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  • il y a 3 heures
Mardi 17 mars 2026, retrouvez Yasmine Leroux (Directrice France, TENT), Amélie Rambaud (Directrice adjointe Innovation Sociale & Circulaire, SUEZ), Maïté Merlot (Directrice, École des Cuistots migrateurs) et Marie Larsonneau (Responsable du rayonnement et des relations externes, AFMD) dans INCLUSION4CHANGE, une émission présentée par Maya Hagege et Judith Aquien.

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00:07Bonjour à toutes et tous et bienvenue sur Inclusion for Change, l'émission sur l'égalité des chances dans le
00:11monde du travail.
00:12Pour ce numéro, nous allons parler de l'insertion professionnelle des personnes réfugiées.
00:17En première partie de cette émission, nous pourrons prendre la mesure de l'enjeu grâce au regard de Marie Larsonneau,
00:22responsable du rayonnement et des relations externes à la FMD, notre partenaire sur cette émission.
00:27Ensuite, vous découvrirez un reportage tourné à l'école des Cuistaux Migrateurs, un lieu d'apprentissage et d'insertion extraordinaire
00:32où nous avons eu le privilège de passer une journée.
00:35Et enfin, nous débattrons en plateau avec nos deux invités, Yasmine Leroux, directrice France de Tent,
00:40et Amélie Rambeau, directrice adjointe innovation sociale et circulaire chez Suez.
00:45C'est parti pour cette nouvelle émission d'Inclusion for Change.
00:53Bonjour Marie.
00:54Bonjour Judith.
00:56Marie, lorsqu'on parle de réfugiés, de demandeurs d'asile, de migrants, on désigne généralement des personnes qui ont quitté
01:01leur pays,
01:02mais ces termes, évidemment, décrivent des réalités très différentes.
01:06Les missions d'aujourd'hui s'intéressent spécifiquement aux personnes réfugiées.
01:09Qui sont-elles exactement ?
01:11Alors, en effet, Judith, il faut commencer par rappeler que le statut de réfugié est défini par la Convention de
01:16Genève de 1951
01:17et est régi par le droit international.
01:19Les personnes réfugiées cherchent refuge dans un autre État,
01:24parce qu'elles ont été contraintes de fuir leur pays d'origine en raison de conflits, de persécutions,
01:29de menaces graves à leur sécurité ou de violences flagrantes de leurs droits fondamentaux.
01:34Et combien de personnes ça représente ?
01:36Selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés,
01:40en 2024, la France a accueilli plus de 700 000 personnes réfugiées, soit 1% de la population française.
01:47Et pour donner un ordre de grandeur, au Liban, 11% de la population est réfugiée.
01:53En Allemagne, c'est 3%, soit 2,7 millions de personnes réfugiées accueillies.
01:58Et contrairement à une idée largement répandue,
02:01la majorité des personnes réfugiées cherchent asile et trouvent asile dans les pays voisins de leur pays d'origine.
02:06Est-ce qu'il y a un profil type de réfugiés ?
02:11Alors, une autre idée reçue consiste à penser que les personnes réfugiées sont principalement des hommes et peu qualifiés.
02:17Or, 50% des personnes réfugiées sont des femmes, 40% en France.
02:21Par exemple, 81% des personnes déplacées d'Ukraine, ce sont des femmes, avec un âge médian de 39 ans.
02:29Et 57% d'entre elles ont voyagé, notamment accompagnées d'au moins un enfant.
02:34D'après une étude du ministère de l'Intérieur, 25% des personnes réfugiées sont titulaires d'un diplôme de
02:40l'enseignement supérieur.
02:41A l'inverse, 41% d'entre elles déclarent ne posséder aucun diplôme.
02:46Justement, on parle de travail. Qu'en est-il de leur insertion professionnelle ?
02:51Alors, la première chose à savoir, c'est que les personnes réfugiées relèvent du droit commun et donc ont le
02:55droit de travailler.
02:56L'année suivant l'obtention de leur statut de réfugiée, seuls 40% des personnes déclarent être actives.
03:03Et parmi elles, seulement 16% ont effectivement un emploi.
03:07Les domaines d'activité qui emploient le plus de personnes réfugiées aujourd'hui en France,
03:11ce sont le commerce, l'hôtellerie, la restauration à hauteur de 40% et la construction à hauteur de 18%.
03:18Je reviens sur ces 16% de personnes réfugiées en emploi.
03:21C'est effectivement peu pour une population qui est pourtant en très grand besoin d'insertion économique et sociale.
03:27Est-ce qu'on connaît les facteurs majeurs qui constituent un frein à leur emploi ?
03:31Alors, on imagine bien l'insertion professionnelle des personnes réfugiées est plus difficile,
03:35notamment parce qu'elle se heurte à plusieurs barrières, notamment la barrière de la langue,
03:39mais aussi des procédures administratives qui sont complexes, qui sont parfois très longues,
03:43des problèmes de santé mentale, mais également des discriminations à l'embauche.
03:47Et pourtant, comme vous le rappelez, le besoin d'insertion économique et sociale est très pressant,
03:51ce qui donne lieu, malheureusement très souvent, à un phénomène de déclassement professionnel
03:56qui s'accompagne aussi parfois de précarisation et d'une instabilité des conditions de travail.
04:02Alors, pour pallier ça, quels sont les dispositifs qui existent pour faciliter l'insertion professionnelle
04:07des personnes réfugiées et l'action des entreprises ?
