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Mercredi 15 avril 2026, retrouvez Noé Poyet (CFO, Gleamer), César Caulliez (DGA, Joone) et Robin Gaulier (Counsel en fiscalité transactionnelle, Baker McKenzie) dans DEALMAKERS SHOW, une émission présentée par Mathieu Meffre.
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00:15Bonjour à tous, vous êtes sur le Dealmaker Show, l'émission du transactionnel, on vous parle M&A, on vous
00:20parle private equity, aujourd'hui on vous parle fonction finance, direction financière et un petit peu de fiscalité aussi avec
00:25Tom Laufenberger qui, une fois de plus, prend le contrôle de cette émission avec un dossier spécial.
00:30Cette fois-ci, la relève je crois.
00:32C'est ça, ravi d'être avec vous aujourd'hui, donc la rédaction de Décideur Corporate Finance a choisi des
00:36profils différenciants, inspirants, qui ruissellent sur toute l'économie et ravi d'être avec vous aujourd'hui pour aborder vos
00:42parcours.
00:43C'est quoi ce dossier, il y a combien de DAF, il y a combien de...
00:45Il y avait 5 DAF de la relève cette année, donc voilà le but on a revenu sur le vote
00:49de parcours, vos dossiers marquants et pour tracer des perspectives pour toute l'économie.
00:54Parfait, pour en parler Noé Peuyer, bonjour Noé.
00:58Bonjour.
00:58Vous allez bien ?
01:00Très bien, vous êtes DAF de Glimmer depuis 4 ans déjà, entreprise spécialisée dans l'imagerie médicale par EA, boîte
01:08qu'on connaît bien parce que c'est une boîte qui était une scale-up, vous avez fait une série
01:11B en 22, vous avez fait quelques acquisitions, vous êtes une acquisition récente par un groupe américain, je crois que
01:18c'est très récent.
01:19Oui, deux semaines.
01:20Voilà, pour une belle valo, on y reviendra, merci d'être avec nous Noé, on va parler de votre parcours
01:25au sein de Glimmer et avant.
01:27César, bonjour.
01:28Bonjour.
01:28Merci d'être avec nous.
01:31June ?
01:31Oui, exactement.
01:32June, on n'est pas dans l'imagerie médicale, on est plutôt dans la couche.
01:36Exactement.
01:36Et les produits bébés.
01:37Tout à fait.
01:37Avec un business model différent, liant transparence, peu d'engagement, on est sur du B2C, clairement, chez June.
01:44Alors, on est sur du B2C qui bifurque vers le B2B.
01:47Ah, ça tombe bien parce que j'avais un tacle à vous faire sur le sujet, donc vous avez déjà
01:51prévu la réponse.
01:52Robin Gaullier, bonjour.
01:53Bonjour Mathieu.
01:54Vous êtes counsel en taxes transactionnelles, mais également taxes corporate au sens large, chez Baker McKenzie depuis 6 ans.
02:047 ans, bientôt.
02:057 ans, bientôt, voilà.
02:06Je suis avocat depuis 12 ans.
02:07On est ravis de vous accueillir.
02:09Pourquoi vous avez choisi le taxe, Robin ?
02:11Ah, c'est une matière qui allie les chiffres, le droit, et surtout qui est très proche de l'économie
02:18et du business de nos clients.
02:20On est leur partenaire du quotidien, donc c'est ça qui me...
02:22C'est le sujet de cette émission.
02:24Merci infiniment à tous les trois d'être venus.
02:26Merci Tom de les avoir réunis.
02:27Vous avez une première question, je crois.
02:28C'est ça, merci Mathieu.
02:29Effectivement, le dossier La Relève, c'est aussi des parcours singuliers, différenciants, comme je le disais en amont.
02:33César, est-ce que vous pouvez justement revenir sur votre parcours qui vous a mené aujourd'hui à être DGA
02:38chez June ?
02:39Oui, avec plaisir.
02:41Moi, je démarre, comme beaucoup de DAF, par une expérience en commissariat aux comptes chez KPMG.
02:45Je sors d'une école de commerce, je démarre chez KPMG, je réalise à peu près 4-5 ans en
02:52commissariat aux comptes.
02:53Ça reste une très bonne école.
02:54C'est l'école de la méthodologie, c'est l'école de la rigueur, c'est l'école des chiffres.
02:58Ça a compté du boulon un peu ou pas aussi ?
03:02Complètement. En réalité, on fait ça de manière assez humoristique, mais la réalité, c'est que ça reste très méthodique.
03:08Mais en effet, on recense énormément de chiffres et on enchaîne les dossiers les uns à la suite des autres.
03:13Ça fait partie du jeu.
03:15Néanmoins, ce qui est assez intéressant au travers de cette expérience, c'est que ça vous permet d'avoir une
03:18compréhension assez généraliste
03:20des états financiers, de la comptabilité générale.
