43d'entreprises féminines
25:45mais nous on a des entreprises
25:47qui sont dans le bâtiment
25:48des entreprises
25:49qui ont des usines
25:50des entreprises
25:52qui sont en pleine ruralité
25:53et qui du coup
25:55affichent
25:56ces engagements-là
25:58et puis
25:58moi
25:59dans les actions
26:01qui me touchent énormément
26:02la première action
26:03que j'ai faite
26:04quand je me suis
26:05enfuie
26:06et que j'ai commencé
26:06à faire toutes les démarches
26:07j'avais l'impression
26:08d'être folle
26:08et j'avais besoin
26:09d'être sans cesse rassurée
26:10sur le fait
26:11que ce que j'avais vécu
26:11c'était bien des violences
26:12et donc j'ai créé un test
26:14qui s'appelle
26:14suis-je victime
26:15de violences conjugales
26:16j'en ai fait un QR code
26:18qui est disponible
26:20pour tout le monde
26:21qui a quand même dépassé
26:22les 45 000 scans
26:24en un an et demi
26:24donc c'est beaucoup
26:25et je propose
26:27aux entreprises
26:28d'accrocher ce test
26:29dans les toilettes
26:30c'est le fameux
26:31violentomètre ?
26:32non justement
26:32moi le violentomètre
26:33j'évite de l'utiliser
26:34parce qu'il propose
26:35une graduation du danger
26:36qui est fausse
26:37en fait
26:38on peut tout à fait
26:39être dans le orange clair
26:40du violentomètre
26:41et dire
26:41comme c'est régulièrement le cas
26:42lorsque j'interviens
26:44bon bah ça va encore
26:45je suis dans le orange clair
26:46sauf que moi
26:47quand j'ai écrit le livre
26:48125 et des milliers
26:49les trois quarts
26:50elles étaient dans le orange clair
26:51du violentomètre
26:52et puis être dans le rouge foncé
26:54alors développer probablement
26:56un cancer
26:57ou des problèmes de diabète
26:59au bout de 20 ans
27:00mais être en vie
27:01et puis surtout
27:02ça pose la question
27:03de manière à devoir juger
27:05la personne maltraitante
27:06ce que l'on n'est pas du tout
27:08en capacité de faire
27:09je veux dire
27:10une des questions c'est
27:11est-ce qu'il te manipule ?
27:12moi quand j'étais dans cette phase-là
27:13j'étais bien incapable
27:14de savoir si ce que je vivais
27:15c'était de la manipulation
27:16donc voilà
27:18dans ce test que j'ai créé
27:20j'ai évidemment passé
27:21énormément de temps
27:22à écrire
27:24c'est quand même mon premier métier
27:25d'être écrivaine
27:26les questions de manière
27:28à ce que la victime
27:29évalue ses propres ressentis
27:31et qu'elle ne soit jamais
27:33dans la situation
27:34où elle doit qualifier
27:35un comportement extérieur
27:36et c'est à partir
27:38de son ressenti
27:39à elle
27:39qu'elle va pouvoir
27:40poser un diagnostic
27:41bref
27:41je trouve que c'est une action
27:43très forte
27:44quand des entreprises
27:45accrochent dans
27:46toutes les toilettes
27:46ce questionnaire
27:48je remercie infiniment
27:50toutes les deux
27:50j'aurais voulu qu'on puisse
27:51parler encore
27:52beaucoup de temps
27:53ce qui est sûr
27:55c'est que si vous nous regardez
27:57si parmi vous
27:57il y a des témoins
27:58ou victimes
27:59le 3919
28:00peut déjà vous aider
28:02à construire une aide
28:03d'urgence
28:03il y a d'autres dispositifs
28:05qui viennent d'être cités
28:06donc je vous incite
28:07à découvrir
28:08les profils LinkedIn
28:09de Sarah Barouk
28:10et de Vigdis
28:11Maurice Herrera
28:12merci à vous deux
28:14mille fois
28:15je rappelle que
28:15Vigdis Maurice Herrera
28:16vous avez fondé
28:17Opal Care
28:18un dispositif
28:19une solution RH
28:20qui est spécialement dédiée
28:22accessible à tout le monde
28:23gratuitement pour les particuliers
28:26et sous format payant
28:27pour les entreprises
28:28Sarah Barouk
28:29vous avez fondé
28:30le mouvement Safe Place
28:31merci à vous deux
28:32pour vos engagements
28:32tous les épisodes
28:35d'Inclusion for Change
28:36sont disponibles
28:37sur le site de Bsmart
28:38et on se retrouve
28:40le mois prochain
28:40pour une très belle
28:41nouvelle émission
28:42à très bientôt
28:43merci
28:44Sous-titrage Société Radio-Canada
28:50Sous-titrage Société Radio-Canada
28:52Sous-titrage Société Radio-Canada
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