04:10Alors, nos invités, elles auront l'occasion d'en parler.
04:13Depuis plusieurs années, c'est tout un écosystème qui s'organise, d'acteurs publics, privés, associatifs,
04:19qui s'articulent donc aussi bien au niveau national qu'au niveau local,
04:22pour favoriser l'insertion professionnelle des personnes réfugiées.
04:25On retrouve notamment des programmes d'accompagnement, de recrutement, de mentorat ou de formation
04:29qu'il faut bien sûr continuer à soutenir et à multiplier.
04:33Effectivement, nous allons creuser tout cela avec nos deux invités,
04:35mais avant, regardons le reportage que nous avons donc tourné à l'école des cuistots migrateurs,
04:41qui précisément se situe sur l'ensemble de la chaîne de valeurs que vous venez de décrire,
04:44soutien associatif, formation professionnelle, apprentissage linguistique,
04:48connaissance des codes et mise en relation avec un réseau professionnel.
05:02Donc là, notre étape, première étape, c'est juste ça, c'est juste de colorer la jambe, c'est pas
05:09de cuire.
05:10La pédagogie de l'école des cuistots migrateurs, elle repose sur trois piliers.
05:14Une formation adaptée en cuisine pour la partie métier, une formation en français à visage professionnel
05:19et un accompagnement socio-professionnel à 360 degrés pour l'ensemble des élèves,
05:24à la fois pour lever les freins sociaux, d'autre part pour les accompagner dans la construction de leurs projets
05:29professionnels
05:30et enfin pour développer l'ensemble des compétences douces dits soft skills.
05:34Le français aujourd'hui pour les personnes réfugiées et immigrées étrangères, c'est le frein principal à l'entrée en
05:41emploi.
05:42Pour les femmes, elles sont deux fois moins nombreuses que les hommes à rentrer en emploi en raison d'une
05:47insuffisance de leur niveau de français.
05:49Donc aujourd'hui, l'objectif de l'école des cuistots migrateurs, c'est à la fois de faire monter en
05:53compétence au niveau professionnel les élèves,
05:55mais aussi en français pour leur donner toutes les chances de réussir leur formation, leur examen et leur insertion en
06:01emploi.
06:01Aujourd'hui, à l'école, on a un taux de sortie positive de 70%. Dans ces 70%, on a 85
06:08% d'emplois durables.
06:10Et les élèves, en termes de débouchés et d'orientation professionnelle, vont aller pour 50% d'entre eux en
06:15restauration collective,
06:1750% d'entre eux en restauration traditionnelle. Et ça va de la brasserie de quartier pour la restauration traditionnelle
06:22à des restaurants bistronomiques ou gastronomiques. Et puis pour la restauration collective,
06:26c'est majoritairement les grands groupes de la restauration qu'on connaît bien.
06:30Si jamais tu n'arrives pas, ce n'est pas très grave. Mais comme je t'ai montré tout à
06:34l'heure,
06:34tu décroches un morceau et tu retournes.
06:37À la spécificité d'un cours de cuisine pour un public réfugié, ça va être surtout d'essayer de créer
06:43de la confiance dès le départ.
06:44On va essayer de faire en sorte qu'il soit à l'aise au niveau de la cuisine.
06:47Et on va essayer de créer un climat propice, favorable en fait à l'échange.
06:54Et on ne va pas forcément être quelque chose de très très autoritaire, mais on va être plus tout simplement
06:59dans une formation et donc dans de l'apprentissage.
07:02Je suis rentrée en France en début 2019. J'ai eu mon statut en 2021. J'ai postulé pour custod
07:11migratoire.
07:11Et par la grâce de Dieu, j'ai été retenue pour passer la formation.
07:16Je ne pensais pas que j'allais avoir autant de découvertes concernant la formation.
07:20Moi, franchement, étant qu'Africain, je ne connaissais pas les noms, comment on taille les légumes et les fruits.
07:27Oui, je ne connaissais pas. Mais grâce à la formation, je découvre plein plein de choses que j'ignorais franchement.
07:33Dans le secteur de la restauration aujourd'hui et parmi nos partenaires employeurs,
07:38nous, on fait énormément de travail de sensibilisation des employeurs à l'inclusion par la diversité.
07:43Si nos entreprises aujourd'hui accueillent 40% à peu près de personnels, on va dire, immigrés étrangers dans leur
07:49brigade,
07:50malgré tout, ce n'est pas forcément des personnes qui sont rompues au management interculturel
07:54ou aux modalités de recrutement par l'inclusion, par la diversité.
07:58Donc, on fait un gros travail de sensibilisation avec eux et de formation, tout simplement,
08:04pour les acculturer au public qu'on accompagne, d'une part,
08:08et d'autre part, pour essayer de monter en compétence sur certains types.
08:12Ça va être, par exemple, de leur indiquer qu'il y a des codes culturels qui sont différents pour certains
08:16de nos élèves
08:17et que, par exemple, si par aventure, un élève ne regarde pas l'employeur quand il lui parle,
08:22c'est que, dans son pays, c'est considéré comme une marque de respect.
08:31Nous sommes de retour sur le plateau d'Inclusion for Change pour parler de l'insertion professionnelle des personnes réfugiées.
08:37Et pour cela, nous accueillons avec nous Yasmine Leroux, directrice France de Tent.
08:42Vous allez nous parler de votre association.
08:44Et Amélie Rambeau, directrice adjointe Innovation sociale et circulaire de Suez,
08:49qui nous rejoint à distance.