03:22Et en fait, ça fait partie des fondamentaux qu'un DAF se doit de connaître pour pouvoir justement évoluer.
03:29J'ai eu un dossier chez KPMG qui était une des filiales de Viollia, que j'ai pu suivre pendant
03:34quasiment deux ans.
03:35Et il s'avère qu'à un moment donné, Viollia recherchait à étoffer un peu son équipe d'audit interne.
03:39Et c'est comme ça que je rejoins le groupe.
03:41Je passe 4-5 ans en audit interne.
03:44Alors chaque structure ou chaque groupe a vraiment un audit interne qui est très très propre.
03:48L'avantage de l'audit interne chez Viollia à l'époque, c'est que vous faisiez et du contrôle interne
03:52et de la stratégie et de la finance pure.
03:54Et qu'après, vous aviez des sujets un petit peu de management.
03:56Donc ça m'a permis de sortir un petit peu des sujets comptables tout en continuant à les regarder, à
04:04les analyser.
04:05Et de regarder un petit peu tout ce qui se passait au sein d'un groupe qui, en plus de
04:08ça, avait trois filiales très généralistes.
04:11L'eau potable, l'assainissement, toute l'énergie et après tout ce qui était collecte et traitement des déchets qui
04:16est devenu aujourd'hui la valorisation des déchets.
04:18Et donc ça vous offre un spectre tout à fait différent sur des sujets très stratégiques, très financiers, très comptables,
04:26très contrôles internes.
04:27Et finalement, ça a été vraiment une école de la formation qui m'a permis d'évoluer assez naturellement vers
04:34un poste de DAF.
04:34Et c'est comme ça que j'ai eu une opportunité en interne chez Veolia de devenir DAF d'une
04:39filiale un peu particulière.
04:41C'était la filiale de l'entrepreneuriat.
04:43Ils avaient créé en fait cinq, six filiales qui venaient justement complémentariser l'offre autour de l'eau potable et
04:49de l'assainissement avec des offres qui étaient très digitalisées.
04:52Et je me retrouve DAF de cette filiale et qui avait été créée quelques années auparavant.
04:58Je passe deux ans chez eux et puis à un moment donné, j'étais contacté pour rejoindre une start-up.
05:04Donc là, je quitte complètement l'univers des groupes KPMG et Veolia pour rencontrer l'équipe de June qui avait
05:10fait un joli parcours
05:11et qui avait une ambition très, très forte avec une stratégie extrêmement claire.
05:15Et donc, par curiosité, je les rencontre.
05:17Et en fait, je me suis fait complètement happer par l'univers de June.
05:21Et je les ai rejoints en 2021.
05:23J'arrive, je m'occupe et de la finance et de la data.
05:26Nous sommes toutes assez classiques pour un poste de CFO.
05:28Et puis finalement, au gré des opportunités, j'ai eu l'opportunité de travailler avec l'équipe tech.
05:34Et donc, qui a été un énorme challenge dans ma carrière.
05:36Et puis, j'ai également eu l'opportunité de travailler sur le B2B qui était très embryonnaire à cette époque
05:40-là,
05:40mais qui a énormément évolué chez June.
05:42Je rebondis sur le futur tackle dès tout à l'heure.
05:46Et aujourd'hui, justement, en tant que CFO, j'avais donc la finance, la tech, la data, le B2B.
05:52Donc, j'avais un poste qui était de plus en plus généraliste
05:55et qui m'a permis de devenir directeur général adjoint de June récemment.
05:58C'est génial.
05:59Vous avez toujours eu une fibre entrepreneuriale ?
06:03Parce qu'on retrouve le mot entrepreneur, la thématique entrepreneuriale dans ce que vous avez cherché à faire.
06:09Et ce que vous avez, les postes qui sont présentés à vous, que vous avez acceptés.
06:13C'est une finalité pour vous ou c'est quand même quelque chose qui vous est un peu tombé dessus
06:18finalement
06:18au fur et à mesure des briques que vous ajoutiez à votre...
06:21Je pense qu'il y a un peu des deux en réalité.
06:23D'abord, ça me tombe dessus parce que c'est une opportunité,
06:25parce qu'on parle d'entrepreneuriat chez Veolia dans un groupe qui a quitté l'entrepreneuriat il y a déjà
06:29bien longtemps.
06:31Et on découvre le sujet d'entrepreneuriat, c'est-à-dire beaucoup d'opérationnels,
06:36une stratégie qui est très challengée, qui est très revisitée.
06:39Et du coup, on y prend goût.
06:41On y prend vraiment, vraiment goût.
06:43Quand June arrive, finalement, c'est un peu une continuité,
06:45mais avec deux univers qui n'ont rien à voir.
06:47On quitte l'eau potable pour arriver sur la couche.
06:49On n'a pas la même clientèle.