08:52Bonjour à vous deux, d'abord, et merci d'être parmi nous.
08:56Yasmine Leroux, la France compte plus de 700 000 personnes réfugiées avec un droit de travailler,
09:02ça a été dit, et seulement 16% d'entre elles occupent un emploi,
09:05alors que de nombreux secteurs peinent à recruter, notamment, évidemment, la restauration,
09:10ce que traite l'école des cuisses aux migrateurs qu'on vient de découvrir,
09:13mais aussi de nombreux autres secteurs.
09:17Pourquoi ce vivier est-il encore sous-exploité par les entreprises ?
09:22Bonjour et merci de parler de ce sujet aujourd'hui.
09:26Alors, c'est vrai que les réfugiés représentent un vivier de talent inexploité,
09:30et pour une raison, je pense, assez simple pour commencer,
09:34c'est la méconnaissance de leur statut,
09:36et peut-être parfois les préjugés qui peuvent exister également sur les personnes réfugiées.
09:40Comme Marie l'a rappelé, ils ont le droit de travailler dès l'obtention de l'asile,
09:44et en général, les entreprises et les recruteurs ne le savent pas.
09:47Donc voilà, elles ont des réticences par rapport au statut administratif en premier lieu.
09:51Donc elles pensent qu'il faut des papiers spécifiques pour pouvoir travailler.
09:55Et comment briser cette idée reçue, justement ?
09:57Eh bien, justement, en sensibilisant les entreprises.
10:00C'est l'une de notre premières missions,
10:02mobiliser les entreprises en leur expliquant, effectivement,
10:05que les réfugiés représentent un vivier de talent accessible qui a le droit de travailler.
10:09Et puis ensuite, il s'agit de lever les autres barrières que ceux-ci rencontrent à l'emploi.
10:14Donc je peux citer, par exemple, la barrière de la langue, évidemment,
10:16la non-reconnaissance des diplômes et d'autres barrières.
10:20Alors justement, sur la barrière linguistique,
10:22c'est vrai qu'on en parle souvent comme d'un obstacle majeur,
10:25et c'en est un pour cette population-là.
10:27Or, de l'autre côté, il y a des expats qui, en France,
10:30n'ont aucun mal à entrer en emploi,
10:32alors que, comme de nombreuses personnes réfugiées,
10:34ils sont uniquement anglophones.
10:36Alors, pourquoi ce deux poids deux mesures aussi ?
10:40Alors, c'est une bonne question.
10:43Je pense qu'en France, particulièrement,
10:45il y a une méconnaissance des langues étrangères, déjà,
10:48par rapport à d'autres pays.
10:49Quand je compare avec mes collègues, par exemple, aux Pays-Bas,
10:52évidemment, en Grande-Bretagne,
10:53où les profils sont plus anglophones,
10:56par défaut dans les entreprises.
10:58En France, parler français,
11:00ou en tout cas, se débrouiller en français,
11:02est quand même une condition requise.
11:04Je pense que les expatriés, effectivement,
11:07en général, sont dans des postes peut-être différents
11:09que ceux qu'on va proposer aux personnes réfugiées.
11:12Et surtout, ce qu'il faut savoir également,
11:13c'est que les personnes réfugiées ne sont pas une masse homogène.
11:16Et il y en a un grand nombre, notamment,
11:18qui parlent français, qui viennent des pays francophones.
11:20Ou peut-être que s'ils ne parlent pas suffisamment bien français,
11:23ils parlent trois autres langues,
11:24en effet, qui peuvent être très intéressantes
11:26pour les entreprises internationales, par exemple.
11:28Tout à fait.
11:28Et Yasmine, depuis 2023,
11:32l'Union européenne reconnaît une notion
11:34de discrimination intersectionnelle,
11:37c'est-à-dire à l'intersection de plusieurs critères
11:39de discrimination reconnus par la loi française.
11:42J'aimerais qu'on s'arrête un instant
11:43sur le cas des femmes réfugiées.
11:45On en parlait tout à l'heure.
11:46Elles représentent 40% des réfugiés en France.
11:50Elles sont plus souvent éloignées de l'emploi
11:52que les hommes.
11:54Quels sont les obstacles spécifiques
11:55auxquels elles rencontrent
11:56et comment est-ce qu'on peut les lever ?
11:58Oui, c'est vrai que les femmes réfugiées
12:00rencontrent un double obstacle.
12:02Celui d'abord d'être une personne réfugiée
12:03et donc de rencontrer toutes les barrières
12:05des personnes réfugiées.
12:06Et la deuxième, liée à leur genre.
12:09Et je pourrais citer en premier lieu,
12:11en fait, leur invisibilisation.
12:13C'est-à-dire que les femmes réfugiées,
12:14effectivement, même si elles sont très nombreuses
12:16dans la population qui a obtenu l'asile,
12:18vont être plus en retrait
12:19par rapport aux dispositifs,
12:20par exemple de formation, d'apprentissage
12:22de la langue, que les hommes
12:23qui vont plus aller à l'extérieur.
12:25Et les femmes réfugiées vont rester
12:27entre femmes réfugiées.
12:28Il y a aussi la contrainte
12:30de la garde d'enfants.
12:31Vous avez parlé tout à l'heure
12:32des personnes déplacées d'Ukraine
12:33qui sont en grande majorité des femmes
12:35et qui sont venues en général
12:36avec des enfants.
12:37Et quand on a des enfants à garder,
12:39c'est moins facile
12:39d'aller chercher un travail.