06:50On travaille beaucoup avec des collectivités ou avec des industriels.
06:53Là, on travaille avec des particuliers.
06:55Puis ensuite avec des industriels, mais ça, ça arrive dans un deuxième temps.
06:58Donc, il y a quand même un fil conducteur.
07:00Mais c'était une opportunité qui est devenue finalement une fin en soi, presque.
07:05Merci beaucoup.
07:06Merci, César.
07:07César, pour cette introduction.
07:09Et Noé, aussi, vous avez été, justement, pour revenir sur votre parcours,
07:11vous avez été directeur financier du groupe Indigo à 27 ans.
07:15C'est assez inouï.
07:16Corporate Finance.
07:17Corporate Finance.
07:18Corporate Finance, je me reprends, effectivement.
07:20À 27 ans, mais ce qui reste tout de même assez inouï,
07:22est-ce que vous pouvez revenir, justement, sur ce parcours ?
07:24Alors, moi, un peu comme César, mais beaucoup plus court.
07:27J'ai fait un tout petit peu d'audit.
07:29Après, j'ai voulu faire un peu de banque.
07:30Et je me suis dit, bon, je vais découvrir le Corporate.
07:32C'était dommage de ne pas faire les trois.
07:34Et donc, je suis arrivé chez Indigo un peu par hasard,
07:37à un poste de stagiaire.
07:39Au début, en M&A, communication financière.
07:41Et finalement, j'ai grandi dans le groupe.
07:43On m'a pas mal fait confiance.
07:46Ça avait l'avantage d'être une société qui se structurait.
07:49Parce que Vinci venait de céder à Ardian sa participation.
07:52Ça se digitalisait à mort aussi et tout.
07:54Ça se digitalisait.
07:55Il y avait toute la mobilité de vous, ce qui arrivait.
07:58Et donc, ils ont structuré ce département M&A Corporate Finance.
08:02Et ils ont misé sur des jeunes.
08:04Et donc, j'ai pu grandir avec eux.
08:06Je suis resté 7 ans.
08:07Et je suis devenu directeur Corporate Finance,
08:10juste avant le Covid, fin 2019.
08:15En récupérant, du coup, M&A Financement.
08:17On avait une grosse partie d'obligataires.
08:19Et vous avez passé combien de temps dans la boîte
08:21entre votre arrive en stagiaire et ce moment-là ?
08:247 ans.
08:25Ça va vite.
08:26Et après ça...
08:28C'est l'appel de la scale-up.
08:29C'est l'appel de la scale-up.
08:31En fait, on avait des startups chez Indigo.
08:33Il y avait quelqu'un de la startup avec qui j'avais travaillé
08:37qui était parti chez Glimmer en CEO.
08:39Et il voulait faire une série B.
08:42Et donc, il m'appelle.
08:43Il me dit qu'on cherche un DAF pour faire la série B.
08:45Et là, je suis tombé un peu amoureux du projet.
08:46C'est vraiment un projet passionnant.
08:48IA en imagerie médicale.
08:49Fort impact.
08:51Et l'équipe également.
08:52Et du coup, je les ai rejoints mi-2022.
08:55Et on a conduit ensemble la série B.
08:57On a les 27 millions.
08:59Et depuis, on a acquis deux sociétés françaises l'année dernière pour étendre notre portefeuille.
09:07Aujourd'hui, au départ, on ne faisait que du X-Ray.
09:10Puis, la série B nous a permis d'étendre notre portefeuille vers le scanner, le site scanner,
09:15et la mammographie.
09:17Et ces deux acquisitions étaient en IRM, donc pour couvrir l'intégralité de toutes les modalités.
09:23Et du coup, proposer notre offre copilote.
09:26C'était ça notre rationnel.
09:28Notre offre copilote qui puisse accompagner les radiologues sur la grande majorité de leur examen de routine en imagerie médicale.
09:37Et enfin, cette année, du coup, Radnet, qui, depuis plus de six ans, investit grandement sur l'IA en imagerie
09:48médicale,
09:48a réalisé déjà huit acquisitions à l'an, a décidé de réaliser la plus grosse acquisition jamais réalisée par le
09:55groupe,
09:57en nous achetant à 100%.
09:59C'était un profil similaire à Radnet ? Peut-être une scale-up qui avait levé ?
10:02Alors, Radnet, c'est un groupe de radiologie aux Etats-Unis.
10:06qui est un des leaders mondiaux de la radiologie, qui opère dans le service,
10:09qui est valorisé sur le Nasdaq à 6 milliards de dollars en valeur d'entreprise.
10:16X2 depuis la cadence de l'acquisition de Vimeur, évidemment.
10:18Exactement.