12:41Et ensuite, il y a également
12:44tout ce qui est plus personnel,
12:46psychologique,
12:46ce qu'elles ont vécu
12:47pendant leur parcours,
12:48aussi qui peut les rendre
12:49plus vulnérables
12:50et moins inclines
12:51à aller vers l'extérieur
12:53et à chercher un emploi.
12:55Amélie Rambeau,
12:56vous vous représentez
12:57l'entreprise,
12:58une entreprise
12:59qui s'est investie
13:01dans ce sujet.
13:02Pourquoi Suez
13:03a décidé de s'intéresser
13:04à la population réfugiée ?
13:06Et comment
13:07est-elle passée à l'action ?
13:10Oui, bien sûr.
13:11Bonjour à toutes
13:12sur le plateau.
13:13Merci Judith
13:13pour la question.
13:14Moi, déjà,
13:15je veux juste rejoindre Marie
13:16sur le sujet
13:18de l'efficacité
13:19d'agir de manière collective.
13:20Ça, je pense
13:21qu'effectivement,
13:22c'est la base
13:23sur le sujet réfugié.
13:24Avoir une dimension
13:25multi-acteur
13:26pour vraiment favoriser
13:27l'intégration culturelle,
13:29sociale, économique,
13:30c'est primordial.
13:31Donc ça, c'est vraiment
13:31le premier point pour moi
13:33sur le sujet réfugié.
13:34Et puis évidemment,
13:35sur notre façon
13:36de fonctionner
13:37au sein de Suez,
13:38nous, on est partis
13:39d'une dimension
13:40très opérationnelle
13:41puisqu'on a 37%
13:43de nos métiers
13:43qui sont dits en tension.
13:45On avait aussi besoin
13:46d'élargir ce sourcing
13:47de candidats.
13:48On travaille déjà
13:48beaucoup avec le monde
13:50de l'insertion
13:50pour avoir une entreprise
13:51d'insertion,
13:51une entreprise de travail
13:52temporaire d'insertion
13:53au sein d'entreprise.
13:54Et en fait,
13:54ça nous semblait
13:55tout à fait logique
13:55d'aller chercher
13:56finalement ce public
13:57réfugié
13:58qui nous permet aussi
13:59d'intégrer une diversité,
14:01une ouverture d'esprit
14:03aussi pour nos managers
14:04et puis donner une chance
14:06effectivement à des personnes
14:07qui finalement
14:08ont une vraie motivation
14:09à s'engager
14:10ou au moins à se réinventer
14:11si effectivement
14:13c'était la situation.
14:14Alors si on reprend
14:15d'un point de vue
14:16méthodologique
14:16parce qu'on est là aussi
14:17pour inspirer des entreprises
14:18qui on l'espère
14:19vont être justement inspirées,
14:22quels sont les premiers pas
14:23pour une entreprise
14:24qui souhaite recruter
14:25des personnes réfugiées ?
14:26Par où doivent-elles commencer ?
14:29Encore une fois,
14:31nous, effectivement,
14:32c'est de travailler
14:33avec des associations,
14:34des structures
14:35en fait qui connaissent
14:36les réfugiés,
14:37qui connaissent
14:38leur mode de fonctionnement.
14:39Ça peut être
14:39des centres d'hébergement,
14:40ça peut être des usins,
14:41mais ça peut être aussi
14:43effectivement
14:44France Travail,
14:45ça peut être TENS,
14:46évidemment,
14:46qui nous a beaucoup aidés
14:47sur le sujet.
14:48Et ensuite,
14:49on va proposer
14:51nos postes,
14:52nos besoins
14:53et on va regarder
14:54en fait ce qui se fait.
14:56Donc nous,
14:56c'est ce qui nous a permis
14:57effectivement,
14:58notamment avec
14:58Humando,
14:59qui est une structure
15:00d'insertion
15:01du groupe Adéco,
15:03de monter
15:03des promotions
15:04de recrutement inclusif
15:06et donc avec des réfugiés
15:07qui sont en alternance
15:09chez nous.
15:09Donc on fait
15:10une à deux promotions
15:11par an
15:12et ce depuis 2018
15:14et on fait une à deux promotions
15:15effectivement sur des métiers
15:16dits en tension,
15:17les preuves en alternance
15:17et puis ensuite,
15:18si ça se passe bien,
15:19effectivement,
15:20on les garde en CDI
15:21ou en CDD
15:22depuis six mois.
15:23Et pendant toute la phase
15:25où il rentre,
15:27le collaborateur rentre
15:28chez Suez
15:28et même un petit peu
15:29en amont,
15:30il va lever les freins,
15:31on va dire sociaux,
15:32sociétaux.
15:33Donc ça peut être
15:34avec des cours de langue,
15:35ça peut être effectivement
15:37retravailler un peu
15:38sur le code du travail,
15:39sur comment fonctionne
15:41une entreprise
15:41aujourd'hui française
15:42et donc là,
15:43on va s'entourer évidemment
15:44d'associations
15:45qui savent,
15:46qui les connaissent
15:46et qui vont lever aussi
15:47toutes ces barrières avec nous.
15:50Yasmine Leroux,
15:51je vous vois réagir.