10:19Et qui réalise 2 milliards de suivi d'affaires, initialement, principalement dans le service,
10:23et du coup, qui s'est diversifié en pariant sur l'IA et l'automatisation du diagnostic
10:32et l'efficience de l'IA, apporter de l'efficience avec l'IA sur tout le flux de travail du
10:37radiologue,
10:39depuis maintenant 6 ans, avec toutes ces acquisitions.
10:43Et donc, finalement, Vimeur, aujourd'hui, permet de compléter leur portefeuille,
10:46notamment sur le X-Ray, puisqu'il couvrait essentiellement le City Scanner, l'IRM et la mammographie,
10:54et d'avancer encore plus rapidement pour construire, aujourd'hui,
10:58ils sont devenus incontestablement le leader de l'IA en images.
11:02Et on va revenir, justement, sur cette acquisition, cet arrimage,
11:07qui n'est pas une intégration, mot utilisé il y a quelques instants par Franck Lémery,
11:11dans ce plateau, qu'on salue.
11:13Quelques questions à Robin, je crois, Tom.
11:15Robin, justement, en tant qu'avocat, comment vous accompagnez des pépites en plein développement,
11:20comme Jaune ou Glimmer ?
11:21Vous avez un rôle particulier, enfin, il y a plein de typologies de boîtes,
11:25j'imagine, dans le portefeuille client de Baker et McKenzie,
11:27quand on conseille un carrefour versus une scale-up,
11:30une société qui est en croissance, qui n'a pas les mêmes besoins,
11:32qui n'a pas la même équipe, le rôle n'est pas le même ?
11:35Non, le rôle n'est pas le même,
11:37et on n'intervient pas au même stade de l'existence du client.
11:42Mais nous, chez Baker, on a cette fibre entrepreneuriale
11:44où on accompagne des clients qui ont toutes les tailles,
11:46que ce soit des clients qui, justement, sont en pleine croissance
11:49ou des clients qui sont très établis,
11:50et justement, on sait adapter notre conseil,
11:53un conseil où on va identifier
11:54quelles sont les premières problématiques clés du client
11:57lorsqu'on est à ses débuts
11:59et quelles sont les problématiques qu'il va rencontrer
12:03et qu'on doit lui pousser, compte tenu de l'actualité fiscale en particulier,
12:06qui est très changeante,
12:06lorsque le client est très établi.
12:08Et justement, nous, on sait avoir cette bonne connaissance du client
12:12et on a à la fois des clients
12:13qu'on accompagne au début de leur vie,
12:15mais également des clients qu'on suit depuis plus de 20 ans,
12:17parce que, justement, on est capable de les accompagner
12:22sur toutes ces problématiques
12:23et de leur rendre un conseil qui soit vraiment sur mesure
12:26selon leur taille.
12:27Et à quel moment, justement, de la start-up ou de la scale-up,
12:30la fiscalité devient un levier stratégique
12:32pour la dire et fonction financière, pardon,
12:34et plus seulement une contrainte ?
12:36Alors, la fiscalité, effectivement, peut être vue comme une contrainte,
12:39mais c'est aussi une stratégie,
12:40puisque lorsqu'elle est correctement gérée,
12:43on évite des risques et donc on évite des coûts, surtout, en réalité.
12:47Et ça permet aussi de se développer
12:50de la manière la plus intelligente possible,
12:52dans une réglementation qui est changeante et qui est complexe,
12:55puisqu'elle est à la fois nationale, mais aussi multinationale,
12:57lorsque la scale-up commence à s'étendre à l'étranger en particulier.
13:01Donc, je crois que nous, on intervient,
13:03et je pense que c'est important d'aller voir son fiscaliste,
13:07dès lors que la société commence à avoir un profit,
13:11donc une base taxable qui commence à apparaître.
13:13Et, en particulier, il y a un virage qu'il ne faut pas rater,
13:16c'est au moment de l'expansion à l'international,
13:17puisque là, ça soulève des problématiques qui sont françaises,
13:19qui peuvent être connues, mais également internationales,
13:22et qui, donc, sont beaucoup plus compliquées.
13:24Comment on fait ? Vous en avez un peu parlé, là.
13:27Les règles sont changeantes.
13:30Comment on conseille quand les règles du jeu ne sont pas claires ?
13:32Enfin, je veux dire, ce n'est pas facile.
13:34Votre job, à vous, c'est de savoir.
13:35Mais, en même temps, le truc peut changer du jour au lendemain,
13:37et en plus, le new order fait qu'on ne sait pas complètement non plus
13:42à quelle sauce on va être mangé.
13:44C'est quoi ? C'est l'expérience, c'est les années, c'est l'équipe ?
13:47C'est l'expérience et c'est l'équipe.
13:49C'est l'expérience collective, en réalité,
13:51parce que, et c'est pour ça qu'on a cette organisation
13:54où on est très spécialisé sur des domaines extrêmement précis de la fiscalité,
13:57comme ça, on assure une accumulation d'expérience
14:02qui est suffisante pour justement être capable de voir tous les points,
14:07mais rien que les points.
14:07Parce que c'est bien de soulever des problèmes,
14:09mais c'est bien aussi de proposer des solutions
14:11et de ne pas soulever des points qui ne sont pas auprès des clients.
14:14Et on salue une partie de l'équipe, Caroline, Éric, Véronique,
14:18qui sont tous les trois des sommités en fiscalité contentieux pour Éric,
14:25prix de transfert et fiscalité internationale pour Caroline,
14:27et puis notamment l'hospitality pour Véronique, je crois.
14:31Tout à fait.
14:31Mais bon, on fait les classements avec Tom également,
14:34des cabinets d'avocats, donc on connaît un petit peu.
14:37J'ai juste une question, parce que sur tous les deux,
14:39et puis on pourra rebondir avec Robin,
14:42vous êtes passé plutôt le conseil, la grande boîte,
14:46et puis la scale-up.
14:48Qu'est-ce qui change ?
14:49Qu'est-ce qui vous a surpris en arrivant dans une boîte,
14:52plutôt scale-up, en tant que DAF ?
14:54Qu'est-ce qui vous a surpris sur ce changement de rythme,
14:55ce changement de culture,
14:57et comment vous en êtes sortis ?
15:02Chaque taille de boîte a un peu ses problématiques.
15:06Moi, quand je suis arrivé chez Indigo,
15:09on générait un ARR d'un peu moins de 5 millions d'euros.
15:13Donc il fallait vraiment que la finance soit un partenaire du business.
15:16On a vraiment toute une stratégie chez Glimmer
15:21de croître le plus rapidement possible
15:24pour lever, apporter ensuite plus de solutions à nos clients,
15:31et finalement devenir un leader.
15:33Et donc finalement, la finance au service du business,
15:36ça a été un des clés de succès de Glimmer,
15:40ce qui était assez différent finalement chez Indigo,
15:43qui est une boîte d'infrastructures.
15:44Donc là, pour le coup,
15:45c'était plus la finance au service de l'investissement.
15:51Donc je pense que ça s'explique à la fois par la tête de l'entreprise,
15:54la nécessité de croître,
15:56c'est on croit ou on meurt,
15:57finalement quand même un peu la scale-up,
15:59et aussi le secteur.
16:02Allez, on perce l'abcès, cher ami.
16:06C'est la contraction, la correction du marché du venture,
16:09et notamment sur les séries C, D, E,
16:11le fait que le fundraising est difficile,
16:13qui fait que la piste de l'acquisition par un acteur américain
16:17a été privilégiée par opposition à une piste de build-up européen
16:21dans laquelle vous auriez pu tout à fait évoluer avec une nouvelle levée.
16:26Alors, pas tout à fait.
16:27Non, mais...
16:28Non, non, en vrai, toutes les perspectives étaient ouvertes.
16:31On avait rencontré quelques acteurs,
16:34parce qu'on a beaucoup de partenariats.
16:37Les acteurs de l'imagerie médicale sont aussi nos distributeurs.
16:40Donc en fait, on travaille avec eux quotidiennement.
16:42Donc toutes les portes étaient un peu ouvertes.
16:44Ranet était une société qu'on connaissait déjà.
16:47On avait déjà travaillé avec eux sur des études.
16:50Et finalement, leurs projets correspondaient grandement aux nôtres.
16:55Leur ADN, leur vision du business, du produit et du service du client
17:01étaient parfaitement compatibles avec la nôtre.
17:03Et donc la stratégie qu'on a eue,
17:05qui est la stratégie de Ranet aujourd'hui,
17:07c'est de créer finalement un leader mondial de l'imagerie.
17:11Et finalement, créer un leader mondial dans la santé,
17:13c'est regrouper des connaissances et de l'excellence globale,
17:18et pas forcément que français ou que européens.
17:21C'est le marché l'aise, oui.
17:22Et cette histoire, c'est fait comme ça.
17:23Et donc, ce n'était pas du tout dans le souhait d'abandonner l'Europe.
17:31Et aujourd'hui, on a beaucoup de projets en France qu'on va continuer,
17:36des investissements qui sont engagés et qui vont se poursuivre.
17:40Mais c'est vraiment cette équation globale d'excellence
17:43et de rassembler toutes ces compétences dans un leader.
17:47Génial.
17:48On est dans le D-Maker Show.
17:50D-Maker Show, c'est aussi bien sûr des dossiers marquants.
17:53Fou, César, justement, est-ce qu'il y a une opération ou un dossier
17:56qui vous a particulièrement marqué ou sur lequel vous avez particulièrement appris ?
17:59C'est la question, le dossier de ta live.
18:00Que vous souhaitez mettre en avant ?
18:02Le DOS, le deal.