15:53Si on revient juste avant,
15:55comment est-ce qu'on peut
15:56adapter au mieux
15:57les processus de recrutement
15:58pour tenir compte justement
15:59des parcours
16:00des personnes réfugiées
16:01aussi bien d'un point de vue
16:02cette fameuse barrière linguistique
16:04mais aussi des risques
16:06psychosociaux
16:07qui sont spécifiques,
16:08des difficultés administratives
16:10parfois,
16:11une méconnaissance
16:12de certains codes culturels
16:13malgré un désir
16:14de pouvoir les connaître,
16:16des diplômes étrangers,
16:17des périodes d'inactivité,
16:19etc.
16:19Comment est-ce qu'on peut
16:20pallier l'ensemble
16:21de ces points ?
16:22Alors effectivement,
16:24c'est notre action première
16:26auprès des entreprises
16:26chez TEN,
16:27c'est de les aider
16:27à adapter ce processus
16:29et en fait,
16:29ce qu'on leur explique,
16:30c'est qu'il faut avoir
16:30une démarche intentionnelle,
16:32c'est-à-dire ne pas faire
16:32business as usual,
16:34mais adapter son processus,
16:35ça va de la formation
16:37des équipes de recruteurs
16:38au statut de réfugié,
16:39je parlais tout à l'heure
16:40de l'inconnu,
16:41des préjugés,
16:42ensuite,
16:43ça va être des choses
16:44assez simples
16:45suivant les organisations,
16:46ça va être
16:48participer à des initiatives
16:49dédiées au public réfugié
16:52pour lever
16:53justement
16:54les systèmes
16:55standardisés
16:56d'algorithmes
16:56par exemple
16:57qui vont discriminer
16:58ces profils
16:58parce qu'ils ne répondent pas
16:59aux critères habituels,
17:01ça va être effectivement
17:02revoir peut-être
17:03ces exisanges
17:03au niveau de la barrière
17:04de la langue
17:05parce que par défaut
17:06un recruteur va dire
17:07j'ai besoin que la personne
17:08parle parfaitement français
17:09et ce qu'on explique
17:10aux entreprises
17:10c'est que ça dépend du poste
17:12donc effectivement
17:13revoir ces exisanges
17:14c'est regarder plus
17:15par rapport au poste
17:16que par rapport
17:16à son processus standard
17:18et ça peut être également
17:19mettre en place
17:20par exemple
17:21des systèmes de transport
17:23parce que le transport
17:24est une grosse barrière
17:25pour les personnes réfugiées
17:26parce qu'en général
17:27leur permis de conduire
17:27n'est pas reconnu
17:28évidemment c'est très compliqué
17:29même d'avoir un véhicule
17:30donc ça peut être
17:31tout simplement
17:32des navettes
17:32pour les horaires décalés
17:34sur des sites
17:34qui ne sont pas desservis
17:35si l'entreprise
17:37met en place
17:37un système de transport
17:38ça peut lever
17:39cette barrière
17:39d'une manière
17:41très facile
17:41pour les collaborateurs réfugiés
17:43voilà
17:44ce sont ce type d'exemples
17:45après tout ce qui contribue
17:47je dirais
17:47à sortir du process classique
17:49et s'adapter
17:49à ces profils
17:50qui n'ont pas
17:51des profils typiques
17:53du marché du travail français
17:54leur permet
17:55d'accéder à l'emploi
17:56j'aimerais moi revenir
17:58sur un sujet
17:59qu'a abordé Amélie
18:00notamment sur
18:01les pratiques managériales
18:02la manière dont on sensibilise
18:04les managers à ces sujets
18:05comment est-ce que vous travaillez
18:07tout l'aspect
18:08on va dire
18:08un peu interculturel
18:09pour favoriser l'insertion
18:11et le maintien
18:11dans l'emploi
18:12est-ce que c'est un sujet
18:13notamment
18:14chez Suez
18:17en fait finalement
18:18c'est un non sujet
18:19c'est-à-dire que le sujet
18:20du réfugié
18:20n'est pas forcément
18:21le sujet de base
18:23nous ce qu'on veut
18:24c'est effectivement
18:24qu'il y ait une bonne diversité
18:26au sein d'entreprises
18:27mais en fait
18:27que ça fonctionne bien
18:28il y a aussi
18:29une forme de bienveillance
18:31avec le sujet des réfugiés
18:32quand on les intègre
18:34surtout quand ils sont
18:35en alternance
18:36mais finalement
18:36ils sont aussi considérés
18:38comme finalement
18:39s'ils rentraient à l'école
18:41comme des jeunes
18:42donc c'est vrai que
18:43nous cette phase-là
18:45on l'a assez facilement
18:46avec nos managers
18:46parce qu'ils ont envie
18:49de travailler
18:49ils s'investissent
18:50dans le programme de formation
18:52et donc du coup
18:52naturellement
18:53effectivement
18:54les managers
18:55et les collaborateurs
18:56qui vont bosser ensemble
18:58vont finalement collaborer
18:59de manière assez simple
19:00pour autant
19:01en amont quand même
19:03de la mise en place
19:04d'une promotion
19:05on fait une sensibilisation