18:04Oui, il y en a eu plusieurs, mais il y en a eu une qui m'a particulièrement marqué.
18:07Elle est assez récente.
18:08Il y a à peu près trois ans, on se rend compte qu'il y a une opportunité à saisir
18:13sur la partie B2B.
18:14C'est-à-dire qu'en respectant un cahier des charges qui est toujours le même pour June,
18:18avec des couches et des produits cosmétiques,
18:20on a une certaine forme d'essoufflement de la digitalisation
18:24et en même temps une demande qui est de plus en plus marquée sur le B2B,
18:27d'avoir un besoin de voir le produit, de le tester.
18:30Et à ce moment-là, on démarre avec les pharmacies,
18:33ce qui était tout à fait complémentaire, ce qui était cohérent,
18:36puisqu'on avait de la prescription avec le pharmacien
18:38et puisqu'en même temps on avait une certaine forme de dépannage
18:41qui venait complémentariser un petit peu l'abonnement.
18:44Et puis en fait, fort de ce succès, à un moment on se pose la question de se dire
18:47est-ce qu'on part sur d'autres leviers, notamment du B2B,
18:50et se pose la question de la grande distribution.
18:53Et à ce moment-là, on a l'occasion de rencontrer Carrefour.
18:56C'est au moment où la loi de Creosaille 3 passe.
18:58Donc ça veut dire que vous avez une promotion qui est rabotée à 34% pour tous les acteurs.
19:03Et donc ça demande aux distributeurs, aux acteurs, donc fournisseurs, de se réinventer.
19:09Et nous on a une opportunité d'arriver avec un produit qualitatif,
19:12avec un produit qui respecte toujours le même cahier des charges,
19:14mais avec un lifestyle un peu différent, un peu moins cher qu'on peut répercuter sur le prix,
19:18et qui nous permet justement d'arriver chez Carrefour.
19:20Et donc on rentre dans toute une phase de discussion, de négociation, d'échange,
19:25qui ont été extrêmement importants pour June.
19:30Game changer, puisque finalement Carrefour nous octroie une bonne partie de son parc.
19:35On démarre chez eux.
19:36Vous êtes fait la grosse négo grande distrit, la fameuse.
19:38Oui, la fameuse.
19:39Alors la vraie négociation, elle est plutôt arrivée un an plus tard,
19:42quand vous êtes déjà en place, que vous avez montré quelques capillaries à l'appui
19:47pour défendre votre dossier,
19:48et en même temps vous vous rendez compte qu'il y a une belle opportunité
19:51pour Carrefour, pour le client, pour June.
19:53Et donc là on rentre dans une négociation en effet qui fait partie du grand jeu.
19:56Donc on nous avait dit, attention, ces négociations sont très longues, très compliquées,
19:59c'est un vrai marathon.
19:59Il va faire chaud dans la salle.
20:01Et ce qui n'est pas tout à fait vrai, en réalité c'est vrai que c'est chronophage.
20:07Néanmoins, Carrefour est un acteur avec qui on a eu des échanges extrêmement constructifs,
20:10très très cohérents, avec qui on a beaucoup de plaisir à travailler.
20:12Exclus avec Carrefour ?
20:14On a eu une exclusivité pendant un an, tout à fait.
20:17Mais alors après, au bout d'un an, on a...
20:19Ça faisait partie du...
20:20Donc c'était une expérience assez significative chez June, et pour moi en tout cas.
20:25Merci, merci César.
20:26Et vous Robin, justement, est-ce qu'il y a aussi un dossier qui vous a particulièrement marqué
20:29malgré cette clause de confidentialité, j'imagine ?
20:32Est-ce qu'il y a un dossier dont vous pouvez nous parler, qui vous a particulièrement accompagné
20:35ou qui vous a particulièrement appris ?
20:37Oui, je pense notamment au secteur de l'hospitality.
20:42Je travaille avec Guéronique Michel, que vous avez mentionné, sur un client qu'elle suit
20:47depuis 20 ans et qui m'a particulièrement marqué parce qu'on a la chance de les accompagner
20:52sur l'ensemble des problématiques de leur quotidien, mais aussi des différents cycles
20:58de leur vie, donc les différents hauts, les hauts, les bas, puisqu'ils ont eu aussi
21:02des bas, et donc ça c'est des choses intéressantes puisque ça fait qu'on connaît
21:08qu'il y a vraiment de l'intérieur, on est presque capable d'anticiper toutes les problématiques
21:14qu'il pourra y avoir dans les mois à venir, et donc ça c'est éminemment passionnant.
21:19Merci beaucoup.
21:20Le deal de votre vie c'est celui-là ?
21:23C'est pas celui qui a fait mes armes.
21:25Il y en a un autre !