19:07auprès effectivement
19:08de l'ensemble de l'équipe
19:09et du manager
19:09qui va recevoir
19:11le collaborateur
19:12une formation
19:12sur la psychologie
19:13en fait
19:14et sur
19:15bah oui
19:15je me pose
19:16beaucoup de questions
19:16sur le sujet réfugié
19:17mais finalement
19:18un réfugié c'est quoi
19:20comment je dois lui parler
19:21est-ce qu'il y a des questions
19:21que je peux poser
19:22pas poser etc
19:23et ça permet en fait
19:24finalement de lever les freins
19:25pas aux réfugiés
19:26mais de lever les freins
19:27du manager
19:27et des collaborateurs
19:29qui vont travailler avec lui
19:30donc ça c'est souvent
19:30très efficace
19:31ça se passe souvent
19:32très très bien
19:33et effectivement
19:34après ils sont plutôt rassurés
19:35et puis après au quotidien
19:37au sein d'entreprises
19:38il y a 74 nationalités
19:39chez Suez
19:40donc c'est pas vraiment
19:41un souci
19:42d'intégration
19:43mais c'est vrai qu'au démarrage
19:44c'est toujours bien
19:45effectivement de rappeler
19:46un petit peu les règles
19:47comment ça se passe
19:48et puis on intègre aussi
19:49toujours un tuteur
19:51en entreprise
19:52et aussi un tuteur
19:53en formation
19:54et nous évidemment
19:55en gestion de projet
19:56on est derrière aussi
19:57les collaborateurs
19:58et on vérifie
19:59que tout se passe bien
19:59donc voilà
20:00il y a réellement
20:01effectivement
20:02un engagement aussi
20:03de l'entreprise
20:04et Yasmine le disait
20:05il faut que les entreprises
20:06s'engagent
20:08et donc
20:08il faut pas aller chercher
20:09forcément le mouton
20:10à cinq pattes
20:11qu'on a l'habitude
20:11de faire
20:12mais plutôt aller
20:12dans l'autre sens
20:14et travailler
20:14effectivement
20:15sur de la motivation
20:16et l'envie
20:17en tout cas
20:17de proposer
20:18des postes
20:19à des personnes
20:20qui ont envie
20:21donc on parle d'envie
20:22de motivation
20:23je me tourne vers vous
20:24Yasmine
20:25on a parlé
20:25de l'accompagnement
20:26notamment au moment
20:27de la phase
20:28de recrutement
20:29on a souvent entendu dire
20:31que les personnes réfugiées
20:32ont un taux de rétention
20:33plus élevé
20:34que la moyenne
20:35est-ce que c'est vrai
20:37est-ce qu'il y a des études
20:38notamment
20:38qui prouvent ce fait
20:40est-ce que c'est lié aussi
20:41tout simplement
20:42à une bonne gestion
20:43des carrières
20:43de ces personnes
20:45alors il est vrai
20:46qu'on a mesuré
20:47nous on a mené des études
20:48notamment dans l'industrie
20:49manufacturière
20:50aux Etats-Unis
20:50sur le taux de rétention
20:51des personnes réfugiées
20:52embauchées par les entreprises
20:54et il était
20:54quatre fois supérieur
20:55à celui des autres employés
20:58cependant
20:58je tiens quand même
20:59à signaler
21:00que pendant les trois
21:00premiers mois
21:01il y a un gros risque
21:02d'attrition
21:02avec les nouveaux
21:04employés réfugiés
21:05si l'entreprise
21:05de la même façon
21:06n'apporte pas
21:07une attention particulière
21:08à leur bonne intégration
21:09c'est un peu ce que disait Amélie
21:10je vais donner un exemple
21:12on a vu des cas d'échec
21:13pour des questions
21:14d'incompréhension
21:14de malentendus
21:15sur en fait
21:16des choses liées
21:17au contrat de travail
21:18qui quand on travaille
21:19en France
21:19nous paraissent
21:20normales
21:21mais pour une personne
21:21réfugiée
21:22qui vient d'un autre pays
21:23ça a créé
21:24des incompréhensions
21:24et finalement
21:25la personne
21:26n'est pas restée
21:26donc ça
21:27ce sont des choses
21:28auxquelles on sensibilise
21:29les entreprises
21:30pour que pendant
21:31ces trois premiers mois
21:32la personne
21:33soit intégrée
21:34de la meilleure façon possible
21:35et après effectivement
21:36si elle reste dans l'entreprise
21:38on a constaté
21:38qu'elle reste plus longtemps
21:39et notamment
21:40dans les secteurs
21:40où il y a un fort turnover
21:41vous avez parlé
21:42de l'hôtellerie-restauration
21:44qui est un secteur
21:44en forte tension
21:45et clairement
21:47les entreprises
21:47de membres de tent
21:49dans ce secteur
21:49nous le disent
21:50les employés réfugiés
21:51restent plus longtemps
21:52que les autres employés
21:53et c'est donc
21:54c'est bénéfique pour eux
21:56je comprends
21:57et donc on parle
21:58d'une attention particulière
21:59Amélie chez Suez
22:00est-ce que justement
22:01il y a une attention particulière
22:02qui est portée
22:02à la carrière
22:03des salariés réfugiés ?