21:26Non, je pense que celui qui a fait, enfin, le deal qui a vraiment fait mes armes et qui
21:30était complexe, c'était un deal chez Indigo de JV, parce que les JV c'est toujours
21:33un peu compliqué, donc on rachetait, Indigo au Brésil on était numéro 2, et on voulait
21:39racheter le numéro 3, donc c'est en plus un deal avec un concurrent, en JV au Brésil
21:44avec des problématiques fiscales, le Brésil c'est très différent de la France.
21:47C'est light je crois, c'est un détail d'importation.
21:49C'est un pays effectivement où...
21:50Tout est différent, la TVA ça n'existe pas, c'est un deal très international, et ça
22:00c'est un deal qui a pris bien un an, qui a fait pas mal de nocturnes, et donc je
22:08pense
22:08que c'est le deal qui a vraiment formé mon...
22:11Et un closing à Rio ?
22:15Et un closing, non c'est en Paolo.
22:18Ah bon bah, écoutez, merci beaucoup en tout cas pour tous les trois pour ces dossiers.
22:24On fait un moment Crystal Ball, question à tous les trois, chacun vous nous dites qu'est-ce
22:30que la direction financière ne fera plus dans dix ans ? Et qu'est-ce qu'elle fera
22:34de nouveau ? On commence par César, qui me regarde avec des yeux, c'était obligé.
22:43Ce qu'elle ne fera peut-être plus, c'est d'élaborer sa propre comptabilité, soit elle
22:50sera externalisée, soit elle sera par des cabinets, soit par des solutions.
22:56Ce qu'elle fera toujours, c'est le contrôle de cette comptabilité.
22:59Ce qu'elle fera toujours, c'est accompagner la direction, les stakeholders, les investisseurs
23:04dans une stratégie, ça, ça reste pour moi un des pans principaux de l'accompagnement
23:10de la direction financière. Ce qu'elle fera toujours, c'est le suivi de la performance,
23:14qu'elle soit bonne, qu'elle soit moins bonne, pour justement insuffler des nouvelles directions.
23:18Et c'est là où on retrouve justement quelque chose de pérenne, quelles que soient les
23:22évolutions, visibles ou invisibles, c'est l'accompagnement opérationnel, l'accompagnement
23:28stratégique, sous un seul et même prisme, qui est celui des chiffres.
23:31Et qu'est-ce qu'elle fera de nouveau ?
23:33Qu'est-ce qu'elle fera de nouveau ? Peut-être qu'elle s'élargira, peut-être qu'elle s
23:36'élargira
23:37justement sur des sujets qui ne sont pas forcément financiers, mais dont les chiffres sont
23:42finalement le point d'entrée.
23:44Il y aura une grosse question philosophique à la fin, on y reviendra, à vous. Qu'est-ce
23:49que ça fera plus, qu'est-ce que ça fera de nouveau ?
23:51Ce que ça fera plus, je suis assez d'accord avec César. Il y a beaucoup de choses qui
23:55vont s'automatiser sur la comptabilité, sur la facturation des tâches finalement assez
24:03chronophages, à faible valeur ajoutée. Ce qu'elle va faire de plus en plus, je pense
24:08aussi, c'est finalement s'approprier l'IA et gérer l'IA générative, l'IA agentique,
24:16pour finalement organiser son département et structurer, automatiser la remontée de chiffres
24:22pour ensuite garder l'analyse. Je pense que l'analyse va rester un peu comme dans le métier
24:29d'avocat finalement ou dans le métier de radiologue. À la fin, un contrôle humain, mais qui va être coordonné
24:35par une automatisation des calculs, des remontées d'informations. C'est tout ce pilotage
24:40avec l'IA, je pense.
24:43Justement, je rebondis sur ce que tu disais Noé, je pense que l'IA va aussi certainement
24:48vous permettre, et ça c'est un peu ma casquette de conseil, de mieux identifier certains risques
24:53et de faire appel aux différents conseils qui sont les vôtres, peut-être plus en amont,
24:57parce que justement cette partie identification aura été faite par l'IA et la partie analyse
25:03humaine, entre guillemets, qui est celle du conseil, va arriver du coup, je pense,
25:08plus en amont au service de la performance financière puisque, certainement, j'imagine,
25:13c'est une boule de cristal, vous évitez des risques en conséquence.
25:16Merci à tous les trois. Il nous reste trois minutes pour débattre.
25:19Est-ce qu'on est dans un moment de grâce avec justement l'IA ? Est-ce que le monde
25:23tel qu'on le connaît,
25:26très EPM, finance, compta, contrôle de GF, taxe, tout ça, est-ce que toute cette donnée,
25:31étant donné qu'elle demain, elle ne va plus être silotée, elle va même être accessible,
25:35même par un non-sachant ?
25:37Enfin, ça veut dire que non seulement la direction financière va s'élargir,
25:41mais en réalité, il n'y a plus de direction financière, elle est là.