22:06Oui bien sûr
22:07alors à la carrière
22:08mais même en amont
22:09c'est-à-dire que même
22:10quand il rentre déjà
22:11au sein d'entreprise
22:12on a ce qu'on appelle
22:12chez nous
22:13un accompagnement social
22:14et professionnel
22:15qui est mis en place
22:16par un conseiller
22:17ou une conseillère
22:17en insertion professionnelle
22:19et qui va
22:20par rapport à ce que vous disiez
22:21tout à l'heure
22:22lever les freins
22:23aussi sociaux
22:24la mobilité
22:25Yasmine en parlait
22:25tout à l'heure
22:26point extrêmement important
22:28pour le réfugié
22:29effectivement
22:30mais ça va être bon
22:31on parlait de la barrière
22:32de la langue évidemment
22:32mais il y a beaucoup
22:33d'autres freins
22:35donc le permis aussi
22:36on en parlait
22:37bon il y a quand même
22:38des soucis administratifs
22:39qui obligent aussi
22:40le réfugié
22:40à devoir partir
22:41des fois
22:43d'un seul coup
22:44le lendemain
22:44il a un rendez-vous
22:45avec la préfecture
22:45et en fait
22:46on n'a pas le choix
22:47donc ça il faut aussi
22:49accompagner
22:50le collaborateur
22:51pour lui expliquer
22:51comment fonctionne
22:52une entreprise
22:53qu'on ne peut pas
22:53s'absenter comme ça
22:54d'un coup
22:55mais on est obligé
22:56aussi d'expliquer
22:56de l'autre côté
22:56au manager
22:57qu'il y a des obligations
22:58aussi malheureusement
22:59en tant que réfugié
23:00et que c'est comme ça
23:00donc il y a cet accompagnement
23:02social et professionnel
23:02et puis évidemment
23:03après chez SES par exemple
23:06sur les 5 dernières promotions
23:07on a accompagné quand même
23:0840 réfugiés
23:09dans l'emploi
23:10et c'est vrai
23:11qu'on en a un peu plus
23:12d'un tiers aujourd'hui
23:13en CDI
23:14au sein de l'entreprise
23:15donc c'est plutôt
23:16des profils
23:16qui fonctionnent bien
23:17et sur l'autre tiers
23:20ils sont tous partis
23:21chez nos sous-traitants
23:21donc c'est vrai
23:22que ça permet aussi
23:23de faire des émules
23:25quand on explique
23:26à nos sous-traitants
23:26qui viennent réparer
23:27nos machines
23:28par exemple dans l'entreprise
23:30ou des transporteurs
23:31et autres
23:31que finalement
23:32on est sur une personne réfugiée
23:33qu'on accompagne
23:34pendant un an
23:35etc
23:35ils disent
23:36ah mais c'est super
23:36et moi j'ai un poste
23:37à pourvoir aussi
23:38dans l'entreprise
23:38peut-être qu'on pourrait
23:39faire cet essai-là
23:40et donc du coup
23:41souvent
23:42effectivement
23:42à un tiers
23:43partent
23:44chez nos sous-traitants
23:45donc c'est de l'emploi
23:46peu importe
23:47que ce soit chez Suez
23:48ou ailleurs
23:49en tout cas de cause
23:50c'est de l'emploi
23:50sur des métiers en tension
23:51donc c'est ça qui est important
23:53je voulais juste revenir
23:54sur la statistique
23:56qui n'a pas été vraiment
23:58l'objet là
23:58de ce qu'on a dit
23:59puisque
24:00on parle de trois quarts
24:01de personnes
24:02qui ne sont pas diplômées
24:03de l'enseignement supérieur
24:05néanmoins ça veut dire
24:05qu'un quart l'est
24:08plus de la moitié
24:09étaient en emploi
24:09dans leur pays d'origine
24:11pourtant en France
24:12cette population
24:13qui était donc diplômée
24:14qui avait un travail
24:15etc.
24:16est souvent cantonnée
24:17à des emplois
24:18qui sont peu qualifiés
24:19comment expliquer
24:20ce décalage
24:21Yasmine
24:21et comment faire
24:23pour tenter
24:24de faire mieux ?
24:25Oui
24:25ça c'est un vrai sujet
24:26effectivement
24:27on estime qu'il faut
24:28à peu près dix ans
24:28à une personne réfugiée
24:29pour retrouver un emploi
24:30à la hauteur de son emploi
24:31dans son pays d'origine
24:32et ça effectivement
24:33c'est assez choquant
24:35maintenant pour être
24:35très pragmatique
24:36on a la barrière de la langue
24:37peut les obliger
24:39à accepter
24:39effectivement un emploi
24:41à un niveau inférieur
24:42mais pendant qu'ils vont travailler
24:43c'est un véritable catalyseur
24:45d'apprentissage
24:45et donc ils vont améliorer
24:46leur niveau en français
24:47et donc on sait aussi
24:48qu'ils pourront progresser
24:49plus rapidement
24:50dans l'entreprise
24:51donc parfois
24:52des employeurs nous disent
24:53il est trop qualifié
24:54pour ce poste
24:55pourtant la personne postule
24:57et elle est intéressée
24:57parce qu'elle
24:58déjà elle a besoin
24:59d'un travail
24:59et ensuite elle sait
25:00qu'elle va progresser
25:01plus vite en français
25:01et donc c'est un nouvel employé
25:03à fort potentiel
25:05ensuite il y a la question
25:06de la reconnaissance
25:07des diplômes
25:07oui alors quoi faire
25:09c'est ça
25:09et bien ça je dirais
25:10c'est au niveau
25:10des pouvoirs publics
25:13il y a des choses
25:13après il y a des dispositifs
25:15effectivement
25:15comme l'intégration professionnelle
25:17des réfugiés
25:17est une priorité gouvernementale
25:19maintenant
25:19il y a des dispositifs
25:20notamment avec France Travail
25:22pour faire reconnaître
25:23leurs compétences
25:24versus leur diplôme
25:26tout ce qui est compétences
25:27transférables
25:28tout ce qui est VAE
25:29effectivement
25:29mise en situation
25:30dans l'entreprise
25:31donc il y a un certain nombre
25:32de dispositifs
25:33qui sont très positifs
25:34maintenant il faut que les entreprises
25:35les connaissent
25:36et effectivement c'est aussi
25:37notre rôle de communiquer
25:39dessus
25:40mais voilà
25:40les cas sont très variés
25:41et ce qu'il est certain
25:43c'est qu'il faut aider
25:44les personnes réfugiées
25:45à trouver des emplois qualifiés
25:46lorsqu'elles ont de l'expertise
25:47mais voilà
25:48c'est pas toujours facile
25:49il y a beaucoup de paramètres
25:50qui rentrent en jeu
25:53Amélie Rambaud
25:55pour un mot de la fin
25:57positif
25:57comment encourager
25:59d'autres entreprises
26:00à suivre votre exemple
26:01et je vous poserai
26:02la même question
26:03en quelques mots
26:06je pense qu'il faut vraiment
26:08le visualiser
26:09de manière très opérationnelle
26:10c'est-à-dire que
26:11la population réfugiée
26:13c'est une population
26:13comme une autre
26:14on pourrait aller la chercher
26:15à prendre ce travail
26:16malheureusement
26:17elle est difficilement visible
26:18donc il ne faut pas hésiter
26:19vraiment à se rapprocher
26:20des associations
26:21qui savent
26:22c'est le cas aussi
26:23par exemple
26:23de personnes ukrainiennes
26:25aujourd'hui
26:26où on avait du mal
26:27effectivement
26:27en tant qu'entreprise
26:28à visualiser
26:29où est-ce qu'on pouvait
26:30les trouver
26:30et puis finalement
26:31avec les associations
26:32avec les structures
26:34on nous en parle
26:35on nous dit
26:35tiens j'ai un profil
26:36un deuxième profil
26:36un troisième profil
26:37et là effectivement
26:38nous on a cette chance-là
26:39c'est qu'on a une diversité
26:41de métiers chez Suez
26:41qui nous permet
26:42de recruter effectivement
26:43de la personne peu qualifiée
26:45qui va pouvoir monter
26:45en compétence
26:46à une personne du coup
26:47très qualifiée
26:48où on va pouvoir
26:49lui proposer directement
26:50effectivement
26:50un poste d'expert
26:52et c'est ce qu'on a fait
26:53avec des personnes ukrainiennes
26:54récemment
26:55là effectivement
26:55j'ai trois exemples en tête
26:57où on a pu faire
26:58des propositions
26:59directement sur des métiers
27:00qu'il faisait déjà en Ukraine
27:01donc voilà
27:02il ne faut vraiment pas
27:03hésiter à travailler
27:04en coalition
27:06avec tous les acteurs
27:07qui existent
27:07les associations
27:08les fondations
27:10les pouvoirs publics
27:11c'est vraiment
27:11vraiment important
27:12il y a des groupes
27:13qui existent
27:13il y a évidemment
27:14thèmes qui existent
27:15mais voilà
27:15il y a tout un tas
27:15de partenaires
27:17et il faut vraiment
27:18s'en saisir
27:18et nous on est prêt
27:20aussi au sein de Suez
27:21à faire ces retours
27:22d'expérience
27:22pour dire
27:23voilà là on a été là
27:24mais on n'a pas réussi
27:25et puis par contre
27:26de ce côté-là
27:26ça a bien fonctionné
27:27donc n'hésitez pas
27:28à aller de ce côté-là
27:29ou en tout cas
27:29de choisir le bon chemin
27:31c'est noté
27:32je pense que votre
27:33j'espère
27:34que votre LinkedIn
27:35va buzzer
27:36il y a 6 000 euros
27:37vous de votre côté
27:39comment Tent
27:40justement
27:40peut très concrètement
27:42mettre un peu
27:43le pied à l'étrier
27:45aux entreprises
27:46qui se disent
27:47en nous regardant
27:48peut-être
27:48qu'elles ont envie
27:49elles aussi
27:50de prendre leur part
27:50oui
27:51et bien on va en fait
27:52leur éviter
27:53de recommencer à zéro
27:54et leur partager
27:55les bonnes pratiques
27:56du réseau
27:57c'est vraiment
27:57l'une des forces du réseau
27:58c'est ce que disait Amélie
27:59il ne faut pas rester seule
28:00face à cette situation
28:01il y a des solutions
28:01qui existent
28:02donc parlons-en
28:03parlez aux experts
28:04du sujet
28:05et on partagera
28:05toutes les bonnes pratiques
28:06pour que cette intégration
28:08soit un succès
28:09bien merci mille fois
28:10pour ce très bon mot
28:11de la fin
28:12notre émission
28:13s'achève déjà
28:14je vous remercie beaucoup
28:15pour ces échanges
28:16très nourris
28:17qui je l'espère
28:18donneront une fois de plus
28:20envie aux organisations
28:21d'agir
28:21merci Marie Larsenault
28:24et merci à vous deux
28:26Yasmine Leroux
28:27je rappelle que vous êtes
28:28directrice France
28:28de Tent
28:29Amélie Rambeau
28:30je rappelle également
28:32que vous êtes
28:32directrice adjointe
28:33innovation sociale
28:34et circulaire
28:35chez Suez
28:36vous pouvez retrouver
28:37tous les épisodes
28:38d'Inclusion for Change
28:39sur le site de Bsmart
28:40et nous nous retrouvons
28:42le mois prochain
28:43pour un prochain épisode
28:44et d'ici là
28:45portez-vous bien
28:46Musique
28:47Musique
28:48Musique
28:51Musique
28:52Musique
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