25:44Enfin, je veux dire, on est dans le trône quoi, je veux dire, il n'y a plus besoin d
25:49'une direction financière
25:50puisqu'en réalité, elle devient le business, elle se confond dans le business
25:56et elle apporte quelque chose par rapport à une notion de rôle d'investisseur,
26:00de rôle de contrôle, évidemment, par rapport à une mission.
26:05Mais le côté, la DAF ou la direction taxe, ça va forcément évoluer.
26:10Deux minutes pour répondre, c'était le point de départ.
26:12Là où je vous rejoins pleinement, c'est qu'en effet, aujourd'hui,
26:16ces directions financières, en tout cas, sont de moins en moins silotées.
26:20Et donc, on arrive sur finalement une sorte de peau commun
26:23avec toutes les verticales classiques de la direction financière.
26:26Là où je vous rejoins peut-être un peu moins,
26:28c'est qu'en effet, l'IA est en train de transformer cette direction financière,
26:32transformer de manière générale le business,
26:34mais il y a toujours besoin de cette compréhension.
26:38Et la petite difficulté de l'IA, en tout cas, c'est comme ça que je l'aperçois,
26:41à tort ou à raison, c'est cette boîte noire.
26:43C'est-à-dire que vous posez une question, vous en avez une réponse
26:47qui est avec une certitude assez éclairée.
26:50Néanmoins, le mécanisme pour arriver à cette réponse,
26:53c'est comme une équation de maths.
26:54Vous posez l'équation, puis vous avez un résultat,
26:57mais est-ce que vous avez bien compris quelles ont été les étapes
26:58pour arriver à ce résultat ?
27:00Et ce n'est pas tellement le but de challenger ce résultat,
27:02qui, de toute manière, est généralement plus probant
27:04que votre propre réflexion.
27:06C'est beaucoup plus, est-ce que vous avez pu comprendre
27:08comment vous êtes arrivé à ce résultat-là,
27:10et si ce résultat est le bon pour avancer ?
27:12Et ça rejoint un peu la discussion.
27:15Il y a besoin d'analyse, mais pour avoir une bonne analyse,
27:18il y a besoin d'avoir une compréhension.
27:20Et c'est peut-être, finalement, le talon d'Achille de l'IA à date,
27:24c'est de comprendre comment on en arrive là
27:26et comment, au-delà de cette compréhension,
27:28on peut naviguer pour prendre les bonnes décisions.
27:31Merci beaucoup.
27:31Mais c'est ça, effectivement, ce que j'évoquais,
27:34c'est le technique, le tableau qui est une forme de consommation de l'information
27:40et challengé par l'IA, je trouve, peut l'être demain.
27:43Et c'est, par contre, l'analyse et l'interprétation qu'on en fait,
27:46savoir encore comment on formera ceux qui auront bossé depuis le day one
27:49avec la solution sans l'équation, pour avoir un sens critique.
27:54à vous, Noé.
27:55Oui, je pense aussi que, sur les problématiques de croissance d'investissement,
27:59de toutes les façons, le directeur financier et son équipe
28:03vont rester présents pour analyser, mettre en place,
28:08puisque, finalement, l'IA, elle est excellente quand tout est mis en place,
28:15mais sur la croissance de l'investissement,
28:17il y a besoin de se poser des problématiques, de mettre en place les choses.
28:20Donc, il va y avoir aussi ce rôle que va garder la direction financière
28:25sur la partie gestion, mise en place, coordination,
28:28qui va, avec l'IA agentique, être optimisée,
28:33mais qui va avoir un rôle clé sur la stratégie de développement de la société.
28:37Oui, moi, je rejoins ce que disait César et Noé,
28:40c'est que l'IA est un accélérateur, un optimisateur,
28:43mais il y a toujours cet aspect compréhension.
28:46Est-ce que, non seulement les étapes ont été les bonnes,
28:48mais est-ce que, aussi, on a posé la bonne question à l'IA,
28:53parce qu'en réalité, l'humain, en se posant des questions,
28:55va aussi identifier des nouvelles problématiques
28:58et donc se reposer des nouvelles questions.
29:00Et, en fait, la limite de l'IA, c'est que l'IA répond à une question, en fait, en
29:03réalité.
29:04Et donc, je pense que c'est un formidable accélérateur,
29:07certainement, pour les directions financières,
29:09mais ça ne remplacera pas encore l'humain.
29:11Alors, ça va juste nous augmenter, je pense.
29:13Merci infiniment, messieurs les CFO, maîtres.
29:15Merci beaucoup, Tom Lefenberger.
29:16Merci de nous avoir préparé cette émission.
29:19On arrive à la fin, malheureusement, de cet épisode,
29:21bien qu'il fût fort intéressant.
29:23La suite de vos programmes, dans un instant, vous regardez
29:25Be Smart for Change.
29:27Be Smart for Change.
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